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9MW - Nine Million Witches

Publié le par Nono666

9MW - Nine Million Witches
Dirty Motel Records
Style : Stoner Rockabilly
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.9mw.fr

9MW_Nine Million Witches



01. The Rascal Twist / 02. Dazzle All Around / 03. Brooklyn Jazz Orchestra / 04. Last Century On Earth / 05. Smoking Cigars In New Orleans

Marqué par les albums de LAST BARONS, c’est avec un plaisir certain que la nouvelle d’un nouveau projet réunissant deux des âmes du groupe et néanmoins frangins se lancent dans l’aventure 9MW est reçue. Un nom bien mystérieux qui cache donc les frères LANDEAU, Ludovic et son jeu de batterie tout en finesse, on y reviendra, et Damien, guitariste et chanteur mais aussi la main qui compose tout cela. Le duo nous propose une première œuvre pour nous présenter son univers, Nine Million Witches, un EP qui va énormément parler aux amateurs des QUEENS OF THE STONE AGE sans aucun problème mais pas uniquement. En effet, si à la première écoute, on se dit OK les gars ont écouté les albums de Josh HOMME en boucle mais là quand même où est l’esprit de LAST BARONS. Sauf que "The Rascal Twist" emprunte largement au combo US mais nous emmène doucement mais surement sur un autre terrain, et sans que l’on s’en rende compte, le Rockabilly des années 50 avec cette espèce d’insouciance, ce groove unique, ce son de guitare (et notamment sur les solos de "Dazzle All Around", le titre le plus tubesque de l’album) sans pour autant renier cette approche bluesy ou Stoner, une sorte d’insouciance mêlée à une énergie dansante parfaitement retranscrite par "Last Century On Earth". Alors, il est vrai que Damien utilise parfois le même type de ligne de chant, vous me direz que tous les groupes le font, mais lorsque c’est sur deux titres consécutifs comme "Dazzle All Around" et "Brooklyn Jazz Orchestra", cela se remarque un peu trop facilement, il est vrai qu’il peut y avoir quelques très légères longueurs comme pour "Brooklyn Jazz Orchestra" où le refrain est peut être un peu trop répété sur la fin. Et pourtant, alors que l’on aurait pu regretter l’esprit aventureux de leur précédent groupe, on finit par regretter que les frangins ne soient pas encore plus directs et Rock avec un titre vraiment rentre dedans de bout en bout. Toutefois, on saluera le jeu de batterie de Ludovic qui assure non le minimum syndical mais juste ce qu’il faut pour rendre ces titres vivants et non surchargés, mais aussi les trouvailles à la guitare, un EP très varié, un vrai travail pour retrouver cet esprit Rock lointain sans y perdre une certaine modernité qui transpire clairement dans la production, et notamment sur la guitare. L’ultime "Smoking Cigars In New Orleans" nous ramènerait presque vers Chris ISAAK, un titre où le rôle de la basse tenue par Laurent TOSTAIN (ex-LAST BARONS) qui les accompagnera également en live, est prépondérant pour assurer ce groove. Le seul réel doute est la capacité à nous maintenir éveillé sur un album car si on repère quelques longueurs, quelques redites ci et là sur un EP, sur un album, difficile de dissimuler ces petits défauts qui seront certainement retravaillés d’ici là. En attendant, 9MW nous propose 5 titres qui sont plus que recommandables pour les amateurs de Rock au sens large, on attend la suite avec impatience, content de vous revoir messieurs !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

9MW_Band 2014
 

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BRETUS - The Shadow Over Innsmouth

Publié le par Nono666

BRETUS - The Shadow Over Innsmouth
BloodRock Records
Style : Stoner Doom Metal
Origine : Italie
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/BretusDoom

BRETUS_The Shadow Over Innsmouth



01. Intro / 02. The Curse Of Innsmouth / 03. Captain Obed Marsh / 04. Zadok Allen / 05. The Oath Of Dagon / 06. Gilman House / 07. The Horrible Hunt / 08. A Final Journey

