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SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud

Publié le par Nono666

SOLEFALD - World Metal. Kosmopolis Sud
Indie Recordings
Style : Experimental Post-Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.solefald.no

SOLEFALD_World Metal. Kosmopolis Sud



01. World Music With Black Edges (Kosmopolis Sud) / 02. The Germanic Entity (Kosmopolis Nord) / 03. Bububu Bad Beuys / 04. Future Universal Histories / 05. Le Soleil / 06. 2011, Or A Knight Of The Fail / 07. String The Bow Of Sorrow / 08. Oslo Melancholy (Den Norske Sumaren)

Depuis 20 ans maintenant, SOLEFALD éveille les sens et repousse les limites en conservant cet aspect ‘chanson’ et ce World Metal.Kosmopolis Sud, prolongement du EP publié en 2014, continue d’emprunter des chemins que peu seraient capable de prendre. Rien que "World Music With Black Edges (Kosmopolis Sud)" qui ouvre l’album retourne le cerveau mais garde cet aspect addictif imparable et montre une production très pointue (signée Jaime Gomez Arellano auteur des dernières sorties de PARADISE LOST ou CATHEDRAL) où le casse-tête de faire sonner de nombreuses pistes est ici bien présent. En effet, le duo utilise bon nombre d’instruments exotiques et habituellement étrangers au monde du Metal, les bardes de chœurs viennent également grossir la masse d’information ("The Germanic Entity (Kosmopolis Nord)") mais au lieu de prendre le pari de la surenchère, les Norvégiens ont imbriqué tout cela de telle sorte qu’à chaque écoute on découvre un nouvel élément qui participe à cette ambiance si spéciale. Toutefois, on aurait pu craindre que SOLEFALD se complaise dans la recherche de la folie à tout prix quitte à sonner totalement barré mais voilà le groupe garde un pied bien ancré dans le monde de l’extrême mais aussi de la Darkwave et de l’Electro, notamment la scène Allemande qui transpire sur les deux premiers titres de façon assez flagrante. Avec "Bububu Bad Beuys" c’est un mixage entre SYSTEM OF A DOWN et RAMMSTEIN à la sauce extrême auquel nous avons droit, et si la première réaction est l’étonnement, on finit par danser sur ce rythme imparable et là aussi l’attention aux petits détails est très présente, ce morceau qui pouvait laisser paraitre une bizarrerie sans grand intérêt se révèle très riche et s’inscrit totalement dans l’esprit de SOLEFALD. On retrouve également ces refrains qu’un certain ENSLAVED ne renierait pas ("Future Universale Histories", "The Germanic Entity (Kosmopolis Nord)") pour cet aspect Folk qui est une base déterminante dans la personnalité de ce duo décidément très surprenant mais jamais décevant. Pour le concept, Cornelius Von Jackhelln, chanteur et bidouilleur en chef, s’est inspiré de ses propres poèmes et bouquins sortis sous son nom et y mêlange plusieurs langues, l’anglais en majorité, le Norvégien, notamment sur les extensions que sont "Kosmopolis Sud" et "Kosmopolis Nord" à la fin des deux premiers titres mais aussi le français, à la fin de "World Music With Black Edges" avec ces mots « L’art est le fanatisme qui oblige à la diplomatie », voilà qui résume parfaitement ce qu’est SOLEFALD. Et puis il y a ce titre, "Le Soleil", chanté en français mais également en Norvégien, le texte totalement en français et en norvégien se font face et s’entremêlent sur ce titre qui peut apparaitre comme le plus agressif ou dirons nous, le plus conventionnel, autant que ce que ce duo peut l’être. Cornelius se révèle également sur le titre "2011, Or A Knight Of The Fail" qui traite de la tuerie d’Utøya perpétrée par Anders BREIVIK en 2011 et y dresse un tableau assez inquiétant en disant que rien ne serait pareil après 2011 en Norvège en faisant le parallèle avec le 11 septembre 2001 aux Etats Unis. SOLEFALD donne ainsi un crédit intellectuel à ce déluge de bizarrerie et d’ailleurs pour ceux qui s’intéresseront aux paroles et au concept, la musique se fait beaucoup plus fluide et naturelle, cet album, comme tous ceux de la riche discographie du duo, s’appréhende dans sa globalité même si quelques moments pourraient très bien être pris au premier degré d’écoute comme ce titre d’ouverture et son break dansant. World Metal.Kosmopolis Sud est un album passionnant si on prend le temps de l’apprécier et de le découvrir, amateur d’objet prémâché, passez votre chemin, ce duo ne fait pas dans la demi-mesure et propose ce que l’on appelle des œuvres complètes que l’on épouse ou pas mais qui ne laissent pas indifférentes.

Chronique : Aymerick Painless

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SOLEFALD_Band
 
 
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