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SOUNDCRAWLER - The Dead-End Host

Publié le par Nono666

SOUNDCRAWLER - The Dead-End Host
Klonosphere / Season Of Mist
Style : Stoner Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.soundcrawler-band.com

SOUNDCRAWLER_The Dead-End Host



01. Raiders / 02. Burning Scales / 03. A God To Feed / 04. Long Coma Slow / 05. Souls From The Trash / 06. The Plastic Truth / 07. Civil / 08. Infinite Genocide / 09. And All The Seconds Left

Après un premier album, The Sandcrawler, en 2012, les Bordelais enchainent avec un The Dead-End Host leur permettant de poursuivre la trajectoire initiée voilà trois ans. En effet, si vous aviez apprécié le Stoner Metal du groupe à l’époque, empruntant largement à SOUNDGARDEN et AUDIOSLAVE par extension et à KARMA TO BURN pour la production bien cradingue sur les guitares, ce nouvel opus ne devrait pas vraiment vous décevoir. Enfin, sauf si vous attendiez une progression nette entre temps, ce qui serait assez légitime étant donné les trois années écoulées entre les deux albums. Basse ronronnante, batterie très claquante, guitares brouillonnes, grasses et assez mal définies (ndlr volontairement, c’est une production typiquement Stoner ici), un chant aérien et se plaçant en fond avec un large écho qui lui permet d’occuper pas mal d’espace en définitive, le groupe ne s’est pas trompé. C’est d’ailleurs sur ce point que la progression est la plus remarquable, le groupe a appuyé sur cet aspect crasseux de la production, car musicalement on retrouve ici les mêmes recettes que sur The Sandcrawler à tel point qu’en l’écoutant j’avais parfois l’impression de réécouter ce premier opus. Ensuite, il y a ceux qui préfèrent qu’un groupe reste attacher à ses fondamentaux et n’en dévie pas, ceux-là vont être ravi car si la voix de Rémy POCQUET, légèrement rocailleuse et montrant ses limites dans les hauteurs, pourra en irriter certains, son accent bien franchouillard pourra aussi être un petit point de blocage. Ceci dit, difficile de ne pas reconnaitre la qualité de cet album qui se révèle au fur et à mesure des écoutes avec des titres comme "Infinite Génocide", "The Plastic Truth" ou le plus ambiancé "Long Coma Slow" mais aussi le titre d’ouverture "Raiders" très révélateur des capacités du groupe. Avec un artwork très soigné, un digipack avec un livret bien fourni, SOUNDCRAWLER s’impose comme une valeur montante de la scène française, et les défauts légers relevés ici font également le charme de cette sortie tout à fait indiqué pour les amateurs de Stoner Metal autre que celui qui ne peut s’écouter qu’après consommation de substances hallucinogènes. Il y a fort à parier que cet album permettra au groupe de franchir un palier en terme de reconnaissance auprès du public.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

SOUNDCRAWLER_Band 2015
 

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THE AGONIST - Eye Of Providence

Publié le par Nono666

THE AGONIST - Eye Of Providence
Century Média Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Canada
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/TheAgonistOfficial

THE AGONIST_Eye Of Providence



01. Gates Of Horn And Ivory / 02. My Witness, Your Victim / 03. Danse Macabre / 04. I Endeavor / 05. Faceless Messenger / 06. Perpetual Notion / 07. A Necessary Evil / 08. Architects Hallucinate / 09. Disconnect Me / 10. The Perfect Embodiment / 11. A Gentle Disease / 12. Follow The Crossed Line / 13. As Above, So Below

