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ALL THAT REMAINS - The Order Of Things

Publié le par Nono666

ALL THAT REMAINS - The Order Of Things
Razor&Tie
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.allthatremainsonline.com

ALL THAT REMAINS_The Order Of Things



01. This Probably Won't End Well / 02. No Knock / 03. Divide / 04. The Greatest Generation / 05. For You / 06. A Reason For Me To Fight / 07. Victory Lap / 08. Pernicious / 09. Bite My Tongue / 10. Fiat Empire / 11. Tru-Kvlt-Metal / 12. Criticism And Self-Realization
 
The Order Of Things est le septième opus du groupe Américain ALL THAT REMAINS dont la production a été confiée cette fois-ci à Josh Wilbur (LAMB OF GOD) après quatre albums réalisés par Adam Dutkiewicz (KILLSWITCH ENGAGE). Le résultat reste dans la lignée des dernières productions du quintette, c'est à dire très mélodique et souvent assez mièvre. Il y a bien ici et là quelques volontés de durcir le ton et de revenir aux fondamentaux du groupe, mais ça reste anecdotique (Le très puissant "No Knock", et dans une moindre mesure "True-Kvlt-Metal"). Pour le reste, les refrains sucrés et popisants parsèment allégrement cette galette pour un résultat toujours plus mainstream et grand public. En effet, difficile de trouver de l'intérêt à des titres comme "Bite My Tongue", "Divide", "For You" ou encore  "The Greatest Generation", à moins d'apprécier la pop guimauve tant les refrains sont plats et gnangnan... Ce qui sauve cet album du naufrage sont les titres "No Knock" entêtant, sombre et menaçant, "True-Kvlt-Metal" survitaminé et bien agressif , "Pernicious" qui mélange intelligemment violence et mélodie et "Criticism And Self Realization" qui clôture l'album d'une assez belle manière avec ce qu'il faut de puissance et de subtiles harmonies. A noter aussi au registre des bons points, des solos de guitare sublimes joués avec beaucoup de maestria sur tous les morceaux ainsi qu'une production en béton armé. Pour le reste, un album en demi teinte qui ne montre pas assez les crocs, dommage de ne pas avoir développé des titres plus testostéronés et coups de poings à l'image de "No Knock"...

Chronique : Ziltoik Skeksis

5

 

 

ALL THAT REMAINS_Band 2015
 

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MALEFICENTIA - Finis Gloriae Mundi

Publié le par Nono666

MALEFICENTIA - Finis Gloriae Mundi
Khaos Division Productions
Symphonic Black Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Maleficentia

MALEFICENTIA_Finis Gloriae Mundi



01. Silence And Perdition / 02. Among Wilted Hellebores / 03. The Light Of The Temple / 04. The Colour Of Emptiness / 05. The Crimson Path / 06. Let The Vulture Sings My Empire / 07. Collapsed By Memories / 08. My Last Curse / 09. Finis Gloriae Mundi

C’est que l’on aurait pu oublier l’existence de MALEFICENTIA dont le précédent et troisième album, Revelation From The Ancestral Whisper, date tout de même de 2008 même si ce dernier avait été remis en lumière en 2013 à la faveur d’une actualité scénique du groupe Français. A l’époque, un extrait des nouveaux titres avait été divulgué laissant présager un avenir tout aussi brutal. Voici aujourd’hui Finis Gloriae Mundi avec cette désagréable impression que le groupe n’est pas au bout de ses surprises, en effet deux des membres officiant ici (Daevhorn – chant, guitares et Arkorn – basse) ne semblent plus faire partie de l’aventure pour se consacrer à AVE TENEBRAE. Alors si l’avenir semble incertain pour MALEFICENTIA, le présent est lui bien loti avec ce quatrième album de Symphonic Black Metal comme on en entendait dans les 90’s, sans grande surprise mais avec une maitrise du style et un sens de la composition assez aiguisé. La différence se situe essentiellement au niveau de la production, bien plus dynamique que son ainé ce nouvel opus met enfin en valeur le jeu de batterie de Molkhor qui brille par ces petits détails qu’il sème un peu partout sur l’album, notamment sur le jeu de cymbale. Le côté symphonique n’est pas vraiment accentué, on entend des chœurs, de façon bien proportionné dans le mixage mais de façon continue sur l’album, quelques touches de claviers et puis il y a ce côté mélodique pouvant presqu’être joli sur un "Among Wilted Hellebores" absolument imparable, mais le groupe a pris le pari de faire passer un maximum des ambiances par les leads de guitare mais aussi et surtout de ne pas laisser respirer l’auditeur en enchainant les morceaux les uns aux autres avec cette impression de bloc indissociable assez plaisant car, pour autant, les titres existent de façon individuelle également. Cependant, on pourra certainement regretter que ce Finis Gloriae Mundi se complaise dans un rythme assez similaire tout au long de l’album, il manque ces quelques passages où l’ambiance se met un peu en retrait pour laisser place à la sauvagerie Black Metal qui permettrait de bien mettre en relief cet album qui gagne en maturité dans les compositions par rapport aux précédentes sorties du groupe. Reste à savoir si le duo restant à la tête de MALEFICENTIA saura repartir de l’avant, encore une fois, pour remettre sur pied un line-up pour défendre cet album mais aussi et surtout pour envisager la suite du groupe. Un bon album mais qui laisse un petit goût amer en arrière bouche tant la progression du groupe n’est pas si flagrante entre les deux albums, c’est dommage car le potentiel est bel et bien là.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

