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POWERWOLF - Blessed and Possessed

Publié le par Nono666

POWERWOLF - Blessed & Possessed
Napalm Records
Style : Symphonic Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.powerwolf.net 

POWERWOLF_Blessed & Possessed



01. Blessed & Possessed / 02. Dead Until Dark / 03. Army Of The Night / 04. Armata Strigoi / 05. We Are The Wild / 06. Higher Than Heaven / 07. Christ & Combat / 08. Sanctus Dominus / 09. Sacramental Sister / 10. All You Can Bleed / 11. Let There Be Night

Album après album, POWERWOLF a su s'imposer comme l'une des références en matière de Power symphonique et grandiloquent, et ce n'est pas ce Blessed & Possessed, sixième opus d'une formation devenue aujourd'hui très populaire, qui risque de changer la donne. Pas ou peu de changement avec ce nouvel album qui se positionne dans la droite lignée de l'excellent Preachers Of The Night sorti il y a deux ans. Matthew Greywolf, compositeur en chef de cette meute de loups assoiffés de sang, semble ici jouer la facilité en appliquant une recette qui certes a fait ses preuves mais qui, à la longue, finit par se répéter inlassablement, et c'est bien là où le bât blesse ! A tel point qu'à l'écoute de ce Blessed & Possessed, on a parfois l'impression d'écouter l'album précédent, ce qui nous ferait presque dire que POWERWOLF commence quelque peu à tourner en rond. Certes tout ici est parfaitement exécuté mais beaucoup trop de morceaux semblent reprendre la trame de titres publiés précédemment, comment, par exemple, ne pas faire le parallèle entre le pêchu "Higher Than Heaven" et "In The Name Of God" que l'on pourrait croire calqués l'un sur l'autre, après, il est vrai que ce Blessed & Possessed reste un bon album, tout comme l'était Preachers Of The Night qui se situait tout de même un cran au dessus en terme d'inspiration, mais il se dégage un peu trop souvent de ce cru 2015 une impression de "déjà entendu" ("Blessed & Possessed", le déjà cité "Higher Than Heaven" ou "Sanctus Dominus" où plane l'ombre de "Coleus Sanctus"). Toutes les caractéristiques qui font l'identité de POWERWOLF sont effectivement présentes : des hymnes épiques entêtants (le très convenu "Blessed & Possessed", "Army Of The Night"), des refrains accrocheurs en veux-tu en voilà ("Armata Strigoi", "We Are The Wild"), le chant théatral toujours aussi impéccable d'Attila Dorn, des choeurs omniprésents... mais est-ce vraiment suffisant tant cette sensation de redite se fait prégnante... En résumé, POWERWOLF nous livre là un sixième album sans grandes surprises ni originalité, toutefois il renferme bon nombre de morceaux forts et efficaces ("Army Of The Night", "We Are The Wild", "Armata Strigoi", "All You Can Bleed", "Dead Until Dark") qui permettent d'en faire un album tout à fait correct qui devrait combler les fans du groupe, mais il va sérieusement falloir que nos Allemands pensent à revoir leur copie à l'avenir s'ils ne veulent pas finir par lasser et n'être vus que comme une parodie d'eux-même...

Chronique : Nono666

7,5

 

 

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GUS G. - Brand New Revolution

Publié le par Nono666

GUS G. - Brand New Revolution
Century Média Records
Style : Hard Rock US
Origine : Grèce
Sortie : 2015
Site Web : www.gusgofficial.com

GUS G._Brand New Revolution



01. The Quest / 02. Brand New Revolution (ft. Jacob Bunton) / 03. Burn (ft. Jacob Bunton) / 04. We Are One (ft. Jacob Bunton) / 05. What Lies Below (ft. Elize Ryd) / 06. Behind Those Eyes (ft. Jacob Bunton) / 07. Gone To Stay (ft. Jeff Scott Soto) / 08. One More Try (ft. Jacob Bunton) / 09. Come Hell Or High Water (ft. Mats Levén) / 10. If It Ends Today (ft. Mats Levén) / 11. Generation G (ft. Jeff Scott Soto) / 12. The Demon Inside (ft. Mats Levén)