Alors que l'on ne donnait pas cher de la peau de THE AGONIST après le départ de sa vocaliste Alissa White-Gluz partie rejoindre ARCH ENEMY, les Montréalais ont su dénicher en la personne de Vicky Psarakis, la chanteuse idéale pour succéder à Alissa. S'il s'agit là d'une nouvelle étape dans la carrière des Canadiens, on n'assiste pas non plus à une révolution, Eye Of Providence reste dans la droite lignée de ce que THE AGONIST a toujours eu l'habitude de proposer, mais la grande interrogation était bien sûr de savoir comment Vicky Psarakis allait s'en sortir, alors disons le de suite, la miss n'a rien à envier à sa prédécésseure, demontrant une dimension vocale tout bonnement impressionnante, passant avec aisance d'un chant clair à un chant hurlé des plus convaincants ("Faceless Messenger", "Perpetual Notion"). On pouvait également se demander si le groupe allait reussir, si ce n'est à surpasser, au moins à égaler le très bon Prisoners sorti en 2012. Et la réponse ne se fait guère attendre, dès "Gates Of Horn and Ivory" qui ouvre l'album, le fan peut être rassuré, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, on retrouve le THE AGONIST que l'on connait, ça balance du lourd, c'est énergique et d'une puissance à toute épreuve, une agressivité parfaitement contre-balancée par un aspect mélodique également très présent tout au long de l'album. Le groupe n'a visiblement rien perdu de la gnaque qui l'animait, ce qui se vérifie notamment avec le très efficace "My Witness, Your Victim" ou encore "As Above, So Below". Si Vicky se révèle être un atout principal de ce Eye Of Providence, amenant une certaine fraicheur à l'ensemble, la force de ce quatrième effort se situe également au niveau musical avec des parties guitares où se cotoient riffs accrocheurs et incisifs et soli plutot techniques, sans oublier une section rythmique puissante qui abat une nouvelle fois un sacré boulot... S'il n'a rien de révolutionnaire ni d'original, Eye Of Providence est néanmoins un album particulièrement solide qui permet, après plus de dix ans de carrière, à THE AGONIST de franchir un nouveau cap et d'entrer dans une nouvelle ère, nous prouvant que malgré le départ de sa chanteuse emblématique la formation québécoise a su faire face et revenir plus forte encore, ce qui était loin d'être gagné d'avance ! Au final, THE AGONIST en sort grandi et nous offre même là ni plus ni moins que son meilleur album à ce jour !

Chronique : Nono666

8

 

 

THE AGONIST_Band 2015
 

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EUROPE - War Of Kings

Publié le par Nono666

EUROPE - War Of Kings
earMUSIC
Style : Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.europetheband.com

EUROPE_War Of Kings



01. War Of Kings / 02. Hole In My Pocket / 03. Second Day / 04. Praise You / 05. Nothin' To Ya / 06. California 405 / 07. Days Of Rock'n'Roll / 08. Children Of The Mind / 09. Rainbow Bridge / 10. Angels (With Broken Hearts) / 11. Light Me Up / 12. Vasastan

