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LUCIFER - Lucifer I

Publié le par Nono666

LUCIFER - Lucifer I
Rise Above Records
Style : Occult Rock / Doom
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/luciferofficial

LUCIFER_Lucifer I



01. Abracadabra / 02. Purple Pyramid / 03. Izrael / 04. Sabbath / 05. White Mountain / 06. Morning Star / 07. Total Eclipse / 08. A Grave For Each One Of Us

Suite au décès prématuré d’un THE OATH porté par son duo avec la guitariste Linnéa Olsson, Johanna Sadonis rebondit aussi sec en formant LUCIFER, qui compte aussi dans ses rangs le batteur live de THE OATH justement. Figure également au casting le guitariste Gary Jennings (DEATH PENALTY, ex-CATHEDRAL), dont on ne connaît pas encore tous les détails de l’implication, et notamment sa durée au vu des récents et prometteurs débuts de DEATH PENALTY. Bref un line-up pas dégueu, mais cela suffira-t-il à extirper LUCIFER de la masse de groupes pratiquant un Occult Rock aujourd’hui en vogue sur la scène Metal ? Peut-être pas, mais cela en fait un candidat tout ce qu’il y a de plus recommandable. Essayez de vous frotter au single "Izrael" et vous constaterez rapidement l’efficacité de l’écriture. Bien sûr le disque ne se résume pas à une ribambelle de tubes rétro. Ceci est en partie dû à un aspect Doom bien présent sur quelques morceaux (dont un "Total Eclipse" de toute beauté), ce qui est loin d’être systématique chez ce genre de formations. Mais ce qui donne confiance en LUCIFER, c’est surtout ce côté authentique, que Sadonis a merveilleusement bien résumé lors d’une récente interview : « Nous ne tentons pas de recréer le passé, nous canalisons simplement nos influences. ». Moins abrasif sur le plan sonore que THE OATH, LUCIFER ose par ailleurs esquiver la production volontairement vintage pour se parer d’un son certes feutré, riche en graves, et au rendu diablement analogique, mais loin de lorgner vers le passé. Un client sérieux on vous dit ! Quand on sait que le groupe va se lancer dans une tournée estivale US en première partie d’HIGH ON FIRE et PALLBEARER, il y a de quoi pleurer !

Chronique : Morbid S.

8

 

 

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GORGOROTH - Instinctus Bestialis

Publié le par Nono666

GORGOROTH - Instinctus Bestialis
Soulseller Records
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.gorgoroth.info

GORGOROTH_Instinctus Bestialis


 
01. Radix Malorum / 02. Dionysian Rite / 03. Ad Omnipotens Aeterne Diabolus / 04. Come Night / 05. Burn In His Light / 06. Rage / 07. Kala Brahman / 08. Awakening