Après un premier effort de qualité mais manquant singulièrement d'originalité, GUS G. (FIREWIND, OZZY OSBOURNE) nous revient un an après avec ce Brand New Revolution qui, tout comme son prédécesseur, accueille plusieurs guests au chant, à savoir Jacob Bunton (ADLER, LYNAM), Elize Ryd (AMARANTHE), Jeff Scott Soto (SOTO, W.E.T., TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA, TALISMAN, ex-YNGWIE MALMSTEEN) et Mats Levén (ex-YNGWIE MALMSTEEN, THERION, KRUX)... Alors peut-on vraiment parler de révolution avec ce nouvel album ? L'opus démarre de façon particulière, avec "The Quest", un instrumental où Gus fait étalage de toute sa classe technique et de son feeling. Un thème guitaristique principal revenant, donnant la trame, et une fin acoustique superbe niveau touché et émotion, rappelant sur l'ensemble notre viking préféré, le grand YNGWIE MALMSTEEN à son apogée. Arrive ensuite le morceau-titre, "Brand New Revolution", riff redondant excellent, refrain accrocheur, passage de basse, typiquement Hard US, certes classique mais efficace et entrainant. En outre, le "Burn" qui suit, rien à voir avec DEEP PURPLE, ne parvient pas vraiment à convaincre avec son refrain basique, facile et peu accrocheur. Le groovy "We Are One" relance la machine, un titre qui fera se lever le public avec son solo court mais terrible de beauté et de feeling. "What Lies Below" sort un peu du lot et s'avère être un bon moment, soutenu par le chant féminin d'Elize Ryd sur une rythmique marquante et groovy, et encore une fois un magnifique solo. Vient ensuite la ballade "Behind Those Eyes", avec un penchant guitaristique rappelant fortement John Sykes, et inspiré de WHITESNAKE, mais n'atteignant pas la charge émotionnelle du serpent blanc, même si elle reste sympa, et dotée, encore une fois, d'un solo aérien et prenant. "Gone To Stay" se révèle être un excellent morceau qui reste bien en tête, avec, sur la fin, un solo tout bonnement monstrueux ! Après cela, le guitariste grec nous livre deux brulots bien heavy, "If It Ends Today" et "Generation G", qui tabassent sévère pour notre plus grand plaisir, avant de laisser place à la superbe fin qu'est "The Demon Inside", un morceau lourd, puissant et divinement bien chanté par Mats Levén. Au final, GUS G. nous distille un jeu lumineux, toujours inspiré, nous montrant toute l'étendue de son talent, se rapprochant d'un Yngwie MALMSTEEN pour la technique, et de John SYKES pour la sensibilité. Cependant son Metal, tout droit issu des années 80, ne demeure pas toujours très inspiré, et se révèle par moment un poil trop classique ! Un gratteux exceptionnel pour un Hard/Metal US assez basique.

Chronique : Papa Bordg

7

 

 

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ASHES & GLITTER - Welcome

Publié le par Nono666

ASHES & GLITTER - Welcome
Autoproduction
Style : Folk Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.ashesandglitter.bandcamp.com

ASHES AND GLITTER_Welcome_EP



01. A Vulture’s Feast / 02. Break The Prism / 03. A Fall Of Decay / 04. Swine Pride / 05. Present From The Devil / 06. Horror Show

Dans le flot des annonces de sorties d’albums ou de EP, nous, chroniqueurs, repèrons parfois des disques dont on espère secrètement recevoir un exemplaire promo car quelque chose nous attire et nous intrigue. Ce fut le cas pour ce premier EP d’ASHES & GLITTER, Welcome, estampillé Doom Metal à connotation Folk et dont l’univers semblait bien travaillé. Fait et dit, me voici avec le dit EP entre les mains, les premières impressions se révèlent exactes, le livret est bien soigné et le côté simpliste de la pochette semble tout à fait assumé et est plutôt régulier dans le style. Avec hâte j’introduis le CD et c’est parti… mon dieu mais que se passe-t-il, ma platine est possédée et me balance un son discontinu aussi improbable que mal mis en son, mal exécuté, mal enregistré ou mal arrangé, mal construit. Et bien non, ce Welcome réussit le tour de force d’être tout cela en une seule galette, le 5 en 1. Arrangements des plus simplistes et assez peu inspirés avec un chant aussi à tendance Folk mais qui manque cruellement de conviction ("Break The Prism"), les quelques solos qui apparaissent ci et là n’en sont même pas réellement ("Break The Prism"), les riffs s’enchainent sans raison et finissent par errer sur cette première galette assez difficile à surmonter même si l’ultime "Horror Show" relève un peu le niveau général. Beaucoup de travail, beaucoup trop de travail reste à accomplir pour ASHES & GLITTER, la marche est haute comme on dit. Ce son de guitare très criard manque de personnalité au possible, le chant s’arrête parfois en plein milieu comme s’il manquait des paroles pour finir, donc tant pis, on laisse en l’état ("Swine Pride") tout comme une basse qui connait quelques variations sonores inexpliquées. Pour autant et afin de ne pas se focaliser non plus sur ce qui est loupé, on peut tout de même relever quelques bons moments comme cet "A Vulture’s Feast" ou "Horror Show" ainsi que quelques riffs plutôt intéressant si le son de guitare et la production n’était pas aussi proche de la démo. ASHES & GLITTER s’inscrit dans la lignée d’un MAEL MORDHA ou CROWNED IN EARTH, un genre réservé à certains initiés desquels je ne fais pas partie. Un premier EP qui ne restera pas dans l’histoire et on a bien du mal à discerner ce qui pourrait tirer le groupe vers le haut. Désillusion !

