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BEYOND THE STYX - Leviathanima

Publié le par Nono666

BEYOND THE STYX - Leviathanima
Autoproduction
Style : Hardcore/Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.beyondthestyx.com

Beyond The Styx_Leviathanima



01. Quo Fala Ferunt / 02. Autop6gorgones / 03. Eichidna'h / 04. Kiss The Abyss / 05. Code: Orphantage / 06. Respice Finem / 07. SanctuarINK / 08. LupUS (ft. Ryan X) / 09. VenOMEN(On!) / 10. Insurr@ction / 11. 101 Demons / 12. Ody55eu5
 
BEYOND THE STYX est une formation originaire de Tours existant depuis 2010 et ayant déjà sorti une démo en 2011 ainsi qu'un Ep en 2013. Après une belle intro instrumentale "Quo Fata Ferunt" tout en ambiance, "Autop6gorgones" débarque et assène une grosse gifle de Deathcore maitrisé, riffs imparables et textures mélodiques pendant le refrain. Puis vient le tour d'"Echidna'h" rempli de tournoiements guitaristiques très réussis ainsi que de chœurs scandés dans la plus pure tradition Hardcore. A noter que le chant est très convaincant et impressionnant ; Emile, le vocaliste, oscille constamment entre des hurlements très Hardcore et un growl monstrueusement Death. L'impression générale est donc extrêmement agressive et pourra paraitre éprouvante pour les non-initiés. J'avoue avoir été un peu surpris au départ et pensais être rapidement saoulé par ce parti-pris vocal mais finalement c'est plutôt le contraire qui a opéré. Une fois rentré dans l'univers sombre et les références mythologiques de l'album, l'écoute devient passionnante. Les morceaux sont suffisamment variés et parfaitement équilibrés, le groupe écrase tout sur son passage avec une efficacité rythmique redoutable ("Kiss The Abyss") tandis que les parties de grattes trouvent toujours le moyen d'amener un petit plus à chaque titre. "LupUS" et sa  partie centrale à base de rythmique écrasante, riff dissonant et growl démoniaque fait son "petit" effet ! A ce stade de l'écoute de Leviathanima, la parenté avec les excellents WINDS OF PLAGUE me parait évidente dans le choix de mélanger des parties Hardcore à un style vocal et instrumental souvent Death voir Black par moments ("Code: Orphantage"). Leviathanima se conclue en beauté avec "101 Demons" et son grandiloquant final, puis "Ody55eu5" aux multiples facettes, contenant un court solo de guitare (tout comme "Insurr@ction") et s'achevant tout en harmonie et mélodie... En conclusion, ce premier album de BEYOND THE STYX est une très grande réussite, ça bastonne sévèrement, les parties instrumentales sont réglées au millimètre près, l'ambiance est survoltée et l'incroyable noirceur qui plane sur ces douze titres est terriblement addictive... d'ailleurs j'y retourne !... à écouter au plus vite...

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

BEYOND THE STYX_Band 2015
 

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KROKODIL - Nachash

Publié le par Nono666

KROKODIL – Nachash
Spinefarm Records
Style : Sludge Hardcore Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.krokodilrock.com

KROKODIL_Nachash



01. Shatter / 02. Skin Of The Earth / 03. Dead Man’s Path / 04. A Life Lived In Copper, But Painted In Gold / 05. Reptilia Familiar / 06. Porcelain Bones / 07. The Collapse / 08. Sleep Well, Medusa / 09. Ragnarock / 10. Sun Riders / 11. Sobek / 12. Phyllotaxis

