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LYNCH MOB - Sun Red Sun

Publié le par Nono666

LYNCH MOB - Sun Red Sun
Rat Pak Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.georgelynch.com

LYNCH MOB_Sun Red Sun



01. Believers Of The Day / 02. Erotika / 03. Burnin’ Sky (Bad Company Cover) / 04. Black Waters / 05. Play The Game / 06. Subliminal Dream / 07. Sun Red Sun / 08. Slow Drag / 09. World Of Chance / 10. City Of Freedom / 11. Sucka

Voici le nouvel album de LYNCH MOB, projet personnel (en dehors de ses albums solo) de l'ex-guitariste de DOKKEN, si besoin est de le rappeler. Sun Red Sun parait cinq ans après Smoke And Mirrors, il comprend à nouveau le chanteur Oni Logan déjà présent sur le premier album, Wicked Sensation, paru en 1990. On y trouve également quatre titres remastérisés issus du EP Sound Mountain Sessions : "Slow Drag", "World Of Chance", "City Of Freedom" et "Sucka", ainsi qu'une reprise de BAD COMPANY ("Burnin' Sky"). Un nouvel album qui sent donc quelque peu le réchauffé pour peu que l'on connaisse déjà ces compositions. Ce qui est d'autant plus dommage, c'est que les titres les plus moyens sont justement ceux de l'époque de Sound Mountain Sessions et qui se trouvent en deuxième partie d'album.

En effet, même si "Slow Drag" est bien groovy dans le style Mr. BIG, il est aussi un poil lassant. Certes pas autant que le soporofique "World Of A Chance" où il ne se passe rien de captivant, "City Of Freedom" étant, hélas, dans le même registre au niveau d'inspiration peu élevé. "Sucka" est un peu plus convaincant sans atteindre non plus un degré d'intérêt digne de ce nom. On se demande donc l'intérêt de ces titres remastérisés ici, si ce n'est évidemment pour boucher un trou afin de sortir l'album. Ce qui est vraiment dommage car les réels nouveaux morceaux ne sont pas entièrement à jeter, en commençant par "Believers Of The Day" et sa mélodie sournoise que l'on retient au fil de quelques écoutes. La reprise de BAD COMPANY, "Burnin' Sky", se révèle également intéressante, bien rythmée et nous rappelant encore une fois avec stupéfaction Mr. BIG et les lignes vocales d'un Eric Martin. La plus mélodique reste cependant "Play The Game", surtout pour les couplets et les lignes de guitares, le refrain étant un peu plus quelconque. Mais plus de compositions dans ce genre auraient été les bienvenues. L'instrumental "Black Waters" et la ballade "Sun Red Sun" s'écoutent poliment sans non plus nous impressionner plus que ça. Il reste "Subliminal Dream" aux couplets barbants mais doté d'un refrain plus réussi, et enfin "Erotika", sans grand intérêt, pour rester courtois.

Un bilan donc plus que moyen vu le peu d'inspiration qui ressort en général et le fait que la nouveauté n'est vraie que pour moitié. Sun Red Sun ne devrait donc pas rester dans les mémoires du Hard Rock et risque de passer aux oubliettes d'ici peu de temps. A moins que les fans de George Lynch ne pensent le contraire...

Chronique : Renegade88

4

 

 

LYNCH MOB
 

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LORDI - Scare Force One

Publié le par Nono666

LORDI - Scare Force One
AFM Records
Style : Hard Rock théatral
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.lordi.fi

LORDI_Scare Force One



01. SCG7: Arm Your Doors And Cross Check / 02. Scare Force One / 03. How To Slice A Whore / 04. Hell Sent In The Clowns / 05. House Of Ghosts / 06. Monster Is My Name / 07. Cadaver Lover / 08. Amen's Lament To Ra II / 09. Nailed By The Hammer Of Frankenstein / 10. The United Rocking Dead / 11. She's A Demon / 12. Hella's Kitchen / 13. Sir Mr Presideath Sir