D'accord, on se fait à l'idée de l'orientation du groupe vers un Hard Rock plus classique voulant aller à l'essentiel depuis le précédent Bag Of Bones. Certes le choix est louable après la période FM plongeant dangereusement EUROPE vers un succès médiatique pas toujours maitrisable. Ce fut réussi avec leur retour en 2004 et un Start From The Dark surprenant mais dans l'ensemble plutôt satisfaisant. Le clou sera nettement enfoncé avec Secret Society qui réussit l'exploit d'allier leur nouveau style avec cette fois davantage de mélodies. Last Look At Eden restera dans cette direction avec toutefois moins d'inspiration, certains titres étant assez dispensables. Bag Of Bones annonçait encore un changement vers un Hard bluesy hélas pas toujours persuasif, War Of Kings poursuit dans cette veine avec malgré tout un attrait supérieur avec des claviers plus en avant. Néanmoins, si l'ensemble n'est aucunement désagréable, on se surprend à décrocher parfois avec des passages ou morceaux quelque peu ennuyeux, le tout manquant quand même singulièrement de rythme. On pense notamment à "Second Day" qui, après un "War Of King" épique et surtout un "Hole In My Pocket" furieux, s'avère être un brin quelconque... rien ne retenant vraiment ici l'attention. Heureusement, on repart mieux avec "Praise You" et son intro pas originale pour deux sous mais diablement efficace. Bon certes, c'est pas l'extase mais le solo de John Norum vaut son pesant d'or, alignant des notes emplies de feeling faisant plaisir à entendre. "Nothin' To Ya" se veut plus Heavy avec son riff bien inspiré de "I" sur l'album Dehuminazer de BLACK SABBATH. Notons au passage une production quand même bien douteuse pour ne pas dire plus... on a vraiment du mal à comprendre un tel choix. Sinon, le morceau en lui-même n'est pas un exemple du genre dans le domaine de l'inspiration... rien ne décollant vraiment. Une lueur d'espoir apparait cependant avec "California 405" qui nous fait retrouver un EUROPE plus enjoué et surtout... plus mélodique ! On continue dans le genre avec "Days Of Rock'n'Roll" qui, avec son thème principal, est sympa et du coup moins lourdingue que certaines autres compositions. "Children Of The Mind" retombe hélas dans ce travers du mid-tempo avec un refrain pas des plus captivants... on zappe pour un "Rainbow Bridge" du même tonneau et qui ne rend pas du tout hommage au groupe de Ritchie Blackmore, comme on a pu le lire ci-et-là... le morceau étant loin de rivaliser avec l'inspiration de l'homme en noir. Même si John Norum s'essaye à l'imiter dans son solo, rien n'y fait. "Angels" (With Broken Hearts)", morceau lent à l'atmosphère mélancolique mais heureusement bien inspiré nous sauve juste à temps du décrochage fatal. Dommage de ne pas retrouver cette inspiration plus souvent au long de ce War Of Kings. "Light Me Up" termine sur un rythme plus soutenu, tout droit sorti des seventies, hélas le refrain nous renvoie direct dans les cordes de l'ennui... plus anodin que ça tu meurs ! Le final de John Norum nous rappelle cette fois Michaël Schenker... mais c'est déjà entendu et en mieux... Cela confirme bien le manque d'inspiration de nos Suédois depuis quelques années, le tout noyé dans ce soi-disant revival 70' qui pourrait bien être l'arbre qui cache la forêt. N'oublions pas le nostalgique et tristounet "Vasastan" qui se veut plutôt aller dans la direction de Steve Morse pour le phrasé... plus que vers Gary Moore comme on a pu le lire ci-et-là. Bref, c'est pas ça qui fera changer d'appréciation sur ce War Of Kings pas complètement raté mais manquant tout de même suffisamment d'atouts pour en faire un essentiel d'EUROPE. Après, les avis sont pourtant souvent positifs... tant mieux pour le groupe à Joey Tempest... et sans rancune, cela n'empêchera nullement d'aller les voir en première partie de SCORPIONS.

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

EUROPE_Band 2015
 

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HOLDING SAND - A Life Worth Memoirs

Publié le par Nono666

HOLDING SAND - A Life Worth Memoirs
Autoproduction
Style : Post-Hardcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.holdingsand.com

HOLDING SAND_A Life Worth Memoirs



01. A Life Worth Memoirs / 02. Just Make Me A F***ing Sandwich / 03. Hell-Bent / 04. Merry-go-round / 05. Worn Out / 06. Meat Locker / 07. Wreck / 08. Denial, Anger, Bargaining, Depression, Acceptance / 09. Lights Out / 10. Farewell / 11. Whimpers & Screams / 12. Forever Yours

