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CORBEAUX - Hit The Head

Publié le par Nono666

CORBEAUX - Hit The Head
Autoproduction
Style : Post Rock
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.corbeauxrock.com

CORBEAUX_Hit The Head



01. Cran D’arrêt / 02. La Bagarre / 03. 7th Avenue / 04. Sur Un Fil / 05. Where Is Dave ? / 06. Ezimpurkor

Œuvrant dans un Post-Rock Instrumental, les Bretons de CORBEAUX étaient attendus au tournant par une bonne partie de son public car le split avec VOLTE FACE avait contribué à faire émerger ce quatuor. Hit The Head, le deuxième album du groupe voit donc le jour sous les meilleurs auspices d’autant plus que le résultat est loin d’être décevant même si tout n’est pas parfait, on y reviendra. Commençons par quelques points positifs extra-musicaux comme l’attention apportée à l’artwork, bien plus sombre que la musique qu’elle contient. En effet, si "Cran D’Arrêt" contient quelques moments sombres, les leads de guitare qui fusent à tout va apportent une lumière salvatrice, la batterie très dynamique nous sort également d’une éventuelle torpeur. Alors bien sur les rythmiques légèrement alambiquées ne surprendront pas, c’est presque convenu maintenant de faire de la polyrythmique, le groupe qui fera des rythmiques simples avec une étiquette Post-Rock décrochera le pompon c’est certain. Bref, la musique planante de ce quatuor offre un espace de projection formidable pour les âmes qui se perdraient là, on y retrouve l’aspect cinématographique d’un KILLBODY TUNING par exemple mais attention car les passages Rock et plus bruts sont bien présents mais toujours avec cet esprit Rock en toile de fond, point de Hardcore ici où de riffs ultra lourds, nous sommes là sur une frange progressive du style. Cependant, au fil des écoutes, on trouve ici et là quelques longueurs encore comme ce long passage de guitare criarde sur "Cran D’Arrêt" mais dont on ne tient pas totalement rigueur car le groupe a su dynamiser son album avec des titres plus accrocheurs à l’image de "La Bagarre" qui porte très bien son nom ou le surprenant "Where Is Dave ?" qui était déjà présent sur le premier album publié en 2011 et qui a un aspect bien plus direct et foncièrement Rock. Comme bien souvent avec ce style, difficile de sortir un titre plus que d’autres et c’est aussi là le petit hic de cet album, très difficile à entrer dedans, il laissera pas mal de monde à la porte car l’impression de répétition peut se faire sentir alors qu’avec des écoutes attentives de cet album, on peut y voir l’esprit Progressif porté sur la longueur de l’album et non sur chaque titre, l’impression de visualisation cinématographique mentionnée plus haut prend alors tout son sens. A l’heure du bilan, CORBEAUX ne déçoit absolument pas, progresse nettement entre chaque sortie, il manque juste ce brin de folie nécessaire pour emmener le tout et nous avec et puis encore un peu d’attention sur la production où quelques minimes erreurs sont encore présentes comme cette coupure grossière à la fin de "Where Is Dave ?", pas bien méchant mais peut-être préjudiciable pour une installation à long terme dans le haut du panier du style Post-Rock, où ce groupe a tout à fait les capacités d’aller.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

CORBEAUX_Band 2014
 

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FORSAKEN PEDDLERS - Songs Of Fate And Freedom

Publié le par Nono666

FORSAKEN PEDDLERS : Songs Of Fate And Freedom
Autoproduction
Style : Epic Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/forsakenpeddlers

