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BLACK BOMB A - Comfortable Hate

Publié le par Nono666

BLACK BOMB A - Comfortable Hate
Verycords
Style : Métal/Hardcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : http://blackbombaband.com

BLACK BOMB A_Comfortable Hate



01. Here Comes The... / 02. Comfortable Hate / 03. Let's Start Again / 04. The Point Of No Return / 05. Rescue From This World / 06. Land Of Bastards / 07. Rise Up / 08. Into The Void / 09. On Fire / 10. The Poison / 11. Tears Of Hate / 12. They Say / 13. As A Lion
 
BLACK BOMB A, groupe phare de la scène Hardcore française qu'on ne présente plus, revient cette année avec Comfortable Hate, sixième album qui marque le retour du deuxième vocaliste Arno, qui officie dans un registre grave growl caractéristique. Ce qui fait la grande force du groupe, c'est bien sûr ce contraste entre les deux chanteurs (Poun, présent depuis les débuts du groupe, délivre un chant aigu et saturé très particulier) qui apporte une dynamique extraordinaire et accroche l'auditeur à son siège comme sur des montagnes russes. Des rush d'adrénaline, vous allez en subir tout au long de ces 12 titres chauffés à blanc... des uppercuts distribués à la chaîne par paquet de douze qu'on prend en pleine poire, voilà la première impression qu'on ressent à l'écoute de ce Comfortable Hate. "Let's Start Again" sonne comme du PANTERA cuvée 2015 et bordel ça fait du bien ! (le riff de départ notamment fait un peu penser au titre culte "A New Level")... "The Point Of No Return" est juste apocalyptique et va rendre le public hystérique sur scène, une des plus grosses baffes de l'album ! "Land Of Bastards" et son refrain mélodique permet de respirer  5 secondes tant le reste du titre est diablement énergique et à se taper la tête contre les murs. Même impression pour "Rise Up" qui a des relents de FAITH NO MORE et du grand Mike Patton sur le refrain, du tout bon ! Après une courte accalmie ("Into The Void"), "On Fire" revient mettre le feu comme son titre l'indique. "Tears Of Hate" et ses nombreux contrastes entre violence Death et harmonies vocales sur les refrains m'ont rappelé un court instant les géniaux suédois de SCAR SYMMETRY... L'album se termine tout en classe avec "As A Lion", un titre mid tempo entrainant, avec un gros riff de gratte efficace et un refrain bien entêtant... BLACK BOMB A signe là un sixième album magistral qui rappelle que la formation mérite bien son statut de chef de file du Hardcore Métal Français ! Violent, contrasté, mélodique, bref une véritable petite bombe !

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

BLACK BOMB A_Band 2015
 

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REVOLUTION SAINTS - Revolution Saints

Publié le par Nono666

REVOLUTION SAINTS - Revolution Saints
Frontiers Music
Style : Hard FM / Hard US
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.revolutionsaints.com

REVOLUTION SAINTS_Revolution Saints



01. Back On My Trail / 02. Turn Back Time / 03. You're Not Alone (ft. Arnel Pineda) / 04. Locked Out Of Paradise / 05. Way To The Sun (ft. Neal Schon) / 06. Dream On / 07. Don't Walk Away / 08. Here Forever / 09. Strangers To This Life / 10. Better World / 11. How To Mend A Broken Heart / 12. In The Name Of The Father (Fernando's Song)