Œuvrant depuis 2007, HOLDING SAND nous propose avec A Life Worth Memoirs, un second opus plus ambitieux que son ainé sorti en 2012. Le Post-Hardcore des Tourangeaux se mute en une sorte de conte en 3 chapitres racontant la maladie et la mort d’un personnage. Le premier, ouvert par le morceau titre qui est une introduction très posée, amène un  groove communicatif dans ce début d’album. Imaginez la voix de DEFTONES sur un Groove Metal se rapprochant parfois du Post-Hardcore avec tous les plans convenus à la guitare mais qui fonctionnent bien grâce à la gestion de la dynamique des morceaux pensée par le groupe. Avec "Just Make Me A F***ing Sandwich", on remarque de suite le gimmick avec cette alternance de voix Hardcore saturée et de voix plus mélodique mais également saturée, et c’est là où le premier petit défaut apparait. Si Clément HORVATH se montre tout à fait capable d’assurer l’alternance, sa voix se montre très limite avec ces mélodies en voix rocailleuse et se fait un peu trop mielleuse lorsque cet aspect rocailleux disparait, le tout sonne très Américain et peut être un peu trop. Cependant, il faut reconnaitre l’efficacité des morceaux, la production dynamique qui nous balance une batterie claquante, une voix bien mise en avant, un partage des lignes de guitare à gauche, à droite pour les mélodies et au centre pour renforcer la puissance des grattes, la basse se noie un peu parfois dans tout cela mais de manière générale, même cet instrument pas si facile à mettre en son tire son épingle du jeu. Sur la deuxième partie qui semble être la maladie, la musique se fait plus torturée avec quelques passages qui peuvent évoquer FAITH NO MORE (la ligne vocale au début de "Wreck") mais surtout HOLDING SAND y montre une facette plus sombre avec cette guitare rythmique plus grasse alors que le groupe ne semble pas avoir utilisé un accordage différent et la confirmation que le concept prend vie dans cette musique où Clément se montre plus à l’aise avec sa voix claire mais aussi plus inspiré dans ses lignes de chant un peu moins convenues. Reste que le filon s’use considérablement sur la fin et "Whimpers & Screams" et "Forever Yours" s’étirent en longueur avec une ambiance assez similaire, sans parler des lignes de chant sur les refrains assez semblables. Au final, A Life Worth Memoirs se veut intéressant pour les amateurs de Post-hardcore à tendance groovy, pourquoi pas pour ceux qui ont suivi les débuts de ONE-WAY MIRROR, le concept s’intègre plutôt bien dans la musique du groupe mais voilà, on voit encore beaucoup trop les grosses ficèles du style qui manque ici de subtilité et de riff de guitare autre que les saccadés groovy en mi. L’intention et le fond sont là, la forme manque encore de ce petit quelque chose qui troue nos rondelles.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

HOLDING SAND_Band 2015
 

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ONE-WAY MIRROR - Capture

Publié le par Nono666

ONE-WAY MIRROR - Capture
Pavement Entertainment
Style : Metal mainstream
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.one-waymirror.com

ONE-WAY MIRROR_Capture



01. Stinkin’ Of Gold / 02. Neglected Skies / 03. The Clock Is Ticking / 04. Speculations / 05. Warnings / 06. Confusion Core / 07. Cliffs / 08. Screenshot / 09. Lady Marmalade / 10. Fuck Your Autotune / 11. Tomorrow Comes Fast / 12. We Love To Complain
 
ONE-WAY MIRROR, groupe fondé en 2006 par de nombreux musiciens expérimentés de la scène Metal dont Guillaume Bideau au chant et l'excellentissime Dirk Verbeuren aux futs, revient avec ce troisième album, Capture, et compte toujours mélanger Pop, Metal, Indus, Néo mais surtout Pop... Autant le dire tout de suite, cet album est exempt de défauts et se révèle être une petite bombe de ... Pop Rock Metal music. Les grattes sont bien présentes, le chant parfois énervé, mais plus souvent extrêmement mélodique. A vrai dire, on prend beaucoup de plaisir à l'écoute de ces 12 titres, les refrains sont hypers accrocheurs, les rythmes catchy, et la plupart des riffs font mouche et restent en tête. Bref, c'est du bon boulot et ça égaillera sans problème une bonne soirée entres potes. Par contre la reprise "Lady Marmalade" et son refrain "Voulez-vous coucher avec moi ce soir" est vraiment pénible et donne presque envie d'arrêter la lecture alors qu'il reste encore quelques bons moments comme  "F**k Your Autotune", "Tomorrow Come Fast" (très addictif et rappelant les meilleurs moments de KORN) ou encore "We Love To Complain" qui ajoute quelques éléments symphoniques pour toujours plus de variété. En conclusion, un album pas déplaisant du tout, plutôt bien foutu, qui pourrait être rangé à côté des CDs de LINKIN PARK, KORN et IN FLAMES. Des mélodies entêtantes à profusion, quelques moments de folie ("Neglected Skies", "Speculations") et du bon son de gratte bien lourd, bref une bonne pioche que je prendrai plaisir à réécouter... Un album qui semble au premier abord simple et facile d'accès mais qui se révèle finalement bien plus riche et abouti qu'il n'y parait...