Chronique : Aymerick Painless

5

 

 

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HIGH ON FIRE - Luminiferous

Publié le par Nono666

HIGH ON FIRE - Luminiferous
E1 Entertainment
Style : Dirty Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.highonfire.net

HIGH ON FIRE_Luminiferous



01. The Black Plot / 02. Carcosa / 03. The Sunless Years / 04. Slave The Hive / 05. The Falconist / 06. Dark Side Of The Compass / 07. The Cave / 08. Luminiferous / 09. The Lethal Chamber

Jadis – bon OK c’était il y a cinq ans, mais placer « Jadis » en début de chronique ça en jette, non ? – un sticker promo collé sur l’album Snakes For The Divine (2010) décrivait crânement HIGH ON FIRE comme une sorte de croisement entre MOTÖRHEAD et BLACK SABBATH. Un constat pas totalement faux sur le plan musical, mais qui n’a pas pour autant permis au trio californien de décrocher la timbale, même si plusieurs paliers ont été franchis comme en témoignent les apparitions en festivals ou sur des affiches prestigieuses… A ce succès « stagnant », nous ne voyons que deux explications possibles. D’une part, le groupe ne se renouvelle que très peu d’album en album, c’est un fait. Il préfère affiner son art, mais sans dévier de son Metal puissant qui brasse Stoner, Sludge et accélérations fiévreuses évoquant les grandes heures du Thrash ricain. Et puis, il y a le chant de Matt Pike, qui ne peut laisser indifférent. Avouons-le : les grognements rocailleux scandés par le chanteur-guitariste, s’ils conviennent fort bien à la musique d’HIGH ON FIRE, finissent par devenir éprouvants sur la durée d’un album. Affaire de goûts dira-t-on… Pour en revenir à la musique, Luminiferous reste donc dans la droite lignée de De Vermis Mysteriis (2012), avec toutefois une production un peu plus claire rappelant davantage Snakes For The Divine (2010). Petit plus : les variations de tempi et ambiances d’un titre à l’autre semblent être mieux dosées cette fois-ci, ce qui devrait offrir une plus longue durée de vie au disque. Un bon cru donc, mais qui n’offre rien d’indispensable à ceux qui possèdent déjà quelques opus du trio.

Chronique : Morbid S.

7,5

 

 

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UNDEAD - False Prophecies

Publié le par Nono666

UNDEAD - False Prophecies
Listenable Records
Style : Death Metal
Origine : Inconnue
Sortie : 2015
Site Web : www.undeadofficial.com

UNDEAD_False Prophecies



01. Unborn / 02. False Prophecies / 03. Voices Within / 04. Praise The Absurd / 05. Castrate Humanity / 06. Descending Souls / 07. Unbound To Eternity / 08. Emerging From The Depths      

Dans les limbes apparait l’ombre glaciale et dangereusement fascinante de la grande faucheuse, la senteur de la mort se fait de plus en plus insistante. Cinq êtres encapuchonnés font leur apparition. Vous sentez qu’ils ne sont pas humains, qu’ils n’ont rien à voir avec notre monde, celui des vivants…  Aucun ne vous révèle son identité, et avant même que vous en preniez conscience, vous êtes emporté dans leur voyage vers le pur Death Metal. En effet, False Prophecies, sorti ce printemps sous notre label français Listenable Records, est issu de l’imagination macabre et cadavérique des cinq démons de chez UNDEAD. Ce premier album, transpirant la colère et la haine, se révèle surprenant mais cherche également à rendre un hommage. Les membres anonymes du combo ne cache pas leur admiration pour des groupes tel que POSSESSED, OBITUARY ou encore MORBID ANGEL. Mais leur culte au Death Metal ne s’arrête pas là. Effectivement, leur plus grande icone reste le regretté Chuck Schuldiner, chanteur et guitariste du groupe DEATH, pionnier d’un Death Metal technique. UNDEAD ira jusqu’à reprendre le titre "Choke On It" de ce même groupe, la piste ne se trouvant que sur la version vinyle de False Prophecies.