FORSAKEN PEDDLERS_Songs Of Fate And Freedom



01. The Brave / 02. All Shall Fall / 03. Forsaken Peddlers / 04. The Conqueror

FORSAKEN PEDDLERS est un groupe relativement nouveau fondé sur les bases de FATUM ELISUM, combo Doom / Death normand récemment désactivé et dont nous avions fortement apprécié l’œuvre, et notamment son superbe Homo Nihilis (2011). Même si quelques points communs relient les deux projets, notamment le choix de la lenteur comme terrain d’expression ou la longueur des compositions, FORSAKEN PEDDLERS a choisi une voie différente sur le fond. Sur ce premier effort, le désespoir fait place à un souffle épique proéminent. On ne sera donc pas surpris de trouver, en lieu et place des growls d’antan, un chant clair plutôt convaincant et expressif, même si l‘on entrevoit une marge de progression en ce qui concerne la justesse et la prononciation de l’anglais. Ceci étant dit, pour un premier essai (il tenait la basse au sein de FATUM ELISUM), Alexandre s’en sort avec les honneurs. Cela ne perturbe pas l’écoute de cet opus, hormis peut-être sur "All Shall Fall", qui contient quelques lignes vocales sonnant comme « forcées ». Ce titre s’avère d’ailleurs être à mon humble avis le plus faible des quatre pièces (oui, quatre pour 46 minutes de musique !) qui composent ce recueil. Pour clore le sujet du chant, un soupçon de production supplémentaire – comme sur la fin de "Forsaken Peddlers" où le doublage des pistes vocales fait merveille – aurait permis de valoriser davantage des lignes vocales pour la plupart inspirées. On appréciera par ailleurs la mise en son des instruments, underground certes mais très adéquate, avec une caisse claire énorme qui remplit bien l’espace. Il n’y a dès lors plus qu’à se laisser emporter par cette marée de riffs et de lignes vocales héroïques et le voyage commence ! Les amateurs de SOLITUDE AETERNUS, SOLSTICE, CANDLEMASS, mais aussi de BATHORY et PRIMORDIAL devraient à coup sûr apprécier ce Songs Of Fate And Freedom fort prometteur.

Chronique : Morbid S.

7

 

 

FORSAKEN PEDDLERS_Band
 

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FOREIGN - The Symphony Of The Wandering Jew Part 1

Publié le par Nono666

FOREIGN - The Symphony Of The Wandering Jew Part.1
Autoproduction
Style : Opera Rock/Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : http://foreignrockopera.bandcamp.com

FOREIGN_The Symphony Of The Wandering Jew Part 1



01. Ahasverus / 02. Cursed / 03. The Running / 04. Eternal Enemies / 05. Eternity Part I / 06. Xuanzang / 07. The Quest / 08. Juan Esperandios (Lost In Different Lands) / 09. Activated / 10. By The Sea / 11. Eternity Part II / 12. The Worst Pain Ever Felt / 13. Medeivel

Projet de longue haleine initié par Ivan Jacquin, musicien franc-comtois connu pour son implication au sein de groupes ou projets tels que PSYCHANOIA, PROJEKT ONE, LIFESEEKER ou AMONYA, FOREIGN est un Opéra Rock/Metal particulièrement ambitieux se déclinant sous la forme d'un tryptique - The Symphony Of The Wandering Jew en étant la première partie - s'articulant autour du concept du Juif Errant, maudit par Jésus et condamné à l'immortalité. Travaillant sur le projet depuis pas moins d'une quinzaine d'années, Ivan Jacquin n'a visiblement rien laissé au hasard pour venir à bout de son entreprise, s'entourant d'une équipe de 18 musiciens (outre les traditionnelles guitares, basse et batterie, on retrouve ici violon, violoncelle, flutes, harpe, accordéon, hautbois, sitar, doudouk, dulcimer...), d'un choeur mixte de 14 personnes et de 11 vocalistes. Chacun apportant divers univers au projet car tous venant d'horizons différents... Tantôt parsemé de touches orientales ("Ahasverus"), celtiques ("Cursed"), world ("Xuanzang") ou médievales et alliant dans une alchimie quasi parfaite Symphonic Rock, Metal, Folk, World Music ou musique électro, autant d'éléments faisant toute la richesse de ce The Symphony Of The Wandering Jew, véritable odyssée musicale au rendu cinématographique où plane incontestablement l'ombre d'un certain Arjen Anthony Lucassen (AYREON, STAR ONE), grand maitre du genre. Faisant preuve d'un travail colossal, FOREIGN nous offre ici un album fouillé avec, toujours en ligne de mire, cette empreinte progressive qui tient en haleine l'auditeur d'un bout à l'autre de cette oeuvre grandiose et majestueuse. Un album d'une qualité indéniable qui devrait sans mal permettre à FOREIGN de s'imposer dans le milieu Rock/Metal progressif.