2012 semble avoir été une année charnière dans la carrière des Italiens de BRETUS, groupe de Doom Metal formé en 2000. En effet, c’est cette année là que le groupe connait ses derniers changements de line-up, celui qui enregistrera le premier album In Onirica (2013) semble être le bon et c’est en ce début 2015 que le deuxième album du groupe débarque, The Shadow Over Innsmouth, ne devrait pas surprendre les amateurs de Doom Metal à la BLACK SABBATH. La production de ce deuxième album manque cruellement de dynamisme et cela dessert énormément des titres qui manquent également d’entrain à l’image d’un "Captain Obed Marsh" qui ne décolle jamais avec son rythme constant, un constat que l’on peut malheureusement faire sur l’ensemble de l’album, le groupe semble un peu enfermé dans une recette qu’il sert sans trop de mal mais sans trop de passion tout de même. On a du mal à vibrer à l’écoute de cet album, pourtant quelques éléments permettent de ne pas reléguer BRETUS aux oubliettes. La voix, si elle n’est pas toujours juste, elle fera vibrer la corde sensible pour ceux qui tiennent énormément à ces voix décalées dans le style, on pense notamment à MANILLA ROAD mais aussi à Jeff (ex­-SURTR), le genre de voix que l’on aime ou que l’on n’aime pas mais qui ne laisse pas indifférente. Musicalement, si le groupe se tient plutôt bien avec des structures assez fluides, on note tout de même que les idées et les riffs ne vont pas mettre en émoi la scène Doom, tout cela est finalement assez commun et les quelques errances ci et là sont autant de portes de sortie pour l’attention de l’auditeur, et c’est bien dommage. Il est certain qu’avec une production un peu plus costaud (notamment sur les guitares), cet album aurait une autre gueule, bien plus séduisante, voilà qui est regrettable car il aurait pu faire patienter les amateurs de BLACK SABBATH sans mal, là cet album, non dénué d’intérêt pour autant, s’adressera essentiellement aux inconditionnels du style, les autres risquent de s’y perdre un peu.

Chronique : Aymerick Painless

6

 

 

BRETUS_Band 2015
 

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KILLBODY TUNING - Hello ! Welcome, So Far...

Publié le par Nono666

KILLBODY TUNING - Hello ! Welcome, So Far…
Hummus Records
Style : Post Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2014
Site Web : www.reverbnation.com/killbodytuning

KILLBODY TUNING_Hello ! Welcome, So Far...



01. Hello! Welcome, So Far… (part 1) / 02. Hello! Welcome, So Far… (part 2) / 03. This Life Could Be The Last / 04. Green Is The New Red / 05. Italian Football Legend / 06. Power Out… / 07. …Farewell

Ces Suisses nous avaient éveillé les oreilles avec leur première sortie 47°0’40.00"N / 6°42’20.00"E en 2012 qui était également la bande son de La Dernière Chasse, un court-métrage de Julien HUMBERT-DROZ, un exercice que le quatuor apprécie et dans lequel il est plutôt à l’aise. En effet, le groupe avait déjà été sollicité en 2008 pour jouer Clinique de la Raison Close avec la compagnie de théâtre Suisse Passaparola. Avec Hello ! Welcome, So Far… c’est une musique pour un album uniquement qui voit le jour même si le résultat se veut toujours aussi cinématographique, comme quoi, mais on y reviendra... A l’écoute de cet album, c’est invariablement vers THE OCEAN que l’on se tourne, le Post-Rock se fait très ambiancé, dénué de voix, un chemin que le groupe suit depuis ses débuts mais qui se mue ici en une contemplation très porteuse et surtout très fluide. Avec des arrangements et des structures de morceaux très vivants, le côté Progressif d’un "Italian Football Legend" est assez remarquable, KILLBODY TUNING ne pratique pas l’immobilisme en ressassant inlassablement les mêmes riffs pour chercher un côté hypnotique, les Suisses misent plutôt sur le grand 8 en passant allègrement des parties calmes et atmosphériques à des parties plus Metal sans jamais être vraiment hargneuse. C’est peut-être ce manque de rage, que l’on trouve régulièrement sur la scène Post-Rock, notamment à travers la voix, ici sans chant, le groupe n’offre pas de réelle alternative à ceux qui voudraient y trouver cet élément. Enregistré, produit et mixé par Julien FEHLMANN en Suisse, le groupe a également misé sur la continuité puisque l’homme par qui passent toutes les sorties Post-Rock/Metal Suisse avait également mixé le précédent opus. Adeptes du pédalier très large, les guitaristes multiplient les effets mais ne tombent pas non plus dans l’excès, en effet le groupe utilise l’enregistrement live pour ses albums, d’où ce besoin en général comblé par la production, cela semble être une signature des groupes Suisses tant tous les groupes et notamment ceux de La Chaux-De-Fond ont recours à cette technique. Le film de ce Hello ! Welcome, So Far… se déroule sans accros avec une gestion des temps forts et du voyage sentimental à travers différentes phases très fluides, à l’issue des 38 minutes, même si l’entrée en matière traine un peu en longueur, l’impression d’unité domine et même sans mot, le groupe réussit à nous conter une histoire, son histoire que chacun peut se créer dans sa tête ou se recréer au grès des écoutes et des découvertes des détails disséminés ci et là. KILLBODY TUNING offre une alternative très intéressante à ceux qui aiment l’approche Post-Rock mais qui sont gênés par le chant généralement hurlé.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