Chronique : Ziltoik Skeksis

8

 

 

ONE-WAY MIRROR_Band 2014
 

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SMASH INTO PIECES - The Apocalypse DJ

Publié le par Nono666

SMASH INTO PIECES - The Apocalypse DJ
Gain Music / Sony Music
Style : Modern Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.smashintopieces.com

SMASH INTO PIECES_The Apocalypse DJ



01. Stronger / 02. My Cocaine (feat. Elize Ryd) / 03. Disaster Highway / 04. Checkmate / 05. Don't Wake Me Up / 06. Another Day On The Battlefield / 07. Reaching Out / 08. Color Of Your Eyes / 09. Bullets / 10. Burn / 11. Rock'n'Roll (The Apocalypse Tribute)

Les grandes contrées scandinaves nous dévoilent à nouveau un conquérant en matière de Metal. On en a l'habitude depuis tellement d'années, mais le plaisir de découvrir les innombrables talents venant de Suède, du Danemark, de Finlande ou de Norvège est toujours intact et enivrant. Si l'on découvre le jeune quintet d’Örebro (Suède) pour la première fois, on pourrait penser avoir à faire à un groupe américain. Le look y est et le courant musical adopté par SMASH INTO PIECES aussi ! Mais il s'agit bien de suédois et le groupe a de quoi faire parler de lui grâce à un nouvel album remarquable ! SMASH INTO PIECES a su justement mélanger ses influences typiquement américaines avec celles de groupes Heavy Rock alternatif scandinaves. Les américains de PAPA ROACH ou encore DISTURBED font partie de ces influences. Les arrangements électroniques nécessaires apportés au Metal moderne et alternatif par nos cinq Suédois sont ici utilisés tout au long de l'album de façon intelligente et efficace ! Et on comprend dès l'entame de l'album avec le titre "Stronger" que SMASH INTO PIECES sait faire parler la poudre ! On a presque du mal à se dire qu'ils n'en sont qu'à leur deuxième album ! Seulement deux, après leur premier album Unbreakable déjà très remarqué et apprécié par la presse en 2013, le Metal moderne de SMASH INTO PIECES est d'une efficacité incroyable et la construction des titres sur The Apocalypse DJ est le résultat d'une osmose totale entre ces cinq musiciens talentueux ! Cet album va droit à l’essentiel. Riffs directs et enerqiques, rythmiques concises et groovy, le tout agrémenté de mélodies plus qu'entêtantes et de refrains haut-de-gamme délivrés par Chris Adam Hedman Sörbye, frontman et chanteur, dont la voix rocailleuse et chaude à la Chad Kroeger est à apprécier sur notamment les excellents "Another Day On The Battlefield" ou encore sur la remarquable ballade "Checkmate". L'album s'appuie bien sûr aussi sur les prestations des guitaristes Benjamin Jennebo et Per Bergquist dont les solos sont percutants et joués avec maîtrise, dextérité et efficacité, et la section rythmique du bassiste Viktor Viklund et du batteur Isak Snow qui est plus qu'en place. Nos cinq artistes ne sont pas des manchots et font preuve d'un déjà haut niveau professionnel. S'il y avait une "Battle" Nu Metal Moderne entre les jeunes loups US et Scandinaves, nul ne saurait prédire le vainqueur ! SMASH INTO PEACES ayant assimilé tout ce qu'ils ont pu entendre venant du pays de l'Oncle Sam, le transmettre dans ce deuxième album qui tient le haut du pavé et avec lequel il risque certainement de donner un grand coup dans la marre et éclabousser le monde de leur potentiel metallique. La présence d'Elize Ryd (vocaliste d'AMARANTHE, groupe avec lequel nos cinq suédois ont parcouru les routes lors de leur dernière tournée Européenne) sur le deuxième titre de l'album, "My Cocaine" (très Linkin Parkien), est le guest-cadeau de l'album ! On apprécie ! Voilà encore un album a se mettre sous la dent et pour débuter ce printemps, rien de tel qu'un Dj de l'apocalypse pour donner le ton en attendant les festivals qui pointent déjà le bout de leur nez !