Il y a des groupes qui sur le papier ont tout pour eux, ce qu’on appelle communément des supergroupes. Vous l’aurez compris REVOLUTION SAINTS est un de ces groupes au potentiel indéniable puisqu’il regroupe en son sein Deen Castronovo (JOURNEY, ex plein d’autres) à la batterie et au chant, Jack Blades (NIGHTRANGER, ex-DAMN YANKEES) à la basse et aux choeurs et Doug Aldritch (ex-WHITESNAKE entre autres) à la guitare. Rien que sur la notoriété du trio, on se dit qu’on va en avoir pour notre argent et qu’on ne sera pas déçu. Et effectivement c’est le cas, cette première réalisation est une réussite. Les chansons y sont parfaitement léchées, polies et nous caressent les conduits auditifs dans le sens du poil. Malgré cela, je mettrais un bémol car ici point de révolution à l’horizon. La guillotine peut tranquillement continuer à prendre la poussière, ce n’est pas la musique proposée par le trio qui déclenchera une once de soulèvement populaire. En effet, où est la nouveauté ? Dans ce style où tout a été dit, difficile de faire preuve d’innovation, de surprendre l’auditeur, d’autant plus que celui-ci sera certainement un fan du genre. REVOLUTION SAINTS fait penser à NIGHTRANGER, à JOURNEY, à DAMN YANKEES et bien d’autres. En parlant de JOURNEY, dont Deen Castronovo est l’actuel batteur, on retrouve deux de ses complices sur l’album : Arnel Pinela, l’actuel chanteur, sur le mid-tempo "You’re Not Alone" et le guitariste/fondateur du groupe, Neal Schon, sur "Way To The Sun". À noter que sur la Deluxe Edition on retrouve ces deux titres, chanté par Deen Castronovo pour le premier et joué par Doug Aldritch pour le second. Attention je fais la fine bouche mais ce Revolution Saints est très bon, largement au-dessus de la moyenne. Les mélodies vocales sont soignées et agrémentées de choeurs à tout va. À noter aussi de nombreuses parties synthé et piano sur l’album qui apportent vraiment un plus aux compositions. Les musiciens se sont fait plaisir et nous ravissent de par leur maîtrise instrumentale et leur art de composer le titre qui tue comme "Back On My Trail" qui ouvre l’album, "Way To The Sun" et "You’re Not Alone" que j’ai déjà cités plus haut. Et comme on est en droit de l’attendre sur un album de ce calibre, celui-ci regorge de somptueuses ballades comme "Don’t Walk Away" ou "In The Name Of The Father" et de titres plus enlevés comme "Here Forever" ou encore "Strangers To This Life". Tout est magistralement joué et chanté, je ne sais pas si Deen Castronovo s’était déjà essayé au chant autrement que pour faire des choeurs mais force est de reconnaitre qu’il possède une très belle voix, parfaite pour le genre, mais malgré cela on ne vibre pas outre mesure, aucun poil ne se dresse. Il y a même quelques titres légèrement clichés pour le style comme "Dream On", "Better World" et "How To Mend A Broken Heart" et dont certains passages semblent extrêmement familiers. Quoi qu’il en soit les fans de Hard FM / Hard US trouveront tout ce qu’il leur faut sur cet opus pour se régaler. Est-ce que ce nouveau supergroupe perdurera dans le temps ? Rien n’est moins sûr. Souvent pour ces réunions de musiciens de renom le soufflet retombe assez vite et l’aventure se finit en eau de boudin. Nous verrons ce que l’avenir nous réserve avec REVOLUTION SAINTS.

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

REVOLUTION SAINTS_Band
 

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THUNDER - Wonder Days

Publié le par Nono666

THUNDER - Wonder Days
earMUSIC
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.thunderonline.com

THUNDER_Wonder Days



01. Wonder Days / 02. The Thing I Want / 03. The Rain / 04. Black Water / 05. The Prophet / 06. Resurrection Day / 07. Chasing Shadows / 08. Broken / 09. When The Music Played / 10. Serpentine / 11. I Love The Weekend  

Un bon album à mettre à l'actif des britanniques de THUNDER, groupe de second plan médiatique, mais toujours soutenu par un noyau de fans fidèles. Leur longévité prouve une qualité certaine, bien que ce ne soit pas par ailleurs le plus vieux dans le genre, leur naissance datant de 1989. THUNDER distille donc depuis cette date leur Hard Rock somme toute basique mais jamais désagréable. La voix un peu nasillarde de Danny Bowes possède cette particularité qui fait que l'on reconnait immédiatement le chanteur. Des albums donc sortis à intervalles assez réguliers depuis leur début, bien que celui-ci voit un écart bien plus important, le précédent datant de 2008. En effet, le groupe avait annoncé pour la deuxième fois une séparation en 2009... malgré de nombreux concerts donnés quand même depuis. Bref, Wonder Days est là, et on aurait pu le rebaptiser "Rock'n'roll Days" si tous les titres étaient dans la lignée des fringants "The Thing I Want" ou plus encore de "I Love The Weekend", très proche dans l'esprit du fameux "Rock'n'Roll", justement, de LED ZEPPELIN. Mais ce n'est pas tout à fait le cas, certains morceaux étant un brin moins explosifs à l'instar d'un "Chasing Shadows" moins intéressant ou un "When The Music Played" dont le break fait du bien pour réveiller les écoutilles. Bon, rien de dramatique non plus, THUNDER faisant du THUNDER... les amateurs purs et durs jugeront et apprécieront cet album avec délectation. Les autres, plus friands de mélodies davantage appuyées, pourront trouver à redire sur la consistance des compositions. C'est donc tout l'embarras de chroniquer un tel album, l'évaluation étant moins positive et ce dû plus au genre en lui-même. Mais ne nous méprenons pas, Wonder Days peut satisfaire le fan de Hard Rock universel, tous styles confondus, avec les deux titres cités plus haut auxquels on rajoutera volontiers le galopant "The Prophet" qui vaut surtout par ses lignes de guitares, mais aussi le Boogie Rock "Serpentine", le Classic Rock "Black Water", ou encore le plus FM "Resurrection Day". Plein de qualité donc, mais peut-être manque t-il aussi quelque chose qui fait mouche pour accrocher l'auditeur, et de pouvoir classer cet album parmi les plus grands et non pas simplement dans les bons.

