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PERFECT BLUE SKY - Emerald

Publié le par Nono666

PERFECT BLUE SKY - Emerald
Scarecrow Recordings
Style : Classic Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.perfectbluesky.net

PERFECT BLUE SKY_Emerald



01. Phoenix Starlight / 02. Kingdom / 03. Rock & Tide / 04. Bend Me Your Sky / 05. Science Man / 06. Hence Your Body / 07. Gospel Of The Waves / 08. The Flight Of Vladimir / 09. Aquaria / 10. Solomon

Basé à Stockholm en Suède, PERFECT BLUE SKY est pourtant un groupe composé de Pna ANDERSSON et de Jane KITTO, une Australienne. Le résultat est un premier album, Emerald, qui montre la facette Classic Rock, Pop Rock de ce duo qui a ici soigné les arrangements et la production, plus que l’originalité du propos, cependant, ces 11 titres (en effet la dernière plage n’est pas indiquée) respirant la sincérité, difficile de leur en tenir rigueur. Nous somme ici en présence de titres souvent posés, pratiquement acoustiques ("Phoenix Starlight", "Rock & Tide", "Bend Me Your Sky" ou l’immédiat "Science Man") mais lorsque le duo met un peu de piquant dans sa recette, cela fait de suite mouche à l’image d’un "Kingdom" où cohabitent des influences à la RED HOT CHILI PEPPERS, notamment sur le chant en début de morceau, sur une musique qui respire le THE BLACK CROWES à plein nez. Et c’est bien dans ce domaine où le duo frappe assez fort, cette production très profonde où la basse tient une place prépondérante, et un mixage excellent qui montre également des prises de son très soignées car rien ici ne semble avoir été retouché. Un côté LED ZEPPELIN fait également surface parfois comme le break central de "Phoenix Starlight", tout comme une fragilité intense sur "Gospel Of The Waves" où le chant de Pna est extrêmement mesuré, fragile et dégage une mélancolie parfaitement maitrisée, un excellent titre qui culmine là au milieu d’autres très bons également même si lorsque l’effet de surprise est passé, la répétition des plans tranquilles et calmes peut donner l’impression que l’album tourne un peu en rond, de même quelques longueurs comme sur la première partie de "Phoenix Starlight" sur lequel on sent que le duo a voulu pousser au maximum le chant à deux voix. Cet Emerald s’avère assez costaud, un album à écouter au casque dans sa chaise longue en sirotant une boisson de son choix mais qui a du mal à susciter des sentiments tant tout ici est prémâché, peu de place à l’imagination pour l’auditeur, dommage, mais un début intéressant tout de même pour les plus ouverts d’esprits.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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INFESTING SWARM - Desolation Road

Publié le par Nono666

INFESTING SWARM - Desolation Road
Art Of Propaganda
Style : Post Black Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/infestingswarmofficial

INFESTING SWARM_Desolation Road



01. Dead Transmission / 02. Ending / 03. Desperation / 04. Year Of No Light / 05. Abandoned Life / 06. Der Lauf der Zeit / 07. Horizon On Fire / 08. Desolation Road