MALEFICENTIA_Band 2014
 
 

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SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud

Publié le par Nono666

SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud
Indie Recordings
Style : Experimental Post-Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.solefald.no

SOLEFALD_World Metal. Kosmopolis Sud



01. World Music With Black Edges (Kosmopolis Sud) / 02. The Germanic Entity (Kosmopolis Nord) / 03. Bububu Bad Beuys / 04. Future Universal Histories / 05. Le Soleil / 06. 2011, Or A Knight Of The Fail / 07. String The Bow Of Sorrow / 08. Oslo Melancholy (Den Norske Sumaren)

Depuis 20 ans maintenant, SOLEFALD éveille les sens et repousse les limites en conservant cet aspect ‘chanson’ et ce World Metal.Kosmopolis Sud, prolongement du EP publié en 2014, continue d’emprunter des chemins que peu seraient capable de prendre. Rien que "World Music With Black Edges (Kosmopolis Sud)" qui ouvre l’album retourne le cerveau mais garde cet aspect addictif imparable et montre une production très pointue (signée Jaime Gomez Arellano auteur des dernières sorties de PARADISE LOST ou CATHEDRAL) où le casse-tête de faire sonner de nombreuses pistes est ici bien présent. En effet, le duo utilise bon nombre d’instruments exotiques et habituellement étrangers au monde du Metal, les bardes de chœurs viennent également grossir la masse d’information ("The Germanic Entity (Kosmopolis Nord)") mais au lieu de prendre le pari de la surenchère, les Norvégiens ont imbriqué tout cela de telle sorte qu’à chaque écoute on découvre un nouvel élément qui participe à cette ambiance si spéciale. Toutefois, on aurait pu craindre que SOLEFALD se complaise dans la recherche de la folie à tout prix quitte à sonner totalement barré mais voilà le groupe garde un pied bien ancré dans le monde de l’extrême mais aussi de la Darkwave et de l’Electro, notamment la scène Allemande qui transpire sur les deux premiers titres de façon assez flagrante. Avec "Bububu Bad Beuys" c’est un mixage entre SYSTEM OF A DOWN et RAMMSTEIN à la sauce extrême auquel nous avons droit, et si la première réaction est l’étonnement, on finit par danser sur ce rythme imparable et là aussi l’attention aux petits détails est très présente, ce morceau qui pouvait laisser paraitre une bizarrerie sans grand intérêt se révèle très riche et s’inscrit totalement dans l’esprit de SOLEFALD. On retrouve également ces refrains qu’un certain ENSLAVED ne renierait pas ("Future Universale Histories", "The Germanic Entity (Kosmopolis Nord)") pour cet aspect Folk qui est une base déterminante dans la personnalité de ce duo décidément très surprenant mais jamais décevant. Pour le concept, Cornelius Von Jackhelln, chanteur et bidouilleur en chef, s’est inspiré de ses propres poèmes et bouquins sortis sous son nom et y mêlange plusieurs langues, l’anglais en majorité, le Norvégien, notamment sur les extensions que sont "Kosmopolis Sud" et "Kosmopolis Nord" à la fin des deux premiers titres mais aussi le français, à la fin de "World Music With Black Edges" avec ces mots « L’art est le fanatisme qui oblige à la diplomatie », voilà qui résume parfaitement ce qu’est SOLEFALD. Et puis il y a ce titre, "Le Soleil", chanté en français mais également en Norvégien, le texte totalement en français et en norvégien se font face et s’entremêlent sur ce titre qui peut apparaitre comme le plus agressif ou dirons nous, le plus conventionnel, autant que ce que ce duo peut l’être. Cornelius se révèle également sur le titre "2011, Or A Knight Of The Fail" qui traite de la tuerie d’Utøya perpétrée par Anders BREIVIK en 2011 et y dresse un tableau assez inquiétant en disant que rien ne serait pareil après 2011 en Norvège en faisant le parallèle avec le 11 septembre 2001 aux Etats Unis. SOLEFALD donne ainsi un crédit intellectuel à ce déluge de bizarrerie et d’ailleurs pour ceux qui s’intéresseront aux paroles et au concept, la musique se fait beaucoup plus fluide et naturelle, cet album, comme tous ceux de la riche discographie du duo, s’appréhende dans sa globalité même si quelques moments pourraient très bien être pris au premier degré d’écoute comme ce titre d’ouverture et son break dansant. World Metal.Kosmopolis Sud est un album passionnant si on prend le temps de l’apprécier et de le découvrir, amateur d’objet prémâché, passez votre chemin, ce duo ne fait pas dans la demi-mesure et propose ce que l’on appelle des œuvres complètes que l’on épouse ou pas mais qui ne laissent pas indifférentes.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

