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PARADISE LOST - The Plague Within

Publié le par Nono666

PARADISE LOST - The Plage Within
Century Media
Style : Gothic Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.paradiselost.co.uk

PARADISE LOST_The Plague Within



01. No Hope In Sight / 02. Terminal / 03. An Eternity Of Lies / 04. Punishment Through Time / 05. Beneath Broken Earth / 06. Sacrifice The Flame / 07. Victim Of The Past / 08. Flesh From Bone / 09. Cry Out / 10. Return To The Sun

On le sait maintenant, PARADISE LOST n’en fait qu’à sa tête et va là où il veut bien aller. Ceci dit avec l’apparition de VALLENFYRE et de BLOODBATH dans l’environnement proche du groupe, on pouvait en tirer deux lignes directrices pour le nouvel album. Soit les deux têtes pensantes s’en trouvaient influencées au point d’intégrer du Death Metal dans les nouvelles compositions, soit elles avaient assez de place pour exprimer ce côté-là de leur personnalité dans ces deux groupes et amèneraient PARADISE LOST vers quelque chose de plus doux, comme un léger pas en arrière par rapport à Tragic Idol ou Faith Divides Us Death Unites Us qui avaient déjà vu revenir à pas feutrés ce style que les Anglais pratiquaient à leurs débuts. Quelques indices avaient filtré, annonçant ce nouvel album comme le plus Heavy, et la promesse est tenue mais le groupe n’en a pas perdu pour autant son efficacité mélodique et cela se vérifie très rapidement avec "No Hope In Sight" aussi addictive qu’efficace, Nick growle et Greg tranche net avec ses leads classieux. "Beneath Broken Earth" se révèle comme l’un des titres les plus Doom jamais écrit par le groupe, ce titre pesant se cale parfaitement entre un "Punishment Through Time" avec ses relents d’Icon et ce "Sacrifice The Flame" absolument magistral, certainement le meilleur titre de cet album, alors que "Victim From The Past" continue d’enfoncer le clou même si, de prime abord, l’enchainement de deux titres avec des cordes pouvait surprendre, la dynamique de l’album s’en trouve parfaitement équilibrée surtout qu’ensuite arrivent "Flesh From Bone" et la vue la plus Death que le groupe ait insufflé à un de ses titres, juste imparable avant le très surprenant "Cry Out" et ce refrain inhabituel qui nous renvoie vers Paradise Lost et enfin ce "Return To The Sun" gavé de chœurs comme parfaite conclusion. Pour autant, The Plague Within n’est pas du tout un retour en arrière car si la voix Death domine ici, l’aspect Gothic Metal développé depuis trône encore en bonne place sur cet album, les anglais restent certainement le seul groupe qui réussi à faire que chaque album est différent des autres, aucune redondance même si dernièrement le groupe commençait à s’enfermer dans un Gothic Metal bien calibré avec des leads de guitare qui commençaient à se ressembler d’un album à l’autre, là, PARADISE LOST envoie tout valser et donne enfin l’occasion à Adrian ERLANDSON de rappeler qu’il est un batteur pouvant jouer du Death Metal sans claquer du blast partout, la finesse au service d’une ruguosité retrouvée avec panache et talent. Mais le groupe n’a pas que renouvelé son style, également son son avec l’abandon du talentueux Jens BOGREN au profit de Jamie Gomez Arellano, un producteur qui a le vent en poupe en ce moment, ainsi qu’une cassure dans l’artwork et ce travail de Zbigniew Bielak (ndlr c’est là où on apprécie d’être dans la presse écrite et non à la radio) qui colle parfaitement au contenu musical. Alors finalement, que peut-on reprocher à ce nouvel album des Anglais, et bien pas grand-chose si ce n’est "Terminal" et "An Eternity Of Lies" qui se fondent un peu trop dans le décor, vraiment pas mauvais du tout mais chacun des autres titres ayant leur propre personnalité, on est surpris par la forte ressemblance des 3 premiers titres. Par contre, si les premières écoutes peuvent s’avérer difficiles, sur la durée, cet album rentre dans le crâne comme jamais et cela est le signe que The Plague Within survivra sans mal à l’épreuve du temps. Une nouvelle question se pose maintenant, vers quoi vont-ils aller maintenant ? Ce groupe donne vraiment l’impression de faire de la musique comme un art et non comme un gagne-pain, et là est toute la différence avec bien d’autres.