GORGOROTH, c’est bien évidemment la plaine désertique du Mordor dans Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. Ce grand plateau aride, criblé de cratères et des fosses fumantes, déchiré par de nombreuses crevasses profondes.Mais c’est aussi un groupe mythique de Black Metal, écorché, tourmenté, déchiqueté et malsain comme cet espace géographique Tolkiennien. On ne présente plus GORGOROTH ! Si ? Petit rappel alors ! Le  groupe fut  fondé en 1992, à Bergen en Norvège, par Hat (chant), Goat (batterie) et Infernus (guitares). Ils donnent alors dans un Black Métal agressif et malsain. GORGOROTH a connu de nombreux changements de line-up, puis King à la basse, ainsi que Gaahl au chant, ont rejoint ses rangs (avant de repartir vers d’autres aventures). Le line-up actuel est composé d’Infernus, toujours présent (malgré la bataille juridique qui l’a opposé aux anciens membres), Tormentor, Bøddel et Tomas Asklund. Certaines « stars » du Black Metal ont parfois fait également partie du groupe : Pest, encore très récemment (Obtained Enslavement...), Ares (AETERNUS...), Samoth (EMPEROR...), Daimonion (BORKNAGAR, ENSLAVED,...) ou encore Frost (1349, SATYRICON, GEHENNA, KEEP OF KALESSIN...). Bref, je ne vais pas faire ici la biographie complète de cet immense combo, ni détailler les démêlés judiciaires (entre accusation de viol et bataille juridique pour la marque « GORGOROTH ») qui se sont succédés  au fil des ans, mais plutôt décrire et chroniquer leur dernier album : Instinctus Bestialis. Alors parlons-en de ce dernier album. Ma vision va être vierge car je me suis arrêtée à Under The Sign Of Hell (1997) que j’ai du écouter un million de fois, et que je ne me lasse pas d’écouter.   Mes premières impressions sur ce nouvel album sont assez mitigées. La voix est caverneuse, profonde, mais il n’y a pas ce côté écorché et torturé que j’ai tant aimé chez GORGOROTH (Pest).  Les riffs sont beaux, mais les ficelles sont là ! Certaines mélodies sont faciles, déjà entendues. Avec "Radix Malorum", le premier extrait de cet album, on est tout de suite dans le bain : blasts, accords lourds, mélodies cinglantes, couverture totale à la double pédale, tempi élevés... On reconnaît, sous les fioritures, la patte de GORGOROTH, avec un son plutôt bon et rond pour du « True Black ». On est loin des premiers albums « raw ». Certains titres et certains soli sonnent un peu trop « Heavy Metal » à mon goût, comme "Rage" qui commence par un solo ambiant, planant. Ce titre n’en reste pas moins mélodique et sombre, entrainant et très sympathique. La deuxième partie du morceau est très réussie. Le meilleur passage, d’après moi, de tout l’album. La voix de Instinctus Bestialis manque tout de même de caractère, d’agressivité (Pest, revient !), et le tout manque de noirceur à mon goût. C’est certain, les musiciens de GORGOROTH savent ce qu’ils font, et le font bien, tout est propre, bien exécuté, avec des changements de rythmes, une touche de Heavy Metal par ci, une pincé de Black par là. Mais les ficelles sont visibles, le son est trop…ou pas assez…, bref, il manque quelque chose ! Il manque de la violence, il manque des flammes, il manque le côté malsain, décharné, écorché de GORGOROTH… Infernus a récemment déclaré : « comme à mon habitude, j’ai composé chez moi, de nuit, en jouant de la guitare et en invoquant Satan ! ». Hé bien, je cherche encore Satan dans cet album. Il a dû se tromper de numéro… Alors pour conclure, je dirais qu’Instinctus Bestialis n’est pas si mal, mais il ne m’a pas emportée dans les cavernes insalubres des enfers. Je l’ai écouté, je l’ai chroniqué, je le range.

Chronique : Fanny

6

 

 

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ECHO OV DESOLATION - Je Serai Ma Chute

Publié le par Nono666

ECHO OV DESOLATION - Je Serai Ma Chute
Autoproduction
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : https://echoovdesolation.bandcamp.com

ECHO OV DESOLATION_EP 2015



01. Je Serai ma Chute / 02. In My Own Hell / 03. Mon Dernier Repos / 04. Par Delà Le Masque / 05. I Hail Sadness

Groupe français récent (fondé en janvier 2014), ECHO OV DESOLATION officie dans un Black Metal plutôt old school, malsain et empreint d’une noirceur certaine. Je Serai ma Chute est leur premier EP 5 titres. Durant une vingtaine de minutes, les froides mélodies s’entremêlent sur une rythmique plutôt lente. On se laisse facilement emporter dans cette musique tourmentée, et le flot de textes, tantôt en français, tantôt en anglais, nous attire avec lui vers des profondeurs insoupçonnées. Misanthropie, dépression, nature humaine, "I Hail Sadness" résume bien la thématique omniprésente de cet EP. C’est un morceau plus agressif, voire plus « thrashy », que les autres.  Quant au titre "Mon Dernier Repos", il traite du fait de trouver le repos éternel dans la mort, alors que le reste de l'humanité continue son cheminement néfaste. "Je Serai Ma Chute" est très mélodieux, avec de très beaux riffs, froids malsains, que les amateurs de Black Metal adoreront ! Ce titre traite de l'autodestruction par l'enfermement, la drogue ou l’alcool. Nous sommes tous, plus ou moins, les acteurs de notre destruction ! Les thèmes sont noirs, glauques, étouffants, angoissants. Propres au Black Metal, ils ne dérogent pas à la règle, les puristes seront alors heureux de ces choix, même si on peut reprocher un léger manque d’originalité. Musicalement, j’ai adhéré tout de suite : les riffs sont beaux, accrocheurs, les voix sont écorchées. La musique d’ECHO OV DESOLATION est charnelle, brute, même pénétrante. La production n’est tout de même pas exempt de quelques défauts. En effet, certaines transitions accrochent un peu nos oreilles et le son de la batterie aurait pu être meilleur. Mais je reconnais que je titille ! Heureusement, le plaisir d’écouter Je Serai ma Chute reste intact. On est entrainé, on se laisse emporter avec plaisir et bonheur. En résumé, vous pouvez vous procurer sans risque cet EP plutôt réussi et prometteur !

