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MAJESTY - Generation Steel

Publié le par Nono666

MAJESTY - Generation Steel
NoiseArt Records
Style : True Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.majesty-metal.com

MAJESTY_Generation Steel



01. Hawks Will Fly / 02. Generation Steel / 03. Circle Of Rage / 04. Shout At The World / 05. Damnation Hero / 06. Children Of The Dark / 07. The Last Reward / 08. Knights Of The Empire / 09. Rulers Of The World / 10. War For Metal

Revoilà MAJESTY, clone allemand de MANOWAR. Et pour ce septième méfait, le combo a-t-il évolué où va-t-il nous resservir du MANOWAR ? Bien sûr qu'on va bouffer du MANOWAR ! Et par trains de marchandises entiers qui plus est ! Generation Steel est la suite logique ou la copie carbone, au choix, de l'album précédent, Banners High, lui même copie carbone de Thunder Rider,... et copie carbone de qui-vous-savez. Le problème avec le carbone, c'est que plus vous l'utilisez, plus la copie sera pâle. Et vu que MAJESTY nous ressert la même copie depuis ses débuts, ce Generation Steel sent méchamment le renfermé. Tout petit son et chant tout mou empêchent les titres de prendre aux tripes et on est surpris d'entendre le refrain de "Hawks Will Fly" en lieu et place de "Battle Hymn" ou celui de "War For Metal" pour "Warriors Of The World". Autre point à soulever : Pourquoi diable MAJESTY se sent-il obligé de copier LES TEXTES de MANOWAR ???? Foutre Dieu ! C'est bête à pleurer ! Et le titre de l'album, répété dans presque chaque chanson... Aaaarg ! Le tout avec un accent à couper au couteau ! Pauvres de nous ! Filez vous taper un bon vieux Kings Of Metal, ça vaut mieux pour tout le monde.

Chronique : Emil Maniak

5

 

 

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BLACKWELDER - Survival Of The Fittest

Publié le par Nono666

BLACKWELDER - Survival Of The Fittest
GoldenCore Records / ZYX Music
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/BlackwelderMetal

BLACKWELDER_Survival Of The Fittest



01. The Night Of New Moon / 02. Spaceman / 03. Adeturi / 04. Freeway Of Life / 05. Inner Voice / 06. With Flying Colors / 07. Remember The Time / 08. Play Some More / 09. Oriental Spell / 10. Judgement Day

Encore un "supergroupe". Un de plus. BLACKWELDER (le soudeur sombre ??!!??) est donc composé de Ralf Scheepers (PRIMAL FEAR, ex-GAMMA RAY) au chant, Andrew Szucs (SEVEN SERAPHIM) à la guitare, Bjorn Englen (DIO DISCIPLES, ex-YNGWIE MALMSTEEN) à la basse et Aquiles Priester (PRIMAL FEAR, ex-ANGRA) à la batterie. Et ce savant mélange donne quoi ? Ben... J'ai du mal à trouver mes mots. "The Night Of New Moon" est un morceau d'ouverture correct, sans plus, et là s'arrête la liste de l'écoutable sur cette galette moisie. Vocaux ininspirés, hésitants (attends, c'est ici que je passe au bridge ?) ; Shreds exaspérants et ulta-répétitifs dans tous les coins ; effets de sons zarbis ("Spaceman", "Adeturi", "Remember The Time", ...) ; textes affligeants et, cerise sur la gâté(au), des refrains pitoyables ("Freeway of Life", "Inner Voice", ...). C'est quand même la loose de foutre 4 zicos dans un studio (si tant est qu'ils se soient croisés, fût-ce de loin, une fois dans leur vie) et crier au nouveau groupe qui blablabla et blablabla et tralali et tralala, tout ça pour sortir un album dont aucun musicien normalement constitué ne voudrait être crédité. Tout ça pour aller sucer quelques euros, dollars ou un pull en angora véritable aux fans qui vont se mordre les doigts d'avoir acheté ce truc où même le fade out de "Freeway Of Life" est foiré. Ca donne une idée de la qualité du produit. Un comportement pareil de la part des labels et de certains musiciens est honteux et, c'est bien simple, me donne envie de gerber.  Encore une "superdaube". Une de plus.

