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ARCTURUS - Arcturian

Publié le par Nono666

ARCTURUS - Arcturian
Prophecy Productions
Style : Avantgarde Progressive Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.arcturus.no

ARCTURUS_Arcturian



01. The Arcturian Sign / 02. Crashland / 03. Angst / 04. Warp / 05. Game Over / 06. Demon / 07. Pale / 08. The Journey / 09. Archer / 10. Bane

Deux ans après la sortie du superbe et planant Sideshow Symphonies (2005), ARCTURUS annonçait, à la surprise générale, son split. En cause un manque de temps et de disponibilité de ses membres. Quelques années plus tard, des rumeurs persistantes annonçant une possible réunion se font de plus en plus pressantes, d'autant que de son côté, le bassiste-chanteur ICS Vortex s'est fait congédier comme un malpropre de DIMMU BORGIR. Libre et ayant désormais plus de temps, il décide alors de sortir son premier album solo, Storm Seeker, de réintégrer BORKNAGAR, puis de réactiver le grand ARCTURUS, une résurrection vraiment très attendue par les fans des Norvègiens. Il aura ensuite fallu quatre longues années pour enfin découvrir cet Arcturian, soit dix ans après la beauté folle et spatiale du précédent, et seize après le fabuleux chef d'œuvre atteint de folie furieuse qu'est La Masquerade Infernale. L'œuvre nouvelle est complexe, décalée, débridée et pullulante. Dès le début de "The Arcturian Sign", nous avons l'impression d'être en terrain conquis, sans forcément tout comprendre et percevoir. Un début presque jungle, passage electro, puis le style, la patte que l'on connaît, immédiatement identifiable, cette voix charmeuse mélangée avec cette force, munie d'un tel lyrisme, du ARCTURUS classique nous mettant l'eau à la bouche pour l'accident sonore à venir par la suite. "Crashland" débute par de somptueux arpèges, les frissons nous gagnant à coup sûr, mélancolique et beau, très différent du premier morceau, et se terminant par des accents antiques (égyptiens) du plus bel effet. Magnifique ! "Angst" arrive telle une chanson de dessin animé d'un de nos super héros préférés, très très surprenant, pour s'envoler vers une frénésie musicale soutenue par les blasts infernaux de Hellhammer, allant jusqu'à son paroxysme ! Beau, encore différent, et très étrange. S'en suit le planant "Warp" avec des sons synthétiques, prenant, donnant de l'allant et proposant une trame fortement réussie. Le jeu n'est pas fini, bien au contraire, "Game Over" enfonce le clou avec une magnifique intro piano/guitare, puis arrive ce passage chargé en émotion doublé par le merveilleux groove dont sait si bien faire preuve Mr Hellhammer. La guitare se déchaîne également pour repartir dans la mélancolie, avec une voix des plus somptueuses et un refrain puissant (« Game Over, Game Over, Game Over... ») mais c'est nous qui, au final, sommes finis et K.O, tant tout semble du domaine du grandiose et du spectaculaire ! Le diabolique "Demon" nous ensorcelle avec ces sons sortis de nulle part (clavier/guitare) et un ICS Vortex qui chante divinement bien, transcendant, original, court mais tellement beau. "Pale" et son début ensorcelé qui nous tient, et nous retient pour ne plus nous lâcher, faisant place à une deuxième moitié plus violente et radicale, presque folle (voix Vortex). La grâce semble avoir été touché du doigt avec le poétique et habité "The Journey". Quelle claque !!! Jusqu'à la fin le disque respire l'incroyable. ARCTURUS nous livre ici un bijou intemporel ne souffrant d'aucune concurrence, les culminances de son Metal progressif avantgardiste semblent avoir été dépassées, de par tous les éléments ajoutés, grâce à de nouvelles sources d'inspiration qui ne semblent jamais se tarir ! La musique du groupe est énergique mais délicate. Originale et touchante, folle mais d'une cohérence à toute épreuve ! Cependant ce chef d'œuvre ne s'approprie pas à la seule première lecture, il vous faudra une demie douzaine d'écoutes pour vous sentir enfin subjugué et transporté tout en haut des cieux (Mention spéciale à l'énorme performance de ce chanteur hors-normes qu'est ICS Vortex !).