Cet album donne forme à cet état d’esprit, cette vision de la musique qu’avaient ces grands groupes et qu’UNDEAD partage. On retrouve ce son lourd, gras et puissant, on redécouvre une musique qui nous enrobe. Dès les premières mesures, cet album nous révèle sa puissance avec le titre "Unborn". Le break de batterie, simple mais efficace, permet d’amener une double pédale percutante et précise accompagné d’une guitare rythmique charnue. On dénote également la basse profonde qui englobe le morceau. On peut d’ores et déjà se dire que la masterisation est professionnelle. Puis le chanteur, King Oscuro, nous délivre son growl irréprochable, profond et empli de rage. "Unborn" est véritablement un titre puissant et efficace. Le passage où le hurlement et les autres instruments laissent seulement place au riff de guitare, marquant le début des hostilités amène une ambiance efficacement malsaine dans ce morceaux. Avec ce premier titre, on repère déjà la technicité des musiciens grâce à leurs placements rythmiques, leur créativité ou encore la qualité du solo. L’écoute de cet album se poursuit avec plaisir, on retrouve des morceaux plus lents comme "Voices Within" qui plaira aux amateurs de musiques plus lourdes, titre où le chanteur expose pleinement son growl puissant. On continue avec l’intro de "Praise The Absurd", plus qu’intéressante ainsi que sa guitare soliste malsaine. On retrouve ensuite le magnifique morceau "Descending Souls" nous servant un magnifique triton appuyant le coté dangereusement démoniaque de cet album, accouplé au solo de guitare parfaitement planant. S’en suit "Unbound To Eternity", qui saura se faire apprécier des metalleux préférant la vitesse et la technique, notament avec ses deux solos dont le premier en sweeping. Enfin, l’album se conclut sur "Emerging From The Depths" qui se caractérise par sa rapidité et son solo complexe.

Pour conclure, False Prophecies est une véritable réussite. Ce Death Metal technique et old school est franchement bon, et la rage qui s’échappe de cet album est terriblement envahissante, il est presque jouissif de ressentir la haine qui suinte de chacun des morceaux. Nous avons un album varié, proprement réalisé et technique, qui donne envie d’être écouté. Ce dernier étant très réussi je suis obligé d’être pointilleux, je ne ferais donc qu’une remarque sur la durée de l’album peut-être un peu court. En effet, seulement 42 minutes me semble être léger mais cela étant dit, UNDEAD nous a sorti huit excellents titres et nous n’avons plus qu’à espérer qu’ils pourront continuer sur leur lancée tout en sachant se renouveler.

Chronique : Soar

9,5

 

 

 

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PAVILLON ROUGE - Legio Axis Ka

Publié le par Nono666

PAVILLON ROUGE - Legio Axis Ka
Dooweet Records
Style : Dancefloor Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.luxdiscipline.com

PAVILLON ROUGE_Legio Axis Ka



01. Prisme vers l’Odyssée / 02. L’Enfer se Souvient, L’Enfer Sait / 03. Mars Stella Patria / 04. A l’Univers / 05. Aurore et Nemesis / 06. Droge Macht Frei / 07. Kosmos Ethikos / 08. Notre Paradis / 09. Klux Santur