Chronique : Emil Maniak

 

BLACKWELDER_Band 2015
 

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ETHERNITY - Obscure Illusions

Publié le par Nono666

ETHERNITY - Obscure Illusions
Autoproduction
Style : Progressive Power Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : www.ethernity.be

ETHERNITY_Obscure Illusions



01. False Lamentations / 02. Entities / 03. Shadows On The Wall / 04. Secret Door / 05. Never Tought (You Would Make Me Go) / 06. Rancor / 07. Alone / 08. Broken Memories / 09. After All Has Turned To Pain / 10. XIII (Thirteen) / 11. Interlude / 12. Obsure Illusions (feat. Kelly Sundown Carpenter, Tom Englund, Mark Basile)

Il y a des groupes qui ont cette intelligence de ne pas mettre la charrue avant les boeufs  et de ne pas confondre quantité et qualité, ETHERNITY est de ceux là ! Obscure Illusions a été conçu, préparé, réalisé et exécuté avec soin et professionnalisme. Et on le ressent tout au long de cet album qui est d'une richesse incroyable ! Chaque instrument est maîtrisé de main de Maître et l'objectif d'attirer toutes les attentions est atteint.
 
Un peu d'historique pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore ce groupe de Progressive Power Metal belge. Fondé en 2000 par les frères Julien et Nicolas Spreutels, respectivement claviériste (également avec EPYSODE, le super projet de Samuel Arkan, déjà chroniqué sur HEAVY SOUND en 2014) et batteur, ETHERNITY est à l'origine un groupe instrumental mais s'adjoint pour notre plus grand bonheur les services de Julie Colin en 2005 et enregistre sa première démo, All Over The Nations, et un premier album auto-produit, The Journey, en 2006. Question chant, Julie n'a rien à envier aux plus grandes dans le genre, j'irai même jusqu'à la placer sur le podium des trois meilleures performeuses metal européennes, tous styles confondus. En effet, elle possède un organe vocal étonnant. Pas de lyrisme à outrance dans la voix de Julie. Il y a d'un côté ses mélodies imparables et de l'autre une puissance qui collent à la perfection à ce côté Power Metal du progressif d'ETHERNITY. Il y a du SYMPHONY X dans les influences de Julie, j'en mettrai mon micro d'animateur radio à couper ! Un régal pour les oreilles qui ne sont jamais rassasiées du timbre de voix exceptionnel de Julie. La section rythmique très heavy d'ETHERNITY est quant à elle jouée de façon irréprochable par le duo François et Nicolas Spreutels (basse et batterie) qui envoient du lourd ! La section guitare rythmique et basse est un mur comme le décrit si bien Simone Mularoni (DGM) dont on reparlera ci-dessous.  En 2007, le groupe étoffe son line up qui compte déjà Thomas Henry à la guitare avec l'arrivée de Gregory Discenza comme lead guitariste et s'en suivent deux autres démos, Quest Of Forgiveness, en 2008 et Broken Memories en 2010. Fort de cette déjà longue expérience et de ces démos qui sont une sacrée carte de visite, ETHERNITY peut partager la scène avec des cadors du genre et on les retrouve donc avec des groupes tels que EPICA, BENEDICTUM, TAROT, VANDEN PLAS, JORN, RHAPSODY OF FIRE, DGM, MASTERPLAN, FREAK KITCHEN, SYMPHONY X ou EVERGREY (entre autres) ! 2013 est une date charnière pour ETHERNITY qui entame dès lors l'écriture de cet Obsure Illusions. Un album qui sera mixé et masterisé par ce diable de Simone Mularoni (DGM, EMPYRIOS) au Domination Studio en Italie ! Et le travail de Simone est une référence au vu de son incroyable participation sur d'innombrables productions exceptionnelles ces dernières années. Encore une fois, je n'irai pas dans le détail sur cet album d'ETHERNITY, il s'agit ici d'une oeuvre magistrale dans son ensemble ! Des envolées épiques des synthés de Julien aux allures Power progressives combinées à un Heavy imparable par les membres du groupe et le chant mature et direct de Julie, cet album entre par la grande porte et s'aligne dès à présent aux côtés des VANDEN PLAS, ELDRITCH et autres RHAPSODY OF FIRE et SYMPHONY X. Je m'attarderais juste quelques instants sur le morceau-titre où se mêlent trois guests d'exception puisque l'on y retrouve l'incroyable Tom Englund d'EVERGREY, Kelly Sundown Carpenter (FIREWIND, OUTWORLD, BEYOND TWILIGHT) et Mark Basile de DGM. Un titre Epic Power Metal de grande classe avec un petit break qui n'est pas sans rappeler le gigantesque Fantasmagoria d'EPYSODE avec Tom Englund, Hyda Aukland de TRIOSPHERE et Henning Basse de MAYAN. Désormais vous devrez compter avec mes compatriotes et placer cet Obscure Illusions parmi vos albums de chevet ! Cet album fait déjà partie de notre patrimoine metallique belge, et je vous l'assure est en passe d'envahir la planète METAL !