Chronique : Papa Bordg

9,5

 

 

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HERRSCHAFT - Time And Dust - The Remixes 2004-2014

Publié le par Nono666

HERRSCHAFT - Time And Dust – The Remixes 2004 – 2014
Autoproduction / Dooweet
Style : Electro Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.h-noise.com

HERRSCHAFT_Time And Dust - The Remixes 2004-2014



01. SpineFlesh - Destruktiv Logic (Herrschaft Remix) / 02. Herrschaft - Human Soul (Tamtrum Remix) / 03. Herrschaft - Chaostructure (The CNK Orchestral Remix) / 04. Herrschaft - Nemesis (The Temple of NemesyS Remix) / 05. Herrschaft - Chaostructure (Digital Puppies PsychoShop Mix) / 06. Dexy Corp_ - Proselytes (Herrschaft [Diezel] Remix) / 07. The CNK - (We Don't Care About) Kommando '96 (Herrschaft Kover) / 08. Herrschaft - Human Soul (Dexy Corp_FM Remix) / 09. Herrschaft - I Am the One (Arsch DoLLS [Suffocation of the Forgotten] Mix) / 10. Herrschaft - Valiant (Vengeance! Mix) / 11. Herrschaft - Tesla (Jessy Christ Remix) / 12. Otargos - Fleshless 2.0 (Herrschaft Remix feat. Jessy Christ) / 13. Herrschaft - Über Alles (Zus Remix) / 14. Die Antwoord - Dis Iz Why I'M Hot (Herrschaftized) / 15. Herrschaft - The Defenders (Franck Matthieu Remix) / 16. Herrschaft - I Am the One (SyStr Remix) / 17. Herrschaft - Valiant (Victor Samsa Remix)

Les groupes d’Electro sont régulièrement sollicités pour des remixes en tout genre, ce qui pourrait inciter les fans ultimes de ce dit groupe à se procurer des CD de groupes qu’ils n’apprécient guère, et bien HERRSCHAFT a pensé à ce cas et propose une compilation de tous les remixes qu’il a pu réaliser mais aussi les remixes de ses propres titres par d’autres artistes. Le résultat tient en 80 minutes, et si on note des différences de traitement, cela est bien évidemment du au style des différents groupes remixés mais aussi à la période variable à laquelle ces remixes ont été réalisés. Logiquement on y retrouve des titres de leurs amis de THE CNK, qui partagent également un membre en commun, la relecture de "Chaostructure" issu du premier album Tesla mais aussi la relecture du titre "(We Don’t Care About) Kommando ‘96" de THE CNK par HERRSCHAFT, titre que THE CNK joue encore lors de ses sets, comme quoi parfois, la relecture d’un titre prime sur sa version primaire. Principalement composé de titres d’HERRSCHAFT cette compilation comporte à l’origine 23 titres, tous disponibles via Bandcamp, et si on perçoit, ci et là, les influences New Wave dans le traitement des claviers et de l’électronique, un peu comme NINE INCH NAILS a pu le faire, certains titres peuvent évoquer d’autres choses comme "Nemesis" relu par THE TEMPLE OF NEMESYS avec un style qui irait plutôt bien à FEAR FACTORY, période Remanufacture. Comme toujours dans cet exercice, comme c’était le cas pour Re_Laborat de DAS ICH, l’intérêt dans l’exercice est de voir les différences entre les différentes relectures et c’est là que l’on peut juger du travail accompli comme pour "Chaostructure" remixé par THE CNK et par PSYCHOSHOP, un autre groupe d’Electro Rock qui a splitté depuis mais dont la chanteuse Jessy Christ a beaucoup collaboré sur le dernier album, Les 12 Vertiges d’HERRSCHAFT paru en 2013. La première version très orchestrale, l’autre bien plus basée sur les beats, donnent deux visages totalement différents du même titre et les deux versions se valent largement, l’Electro est un style qui permet ce genre de chose, tout comme la relecture totalement Death Metal du titre "I Am The One" par ARSCH DOLLS. Cette compilation n’apportera pas grand-chose de neuf si ce n’est la possibilité pour les fans de retrouver toutes ces collaborations réunies et c’est là une attention toute particulière de la part d’HERRSCHAFT, une très bonne initiative.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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NUCLEAR ASSAULT - Pounder

Publié le par Nono666

NUCLEAR ASSAULT - Pounder
Sipidus Records / Dry Heave Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/NuclearAssaultOfficial