LORDI, ce groupe finlandais qui sévit depuis 1992, a pu faire son effet au début avec ce côté visuel se rapprochant dans l'esprit de KISS. Ils ont remportés le concours Eurovision 2006 dont le pays organisateur était le leur, il faut avouer que cela ne constitua pas forcément un point positif pour les amateurs de Hard Rock, ce genre se voyant davantage représenté par ce look risible et du coup un poil ridiculisé par les non connaisseurs du genre, ces derniers à charge de pouvoir faire l'amalgame sur le genre musical. Une certaine honte, quelque part, de voir un tel groupe dévoilé au grand jour en digne représentant du Hard Rock. Qu'en est-il maintenant au bout de toutes ces années ? Ils poursuivent leur chemin avec plus ou moins d'indifférence avec le fait qu'un tel look peut toujours rebuter un public plus mature qui, disons-le, sera plus concentré sur la musique qu'a ces pitreries. Si l'on fait partie de cette catégorie, il faut vraiment prendre du recul et ne pas tenir compte de cet aspect, même si ce n'est pas facile, car il faut reconnaître en toute objectivité un certain sens des compositions à LORDI. On pourra alors apprécier les quelques mélodies distillées ci-et-là, qui lorgnent finalement plus vers ACCEPT, claviers en plus. Il est même étonnant de croire reconnaître Udo sur bon nombre des hymnes que contient ce Scare Force One. Les refrains se mémorisent assez bien, avec cependant rien non plus d'enthousiasmant au point de faire de cet album un incontournable. Néanmoins on retiendra "Heel Sent In The Clowns" qui contient un chorus pas mal fichu, et des choeurs d'enfants pouvant rappeler un certain ALICE COOPER ("School's out"). "House Of Ghosts" se veut encore plus efficace, avec ce refrain que n'auraient sans doute pas renier nos allemands cités plus haut. "Monster Is My Name" est assez comparable dans le rendu, le refrain étant également plutôt réussi. L'esprit ALICE COOPER règne encore sur l'intro au piano de "Cadaver Lover" pour finir sur un refrain plus proche que jamais d'ACCEPT. "The United Reckoning Dead" est également à retenir vu son potentiel à être taillé pour la scène. "She's A Demon" est aussi bien construit et force est de constater un bon sens de la mélodie. Sans oublier le bouquet final que constitue "Sir, Mr Presideath, Sir" diablement heavy au refrain fédérateur, et ô surprise avec un solo enfin digne de ce nom (il est vrai que ce n'est pas le point fort des Finlandais). Au final, un bilan pas si négatif que ça, si l'on veut encore une fois bien prendre soin de ne s'attacher qu'à la musique. On se surprend même au fil des écoutes à en apprécier davantage la substance. Pas indispensable donc, mais suffisamment accrocheur pour passer un moment agréable sans prise de tête. Quel dommage finalement ce look, non ?

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

LORDI_Band 2014
 

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SATURNALIA TEMPLE - To The Other

Publié le par Nono666

SATURNALIA TEMPLE - To The Other
Listenable Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/saturnaliatemple

SATURNALIA TEMPLE_To The Other



01. Intro / 02. ZazelSorath / 03. To The Other / 04. Snow Of Reason / 05. March Of Gha’agsheblah / 06. Black Sea Of Power / 07. CrownedWithSeven / 08. Void