Chronique : Phil PKMS Neuville

8

 

 

SMASH INTO PIECES_Band 2015
 

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BLACK RAINBOWS - Hawkdope

Publié le par Nono666

BLACK RAINBOWS - Hawkdope
Heavy Psych Sounds Records
Style : Stoner
Origine : Italie
Sortie : 2015
Site Web : www.blackrainbows.com

BLACK RAINBOWS_Hawkdope



01. The Prophet / 02. Wolf Eyes / 03. Hawkdope / 04. No Fuel No Fun / 05. Hypnotize My Soul With Rock'n'Roll / 06. Waiting For The Sun / 07. Jesus Judge / 08. Killer Killer Fuzz / 09. The Cosmic Picker

Voici un disque à propos duquel on peut enfin lancer un tonitruant « Ah ben voilà, ÇA, c’est du Stoner ! ». Parce que, excusez-moi, mais ces derniers temps, il suffit au gratteux lambda de pondre un riff vaguement Rock’n’Roll avec un son pourri pour voir son groupe de pacotille estampillé « Stoner » ou, encore mieux et beaucoup plus hype : « Fuzz » ! Avec les italiens de BLACK RAINBOWS au moins, les choses sont claires d’entrée de jeu, surtout avec une telle pochette et des titres de morceaux aussi évocateurs que "Killer Killer Fuzz" ! Forts d’une décennie de carrière bien remplie (quatre albums en comptant celui-ci, quelques formats courts et environ 300 concerts), nos trois compères proposent avec Hawkdope une sorte d’archétype du genre, un disque qui ne décevra personne, fans ou curieux, qui en fera même vibrer certains à coup sûr, mais qui ne contient rien de nouveau non plus. Le genre d’album qu’on se voit bien écouter au volant de sa caisse en été, agréable de bout en bout, mais qui ne présente aucun titre sortant du lot (OK, je schématise un peu…). En guise de point de démarcation, un chant un peu plus orienté « garage » que la moyenne, pour un rendu plus crade que les « parrains » MONSTER MAGNET ou FU MANCHU par exemple. Sur le plan musical, Hawkdope est bien ficelé et respecte le cahier des charges en proposant des rythmes entrainants, du groove à tous les étages, et aussi quelques passages plus appuyés et autres détours « spatiaux ». Voilà, je pense avoir fait le tour. C’était bref et je m’en excuse, mais vous pourrez toujours causer de ce disque avec le Tout-Paris si vous êtes de passage dans la capitale. Vous ne savez pas à qui vous adresser ? Facile : cherchez des t-shirts H&M vintage estampillés « QUEENS OF THE STONE AGE - US TOUR 1987 » !

Chronique : Morbid S.

7

 

 

BLACK RAINBOWS_Band
 

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BLACK STAR RIDERS - The Killer Instinct

Publié le par Nono666

BLACK STAR RIDERS - The Killer Instinct
Nuclear Blast
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.blackstarriders.com

BLACK STAR RIDERS_The Killer Instinct



01. The Killer Instinct / 02. Bullet Blues / 03. Finest Hour / 04. Soldierstown / 05. Charlie I Gotta Go / 06. Blindsided / 07. Through The Motions / 08. Sex, Guns & Gasoline / 09. Turn In Your Arms / 10. You Little Liar / 11. Gabrielle (Bonus track) / 12. The Reckoning Day (Bonus track) / 13. The Killer Instinct (Acoustic Version - Bonus track) / 14. Blindsided (Acoustic Version - Bonus track) / 15. Charlie I Gotta Go (Acoustic Version - Bonus track) / 16. Finest Hour (Acoustic Version - Bonus track)