Chronique : Nono666

9

 

 

FOREIGN_Ivan Jacquin
 

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TANKCSAPDA - Urai Vagyunk A Helyzetnek

Publié le par Nono666

TANKCSAPDA - Urai Vagyunk A Helyzetnek
Style : Rock/Metal/Punk
Origine : Hongrie
Sortie : 2014
Site Web : www.tankcsapda.hu

Tankcsapda_Urai Vagyunk a Helyzetnek



01. A Zene Betemet / 02. Semmi Pánik / 03. Egyedül a Világ Ellen / 04. Koponyák és Csontvázak / 05. Olyan, Mint Rég / 06. Vörös Rúzs / 07. Ez Egy Ilyen Nap / 08. Térdre Borulnak a Gyengék / 09. Köpök Rátok / 10. Lélekhangokból / 11. Sállállállá (Csak Bennem Bízz)

Alors pour vous tous, ami(e)s Français(es) et francophones, ce groupe ne vous dira absolument rien. C’est pourtant l’un des plus gros groupes de Rock hongrois et qui vient de fêter ses 25 ans de carrière. Ici, ils remplissent régulièrement les salles dans lesquelles ils se produisent. Et croyez moi elles sont beaucoup, beaucoup plus grandes que le Klub à Paris où le groupe s’est produit pour sa première date en France en octobre dernier. Pratiquement tous les jeunes groupes magyars de Rock qui se forment commencent en faisant des reprises de l’équipage du tank (traduction de TANKCSAPDA). Bon alors que nous réserve la cuvée 2014. Le groupe continue encore à jouer son Rock musclé lorgnant, suivant les titres, entre le Hard ("Koponyák És Csontvázak") et le Punk. Il y a quand même du bon mais pas vraiment innovant comme par exemple "Egyedül A Világ Ellen" (ne soyez pas effrayé par ces lettres bizarres et inconnues pour vous J ). Le groupe chante dans sa langue maternelle mais je trouve que ce n’est pas dérangeant (ou alors j’habite depuis trop longtemps en Hongrie et cela ne me choque plus ?), les mélodies vocales et l’énergie sont là et c’est bien l’essentiel. Un titre comme "Olyan Mint Rég", même s’il est bien rythmé et agrémenté de quelques riffs typés Metal, est très orienté radio et grand public. Et c’est globalement la caractéristique qui se dégage à l’écoute de cette 21ème réalisation des gars de Debrecen. Et ce n’est pas la ballade musclée "Ez Egy Illyen Nap" qui nous démontrera le contraire. Je dirais même que cet album a un esprit "Canada Dry", entendez par là qu’il sent la sueur, qu’il a la couleur du houblon mais que ce n’est pas vraiment du Métal. Encore un exemple, "Térdre Borulnak A Gyengék" débute comme du MOTÖRHEAD, notamment grâce à un riff que ne renierait pas la bande à Lemmy, mais la mélodie vocale, le refrain et les couplets sont plutôt dans l’esprit Punk Rock. "Köpok Rátok" est le titre le plus lourd de l’album, un bon riff et un rythme headbanguant, le refrain lui reste dans l’esprit de l’album, commercial. Bon c’est vrai le break et la fin de ce titre, eux, sont plus Slayeriens. L’avant-dernier titre de l’album continue dans cette lignée quand même bien Metal. Je pense que si vous cherchez à découvrir le groupe, cet album n’est pas le meilleur et je vous conseillerais plutôt de vous pencher sur les débuts de la carrière du trio. Même si cet album est le plus Metal sorti par le groupe et agrémenté de nombreux refrains qui plairont aux jeunes (en tout cas ici). Il ne me reste plus qu’à aller voir le groupe en concert pour la première fois, ils joueront au palais des sports de la ville dans laquelle je réside le 14 mars prochain. Ça devrait être blindé, et ça devrait pogoter et headbanguer à tout va.