Formé en 2006, les Suédois de SATURNALIA TEMPLE installent doucement mais surement leur nom sur la scène Doom Metal même si la qualité de leurs opus n'est pas toujours irréprochable. Aion Of Drakon, le premier album, datant déjà de 2011, le duo composé de Peter à la basse et de Tommie à la guitare et au chant, également connu sous le nom de Tommy Eriksson qui a tenu la guitare au sein de THERION sur les albums Vovin et Crowning Of Atlantis en 1997 et 1998, épaulé par Tim Call à la batterie en tant que musicien de session studio et live, il était temps pour nous de voir arriver la suite. To The Other est donc le deuxième album du groupe et si la voix tirant un peu sur le Black Metal sur "ZazelSorath" peut mettre sur une fausse piste, assez rapidement on cible assez bien où ce groupe veut en venir. Le solo très Stoner dans l’esprit qui lance ce même titre, le côté fuzz qui domine la fin de la chanson titre ou même l’introduction de "Snow Of Reason", le psychédélisme n’est jamais bien loin, on pense également à ZAUM ("Void") ou le côté cradingue d’un ELECTRIC WIZARD. A ce seul détail près que les riffs proposés ici sont tout de même très basiques et peu enclin à réveiller l’adepte du style pouvant entendre cela sur la plupart des albums qui sortent tous les mois. Le chant de Tommie n’est absolument pas posé pour amener de la diversité, le groupe se contente d’arpenter les méandres d’un genre plutôt obscur, à l’image de l’artwork plutôt abstrait de cet album. Toutefois, SATURNALIA TEMPLE montre encore sa progression avec un album qui finit par rentrer dans le crâne, sans en devenir dépendant, ce To The Other a au moins le calibre pour vous faire passer l’hiver avec votre dose de Stoner Doom Metal. Pour mieux, il faudra déjà que le groupe se penche sur une production un peu plus dynamique car l’accès à cet album n’en est pas facilité du tout.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

SATURNALIA TEMPLE_Band
 

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ANGRA - Secret Garden

Publié le par Nono666

ANGRA - Secret Garden
EarMusic
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2015
Site Web : www.angra.net

ANGRA_Secret Garden



01. Newborn Me / 02. Black Hearted Soul / 03. Final Light / 04. Storm Of Emotions / 05. Synchronicity II / 06. Violet Sky / 07. Secret Garden (feat. Simone Simons) / 08. Upper Levels / 09. Crushing Room (feat. Doro Pesch) / 10. Perfect Simmetry / 11. Silent Call

Ceux qui, après le départ d'Edu Falaschi, révaient secrètement à un retour d'André Matos au sein d'ANGRA en seront incontestablement pour leurs frais, en effet la paire Kiko Loureiro et Rafael Bittencourt a semble-t-il préféré, plutôt que de lorgner vers son passé, se tourner vers l'avenir et intégrer un nouveau vocaliste en la personne de Fabio Lione. Le chanteur de RHAPSODY OF FIRE, qui intervenait déjà sur Angels Cry - The 20th Anniversary, live célébrant les 20 ans du mythique premier album des Brésiliens, se retrouve donc désormais propulsé au rang de nouveau frontman d'ANGRA. Pourtant comment ne pas tiquer quand on constate que Fabio n'intervient que sur 5 titres alors qu'il est sensé être un membre à part entière du groupe. Si le challenge était clairement à la hauteur du talent de l'Italien qui délivre ici une superbe performance vocale, quelques doutes pouvaient néanmoins subsister quant à la capacité du duo Loureiro/Bittencourt à se surpasser après les très moyens Aurora Consurgens (2006) et Aqua (2010), fort heureusement le résultat ne se fait pas attendre et se révèle bien plus probant ici. Nos deux guitaristes semblent enfin avoir retrouvé l'inspiration qui faisait cruellement défaut aux deux précédentes réalisations, nous livrant avec Secret Garden un album d'un très bon niveau, certes pas parfait, il est clair que l'on n'atteint pas encore le niveau des trois premiers opus, la faute notamment à quelques titres un peu plus dispensables comme "Synchronicity II", "Violet Sky" ou l'éponyme "Secret Garden" qui, malgré l'interprétation de Simone Simons (EPICA), se révèle assez fade et peine à marquer les esprits. Pourtant, Secret Garden n'en demeure pas moins un album plutôt réussi qui permet à ANGRA de redresser la barre après deux albums, ma foi, bien faiblards, de quoi enfin relancer la machine sur de bons rails... Sans doute l'album le plus convaincant depuis Rebirth (2001)...