PAVILLON ROUGE est le genre de groupe qui s’attire les foudres d’une certaine frange du public pour détourner l’essence même du Black Metal au profit d’une Techno au côté dansant bien prononcé. Ce ne sont pas les seuls, d’autres ont également suivi cette route mais avec les français, le côté Dancefloor est tout de même bien présent à l’image d’un "Mars Stella Patria" qui apparait sur Legio Axis Ka, deuxième album d’un quintet ayant essuyé le vent des critiques acerbes tout autant que les plus élogieuses, la vérité doit donc se trouver à mi-chemin. Avec ce nouvel album, le groupe rompt avec les couleurs vives de son album précédent pour épouser des couleurs sombres ramenant inlassablement vers le Black Metal. Toutefois, tout comme la musique, de la clarté se dégage de ce dessin et cela transpire par quelques riffs plus Post-Hardcore ("A L’Univers"), un pas de plus du groupe vers cette créature très personnelle qui leur sert d’identité et qui prend forme à travers la fin de "A L’Univers" et plus encore "Kosmos Ethikos" dépourvu d’éléments Black Metal, un titre qui devrait finir de désorienter ceux qui pensaient y trouver une version électronique du Black Metal comme BLUT AUS NORD a pu en proposer ou comme la scène américaine en raffole. Toutefois, si on décèle bien que le groupe développe un univers bien personnel, les titres manquent d’accroche des choses mélodiques ou plus construites à l’image de "Mars Stella Patria" et son lead très réussi. PAVILLON ROUGE nous offre là un second opus de fort bonne facture mais qui n’est pas encore prêt à faire taire les critiques tant certains éléments sont d’un convenu confondant (mon dieu l’introduction de "Notre Paradis" pourrait faire débander David Guetta), certes pour des auditeurs non habitués à la scène électro, cela pourra faire illusion, mais pour le public du groupe qui connait forcément les scènes Metal et Electro ne verront pas grand-chose de neuf, il faut encore que le groupe intègre mieux ses influences pour ne pas céder à ces petites facilités d’écriture. Mais il faut bien avouer que des titres comme "Klux Santur", "L’Enfer Se Souvient, L’Enfer Sait", "Mars Stella Patria" ou "Aurore Et Nemesis" sont de véritables réussites, titres sur lesquels on ressent un peu mieux cette noirceur mêlée à l’aspect glacial de l’Electro. Legio Axis Ka est un bon album pour les plus ouverts d’esprits d’entre-vous mais pour atteindre des sommets, il faudra que le groupe soit encore plus régulier dans la qualité de ce qu’il propose.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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NAÏVE - Altra

Publié le par Nono666

NAÏVE - Altra
Autoproduction / Dooweet
Style : Trip Hop Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.thecryingcommunity.com

NAIVE_ALTRA_HD



01. Elevate / Levitate / 02. Yshbel / 03. Mother Russia / 04. Monument Size / 05. Surge / 06. Waves Will Come / 07. Altra

Véritable locomotive de la scène Metal qui fait planer en France, les Toulousains de NAÏVE nous reviennent avec Altra, un troisième album qui poursuit une route sur laquelle on peut croiser KLONE, HACRIDE, DEFTONES, PINK FLOYD pour rester dans un univers plus ou moins Rock car nul doute que le trio se nourrit de forces qui vont bien au-delà. Ces gars possèdent toujours cette capacité à développer des ambiances, des couleurs qui, de prime abord, peuvent paraitre simples, notamment dans le jeu de guitare, mais dont l’entremêlement avec les samples et autres instruments se révèle être un puzzle d’une finesse et d’une précision facilement casse-gueule. Le duo "Elevate / Levitate" propose déjà cette dualité entre riffs lourds et ambiance plus légère mais jamais réellement joyeuse avec cette voix très posée qui peut surprendre par son jeu d’équilibriste avec la justesse, si la voix de Jouch n’est pas toujours d’une clarté cristalline, elle laisse toutefois place à l’émotion, ceux qui préfèrent l’ambiance à la performance technique pure accrocheront très certainement à cette approche. Les titres qui s’étirent assez facilement peuvent présenter quelques facilités comme ces effets electros au début d’un "Mother Russia" dépourvu de surprise à défaut d’être un titre très agréable, alors qu'avec "Monument Size" à la guitare rentre dedans et au chant plus surprenant, NAÏVE se montre déjà plus entreprenant et retrouve cette volonté d’aller de l’avant comme sur les deux premiers albums, ne refusant pas les éléments Metal là où beaucoup se concentrent sur des passages atmosphériques aux ficèles bien huilées, à l’image d’un "Surge" percutant et aux arrangements assez fins, encore une belle démonstration de force. Ce troisième album devrait finir d’assoir le groupe sur la scène nationale mais aussi et surtout sur la scène internationale car le style a clairement le vent en poupe, et l’heure de NAÏVE pourrait bien être venue. Etre là au bon endroit au bon moment ne suffit pas toujours à durer, avec cet album d’une maturité assurée, les Français s’offrent la possibilité de durer et c’est quelque chose qu’ils se sont construit. La production de cet album laisse la place belle au chant, parfaitement mis en avant, il manque juste un peu d’effet sur ce dernier pour qu’il englobe totalement la musique un peu comme DEFTONES le fait sur ses albums, misant tout sur l’émotion que la voix dégage, NAÏVE gagnerait peut être à mettre cet élément comme moteur d’une ambiance qui passe surtout par la musique car les riffs n’amènent pas réellement de mélodie, parfois quelques effets électros le proposent mais c’est surtout Jouch qui martèle les mélodies avec ce chant posé à l’exception d’un "Waves Will Come" dont les effets répétitifs et hypnotiques renvoient beaucoup à THE CURE par exemple, là encore un excellent titre qui apporte encore un peu de variation à cet album. Altra est donc bien plus qu’une simple continuité de la discographie, c’est certainement l’album qui va permettre à NAÏVE de s’imposer tant tout y est très bon ("Mother Russia") ou excellent (les autres morceaux), seul l’artwork un peu convenu mériterait peut-être un peu plus de surprise mais ce dernier s’inscrit parfaitement dans l’univers que le groupe a développé depuis le premier album, difficile de leur en tenir rigueur. Un excellent album à découvrir d’urgence ! Et si finalement le seul défaut était que beaucoup de suiveurs se sont engouffrés dans ce style, là où NAÏVE a toujours construit son identité sur le Trip Hop Metal.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