Chronique : Fanny

7

 

 

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FM - Heroes And Villains

Publié le par Nono666

FM - Heroes And Villains
Frontiers Records
Style : Rock FM
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.fmofficial.com

FM_Heroes And Villains



01. Digging Up The Dirt / 02. You're The Best Thing About Me / 03. Life Is A Highway / 04. Fire & Rain / 05. Incredible / 06. Call On Me / 07. Cold Hearted / 08. Shape I'm In / 09. Big Brother / 10. Somedays I Only Want To Rock & Roll / 11. I Want You / 12. Walking With Angels

Encore un bon album de plus à mettre à l'actif des Anglais de FM dont la naissance remonte tout de même à 1984. Certes une séparation entre 1996 et 2010 leur a permis de trouver un nouveau souffle et de proposer depuis des oeuvres toujours agréables mais jamais sensationnelles au point d'en faire des indispensables. On peut dire aussi que le frontman et leader Steve Overland, dont la voix se rapproche souvent du registre de Michaël Bolton, n'a pas chômé avec les sorties depuis 2004, alternant en effet les apparitions discographiques en solo sous le nom d'OVERLAND et dans d'autres projets (THE LADDER, SHADOWMAN) en plus de son groupe principal. FM peut faire penser pour ce qui est de la notoriété et de la qualité à THUNDER, pas un groupe majeur mais faisant partie de ceux à qui on reconnait volontiers un égard certain à leur existence. FM, comme ce nom l'indique, évolue dans un style plus AOR, quoiqu'il se soit un peu durci, laissant de moins en moins de place aux claviers, depuis leur reformation. Heroes and Villains, bien que très sympathique et même plus homogène que la doublette des Rockville et en ce sens d'un meilleur niveau, ne parvient cependant pas toujours à convaincre totalement. Le titre d'ouverture "Digging Up The Dirt", pourtant doté d'un riff carré et mémorisable de bon aloi, se voit un peu répétitif au final par son manque de profondeur. Les choses s'arrangent sur le plus enjoué "You're The Best Thing About Me" dont les couplets rappellent pourtant étrangement "Animals" sur le célèbrissime Hysteria de DEF LEPPARD. Néanmoins, un bon titre sans prise de tête pour les radios US. "Life Is A Highway" reste dans cet esprit de fraîcheur avec un petit bémol pour le refrain, moins réussi. "Fire And Rain" n'est pas mal mais comme souvent, il manque un petit quelque chose qui ferait qu'on veuille appuyer sur la touche repeat. On passera sur l'inévitable ballade "Incredible" qui, encore une fois, s'écoute mais s'avère un brin pénible à la longue... la seconde, "Walk With Angels", trouvera toutefois un peu plus de grâce si toutefois on est réceptif à ce périlleux exercice. "Call On Me" repart sur un rythme dynamique et fait plaisir à entendre après cet interlude, "Cold Hearted" et ses choeurs "Def Leppardiens" s'avère être une composition pas très inspirée, "Shape I'm In" avec encore une fois des choeurs rappelant le léopard sourd est par contre assez sympa. "Big Brother" arrive et représente une facette un peu plus prenante du groupe, celle qu'on aurait peut-être aimé entendre plus souvent. La plus légère "Somedays I Only Want To Rock & Roll" déboule dans un esprit ben ... très Rock quoi, avec un solo remarquable de Jim Kirkpatrick. Plus de claviers sur "I Want You", mais aussi un titre plus conventionnel qui, à l'image du reste, ne décolle pas suffisamment pour faire de FM un groupe de première division du Rock. En résumé, Heroes And Villains est recommandable mais pas indispensable... un peu comme Wonder Days de THUNDER sorti récemment...