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

THUNDER_Band 2015
 

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ULI JON ROTH - Scorpions Revisited

Publié le par Nono666

ULI JON ROTH - Scorpions Revisited
UDR Music
Style : Les débuts de SCORPIONS
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.ulijonroth.com

ULI JON ROTH_Scorpions Revisited



Disc 1 : 01. The Sails Of Charon / 02. Longing For Fire / 03. Crying Days / 04. Virgin Killer / 05. In Trance / 06. Sun In My Hand / 07. Yellow Raven / 08. Polar Nights / 09. Dark Lady
Disc 2 : 01. Catch Your Train / 02. Evening Wind / 03. All Night Long / 04. We'll Burn The Sky / 05. Pictured Life / 06. Hell Cat / 07. Life's Like A River / 08. Drifting Sun / 09. Rainbow Dream Prelude / 10. Fly To The Rainbow

Revoilà le Hendrix / Blackmore teuton ULI JON ROTH avec un album où, comme son nom l’indique, il revisite des compositions de SCORPIONS sur lesquelles il a joué au début du groupe. Plutôt une bonne idée qui va permettre aux plus jeunes de découvrir des merveilles et aux plus vieux de se replonger dans les abysses de la discographie du groupe de Hanovre (période 1974/1978, albums Fly To The Rainbow, In Trance, Virgin Killer, Taken By Force, Tokyo Tapes). Et à ce titre, l’album démarre magistralement fort avec l’un des plus grands titres de Metal jamais écrit (à mon avis et j’espère que vous le partagez sinon je pense très fortement que vous passez à côté de quelque chose d’énorme) : "The Sails Of Charon". Ce titre est un pur chef-d’oeuvre. Je ne me rends pas compte de la notoriété de cette chanson surtout qu’à l’époque où elle a été composée les réseaux sociaux et autres Youtube n’étaient même pas encore sortis des couilles des paternels des géniteurs de ces moyens de diffusion aujourd’hui incontournables mais elle devrait entrer au panthéon du Metal tellement c’est un monument, notamment au niveau du solo. Mais pas seulement. Tout y est dans ce titre : le rythme martelé qui ne peut que nous faire headbanguer comme des malades, les soli de l’orfèvre, le côté épique de la chanson, la mélodie vocale, les syncopes de la guitare et de la basse et le fait que cette chanson vous rentre dans le crâne immédiatement pour ne plus en sortir, elle vous marque au fer rouge. De plus, comme c’est une version revisitée, elle est agrémentée d’encore plus de soli que l’originale et d’un magnifique break aux couleurs moyen-orientales. On n’en oublierait presque la suite, à savoir redécouvrir aussi des hits du groupe comme "In Trance", "Polar Nights", "Dark Lady", "We’ll Burn The Sky", "Pictured Life" et "Fly To The Rainbow". En fait tout ce qui faisait la dualité de la musique de SCORPIONS à cette époque : le Rock'n'Roll mixé avec les aspects psychélédique et néoclasique apporté par Uli Jon Roth. J’avais découvert SCORPIONS avec le double live Tokyo Tapes, dernier album sur lequel a joué le guitariste soliste, et ne m’était jamais penché sur leurs albums précédents, j’avoue le sacrilège. Donc même moi, qui suis maintenant un vieux de la vieille, j’arrive à découvrir, avec cette réalisation, des chansons qui m’étaient inconnues comme "Crying Days", les titres "Sun In My Hand", "Hell-Cat" et "Drifting Sun" sur lesquels on ressent toute l’influence de Hendrix sur la musique d’ULI JON ROTH ou encore "Yellow River" qui me fait penser à la musique d’un générique du film de la série des James Bond. Le sieur Uli s’est entouré d’une bande de jeunes loups dont un excellent chanteur dénommé Nathan James qui, loin de nous faire du sous Klaus Meine, apporte sa touche vocale sur chacune de ces interprétations. On notera aussi la présence de Ule W. Ritgen qui tenait déjà la basse au sein de ULI JON ROTH'S ELECTRIC SUN (avant de passer chez ZENO et FAIR WARNING) et dont le travail sur le titre "Crying Days" est particulièrement mis en avant. Ainsi que du guitariste/chanteur Niklas Turman et du clavier/chanteur Covin Bahn tous deux du groupe CRYSTAL BREED et qui ont accompagné sur scène des groupes comme GAMMA RAY ou encore FAIR WARNING. Ce Scorpions Revisited sans dénaturer les compositions originales, ni les dépoussiérer, leur apporte une nouvelle jeunesse. De toute façon rien que pour "The Sails Of Charon" cet album vaut le coup donc tout le reste est du bonus. Enfin sachez que cette réalisation est un double CD.