Chronique : Phil PKMS Neuville

9

 

 

ETHERNITY_Band
 

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ENFORCER - From Beyond

Publié le par Nono666

ENFORCER - From Beyond
Nuclear Blast
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.enforcer.se

ENFORCER_From Beyond



01. Destroyer / 02. Undying Evil / 03. From Beyond / 04. One With Fire / 05. Below The Slumber / 06. Hungry They Will Come / 07. The Banshee / 08. Farewell / 09. Hell Will Follow / 10. Mark Of Red Death

Les différents commentaires sur cet album sont dithyrambiques, alors est-ce justifié ou exagéré ? ENFORCER est nourrit à la NWOBHM et s'approprie les codes du genre avec pas mal de réussite. Alors, à la première écoute on cherche naturellement les références plus ou moins évidentes : IRON MAIDEN par ci, JUDAS PRIEST ou SCORPIONS par là, et du coup on ne prête pas trop attention aux chansons. Cela se fait lors des écoutes suivantes, et c'est alors que le groupe devient vraiment intéressant, et que son style se révèle avec bonheur. La production et le son des instruments sont actuels, mais en prise directe avec les années 80. La voix de l'excellent chanteur Olof Wikstrand peut surprendre le néophyte qui s'attend à un clone Dickinsonien, pour ma part je lui trouve des points communs avec Mike Tramp (WHITE LION) ou Dan McCafferty (NAZARETH) donc dans un registre plutôt aigüe bien maitrisé et pas exagéré. Les titres sont pleins d'énergie, variés, mélodiques, épiques ("Below The Slumber", "Mask Of Red Death"), évitant tout effet de lassitude. Un autre point, hautement positif pour moi, l'album est court (40 minutes), ce qui contribue aussi à avoir envie de l'écouter en boucle. Je préfère un excellent album court, plutôt qu'un album long rempli de titres moyens et ennuyeux (je pense que tout le monde sera d'accord sur ce point). Sur le livret il est précisé "to be played on maximum volume level", alors on ne va pas s'en priver, et ce qu'il y a de bien aussi avec ce genre d'album, c'est qu'il donne aussi envie de réécouter les albums des groupes auxquels il fait penser... alors pour revenir sur la question du début de chronique : pour moi, les avis élogieux ne sont pas du tout exagérés et bien mérités (pour peu que l'on aime ce style musical évidemment), bravo les gars, vous nous donnez du bonheur.

Chronique : Dany VH

9

 

 

ENFORCER_Band 2015
 

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CRUCIFIED BARBARA - In The Red

Publié le par Nono666

CRUCIFIED BARBARA - In The Red
Despotz Records
Style : Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2014
Site Web : www.crucifiedbarbara.com

CRUCIFIED BARBARA_In The Red



01. I Sell My Kids For Rock'n'Roll / 02. To Kill A Man / 03. Electric Sky / 04. The Ghost Inside / 05. Don't Call On Me / 06. In The Red / 07. Lunatic #1 / 08. Shadows / 09. Finders Keepers / 10. Do You Want Me / 11. Follow The Stream