En 2007, à Dortmund, se formait INFESTING SWARM. En 2011, le groupe sort sa première démo, qui, de l'extrait disponible en ligne, semblait donner dans un Black teinté de Death, manquant cruellement de puissance et d'intensité. Ils ont remis le couvert cette année avec une sortie beaucoup plus intéressante du nom de Desolation Road, et le moins qu'on puisse dire est que leur musique a radicalement changée. L'album commence avec une intro assez classique dans le Black, un bruit de fond qui monte en puissance, des notes mélancoliques à la guitare qui rappellent légèrement le DSBM, une ambiance oppressante, bref, tout d'une bonne intro. Cette dernière est coupée nette par un riff d'une beauté époustouflante, frôlant l'épique, mais surtout chargé d'une tristesse incroyablement pure. Le premier petit défaut qu'on aperçoit, c'est les transitions entre les différentes mélodies qui ne sont parfois pas très naturelles. Bref, s'en suit un morceau que l'on pourrait sans trop de débat classer dans le Black Doom, légèrement teinté de Death, avec sa lenteur, ses growls, ses mélodies nostalgiques, et de temps en temps, ses montées en puissances, prenantes au possible, parfaitement maîtrisées, accompagnés de blast beats enragés qui amplifient la puissance dégagée par les riffs. Nous avons ensuite le droit à un petit pont à la guitare acoustique qui calme l'atmosphère sans la rendre plus joyeuse, pour reprendre de plus belle, et là encore, le désespoir plane sur une musique sombre dont la seule trace de lumière est visible sur la pochette. Et l'album continue dans cette veine, parfois, comme beaucoup de formations du genre, un peu linéaire, mais on pardonne parce que cette musique est juste somptueuse, chaque mélodie est un chef-d'œuvre, et ça, ça force le respect. On a parfois des tentatives plutôt réussies de riffs plus lourds et graves, enrichissant l'atmosphère globale de l'album qui n'en finit plus de s'enfoncer dans de sombres abîmes. INFESTING SWARM enchaîne sans problème les passages calmes et rapides, et la musique semble avoir atteint sa maturité par rapport à une première démo décevante et maladroite. Certains passages atteignent une puissance et une intensité musicale incroyable, et c'est pour cela que l'on adule le Black, pour ces passages bourrés d'émotions qui nous font vivre des moments d'écoute incroyables. Quelques variations au niveau des riffs sont parfois présentes, des choses plus variées, des mélodies héritées d'un Black Metal plus « classique » avec des chansons plus glauques et glaciales. Au final, nous avons là un excellent album, avec une ambiance exceptionnelle d'une beauté sans limite qui, bien qu'un peu long et linéaire, saura ravir les dépressifs que vous êtes.

Chronique : Durchfall

8,5

 

 

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DAGOBA - Tales Of The Black Dawn

Publié le par Nono666

DAGOBA - Tales Of The Black Dawn
Verycords
Style : Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/dagoba13

DAGOBa_Tales Of The Black Dawn



01. Epilogue / 02. The Sunset Curse / 03. Half Damn Life / 04. Eclipsed / 05. Born Twice / 06. The Loss / 07. Sorcery / 08. O, Inverted World / 09. The Dawn / 10. Morning Light
 
Sixième album pour le groupe marseillais, après le très réussi Post Mortem Nihil en 2013 et une grosse tournée aux Etat-Unis, DAGOBA revient donner un grand coup de massue discographique en ce milieu d'année 2015.

Après un court "Epilogue" très cinématographique, "The Sunset Curse" balance ses uppercuts au visage sans discontinuer et donne le ton très sauvage de l'album (malgré un refrain chant clair du plus bel effet). "Half Damn Life", très PANTERA, accroche direct, impossible de résister à un titre pareil, groovy et déchainé, le chant de Shawter se rapproche énormément du Phil Anselmo de la grande époque. "Eclipsed", titre très rapide, avec un refrain écrasant et une respiration mélodique dans la seconde partie continue de distiller cette impression de solidité et de conviction présente depuis la première piste. "Born Twice", double grosse caisse en avant, se montre dévastateur, et la cascade de riffs finement ciselés fini d'achever l'auditeur, excellent ! "The Loss", beaucoup plus mélodique, un petit côté suédois très SOILWORK, est une bonne surprise, une respiration bienvenue dans ce chaos de décibels... "Sorcery" et sa tonalité un peu Black, s'en tire bien et rajoute du contenu à un album décidemment sans baisse de régime. "O, Inverted World" surprend avec un court pré-refrain harmoniquement subtil que n'aurait pas renié Devin TOWNSEND. "The Dawn" permettra au chant clair de revenir une dernière fois s'exprimer sur un refrain superbe, tout le reste du morceau envoyant du très lourd, vociférations et rythmiques saignantes de rigueur. "Morning Light" clôt l'opus avec toujours autant de rage et de savoir-faire, ça bastonne à tous les étages, breakdowns, riffs à tiroirs qui tranchent et un final mélodique et déchiré : un sans faute...