KILLBODY TUNING_04_PHOTO2-1024x682
 

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WOLF - Devil Seed

Publié le par Nono666

WOLF – Devil Seed
Century Média Records
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.wolf.nu

WOLF_Devil Seed



01. Overture In C Shark / 02. Shark Attack / 03. Skeleton Woman / 04. Surgeons Of Lobotomy / 05. My Demon / 06. I Am Pain / 07. Back From The Grave / 08. The Dark Passenger / 09. River Everlost / 10. Frozen / 11. Killing Floor / 12. Rocka Rolla (Judas Priest Cover - Bonus track) / 13. Missing In Action (Q5 Cover - Bonus track)

Déjà le sixième album pour les suédois de WOLF et pourtant, ce groupe m’était complètement inconnu ! Voilà qui est fait avec Devil Seed et le moins qu’on puisse dire est que j’ai pris un sérieux coup de pied au cul ! Passée l’intro, "Shark Attack" détruit tout sur son passage et nous fait entrer de la meilleure des manières dans l’album. La tension et l’énergie ne retomberont d’ailleurs que très rarement au long des 12 titres (sans compter l’intro) de la galette. Mention très bien pour le déjà cité "Shark Attack", pour le (très) légèrement FM "My Demon" ou encore l’entêtant "Killing Floor". WOLF n’hésite pas à sortir des sentiers battus pour rendre sa musique plus riche - comme sur l’arabisant "I Am Pain", le planant et menaçant "Dark Passenger" ou encore l’excellent "Skeleton Woman" et son solo de flamenco  - et éviter le bourrin continu qui donne mal au crâne. Les suédois se livrent également au périlleux exercice de la reprise avec "Rocka Rolla" exhumé du premier album de JUDAS PRIEST. Véritable exploit que d’avoir réussi à remettre au goût du jour ce morceau vieillot, voire kitsch. Les fans de METAL CHURCH pourront noter que Niklas "Stålvind" Olsson possède un organe qui rappelle furieusement Mike Howe, excellent vocaliste trop méconnu. Avec Devil Seed, WOLF réalise le parcours quasi – sans – fautes (seul "Back From The Grave" est en dessous de la qualité générale) et se pose en très sérieux candidat à la montée en première division. Vivement le prochain, nom d’un loup – garou ! Aouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh !

Chronique : Emil Maniak

8,5

 

 

WOLF_Band 2014
 

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BARABBAS - Messe Pour Un Chien

Publié le par Nono666

BARABBAS - Messe Pour Un Chien
Autoproduction
Style : Doom Metal/Stoner
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Barabbas-Doom

BARABBAS_Messe pour un Chien



01. La Malédiction de Sainte Sélène / 02. Le Couteau ou L'Abîme / 03. Moi, Le Mâle Omega / 04. Judas est une Femme / 05. La Beauté du Diable / 06. Priez! / 07. Le Sabbath dans la Cathédrale / 08. Messe pour un Chien