Voilà un album qui porte bien son nom car l'aiguille du compte tour est bien dans le rouge vif, il n'y a aucun temps mort sur cette bombe. Les quatre jolies Suédoises de CRUCIFIED BARBARA nous livrent un quatrième album qui sera probablement la référence dans leur discographie, l'album de la maturité, nous verrons bien, en tout cas elles méritent d'être reconnues à leur juste valeur. In The Red démarre sur les chapeaux de roue avec un titre fédérateur "I Sell My Kids For Rock'n'Roll", le choix des Suédoises est clair et le ton est donné. L'énergie est déployée au maximum pour ne retomber qu'à la fin du dernier titre. Le deuxième morceau "To Kill A Man" est plus grave quant aux paroles, mais permet à Mia Coldheart de libérer sa rage vocale et de défendre la cause des femmes violées. Les titres suivant sont tous de très bon niveau et déboulent sans faiblir. N'attendez pas de ballade sur cet album, il n'y a rien de tel ici, seule l'énergie communicative est de mise. Album direct (le format des chansons tourne autour des 3 minutes 30 en moyenne) à la durée idéale pour ne pas lasser et avoir envie d'appuyer sur la touche "Repeat" de votre lecteur CD. CRUCIFIED BARBARA n'est pas un simple groupe de jeunes filles à reluquer aux festivals, mais bel et bien un groupe de hard rockeuses à part entière qui méritent d'être prises au sérieux au plan artistique. Très belle confirmation.

Chronique : Dany VH

8

 

 

CRUCIFIED BARBARA_Band 2014
 

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SWORN IN - The Lovers/The Devil

Publié le par Nono666

SWORN IN - The Lovers/ The Devil
Razor & Tie
Style : Metalcore/Néo Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/swornin

SWORN IN_The Lovers-The Devil



01. Sweetheart / 02. Sugar Lips / 03. I Don't Really Love You / 04. Oliolioxinfree / 05. Waltz / 06. Pins And Needles / 07. Lay With Me / 08. Weeping Willow / 09. Pocket Full Of Posies / 10. Sunshine / 11. Scissors / 12. Sour / 13. Love Drunk
 
SWORN IN est un groupe Américain formé en 2011 qui en est ici à son deuxième album après The Death Card sorti en 2013. The Lovers/ The Devil est une sorte de concept album basé sur une relation amoureuse complexe qui vire à l'autodestruction. Connaître le postulat de départ de cet album aidera à mieux rentrer dans son univers sombre et chaotique. Certains titres sont carrément psychotiques comme "Oliolioxinfree" complètement barré mais qui possède du coup beaucoup d'ingrédients excitants : riffs dissonants, structures à tiroirs, bruitages et chant à la limite de la folie... On pense parfois à SLIPKNOT sur certains plans et bien sûr KORN car le chanteur Tyler Dennen emprunte beaucoup de tics à Jonathan Davis. Le groupe propose sur certains titres quelques surprises mélodiques comme "Pocket Full Of Posies" et son refrain pas loin d'un DEVIN TOWNSEND ou "I Don't Really Love You". Dans son ensemble, cet opus est vraiment impressionnant dans sa traduction d'un univers mental chaotique, on prend des uppercuts toutes les 30 secondes et les ambiances sont malsaines à souhait. Au chapitre des reproches, quelques parties vocales en chant clair un peu trop "légères" par rapport à la violence et démence qui transpire durant les 13 pistes de l'album ("Lay With Me")... A part ça, rien à redire, l'écoute intégrale de The Lovers/ The Devil pourra paraître éprouvante tant la musique y est dense et perturbée, mais c'est ce qui marque sa différence et sa grande qualité artistique, on ne ressort pas indemne après s'être confronté à cet ovni sonique dérangeant et fascinant...