Chronique : Renegade88

6,5

 

 

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NIGHTRAGE - The Puritan

Publié le par Nono666

NIGHTRAGE - The Puritan
Despotz Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.nightrage.com

NIGHTRAGE_The Puritan



01. The Puritan / 02. With A Blade Of A Knife / 03. Desperate Vows / 04. Endless Night / 05. Foul Vile Life / 06. Stare Into Infinity / 07. Lone Lake (Instrumental) / 08. Son Of Sorrow / 09. When Gold Turns To Rust / 10. Fathomless / 11. Kiss Of A Sycophant
 
Le groupe Grec/Suédois est de retour avec un sixième album avec toujours le guitariste et fondateur Marios Lliopoulos aux commandes. L'arrivée d'une nouvelle recrue, Ronnie Nyman en qualité de vocaliste, ayant officié dans le milieu du Hardcore peut sembler incongrue, mais finalement ça ne dénote pas tant que ça, en tout cas en ce qui concerne le chant hurlé... Par contre, autant le dire tout de suite, l'album manque de variété et les riffs, bien qu'efficaces et mélodiques semblent venus d'une période un peu révolue ... AT THE GATES, IN FLAMES et tous les suiveurs-clones de cette période MéloDeath ont déjà fait le tour de la question, et NIGHTRAGE bien que très pros dans leur démarche ne proposent absolument rien de neuf. Pourtant les solis de guitare sont très plaisants et parfaitement exécutés et les divers enchainements très fluides, mais les mélodies sont souvent assez interchangeables et le chant aurait mérité des refrains clairs inspirés à l'image de ce que propose SOILWORK pour créer de la dynamique et éviter la lassitude. On pense aussi parfois à ARCH ENEMY pour la confrontation du lyrisme des guitares et des vocalises hurlées, mais la comparaison s'arrête là ; l'inspiration, la production et la performance vocale au sein du gang de Michael Amott  font la différence. Tout n'est pas non plus à jeter, "Desperate Vows" possède un refrain plus mélodique et une partie acoustique qui tranche avec le reste de l'album et dans l'ensemble, The Puritan pourra plaire aux derniers arrivés qui découvrent le style... Mais à l'image des deux premiers titres "The Puritan" et "With A Blade Of A Knife" quasiment similaires, ce sixième opus aura du mal à s'imposer tant il est monolithique et redondant, bref un album dispensable.

Chronique : Ziltoik Skeksis

6

 

 

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THE LAZYS - The Lazys

Publié le par Nono666

THE LAZYS - The Lazys
Bad Reputation
Style : Hard Rock
Origine : Australie
Sortie : 2015
Site Web : www.thelazysmusic.com

THE LAZYS_The Lazys



01. Show Me What You're Made Of / 02. Shake It Like You Mean It / 03. Really Ready / 04. Love Your Gun / 05. All Fired Up / 06. Let You Down / 07. Howling Woman / 08. Wild Heart Races / 09. Hard Luck / 10. Punk Come 'N Get Me / 11. Love Sick Boy / 12. Anxiety

Autant être clair d'entrée de jeu, il ne faut pas vous attendre à quoi que ce soit de nouveau de la part de THE LAZYS ! En effet, les Australiens délivrent un Hard Rock tout ce qu'il y a de plus convenu, on a certes déjà entendu tout cela des centaines de fois avant mais THE LAZYS fait preuve, un peu à la manière de leurs compatriotes d'ELECTRIC MARY, d'une hargne et d'une énergie vraiment imparable qui font plaisir à entendre ("Punk Come 'N Get Me", "Anxiety",...). Amateurs de choses authentiques et simples à la AC/DC ("Shake It Like You Mean It"), ROSE TATTOO ("Love Your Gun") ou THE ANGELS ("All Fired Up"), cet album est vraiment fait pour vous, attendez vous à taper du pied à l'écoute de ce Rock'n'Roll endiablé et sans concession ! Tout ici est parfaitement orchestré et tient solidement la route, THE LAZYS se montre d'une efficacité redoutable, enchainant les brulôts enflammés sans aucun temps mort, point de fioritures ici, ça va droit à l'essentiel, un peu comme peut le faire un combo tel que DANKO JONES ("Really Ready", "Punk Come 'N Get Me") pour qui THE LAZYS a d'ailleurs ouvert au Canada. Ce plaisir de jouer et cette énergie fulgurante nous rappeleront également nos frenchies de STICKY BOYS qui font preuve de cette même urgence dans leur jeu... Une nouvelle fois Bad Reputation nous fait découvrir un groupe australien plus que digne d'intérêt, rien à redire quant à ce The Lazys si ce n'est qu'il s'agit là d'une petite bombe de Rock'n'Roll absolument irrésistible, hautement recommandé et à consommer sans aucune modération !