Attention, le nouveau BARABBAS est une baffe assurée pour qui apprécie le Doom et plus si affinités ! En effet, mis à part le chant en français (nous y reviendrons), difficile de trouver ce qui pourrait rebuter les fans de musiques pesantes sur Messe pour un Chien, qui se révèle être un véritable petit bijou. Faisant preuve d'une maîtrise ébouriffante pour un premier véritable album - Barabbas, sorti en 2011, est semble-t-il considéré comme un EP - BARABBAS propose des pièces souvent longues mais très fluides et accrocheuses. C'est bien simple, sans jamais tomber dans la facilité ou le cliché, ces morceaux se laissent très facilement apprécier et retenir. Les influences assez évidentes que sont SAINT VITUS, PENTAGRAM, CATHEDRAL et le sacro-saint BLACK SABBATH sont admirablement bien digérées dans cette mixture mise en son de manière grasse à souhait. Une musique de bûcherons certes, mais ornée de subtils arrangements. Passons maintenant au chant de Saint Rodolphe : aussi rocailleux mais plus grave que celui d'un Ben Ward (ORANGE GOBLIN), il sait aussi faire usage de son organe sur un ton plus mélodieux et planant. Les textes, en français donc, brillent par une certaine originalité pour le style, mais aussi par leur approche à la fois franche et cryptique. Ils contiennent même une petite saveur punk et nous épargnent ce côté « tentative littéraire au rabais » qu’essaient de nous vendre tant d’« artistes » francophones. En toute subjectivité, l'utilisation de la langue de Molière dans le Metal ne me satisfait que rarement mais, sincèrement, je ne trouve rien à redire ici. D'ailleurs, c'est peut-être à cet effet que le chant a été légèrement sous-mixé... Pour en revenir à la musique, si l'originalité n'est évidemment pas l'atout principal de Messe pour un Chien - le genre n'est clairement pas terreau d'innovations - BARABBAS se lance tout de même dans une sorte de Funeral Doom bluesy (non, je n'ai rien fumé !) assez surprenant avec le titre éponyme, qui achève en beauté l’album. Au final, aucun titre ne se révèle vraiment faible, hormis peut-être "Priez !", bien que cet avis me soit personnel. Ma seule autre (légère) critique concernera le placement de "Le Couteau ou l'Abîme", un titre assez atmosphérique, juste après l'introductif "La Malédiction de Sainte-Sélène". Ceci étant dit, les textes semblent suivre un ordre précis, ce qui rend difficile l’ordonnancement des morceaux en fonction de leur approche musicale. Pour le reste, c'est du tout bon, du velu et vénéneux à la fois ! « Prenez ! / Et buvez en tous / Ceci est mon mal / Mon sang contaminé / Et mon sperme létal ».

Chronique : Morbid S.

8,5

 

 

BARABBAS_Messe
 

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SHAMAN'S HARVEST - Smokin' Hearts & Broken Guns

Publié le par Nono666

SHAMAN’S HARVEST - Smokin’ Hearts & Broken Guns
Mascot Label Group
Style : Rock Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2014
Site Web : www.shamansharvest.com

Shaman's Harvest_Smokin' Hearts & Broken Guns



01. Dangerous / 02. Here It Comes / 03. Ten Million Voices / 04. Blood In The Water / 05. The End Of Me / 06. Country As F*ck / 07. Hero / 08. Dirty Diana / 09. In The End / 10. In Chains / 11. Silent Voice / 12. Dragonfly [extended unplugged version]