Chronique : Horace "Sails Of Charon Fanatic" Pinker
 
Note : Je ne peux pas quand même pas mettre la note ultime rien que parce qu’il y a "The Sails Of Charon" sur l’album ? Si ? Je peux, Chef ? Alors c’est 10/10 !!!

10

 

 

ULI JON ROTH__Scorpions Revisited
 

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DOOMLORD - Black Testament

Publié le par Nono666

DOOMLORD - Black Testament
Emanes Metal Records
Style : Heavy Doom Metal
Origine : Puerto Rico
Sortie : 2014
Site Web : www.elnerudas.wix.com/doomlord

DOOMLORD_Black Testament



01. Death Penalty / 02. They Must Die / 03. Wedding Of The Death / 04. Evil Rises Again / 05. Ánimam Possessinonem (A Tribute To The Evil Dead) / 06. Faceless God / 07. Black Testament / 08. Embryo - Children Of The Grave (BLACK SABBATH cover)

Après un split avec KING HEAVY qui avait permis aux Porto Ricains de se présenter à la scène Heavy Doom internationale, Emanes Metal Records nous propose le premier album de ce groupe qui navigue sans mal entre CANDLEMASS, MANILLA ROAD, NOMAD SON ou DANTESCO dont le nouveau batteur, Wampa Zayas, est issu. Black Testament s’adresse donc à un public Heavy old-school et soyons clair, inutile de chercher ici une quelconque ligne sur la recherche d’originalité, ce n’est pas le sujet, même si la pochette de cet album est tout de même assez inhabituelle pour ce style même si tous les codes y sont représentés, un bon point de départ pour cet album. Côté production, là aussi, nous ne sommes pas sur une production absolument énorme et surdimensionnée, tout y est très bien mis en son, avec un respect des codes du style, seule la batterie, dont la grosse caisse peut sembler un peu petite ou étouffée, aurait pu avoir un meilleur traitement pour ce premier album. Une fois passé tout cela, il nous reste sept titres originaux qui empruntent la voix épique d’un MANILLA ROAD de même que le chant et une reprise du "Children Of The Grave" de BLACK SABBATH, un terrain très glissant et qui voit DOOMLORD ne réussir que partiellement le pari, cette version manquant tout de même d’un peu de vie et d’entrain (ndlr. je sais dans le Doom ce ne sont pas les points forts…) mais le groupe n’a pas du tout à en rougir, disons que le choix d’un titre un peu plus obscur aurait permis beaucoup moins de point de comparaison. Alors, oui, on aurait pu mettre en avant la longueur parfois un peu étirée des titres (un "They Must Die" aurait peut-être gagné à être un peu plus court), sur la justesse du chant, mais dans le style ici proposé, ce n’est pas la qualité première recherchée, qui se plaint de la justesse du chant dans MANILLA ROAD ou DANTESCO, ou le choix surprenant de certaines hauteurs de ligne de guitare comme ce solo à la fin de "Faceless God" dont le début nous cueille à froid ou  même le riffing simpliste proposé par la paire de gratteux. On préfère mettre en avant la qualité et l’efficacité des chansons qui fonctionnent très bien et bien plus encore ce "Wedding Of The Death" à l’introduction posée évoquant largement MANILLA ROAD une nouvelle fois mais aussi un peu la scène progressive à la MARILLION de par la voix de Dark Nerudas ainsi que son développement jusqu’à ce lead de guitare central nous rappelant quand même beaucoup un certain PARADISE LOST. Ce titre représente sans mal le meilleur moment de cet album, bien appuyé par des claviers qui apparaissent avec goût assez régulièrement sur ce Black Testament qui n’a d’autres volontés que de donner une bonne dose de Heavy Doom à un public qui ne réclame que cela. On pourra juste regretter qu’un titre plus foncièrement Heavy n’ait pas été inséré sur ce premier album qui promet tout de même beaucoup de bonnes choses pour ce groupe tout à fait apte à éveiller de bonnes sensations. Voilà une belle confirmation de ce groupe qu’il nous faudra suivre.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