Chronique : Nono666

8

 

 

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TALIANDÖRÖGD - After The Flesh

Publié le par Nono666

TALIANDÖRÖGD - After The Flesh
Autoproduction
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/taliandorogdband

TALIANDÖRÖGD_After The Flesh



01. The Faceless Facade / 02. Yield / 03. This Bread I Bless / 04. Chains I’ve Torn / 05. After The Flesh

10 ans… 10 longues années que TALIANDÖRÖGD n’avait rien proposé de neuf, enfin presque puisque le groupe a sorti un album en 2009 sous le nom de TALIAN. Il n’est pas encore très clair si les deux seront amenés à cohabiter mais le côté Rock’n’roll et plus moderne de TALIAN n’est pas absent du tout d’After The Flesh, le nouvel EP que les français nous proposent là. Avant toute chose, pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe, originaire de la Bretagne, TALIANDÖRÖGD c’est un album, une démo et maintenant deux EPs, autant dire une carrière assez courte discographiquement parlant, mais les gaillards avaient réussi à faire parler un peu d’eux à l’époque et autant le dire tout net, ce nouvel EP réveille clairement la bête qui sommeillait. Le retour de Florent avec son chant clair est comme une illumination au milieu de ce Thrash/Death un peu moins sautillant que ce que TALIAN pouvait proposer, une approche un peu plus old-school et qui vaut également par l’intermédiaire de ce diable de Dirk VERBEUREN, fidèle au poste pour le retour du groupe. Enregistré à distance, ces cinq titres mixent le Death Metal rampant ("The Faceless Facade" d’une efficacité totale) avec un côté plus Thrashy bien dilué avec quelques touches de Rock d’une ombre planante, celle d’OPETH. Alors pas dans le discours, ni même vraiment la couleur musicale mais il y a cette intension de vouloir apporter quelque chose de plus à cette musique qui aurait pu être bien banale sans ces petites attention comme le chant presque Stoner Metal à la fin de "The Faceless Facade", un gimmick récurrent sur cet EP, la mélodie sublime du break de "Yield" ou celui de "This Bread I Bless" qui s’approche tout de même pas mal d’OPETH avec la voix claire de Florent BEUX parfaite. Le groupe ne semble s’être rien refusé, semble totalement libéré, sans pression et cela se sent, ça respire l’esprit live, ça donne envie de taper du pied, c’est simple, pas foncièrement original mais suffisamment pour que l’on peine à mettre le doigt sur le nom d’un groupe qui ferait totalement la même chose, un peu comme si PHAZM rencontrait OPETH, imaginez la boucherie ! Alors, il est vrai que l’artwork est un peu basique, mais s’agissant d’un retour aux affaires sans prétention affichées, le résultat vaut clairement le détour après quelques écoutes car malheureusement, à la première, on ressent une petite impression de fouillis et puis pour ceux qui ne seraient pas coutumier de la voix, et du growl, de Simon BEUX qui rappelle un peu celui de Fernando RIBEIRO (MOONSPELL) par le côté râpeux pouvant donner l’impression d’un manque de coffre, mais après plusieurs écoutes, la voix de Simon colle parfaitement à la musique de cet EP en lui conférant un aspect crasseux, imaginez seulement THE HAUNTED avec une voix passe-partout. Voilà un retour inattendu et la surprise n’en n’est que plus belle, un retour à saluer massivement avec l’espoir d’un nouvel album dans la trempe de ces cinq titres... Welcome home TALIANDÖRÖGD !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

TALIANDÖRÖGD_Band 2015
 

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HEAVYLUTION - Children Of Hate