Le premier album de KROKODIL est mis sous la lumière par Spinefarm mais aussi par le fait que son bassiste ait décroché la timbale en prenant le poste de bassiste de SLIPKNOT. Cependant, il est temps d’occulter tout cela car musicalement KROKODIL ça donne quoi ? Et bien Nachash baigne largement dans le gras avec ces relents de Sludge comme MASTODON pourrait le pratiquer, c'est-à-dire assez facile d’accès musicalement, d’ailleurs le titre "Sun Riders" et son refrain entêtant bardé de chœurs aurait pu être signé par les Américains. Ensuite il y règne aussi cette atmosphère Post-Metal, Alternative, Post-core, appelez ça comme vous voulez, avec ces plages plus ambiantes allant jusqu’à "Ragnarok" qui marque une réelle pause bienvenue au milieu de cette pesanteur et cette voix tirant très largement sur le Hardcore. La basse est bien mise en avant et le kick basse/batterie envoie un groove assez communicatif, c’est l’un des points forts de cet album car la production a parfaitement su gérer les temps forts de cet album qui n’en manque pas. Nachash est un bon compromis entre arrangements studio et volonté de garder un aspect live bien résumé sur ce "Sober" avec cette fin supportée juste ce qu’il faut par plusieurs couches de guitare qui coulent la chape de plomb. Ensuite, il faut reconnaitre qu’avec tous les clones de THE OCEAN, CULT OF LUNA ou ISIS qui sont apparus un peu partout, cet album, malgré une qualité indiscutable, peut lasser par son côté déjà entendu. Cependant, KROKODIL affirme ici une personnalité qui ne demande qu’à grandir et notamment ces phases plus ambiantes et Progressives qui ne sont pas déclinées comme habituellement dans le style, elles forment des sortes d’happening de choses qui ne viennent pas réellement par la suite, le groupe nous suggère des suites possible et finit par nous surprendre en restant dans les lignes balisées du style. Un bon album qui peut autant s’adresser à un public Post-Hardcore ou Sludge, et une entrée en matière convaincante à laquelle il ne manque pas grand-chose pour rester en tête, un peu plus d’accroche ou un peu plus de passages sombres, là on a l’impression que KROKODIL n’a pas encore choisi son camp.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

KROKODIL_Band 2014
 

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DÖDSVARG - Glädjedödaren

Publié le par Nono666

DÖDSVARG - Glädjedödaren
Suicide Records
Style : Noise Post-Hardcore
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.dodsvarg.bandcamp.com

DÖDSVARG_Glädjedödaren



01. Slutet / 02. Juottovasikkaa / 03. Det Finns Sjukdom I Oss / 04. Allt Är Åt Helvete Och Det Blir Bara Värre / 05. Outhärdligt / 06. I Kolgruvorna / 07. Glädjens Paradise / 08. Satan / 09. Tyrann / 10. Ångst Och Vrede / 11. Skall Slås I Spillror

Si Jon EKSTROM nous revient régulièrement avec son ovni DÖDSVARG, Glädjedödaren n’est pourtant que son deuxième album. Le Suédois qui a vu son style passé d’un Noise Hardcore à quelque chose de plus Post-Hardcore où se mêlent désormais allègrement Sludge pour la lourdeur, Hardcore pour la voix et une urgence de tous les moments, un esprit Punk car l’homme n’en fait qu’à sa tête mais sait aussi décocher quelques riffs comme cette introduction de "Outhärdligt" sans oublier les éléments Noise ou Indus’ et notamment cette batterie programmée bien saturée. Ce deuxième album marque tout de même une évolution donc avec un chant toujours aussi Hardcore assuré par Jens EKELIN, Primathor ou Samuel SKOOG, une batterie tenue par David FLOOD sur l’enchainement "Tyrann"/"Ångst Och Vrede", des beats presque dansant le temps de "I Kolgruvorna" mais aussi et surtout un rap sur la fin de "Skall Slås I Spillror" lancé dans un mouvement Noisy Electro avec un piano mélancolique et le tout dans une fluidité renversante. Cet album n’est donc pas plus destiné au commun des mortels que les précédentes œuvres de Jon EKSTROM, la production est certes plus lisible malgré la saturation sur la batterie programmée, un effort a été fait sur la définition du son de guitare qui permet de bien saisir ce qui nous est balancé à la face avec rage et détermination et sur les deux titres où une batterie est utilisée, elle possède un son très brut, très live, presque trop, mais cette violence gratuite se fait ici très sournoise avec quelques leads de guitare hypnotisant ("Tyranny") et quelques passages plus ambiant nous permettant de respirer très légèrement avant de suffoquer de nouveau. Uniquement disponible en téléchargement (allez sur le Bandcamp tout de même car le Suédois propose des package intéressant avec le téléchargement), ce nouvel album est de loin la meilleure production tant techniquement que musicalement de ce Suédois à part mais qui ouvre bien des œillères, rien que pour ça, une écoute est impérative pour se faire une idée.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