DOOMLORD_Band
 

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MUDBATH - Corrado Zeller

Publié le par Nono666

MUDBATH - Corrado Zeller
Lost Pilgrims Records
Style : Doom / Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : http://mudbath.bandcamp.com

MUDBATH_Corrado Zeller



01. Thus I Saw The Destructive Voracity Of An Obsessive Ritual / 02. Shrim Alternative Healing Center / 03. Salmonella

Le groupe avignonnais MUDBATH existe depuis 2011 et œuvre dans un genre de plus en plus fréquenté, le Doom / Black Metal. Après un premier EP publié en 2012, c'est un album qui nous est présenté sous le titre énigmatique (enfin, pas pour la génération Google) Corrado Zeller. Constitué de trois titres pour une durée de trente-six minutes, l'opus se veut très hypnotique, et s'appréhende comme un voyage, comme souvent dans le style. L'ensemble fleure bon le malaise, à la grâce de quelques leads de guitare à l’atmosphère dérangeante (et dérangée !).  Le chant, qu’il soit éructé façon Black Metal ou carrément hurlé, ajoute quant à lui un aspect désespéré, voire possédé. Sacré programme en perspective ! Mais l’ensemble, hormis quelques étrangetés glissées ci et là, dans les parties de batterie notamment, reste paradoxalement assez fluide et « lisible ». Nous sommes tout de même bien loin du trip Stoner que l’artwork laissait entrevoir. A ce titre, la seule fin de "Salmonella", ultime descente aux enfers, ne fait pas de cadeau et confirme que cette musique, à l'image de celle d'un DEUIL par exemple, est à ne pas mettre entre toutes les mains...

Chronique : Morbid S.

7,5

 

 

MUDBATH_Band 2015
 

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THE POODLES - Devil In The Details

Publié le par Nono666

THE POODLES - Devil In The Details
Gain Music / Sony Music
Style : Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.poodles.se

THE POODLES_Devil In The Details



01. Before I Die / 02. House Of Cards / 03. The Greatest / 04. Crack In The Wall / 05. (What The Hell) Baby / 06. Everything / 07. Stop / 08. Need To Believe / 09. Alive / 10. Life Without You / 11. Creator And Breaker / 12. Borderline