Chronique : Nono666


7,5

 

 

ANGRA_Band 2015
 
 

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BLIND GUARDIAN - Beyond The Red Mirror

Publié le par Nono666

BLIND GUARDIAN – Beyond The Red Mirror
Nuclear Blast
Style : Progressive Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.blind-guardian.com

BLIND GUARDIAN_Beyond The Red Mirror_Jewel Case



01. The Ninth Wave / 02. Twilight Of The Gods / 03. Prophecies / 04. At The Edge Of Time / 05. Ashes Of Eternity / 06. Distant Memories / 07. The Holy Grail / 08. The Throne / 09. Sacred Mind / 10. Miracle Machine / 11. Grand Parade

Quand BLIND GUARDIAN annonce développer sur son nouvel album la suite du concept d’Imaginations From The Other Side, il y a de quoi donner la banane. Après tout, Imaginations… est l’album qui a fait des Allemands un groupe incontournable de la scène européenne. Le clou avait d’ailleurs été enfoncé avec le superbe Nightfall In Middle-Earth. Après est venu A Night At The Opera et j’ai lâché BLIND GUARDIAN. Les chœurs dans tous les sens et les structures tarabiscotées, ce n’est définitivement pas pour moi. J’ai pourtant lu beaucoup de bien des productions suivantes de la bande à Hansi, mais l’envie n’était plus là. Une corde avait cassé. Pourtant, je me suis promis de jeter une oreille sur ce que BLIND GUARDIAN avait fait entretemps. Jamais fait jusqu’à aujourd’hui et ce Beyond The Red Mirror alléchant au possible. Et non. NON ! A Night At The Opera était simple à côté de cette énorme brique indigeste. J’ai beau écouter et réécouter, ma feuille de notes reste désespérément blanche et ma boite d’aspirine se vide, tant ce truc – machin sensé être la suite de mon album de référence pour BLIND GUARDIAN me vrille le crane et me donne envie de pousser sur le bouton stop. Mais où diable ont – ils planqué les refrains ? Sûrement quelque part en dessous des 83 chœurs soporifiques ou des jingles d’ascenseur joués par l’orchestre classique (à se demander ce qu’il fout là). Ben non. Pas trouvés. Même pas un petit espoir de voir les titres s’améliorer en live. Mais où sont mes bienaimés "Another Holy War",  "I’m Alive", … ? C’est pourtant ce qui était promis, annoncé, martelé sur la pochette, non ? Et il aura fallu 5 ans pour pondre cette chose poussive et trop chargée ? Désolé, mais je n’en crois pas mes pauvres oreilles.

Chronique : Emil Maniak

5

 

 

BLIND GUARDIAN_Band
 

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HAREM SCAREM - Thirteen

Publié le par Nono666

HAREM SCAREM - Thirteen
Frontiers Records
Style : Melodic Hard Rock/AOR
Origine : Canada
Sortie : 2015
Site Web : www.haremscarem.net

HAREM SCAREM_Thirteen



01. Garden Of Eden / 02. Live It / 03. Early Warning Signs / 04. The Midnight Hours / 05. Whatever It Takes / 06. Saints And Sinners / 07. All I Need / 08. Troubled Times / 09. Never Say Never / 10. Stardust / 11. The Midnight Hours (Acoustic version)

Ce nouvel album des canadiens de HAREM SCAREM sobrement intitulé Thirteen contient de forts bons moments de Hard Rock/AOR mélodique, cependant, il manque souvent un petit quelque chose pour que les compositions retiennent entièrement toute notre attention. En effet, hormis le hit en puissance qu'est "The Midnight Hours", d'ailleurs présenté ici dans deux versions différentes, l'une acoustique et l'autre électrique (ce qui n'est sûrement pas un hasard), le reste, bien que jamais désagréable, manque souvent le coche de l'irréprochable. En commençant par le début, "Garden Of Eden" manque un brin d'accroche bien que doté de bonnes guitares, "Live It" se veut plus entraînant par son riff entêtant bien trouvé et son refrain pour les radios US. "Early Warning Signs" n'est pas mal du tout pour les couplets, mais hélas le refrain n'est pas à la hauteur, ce qui ne sera fort heureusement pas le cas de "The Midnight Hours", très inspiré et ce jusqu'au refrain inclus, le genre de titre qu'on aurait aimer davantage en nombre sur ce Thirteen. La ballade "Watever It Takes" rappelle d'entrée l'excellent groupe Néo-Zélandais CROWDED HOUSE des frères Finn, bien que le refrain soit du 100% HAREM SCAREM, titre pas désagréable soit dit en passant. "Saints And Sinners", à l'inverse de beaucoup de morceaux de cette cuvée, contient un superbe refrain, qui fait de ce dernier l'autre meilleur moment de l'album. Les quatre dernières compositions sont plutôt bien construites mais ne laissent pas autant d'empreintes que la reprise en acoustique du hit "The Midnight Hours" aussi belle que l'autre version. Thirteen est donc plutôt un bon album, mais la question à se poser est de savoir quelle trace il en restera plus tard... pour les amateurs de Rock mélodique, un album parmi tant d'autres sans doute. Quant aux fans de HAREM SCAREM, eh bien il faudra leur demander !