DODSVARG_10
 

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APHONIC THRENODY - When Death Comes

Publié le par Nono666

APHONIC THRENODY - When Death Comes
Doomentia Records
Style : Funeral Doom/Death Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2014
Site Web : www.aphonicthrenody.bandcamp.com

APHONIC THRENODY_When Death Comes



01. The Ghost’s Song / 02. Death Obsession / 03. Dementia / 04. The Children’s Sleep / 05. Our Way To The Ground

Groupe International, voilà le genre de chose que l’on voit de plus en plus communément et notamment dans les styles extrêmes comme le Black ou le Funeral Doom Metal car trouver des musiciens dans sa région partageant le même idéal se fait plus rare lorsque l’on cherche à monter ce genre de groupe/projet. C’était déjà vrai avant l’avènement d’internet avec des collaborations à distance, seulement avec les moyens d’un studio, seuls les musiciens aguerris se prêtaient à ce jeu, aujourd’hui n’importe qui prend une guitare et s’enregistre. Alors, n’ayez pas peur, ce n’est pas le cas d’APHONIC THRENODY, dont les membres sont tous des vieux briscards de la scène Italienne, Belge, Hongroise ou Britannique. Si je vous parle de GALLOW GOD ou MAR DE GRISE, vous situez déjà un peu le niveau des gars, et d’ailleurs leur premier méfait en 2013 était un EP appelé First Funeral que j’avais découvert un peu après sa sortie et carrément par hasard, alors voir ce premier album arriver aujourd’hui, c’est le verdict. Ces gars là ont-ils réussis à gommer un peu les défauts du EP tout en gardant leur fraîcheur ? Avec "The Ghost’s Song", le groupe ne tarde pas à donner les premiers éléments de réponse, riffs bien plombés surmontés de lead de guitare bien lancinant, quelques courts passages de voix claires renforçant l’aspect mélancolique, l’ombre de MOURNING BELOVETH mais aussi de MY DYING BRIDE (également vrai sur "Death Obsession") se font sentir et si on nage en style balisé, on ne risque pas de se noyer, le maitre nageur ne nous quitte pas des yeux et on ne va pas au-delà de la bouée. Et pourtant, ce Funeral Doom Metal aux relents de Death bien prononcés fait mouche. Pas dès la première écoute, la faute peut-être à une production hésitante sur la batterie, on entend comme un crépitement lorsque Marco Z utilise sa ride et la présence des toms et des caisses est un peu faiblarde, mais aussi à des titres fleuve passant allègrement les 15 minutes. En effet, il faut laisser le temps à la musique, à cet univers de s’installer, et il faut bien 3 écoutes pour commencer à se laisser transporter par cette musique qui porte également sur son côté ambiant à l’image d’un "Death Obsession" ou de "Our Way To The Ground" qui clôt les débats dans une finesse qui n’est pas sans nous rappeler MAR DE GRISE justement. Ce premier essai est une vraie réussite pour les amateurs du genre, avec tous les codes inhérents au style mais avec suffisamment de personnalité pour ne pas sonner comme une énième copie, voilà un groupe au line-up mouvant qu’il faudra surveiller, Greg CHANDLER d’ESOTERIC et Jarno SALOMAA (SHAPE OF DESPAIR) ont déjà un œil, voire les deux, sur ce groupe, il y a des signes annonciateurs parfois… La personnalité du groupe réside notamment sur les arrangements de guitare très soignés comme sur "Dementia" ou "Our Way To The Ground" mais aussi le travail vocal car Roberto M utilise le growl en majorité mais réussi à varier sa voix dans ce périmètre si cher au Funeral Doom Metal, parfois plus guttural, parfois plus lâché, le growl de ce gars est également une des raisons qui font que cet album est à découvrir, une belle confirmation !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