NUCLEAR ASSAULT_Pounder



01. Pounder / 02. Lies / 03. Analogue Man In A Digital World / 04. Died In Your Arms

Après le très décrié Third World Genocide, dix ans auront été nécéssaire à NUCLEAR ASSAULT pour refaire surface avec du nouveau matériel... C'est autour de l'indéboulonable trio constitué de John Connelly (guitre/chant), Dan Lilker (basse) et Glenn Evans (batterie) que nos thrashers refont parler d'eux, accompagnés pour l'occasion par Erik Burke, déjà présent entre 2002 et 2005, à la guitare. Coincidant avec les trente ans de carrière du groupe, Pounder tente quelque peu de redresser la barre en terme de qualité, et s'il n'y a rien de vraiment extraordinaire sur cet EP 4 titres, les Américains se montrent tout de même un peu plus convaincant que sur leur dernier effort studio sorti en 2005, un titre comme "Analogue Man In A Digital World" se révélant même plutôt efficace, faisant, à mon humble avis, figure de meilleur titre de cette cuvée 2015. Inutile de chercher quelques traces d'innovation que ce soit, NUCLEAR ASSAULT se contente de nous offrir un Thrash old school tout ce qu'il y a de plus conventionnel ("Pounder"), et si cet EP fait effectivement oublier les errances du passé, on est toutefois encore loin d'un Game Over (1986), d'un Survive (1988) ou d'un Handle With Care (1989), soit les trois meilleurs albums des New-Yorkais, mais reconnaissons que même s'il ne marquera peut-être pas les esprits bien longtemps du fait, en partie, de son format court, ce Pounder permet à NUCLEAR ASSAULT de relever un peu la tête grace à un Thrash brut et incisif, certes peu original, mais néanmoins assez percutant... Voilà qui devrait quelque peu redorer le blason des Américains après le fort moyen Third World Genocide.

Chronique : Nono666

6,5

 

 

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REGIMENT - On Les Aura!

Publié le par Nono666

REGIMENT - On Les Aura !
Antiq Label
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : http://antiq.bigcartel.com

REGIMENT_On Les Aura!



01. L'Ogre l'emporte encore à l'Est / 02. Sauvagerie Prussienne / 03. La Sape / 04. La Mort du Nègre / 05. ...En dépit des Assaults Furieux du Kronprinz... / 06. En Avant ! / 07. Des Capotes à la Popote / 08. Credo

« REGIMENT », avec un tel nom de groupe, on s’attend à entrer en guerre. « On les aura ! », mots prononcés par le général Pétain le 10 avril 1916, durant la  fameuse bataille de Verdun, afin d’encourager les combattants, je cite : « Les Allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu’hier... Courage, on les aura ! ». On a donc compris qu’il s’agissait là de la 1ère Guerre Mondiale ! Bon ok, AZZIARD est déjà passé par là, avec deux albums sur le thème, et a placé la barre très haut ! Alors, quoi ? C’est une mode ou quoi, la première guerre mondiale, chez les black metalleux parisiens ?

Je mets le premier morceau de REGIMENT, c’est une intro, qui me rappelle « Des Geyers  Schwarze Haufen » (la horde noire de Florian Geyer), un ancien chant allemand du XVe siècle, repris par ABSURD (comme je ne suis pas spécialiste des chants anciens, je me renseigne auprès du label du groupe : Antiq Label, qui m’explique qu’il s’agit en fait de "La Marche Triomphale" composée pour l'empereur des Allemagnes, en 1870). Cela dit, cette intro est magnifique, envoûtante, angoissante et froide, avec un discours samplé, ça commence très bien ! Je sens que ça va me plaire. Avec "Sauvagerie Prussienne" (qui porte bien son nom), le premier morceau, on se prend une « sauvage » claque de rapidité et d’intensité. Je ne suis pas vraiment emballée par ce que j’entends : des rythmes, certes effrénés,  des blasts qui envoient, mais le tout est un peu brouillon. J’ai du mal à m’y retrouver. C’est probablement voulu, ça donne une ambiance très violente, un vrai carnage ! Ensuite, vient "La Sape", nom qui fait référence aux tranchées de la première guerre mondiale, plus mélodieuse, plus jolie et toujours aussi violente. Les  titres suivants sont un cran au dessus. Comme "La Mort du Nègre », qui fait probablement référence à l’enfer des soldats africains durant cette guerre, et qui débute de façon calme, mélancolique et mélodieuse. La guitare nous berce, puis nous entraine dans un Heavy Metal moderne et rapide. A travers ce morceau, on oscille entre Heavy et Black. C’est vraiment excellent, entrainant. Je me laisse prendre au jeu : le morceau est bien construit et original, différent des deux premiers. Il est travaillé, structuré et inspiré. Je commence à être beaucoup plus attentive à ce qui suit. Les trois autres morceaux sont dans la même veine, teintés de Heavy. J’y prends vraiment goût ! Le tout reste brutal, guerrier, par moment martial, tout en étant poétique et original. Des samples nous plongent en pleine guerre des tranchées, tout en  rappelant ces vieux documentaires sur Arte, genre « La grande Guerre » qui passent à minuit et que personne ne regarde (en tous cas, pas moi). Quant à l’outro, il s’agit d’un poème de Déroulède (poète et homme politique français du XIXè siècle, fondateur de la ligue des patriotes, fortement dominé par l’idée de revanche sur l’Allemagne, pour faire court), qui n’est pas sans controverse, du coup, et dont voici un extrait : « Je crois en Dieu. La France attristée, abattue, Laisse opprimer son âme et forcer son aveu; La grande Nation dort d'un sommeil qui tue. Mais l'heure du sursaut viendra. Je crois en Dieu ».  Cela dit, cette outro clôture parfaitement On les aura !. Le poème "Credo" est superbe, mélancolique et plein d’espoir à la fois.