Chronique : Horace Pinker

8    

 

TANKCSAPDA_Band
 

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DEADLINE - Fire Inside

Publié le par Nono666

DEADLINE - Fire Inside
Bad Reputation
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.deadlinehardrock.com

DEADLINE_Fire Inside



01. The Fire / 02. Fire Inside / 03. Rock You / 04. Teach Me Love / 05. Freedom Call / 06. October / 07. Like An Old Man / 08. The Maverick / 09. No Glory / 10. Broken Parts / 11. The Hunter / 12. Broken Parts (Cello)

Après une courte intro qui me fait penser à une musique de western, on entre dans le vif du sujet avec le titre éponyme de l’album, qui est la seconde réalisation de DEADLINE. Et tout de suite ce qui m’a fait réagir c’est le chant. Il m’aura fallu de nombreuses écoutes pour passer outre ce chant nasillard d'Arnaud Restoueix. Au début, j’ai carrément détesté puis au fil des écoutes, je m’y suis fait. Les mélodies vocales sont sympa pourtant et collent parfaitement à l’esprit Rock/Hard Rock de la musique des frenchies. Musicalement c’est plutôt réussi même si le groupe n’invente rien, il arrive à faire sonner ses titres de façon assez moderne malgré le style joué. Je trouve que DEADLINE lorgne parfois du coté de SHAKIN' STREET, notamment au niveau de certaines mélodies vocales qui me font penser à celles de Fabienne Shine comme sur le titre "Rock You" par exemple. Malheureusement je trouve aussi que la voix a été mixée trop en avant. Les choeurs sont bons et apportent leur pierre à l'édifice. La façon de chanter manque de bollocks et lorsqu' Arnaud Restoueix s’énerve il a tendance à partir dans le criard nasillard. Sa voix manque de grain, de feeling et de chaleur et c’est dommage car sur un titre comme "October" il nous prouve qu’il aurait pu faire beaucoup mieux sur l’ensemble de l’album, il en a les capacités. Les interventions du guitariste en solo sont toujours bien vues, arrivant à point nommé pour rehausser les chansons. Je trouve la cover très réussie, simple mais efficace. Le chanteur a aussi parfois des intonations à la Axl Rose comme sur "The Maverick". La mélodie vocale du couplet de "The Hunter" a des faux airs et de vraies ressemblances avec le couplet du "Long Live Rock N Roll" de RAINBOW. Les fans du genre qui arriveront à faire abstraction de la voix nasillarde du chanteur pourraient apprécier cet album.

Chronique : Horace Pinker
 

6

 

 

DEADLINE_Band+Logo
 

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ASTRALION - Astralion

Publié le par Nono666

ASTRALION - Astralion
Limb Music
Style : Melodic Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.astralion.org

ASTRALION_Astralion



01. Mysterious & Victorious / 02. The Oracle / 03. At The Edge Of The World / 04. When Death Comes Knocking / 05. We All Made Metal / 06. Black Sails / 07. To Isolde / 08. Computerized Love / 09. Mary (Bloody) / 10. Five Fallen Angels / 11. Last Man On Deck