APHONIC THRENODY_Logo
 

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BEYOND THE DUST - Khepri

Publié le par Nono666

BEYOND THE DUST - Khepri
Dooweet Records
Style : Progressive Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.beyond-the-dust.com

BEYOND THE DUST_Khepri



01. Rise / 02. Clarity / 03. After The Light / 04. Relief / 05. Last Breath / 06. Zero / 07. Silence And Sorrow / 08. The Edge Of Earth And Sea - Part 1 - The Tears Of Departures / 09. The Edge Of Earth And Sea - Part 2 - The Fear Of The Journey / 10. The Edge Of Earth And Sea - Part 3 - The Bliss Of The Gathering

La France a t'elle un incroyable nouveau talent ? Et bien je dis oui ! Comme dirait Jean-Marc Genereux, "J'achète" ! BEYOND THE DUST, quatuor parisien formé en 2010 par Andrew (chant), Steeves (guitares), Regan (basse) et Anthony (batterie). Auteur d'un EP, New Dawn, sorti en 2011, ils reviennent avec leur premier album complet sur le label Dooweet (AMON SETHIS, THE MILTON INCIDENT, EVENLINE, ...). Construit autour d'un Metal progressif musclé et tonique et de Djent Metal, Khepri est un concept-album basé sur la vie et la mort. Un concept-album est déjà à lui seul un travail de composition hardu ! Dès lors que les tenants et les aboutissants délivrés par le groupe qui le compose tiennent la route, on peut déjà parler de réussite ! Et en découvrant le titre d'ouverture "Clarity", on devine bien que l'on n'a pas à faire à n'importe qui ou n'importe quoi ! On navigue allègrement entre un DREAM THEATER version Metropolis Part 2 et MESHUGGAH époque Catch 33, avec un ressenti de tout ce que le groupe peut avoir comme influences (PAIN OF SALVATION, PERIPHERY, TESSERACT, A-SYNC, ou encore l'excellent regretté HORD). La voix claire d'Andrew, dans un registre lorgnant du côté de James LaBrie, est d'une clarté limpide et donne une proportion quasi spatiale au côté musical agressif de BEYOND THE DUST. Question instrumentation, les explosions de riffs et les syncopes meurtrières présentes tout au long de Khepri permettent d'apprécier pleinement le niveau de technique de BEYOND THE DUST. Les joutes verbales Djent et mélodiques nous donnent toute l'ampleur que l'on attend en débutant l'écoute de ce projet exécuté de bien belle manière. Certains diront que le groupe peut parfois se perdre dans les dédales d'un Metal Progressif ou expérimental, personnellement je trouve, au contraire, qu'il y a une excellente cohésion dans la construction finale de Khepri. On sort de l'écoute de cet album enrichi ! Les 55 minutes de Khepri sont faites de densité, d'une mise en place compacte et homogène, et servies par un son foncièrement moderne, le tout agrémenté d'un artwork soigné et attractif. Prenez le temps de découvrir, d'explorer et de comprendre l'univers de BEYOND THE DUST, et ce temps, il ne tient qu'à vous de le prendre... Khepri en vaut vraiment la peine ! Sans entrer dans les détails de l'album, titres après titres, je peux vous confirmer que l'on entendra beaucoup parler de ce groupe prometteur d'ici peu... Et si peu que le monde Metal lui laisse la chance de faire ses preuves, BEYOND THE DUST peut s'affirmer sur une scène française en pleine évolution, mais également dans une optique de reconnaissance internationale. Je suis dès lors en place pour suivre ce groupe qui, avec cette réalisation, me conforte dans mes goûts pour l'expérimetal de qualité. A vous de rejoindre leur univers si le coeur vous en dit ! Moi, j' achète ! Et oui, encore !