Globalement, cet album est plutôt réussi, chargé d’Histoire et de batailles. Emprunt de colère, de révolte et de combats. Je ne pense pas me tromper en disant que ce n’est pas simplement de la musique, mais un cri, un appel à l’éveil des esprits, une ode à l’Histoire qui se répète et aux hommes qui se sont battus, ici ou là-bas et qui sont morts debout, avec honneur et fierté.

Chronique : Fanny

8

 

 

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TENTATION - Tentation

Publié le par Nono666

TENTATION - Tentation
Infernö Records / Impious Desecration Records
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/tentationfrance

TENTATION_Tentation



01. Bruixes / 02. L'Epreuve du Sang / 03. Valhalla / 04. Temps de Prière / 05. Spectre de Lumière / 06. Double Bang (H-Bomb Cover)

C'est du sud de la France et plus précisément de Perpignan que débarque TENTATION, jeune groupe formé en 2012... et mieux vaut vous prévenir tout de suite, c'est à un bond dans le passé auquel vous allez être confronté avec ce premier EP... bienvenue à la grande époque du French Heavy Metal et de la NWOBHM, ici tout respire les années 80. Dignes héritiers des SORTILEGE, BLASPHEME, H.BOMB et autres VENIN ou MALEDICTION, les Catalans nous délivrent un Heavy/Speed délicieusement vintage, le chant est bien évidemment en français comme il était de coutume à l'époque et confère en grande partie au charme de ce 6 titres où plane l'âme de ces glorieux ainés... TENTATION, en élève appliqué, a su faire sien les codes du genre, d'emblée "Bruixes" nous ramène trente ans en arrière, à une époque où les albums de référence du genre se nommaient Metamorphose, Larmes de Heros, Attaque, Desir de Vampyr ou Exécution... Du classique de chez classique qu'on vous dit ! Au fil des compos, TENTATION nous entraine à travers un véritable voyage temporel au pays du Heavy Metal traditionnel, un Heavy tantôt Speed (l'hymne "L'épreuve du Sang"), tantôt épique ("Valhalla", "Spectre de Lumière") exécuté de main de maitre par un groupe qui maitrise parfaitement son sujet. D'une grande efficacité et doté de refrains immédiatement mémorisables, ce Tentation nous démontre que nos pyrénéens n'ont pas grand chose à envier à leurs modèles cités plus haut tant ils ont su s'imprégner du style pour en proposer leur propre vision..., et pour marquer encore un peu plus leur filiation avec cette scène, TENTATION nous offre une très bonne reprise du fameux "Double Bang" des mythiques H.BOMB. Alors rendons nous à l'évidence, si la formation catalane n'invente rien, cette première réalisation n'en est pas moins une vraie réussite pour ce jeune groupe qui ne devrait avoir aucun mal à convaincre les nostalgiques du Metal francophone des années 80, style qui compte encore aujourd'hui bon nombre d'amateurs fidèles.