SOLEFALD_Band
 
 

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YORBLIND - Blind But Alive

Publié le par Nono666

YORBLIND - Blind But Alive
Klonosphere
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/yorblind

YORBLIND_Blind But Alive



01. Blind… / 02. I Am Not / 03. The Scapegoat / 04. The Exploited / 05. The Self Centered / 06. The Master / 07. Genesis / 08. The Teacher / 09. …But Alive

Voilà un album qui se sera fait attendre, le chemin a encore été parsemé d’embuches pour YORBLIND entre les changements de chanteur, l’arrivée de L. Chuck D. (ex-NO RETURN) pour l’enregistrement de ce troisième album et son départ en 2014 après un faux départ de Blind But Alive. Un temps annoncé en sortie chez Great Dane Records, il semble effectivement avoir été programmé, des chroniques ont été faites et puis plus rien avant l’annonce de la sortie via Klonosphere et Season Of Mist pour la distribution, des couacs à répétition qui auraient pu avoir raison de la motivation du groupe mais aussi du public. Heureusement, ce troisième opus vaut largement l’attente qu’il a pu susciter, cinq longues années d’attente mais le palier franchi par le groupe sur ces 37 minutes de Melodic Thrash/Death Metal est énorme. L’introduction très douce qu’est "Blind…" lance l’album dans la délicatesse, une délicatesse que l’on retrouve sur "…But Alive", une outro très fouillée et qui est le prolongement de cette première piste. Entre temps, les Français ont enchainé les titres rentre dedans emprunts de mélodies et si on reconnait le côté mélodique du groupe déjà présent sur Reflexions, son aîné, le songwritting est ici bien plus réussi, mature, l’esprit ARCH ENEMY du tubesque "I Am Not" est un exemple qui va mettre tout le monde d’accord. Au niveau production, YORBLIND s’est doté d’un son précis mais pas forcément clinique et froid, ce qui permet au côté groovy de son Thrash Metal de briller sans mal sur cette galette. L’évolution se trouve plus précisément dans l’apparition de titres évoquant SOILWORK ou IN FLAMES de la période Soundtrack To Your Escape ("The Scapegoat" et son refrain entêtant) mais aussi par le chant qui prend une tournure mélodique qui rappelle le grand Gus CHAMBERS sur "The Exploited" et son alternance avec le chant de Julien de LOKURAH qui fonctionne très bien, "The Self Centered" et son ambiance à la FEAR FACTORY sur le refrain ou encore "The Master". La durée assez courte de ce Blind But Alive permet d’éviter l’écueil des longueurs et du remplissage même si musicalement "The Master" apparait comme un peu moins fourni que ses camarades avec un riffing moins recherché mais le boulot est là, YORBLIND se dresse sans mal comme un groupe à surveiller de très près et confirme tout le bien que l’on pensait de lui au moment de la sortie de Reflexions en 2009. Rash ROBERTS (ex-HORRESCO REFERENS) est maintenant en poste pour assurer les concerts et avec de tels titres à défendre, on imagine mal que ce groupe n’accroche pas au moins une première partie luxueuse, en tout cas c’est tout le mal qu’on leur souhaite tant cet album regorge de hargne maitrisée et de moments délicieusement Thrash avec ce côté mélodique à la GRIP INC., à cela ajoutée la qualité du back catalogue mêlée au line-up affuté actuel. Si on ne doit mettre qu’un seul bémol, ce serait sur les titres "The Master" et "The Teacher", moins inspiré et peut être un peu trop facile par rapport au reste.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