Originaire de Finlande, ASTRALION n'est sans doute pas le plus original des groupes de Power Metal. Evoluant dans un registre très classique et relativement mélodique, le quintet, bien que formé de musiciens d'expérience issus de groupes tels OLYMPOS MONS, THE ADDICATION, HUMANGOD ou TORNED, peine à se détacher de l'influence de ses compatriotes de STRATOVARIUS ou SONATA ARCTICA. Bien que ce premier album soit loin d'être désagréable, tout cela sent tout de même un peu trop le réchauffé à notre gout... ASTRALION ne propose rien de bien neuf ici, le groupe aurait peut-être pu tirer son épingle du jeu il y a une quinzaine d'années, à une époque où le style était alors à son apogée mais aujourd'hui une impression de déjà entendu s'installe très rapidement... Après il faut bien reconnaitre que nos Finlandais sont loin d'être des manches et font preuve d'une exécution sans faille, des titres tels que "Mysterious & Victorius", "When Death Comes Knocking" ou "We All Made Metal" se révèlent même particulièrement accrocheurs, dotés de refrains plutôt efficaces, malheureusement rien de vraiment marquant n'émane de cet album si ce n'est son côté "cliché" et somme toute assez banal. Il manque désespérément à ASTRALION ce petit quelque chose qui permettrait aux Finlandais de se démarquer... Si les bases sont bel et bien là, le groupe va devoir batailler dur et revoir sa copie afin d'apporter un peu de personnalité à son style s'il veut marquer un peu plus les esprits à l'avenir...

Chronique : Nono666

6

 

 

ASTRALION_Band 2014
 

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AEON PATRONIST - Through The Paths Of Delusion

Publié le par Nono666

AEON PATRONIST - Through The Paths Of Delusion
Great Dane Records
Style : Technical Death Metal
Origine : France (La Réunion)
Sortie : 2014
Site Web : http://aeonpatronist.bandcamp.com

AEON PATRONIST_Through The Paths Of Delusion



01. Reborn Through The Blinding Fire / 02. Piercing The Veil Of The Lost / 03. The Hall Of The Two Truths / 04. Through The Paths Of Delusion / 05. Higher Sphere Of Thought / 06. The Mad Poet / 07. In A Dying Garden

Confronté à de nombreux changements de line-up, les Réunionnais d’AEON PATRONIST n’ont pourtant pas mis bien longtemps avant de proposer leur premier album, Through The Paths Of Delusion qui a vu le jour en juin 2014 et qui arrive jusqu’à nos oreilles grâce à Great Dane Records qui semble avoir pris le trio sous son aile. Il faut dire que son leader Alexandre "Lenos" THIONG-SION semblait déjà avoir une idée bien précise de ce qu’il voulait, un Death Metal technique mais non dénué d’esprit old-school (l’intenable "In A Dying Garden" !) avec en fond un certain esprit Black sans pour autant que le groupe n’en dessine les traits distincts, c’est plus vicieux car c’est dans la suggestion. "Piercing The Veil Of Lost", dans une veine plus lente et lancinante, se fait très lourd, un contre-poids parfait au rouleau compresseur "Reborn Through The Blinding Fire" qui ouvre les hostilités dans une brutalité sans concession. Ces Réunionnais rappellent SEVERE TORTURE, le Death Metal est très bien éxécuté avec des parties aux rythmiques particulières mais toujours avec cet esprit old-school dont l’élément le plus criant est la voix d’Alexandre qui ne donne pas dans le growl stérile ou dans la grosse voix sans âme comme on en entend trop souvent dans ce style, et puis, dans le style Death Metal technique, AEON PATRONIST sait rester court et surtout concis, pas d’allongement inutile prétexte à la branlette de manche, ce premier album met les pieds dans le plat et de quelle façon ! Bien entendu, un effort sur la production est encore à apporter, les guitares manquent encore un peu de patate, le jeu de batterie n’est pas non plus vraiment mis en avant et la basse semble noyée dans cette bouillie mais le niveau est déjà suffisamment bon pour très vite comprendre que ce groupe possède ce quelque chose de plus qui laisse penser qu’ils pourraient se faire une place sur cette scène gorgée de groupes aussi intéressants que l’avis de Nabila sur le développement économique de la Guyanne (ndlr. elle pense que c’est une marque de gâteau !). Un groupe à suivre, en attendant, que les amateurs de Death Metal à la technicité avérée mais non repoussante jettent une oreille sur ce Through The Paths Of Delusion.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

AEON PATRONIST_Band
 

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RAUNCHY - Vices.Virtues.Visions.