Chronique : Aymerick Painless

9,5

 

 

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KILL ME THIS MONDAY - Kill Me This Monday

Publié le par Nono666

KILL ME THIS MONDAY - Kill Me This Monday
Klonosphere
Style : Alternative Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/killmethismonday

KILL ME THIS MONDAY_Kill Me This Monday



01. Gravity / 02. Like A Porn Movie / 03. Ashab / 04. Copycat Conspiracy / 05. Broken By The Tide / 06. Killed In Action / 07. Fat Bottom Sandwitch / 08. Crying For Help / 09. As Definite / 10. War

Un EP en 2013 qui aura servi de démo pour ce premier album éponyme, les français de KILL ME THIS MONDAY s’apprêtent à donner enfin un peu plus d’envergure à leur musique. Parfaitement pris sous les ailes protectrices de Klonosphere, on comprend assez vite pourquoi car si le titre d’ouverture "Gravity" donne une trajectoire directe presque Punk, avec "Like A Porn Movie", on sent mieux l’influence de TOOL et de KLONE, ceci expliquant largement que l’intégration de ces gars de Dunkerque dans la team se révèle être une évidence, ce groupe partage l’esthétique, le style et le talent des groupes de Klonosphere, il est certain qu’ils s’imposeront très vite dans ce collectif. Par contre, sur la scène en elle-même et auprès du public, si KILL ME THIS MONDAY propose là un premier album de très bonne qualité, jouant parfaitement sur le rythme imposé à l’album avec ces relents Rock très directs qui évoquent le meilleur de PLACEBO, notamment avec la voix d’Alex qui en emprunte quelques mimiques ("Ashab"), on ne peut s’empêcher de penser que Kill Me This Monday est encore un album d’Alternative Metal bien exécuté mais qui ne propose pas grand-chose de plus que ses prédécesseurs, pas plus d’âme ou de folie, juste une musique bien composée et bien exécutée. Cela peut paraitre suffisant, pour les aficionados du style, peut-être, mais à la longue, ce premier essai révèle ses facilités d’écriture et ses longueurs sur des titres qui n’en nécessitaient pas autant, la voix d’Alex, qui flirte parfois avec la justesse ("Copycat Conspiracy") ainsi que sa volonté de toujours faire dans l’excès (ces voix Hardcore par exemple) alors que le style aurait réclamé un peu de calme par exemple. Toutefois, et il ne faut pas l’occulter, la production est des plus équilibrée et colle parfaitement au style du groupe, les titres restent de très bonne facture et si KILL ME THIS MONDAY peut largement prétendre à un statut de second couteau dans l’Alternative Metal, ce premier album éponyme nous montre tout de même qu’ils pourraient bien viser un peu plus haut. Sortir des sentiers battus sera nécessaire mais peut-être que le groupe ne nous a pas tout dévoilé sur ces 10 titres... Un album sympathique et qui vous fera passé l’été tranquillement en maillot de bain sur le sable, par contre plus difficile à imaginer qu’il résiste à cette période, un peu comme un amour d’été, c’est sympa mais en septembre on reprend là où on en était.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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MAX PIE - Odd Memories

Publié le par Nono666

MAX PIE - Odd Memories
Mausoleum Records
Style : Progressive Power Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : www.maxpie.be

MAX PIE_Odd Memories



01. Odd Memories Opening / 02. Age Of Slavery / 03. Odd Future / 04. Promised Land / 05. Love Hurts / 06. Don't Call My Name / 07. Hold On / 08. Unchain Me / 09. Cyber Junkie / 10. The Fountain Of Youth