YORBLIND_Band 2014
 

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IMMORTAL RANDY RHOADS - THE ULTIMATE TRIBUTE

Publié le par Nono666

IMMORTAL RANDY RHOADS - THE ULTIMATE TRIBUTE
UDR Music
Style : Tribute
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.udr-music.com

RANDY RHOADS TRIBUTE



01. Crazy Train (Serj Tankian / Tom Morello / Rudy Sarzo / Vinny Appice)
02. Over The Mountain ( Ripper Owens / Jon Donais / Rudy Sarzo / Frankie Banali)
03. Mr Crowley (Chuck Billy / Alexi Laiho / Rudy Sarzo / Brett Chassen / Kelle Rhoads)
04. Believer (Ripper Owens / Doug Aldrich / Rudy Sarzo / Vinny Appice)
05. Back To The Coast (Kelle Rhoads / Bruce Kulick / Rudy Sarzo / Frankie Banali)
06. I Don't Know (Ripper Owens / George Lynch / Rudy Sarzo / Brett Chassen)
07. S.A.T.O. (Ripper Owens / Bob Kulick / Dweezil Zappa / Rudy Sarzo / Vinny Appice)
08. Killer Girls ((Ripper Owens / Joel Hoekstra / Rudy Sarzo / Brett Chassen)
09. Goodbye To Romance (Ripper Owens / Gus G. / Rudy Sarzo / Brett Chassen)
10. Suicide Solution (Ripper Owens / Brad Gillis / Rudy Sarzo / Brett Chassen)
11. Flying High Again (Ripper Owens / Bob Kulick / Bernie Tormé / Rudy Sarzo / Brett Chassen)

Génial gutariste ayant participé aux deux premiers albums de QUIET RIOT et d'OZZY OSBOURNE et décédé tragiquement en 1982 à l'age de 25 ans dans un accident d'avion, Randy RHOADS reste, malgré sa courte carrière, une référence pour bon nombre de guitaristes, et ce même 33 ans après sa mort. Alors quoi de plus naturel qu'un spécialiste du tribute en tous genres comme Bob KULICK se penche sur le cas de Randy RHOADS pour lui rendre un "soi-disant" hommage en appelant à la rescousse quelques artistes en manque d'actualité... où comment faire du cash à moindre coup sans trop se fouler... Difficile dans ces conditions de parler de véritable hommage. Si les noms qui apparaissent sur ce tribute semblent à première vue alléchants, jugez plutôt : Serj TANKIAN (SYSTEM OF A DOWN), Tom MORELLO (RAGE AGAINST THE MACHINE), Vinny APPICE (BLACK SABBATH), Chuck BILLY (TESTAMENT),Alexi LAIHO (CHILDREN OF BODOM), Doug ALDRICH (ex-WHITESNAKE)..., on déchante vite quant à ces ré-interprétations parfois discutables où tout est respecté sauf l'esprit d'origine, à l'image de ce "Crazy Train" complêtement défiguré par un Tom MORELLO qui lui donne une coloration bien trop personnelle et tellement éloignée du style Randy RHOADS, et que dire de cette omniprésence de Tim "Ripper" OWENS toujours prêt à cachetonner dès que l'occasion se présente, qui squatte véritablement cet Immortal Randy Rhoads sur pas moins de huit titres sur les onze que comporte ce disque, d'autant que son timbre n'est sans doute pas le plus adapté qui soit pour reprendre ces morceaux à la base chanté par Ozzy, n'y avait-il donc pas d'autres chanteurs prêts à rendre hommage à Randy ? Passé ces points qui fachent, on trouvera tout de même de maigres satisfactions avec quelques interprétations plutôt bien torchées, à commencer par "Goodbye To Romance" où l'on retrouve un Gus G. comme à son habitude impérial, un "Mr. Crowley" surprenant par la voix de Chuck BILLY mais fort bien exécuté par Alexi LAIHO ou le plus Rock'n'Roll mais fort plaisant "Back From The Coast" issu de Quiet Riot I, un titre de 1977 sur lequel on retrouve au chant le frère de Randy, Kelle RHOADS. Le reste se révèlant plus anecdotique, chacun y allant de son solo sans forcément qu'on y retrouve l'esprit Randy RHOADS. Alors si vous souhaitez vous repencher sur l'oeuvre de ce guitariste particulièrement talentueux, mieux vaut vous replonger dans Blizzard Of Ozz (1980), Diary Of A Madman (1981) ou le Randy Rhoads Tribute (1987), live posthume sorti par OZZY OSBOURNE qui lui est un bien plus bel hommage que ce tribute à deux balles, loin d'être le tribute ultime à Randy RHOADS qu'on voudrait nous faire croire.