Publié le par Nono666

RAUNCHY - Vices.Virtues.Visions.
Massacre Records
Style : Modern Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.raunchy.dk

RAUNCHY_Vices.Virtues.Visions



01. Eyes Of A Storm / 02. Truth Taker / 03. Digital Dreamer / 04. Never Enough / 05. The Castaway Crown / 06. Anasthesia Throne / 07. Luxuria / 08. I, Avarice / 09. Frozen Earth / 10. Clarity / 11. The Singularity Heart
 
Sixième album pour les Danois de RAUNCHY, avec la présence d'un nouveau vocaliste, Mike Semesky (THE HAARP MACHINE), succédant à Kasper Thomsen. Le style du groupe est un mélange de Death plutôt technique et de parties Pop très prononcées. Sur le papier ça pourrait être intéressant mais le résultat est loin d'être passionnant... Commençons par les points positifs, la production de l'album est sublime et met en valeur le travail des musiciens (mention spéciale au batteur qui a fait un super boulot), le clavier est un peu trop omniprésent et chargé à mon goût. "Eyes Of The Storm", premier titre de l'opus commence pourtant bien, avec un clavier énigmatique et une entrée de guitare-batterie-voix hurlée fracassante, malheureusement dès le refrain, on surnage en pleine Pop mielleuse qui a le don de casser l'ambiance et de provoquer l'envie soudaine d'appuyer sur stop. "Truth Taker" démarre comme un super morceau de SCAR SYMMETRY, nappes de claviers futuristes et growls enfievrés, puis arrive le refrain, et là c'est le drame... Bref, je pourrais faire le même constat sur chaque titre qui parsème ce Vices.Virtues.Visions., donc autant écourter la liste des reproches... Cet album est symptomatique du courant actuel qui veux faire cohabiter le Metal le plus extrême aux sonorités de la Pop mercantile et opportuniste. Le résultat est vraiment désastreux dans le sens où les compositions auraient pu être fantastiques compte tenu du niveau musical du sextet (le solo de guitare sur "Anasthesia Throne" est particulièrement fabuleux) et des capacités vocales de Semesky dans le registre extrême... Bref, comment se tirer une balle dans le pied avec une belle dose de guimauve popisante alors que les riffs et structures rythmiques étaient là et auraient pu accoucher d'un monstre musical... Absolument TOUS les refrains tuent dans l'œuf l'enthousiasme ressenti pendant les couplets, c'est assez consternant... Soyons clairs, cet album possède des moments vraiments forts et chaque titre aurait pu être une vraie tuerie, mais les refrains sirupeux, le chant clair insupportable combiné aux touches pop/electro de mauvais goût rend le tout indigeste (d'ailleurs, "Nght Prty" qui clôt l'album est une véritable daube Electro à vomir). En conclusion, un album à éviter...

Chronique : Ziltoik Skeksis

3,5

 

 

RAUNCHY_Band 2014
 

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DEVILMENT - The Great And Secret Show

Publié le par Nono666

DEVILMENT - The Great And Secret Show
Nuclear Blast
Style : Gothic Heavy/Black Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/devilmentcorps

DEVILMENT_The Great And Secret Show



01. Summer Arteries / 02. Even Your Blood Group Rejects Me / 03. Girl From Mystery Island / 04. The Stake In My Heart / 05. Living With The Fungus / 06. Mother Kali / 07. Staring At The Werewolf Corps / 08. Sanity Hits A (Perfect) Zero / 09. Laudanum Skull / 10. The Great And Secret Show / 11. Beds Are Burning (Midnight Oil cover) [Bonus] / 12. Psycho Babble [Bonus] / 13. Even Your Blood Group Rejects Me (Motion Picture Soundtrack) [Bonus]

Le groupe anglais DEVILMENT, fondé par Daniel Finch, livre ici son premier album. Notons que Finch vient également de quitter le groupe pour se consacrer, selon lui, à de nouveaux projets. La pochette au visuel très gothique laisse penser au célèbre tueur en série Jack l’Éventreur tapis dans l’ombre traquant sa proie. Cette femme élégamment vêtue est debout devant une sorte d’arcade temporelle où des mains tentent de l’entraîner dans un autre monde.