Chronique : Nono666

8,5

 

 

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KATAKLYSM - Of Ghosts And Gods

Publié le par Nono666

KATAKLYSM - Of Ghosts And Gods
Nuclear Blast
Style : Melodic Death Metal
Origine : Canada
Sortie : 2015
Site Web : www.kataklysm.ca

KATAKLYSM_Of Ghosts And Gods



01. Breaching The Asylum / 02. The Black Sheep / 03. Marching Through Graveyards / 04. Thy Serpents Tongue / 05. Vindication / 06. Soul Destroyer / 07. Carrying Crosses / 08. Shattered / 09. Hate Spirit / 10. The World Is A Dying Insect

Doit-on encore présenter KATAKLYSM ?  Ce fameux groupe de Death Metal québécois formé dans les années 90. Une productivité intense, près de 20 réalisations à son actif et 24 ans de carrière ! Ça fait rêver ! Avec Of Ghosts And Gods, on écoute du  KATAKLYSM sans aucun doute ! Certains reprochaient au groupe de s’être perdu avec leurs derniers opus. On retrouve ici une recette qui a fait la force du groupe : des riffs qui envoient, de l’énergie, et de la mélodie. Et ça fonctionne très bien. Les textes traitent de la décadence du monde actuel, des travers de l’Humain, des religions ou encore de la préservation des animaux. L’album a été mixé et masterisé par Andy Sneap (Amon Amarth…).

"Breaching The Asylum", le premier morceau de cet album, commence fort et avec beaucoup d’inspiration. Un intro majestueuse et froide, des passages bien lourds et d’autres, très mélodieux et intenses, ce qui fait la marque de fabrique de ce groupe mythique. Les rythmiques sont plutôt lentes et l’ambiance est pesante. "The Black Sheep", le deuxième morceau, débute avec un rythme très « thrashy », puis, fidèles à eux même, les musiciens nous servent des passages plus aériens, avec la petite mélodie bien trouvée… "Marching Through Graveyards" sonne plus Death Metal, les rythmiques sont plus rapides, les blasts s’enchainent et s’entremêlent aux rythmes thrashy et aux ponts aériens... Bref, tout au long de Of Ghosts And Gods, KATAKLYSM, fidèle à son style, nous alterne les rythmes Thrash/Death et les passages mélodieux, parfois « blastés », parfois plus ambiants et lourds. Les sonorités sont très modernes, mais sans véritable surprise. Le son est tout de même un peu lisse, les voix manquent de relief à mon goût, KATAKLYSM nous ayant habitué à un son plus recherché, et moins commun. Mais il est évident que cet album est une tuerie, alternant Death Metal et riffs aériens, suivant cette bonne vieille recette québécoise. A écouter et à dévorer, Of Ghosts And Gods est  un excellent album de Death Metal médolique.

Chronique : Fanny

 

9,5

 

 

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SYMPHONY X - Underworld

Publié le par Nono666

SYMPHONY X - Underworld
Nuclear Blast
Style : Progressive Power Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.symphonyx.com

SYMPHONY X_Underworld



01. Overture / 02. Nevermore / 03. Underworld / 04. Without You / 05. Kiss Of Fire / 06. Charon / 07. Hell And Back / 08. In My Darkest Hour / 09. Run With The Devil / 10. Swansong / 11. Legend