Après deux précédentes réalisations franchement en dessous (Performocracy et Tour de Force), sur lesquelles le groupe avait semble-t-il voulu plus intellectualiser ses chansons et s'était casser les dents, perdant en chemin sa spontanéité, les caniches Suédois font un retour en force avec leur sixième album Devil In The Details. Les Scandinaves reviennent à ce qui a fait leur succès sur leurs deux premiers albums, des chansons directes, catchy, aux refrains qui rentrent dans le cerveau dès la première écoute. Et c’est bien dans ce style que le groupe excelle. Évidemment ils ne révolutionnent pas leur style mais les douze titres de cette nouvelle réalisation sont tous dotés de refrains hypers catchy. "Before I Die" qui ouvre l’album est un morceau vraiment entraînant au groove qui vous fera obligatoirement battre la mesure. Et le refrain est imparable. La voix de Jakob Samuel est vraiment parfaitement calibrée pour le style pratiqué par le groupe, à savoir un mélange de Glam, Hard, Heavy, Pop Metal. Le morceau suivant "House Of Cards" n’est pas sans rappeler de nombreux hits présents sur les deux premiers albums, on ne change pas une formule qui gagne. Et c’est sur ce point que l’on pourra rechigner, le groupe ne prend pas beaucoup de risques et nous sert une formule qu’il a déjà éprouvée. Mais pourquoi changer puisqu’ils excellent dans ce genre. Les chansons sont pratiquement toujours structurées de la même façon, (couplet, refrain, couplet, refrain) et tournent autour de 3’30 et 4’30, bref tout est très orienté radio voire même grand public. À mon avis, le titre phare de cette galette est "Crack In The Wall". Je vous défie de ne pas esquisser quelques mouvements corporels à son écoute. Les arrangements y sont nickel, un peu de violon par-ci par-là, un court break flamenco à la guitare et toujours et encore le refrain qui tue. L’intro du titre "(What The Hell) Baby" peut surprendre mais immédiatement nous saute à la gueule un refrain qui se vrille dans notre cerveau. Le rythme de l’intro, qui est aussi celui des couplets, est groovy à souhait et le break aérien ne sera qu’une respiration avant de reprendre le chorus in da face. "Everything" et "Life Without You" (j’aurais pu citer tous les autres titres de l’album tant il n’y a rien à jeter dans le style) sont sans surprise quand on connaît la discographie du groupe, comme je l’écrivais plus haut le groupe est coutumier de ce genre de titre entraînant et au refrain catchy formaté radio depuis ses débuts en 2006. "Stop" me fait penser à une chanson de la BO du film "Hook" avec Robin Williams et Dustin Hoffman, notamment lors du refrain (tic tac, tic tac). L’intro de "Need To Believe" n’est pas sans rappeler "Kashmir" de LED ZEP. Cet album me semble plus compact et homogène que tous ses prédécesseurs et je ne suis pas loin de penser que c’est, à ce jour, leur meilleure réalisation (même s’il n’y a pas d’hymne fédérateur à la "Metal Will Stand Tall"). Je relis ma chronique et je m’aperçois que j’insiste vraiment sur les refrains… mais c’est normal, tant THE POODLES a vraiment du flair pour l’exercice et nous pondre le chorus qui cartonne. Un truc que le quatuor semblait avoir perdu en route (lors des 2 précédents albums) mais qui, et c’est un soulagement, nous régale sur ce Devil In The Details d’excellente facture et qui est, pour moi, l’album de la rédemption, une façon à eux de dire à leurs fans : "ok on s’est planté mais on est encore là et on sait toujours, à la manière d’un Coco, vous éclater !"

Chronique : Horace Pinker
 

9

 

 

THE POODLES_Band 2015
 

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DYSILENCIA - Ceux Qui Marchent Debout

Publié le par Nono666

DYSILENCIA - Ceux Qui Marchent Debout
Finisterian Dead End
Style : Electro Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Dysilencia