Fondé en 2005 par Tony Carlino, MAX PIE, groupe de Mons (Belgique) décline avec brio tout ce qui compose le Metal Progressif dans son entièreté ! Et je dis bien Metal ! Tel une horde de chevaliers en armures, notre joyau belge en la matière embarque tout sur son passage et l'écoute d'un album de MAX PIE est comparable à une charge héroïque sur un champs de bataille. Porté tel un étendard. Un étendard étant le symbole d'une cause pour laquelle on combat, un signe de ralliement, Tony Carlino (chant), Damien Di Fresco (guitare, claviers), Sylvain Godenne (batterie) et Lucas Boudina (basse) le porte tel quatre cavaliers de l'apocalypse ! Après deux premiers albums déjà remarquables et remarqués (Initial Process en 2011 et Eight Pieces – One World en 2013) et des apparitions scéniques aux côtés de grands noms bien connus comme JON OLIVA'S PAIN, SYMPHONY X, EVERGREY, FATES WARNING, AVANTASIA, QUEENSRYCHE,.. et quelques festivals de renom en Europe, ils nous offrent avec cet Odd Memories une chevauchée fantastique. Du haut de leurs montures (instruments), MAX PIE nous embarque dans une épopée métallique hors normes. Tel ses pères (DREAM THEATER, KAMELOT, SYMPHONY X, VANDEN PLAS,...), MAX PIE marque au fer rouge les auditeurs que nous sommes. Mais non dans la douleur ou la souffrance, nous sommes dans l'exaltation, le jouissif, tout ce qu'une chevauchée peut apporter comme sentiments et sensations. D'une puissance mélodique imparable, ce troisième album des Montois est un recueil de combinaisons techniques propre au Metal progressif. Mais de grande facture, un Metal progressif qui n'assomme pas, qui ne se perd jamais dans les méandres du style où certains plient et succombent par trop de technicité. Tout dans cet album est réfléchi, mis en place et exécuté de main de maître ! Et du haut de son destrier, Tony s'élève et marque cette oeuvre de part son registre vocal. Toujours dans la justesse, qu'elle soit mélodique ou plus agressive, les parties de chant sont d'une efficacité déconcertante. Il n'y a pas de priorité d'écoute sur cet album, il est tellement riche en diversité et pourtant si compact et structuré que chaque composition est une oeuvre incontournable en elle même. Sur ce champs de bataille mis en oeuvre au Domination Studio par le talentueux et incontournable Simone Mularoni (DGM), des titres tels que "Age Of Slavery", "Promised Land" ou encore "Unchain Me" font se soulever la poussière battue par cette horde de guerriers du Metal. Et les instants de sérénité placés en arrière garde donnent de la profondeur à cette course haletante et effrénée. Je confirme, MAX PIE est réellement un OVNI sur la scène progressive actuelle (et le titre "Cyber Junkie" en est la preuve musicale vivante, car qui a déjà entendu un titre progressif où le chanteur se frotte au timbre de voix, et ce avec brio, d'un Chuck Billy de TESTAMENT ?! Personne, nous sommes d'accord !). Hors des sentiers battus, cet album est désormais en passe de devenir une référence en la matière et le label de légende Mausoleum Records ne s'y est pas trompé. MAX PIE est de la trempe des grands et avec cet Odd Memories inscrit son nom au panthéon du Metal Belge ! Deux petites choses sont encore à souligner : d'une part l'artwork incroyable illustrant cet album a été réalisé par Didier Scohier (Artcore Design) et d'autre part, la participation exceptionnelle sur "The Fountain Of Youth" de Julien Spreutels, clavieriste plus que talentueux d'EPYSODE et d'ETHERNITY (chroniqué précédement sur Heavy Sound). Tenez-vous le pour dit, vous tenez avec Odd Memories un collector, et pour ceux qui ne le posséderaient pas encore, enfourchez votre monture et rejoignez la horde !

Chronique : Phil PKMS Neuville

9,5

 

 

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SATYRICON - Live At The Opera

Publié le par Nono666

SATYRICON - Live At The Opera
Napalm Records
Style : Black à la sauce classique
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.satyricon.no

SATYRICON_Live At The Opera



01. Voice Of Shadows / 02. Now, Diabolical / 03. Repined Bastard Nation / 04. Our World, It Rumbles Tonight / 05. Nocturnal Flare / 06. Die By My Hand / 07. Tro og Kraft / 08. Phoenix / 09. Den Siste / 10. The Infinity Of Time And Space / 11. To The Mountains / 12. The Pentagram Burns / 13. Mother North / 14. K.I.N.G.