Avec Paradise Lost, un superbe septième album où avaient été intégrés quelques éléments gothiques ("The Serpent's Kiss") et dont le style se faisait plus Heavy, voire Thrash par instants, notamment en ce qui concerne les guitares, SYMPHONY X affirmait en cette année 2007 un changement notable dans la composition et l'approche musicale du groupe, délaissant quelque peu les mélodies néo-classiques habituelles pour faire place à plus de puissance. Russel ALLEN se montrant également plus agressif et moins lyrique que par le passé. Cet opus se démarquait par sa puissance mais aussi par une grande gamme d'émotions diverses, presque palpables ("Paradise Lost"), la formation américaine semblant être, à cette époque, à son apogée musicale et artistique. Iconoclast (2011) poursuivra sur la voie engagée par son prédécésseur, mais sans malheureusement en atteindre la magie car plus répétitif, moins prenant et ne disposant pas des montées d'adrénaline émotionnelles que possédait Paradise Lost. Alors l'annonce de l'arrivée en 2015 d'Underworld, neuvième album studio du combo, excite au plus haut point autant qu'elle intrigue. SYMPHONY X va-t-il rebondir, se renouveler pour retrouver sa splendeur ? La première mine passée, nous constatons que ce nouvel opus a été conçu pour une écoute totale, une oeuvre entière, une expérience d'écoute complète du debut à la fin selon les mots de Michael ROMEO. Ce qui, dans un premier temps, donne envie d'y retourner et de renouveler les passages du monument. Donc pour maintenir l'attention de l'auditeur tout au long de ces 66 minutes que dure Underworld, le groupe a varié les titres et ses enchainements pour retourner le cérébral de son auditoire à travers des sons et des sensations toutes différentes. Ainsi enchaîne-t-il "In My Darkest Hour", plus compact, avec l'énorme "Hell and Back", titre le plus long de l'album qui, avec son refrain incroyable, s'impose déjà comme un futur standard du groupe. De la même maniere, les musiciens associent des ambiances sombres, puissantes et sauvages ("Kiss Of Fire") avec des titres plus doux et légers ("Without You") ou regroupent ces deux facettes au sein d'un seul et même morceau comme c'est le cas du single "Nevermore" avec son riff thrashy puissant et complexe et un refrain où la voix de Russel ALLEN se veut divinement belle, douce et très aérienne. Tout au long de ce neuvième opus, l'écléctique chanteur délivre une prestation vocale impeccable, variant son chant suivant les thèmes et la dramaturgie de l'oeuvre ("Underworld", "Kiss Of Fire"), capable de puissance tout autant que d'émotion avec une voix plus profonde et lyrique ("Charon", "Legend"). Evidemment le tout est lié à un concept mythologique naviguant autour des thématiques de l'enfer de Dante et du mythe d'Orphée, faisant référence à de nombreuses reprises au chiffre 3. Grâce à cet Underworld bien composé et fort bien pensé, le monstre americain nous montre de fort belle manière qu'il peut conserver ses forces tout en montrant un regain de jeunesse et de vitalité ! Après le très bon mais trop lisse Iconoclast, SYMPHONY X fait place à un Underworld bien meilleur, plus varié, plus scotchant, et ce pour notre plus grand bonheur de metalleux avertis !

Chronique : Papa Bordg

9,5

 

 

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SIGIHL - Trauermärsche (And A Tango Upon The World's Grave)

Publié le par Nono666

SIGIHL - Trauermärsche (And A Tango Upon The World’s Grave)
Arachnophobia Records
Style : Doom Black Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.sigihl.bandcamp.com

SIGIHL_Trauermärsche (And A Tango Upon The World’s Grave)



01. Daymare / 02. Non Credo Quia Absurdum Est / 03. ChristOFF Waltz / 04. The Rite Of Pain / 05. Tango Catholico (Repent !)

Groupe Polonais, SIGIHL a décidé de ne pas faire dans la facilité en ne montant pas une entité avec basse, batterie, guitare et chant, la base des formations Metal. Non, le quatuor a enlevé la guitare, comme certains groupes le font désormais, pour la remplacer par un saxophone. Là l’ombre de SHINING plane forcément au-dessus du nom dans vos têtes mais détrompez-vous car SIGIHL se veut plus extrême. Trauermärsche (And A Tango Upon The World’s Grave) est le premier opus du groupe et si vous voulez une image, ce serait la rencontre de DEINONYCHUS avec SUNNO))) avec un groupe de Sludge à la KOLOSS où se grefferait, s’il reste un peu de place, du Free Jazz. En effet, le saxophone, s’il fait le boulot qu’une guitare accomplit habituellement sur les leads, se mue en un bidouillage sonore lorsque le groupe part dans des structures coulantes ("Tango Catholico (Repent !)" ou la fin de "Non Credo Quia Absurdum Est"). Au niveau production, le groupe a misé sur une approche simpliste, crasseuse mais assez pointue, la basse revêt un son bien gras mais avec quelques relents métalliques pouvant donner un côté martial, le chant est plutôt placé au même niveau que le reste là où beaucoup de groupes le place en avant, le saxophone occupe un spectre assez large mais pas prédominant. Seule la batterie placée en arrière mériterait une attention particulière car si l’effet Drone à la SUNNO))) passe par la mise en retrait de la batterie, sur la durée, ce premier album montre quelques longueurs qui ne sont pas étrangères à cette production. Au premier abord, difficile donc de distinguer les titres "Non Credo Quia Absurdum Est", "ChristOFF Waltz" et "The Rite Of Pain" outre l’œuvre du saxophone qui imprime des mélodies plus ou moins variées. Absolument noir, cet album n’est clairement pas à mettre dans toutes les mains et c’est peut-être là que le lien avec le Black Metal est le plus évident. Relevé d’un artwork  assez réussi, SIGIHL dispose là d’un potentiel plus qu’intéressant, aussi avec le chant si particulier de Kvass dont les autres formations dans lesquelles il est impliqué évoquent une palette vocale assez large, dommage qu’il ne l’exploite pas vraiment au sein de SIGIHL qui pourrait gagner à ne pas utiliser uniquement ce chant criard, un peu comme sur le titre "ChristOFF Waltz" plus varié à ce niveau là. Amateurs de Metal expérimental, voilà un nom à retenir et un premier opus à écouter.