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THE DARKNESS - Last Of Our Kind

Publié le par Nono666

THE DARKNESS - Last Of Our Kind
Canary Dwarf Records / Kobalt Label Services
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.thedarkness.co.uk

THE DARKNESS_Last Of Our Kind



01. Barbarian / 02. Open Fire / 03. Last Of Our Kind / 04. Roaring Waters / 05. Wheels Of The Machine / 06. Mighty Wings / 07. Mudslide / 08. Sarah O'Sarah / 09. Hammer & Tongs / 10. Conquerors

Après un début de carrière tonitruant qui a vu le groupe écouler son premier album Permission To Land par palettes entières, THE DARKNESS peinera ensuite à renouveler l'exploit avec le beaucoup moins marquant One Way Ticket To Hell...And Back (2005) qui aboutira finalement à la mise en sommeil du groupe après le départ de son excentrique chanteur Justin Hawkins parti soigner ses problèmes d'addictions... Rabibochés depuis 2011, avec la sortie l'année suivante de Hot Cakes, THE DARKNESS peut désormais envisager l'avenir plus sereinement, l'ambiance semble enfin au beau fixe entre les deux frangins Hawkins, de quoi repartir sur de bonnes bases, c'est en tout cas ce que laisse transparaitre ce Last Of Our Kind... Si les deux précédents opus avaient quelque peu marqué le pas par rapport à la fraicheur d'un Permission To Land, ce quatrième album semble enfin renouer avec cette saveur innovante qui caractérisait l'imparable première réalisation du combo british. Refrains immédiatement mémorisables, guitares puissantes ("Barbarian"), envolées lyriques de Justin Hawkins ("Mighty Wings"), tout est là, THE DARKNESS se montre fidèle à lui-même... Nous retrouvons ici ce Hard Rock versatile façon QUEEN qui a fait toute la réputation du groupe, mais de manière peut-être un peu plus mesurée, Justin Hawkins ne monte pas systématiquement dans les aigus comme ça pouvait être le cas précédemment, adoptant même assez régulièrement un chant plus grave qui conviendra sans doute mieux à ceux qui pouvaient être allergiques à ses vocalises haut-perchées. Avec ce nouvel album, THE DARKNESS a semble-t-il voulu apporter un peu de puissance supplémentaire à sa musique, proposant des compos assez pêchues ("Open Fire", "Barbarian") qui permettent aux Anglais de se renouveler de façon plutôt convaincante... Autre nouveauté, Frankie Poullain se charge du chant lead sur "Conquerors", et ce de manière plus que concluante. Moins exubérant, donc moins cliché, que par le passé, THE DARKNESS nous livre ici un quatrième opus vraiment solide qui pourra être considéré comme celui de la maturité. Pas grand chose à reprocher à ce Last Of Our Kind qui devrait sans trop de mal permettre aux Britanniques de retrouver le statut qui était le leur après la sortie de leur premier album... c'est en tout cas tout le mal qu'on leur souhaite à la vue de cet opus à fort potentiel, marquant le retour en grande forme de THE DARKNESS !