DYSILENCIA_Ceux Qui Marchent Debout



01. Ceux qui Marchent Debout / 02. Sentence / 03. Les Uns et les Autres / 04. Chimère / 05. Prédilection

La Belgique et plus particulièrement Liège, ont un point commun avec le label breton Finisterian Dead End ! Non pas le festival de musique Inter-Celtique, légendaire défilé en jupettes, cornemuses au vent ou notre club de football du Standard de Liège (qui soit dit en passant se situe dans l'enfer de Sclessin !), mais le fait de battre le fer tant qu'il est chaud ! Tout comme dans nos hauts fourneaux du bassin liégeois, Laurent développe son label par des coups de masse sur son enclume bretonne ! Et il a du nez notre ami (certainement un odorat développé grâce à l'air iodé de la région du Finistère en Bretagne !). Cette fois, nous acclamons le retour de DYSILENCIA et son électro Metal flamboyant et percutant ! Tout comme sur Boule à Facettes, leur premier EP sorti en 2013, le chant reste en français. Pour notre plus grand plaisir, car comme ABINAYA, par exemple, nos six Brestois ont cette façon de faire claquer les mots qu'ils n'ont nul besoin d'utiliser la langue de Shakespeare pour vous mettre KO debout ! La force de DYSILENCIA, c'est aussi d'avoir gardé ce côté électro qui différencie leur Metal des autres. Et les puristes diront encore "Mais Pourquoi ?!!" ! Et moi de répondre, "Bon sang mais c'est bien sûr ! Un groupe qui connaît l'étymologie du mot "Evolution" emprunté au latin classique Evolutio, « action de dérouler, de parcourir » ! Heu, oui, merci Maître Capello, mais revenons à nos moutons ! Des moutons ! Que nenni ! Six béliers oui, emportés par l'élément qui leur est attribué, le feu, tapent du sabot et déboulent dans votre salon ou vos mobiles ! Max, Ju & Ju , Denis, Sylvain et Tool font flamber ce Metal électro avec force et puissance. Ceux Qui Marchent Debout est une suite logique et bien pensée de Boule à Facettes. Premièrement, le format EP cinq titres. Et oui, pourquoi s'enliser dans un album de dix ou douze titres, alors qu'en cinq titres, on peut craquer l'allumette, mettre le feu, déclarer sa flamme, danser sur les braises et brûler en enfer ! L'enfer de DYSILENCIA ! Et deuxièmement, leur Metal très énergique soutenu par des rythmes en deux temps que les moins de 20 ans ne ..., heu, je m'égare à nouveau ! Oui, ces rythmes en deux temps appuyés par un duo de chanteurs percutants de par leurs différences et des riffs de guitares tonitruants font de DYSILENCIA une des valeurs sûres du Metal bleu blanc rouge ! Et un fer de lance du label Finisterian Dead End ! Nul besoin pour moi de décortiquer les cinq titres de Ceux Qui Marchent Debout, le EP est un tout et ne se perd sur aucunes voies de garage. Efficacité et homogénité ! Avec ce brin de folie pure dû à ce côté électronique qui purifie le Metal actuel et qui le rend intéressant et attractif ! Cet EP est à consommer sans modération ! Voilà un groupe qui va faire parler la poudre sur toutes les scènes qu'il foulera dans les semaines et mois à venir ! En espérant qu'ils fouleront aussi ce plat pays qui est le nôtre ! Fans de DAGOBA, MASS HYSTERIA, KILLSWITCH ENGAGE, MACHINE HEAD ou DIRE STRAITS (!!!), DYSILENCIA est votre graal, buvez le jusqu'à la lie ! Et pour reprendre le terme si cher à Laurent, je vous envoie un"BIG HAIL" de Belgique !

Chronique : Phil PKMS Neuville

8

 

 

DYSILENCIA_Band
 

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COWARDS - Rise To Infamy

Publié le par Nono666

COWARDS - Rise To Infamy
Throatruiner Records / Deadlight Entertainment
Style : Sludge Noise Hardcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.cowards.fr

COWARDS_Rise To Infamy



01. Shame Along Shame / 02. Never To Shine / 03. Frustration (Is My Girl) / 04. Beyond My Hands / 05. Birth Of The Sadistic Son / 06. Low Esteem / 07. Anything But The Highroad / 08. Wish For Infamy / 09. Bend The Knee / 10. So Easy

Si vous parcourez un peu l’actualité Rock/Metal en général sur le net, le nom de COWARDS a donc déjà forcément croisé votre regard. Ce genre de tapage autour d’un groupe a deux raisons, camoufler le vide interstellaire qui gravite autour de la musique du dit groupe ou tout simplement car il le mérite, seulement dans ce cas, ceux qui ont le recul pour dire que c’est mérité se font rare, le sport national français étant plutôt la langue de pute ! Bref, avec tout cela, nos Parisiens… et oui… j’ai oublié la troisième raison… le groupe est Parisien… ah langue de pute quand tu nous tiens… Bref, disais-je, Rise To Infamy est le deuxième album du groupe qui voue un culte à KICKBACK mais pas uniquement, le son très dissonant des guitares que la petite biographie associe au Black Metal (ndlr. là il ne faut pas charrier quand même !), la voix hurlante très Emocore, une batterie très frivole avec les rythmiques, on ne peut s’empêcher de penser à REFUSED, le groove en moins ainsi que le sens de la formule, nos Français se concentrant sur le côté noir car pour aérer tout cela, le groupe y insuffle un peu de Sludge, dérivé du Hardcore avec ces passages pouvant clairement nous renvoyer vers EYEHATEGOD ("Wish For Infamy"). Totalement inscrit dans la mouvance actuelle et notamment la scène Suisse très productrice de ce genre de groupe (si quelqu’un a des nouvelles de COILGUNS !), COWARDS ne laisse aucun moment de répit, les larsens sont réguliers, la production sur les guitares très incisive (il joue sur du Marshall ou quoi ?) avec cet aspect cradingue et forcément assez brouillon, comprendre ce qui se passe sur "Bend The Knee" demande un certain effort par exemple. Voilà un album qui ne fera pas avancer d’un iota la cause d’une scène submergée mais au moins COWARDS a le bon sens de le faire bien. Un album pas désagréable même si aussi doux qu’un détartrage au vinaigre blanc chaud, qui permettra au moins au groupe de se faire connaitre d’un plus large public mais, il est vraiment très difficile de retenir un moment plutôt qu’un autre tant le tout est homogène et lissé, au final on pourrait se dire que tant de tapage autour du groupe pour cela mais finalement, les gaillards se sont peut-être mis dans une niche qui n’est pas si défendue que cela en France.