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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FRENCH METAL - Le Triomphe Noir

Publié le par Nono666

FRENCH METAL - Le Triomphe Noir
French Metal
Style : Compilation
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.french-metal.com

FRENCH METAL_Le Triomphe Noir



Disc 1 : MERCYLESS / ABSURDITY / ONE-WAY MIRROR / TREPALIUM / PARISIAN WALLS / RED MOURNING / SUPERTANKER / GHUSA / MYSTICA / LELAHELL / SEYMINHOL / VISE VERSA / STAMINA / ABINAYA / AMNEGA / SYMPTOMS OF LETHARGY / NOBODY’S STRAIGHT / KEYS AND PROMISES / MASTHAR / SLEEPING DEATH
Disc 2 : HENRIETTE B. / WAR INSIDE / RISE OF ELIS / BALANCE OF TERROR / AEON PATRONIST / DIVINE SIDE / THE CHOSEN ONE / AZGAAL / NOIRMAGGEDON / CADILLAC CORRIDA / HEAVYLUTION / EROS / PRAYER’S HATE / CRAVING / SEE THROUGH SECRECY / DAYS OF CRISIS / EREKTION / MY OWN FEAR / LORRAINE CROSS / NÖHM ISLAND

Invariablement, FRENCH METAL nous propose une sorte de condensé de ce qu’est la scène française et francophone à travers des compilations gavées jusqu’à la gueule, de quoi alimenter l’autoradio de la Renault Clio sur la route des festivals d’été. Pour ce nouveau volume, Le Triomphe Noir, ce sont 40 groupes répartis sur 2 CD et disons le d’entrée, c’est un format certes moins ambitieux mais beaucoup plus facile à digérer que les compilations 3 CD que nous avons pu voir à un moment donné. Simple restriction ou intérêt moindre des groupes pour ce genre d’initiatives, difficile à dire mais FRENCH METAL s’est cette fois ci entouré avec Hurricane Entertainment, Kaos DZN et Sewer Records. Comme d’habitude, les premiers titres de la première galette sont des groupes déjà bien établis et sur Le Triomphe Noir, c’est avec le retour de MERCYLESS que la fête débute, du Swedish Death Metal dans la plus pure tradition (tout comme GHUSA un peu plus loin sur la galette), un excellent titre tiré du premier album récemment ressorti qui donnera certainement envie aux amateurs d’aller plus loin dans la découverte. Suit, un titre d’ABSURDITY qui rappelle assez largement un certain DAGOBA avec un groove certes un peu moins moderne mais pour le reste on est vraiment dans la trajectoire des Marseillais. ONE-WAY MIRROR, TREPALIUM ou RED MOURNING font également partie de ces groupes, les premiers avec un Modern Metal moins Metalcore que l’album précédent, "Stinkin’ Of Gold" donne dans un Rock/Metal alternatif qui peut évoquer un certain DEFTONES sans la mélancolie, calibré à souhait, ce titre n’en reste pas moins efficace mais soyons clair là également, TREPALIUM et RED MOURNING attirent bien plus l’oreille, l’un avec son Cow-boy Metal absolument imparable, c’est que l’accueil excellent de leur dernier EP ne semble pas usurpé, largement conseillé, tout comme RED MOUNRING dont l’album avait fait l’objet d’une chronique sur ce site. Passons rapidement sur PARISIAN WALLS et son Hardcore Metal d’un classique à toute épreuve, sur SUPERTANKER et son Power Metal tout droit tiré de PANTERA, sur VISE VERSA et sa relecture de LINKIN PARK, sur LELAHELL et leur Death Metal encore assez approximatif, pour nous concentrer sur MYSTICA de retour d’une pause de 5 ans avec un Black Metal où se mêlent également du Death et une voix à la TAGADA JONES en plein milieu, voilà qui va ravir les Black Metalleux, mais le résultat est plutôt réussi tout comme le titre de NOBODY’S STRAIGHT pour les amateurs de Hardcore Metal à la française. Sur ce premier CD, on retiendra également SEYMINHOL et leur Folk Metal même si le chant masculin est encore très haché et qu’il manque encore un travail à fournir sur la production. Pour le reste, nous avons là un large panel de l’underground français qui va du Death Metal au Metalcore, Hardcore Metal et autres genres au groove certain au sein duquel on retrouve AEON PATRONIST, dont la chronique de l’album est en ligne sur ce site, pour les amateurs de Death Metal. D’un niveau qualitatif encore assez élevé, seuls STAMINA et DIVINE SIDE piquent un peu les oreilles, surtout à cause du chant plus que du défaut d’originalité de la musique, et si pour le public français cette compilation montre un bon visage de la scène, en tout cas celle qui veut bien se montrer, pour l’international, cela devient une vraie carte de visite montrant un certain savoir faire car je ne parierais pas que dans tous les pays on puisse trouver une quarantaine de groupe tous les 6 mois pour alimenter 2 galettes de Metal où, il est vrai, le Death, le Metalcore et le Hardcore Metal règnent en maitre, les groupes œuvrant dans d’autres styles, boudant visiblement la démarche. Il est vrai que le retour sur investissement pour les groupes est proche du zéro et soyons franc, si ce n’est pas désagréable à écouter, on est encore rarement tombé sur la perle mais faut-il pour autant réfuter l’action de FRENCH METAL ? Certainement pas, cette compilation avec ses qualités et ses défauts à le mérite d’exister, et encore une fois, peu de compilation indépendante (non issue d’un label qui ne place que ses petits protégés à but promotionnel) obtiennent ce niveau de qualité. Le Triomphe Noir, comme les autres volumes, est assurément un bon placement pour l’été… vous savez… le voyage en voiture sur la route des festivals… heureusement que le mois de septembre est encore chargé en festivals.