Si Smokin’ Hearts & Broken Guns est le cinquième album de SHAMAN’S HARVEST, les Américains étaient encore inconnus pour votre serviteur malgré sa grande culture qu’il aime tant étaler. Et d’ailleurs, il y a de fortes chances que l’on ne se serait pas préoccupé de cet album si Mascot Records n’était pas le label de ce groupe où le Rock tient une place prépondérante. Avec le single "Dangerous" qui ouvre l’album, je sens déjà cette gigottite aigue dans ma jambe droite qui marque le tempo, mais lorsque déboule "Here It Comes", ce sont carrément des convulsions qui s’emparent de moi. Après une première écoute où on relève de suite que la production est des plus soignée, le son de batterie claque parfaitement sans prédominer, la basse est bien présente alors que la voix de Nathan HUNT, délicieusement sirupeuse, nous berce et nous chahute par moment, on tient l’album de Rock parfait pour les soirées entre potes, bière à la main et l’autre dans le caleçon (ou celui de son voisin, chacun ses goûts en matière de soirée !) (ndlr : Cela n'engage que toi mon cher Aymerick !!!). Les noms de NICKELBACK, de CREED ou ALTER BRIDGE viennent de suite en tête à l’écoute de Smokin’ Hearts & Broken Guns et les refrains calibrés et pleins de bons sentiments comme celui de "Ten Million Voices" ou "In The End" marquent tout de même cet album au fer rouge, Rock pour midinette, vous pourrez y lire mais il y a chez ce groupe une qualité d’écriture pour des titres que l’on pense avoir déjà entendu 1000 fois qui fait que l’on y revient. Trop Rock pour le public Metal, trop Metal pour le public Rock, la vérité est ailleurs ou dans l’intervalle, mais ce qui est sur, c’est que les amateurs d’AUDIOSLAVE, SOUNDGARDEN, ALTER BRIDGE pourront sans mal trouver en ces 12 titres de quoi se rassasier en Rock burné. Après 5 années de silence discographique, SHAMAN’S HARVEST propose un très bon album où Josh HAMLER et Derrick SHIPP n’hésitent pas à faire gronder les guitares ("Dangerous", "Here It Comes", "Blood In The Water"). On retiendra également les poétiques "Country As F*ck" ou "Dirty Diana" avec un Rock’n’roll bien cradingue et qui va forcément faire bouger les têtes sur scène car s’il y a bien un endroit où les Américains bottent des culs, c’est bien sur scène. Alors voilà, d’instinct je ne serais pas allé vers cet album, mais finalement je n’ai pas perdu mon temps, je ne me suis pas ennuyé même si je n’ai pas été bouleversé non plus, un très bon album de Rock et c’est déjà pas mal, avec son lot de ballades ("Ten Million Voices", "Hero") dont l’ultime où le piano est de sortie ("Silent Voice"). A noter pour les amateurs que le morceau "Dragonfly" apparait en bonus, ce morceau qui ouvrait le précédent album est ici joué en version unplugged, de quoi donner envie de remonter un peu dans le temps pour ceux qui découvriraient SHAMAN’S HARVEST, un peu de marketing de temps en temps…

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

SHAMAN'S HARVEST_Band
 

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ENGEL - Raven Kings

Publié le par Nono666

ENGEL - Raven Kings
Gain Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/Engel.Propaganda

ENGEL_Raven Kings



01. Salvation / 02. Your Shadow Haunts You / 03. Denial / 04. Fading Light / 05. My Dark Path / 06. I Am The Answer / 07. When The Earth Burns / 08. End Of Days / 09. Sanctuary / 10. Broken Pieces / 11. Hollow Soul
 
ENGEL, groupe suédois formé en 2005, nous livre ici sa quatrième galette après un changement de batteur (Oscar Nilsson) et de chanteur (Mikael Sehlin). La présence du guitariste d'IN FLAMES, Niclas Engelin, en tant que producteur n'est certainement pas étrangère à la parenté stylistique entre les deux groupes. Les trois premiers titres font office de rouleau compresseur en martelant l'auditeur de riffs assassins et de vocaux hurlés/chantés typiques du Death mélodique suédois ("Salvation", "Your Shadows Haunt you" et "Denial", méchamment entrainant avec un Mikael Sehlin impressionnant de puissance). "Fading Light" ressemble à s'y méprendre à du SOILWORK, même intonation vocale et mêmes arrangements. Sublime morceau... "My Dark Path" calme le jeu et amène un côté Heavy traditionnel tandis que "I Am The Answer", magnifique ballade assez obscure clôt la première moitié de l'opus. "When The Earth Burns" m'a fait penser au génial groupe SCAR SYMMETRY, lui aussi suédois ; gros riff menaçant, clavier futuriste, growl et refrain FM, tout y est... "End Of Days" continue sur la lancée, sans surprise, mais avec toujours la même qualité de composition et d'interprétation. Les trois dernières pistes clôturent l'album sur un ton plus calme et FM, proche de ce que fait justement IN FLAMES aujourd'hui. Pour aborder le seul reproche que je ferais à Raven Kings : on ressent une certaine linéarité et répétitivité dans la structure des chansons, il est d'ailleurs assez amusant de comparer "Sanctuary" à " Broken Pieces", respectivement 9ème et 10ème titre : même tonalité, même tempo et même type de riff... Malgré ce détail, force est de constater qu'ENGEL nous gâte pour son quatrième opus avec ce qu'il faut de puissance et de mélodie, une production impressionnante et très massive, un professionnalisme qui n'est plus à démontrer, bref un album qui pourrait tourner en boucle indéfiniment sans jamais lasser. Une œuvre que je vais ranger soigneusement à côté de mes albums fétiches de SOILWORK et d'IN FLAMES et qui fera partie de ma playlist pour un bon moment... Enjoy !