En conclusion, Tales Of The Black Dawn est d'une efficacité redoutable : des effets dramatiques bien amenés, une puissance du feu de dieu, une production énorme, des riffs rageurs par paquets de douze et le chant incroyable de Shawter font de ce sixième album de DAGOBA un indispensable, une petite bombe métallique qui s'écoute en boucle, tout simplement...

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

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PRO-PAIN - Voice Of Rebellion

Publié le par Nono666

PRO-PAIN - Voice Of Rebellion
SPV/Steamhammer
Style : Hardcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.pro-pain.com

PRO-PAIN_Voice Of Rebellion



01. Voice Of Rebellion / 02. No Fly Zone / 03. Righteous Annihilation / 04. Souls On Fire / 05. Take It To The Grave / 06. Age Of Disgust / 07. Bella Morte / 08. Cognitive Dissonance / 09. Blade Of The Cursed / 10. Crushed To Dust / 11. Enraged / 12. Hellride / 13. DNR (Do Not Resuscitate) / 14. Fuck This Life

Au cours de sa brillante carrière, PRO-PAIN n'a cessé de nous montrer sa capacité à enchaîner sans aucun problème et avec rapidité les albums. Aussi, leur retour en 2015, deux ans après The Final  Revolution, ne nous a que peu surpris. Dès la première seconde de ce Voice Of Rebellion, ce cher Gary Meskil nous lance un brillant cri, sorti du plus profond de ses entrailles enragées, vite suivi par les riffs lourds et énervés qui font du Hardcore une musique unique. La basse, mise en avant, confère aux riffs une puissance très plaisante, aidée par le côté rythmé et martial que le groupe a toujours su habilement exploiter. Petite déception, même si on aime ça, c'est encore un album bourré à outrance de breakdowns gras et lents qui, à la longue, peuvent être usants. Un point fort pour compenser : les solos de guitares, épiques à souhait, donnent une nouvelle fraîcheur aux morceaux, ce qui fait quand même du bien dans un album de Hardcore. Le chant braillé, quant à lui, bien qu'un peu linéaire, est très efficace et se marie à merveille avec la musique, une musique lourde, grasse, un peu indigeste parfois, et légèrement lassante sur la durée. Bon, le groove sautillant et efficace du groupe rattrape largement le coup, et c'est vraiment bon d'entendre de temps en temps des riffs aussi dansants sans tuer l'esprit du Hardcore violent et sans concessions. Au final, nous avons là un condensé de riffs plus ou moins inspiré, un peu bordélique, avec de très bons éléments, un groove et une violence imparables, mais également quelques défauts qui viennent un peu gâcher le plaisir. Mais bon, n'oubliez pas : FUCK THIS LIFE , DO NOT RESSUCITATE !

Chronique : Durchfall

7,5

 

 

PRO-PAIN_Band

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SATHANAS - Worship The Devil

Publié le par Nono666

SATHANAS - Worship The Devil
Doomentia Records
Style : Black/Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/sathanasmetal

SATHANAS_Worship The Devil



01. Written In Blood / 02. Satan’s Cross / 03. Oath Of Witchery / 04. Marked By The Beast / 05. Upon The Age Of Darkness / 06. In Death’s Name We Pray / 07. Blessings Of Doom / 08. Black Paths Of Devilry