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

HAREM SCAREM_Band 2014
 

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ALLEN/LANDE - The Great Divide

Publié le par Nono666

ALLEN/LANDE - The Great Divide
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/AllenLande

ALLEN-LANDE_The Great Divide



01. Come And Dream With Me / 02. Down From The Mountain / 03. In The Hands Of Time / 04. Solid Ground / 05. Lady Of Winter / 06. Dream About Tomorrow / 07. Hymn To The Fallen / 08. The Great Divide / 09. Reaching For The Stars / 10. Bittersweet

The Great Divide, quatrième épisode du duo ALLEN-LANDE, contient de fort beaux passages même si, effectivement, l'ensemble de l'oeuvre ne fait pas pour autant figure d'indispensable. En effet, certains morceaux restant hélas assez moyens parmi d'autres plus réussis. Pourtant, Timo Tolkki (ex-STRATOVARIUS), nouveau compositeur et guitariste, succède à Magnus Karlsson avec, ma foi, un certain panache, distillant ci-et-là des solos bien convaincants. On démarre sur "Come And Dream With Me" qui, s'il reste de facture assez classique, est assez agréable dans un style AOR... "Down From The Mountain" poursuit d'ailleurs sur un riff plus heavy et malgré un refrain pas raté mais un peu moyen ne trahit pas ce sentiment positif. "In The Hands Of Time" se veut un brin plus nostalgique bien que le rythme soit encore assez soutenu et laisse bien le champ libre aux interventions du guitariste. "Solid Ground", pourtant doté d'un gros riff, se présente comme le réel premier bémol faute à un refrain assez peu inspiré et par conséquent bien barbant. Mais qu'à cela ne tienne car c'est le moment du lourd "Lady Of Winter", un morceau à l'ancienne comme on aimerait en entendre plus souvent. "Dream About Tomorrow", sur un ton énergique, est aussi bien intéressant, de même que "Hymn For The Fallen", encore plus inspiré dans les couplets surtout et bien appuyé tout de même par un riff guerrier de haute tenue sur le refrain. A noter également les arrangements et la bonne surprise d'entendre Jorn LANDE poser sa voix et ne pas hurler, il est tellement meilleur dans ce registre. Une trilogie en résumé bien réussie avant que le soufflé ne retombe avec le Sabbathien "The Great Divide" dont le refrain est assez ennuyeux à l'image de "Solid Ground"... à retenir quand même le somptueux solo de Timo Tolkki. On termine avec deux excellents moments dont ce "Reaching For The Stars" riche en émotion et digne des plus grands du Hard mélodique, et cette ballade, la seule, "Bittersweet" qui est, ma foi, très réussie avec ce refrain tout en puissance dont les voix font des merveilles. Au final, et au bout d'une multitude d'écoutes, The Great Divide n'est pas l'échec artistique qu'on pense avec trop peu de recul. Certes, ce n'est pas l'album du siècle comme il est cité au début mais contient néanmoins suffisamment de bons moments pour qu'il satisfasse les amateurs de Hard Rock mélodique de qualité.