Deuxième essai pour les héritiers de THIN LIZZY puisque Scott Gorham y officie en apportant forcément une ressemblance évidente ci-et-là. Rajoutons un Ricky Warwick aux intonations parfois proches de Phil Lynott mais beaucoup plus en fait de John Sykes en général. The Killer Instinct est donc un bon album de Hard Rock mélodique mais n'atteint jamais le génie du groupe irlandais de légende. Phil Lynott en possédait l'unique essence et a tout emporter avec lui en nous laissant quand même un bien riche et précieux testament. La première partie de l'album tient pourtant bien la route mais s'essouffle peu à peu avec les quatre derniers titres qui sont tout simplement beaucoup moins inspirés. En effet, même si "Through The Motions" dispose d'un riff tout droit sorti de l'époque "Johnny The fox", le refrain tourne en rond et pas de la plus agréable des façons. "Sex, Guns & Gazoline" souffre de la même comparaison malgré de bonnes parties de guitares à la Hendrix. "Turn In Your Arms" démarre sur un riff là aussi tout droit issu d'un classique de THIN LIZZY, mais hélas il manque cruellement la finesse mélodique de composition de Phil Lynott, rendant du coup le morceau bien terne malgré ses qualités. "You Little Liar" ne déroge pas à la règle, on a bien la saveur dans l'ambiance qui nous rappelle les meilleurs moments de la fine babette, mais il manque toujours cette dernière pièce du puzzle qui rendait un morceau de THIN LIZZY très souvent indispensable. C'est quand même dommage car le morceau-titre, "The Killer Instinct", parvient pratiquement à récupérer tous les éléments, et on imagine fort bien ce titre composé et interprété par le grand Phil. "Bullet Blues" n'est pas mal non plus bien qu'un cran en dessous, quant à "Soldierstown" qui rappelle un morceau de bravoure tel que "Roisin Dubh (Blackrose) / A Rock Legend" avec son riff si proche, elle est quelque peu gâchée par ses cris répétitifs assez lassants. Il nous reste trois titres dont le léger "Finest Hour" et son pré-refrain très mélodique, la sympathique ballade "Blindsided" et  "Charlie I Gotta Go" où Ricky Warwick peut nous démontrer une sensibilité intéressante sur les couplets accompagnés d'un bon riff de Scott Gorham, le refrain étant un brin moins captivant. Les bonus sont en ce sens assez intéressants car on apprécie certainement plus la voix du chanteur, c'est assez évident sur "Blindsided" et "Charlie I Gotta Go" où la magie opère davantage... laissant libre cours à un solo acoustique du plus bel effet. Fait personnel, les titres repris en version acoustique sont aussi mes favoris. Parenthèse effectuée, les deux autres titres bonus, le sautillant "Gabrielle" et l'électrique "The Reckoning Day" passent bien la rampe et s'écoutent poliment sans toutefois déchaîner les foules. Un constat d'ensemble assez positif mais pas suffisant pour faire de BLACK STAR RIDERS un incontournable du Hard Rock actuel, même s'il faut lui reconnaître de bonnes qualités.

Chronique : Renegade88

7

 

 

BLACK STAR RIDERS_Band
 

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SQUIDHEAD - Prohibition

Publié le par Nono666

SQUIDHEAD - Prohibition
Autoproduction / Phenix Promotion
Style : Experimental Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/squidheadproject

SQUIDHEAD_Prohibition



01. Riding The Octopus / 02. Edge Of Consciousness / 03. Prohibition / 04. Coded Dreams / 05. The Ritual

Totale découverte pour votre serviteur, SQUIDHEAD est un one-man band qui nous arrive de Belgique. A sa tête un certain Pierre "Pish" Minet qui nous délivre là son premier EP, et ce qui frappe à la première écoute, c'est la qualité de la chose ! Bien qu'autoproduit, SQUIDHEAD nous livre là un produit d'un excellent niveau tant musical que côté production, tout est en place et maitrisé à la perfection. Constitué de 5 titres pour une durée de vingt deux minutes, Prohibition dévoile un Death Metal instrumental, mélodique et technique, parfaitement exécuté, mettant en avant la complexité des compositions et la dextérité d'un musicien qui visiblement se plait à expérimenter... A l'écoute de cet EP, des noms comme MESHUGGAH ou DEVIN TOWNSEND nous viennent à l'esprit ("Riding The Octopus", le groovy "Prohibition"). De par son aspect totalement instrumentale, cette oeuvre, techniquement irréprochable, s'adressera en premier lieu aux musiciens, les guitaristes, amateurs des travaux de Jeff Loomis en solo par exemple, devraient y trouver leur compte... pour les autres, il faudra peut-être un peu plus d'attention pour pénetrer l'univers atypique de SQUIDHEAD. Voilà en tous cas une belle première réalisation qui ne devrait pas laisser indifférent, et préfigure d'un futur album qui pourrait bien ratisser encore plus large vu que Pierre "Pish" Minet est actuellement entrain de monter un vrai line-up pour ce projet appelé à devenir véritable groupe... A suivre donc !