Dans les années 70/80, les lives de haut niveau étaient legion (DEEP PURPLE, LED ZEPPELIN, THIN LIZZY, SCORPIONS, UFO, MSG, AC/DC, IRON MAIDEN,...), pas mal ont d'ailleurs trouvé une place de choix dans ma cdtheque. Depuis, les choses ont quelque peu changées, les lives actuels n'ayant plus ce même charme ni cette même sincérité qui caractérisait les enregistrements d'antan. Mais aujourd'hui sort ce Live At The Opera de SATYRICON, et n'ayons pas peur des mots, nous tenons là un live titanesque, je redeviens forcément fan d'un tel objet. SATYRICON est à son sommet ! Leurs morceaux cultes accompagnés ici du NORVEGIAN NATIONAL OPERA CHORUS, un ensemble de 55 chanteuses et chanteurs d'Opéra de haute volée, sont un pur régal. Les morceaux, sombres, techniques et élaborés se révèlent d'une grande beauté y gagnent en force et en puissance. L'émotion n'en est que transcendée. Dès l'intro de l'opus ("Voice Of Shadows") on sent la magie nous gagner très rapidemment, "Now, Diabolical" enfonçant le clou inexorablement. "Nocturnal Flare" nous transporte lui aussi avec cette superbe harmonie guitaristique pleine d'émotion, suivie par des chœurs a capella. "Tro og Kraft" donne le tourni tellement ce morceau semble beau et prend encore plus d'ampleur émotionnelle avec l'intervention seule d'une ténor, absolument magistral. Toutefois, on regrettera que les albums majeurs que sont Dark Medieval Times (1994), The Shadowthrone (1994) et Nemesis Divina (1996) ne soient représentés que par le seul tonitruant "Mother North", la setlist faisant ici la part belle aux opus les plus récents, différents mais qui restent néanmoins bons et intéressants, à l'image d'un "Phoenix" qui les représente de façon incroyablement belle. SATYRICON a reussi à faire de ce live bien plus que cela, quasiment un nouvel album tant il est différent et original, apportant une nouvelle dimension à ces classiques. Mention spéciale au groupe, jouant superbement bien, mais aussi a Satyr pour sa présence et son charisme (DVD). Un monument est né, il ne fait aucun doute que ce Live At The Opera marquera cette année 2015 de son empreinte. Surement un des plus grands lives de l'histoire métallique de ces dernières années (avec le Live Apostasy de BEHEMOTH enregistré à Paris). Merci à SATYRICON.

Chronique : Papa Bordg

8,5

 

 

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UNLEASHED - Dawn Of The Nine

Publié le par Nono666

UNLEASHED - Dawn Of The Nine
Nuclear Blast
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.unleashed.se

UNLEASHED_Dawn Of The Nine



01. A New Day Will Rise / 02. They Came To Die / 03. Defenders Of Midgard / 04. Where Is Your God Now ? / 05. The Bolt Thrower / 06. Let The Hammer Fly / 07. Where Churches Once Burned / 08. Land Of The Thousand Lakes / 09. Dawn Of The Nine / 10. Welcome The Son Of Thor !

Bon, aujourd'hui, je m'attelle au dernier album d'UNLEASHED, légendes du Death Metal suédois, enfin bon, j'abrège, vous connaissez. L'album porte le nom de Dawn Of The Nine, ce qui signifie, sauf erreur de ma part, « L'aube des neufs », en référence, si je ne m'abuse, aux neufs mondes de la mythologie nordique dont se sont tant inspirés les musiciens .

"A New Day Will Rise" ouvre l'album, sans introduction particulière, avec un riff saccadé, entre le morbide et le glorieux. Le chant arrive, et il est le premier bon point de l'album selon moi : je le trouve très agréable, enregistré de manière assez spéciale (ce qui donne un petit effet assez bizarre, mais renforce le côté « à l'ancienne » de l'album, ce qui, au final, est plutôt cool). J'ai mis un petit temps à l'apprécier, mais on y prend vite goût. Même si je ne suis pas un grand fan de Death Metal « old school », les mélodies sont très efficaces, et ce premier morceau est assez équilibré. Chose étrange, même si comme je l'ai précisé précédemment, l'album ne possède pas d'introduction, certains morceaux « internes » en ont, ce qui casse un peu l'ambiance et le rythme de ce Dawn Of The Nine. Mais l'album continue sur sa lancée, sans révolutionner ni le Death Metal, ni même UNLEASHED, et arrive à nous faire passer d'excellents moments (je pense notamment au riff principal de "Defenders Of Midgard", qui est un pur bijou. Cette mélodie dégage une puissance, presque une « carrure », bref, l'un des meilleurs titres de l'album). On a également le droit à des solos de guitares grandioses, qui subliment avec finesse et habilité les morceaux en rajoutant une once d'épique aux morceaux, mais sans exagération, bref, là encore, des morceaux équilibrés où tous les éléments sont bien « dosés ». Les blast beats, quand ils sont présents, sont toujours très efficaces, et puis moi j'aime ça les blasts. Le batteur s'allie à merveille avec l'esprit des morceaux, à le fois rapides et, parfois délicieusement mystérieux. L'un des défauts de ce Dawn Of The Nine, selon moi, est que la musique, elle, n'est pas en harmonie avec les paroles : en l'écoutant, je ne m'imagine pas de rocambolesques légendes nordiques, qui sont pourtant un thème que le groupe maîtrise. Sur ce point là, je trouve qu'UNLEASHED n'a jamais su atteindre la « perfection » alors qu'ils sont pourtant plutôt « maîtres » de leur musique sur de nombreux autres points.