Chronique : Renegade88

7,5

 

 

ALLEN-LANDE
 

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USURPRESS - Ordained

Publié le par Nono666

USURPRESS - Ordained
Doomentia Records
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.usurpress.com

Usurpress_Ordained



01. The Heart Of The Last Kingdom / 02. Storming The Mausoleum / 03. The Undeification / 04. Fire In The Minds Of Men / 05. Insignia Of Illumination / 06. Ritual Warfare / 07. The Eyeless Spectator / 08. Fan The Flames Of Madness / 09. Lóthlorien / 10. Deny Salvation (Wolf-Like Dogs) / 11. Embracing The Vultures / 12. As The Monolith Comes Alive

Death/Sludge Metal… ça c’était avant ! Voilà ce qui pourrait être la phrase d’introduction de la chronique d’Ordained et à l’écoute de "The Heart Of The Last Kingdom", le Death Metal y est crasseux, on pense très largement au Death d’un GRAVE ou d'un ENTOMBED sur ce premier titre, et ça ne va pas s’arranger avec "Storming The Mausoleum" où des réminiscences d’ABSCESS pointent le bout de leur nez. La petite pause au piano qu’est "The Undeification" ne sert qu’à relancer la machine à riffs Death Metal old-school jusqu’à cet "Insignia Of Illumination" et son lead de guitare entêtant, l’un des meilleurs morceaux de cet album. D’ailleurs si ce morceau ressort plus particulièrement, c’est surtout parce que ce lead un peu à part pour du Death Metal old-school, rend ce morceau facilement mémorisable, ce que beaucoup d’autres ne font pas ("The Eyeless Spectator", "Fire In The Minds Of Men"), ce qui risque fort de noyer USURPRESS dans la masse des groupes du genre alors qu’ils avaient une identité un peu plus affirmée et moins commune sur le premier album. Certes, il subsiste des titres à part comme ce "Fan The Flames Of Madness" où une voix plus Black répond à une voix un peu plus claire sur un titre assez théâtral et surtout extrêmement rampant, soigné dans les arrangements de guitare, ou cette reprise du "Lóthlorien" de Bo HANSSON (le titre instrumental est issu du premier album de l’artiste de Rock Progressif Suédois, Sagan Om Ringen, publié en 1970) comme une pause mélodique avant un "Deny Salvation (Wolf-Like Dogs)" de nouveau emmené sur un train d’enfer ! Alors, pour être tout à fait exact, les Suédois n’ont pas vraiment changé leur style car il faut bien avouer que la touche Sludge était déjà très disparate (peut-être sur le refrain de "Coronation Of The Cripple King" sur le premier album si on cherche vraiment), mais sur ce deuxième opus, le groupe nous propose des titres bien plus aboutis et beaucoup moins communs même si les riffs restent tout aussi utilisés et usés dans le style Death Metal. Un deuxième album qui marque une progression nette dans la carrière du groupe et à défaut de tenir là un groupe surprenant, nous avons au moins un bon deuxième album pour les amateurs du genre, avec quelques petits détails marquant comme ce son de basse qui prend le dessus sur les guitares dans le mix, un parti pris osé dans un univers où les guitares hurlantes sont généralement maitresses. Si vous devez vous intéresser à ces Suédois, c’est avec Ordained que vous devez commencer !

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

USURPRESS_Band
 

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CRIPPER - Hyëna

Publié le par Nono666

CRIPPER - Hyëna
Metal Blade Records
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2014
Site Web : www.cripper.de

CRIPPER_Hyëna



01. Hyëna / 02. Tourniquet / 03. Bloodshot Monkey Eye / 04. A Dime For The Etablishment / 05. 7 / 06. Animated Flesh / 07. The Origin / 08. Patterns In The Sky / 09. The Jackhammer / 10. Patronized / 11. Pure