Chronique : Nono666

5

 

 

RANDY RHOADS
 

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H.E.A.T - Live In London

Publié le par Nono666

H.E.A.T - Live In London
earMUSIC
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.heatsweden.com

H.E.A.T_Live In London



01. Point Of No Return / 02. A Shot At Redemption / 03. Better Off Alone / 04. 1000 Miles / 05. It's All About Tonight / 06. Inferno / 07. The Wreckoning / Tearing Down The Walls / 08. Mannequin Show / 09. Late Night Lady / 10. In And Out Of Trouble / 11. Downtown / 12. Enemy In Me / 13. Emergency / 14. Breaking The Silence / 15. Living On The Run

Album après album, H.E.A.T a su gravir les échelons qui le mène vers la reconnaissance, il était donc tout légitime que nos Suédois nous livrent enfin leur premier album live... et quel album !!! Enregistré à Londres le 16 Mai 2014, Live In London se veut le parfait témoignage de l'efficacité du groupe sur scène, on y retrouve un H.E.A.T au sommet de sa forme, enchainant les hymnes tous plus accrocheurs les uns que les autres, exécutés avec une énergie tout bonnement impressionnante confirmant la solide réputation scénique dont bénéficie le groupe. C'est sans grande surprise que la setlist est principalement axée sur les albums Address The Nation (2012) et Tearing Down The Walls (2014), les deux opus sortis depuis l'arrivée d'Erik Grönwall au chant, et nous n'allons pas nous en plaindre tant ces deux albums regorgent de hits en puissance. On se délectera de ces "Point Of No Return", "A Shot At Redemption", "Inferno", "Mannequin Show" et autres "In And Out Of Trouble" ou "Breaking The Silence", véritables concentrés d'éfficacité qui prennent ici toute leur dimension et démontrent l'énorme machine live qu'est devenu H.E.A.T au fil des années. Aucune faiblesse, ce Live In London a tout pour séduire et devenir une référence du genre, tout juste pourrons-nous regretter qu'il ne soit disponible qu'en version audio, son pendant DVD aurait vraiment comblé nos attentes, mais ne boudons pas notre plaisir tant ce live est excellent. Un incontournable à se procurer de toute urgence !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

H.E.A.T_Band Live In London
 
 

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MELECHESH - Enki

Publié le par Nono666

MELECHESH - Enki
Nuclear Blast
Style : Mesopotamian Black/Thrash
Origine : Israël / Pays-Bas
Sortie : 2015
Site Web : www.melechesh.com

MELECHESH_Enki



01. Tempest Temper Enlil Enraged / 02. The Pendulum Speaks / 03. Lost Tribes / 04. Multiple Truths / 05. Enki - Divine Nature Awoken / 06. Metatron and Man / 07. The Palm, The Eye and The Lapis Lazuli / 08. Doorways To Irkala / 09. The Outsiders

Dès le début, le nouvel album de MELECHESH annonce l'ambiance grâce à sa pochette remplie d'images renvoyant à la Mésopotamie et au Proche-Orient Ancien : main de Fatma, des griffons, des divinités mésopotamiennes, etc. Le nom du nouvel album des cinq Israéliens fait référence au dieu Enki (ou Ea), une divinité majeure du culte mésopotamien et sumérien, maître, entre autres, de l'eau, la sagesse et de la magie.