Pour conclure, nous sommes en présence d'un Death Metal se voulant old school, plutôt bien visé d'ailleurs, avec un enregistrement plutôt bien foutu, des atmosphères toutes sympathiques, des riffs tapageurs, des morceaux équilibrés, des solos de guitare épiques et techniques, bref, de quoi passer un bon moment, avec quelques pistes juste excellentes (je vous conseille donc "Defenders Of Midgard", "Let The Hammer Fly", et "Land Of The Thousand Lakes", qui sont pour moi les trois bijoux de l'album à écouter d'urgence).

Chronique : Durchfall

8

 

 

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PITBULLS IN THE NURSERY - Equanimity

Publié le par Nono666

PITBULLS IN THE NURSERY - Equanimity
Klonosphere
Style : Progressive Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.pitbullsinthenursery.com

PITBULLS IN THE NURSERY_Equanimity



01. Crawling / 02. Rule The Plight / 03. The Oath / 04. Reality / 05. Interlude / 06. Insiders / 07. Conspiracy / 08. Soul Bones / 09. Your Dream’s Not Mine

Avec un nom aussi insolite, impossible pour le groupe de Rambouillet de passer inaperçu, en effet, quiconque a déjà vu une pochette ou le logo du groupe a retenu ce patronyme qui cache cinq gars férus de Death Metal mais pas uniquement. Il faut dire que Lunatic, le premier album publié en autoproduction (déjà à l’époque ?) avait révélé ce groupe qui, derrière ce nom typiquement Grind, cache un cœur de nounours… enfin pas tout à fait ! Après quelques changements de line-up, Tersim BACKLE a donc pris le micro en 2011 pour ce nouvel album, Equanimity, enregistré en 2014 avec François UGARTE (bassiste du groupe) aux Dark Wizard Studios et masterisé au West West West Side Studio en octobre dernier. Et si le groupe donnait effectivement l’impression d’être un pitbull dans une nurserie avec un Death Metal Technique, autant vous dire qu’à certains moments, les enfants pourraient avoir envie de caresser le chien en question, non pas que cet album soit mou mais pour les fans de la première heure, écoutez "Insiders" et c’est tout, le reste se mue en Progressive Death Metal où la brutalité se communique plus par l’ambiance que par la rapidité de la musique. Pourtant, comment ne pas saluer cette évolution, tant la production n’a rien à voir, sans faire offense à l’équipe du premier album, bien plus profonde et costaud, le choix de la nouvelle voix est judicieux, ce Tersim assure un boulot impeccable sur cette nouvelle galette et enfin, musicalement, PITBULLS IN THE NURSERY va marquer les esprits, clairement. Les Français réunissent Death, parfois Brutal Death Metal, Thrash Death Metal sur le début de "Crawling", un Post-Hardcore tirant sur le death sur "Rule The Plight" allant même jusqu’à avoir un esprit que l’on pourrait retrouver du côté de DAGOBA par exemple sans oublier ces breaks et plages plus aérées, ce groupe se pose à la croisée de GOJIRA, TREPALIUM, HACRIDE et DAGOBA, mais aussi PESTILENCE, ATHEIST, DEATH pour la scène internationale, avouez que le programme est alléchant, et bien la promesse est plutôt bien tenue avec ce deuxième album convaincant. On peut simplement regretter que "Conspiracy" se révêle un poil en dessous des titres le précédent car si "Insiders" est décoché comme un clin d’œil appuyé au style abordé sur Lunatic, avec "Conspiracy" et en partie "Soul Bones", parfois un peu trop facile surtout sur le début du morceau, on décèle un peu moins où le groupe veut en venir, des structures moins fluides, voilà le point faible de cet album qui n’en compte pas énormément. Ce retour après 9 années de silence est à souligner car si le groupe a quelque peu modifier son propos musical, c’est pour nous livrer une version plus aboutie et plus personnelle, un beau cheminement que l’on espère voir se concrétiser par l’appui massif des acteurs de la scène Française et notamment en termes de concerts où cet album va réellement prendre une dimension brise-nuque assurée. Encore un nom à surveiller au cœur de cette scène Française qui fourmille de bons noms !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