Chronique : Phil PKMS Neuville

8

 

 

BEYOND THE DUST_band
 

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CRUACHAN - Blood For The Blood God

Publié le par Nono666

CRUACHAN - Blood For The Blood God
TrollZorn Records
Style : Folk Metal
Origine : Irlande
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/cruachanclan

CRUACHAN_Blood For The Blood God



01. Crom Cruach / 02. Blood For The Blood God / 03. The Arrival Of The Fir Bolg / 04. Beren And Luthien / 05. The Marching Song Of Fiach Mac Hugh / 06. Prophecy / 07. Gae Bolga / 08. The Sea Queen Of Connaugh / 09. Born For War (The Rise Of Brian Boru) / 10. Perversion, Corruption And Sanctity - Part 1 / 11. Perversion, Corruption and Sanctity - Part 2 / 12. Pagan (Bonus Ltd Edition)

Blood For The Blood God est le septième album du groupe irlandais CRUACHAN. Tout commence avec une pochette d'album moins chargée visuellement que les couvertures des opus précédents : un crâne de bélier où sont gravés des signes païens que l'on veut croire magiques ou mystiques, élément que nous retrouvons dans le premier clip extrait de cet album.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Irlandais reviennent avec un album sanglant et toujours aussi dédié à la tradition et aux mythes de l'île d'émeraude. L'introduction mélodique est tel le calme avant la tempête déclenchée par le titre éponyme de l'album, "Blood For The Blood God", complainte sanglante puissante au dieu serpent Crom Cruach. Le savant mélange entre violence et mélodies entraînantes opère à merveille. "The Arrival Of The Fir Bolg" conte sur des airs traditionnels l'arrivée sur l'île d'Irlande du peuple Fir Bolg. La chanson suivante, "Beren and Luthien", nous plonge cette fois dans l'univers du célèbre écrivain J.R. Tolkien. Ce titre aux sonorités Black Metal, raconte l'histoire d'amour épique entre l'elfe Lúthien et le mortel Beren. "The Marching Song Of Fiach Mac Hugh" démarre sur des airs traditionnels et donnent vraiment envie de boire de la Guiness en dansant et chantant en suivant les mouvements de la flûte et du violon tout en écoutant le texte narrant un passage de l'Histoire irlandaise sous le règne d'Elizabeth I. "Gae Bolga" nous transporte loin, dans les rivages verts sur un interlude musical tirant son nom de l'arme utilisé par le héros celte Cúchulainn. Le titre suivant, "The Sea Queen of Connaugh", nous raconte la vie de Grace O'Malley, chef pirate irlandaise vivant au XVIe siècle. "Born For War (The Rise Of Brian Boru)" est le récit de la victoire du roi Brian Boru sur les Vikings de Limerick en 976. Enfin, à mon sens, "Perversion, Corruption And Sanctity" est une critique de la religion catholique imposée au fil des siècles à l'Irlande païenne. La mythologie et l'Histoire sont partie intégrante du groupe CRUACHAN et de leurs albums. Le serpent cornu et sanguinaire Crom Cruach, le peuple colonisateur Fir Bolg, les amants Beren et Lúthien, des personnages historiques tels que Brian Boru ou Grace O'Malley… Ce mélange entre fantastique et histoire permet de nous glisser dans cet univers propre à CRUACHAN grâce aux textes et à la musique, mettant en lumière une partie de l'histoire irlandaise que nous ne connaissons pas forcément.

