YORBLIND - Blind But Alive
YORBLIND - Blind But Alive
Klonosphere
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/yorblind
01. Blind… / 02. I Am Not / 03. The Scapegoat / 04. The Exploited / 05. The Self Centered / 06. The Master / 07. Genesis / 08. The Teacher / 09. …But Alive
Voilà un album qui se sera fait attendre, le chemin a encore été parsemé d’embuches pour YORBLIND entre les changements de chanteur, l’arrivée de L. Chuck D. (ex-NO RETURN) pour l’enregistrement de ce troisième album et son départ en 2014 après un faux départ de Blind But Alive. Un temps annoncé en sortie chez Great Dane Records, il semble effectivement avoir été programmé, des chroniques ont été faites et puis plus rien avant l’annonce de la sortie via Klonosphere et Season Of Mist pour la distribution, des couacs à répétition qui auraient pu avoir raison de la motivation du groupe mais aussi du public. Heureusement, ce troisième opus vaut largement l’attente qu’il a pu susciter, cinq longues années d’attente mais le palier franchi par le groupe sur ces 37 minutes de Melodic Thrash/Death Metal est énorme. L’introduction très douce qu’est "Blind…" lance l’album dans la délicatesse, une délicatesse que l’on retrouve sur "…But Alive", une outro très fouillée et qui est le prolongement de cette première piste. Entre temps, les Français ont enchainé les titres rentre dedans emprunts de mélodies et si on reconnait le côté mélodique du groupe déjà présent sur Reflexions, son aîné, le songwritting est ici bien plus réussi, mature, l’esprit ARCH ENEMY du tubesque "I Am Not" est un exemple qui va mettre tout le monde d’accord. Au niveau production, YORBLIND s’est doté d’un son précis mais pas forcément clinique et froid, ce qui permet au côté groovy de son Thrash Metal de briller sans mal sur cette galette. L’évolution se trouve plus précisément dans l’apparition de titres évoquant SOILWORK ou IN FLAMES de la période Soundtrack To Your Escape ("The Scapegoat" et son refrain entêtant) mais aussi par le chant qui prend une tournure mélodique qui rappelle le grand Gus CHAMBERS sur "The Exploited" et son alternance avec le chant de Julien de LOKURAH qui fonctionne très bien, "The Self Centered" et son ambiance à la FEAR FACTORY sur le refrain ou encore "The Master". La durée assez courte de ce Blind But Alive permet d’éviter l’écueil des longueurs et du remplissage même si musicalement "The Master" apparait comme un peu moins fourni que ses camarades avec un riffing moins recherché mais le boulot est là, YORBLIND se dresse sans mal comme un groupe à surveiller de très près et confirme tout le bien que l’on pensait de lui au moment de la sortie de Reflexions en 2009. Rash ROBERTS (ex-HORRESCO REFERENS) est maintenant en poste pour assurer les concerts et avec de tels titres à défendre, on imagine mal que ce groupe n’accroche pas au moins une première partie luxueuse, en tout cas c’est tout le mal qu’on leur souhaite tant cet album regorge de hargne maitrisée et de moments délicieusement Thrash avec ce côté mélodique à la GRIP INC., à cela ajoutée la qualité du back catalogue mêlée au line-up affuté actuel. Si on ne doit mettre qu’un seul bémol, ce serait sur les titres "The Master" et "The Teacher", moins inspiré et peut être un peu trop facile par rapport au reste.
Chronique : Aymerick Painless