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SLOVENLY WORLD - Between Clouds And Earth

Publié le par Nono666

SLOVENLY WORLD - Between Clouds And Earth
Autoproduction / Dooweet
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/slovenlyworldofficial

SLOVENLY WORLD_Between Clouds And Earth



01. My Livid Look On The Cross / 02. My Last Tears / 03. Is This Reality ? / 04. Venom / 05. Between Clouds And Earth / 06. Am I Still Alive ? / 07. PILLS / 08. Black Mirror / 09. Heads Or Tails / 10. In The White Sand

Auteur d’un premier album en 2012, SLOVENLY WORLD a quelque peu modernisé son propos avec Between Clouds And Earth, nouvel album que les Français nous proposent 3 années plus tard. Le titre d’ouverture se veut efficace même si le groove moderne et sautillant et le riffing saccadé n’en font pas une pièce étonnante, l’entrée en matière est plutôt réussie avant un "My Last Tears" plus dynamique et plus surprenant avec cet aspect à la MESHUGGAH où la voix claire maitrisée se mêle à une technique irréprochable à la guitare. Malheureusement le grain très crasseux des guitares prive ces riffs très exigeants de précision, de même la batterie très sèche ne permet pas de juger de la profondeur des morceaux, on entend un kick et une cymbale qui bave énormément mais ce nouvel album jouit surtout d’une qualité d’écriture qui devrait rompre des nuques sur scène. Toutefois, on remarque assez vite que si ce Between Clouds And Earth possède de réels moments plus qu’agréables, la dynamique globale n’est pas vraiment optimum, la chanson titre arrive comme un cheveu sur la soupe en plus d’être dénuée d’intérêt après un début d’album plutôt réussi et cet "Am I Still Alive ?" nous renvoie vers un DAGOBA, mais pas forcément le plus inspiré, dommage que SLOVENLY WORLD cherche absolument à se faire plus moderne et sautillant car les parties vraiment bourrines qui jalonnent "My Last Tears" ou "Venom" laissent un souvenir bien plus agréable et alors ce "PILLS", voilà le mélange réussi de l’aspect plus moderne recherché à la violence qui va tellement bien à ce groupe. Avec "My Livid Look On The Cross", "My Last Tears", "Venom" et "PILLS", SLOVENLY WORLD montre un visage bien percutant alors que "Between Clouds And Earth", "Am I Still Alive ?" et "In The White Sand", l’inévitable titre calme de la fin, sont bien plus poussifs, sur un album qui ne jouit pas d’un artwork donnant vraiment envie, le groupe souffle le chaud et le froid mais finit par nous refroidir. Quelques bons moments mais pas assez pour qu’on s’y attarde plus que ça !

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

 

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AKHLYS - The Dreaming I

Publié le par Nono666

AKHLYS - The Dreaming I
Debemur Morti Productions
Style : Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Akhlys

AKHLYS_The Dreaming I



01. Breath And Levitation / 02. Tides Of Oneiric Darkness / 03. Consummation / 04. The Dreaming Eye / 05. Into The Indigo Abyss

AKHLYS est un groupe américain, fondé en 2009 dans le Colorado, par deux mecs, l'un du nom de Ain (comme le département) qui, comme nous le verrons tout à l'heure, gère à merveille ses percussions, et son acolyte Naas Alcameth, au chant et aux instruments (qui, au passage, fait également partie de NIGHTBRINGER, ce nom parlera peut-être plus à certains). Leur premier essai, Supplication, est sorti en 2009 et est décrit par la plupart comme un album de Dark Ambient (n'ayant pas écouté la chose, je ne me prononcerais donc pas). Et c'est en l'an de grâce 2015 qu'AKHLYS révèle son second album du nom de The Dreaming I dont il est question aujourd'hui.