Chronique : Nono666

8

 

 

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Barús - Barús

Publié le par Nono666

Barús - Barús
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/barusband

Barús_Barús



01. Tarot / 02. Disillusions / 03. Chalice / 04. Cherub

Parlons aujourd'hui de musique française, puisque je m'intéresse à Barús, groupe formé en 2015 à Grenoble, et qui partage pour nos oreilles les joyeusetés putrides d'un Death Metal bien de chez nous. Leur premier EP ne se sera pas fait attendre, et c'est donc cette galette éponyme qui va nous intéresser (vous pouvez l'écouter en intégralité, ou le télécharger, sur le bandcamp du groupe : https://barus.bandcamp.com/releases ).

Je lance donc l'album, intrigué, et là... ben c'est parfait. On entre tout de suite dans le vif du sujet : des mélodies dissonantes, sans aucune limite, liberté de composition totale, doublées d'un chant caverneux qui, bien que peu original et légèrement linéaire, convient parfaitement à la musique du groupe, on en demande pas forcément plus. Mais le principal intérêt de la musique de Barús, c'est bien sûr ces riffs qui noient technicité et groove dans un océan de tritons et autres riffs malsains et glauques pour un résultat parfois expérimental et hautement efficace, qui distillent le tout avec une ambiance encore plus noire et une lourdeur omniprésente, ce qui nous donne au final un Death Metal qui se démarque pas mal et qui est vraiment très agréable à l'oreille. Autre bon point que l'on peut constater dès le premier morceau : le groupe n'abuse pas de blast beats. La batterie n'en est pas moins efficace puisqu'elle renforce la puissance des morceaux de manière magistrale, avec des rythmes plus ou moins simples, enrichissants le côté groovy et amplifiants parfaitement la « personnalité » des riffs. Le deuxième morceau est ouvert avec un riff plus influencé Deathcore, avec une ligne de batterie sautillante réellement jouissive, un chant écorché pur, agrémenté d'ajouts de paroles prononcées d'un ton morne et mystérieux, nous plongeant totalement dans l'esprit de la musique. Après un court pont, l'énergie reprend doucement du terrain avec du chant clair qui, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ne casse pas le rythme, ni l'atmosphère. Le morceau repart (pour de bon cette fois ) très vite, avec une mélodie destructrice et des tourbillons de syncopes, le batteur, là encore, se défoulant magistralement pour le plaisir de nos tympans inquisiteurs. Le groupe continue dans les expérimentations d'éléments Deathcore sur le morceau suivant avec cette introduction aux basses pesantes et au riff assez, voire trop, classique mais qui instaure tout de même une bonne atmosphère, annonçant un morceau lourd et sans concessions, avec une montée de la pression qui aboutit sur des mélodies mid-tempos assez influencées Death Metal old school. Là encore, les rythmes syncopés sont de la partie, et on retrouve également un autre pont, cette fois plus angoissant, avec une basse assez présente. La montée en puissance est assez brutale, mais en découle un passage intense et fort, plein de violence et de colère. Le final est sublime, rempli à ras-bord de rage et de démesure, juste parfait pour achever un excellent morceau. Pour le dernier morceau qui est, à mes yeux, le meilleur, de part son côté plus émotionnel, plus varié, et comme on va le voir, plus Black, et moi j'aime ça, on part sur un morceau de Doom/Death old school, sombre, désespéré, glauque, basculant vers le... Vous avez deviné... Le désespoir est ici mêlé à une violence infernale et à une lenteur agressive... Pas pour longtemps, puisque le morceau s'accélère d'un coup, mettant ici les influences Black bien en avant, avec un peu plus de blast beats et un son de guitare froid, tout droit venu de Finlande, Norvège, ou autre pays au climat pas très hawaïen. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que pour une aventure sur les terres étrangères du Black, c'est très réussi : c'est haineux, assassin, glacial, bref, tous les codes qui font le Black pur et classique sont maîtrisés à la perfection, sans pour autant abandonner le Death, avec un tempo changeant régulièrement, entre le rapide et le lent.

Pour conclure, malgré parfois quelques structures de morceaux un peu maladroites et deux, trois autres défauts mineurs, nous avons là un EXCELLENT premier essai. Propre, carré, efficace. Et j'ai beaucoup aimé le batteur, je pense que ça s'est vu (cela dit, tous les musiciens sont bons, et bravo à eux pour leur travail, notamment au niveau des riffs, qui sont « tissés » de manière fine et habile, et, il faut le dire, hyper chiadés). Que dire, à part souhaiter une bonne continuation à Barús ? A noter qu'une sortie physique devrait voir le jour fin 2015.