Chronique : Ziltoik Skeksis

9

 

 

ENGEL_Band 2014
 

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LUNATIC SOUL - Walking On A Flashlight Beam

Publié le par Nono666

LUNATIC SOUL - Walking On A Flashlight Beam
Kscope Records
Style : Atmospheric Progressive Rock
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.lunaticsoul.com

LUNATIC SOUL_Walking On A Flashlight Beam



01. Shutting Out The Sun / 02. Cold / 03. Gutter / 04. Stars Sellotaped / 05. The Fear Within / 06. Treehouse / 07. Pygmalion’s Ladder / 08. Sky Drawn In Crayon  / 09. Walking On A Flashlight Beam

Mariusz DUDA a depuis longtemps réussi à faire cohabiter ses deux groupes RIVERSIDE et LUNATIC SOUL tout en gardant un niveau de qualité des sorties salué à chaque fois. Alors si LUNATIC SOUL n’est qu’un projet solo et studio uniquement, le Polonais ne bâcle pas le travail, bien au contraire, l’homme pousse encore plus loin ce qu’il ne pourrait pas explorer avec RIVERSIDE qui doit avoir une efficacité scénique. Du coup, on se retrouve avec le même schéma que Steven WILSON aux débuts de son PORCUPINE TREE et d’ailleurs ce quatrième album Walking On A Flashlight Beam est tout de même assez fidèle à ce que l’Anglais avait pu proposer jusqu’à Signify par exemple ou sur sa carrière solo récente. Rock Progressif très posé et atmosphérique, voix avec un large écho, effets électroniques en boucle hypnotisant, avec LUNATIC SOUL, Mariusz joue à un petit jeu dangereux en cherchant à coller autant à son maître. Et si de temps en temps, on relève quelques très beaux passages plus mélancoliques à la ANATHEMA, pas certain qu’il faille y voir un grand écart stylistique tant on sait les frères Cavanagh friands du travail de Steven WILSON. Pour autant, difficile de bouder son plaisir à l’écoute de Walking On A Flashlight Beam, la musique se veut reposante, douce, hypnotique et contemplative, c’est très réussi même si des longueurs se font tout de même sentir avec des schémas répétés inlassablement et dont le côté hypnotique ne fait pas toujours son effet ("The Fear Within", "Sky Drawn In Crayon"). Cependant l’entrée en matière de "Shutting Out The Sun" est de toute beauté, la progression nous installe tranquillement dans l’ambiance qui va ensuite un peu retomber, la multiplication des effets électroniques et des plages ambiantes n’aide pas vraiment à maintenir l’auditeur dans une écoute attentive. Par contre, pour les amateurs de mélodies sirupeuses, les refrains sont soignés, à l’image de l’excellent "Gutter" extrêmement proche d’ANATHEMA pour le coup, mais aussi accrocheurs et vous restent dans le crâne ("Treehouse", "Walking On A Flashlight Beam") et le talent de composition de Mariusz se démontre une nouvelle fois ici avec ce "Pygmalion’s Ladder" absolument imparable du haut de ses 12 minutes où des guitares un peu plus rentre dedans sont supportées par de l’électro au son bien gras, un des meilleurs moments de cet album sans aucun doute. Enfin, il faut signaler la production très claire, très nette, très propre mais qui garde une certaine dynamique et qui sublime assez bien ce nouvel album qui confirme que pour les amateurs de Steven Wilson ou ANATHEMA, LUNATIC SOUL est une option non négligeable pour avoir sa dose de Progressive Rock, si vous n’êtes pas réfractaires aux ressemblances troublantes.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

LUNATIC SOUL_2014
 

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WHISPER OF DEATH - Noise Of Obstinacy

Publié le par Nono666

WHISPER OF DEATH - Noise Of Obstinacy
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.whisperofdeath.com