Formé en même temps qu’ACHERON par trois actuels ex-membres de ce groupe mais qui y prenaient pleinement part en 1988, SATHANAS a réellement pu prendre son envol lorsque David et Mickael SMITH accompagnés de James STRAUSS ont quitté ACHERON pour se concentrer sur SATHANAS. Depuis le groupe a fait des sorties plus ou moins régulières mais avec Worship The Devil, les Américains nous proposent tout de même là leur neuvième album en 20 ans, une belle moyenne pour un groupe underground. Après Pulverised Records et Pagan Records, c’est donc Doomentia Records qui a accueilli le trio pour ce nouvel album qui ne voit pas le groupe évoluer fondamentalement, un Death Metal bien haineux où quelques dissonances typiquement Black se font entendre ("Oath Of Witchery"), mais qui en termes de production s’est clairement sorti les doigts. Les guitares sont grasses, la caisse claire bien mat, la voix old-school tirant sur le Black et une basse omniprésente qui colle parfaitement, le groupe est loin des clichés de posers dont la scène nous affuble sous couvert de vouloir faire du BEHEMOTH, ça groove énormément même si les riffs ne sont pas des plus originaux, ils sont très efficaces et surtout assénés avec passion et détermination, ce qui fait largement la différence. Les leads sont également très soignés et très pertinents, à l’image de celui de "Marked By The Beast" ou de "In Death’s Name We Pray". En bref, les amateurs d’ACHERON, de GRAVEWÜRM mais aussi de MORBID ANGEL ("Marked By The Beast") ou VITAL REMAINS peuvent sans rechigner donner une chance à cet opus qui fleure bon le Death Metal comme on le pratiquait à la fin des années 80, vous savez, celui que bon nombre essaient de copier maintenant ! SATHANAS semble enfin prêt pour donner un nouvel élan à sa musique et cela passe également par la qualité de son artwork, celui de Worship The Devil est sans commune mesure supérieure aux précédents albums, tout semble donc aligné pour que SATHANAS se dévoile enfin à la face du monde.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

 

 

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DAN DEAGH WEALCAN - Two Straight Horizontal Lines And The Organized Chaos In Between: Director's Cut

Publié le par Nono666

DAN DEAGH WEALCAN - Two Straight Horizontal Lines And The Organized Chaos In Between: Director's Cut
Metal Scrap Records
Style : Experimental Metal
Origine : Russie
Sortie : 2015
Site Web : www.dandeaghwealcan.com

DAN DEAGH WEALCAN_Two Straight Horizontal Lines And The Organized Chaos In Between



01. Beware Of Lines ! / 02. Paranoia ? I’m Aim ! Assure You ! / 03. I’ve Just Threw Out My Phone And Sanity / 04. Logical – Version 3.76 / 05. Well, Just Burn It Down / 06. Det Sista Ljuset / 07. iCD10Q031V2010WTF !? / 08. The Number Was Too Long, So I Forgot It / 09. Defy Yourself By Yourself / 10. Mediterranean Sky / 11. Pointlessness / 12. Tears

On pourrait disserter sur la symbolique que renvoie la collaboration d’un Russe et d’un Ukrainien dans les circonstances actuelles mais nous allons plutôt nous attacher à parler de ce Two Straight Horizontal Lines And The Organized Chaos In Between, premier album de DAN DEAGH WEALCAN qui débarque début 2015 via Metal Scrap Records, un label encore méconnu par chez nous mais qui semble vouloir mettre la lumière sur ce duo. Et bien lui en a pris car même si au premier abord, ce que l’on retient, c’est cette production toute petite à tel point qu’on se demande s’il a été masterisé, mais ce n’est pas le plus important, en poussant un peu le volume ce premier essai se révèle finalement. Très varié, ne loupant pas la promesse faite par l’étiquette Experimental Metal car on y trouve ce Post-Hardcore sur "Beware Of Lines !" et "I’ve Just Threw Out My Phone And Sanity", des refrains plus mélodiques et chantés sur "Paranoia ? I’m Aim ! Assure You !" ou de l’électro le temps d’un "Logical – Version 3.76" avec un tempo plus apaisant et une rythmique moins inspirée de MESHUGGAH. Car pour le reste, et notamment "iCD10Q031V2010WTG !?", les rythmiques lourdes et syncopées sont de sortie avec un chant bien agressif pouvant se muer en une mélodie rugueuse le temps d’un refrain. Toutefois, l’ombre du Progressive Rock/Metal plane également sur ce premier album, OPETH ou PORCUPINE TREE, comme vous voulez, mais "Mediterranean Sky" fait partie de ces titres un peu à part et qui montre toute l’étendue des possibilités de ce duo dont il va falloir surveiller la progression car sur ce premier album, certes, la production est bien faible même si le mixage semble tout à fait pertinent, le mélange des genres ne facilite pas les choses, la localisation du duo non plus d’ailleurs, certes certaines facilités d’écriture transpirent encore un peu, et notamment sur le début d’album, mais le potentiel est là. Un Two Straight Horizontal Lines And The Organized Chaos In Between intéressant et tout à fait capable d’attirer ceux qui n’ont pas suivi la nouvelle orientation d’OPETH mais aussi ceux qui aiment HYPNOSE et cette scène Post-Hardcore expérimentale n’ayant pas peur des barrières de style.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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HAMMER KING - Kingdom Of The Hammer King