Chronique : Durchfall

8

 

 

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TOTO - XIV

Publié le par Nono666

TOTO - XIV
Frontiers Music
Style : Pop/Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.totoofficial.com

TOTO_XIV



01. Running Out Of Time / 02. Burn / 03. Holy War / 04. 21st Century Blues / 05. Orphan / 06. Unknown Soldier (For Jeffrey) / 07. The Little Things / 08. Chinatown / 09. All The Tears That Shine / 10. Fortune / 11. Great Expectations

Voici l’album du retour de TOTO. XIV est, en effet, le premier album sorti par le groupe depuis pratiquement 10 ans. Je dois avouer que cela doit bien faire 10/15 ans que j’ai lâché l’affaire concernant les réalisations de la bande (à Toto). Et j’ai dû me plonger dans Wikipedia pour voir ce qui s’était passé pour le groupe depuis son album The Seventh One sorti en… 1988. Ah ouais ! Ça fait pas 10/15 ans mais plutôt presque 30 ans… Putain, le temps passe à une vitesse. TOTO, pour moi, c’est "Hold The Line", les tubes interplanétaires "Rosanna", "Africa", "Pamela", le premier album sobrement intitulé Toto (1978) et le suivant Hydra (1979), Steve Lukhater, les frères Porcaro, David Paich, un groupe de musiciens plus que talentueux sachant mêler à la perfection Pop, Rock, éléments Prog et Hard Rock (ces deux derniers styles étaient surtout présents sur leurs deux premiers albums cités précédemment). De la formation originale reste Steve Lukhater (guitares, voix et claviers), David Paich (claviers et voix) et Steve Porcaro (claviers, synthés et voix). Exit le batteur Simon Phillips qui avait pris la place de Jeff Porcaro, le batteur d’origine, à sa mort en 1992. S’en est aussi allé Bobby Kimball, le chanteur d’origine, mais c’est le retour discographique de Joseph Williams, actuel vocaliste depuis la reformation du groupe en 2010 et déjà présent par le passé entre 1986 et 1989. Et enfin, dernièrement, en Mars, au moment de la sortie de l’album, est décédé, le troisième frère de la fratrie, le bassiste Mike Porcaro. Voilà un peu pour l’historique. Maintenant que nous réserve ce nouvel opus. "Running Out Of Time", le morceau qui ouvre le bal est assez catchy, groovy, le passage planant du solo est bien vu, la relance derrière également, le riff principal de guitare rentre bien dans le crâne. Tout cela laisse présager de bonnes choses pour la suite. D’ailleurs "Burn" qui suit continue sur la bonne voie. Un titre qu’on pourrait qualifier de calme avant la tempête, c’est le sentiment qui me vient à son écoute. Les couplets emmenés par le piano, la voix et la batterie martelé faisant place lors de l’arrivée des refrains à beaucoup plus de puissance. Simple mais terriblement efficace. "Holy War" n’est pas un titre guerrier musicalement, on pourrait le qualifier de classique tant il reprend nombre de vieilles recettes maintes fois utilisées par le groupe dans le passé. Pas désagréable, loin de là, plutôt réussi même. Mais c’est le problème, il y a toujours de tout dans les albums de TOTO, du très bon, du bon, du quelconque, du remplissage… cela dépend de la sensibilité musicale des auditeurs. Certains préfèreront les titres pêchus, d’autres apprécieront ceux plus groovy comme "21st Century Blues", nuancé comme "All The Tears" ou plus Prog comme "Great Expectations". Pour ma part, c’est "Orphan" qui m’a immédiatement interpellé, et ce dès la première écoute. Peut-être parce que ce titre est un peu plus catchy et qu’il n’est pas sans me rappeler le groupe THE POLICE. Sur "Unknown Soldier" on retrouve beaucoup d’éléments Pop Rock US qui me font penser aux années 80, à YES, à GTR… à TOTO. Globalement XIV est un bon album du groupe. Il contient tout ce qui a fait, par le passé, le succès du groupe : il y en a pour tous les goûts et pour les fans de la bande de tout horizon musical. Un bon retour.

Chronique : Horace Pinker

Note : 0+0=la tête à Toto… Pitoyable !!! Désolé c’est l’âge, la sénilité me guette.

8

 

 

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