Blood For The Blood God apparaît comme étant un mélange parfait entre Folk traditionnel irlandais ("The Marching Song of Fiach Mac Hugh", "Gae Bolga"...) et Black Metal ("Beren and Luthien", "Prophecy", "The Sea Queen of Connaugh"…). L'équilibre entre les deux est bien proportionné en jonglant de l'un à l'autre au fil des chansons. En résumé, cet album apparaît comme étant une bonne sortie de la fin d'année 2014.

Chronique : Émeu Ragie

8

 

 

CRUACHAN_Band 2014
 

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WAVERLY LIES NORTH - A Soul In The Void

Publié le par Nono666

WAVERLY LIES NORTH - A Soul In The Void
Brennus Music
Style : Symphonic Dark Metal
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.waverlyliesnorth.com

WAVERLY LIES NORTH_A Soul In The Void



01. The Curse (Lux In Tenebris) / 02. A Soul In The Void / 03. Cherish No Hope / 04. Labyrinth / 05. Chimaera / 06. Aria Nocturna / 07. Gilded Faith / 08. Follow The River / 09. Final

Formé en 2012 du côté d'Abbeville par les frères Julien et Edouard Mehay, respectivement guitariste et batteur, WAVERLY LIES NORTH a ensuite connu plusieurs changements de personnel avant de se stabiliser autour du line-up présent sur ce premier album. "Stabiliser" est toutefois un bien grand mot puisque depuis le guitariste Bruno Poidevin a quitté le groupe et a été remplacé par Antoine Petit-Gas. Quoi qu'il en soit et malgré ces aléas, WAVERLY LIES NORTH n'en propose pas moins un premier album particulièrement prometteur, nous dévoilant des compositions d'une grande maturité où tout est parfaitement en place et maitrisé. Exprimant son art à travers un Metal symphonique aux contours assez dark, la formation picarde nous entraine dans un univers sombre et tourmenté qui n'est pas sans rappeler les Suédois d'EVERGREY, ce que ne contredira pas le chant d'Eric Pariche (SUPERSCREAM, SCREAMING FOR JUDAS) qui évolue ici dans un registre vocal souvent très proche de Tom S. Englund. Peaufiné dans ses moindres détails, A Soul In The Void recèle de biens beaux moments ("Aria Nocturna", "The Curse", "A Soul In The Void", l'orientalisant "Labyrinth"...) et témoigne d'un professionnalisme certain. Rien n'a été laissé au hasard, un soin tout particulier a été apporté aux atmosphères, souvent inquiétantes, voire angoissantes ("A Soul In The Void"). Nappes de claviers, choeurs et chant opératique féminin sont autant d'éléments qui viennent renforcer la dimension symphonique de l'ensemble. Aucune faute de gout si ce n'est une production un peu légère et manquant un poil d'ampleur, un point sur lequel le groupe devra travailler à l'avenir, pour le reste pas de souci, c'est du solide ! Voilà un premier album comme on aimerait en voir plus souvent ! Partez pour le royaume des ombres à la rencontre des âmes damnées qui hantent les lieux, WAVERLY LIES NORTH est votre guide...

Chronique : Nono666

8

 

 

WAVERLY LIES NORTH_Band
 

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HOODED MENACE - Gloom Immemorial

Publié le par Nono666

HOODED MENACE - Gloom Immemorial
Doomentia Records
Style : Doom/Death Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2014
Site Web : www.hoodedmenace.bandcamp.com

HOODED MENACE_Gloom Immemorial



01. Fulfill The Curse / 02. The Eyeless Horde / 03. A Decay Of Mind And Flesh / 04. The Haunted Ossuary / 05. I, Devil Master / 06. Catacombs Of The Graceless / 07. Abode Of The Grotesque / 08. Instruments Of Eternal Damnation / 09. Chasm Of The Wraith / 10. The Creeping Flesh / 11. Monuments Of Misery