Publié le par Nono666

HAMMER KING - Kingdom Of The Hammer King
Cruz Del Sur Music
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.hammer-king.com

HAMMER KING_Kingdom Of The Hammer King



01. I - Kingdom Of The Hammer King / 02. I Am The King / 03. Aderlass; The Blood Of Sacrifice / 04. Chancellor Of Glory / 05. II - I Am The Hammer King / 06. Blood Angels / 07. Visions Of A Healed World / 08. Figure In The Black / 09. We Are The Hammer / 10. III - Glory To The Hammer King

Ouh la la ! Voilà un objet qui fait peur dès la pochette ! Un groupe qui s'appelle HAMMER KING et qui a un marteau comme pochette, ça sent le lourd de chez lourd. Vient alors la photo de groupe, quatuor accompagné d'un élégant marteau en carton piqué dans un magasin de farces et attrapes, ça commence à sentir mauvais. C'est là que vient le coup de grâce : le tracklisting : "Kingdom Of The Hammer King", "I Am The King", ... , "I Am The Hammer King", ... , "We Are The Hammer", "Glory To The Hammer King". Là où n'importe qui de normalement constitué aurait couru se réfugier dans la quincaillerie la plus proche, il m'a bien fallu pousser sur Play... 2385 Hammer, 1897 King, quelques Oh, oh ridicules et une énième resucée du riff de "Battle Hymn" de MANOWAR plus tard ; je donne un point pour chaque chanson sans "Hammer" ou "King" dans le titre, je retire un point pour le marteau en carton et je vous conseille fortement de vous acheter un vrai marteau et de détruire tout exemplaire de ce disque à votre portée. Vous rendrez un fier service au Metal.

Chronique : Emil Maniak

4

 

 

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KNOX - Ignition

Publié le par Nono666

KNOX - Ignition
Autoproduction
Style : Groove Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.knoxmetal.bandcamp.com

KNOX_Ignition



01. Ignition / 02. Warpaint / 03. Best Old Enemy / 03. Blood Spangled Banner / 05. State Of Mind / 06. A Lapse Of Time / 07. Useless Tool / 08. Blowjob Deluxe / 09. Deadline

C'est en 2011 dans la ville de Pau que se forme KNOX, groupe qui révèlera par la suite, sur une première démo éponyme et un album du nom d'Ignition, son talent pour le Death Metal groovy et efficace. Nous nous intéressons aujourd'hui à ce premier album fraîchement sorti.