Il y a de très bonnes choses dans cet album mélangeant les riffs traditionnels du Heavy Metal et un univers sombre. Les fans de musique gothique pourront apprécier davantage cet album où l'on sent une noirceur mêlée d'une touche de mysticisme et de mélancolie. On y trouve également des influences orientales et indiennes avec la chanson "Mother Kali" ou des éléments empruntés au Thrash Metal sur "Living With The Fungus". L’influence de Dani Filth est parfois palpable et il semble que nous avons affaire sur certains titres à CRADLE OF FILTH mais finalement The Great And Secret Show est un album qui s'écoute bien et qui nous transporte dans plusieurs univers. Ce dernier point peut néanmoins être déconcertant au sens où il n'y a pas de réel fil conducteur rythmant les chansons. Les titres bonus sont assez perturbants, notamment la reprise du titre "Beds Are Burning" originalement chanté par le groupe MIDNIGHT OIL où l'acteur Bam Margera (Jackass...) vient ici poser sa voix sur un fond arrangé avec des chœurs féminins assez mièvres. Bref, le scepticisme est de mise concernant cette reprise.

En résumé, ce premier opus de DEVILMENT peut être considéré comme une réussite et permet au public de découvrir Dani Filth dans un autre registre que le Black Metal. Cependant, nous pouvons également nous poser la question de savoir si le chanteur de CRADLE OF FILTH participe ici à un projet personnel ou si sa présence au sein du groupe est une façon d'attirer le public.

Chronique : Emeu Ragie

8

 

 

DEVILMENT_Band
 

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AVENGER - The Slaughter Never Stops

Publié le par Nono666

AVENGER - The Slaughter Never Stops
Rocksector Records
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.avenger-uk.com

AVENGER_The Slaughter Never Stops_2



01. Mace Imperial / 02. Race Against Time / 03. Fate / 04. Fields Of The Burnt / 05. Into The Nexus / 06. Decimated / 07. In Arcadia Go! / 08. Killers (Iron Maiden Cover) / 09. Flayer Psychosis / 10. Shot To Hell / 11. Midnight Mass Destruction

Formé en 1982, AVENGER fait partie, au même titre qu'un JAGUAR ou un BATTLEAXE, de cette vague de groupes quelque peu oubliés de la New Wave Of British Heavy Metal. Auteur de deux albums sortis durant la première moitié des 80's : Blood Sports (1984) et Killer Elite (1985), le groupe de Newcastle finira par se séparer en 1986. Reformé depuis 2005, c'est autour des deux membres fondateurs que sont Ian Swift (chant) et Gary Young (batterie) qu'AVENGER nous revient avec un troisième album, The Slaughter Never Stops, qui fait la part belle à un Heavy dans la grande tradition des 80's. On retrouve ici quelques influences nous rappelant les premiers IRON MAIDEN ("Fate", "In Arcadia Go!"), ce qui se verra confirmé par une reprise parfaitement exécutée du "Killers" de la vierge de fer. Souvent speed et direct ("Shot To Hell"), nos Anglais nous délivrent quelques compos certes pas forcément très originales mais néanmoins particulièrement efficaces ("Race Against Time", "Fields Of The Burnt", "Into The Nexus") qui font de ce nouvel opus un album tout à fait recommandable pour les fans de Metal à l'ancienne. Après les très bonnes dernières sorties de DEMON, SATAN, HELL, ou BATTLEAXE, et maintenant ce AVENGER, on se dit que finalement la fameuse NWOBHM n'est définitivement pas morte, et que les groupes qui en sont issus ont encore bien des choses à dire, ce nouvel album d'AVENGER en est une nouvelle fois la preuve !

Chronique : Nono666

8

 

 

AVENGER_Band 2014
 

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