Le groupe Finlandais est devenu avec Effigies Of Evil (2012) la sensation Doom/Death Metal, LE groupe qu’il fallait écouter. Une attitude de trop plein qui est pourtant ici totalement méritée car HOODED MENACE a ce truc qui chez n’importe quel amateur de Doom provoquera une addiction à cette musique. Et bien Gloom Immemorial va avoir plusieurs vertus, la première est que ce goût pour les leads de guitare entêtants ne date pas d’hier et les "Fulfill The Curse" et "The Eyeless Horde" extraits de la première démo du groupe The Eyeless Horde (2007) en sont la preuve avec cette chanson titre à la rythmique rampante accompagnée d’un lead bien Rock’n’roll, un délice absolu ! Ensuite, pour les collectionneurs, avoir les split-albums est une vraie galère lorsque l’on arrive après la bataille et cette compilation concoctée par Doomentia Records a tout du joyau indispensable, ils ont même pensé à l’édition collector où tous les visuels de ces démos et split-albums sont reproduits, une attention toute particulière là où beaucoup se contentent de réunir les morceaux avec le visuel de la première sortie et c’est déjà bien assez pour le bétail qui va l’acheter. Pour cela, chapeau également ! Ensuite que dire de ce Doom/Death Metal des Finlandais, l’instrumental "A Decay Of Mind And Flesh" (une reprise d’ANIMA MORTE qui partageait le split avec les finlandais) marque une pause un peu plus fine avant ce "The Haunted Ossuary" qui reprend les growls Death sur fond de guitares menaçantes mais toujours avec ce supplément d’âme inhérent à ce groupe. Du coup, il ne manque que les titres du EP Necrotic Monuments mais s’agissant de reprises on comprend aisément les raisons de leur mise de côté. Auteur de 3 albums tout aussi recommandables, HOODED MENACE permet avec cette compilation bien garnie de nous rappeler que si les Finlandais jouissent d’une certaine aura aujourd’hui, hier ils étaient déjà très bons, le meilleur argument pour se pencher sur le back-catalogue du groupe se trouve sur ce Gloom Immemorial. Enfin, cette compilation permet de remarquer tout de même la progression de ce groupe dans la construction de ses morceaux car si les éléments principaux étaient déjà là dès le début, on prend toute la mesure du travail d’arrangement qui a été fourni sur ces 7 dernières années, du Doom/Death Metal assez brut de la démo jusqu’à cette perspective plus Progressive des derniers morceaux, plus qu’une imbrication de riffs, dès "Catacombs Of The Graceless" qui marque une avancée très nette, surtout derrière un "I, Devil Master" un peu plus poussif, on obtient un Doom Metal plus rampant laissant les éléments plus foncièrement Death présents au début en retrait pour y apporter une dose de Post-Metal très légère mais qui fait vraiment la différence (cet "Instruments Of Eternal Damnation" imparable). Seul petit bémol, la production manquant de présence pour la basse et quelques guitares rythmiques sans parler de la batterie qui pourrait être un peu moins en fond de salle mais c’est vraiment là chipoter car rapidement le poids des titres prend le dessus. Quel bonheur !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

HOODED MENACE_Band
 

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U.D.O. - Decadent

Publié le par Nono666

U.D.O. – Decadent
AFM Records
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.udo-online.de

U.D.O._Decadent



01. Speeder / 02. Decadent / 03. House Of Fake / 04. Mystery / 05. Pain / 06. Secrets In Paradise / 07. Meaning Of Life / 08. Breathless / 09. Let Me Out / 10. Under Your Skin / 11. Untouchable / 12. Shadow Eyes / 13. Rebels Of The Night / 14. Words In Flame