Cette pochette me rappelle une certaine pochette d'un groupe nommé HOLY MOSES de l'album Finished With The Dogs paru en 1987. Pure coïncidence?... je ne pense pas. CRIPPER est un groupe qui compte dans ses sources d'inspiration HOLY MOSES. Et ils le rendent très bien sur cet album. De plus, un point commun entre ces deux groupes est le style de musique et tous deux ont une chanteuse. Pour ce quatrième album, CRIPPER signe chez Metal Blade Records, ce qui devrait permettre à ce Hyëna de bénéficier d'une publicité plus grande que ses prédécesseurs, et surtout permettre au groupe de se faire connaître hors de l'Allemagne. D'entrée le morceau éponyme "Hyëna" plante le décor avec un Thrash Metal d'une bonne qualité, mélangeant majestueusement le old school et le Thrash moderne. Des titres comme "Tourniquet" envoient du lourd comme sait si bien le faire le Thrash allemand. Un exemple de mélange subtile de chansons repose sur le triplet "Tourniquet", "Bloodshot Monkey Eye" et "A Dime For The Etablishment", et "Bloodshot Monkey Eye" est un titre plutôt calme et lourd calé entre deux morceaux avec une rapidité excellente et de bons solos. Pour citer d'autres morceaux de qualité, prenons "The Origin" qui comporte plusieurs phases rapides, mid-tempo très bien. De plus, "Jackhammer" est un titre taillé pour foutre un beau bordel dans les pits lors des concerts. En conclusion, un groupe que je n'hésiterais pas à aller voir en concert pour voir leurs performances que je pense être excellentes. Un quatrième album très bien produit qui ravira les fans de Thrash et surtout les fans de Thrash allemand. Un groupe prometteur qu'il va falloir suivre de près.

Chronique : Alex

9

 

 

CRIPPER_Band 2014
 

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NECROPHAGIA - WhiteWorm Cathedral

Publié le par Nono666

NECROPHAGIA - WhiteWorm Cathedral
Season Of Mist
Style : Horror Death/Thrash Metal
Origine : Etats Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.reverbnation.com/necrophagiadeathtrip69

NECROPHAGIA_WhiteWorm Cathedral



01. Reborn Through Black Mass / 02. BИЙ / 03. Angel Blake / 04. Warlock Messiah / 05. Fear The Priest / 06. Elder Things / 07. Coffins / 08. Hexen Nacht / 09. Rat Witch / 10. March Of The Deathcorps(e) / 11. Silentium Vel Mortis / 12. The Dead Among Us / 13. WhiteWorm Cathedral

Initialement prévu en 2012, ce nouvel album de NECROPHAGIA n'a finalement, pour des raisons diverses et variées, pu être diffusé qu'en octobre 2014. Tout d'abord, pour ce septième opus, l'artwork reste dans la pure lignée des pochettes du groupe, mélangeant le kitch et le noir. Sur le plan musical, les pionniers du genre que sont NECROPHAGIA nous pondent un WhiteWorm Cathedral qui, s'il est de qualité, ne prend pas le risque d'évoluer. Ainsi l'album s'écoute relativement bien et dégage une atmosphère très intéressante mélangeant l'obscurité, le gore et la religion. Tout commence avec "Reborn Through Black Mass" efficace avec un refrain qui reste en tête. Ce qui est plutôt rare dans ce style. S'ensuit le morceau "BИЙ", plutôt dansant et avec une bonne ligne de basse. Les titres se suivent, entrecoupés d'extraits de films d'horreur qui donnent une dimension horrifique supplémentaire. Ainsi, cette dimension devient intéressante, notamment sur l'intro de "Fear The Priest" qui utilise un passage du film original de L'exorciste. Le reste de l'album suit la même lignée avec un Death/Thrash simple mais d'une efficacité redoutable, avec un gros coup de cœur pour le titre "March Of The Deathcops(e)" et sa marche de cadavres qui suit la rythmique sur toute la chanson. En plus de ces cadavres, il y a du satanisme grandiloquent et surtout une explication sur les nécrophages qui sont, en fin de compte, des hommes comme nous qui ont seulement une passion différente. On retrouve à certains moments une ambiance pouvant se rapprocher de La Famille Addams. En conclusion, cet album reste un très bon album de NECROPHAGIA qui ravira les fans du groupe et les fans des films d'horreur aimant le Death/Thrash.

Chronique : Alex

8

 

 

NECROPHAGIA_Band 2014
 

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