WHISPER OF DEATH_Noise Of Obstinacy



01. Cadaveric Discharge / 02. Cemetary Market / 03. Desossage / 04. Organ Bath / 05. OBF / 06. Happy Burial / 07. Surgical Strike / 08. Torture For Dummies / 09. Cannibalism Airlines / 10. Battlefield

WHISPER OF DEATH, tout droit venu de la région Parisienne, compte bien rattraper le temps perdu depuis sa création en 2002. Le groupe a du patienter un peu avant de trouver un vocaliste, a ensuite changé de bassiste, semble également s’être pas mal reposé mais a aussi du patienter en attendant le retour d’un de ses guitaristes victime d’un accident. Aujourd’hui, et après 2 démos en 2008 et 2012, le groupe s’est enfermé aux Dark Wizard Studios avec François UGARTE avant de solliciter Alan DOUCHES aux désormais fameux WEST WEST SIDE MUSIC pour le mastering.  Composé de 10 titres, ce premier album se base sur les 2 premières démos puisque les 6 titres qui les garnissaient sont de nouveau présents sur Noise Of Obstinacy. Le Death Metal rapide du quintet fait notamment penser à ABORTED et le propos quelque peu gore des paroles, écrites et crachées en français, continuent ce rapprochement. Pour autant, difficile de mettre ce groupe dans la droite lignée des Franco-Belges car si le Death est bien brutal, si quelques parties Grind font également leur apparition, il y a un groove très entrainant sur cet album, "Organ Bath" par exemple pourrait tout aussi bien faire penser à un VADER des familles sur le début avant de prendre une route plus brutale encore. Pourtant, on ne peut s’empêcher de tiquer sur le chant, non pour le chant en Français, étant donné le type de vocaux, cela ne s’entend pratiquement pas, mais sur le placement des voix qui suivent trop souvent les guitares et n’amènent pas grand-chose de plus, sans parler des variations pratiquement inexistantes mais dans ce style, c’est déjà bien souvent le cas, ou des paroles un peu trop explicites et étant à cheval entre second degré et gore assumé, pour être clair, on ne décèle pas si l’aspect direct et puéril des paroles est du second degré ou pas. WHISPER OF DEATH pratique un Death Metal qui prend son ampleur sur scène, le genre de Death Metal taillé pour vous briser la nuque et passer un excellent moment entre potes, pour l’album cela manque tout de même de consistence, certains bien-pensants diront d’âme ! A suivre, les gaillards pourraient se révéler avec un deuxième album dont les compositions seraient plus récentes.

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

 

WHISPER OF DEATH_Band
 

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UNSWABBED - Tales From The Nightmares Vol.1

Publié le par Nono666

UNSWABBED - Tales From The Nightmares Vol.1
Autoproduction
Style : Rock/Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.unswabbed.com

UNSWABBED_Tales From The Nightmares Vol.1



01. Come To Me / 02. Wake Me Up / 03. Hold The Line / 04. Dead End Zone / 05. Pull the Trigger Again

Actif depuis près d'une vingtaine d'années et totalisant pas moins de quatre albums et désormais autant de EPs, UNSWABBED nous revient, après l'intimiste Intact, pause acoustique sorti en 2011, avec Tales From The Nightmares Vol.1, un EP 5 titres 100% électrique faisant la part belle à un Rock/Metal des plus inspirés. Les Lillois n'ont visiblement rien perdu de leur talent et nous proposent une nouvelle fois des compos qui tiennent solidement la route. On pense tour à tour à des groupes tels qu'ALICE IN CHAINS (la voix de Seb n'y étant d'ailleurs pas étrangère, évoluant dans un registre souvent assez proche du regrétté Layne Staley), SOUNDGARDEN ou FAITH NO MORE ("Wake Me Up"). Un changement est toutefois à signaler car si le groupe n'avait jusqu'ici proposé que des titres en français, il se tourne dorénavant vers la langue de Shakespeare pour nous délivrer son art ; peut-être une façon pour mieux s'exporter et toucher un public plus large en visant une carrière internationale, ce qui serait amplement mérité au vu des qualités que recèle ce Tales From The Nightmares Vol.1.

Chronique : Nono666

7,5

 

 

UNSWABBED 2014-38 WEB
 

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