Increvable, le père Udo Dirkschneider nous revient, comme d’habitude, pour sa livraison bi-annuelle de Métal teuton. Fidèle à ses principes, Udo ne s’est pas mis à soudainement faire du Death Metal Progressif. La grande question, à chaque galette d’U.D.O. est : « est-ce un bon cru ? ». Et la réponse est : « oui et non ». Oui car Decadent commence en trombe avec un "Speeder" ultra acceptien ou un "Mystery" déjanté et moderne. Des titres en acier trempé qui sonnent comme une riposte aux derniers albums d’ACCEPT. Oui, encore, car l’album prend fin avec le superbe "Words In Flame", judicieusement précédé de titres classiques, mais bien foutus qui, sans casser trois pattes à un canard, préparent le terrain pour l’estocade finale. Non car le ventre mou de l’album est vraiment mou. Mollasson. Que viennent foutre ce "Pain" et ce "Meaning Of Life", moralisateurs, F.M. et agaçants au possible sur un album qui commençait aussi bien ? Déjà au temps d’ACCEPT, on pouvait trouver ces chiures de mouches inélégantes parsemées au milieu de perles purement Heavy. Ce qui était pardonnable à l’époque du Glam l’est beaucoup moins aujourd’hui, d’autant plus que les titres précités sentent vraiment le faisandé. Sans parler de la compatibilité plus qu'hasardeuse entre la voix du gremlin allemand et des mélodies sucrées dignes des 2 Be 3 ou de la philosophie de comptoir qui leur sert de texte. C’est rageant quand on sait que l’édition limitée comporte deux titres bonus qui auraient remplacé avantageusement ces bouses immondes. Dommage car, sans cette partie centrale mal foutue, Decadent avait le potentiel d’un très bon album d’U.D.O.

Chronique : Emil Maniak

6,5

 

 

U.D.O._Band 2015
 

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WHEN REASONS COLLAPSE - Dark Passengers

Publié le par Nono666

WHEN REASONS COLLAPSE - Dark Passengers
Autoproduction / Dooweet
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/WhenReasonsCollapse

WHEN REASONS COLLAPSE_Dark Passengers



01. All Roads Lead To Chaos / 02. No Time For Regrets / 03. Breaking The Silence / 04. When Reasons Collapse / 05. Past In Peace / 06. Come To Me / 07. Our Way To Oblivion / 08. Doomsday / 09. Bitterness And Grief / 10. Anesidora / 11. Dark Passenger
 
Après deux Ep sortis en 2010 et 2011, les parisiens de WHEN REASONS COLLAPSE sortent enfin leur premier véritable album autoproduit qui s'avère être une véritable tuerie ! La vocaliste Christina a de la rage et des tripes à revendre, le duo de guitaristes composé de Julien et Thierry a fait un boulot remarquable tant leurs parties sont abouties, techniques et parfaitement intelligibles, et la section rythmique envoie sévèrement du bois. Bref, ça sent le travail remarquablement bien fait, et qui plus est inspiré... Ce qui surprend le plus à la première écoute, c'est la qualité du son et l'équilibre de l'ensemble des instruments. Compte tenu de la rapidité de pas mal de riffs, une sorte de bouillie sonore aurait pu s'installer, mais là non, c'est clair comme de l'eau de roche, superbe boulot de production ! Dès le premier titre chanté "No Time For Regrets", on prend en pleine poire le style et l'efficacité du combo : un chant qui donne des frissons, des grattes rapides, puissantes et complémentaires, une mise en place basse-batterie imparable. Tous les titres sont du même acabit, on sent les influences Deathcore américaines du type ALL SHALL PERISH parfaitement digérées et maitrisées, les harmonies et transitions sont parfaites et transpirent le bon goût et le professionnalisme ; les refrains scandés sont terriblement efficaces. "When Reasons Collapse", "Past In Peace", "Our Way To Oblivion" (très Hardcore pour mon plus grand plaisir) ou encore "Bitterness And Grief" (et son break terrifiant) sont plus que jouissifs ! Pas besoin d'en dire plus, ce Dark Passengers est une grosse baffe Deathcore comme savent le faire les têtes de file du genre, et WHEN REASONS COLLAPSE mérite d'en faire partie... assurément un groupe majeur de la scène française...

Chronique : Ziltoik Skeksis

9

 

 

WHEN REASONS COLLAPSE_Band
 

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