"Tempest Temper Enlil Enraged" ouvre cet album. Cette chanson fait référence à Enlil, dieu du vent et divinité majeure de la mythologie mésopotamienne et sumérienne qui, selon la légende, a provoqué le déluge. Vient ensuite "The Pendulum Speaks", "Lost Tribes" et "Multiple Truths" qui évoquent de nouveau la mythologie, notamment par l'évocation de Gilgamesh, dieu des Enfers et héros mythologique ainsi qu'à Nimna, fille d'Enki, déesse des eaux profondes. C'est d'ailleurs à Gilgamesh que la chanson suivante est consacrée et qui apparaît comme une véritable ode à ce dieu antique. "Metatron and Man" réveille les sens avec son intro Thrash et son rythme soutenu tout le long. Tout comme "The Palm, The Eye and The Lapis Lazuli", ce titre fait de nouveau écho aux traditions ancestrales. Puis vient "Doorways To Irkala" qui est un arrêt sur image, un bon dans le temps et l'espace. Soudainement, nous sommes plongés dans un interlude musical hors du temps. Il suffit de fermer les yeux pour voir la chaleur, le sable, l'immensité de l'horizon rythmés par la douce mélodie des instruments orientaux qui font vibrer le corps tout entier. Le réveil est légèrement brutal avec "The Outsiders" qui vient nous tirer de notre rêverie.

Ce que l'on aime dans cet opus c'est le très bon mélange des influences proche-orientales et occidentales. Il est plaisant de se plonger dans cet univers mystique et inconnu. Le chant à consonance Black Metal, les guitares, la basse, la batterie, tout est maîtrisé. Le son est propre, précis, cadré : tout ce que l'on aime. Le thème de la mythologie mésopotamienne est de plus un atout majeur. Il est en effet très plaisant et instructif de devoir chercher les informations pour pouvoir comprendre les paroles ! Cependant, il est dommage finalement que les titres se ressemblent un peu tous au niveau musical, sauf peut-être "Doorsways To Irkala" et "The Outsiders" qui termine cet album en beauté avec son introduction envoûtante et ces chants masculins/féminins venus de très loin.

Chronique : Emeu Ragie

7

 

 

MELECHESH_Band 2014
 

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LEVEL 10 - Chapter One

Publié le par Nono666

LEVEL 10 - Chapter One
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.frontiers.it

LEVEL 10_Chapter One



01. Cry No More / 02. Soul Of A Warrior / 03. When The Nighttime Comes / 04. One Way Street / 05. Blasphemy / 06. Last Man On Earth / 07. In For The Kill / 08. Voice Of The Wilderness / 09. All Hope Is Gone / 10. Demonized / 11. The Soul Is Eternal / 12. Forevermore

LEVEL 10 est un énième super-groupe sorti de l'écurie Frontiers, on sait par expérience que ces sorties multipliées ne sont pas toujours du meilleur effet. Pourtant ici, de bonnes choses sont à se mettre dans les cages à miel pour reprendre une expression de Tonton Zégut, dont on parle pas mal en ce moment avec la sortie de la compilation Wango Tango. Ah nostalgie quand tu nous tiens ! Belle époque en tout cas où l'on pouvait entendre du Hard Rock sur une grande station de radio. Bref, revenons à nos moutons, LEVEL 10 se compose donc entre autres de l'infatigable Russell Allen (il apparait sur plusieurs albums en ce moment), Mat Sinner (PRIMAL FEAR, SINNER), Roland Grapow (marquant une pause avec MASTERPLAN) et l'inevitable Alessandro Del Vecchio aux keyboards.

Il est question d'un Hard/Heavy sans fioritures, direct et simple, avec parfois de bonnes mélodies, mais pas aussi fréquemment que souhaité. L'ouvrant "Cry No More" est parfait dans ce genre d'exercice, titre racé et énergique qui met bien dans l'ambiance. On marque le pas déjà avec "Soul Of A Warrior" qui pourtant possède de bons couplets mais dont le refrain tombe quelque peu à plat. "When The Nighttime Comes" relance la machine avec un riff appuyé dans le style de "Cry No More", le refrain reste bien en tête, bon titre sans toutefois être exceptionnel. "One Way Street" démarre sur une ambiance claviers qui contraste avec le ton plus dur d'ensemble, dû aussi au son de batterie plus sec. Cela fait d'ailleurs du bien d'entendre cet instrument, trop souvent noyé dans le mixage en général des productions. Même constat que le précédent cependant pour l'appréciation du morceau. C'est pas mal mais il manque une accroche supplémentaire pour passer à un cran supérieur. C'est d'ailleurs le sentiment d'ensemble qui ressort de ce premier essai, c'est plutôt bon, bien interprété et très professionnel mais un petit plus aurait pu en faire un meilleur album. On peut donc à cet égard laisser de côté le redondant "Blasphemy", le terne et peu inspiré "Voice Of The Wilderness" (surtout le refrain qui donne envie de zapper)... mais plutôt apprécier un "The Soul Is Eternal", un "Last Man On Earth" assez bien fichu ou un "Demonized" très JUDAS PRIEST, mais on se penchera dans une mesure supérieure sur l'entrainant "In For The Kill" dont le thème principal à la guitare reste ancré en mémoire, assurément un des moments le plus convaincant de l'album. On retiendra aussi "Forevermore" dans le même genre qui clôt ce Chapter One sur une bonne note, en espérant un "Chapter Two" davantage proche du centre de la cible. Enfin, n'oublions pas la ballade "All Hope Is Gone" qui, comme son titre l'indique, n'est pas très optimiste mais reste assez réussie d'un point de vue émotionnel.