Chronique : Aymerick Painless  

7

 

 

COWARDS_Band 2014
 

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UFO - A Conspiracy Of Stars

Publié le par Nono666

UFO - A Conspiracy Of Stars
SPV / Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.ufo-music.info

UFO_A Conspiracy Of Stars



01. The Killing Kind / 02. Run Boy Run / 03. Ballad Of The Left Hand Gun / 04. Sugar Cane / 05. Devils In The Detail / 06. Precious Cargo / 07. The Real Deal / 08. One And Only / 09. Messiah Of Love / 10. Rollin Rollin / 11. King Of The Hill

Après un Seven Deadly assez plaisant succèdant à un The Visitor impénétrable, nous retombons ici dans un hermétisme bien décevant avec A Conpiracy Of Stars, et ce pourtant au bout de multiples écoutes. Rien n'y fait, les titres sont poussifs au plus haut point, quelques uns semblent s'extraire de cette torpeur mais pas de manière aussi convaincante que sur Seven Deadly qui lui contenait des morceaux imparables faisant figure de futurs classiques ("Wonderland", "Burn Your House Down" ou encore "Fight Night"). Que retiendra-t-on de cet album plus tard ? Quelles compositions pourront-être citées parmi les meilleures du groupe ? Bien sûr, point de nostalgie ici par rapport à l'ère Schenker, celle de Vinnie Moore contenant aussi des moments mémorables... mais cette fois-ci, vraiment, non, on a du mal à suivre ce vaisseau en pilotage automatique se dirigeant souvent dans les méandres (il faut bien le dire avec regret) de l'ennui. Sans être médiocre, A Conspiracy Of Stars ne semble jamais décoller et n'atteint pas l'auditeur de mélodies efficaces auxquelles il était souvent familier parmi la riche discographie du groupe. Alors oui, on peut sauver "Precious Cargo" à l'intro faussement cool, mais qui possède cette profondeur lors du chorus, "The Real Deal" qui commence de la plus belle des manières avec ce riff mélodique. Mettons aussi le western sautillant "Ballad Of The Left Hand Gun", et rajoutons par indulgence "The Killing Kind" qui souffre tout de même d'un refrain pas très captivant, même constat pour "Run Boy Run" qui, malgré une bonne idée de base, tourne dangereusement en rond. Pour le reste, difficile de se satisfaire d'un "Sugar Cane" qui, malgré son intro spatiale avec les claviers de Paul Raymond, est un bon valium pour les nuits difficiles. "Devils In The Detail" est plus énergique mais diable que ce refrain répété à foison est d'une inspiration au ras des pâquerettes. Les quatre derniers morceaux ne changent rien à cette impression négative : "One And Only" est bien pénible, "Messiah Of Love" est d'un classique désarmant pour une formation de cette trempe (et ne me dites pas que le refrain est bon !!!???). "Rollin Rollin" est plus intéressant car un peu plus recherché mais rien de persuasif. "King Of The Hill" termine sur un ton plus enjoué et dynamique mais on est encore loin de l'inspiration dont UFO a souvent été tributaire. Une déception que ce nouvel opus après l'espoir engendré par son précédent méfait, le dinosaure semble bien sur les rotules cette fois, et c'est somme toute bien légitime au bout de ces nombreuses années. Toutefois, UFO, reste et restera parmi les plus grands noms du Hard Rock, et c'est sans doute pour cela cela que l'on suit avec intérêt chaque nouvel sortie. A Conspiracy Of Stars, d'après bon nombre de chroniques, fait office d'album le plus réussi de la dernière période du groupe... tout le ressenti est exactement le contraire à travers cet avis.

Chronique : Renegade88

5

 

 

UFO_Band 2014
 

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