L'album débute sur une courte intro, dans un style « recherche d'une station radio », jusqu'à un décompte qui débouche sur le premier morceau. Découle des premiers riffs un groove agressif, dont les riffs sont portés par une basse assez présente et tapageuse, une batterie mélangeant, pour notre plus grand bonheur, blast beats énervés et syncopes osées. Chaque élément est hybride, les morceaux étant constitués de breakdowns et de mid tempos, encerclés de parties plus rapides et rageuses, créant une atmosphère très agréable, à mi-chemin, là encore, entre le pesant et le dansant, ce qui est au final la marque de fabrique du groupe, mais également l'un, si ce n'est LE point fort de l'album. On pourrait donc citer parmi les influences probables du groupe (ou en tout cas, ceux dont la musique se rapproche le plus de celle de KNOX) SEPULTURA, MACHINE HEAD, TREPALIUM, voire LAMB OF GOD. Le groupe nous sert des mélodies assez modernes, très travaillées, bien que parfois un peu linéaires, certains passages se démarquent ("Best Old Enemy"), et on distingue parfois certaines influences Deathcore distillées avec habilité au groove destructeur du groupe. Le chant, là encore un « mélange », pourrait être qualifié de growl teinté de green, se rapprochant parfois de ce qu'on pourrait trouver dans le Sludge. "Blood Spangled Banner" est sûrement le meilleur morceau de l'album. Avec son intro angoissante, légèrement mystérieuse, son groove décapant, son côté épique, son atmosphère festive mais dérangeante et ses blast beats dévastateurs, voilà un titre forgé pour le live, un hymne du Death Metal moderne groovy (dont nous avons avec, entre autres, KNOX et TREPALIUM déjà cité plus haut, de très belles pièces en France). Et le niveau ne faiblit pas du début à la fin de l'album, le groupe parvient à être lent sans être mou, et les changements de tempos fréquents se font sans que l'on s'en rende compte. On a également le droit à un "A Lapse Of Time" sans chant, avec une ambiance très étudiée, permettant de se reposer un peu avant que la musique énervée reprenne de plus belle sur un infernal "Useless Tool". Et pour les très très vilains, il y a "Blowjob Deluxe". Allez c'est cadeau !

Au final, nous avons là un album ultra efficace, qui donnerait vraiment envie de pogoter s'il ne faisait pas aussi chaud, avec une batterie très bien amenée, assez technique et efficace, un riffing parfait avec un son de guitare et de basse très agréable, un chant incroyablement bon, pour un résultat très pro qui entre facilement dans mon top 10 de cette première moitité d'année 2015.

Chronique : Durchfall

8,5

 

 

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KILLER - Monsters Of Rock

Publié le par Nono666

KILLER - Monsters Of Rock
Mausoleum Records
Style : Heavy Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : www.4-killer.be

KILLER_Monsters Of Rock



01. Monsters Of Rock / 02. No Exception To The Rule / 03. Shotgun Symphony / 04. Back To The Roots / 05. No Way Out / 06. Danger Zone / 07. Firestorm / 08. Deaf, Blind And Dumb / 09. Forever Metal / 10. Children Of Desperation / 11. Hold Your Head Up High / 12. Making Magic / 13. The Reactor / 14. Rock City / 15. Fake

Après les quelques peu dispensables Broken Silence (2003) et Immortal (2005), KILLER a plus ou moins été mis en sommeil, tout du moins d'un point de vue discographique, pendant près de dix ans... dix années émaillées de nombreux changements de line-up, mais c'était sans compter sur la détermination de Paul "Shorty" Van Camp, l'incontournable leader du combo Belge, qui ne semblait pas encore prêt à laisser sombrer son "bébé" corps et âme... et grand bien lui en a pris car à l'écoute de ce Monsters Of Rock on se rend vite compte que KILLER n'a rien perdu de la splendeur de son passé, exit les claviers un peu trop envahissants qui avaient dénaturé l'identité du groupe sur leurs deux précédentes réalisations, avec Monsters Of Rock, KILLER renoue avec la flamboyance des mythiques Wall Of Sound (1982) et Shock Waves (1984), les deux albums de référence du groupe. Les fans peuvent être rassurés, on retrouve ici le KILLER incisif et rugueux, celui, sans concession, qui va droit à l'essentiel et qui n'est pas sans évoquer un certain MOTÖRHEAD ("Deaf, Blind And Dumb", "The Reactor"). Le trio n'a visiblement pas encore dit son dernier mot, et c'est tant mieux ! La qualité de ce septième album est indiscutable, véritable retour aux sources pour nos amis Belges qui nous replongent ici en plein coeur des années 80, nous proposant ce que le groupe à de meilleur à offrir : un Heavy puissant, tantôt Rock ("Monsters Of Rock"), tantôt speed ("No Way Out"), avec parfois une touche de Punk ("Deaf, Blind And Dumb") ou de Blues ("Making Magic"), mais toujours terriblement inspiré. Retrouver KILLER en si grande forme est une véritable bénédiction, certes la gestation aura été longue mais le résultat est là, plus que convaincant. Voilà décidémment une bien belle façon de célébrer les 35 ans de carrière du groupe qui, visiblement, n'a pas pris une ride !