Chronique : Aymerick Painless

 

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CHABTAN - The Kiss Of Coatlicue

Publié le par Nono666

CHABTAN - The Kiss Of Coatlicue
Mighty Music
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.chabtan.com

CHABTAN_The Kiss Of Coatlicue



01. The Nahual's Omen / 02. Ixtab / 03. From Vucub Caquix / 04. Astral Monsters / 05. Anthropomorphic Beast / 06. The Kiss Of Coatlicue / 07. Follow The Darkest Way / 08. Ah Puch Reign / 09. Reptile / 10. Obsidian Butterfly / 11. Visions Of The Snake
 
Après avoir sorti Eleven, un EP plutôt prometteur en 2012, le groupe Parisien revient cette fois-ci avec un véritable album baptisé The Kiss Of Coatlicue. CHABTAN continue dans sa voie conceptuelle Mésoamérindienne qui se traduit musicalement avec quelques intros guitare acoustique et percussions tribales. Pour le reste, c'est quand même assez convenu et pas forcément passionnant. La faute a un chant manquant de personnalité et de conviction, des riffs de gratte sans inspiration et des structures simplistes. "Astral Monsters" et "The Kiss Of Coatlicue" comportent des refrains mélodiques qui tombent assez mal et ratent leur cible. La production est propre mais certains détails comme des ajouts de double guitare sur-mixés à certains endroits sonnent assez mal ("Anthropomorphic Beast"). Les quelques solos disséminés ça et là sont plutôt approximatifs et manquent cruellement d'intérêt. Le seul titre qui sort vraiment du lot est "Reptile" qui prend bien aux tripes et sait se montrer vraiment efficace, tendu et maitrisé jusqu'au bout, il en aurait fallu quelques uns comme celui-là ! En conclusion, un album assez lourd à digérer, des riffs old-school abusant trop d'harmoniques à la MACHINE HEAD, des petits passages mélodiques trop classiques et réchauffés pour éveiller la curiosité (tout est compilé dans le dernier titre "Visions Of The Snake"), bref rien de bien enthousiasmant sur ce The Kiss Of Coatlicue, bien en deçà de leur précédent EP, dommage...

Chronique : Ziltoik Skeksis

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