Publié le par Nono666

HEAVYLUTION - Children Of Hate
Brennus Music
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.heavylution.fr

HEAVYLUTION_Children Of Hate



01. The Call / 02. Children Of Hate / 03. Obsession / 04. Spirit Never Die / 05. Burn Out / 06. Mind Avulsion / 07. The Eye Will Control / 08. The Exodus / 09. Balls Of Steel / 10. Future Is On Your Side / 11. Fight For Changes

Après deux EPs qui ont permis d'installer le nom d'HEAVYLUTION dans le paysage Heavy Metal hexagonal, les Stéphanois passent maintenant à la vitesse supèrieure et nous proposent enfin, après près de huit ans de carrière, leur premier album. Pas de gros changements pour qui a déjà jeté une oreille à la musique d'HEAVYLUTION, pour les autres, attendez vous à vous prendre une bonne baffe. Pour ce premier essai longue durée, HEAVYLUTION se montre particulièrement convaincant, Children of Hate est un album surprenant de maturité, résolument Heavy et puissant, chaque titre possède ses qualités propres et fait mouche à tous les coups, les refrains sont accrocheurs ("Children Of Hate", "Balls Of Steel"), les riffs sont incisifs, la rythmique est puissance, et d'emblée un nom vient à l'esprit : IRON MAIDEN, sans doute l'influence la plus marquante de cet album, et ce n'est pas le chant de Paul Eyssette au registre souvent proche de Bruce Dickinson qui nous fera dire le contraire, mais n'allez pas croire qu'HEAVYLUTION se contente de copier la Vierge de Fer, que nenni ! Nos Stephanois ont su apporter une touche de personnalité à leurs compositions, comme par exemple ce côté thrashy qui apporte une pêche indéniable à l'ensemble ("Obsession", "The Exodus"), rapprochant parfois ce Children Of Hate des travaux d'un certain ICED EARTH. Groupe ô combien prometteur, HEAVYLUTION nous livre avec ce Children Of Hate un album des plus solides qui confirme sans grand mal tout le potentiel entrevu sur The Architect, la progression est saisissante, tant au niveau composition qu'au niveau production, tout est désormais parfaitement maitrisé... Alors comme vous l'aurez sans doute compris, si vous êtes adepte d'un Heavy pêchu, sincère et authentique, cet album est plus qu'approprié pour combler vos attentes.

Chronique : Nono666

8

 

 

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OMRÅDE - Edari

Publié le par Nono666

OMRÅDE - Edari
My Kingdom Music
Style : Atmospheric Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Omradetheband

OMRÃ…DE_Edari



01. Mótsögn / 02. Mann Forelder / 03. Luxurious Agony / 04. Satellite And Narrow / 05. Aben Dor / 06. Friendly Herpes / 07. Skam Parfyme / 08. Ottaa Sen

Ovni, curiosité, avant-gardiste, les superlatifs pour essayer de cerner ce duo baptisé OMRÅDE ne nous serviraient pas à grand-chose puisque les auteurs d’Edari, premier album du groupe, brouillent les pistes en mélangeant Trip Hop, Metal, Ambient, Electronica pour ne citer que ce qui transpire le plus sur ces 8 titres. L’album s’ouvre avec saxophone et trompette sur fond de Trip Hop et de Progressive Metal avant de déboucher sur un "Mann Forelder" introduisant largement les éléments électroniques, un peu comme si LINKIN PARK couchait avec MASSIVE ATTACK, un mélange détonnant mais pour un rendu presque Pop Rock Electro, la devise de Virgin Radio. Mais il règne sur ce titre, comme sur les autres d’ailleurs, un spleen, une mélancolie ambiante bien amenée par des claviers ambiants et graves en fond. Avec une âme sombre donc, le duo nous envoie une musique se réclamant de tant d’étiquettes différentes que le mix préparé par Arsenic et Bargnat Xix, tous deux impliqués dans d’autres groupes de Metal d’après la biographie, donne un méli-mélo assez plaisant pour les esprits ouverts car un titre comme "Satellite And Narrow", rencontre assez improbable de THE GATHERING et d’ERA, nous renvoie une grandiloquence assez impressionnante, le travail d’arrangement est très pointilleux et ressemble à un cauchemar éveillé pour les ingénieurs du son, alors que le crasseux "Aben Dor" aurait pu être proposé par un groupe de Black Metal comme BLUT AUS NORD à un certain moment de sa carrière ou même STURMGEIST, pourquoi pas mais la liberté d’ULVER y apparait très clairement. Difficile, toutefois, à pénétrer, ce premier album est une vraie bouffée d’air frais dans un monde stéréotypé mais réclame une grande attention de son auditeur lorsque le bouton play est en marche. La production fait la part belle aux claviers et différents samples et ou effets électroniques, reléguant la guitare à un plan d’accompagnateur seulement, mais sans que cela ne gêne, il faut dire que les éléments en front sont déjà bien fournis en détail et ne réclament pas plus qu’un simple accompagnement destiné à assombrir l’ambiance. OMRÅDE nous propose là un premier opus très intriguant mais également très réussi, à l’image d’un FAITH NO MORE, cet Edari manque toutefois d’un ou deux titres plus simples permettant d’accrocher l’oreille et de faire une pause dans la concentration intensive que réclame cet album. Une vraie belle réussite qui fait encore un peu trop patchwork de toutes les influences du duo, un peu de cohérence entre les morceaux permettrait de gagner en personnalité mais un groupe à surveiller, seulement attention, on est loin du Metal là, âmes sensibles s’abstenir !