Au final, encore une bonne collaboration de Russel Allen qui, bien qu'en dessous de The Great Divide avec Jorn Lande, fait quand même passer de bons moments. On espère simplement un second essai plus consistant en matière d'inspiration, mais sommes-nous peut-être devenus trop exigeants ? Du bon Heavy comme on l'aime, pas indispensable mais à écouter volontiers pour tout fan du genre.

Chronique : Renegade88

7

 

 

LEVEL 10_Logo
 

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SATAN JOKERS - Sex Opera

Publié le par Nono666

SATAN JOKERS - Sex Opéra
Rebel Music / Brennus Music
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/satanjokersfanpage

SATAN JOKERS_Sex Opera



01. Intro / 02. Préliminaires à l'Infini / 03. Sexaholic / 04. King Sodom / 05. 666 / 06. Club 6 Sex 6 / 07. Asphyxie Erotique / 08. Charnel Déclic / 09. Professionnelle / 10. Mothers I'd Like to Fuck / 11. MILFS / 12. Promis / 13. Voyeurs / 14. Exhibition (Sans Regrets et Sans Remords) / 15. Transex / 16. Royaume Décadence / 17. Outro / 18. VIP-HIV

Après une courte intro, on entre dans le vif du sujet avec "Préliminaires à l’infini". Les textes de Renaud Hantson et de son compère le Docteur Laurent Karila font une fois de plus mouche. Le riff principal de ce titre n’est pas sans rappeler "Needle In The Groove" de MAMA'S BOYS. On poursuit avec un titre plus Rock'n'Roll "Sexaholics". Ce concept album basé sur le sexe au niveau des paroles est la pure continuité de la carrière de SATAN JOKERS, on navigue entre le style du groupe depuis sa reformation et celui des tous premiers albums. Et si, comme moi, vous aimez la voix du sieur Hantson, vous ne serez aucunement déçu. Le titre "King Sodom" est plus heavy et la voix de Stéphane Buriez (LOUDBLAST) renforce ce sentiment. Le titre "Professionnelle" paru sur l’album SJ 2009 est ici repris en duo avec Céline Lacroix, la chanteuse de SAINTE OMBRE, dont j’ai chroniqué le dernier album il y a quelques mois pour vous dans ces pages. "Exhibition (Sans Regrets et Sans Remords)" est un très beau morceau chanté en duo sur lequel les paroles font office de flashback sur les débuts de la carrière du groupe. "Transex" n’est pas sans me rappeler le titre "Travesti" de l’opéra rock Starmania (seconde version, fin des années 80 dans lequel Renaud a tenu les rôles de Ziggy puis de Johnny Rockfort) notamment grâce à la voix de Céline Lacroix (encore elle) qui interprète ce duo et dont les intonations vocales se rapprochent de celles de Wenta qui a joué le rôle de Sadia. Tous ces points ne font que renforcer les propos du maître des lieux quand il parle de ce Sex Opera comme d’un épilogue discographique à la carrière du groupe. Musicalement c’est toujours imparable ! Michaël Zurita, Pascal Mulot et Aurel Ouzoulias, ce n’est plus une surprise (pour ceux qui connaissent le quatuor), sont vraiment la crème de la crème et tabassent à tout va ("Club 6 Sex 6", "Charnel Déclic", "MILFS", "Promis", "Transex"). Ils offrent un confort instrumental sur lequel Renaud Hantson n’a plus qu’à se balader au gré du patchwork de styles Rock musclés des titres qui composent cet opus. Outre Stéphane Buriez (cité plus haut) dans le personnage de King Sodom et Céline Lacroix dans le rôle de la transexuelle, on retrouve Olivier Del Valle de SHANNON, Fred Le Tazz de BLACK BEAR FURY, Boban de SNAKE EYE dans des personnages de voyeurs, Virginie Gonçalvès de KELLS qui joue la dominatrice Cassandra ("Asphysie Érotique") ou encore Walther Gallay de CAFE BERTRAND et Jo Amore de NIGHTMARE / NOW OR NEVER sur le titre "Royaume Décadence". Les guitaristes Patrick Rondat, Gildas Arzel (ex-CANADA), Sébastien Bizeul (ALIEN BREAKFAST) et Christophe Godin (MÖRGLBL) apportent également leur pierre à cet édifice. À noter, que le rôle de la narratrice est dévolu à l’ex-star du X français Brigitte Lahaie. En espérant que cette fin programmée ne sera qu’une blague, je vous tire mon chapeau et vous dit : Merci Monsieur Hantson !