C'est sur une intro pesante, agrémentée de mystérieuses percussions, que tout débute. Une intro peut-être un poil longuette mais qui nous permet, et c'est important, de nous plonger dans un état d'âme propice à l'écoute. Et là, soudain, sans prévenir, déboule le premier riff, le premier blast, cru, cruel et froid, violent, rapide, surprenant, et jouissif, on est tout de suite pris dans ce furieux tourbillon sans même s'en rendre compte. Chaque riff, chaque instant de cet album est super travaillé, sculpté au millimètre près, et pour comprendre ce qui arrive à nos tympans, il faut tendre l'oreille de manière à distinguer chaque nuance de toutes ces mélodies qui s'empilent et qui, au final, n'en forment qu'une, d'une beauté énervée. La manière de composer est relativement unie : "en dessous" des chansons, on trouve une guitare rythmique et une basse, jouant des mélodies assez classiques du Black, glaciale, rapide, et le tout en boucle, servant de plateforme pour poser le complément de mélodie à la guitare lead, cette fois de manière mystique et intriguante, voire hypnotisante, qui rendent ô combien intéressante et plaisante la musique. Par moment, on peut également distinguer une troisième, voire une quatrième couche, au clavier si je ne m'abuse, beaucoup plus légère et mélancolique, discrète mais importante. On rajoute par dessus une batterie déchaînée, adepte du blast beat et autres techniques qui sont de coutume dans le Black brutal, mais je pense que c'est l'un des éléments qui rendent bonne cette musique, elle est parfaitement amenée, se fond dans le reste, et amplifie le côté puissant et impérial de cette musique. Il ne manque plus qu'un chant écorché, désespéré, rageur, pour rendre le tout parfait et qui, sur de denses parties instrumentales, pose le fond de l'émotion qu'on nous crache à la gueule de manière profonde, violente et... inhumaine. Oui, "inhumain" est un mot qui caractérise bien cette musique, tellement travaillée et puissante qu'on ne la comprend pas forcément, nous, pauvres humains que nous sommes, ce qui rajoute encore une autre dimension à l'album, plus avant-gardiste. Toutes ces dimensions combinées nous donnent des ambiances uniques, et ça, c'est ce qui procure la chair de poule... Bref, un excellent album à écouter d'urgence, pour tous les fans de Black, et les autres, pourquoi se priver d'un tel plaisir ?

Chronique : Durchfall

8,5

 

 

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LEPROUS - The Congregation

Publié le par Nono666

LEPROUS - The Congregation
InsideOut Music

Style : Progressive Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.leprous.net

LEPROUS_The Congregation



01. The Price / 02. Third Law / 03. Rewind / 04. The Flood / 05. Triumphant / 06. Within My Fence / 07. Red / 08. Slave / 09. Moon / 10. Down / 11. Lower