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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LAST AVENUE - Integration Protocol

Publié le par Nono666

LAST AVENUE - Integration Protocol
Tinplho Records / Dooweet
Style : Industrial Rock Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.lastavenue.fr

LAST AVENUE_Integration Protocol



01. Fear To Stay / 02. Wait / 03. Reverse / 04. Wireless Ghost / 05. Kill The Past / 06. Spying From The Future / 07. The Factory / 08. Self Made Drone / 09. This Is Personal / 10. Lacks Reah / 11. Heroes Of Today / 12. Pieces Of Metal Planet

Existant depuis 2009 déjà, le groupe Orléanais LAST AVENUE donne une suite à son premier EP Analog 1.1 avec Integration Protocol, premier album d’un groupe pratiquant un savant mélange d’Indus’, de Groove Metal et de Rock Metal. Avec une production faisant la part belle aux grosses guitares, c’est l’aspect testostérone qui est mis en avant dans la production signée Christian CARVIN (PSYKUP), mais le groupe n’occulte pas pour autant un peu de légèreté avec quelques moments inattendus comme ce solo sur "Reverse", un exercice pas très fréquent dans le style si ce n’est chez MINISTRY lorsque Mike SCACCIA tenait le manche. LAST AVENUE c’est la rencontre entre RAMMSTEIN, les introductions au groove reconnaissable ("Reverse" ou "Spying From The Future"), STATIC-X ou KILL II THIS avec ce côté sautillant de "Wait" ou "Heroes Of Today", l’approche carrément jump de LINKIN PARK sur bon nombre de titres comme "Fear To Stay" (qui a également des relents de KORN) ou le plus dansant "Kill The Past". Ajoutez à cela un "Wireless Ghost" qui regarde précisément vers le FEAR FACTORY le plus groovy, particulièrement flagrant dans l’approche vocale. Avec tout cela, difficile de dire qu’Integration Protocol est linéaire et que tous les titres se ressemblent, par contre les influences sont encore vraiment trop reconnaissables et cela donne un manque de personnalité certain de la part d’un groupe qui utilise tout ce que les groupes électro/Indus’ utilisent comme codes. Ce premier album donne au moins l’occasion de se familiariser avec l’univers de ce groupe qui propose là un album efficace, plutôt bien ficelé et bien exécuté. La prestation vocale de Dèj est à souligner tout comme l’aspect assez organique de la batterie. Si vous aimez bien tous les groupes cités mais que vous ne voulez pas vous taper toute la discographie de ces groupes, voilà un résumé, qui ne réunit par forcément les moments les plus inspirés des groupes cités mais des moments plutôt bons quand même. LAST AVENUE arrive à un moment où le style n’est plus si représenté que cela, voilà pour eux une chance de tirer son épingle du jeu, quinze ans plus tôt, on aurait pas donné cher de leur peau !

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

 

LAST AVENUE_Band
 
 

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