Chronique : Horace Pinker

9

 

 

SATAN JOKERS_Band 2015
 

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UNSEELIE - Urban Fantasy

Publié le par Nono666

UNSEELIE - Urban Fantasy
Autoproduction
Style : Gothic Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.unseelieband.com

UNSEELIE_Urban Fantasy



01. Strangers / 02. Quantify Your Soul / 03. The City Feeds on You / 04. Frontier / 05. The White Passenger / 06. Hunters' Game / 07. Of Water And Dreams / 08. Prometheus' Pain / 09. Beauty Is Our Only Saviour / 10. Closer To Apotheosis

Ce groupe aurait demandé à notre chef préféré que ce soit moi qui chronique leur premier album. Pourquoi ? Je ne sais pas mais je vais m’acquitter de la tâche, advienne que pourra. Cette réalisation est la seconde du duo qui a sorti un EP intitulé Unholy Light en 2012. Urban Fantasy est un concept album et force est de reconnaître que le groupe, composé d’Anne Emmanuelle Fournier au chant et Marc Chevallereau à la programmation et aux guitares, propose une musique forte intéressante, dans un style, le Metal Gothique à chant féminin, où certes beaucoup de choses ont déjà été faite. La voix d’Anne Emmanuelle, claire et cristalline, se prête tout à fait à l’exercice. Attention ce n’est pas une chanteuse lyrique mais elle parvient à nous toucher et provoquer de nombreuses émotions. Un gros travail de programmation a été effectué par son collègue, rendant les machines presque humaines tant le son ne semble pas du tout synthétique. De nombreuses ambiances jalonnent les titres que composent Urban Fantasy rendant ceux-ci tout sauf ennuyeux et mièvres. On pourra regretter qu’il n’y ait pas un morceau plus accrocheur (cette reflexion a été faite lors de la première écoute) et direct, quoique "Strangers", et notamment son refrain, qui ouvre la rondelle, n’en soit pas loin. Entre la première écoute et la seconde se sont bien écoulés deux mois et pourtant cette chanson m’a paru familière lors de la réécoute. Le duo a particulièrement travaillé les refrains pour les rendre attrayants comme sur le titre "Quantify Your Soul" par exemple. Moi qui ai écrit plus haut, que je regrettais qu’il n’y ait pas de morceaux plus accrocheurs, je reviens complètement sur cette sensation. Il m’aura fallu de nombreuses écoutes très espacées entre elles pour y parvenir et découvrir la richesse des compositions comme "The City Feeds On You" ou "Frontier". "Hunter’s Game", le morceau le plus pêchu, apporte sa touche de douce agressivité à la galette. Le refrain de "The White Passenger" est entraînant mais je regrette que le groupe n’ait pas abusé des voix et mis plus de choeurs, je pense que ce passage aurait eu encore plus d’impact avec une chorale ou de nombreuses pistes vocales. Comme pour tout album dans ce style, le groupe n’échappe pas à la règle et nous transporte dans diverses  ambiances tantôt mélancoliques, noires mais aussi relatives aux rêves, mystiques, le tout agrémenté de touches électro. Le refrain de "Prometheus’ Pain" a un petit côté folk, de par sa mélodie vocale, qui n’est pas désagréable et fait de ce titre l’un des plus entraînants de la rondelle. Les parties électro de "Beauty Is Our Only Saviour" me font penser à des groupes comme MASSIVE ATTACK ou PORTISHEAD, le rythme martelé à la caisse claire pendant les couplets et le refrain ajoutant un esprit martial. Réduire ce groupe en le rangeant dans la catégorie des groupes de Métal Gothique à chanteuse serait réducteur et passer à côté de nombreuses autres facettes proposées sur cet opus. Pour un premier album complet, on ne peut que saluer cette réalisation plus que prometteuse pour la suite… que j’attends déjà avec impatience.

Chronique : Horace Pinker

8,5

 

 

UNSEELIE_Band 2014
 
 

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