Chronique : Nono666

7

 

 

SQUIDHEAD_Pish
 

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SOEN - Tellurian

Publié le par Nono666

SOEN - Tellurian
Spinefarm Records
Style : Progressive Rock/Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/SoenMusic

SOEN_Tellurian



01. Komenco / 02. Tabula Rasa / 03. Kuraman / 04. The Words / 05. Pluton / 06. Koniskas / 07. Ennui / 08. Void / 09. The Other’s Fall

Certains albums partent avec des a priori lorsque l’on regarde le line-up et le style. C’est le cas des Suédois de SOEN, groupe qui a été monté par Martin LOPEZ, ancien batteur d’OPETH ou d’AMON AMARTH et qui est affublé de l’étiquette Progressive Metal, ben voyons ! Alors pour l’histoire, sachez que c’est le talentueux Joël EKELÖF (WILLOWTREE) qui tient le micro et cela va très vite faire la différence. Car si "Tabula Rasa" peut encore laisser un petit doute sur les intentions du groupe avec ce titre lancé sur un air digne d’OPETH, très vite, avec l’arrivée des guitares brutes, cette voix un temps proche de Mikael ÅKERFELDT tourne très vite la corde pour se muer en un mix de Serj TANKIAN (SYSTEM OF A DOWN) et Daniel CAVANAGH (ANATHEMA), mais c’est avec l’excellent "Kuraman" que le verdict tombe. Ce titre avec ce refrain absolument énorme, très bien arrangé, nous amène vers TOOL sans en prendre totalement les codes avec cette musicalité aussi douce qu’incisive pour atteindre ce break basse/batterie supporté en fond par un clavier absolument jouissif. Et si le groupe nous gratifie de quelques moments de grâce comme ce "The Words" empruntant réellement à la scène Progressive UK. Avec "Pluton", c’est de nouveau TOOL qui renvient en tête (ce break de basse avant un riff plus enlevé), c’est peut-être le titre le plus proche des Américains de ce deuxième album avec un "Koniskas" légèrement moins surprenant, mais là encore SOEN nous surprend en revenant un temps sur des airs proches d’OPETH. Vous l’aurez compris cet album est destiné aux amateurs de TOOL, ANATHEMA, OPETH mais aussi PORCUPINE TREE dont les relents Heavy de Deadwing ou In Absentia ne sont pas si éloignés. Parfaitement mis en son, la batterie bénéficie de ce travail de Joakim PLATBARZDIS, également responsable de la production du premier album Cognitive paru en 2012 chez Spinefarm déjà. Les cymbales brillent à merveille dans tout cela et si le tout est très soigné, la musique du groupe ne parait comme surchargée par le nombre de pistes. L’artwork surprenant de l’artiste José Luis López Galván, qui a pour habitude de mêler des animaux dans des scènes de vie quotidienne humaine, ne donne pas réellement d’indication sur la musique proposée par le groupe et c’est peut-être là que l’effet de surprise joue le plus son rôle, une fois cette surprise passée, la fraîcheur de l’album a un peu tendance à retomber, notamment en fin d’album où "Koniskas" et "Ennui", qui sans être mauvais, s’avèrent moins percutants que les autres titres, la voix de Joël qui a tendance à devenir répétitive ou quelques passages atmosphériques entendus (la fin de "Void"), le ventre mou de l’album tient en 20 minutes, qui fort heureusement, se retrouvent vite balayée par ce "The Other’s Fall" assez addictif. Un deuxième album, Tellurian, taillé pour gagner le cœur des fans des groupes précités, et un nom à surveiller de très près car s’il est difficile de lui tenir rigueur des quelques facilités de composition, on retiendra surtout la bonne mise en place des idées et de la qualité de ce disque qui mérite largement que vous vous penchiez dessus.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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