Chronique : Nono666

9

 

 

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MORGOTH - Ungod

Publié le par Nono666

MORGOTH - Ungod
Century Média
Style : Death Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.morgoth-band.org

MORGOTH_Ungod



01. House Of Blood / 02. Voice Of Slumber / 03. Snakestate / 04. Black Enemy / 05. Descent Into Hell / 06. Ungod / 07. Nemesis / 08. God Is Evil / 09. Traitor / 10. Prison In Flesh / 11. The Dark Sleep / 12. Die As Deceiver (Bonus Digipack Edition) / 13. Battalions Of Strangers (Bonus Digipack Edition)

Intéressons-nous aujourd'hui au retour de MORGOTH, légende allemande du Death Metal, avec Ungod, nouvel album après près de vingt ans d'attente. Visuellement, nous avons quelque chose d'assez beau, avec des couleurs sobres, mais efficaces, qui nous en mettent plein les yeux . Est représenté sur la pochette un animal à la fois cornu, tentaculeux et hybride, blessé, portant un magnifique masque (le dit masque doit vraiment faire un carton dans les soirées déguisées). Quelques ajouts de crânes pour faire croire que ça a un sens profond, donnant cependant une dimension plus mystérieuse au visuel, et c'est fini .

Musicalement, tout débute très vite, et ni le chant, ni les guitares, ni la batterie se font attendre. L'une des satisfactions immédiates est la présence assez marquée de la basse, qui renforce aisément les riffs malsains de guitares, qui nous confirment que les musiciens n'ont, musicalement parlant, pas pris une ride. Les percussions et l'enregistrement sont assez old school, et le son de l'album ravira à n'en point douter les fans de la première heure. Niveau chant, nous avons à faire à un nouveau vocaliste, du nom de Karsten Jägger (DISBELIEF). Possédant à eu près la même manière de s'égosiller que son prédécesseur, nous n'aurons pas à nous inquiéter (à moins que vous attendiez une évolution dans la musique du groupe. Dans ce cas, je vous invite à retourner en 96 pour déguster Feel Sorry For The Fanatic, album qui en surpris plus d'un de ce côté là. On se plonge facilement dans la musique et l'univers du groupe, avec un "House Of Blood" qui ouvre à merveille l'album, à la fois efficace et ayant, telle une chips, un délicieux goût « à l'ancienne ». Nous sortons plutôt rapidement de la sanglante maison, pour nous diriger vers un "Voice of Slumber", plus moderne, mais tout aussi malsain, notamment au niveau de son riff principal, destructeur et prenant au possible, accompagné, tel un bon plat, de ses arpèges machiavéliques, exécutés sur une guitare au son tranchant et plaisant. Notons la présence appréciable et plaisante de mid-tempo, enrichissant l'ambiance sans ramolir les morceaux. Petit coup de cœur pour le titre "Black Enemy", plus accessible de part son côté épique, sans pour autant renier ou briser le ton principal de l'album. L'un des gros points forts de cet album, ce sont les mélodies qui ouvrent les morceaux, toujours très travaillées, offrant différentes ambiances, oscillant entre l'épique, le mélancolique et le malsain. Ouvrant toujours à merveille les titres, ces intros donnent un petit aperçu du talent du guitariste, sans tomber dans la démonstration technique vide, bref, un petit délice. Bref, cet album c'est comme papy : Vieux, assez gras, sympatique, attaché aux traditions, et parfois même surprenant. On l'aime bien, mais il ne faut pas en abuser.

Chronique : Durchfall

7,5

 

 

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