LEPROUS est un sublime groupe de Metal progressif norvégien qui compte à son actif cinq superbes et fantastiques albums, tous d'une grande originalité et d'une beauté presque indescriptible. A ma plus grande joie, ils nous reviennent en cette année 2015 avec un nouveau bébé intitulé The Congregation. Leur musique, technique, riche et variée, est un savant mélange de plusieurs influences. Pour le côté Rock, on citera volontiers PINK FLOYD, KING CRIMSON et MUSE ; et pour le côté Metal TOOL, PAIN OF SALVATION et DEVIN TOWNSEND. De plus, le groupe dispose d'un sérieux atout en la personne de son chanteur Einar SOLBERG, possédant une voix hors-norme et faisant preuve de beaucoup de charisme, certainement l'un des plus grands chanteurs Metal actuel, une sorte de croisement entre Matthew BELLAMY (MUSE) et la sensibilité du grand Daniel GILDENLOW (PAIN OF SALVATION). Après avoir sorti le succulent Coal (2013), The Congregation prend la suite de façon fort convaincante. "The Price", morceau au riff saccadé, introduit le chef-d'oeuvre, capable de faire secouer la tête à n'importe quel paralytique, puis vient cette coupure, jublilatoire, planante, basse/guitare splendide pour arriver à un refrain tubesque des plus fous. "Third Law" enchaîne méchamment avec l'extraordinaire petit nouveau Barrd KOLSTAD, batteur incroyable de 20 ans, une sacrée pointure ce petit ! Puis vient la sublime voix d'Einar SOLBERG flirtant avec le spectre du grand Ronnie James DIO, une claque incommensurable, Barrd enfonce le clou avec un break jazzy des plus jouissif montrant à la face du monde son immense talent et faisant rebondir le titre quelques secondes sur une autre sphère. On enchaine avec le magnifique "Rewind" au début plus qu'évocateur de l'immense TOOL, avec sa guitare introductive, puis arrive la cavalcade du bassiste et toujours ce Barrd KOLSTAD, époustouflant avec ses roulements intempestifs. "The Flood", morceau fort, beau, rageur, avec un superbe riff basse/guitare des plus jouissif reprenant le son électro du debut, une sorte de boucle perpétuelle pour mieux nous torturer le cœur et l'esprit, une entité, un bout de vie sur 07mn52. S'ensuit "Triumphant" avec une structure des plus ondulante qui n'est que bonheur et gaiété, relayé une fois de plus par sieur KOLSTAD, maître dois-je dire, non génie serait plutôt le maitre-mot !!! "Within My Fence", morceau très court pour du LEPROUS, avec un superbe travail guitaristique, dynamique, alambiqué, ça groove à mort (quelle batterie encore, mon dieu !), ça donne envie de taper du pied, de danser (si, si) ou tout bonnement de s'envoler. "Red", très, très beau morceau aux accents marqués par MUSE, avec une grande sensibilité qui s'en dégage, cela émanant en grande partie de la voix si atypique de SOLBERG le magnifique. Pour ne pas trop en dire, et peut-être gacher l'effet de surprise de l'auditeur. Je terminerai par le faramineux "Moon", magique de bout en bout (mon préféré avec "The Flood"). Comme vous pouvez le constater, j'ai adoré cette œuvre d'art, et c'est peu dire ! The Congregation vous marque au fer rouge pour toute une vie, aucune lassitude ne vient l'altérer. Il fait partie de ces rares albums à faire cohabiter une musique peu conventionnelle mais identifiable par tous ou presque, avec de multiples tubes potentiels. A classer parmi les plus grands disques du siècle. L'album de toute une vie.

Chronique : Papa Bordg

10

 

 

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COAL CHAMBER - Rivals

Publié le par Nono666

COAL CHAMBER - Rivals
Napalm Records
Style : Néo Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.coalchamberofficial.com

COAL CHAMBER_Rivals



01. I.O.U. Nothing / 02. Bad Blood Between Us / 03. Light In The Shadows / 04. Suffer In Silence / 05. The Bridges You Burn / 06. Orion / 07. Another Nail In The Coffin / 08. Rivals / 09. Wait / 10. Dumpster Dive / 11. Over My Head / 12. Fade Away (Karma Never Forgets) / 13. Empty Handed / 14. Worst Enemy
 
COAL CHAMBER, groupe formé en 1994, dont le dernier album remonte à 2002 soit un an avant le split, revient pour un quatrième album annoncé comme "rafraîchissant" d'après le chanteur Dez Fafara... Si le groupe ne brillait déjà pas dans les années 90 pour son originalité (un genre de sous-KORN moins larmoyant et plus gothique-Manson), en 2015 ça ne passe carrément plus du tout. Aucune prise de risque ou de réactualisation de leur style, COAL CHAMBER, après 13 ans d'inactivité, refait du COAL CHAMBER... Les riffs sont simples et pachydermiques, la basse ronflante, les tempos toujours médiums et le chant monotone et daté (alors que Dez est particulièrement en forme et incisif chez DEVILDRIVER). Dès le premier titre "I.O.U Nothing", on découvre une musique sans âme ni inspiration, "Bad Blood Between Us", "Light In The Shadows", "Suffer In Silence" défilent sur le même tempo et le même ennui... "The Bridges You Burn" nous tire un peu de la somnolence grâce à un duo couplet/refrain plus rentre-dedans et indentifiable (par contre, le plagiat de KORN est évident, de l'intro jusqu'au final). Etonnamment, à partir de "Wait" (puis "Over My Head", "Fade Away" et  "Empty Handed"), on se rend vite compte que la dernière partie de l'opus est encore plus indigeste et soporifique (si c'est encore possible). Toute la "fraîcheur" a été distillée sur les premières plages, et arrivé au neuvième titre, le groupe tire vraiment à blanc... Pour conclure, Rivals, quatrième album de COAL CHAMBER est plutôt pénible et lassant dès la première écoute, la faute à un manque d'idées et de conviction... bref à éviter !

Chronique : Ziltoik Skeksis

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