MELECHESH - Enki
MELECHESH - Enki
Nuclear Blast
Style : Mesopotamian Black/Thrash
Origine : Israël / Pays-Bas
Sortie : 2015
Site Web : www.melechesh.com
01. Tempest Temper Enlil Enraged / 02. The Pendulum Speaks / 03. Lost Tribes / 04. Multiple Truths / 05. Enki - Divine Nature Awoken / 06. Metatron and Man / 07. The Palm, The Eye and The Lapis Lazuli / 08. Doorways To Irkala / 09. The Outsiders
Dès le début, le nouvel album de MELECHESH annonce l'ambiance grâce à sa pochette remplie d'images renvoyant à la Mésopotamie et au Proche-Orient Ancien : main de Fatma, des griffons, des divinités mésopotamiennes, etc. Le nom du nouvel album des cinq Israéliens fait référence au dieu Enki (ou Ea), une divinité majeure du culte mésopotamien et sumérien, maître, entre autres, de l'eau, la sagesse et de la magie.
"Tempest Temper Enlil Enraged" ouvre cet album. Cette chanson fait référence à Enlil, dieu du vent et divinité majeure de la mythologie mésopotamienne et sumérienne qui, selon la légende, a provoqué le déluge. Vient ensuite "The Pendulum Speaks", "Lost Tribes" et "Multiple Truths" qui évoquent de nouveau la mythologie, notamment par l'évocation de Gilgamesh, dieu des Enfers et héros mythologique ainsi qu'à Nimna, fille d'Enki, déesse des eaux profondes. C'est d'ailleurs à Gilgamesh que la chanson suivante est consacrée et qui apparaît comme une véritable ode à ce dieu antique. "Metatron and Man" réveille les sens avec son intro Thrash et son rythme soutenu tout le long. Tout comme "The Palm, The Eye and The Lapis Lazuli", ce titre fait de nouveau écho aux traditions ancestrales. Puis vient "Doorways To Irkala" qui est un arrêt sur image, un bon dans le temps et l'espace. Soudainement, nous sommes plongés dans un interlude musical hors du temps. Il suffit de fermer les yeux pour voir la chaleur, le sable, l'immensité de l'horizon rythmés par la douce mélodie des instruments orientaux qui font vibrer le corps tout entier. Le réveil est légèrement brutal avec "The Outsiders" qui vient nous tirer de notre rêverie.
Ce que l'on aime dans cet opus c'est le très bon mélange des influences proche-orientales et occidentales. Il est plaisant de se plonger dans cet univers mystique et inconnu. Le chant à consonance Black Metal, les guitares, la basse, la batterie, tout est maîtrisé. Le son est propre, précis, cadré : tout ce que l'on aime. Le thème de la mythologie mésopotamienne est de plus un atout majeur. Il est en effet très plaisant et instructif de devoir chercher les informations pour pouvoir comprendre les paroles ! Cependant, il est dommage finalement que les titres se ressemblent un peu tous au niveau musical, sauf peut-être "Doorsways To Irkala" et "The Outsiders" qui termine cet album en beauté avec son introduction envoûtante et ces chants masculins/féminins venus de très loin.
Chronique : Emeu Ragie