Chronique : Ziltoik Skeksis

9

 

 

SWORN IN_Band 2015
 
 

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WESTLAKE - Westlake

Publié le par Nono666

WESTLAKE - Westlake
Rapid Fire Entertainment
Style : Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/jeff.westlake.75

WESTLAKE_Westlake



01. Disappear / 02. Take Me Higher / 03. Reality / 04. Giv'n Ur Luv Away / 05. Shadow / 06. New World Soldier / 07. Sea Of Lies / 08. Slip Away / 09. Medicate / 10. Blame Me / 11. Heaven's Burning Down Tonight

Pour certains d’entre vous le nom de WESTLAKE ne sera pas inconnu, Jeff et Julie WESTLAKE étant les leaders du groupe américain HYDROGYN. Ici, c’est de Jeff dont il s’agit. Westlake est son premier album solo. Plutôt une sorte de compilation qu’un album solo à proprement parler tant on retrouve sur la rondelle des choses totalement différentes. Aussi bien des titres composés à différentes époques de sa carrière, et c’est dans ce cadre que nous découvrons les titres "Disappear", "Reality", "Blame Me" ou encore "Heaven’s Burning Down" écrits en 2001. "Disappear" et "Reality" sont assez Grunge dans l’esprit, notamment au niveau vocal. "Heaven’s Down Burn", un titre plus lourd avec une intro faisant penser au "Don’t Talk To Stranger" de DIO (qu’HYDROGYN reprend en concert) alors que "Blame Me" est une ballade. Il y a aussi des compositions d’autres groupes dont Jeff a produit les albums et auxquels il a participé comme "Take Me Higher" et "Slip Away" du groupe canadien BLACK SUN (album Edge Of Darkness). Deux chansons, vraiment intéressantes dans un genre Metal US, qui pourraient donner envie de découvrir mieux ce groupe. Ou "Giv’n Ur Luv Away" du groupe URA-KIA sur lequel Julie fait des apparitions sur les backing vocals, un titre entre AEROSMITH et TESLA dans le style. Du même groupe, on peut écouter "Sea Of Lies" et son rythme binaire assez lourd qui se rapprocherait plus de BLACK LABEL SOCIETY ou encore l’instrumental "New World Soldier". On peut aussi redécouvrir le titre "Medicate" qui figure sur l’album Judgment d’HYDROGYN ou le magnifique "Shadow" (un titre qui figure aussi dans la discographie d’HYDROGYN). Cette chanson n’a absolument rien à envier aux meilleures ballades du genre. Tout y est : l’intro piano/voix, l’émotion, la sublime voix de Julie qui nous transporte, l’envolée lors du solo de guitare. Je ne comprends pas pourquoi cette composition n’est pas plus connue et reconnue, elle devrait figurer sur Youtube ou les réseaux sociaux, elle y cartonnerait sans aucun doute. Je vous le dis et le répèterais encore et encore, ce titre est une tuerie qui mériterait de figurer au panthéon des meilleurs slows de notre musique préférée au côté d’un "Alone" de HEART par exemple. Jeff n’innove pas vraiment et ne part pas dans des démonstrations de guitares sur cet opus. J’irais même jusqu’à dire qu’il ne propose pas grand-chose avec cet album. Mais comme c’est un passionné, et cela s’entend dans sa musique, il a juste souhaité partager son travail (en tant que musicien et producteur) avec nous. C’est pour cela que cet album s’adresse avant tout aux fans qui y découvriront différentes facettes de son talent. Pas une réalisation indispensable mais qui vaut le coup ne serait-ce que pour "Shadow".

Chronique : Horace Pinker

7

 

 

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THRASHBACK - Night Of The Sacrifice

Publié le par Nono666

THRASHBACK - Night Of The Sacrifice
Emanes Metal Records
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/oldschoolthrashback

THRASHBACK_Night Of The Sacrifice



01. Let There Be Thrash / 02. Endless War / 03. Night Of The Sacrifice / 04. Under The Hammer / 05. The Burning Of Atlanta / 06. Abused / 07. Rest In Peace / 08. D.I.E. / 09. 1888 (Jack The Ripper) / 10. Maniac / 11. (We Are) The Thrash Crew

Passion. C’est le maître mot car voilà des gars qui vivent à fond leur passion. Nos trois mousquetaires du Thrash made in France que sont Speedos, son fidèle compagnon Fredos (Freddy) et le non moins dingue Le Gorgos (Le Gorg) n’ont que faire des modes, ils sont là pour nous balancer la purée in da face. Et du Thrash il en gicle de partout, la rondelle en suinte, tant cet album en est bourré jusqu’à la gueule. Comme les Canadiens d’EXCITER, THRASHBACK est un trio emmené par un batteur/chanteur. Speedos, le leader du groupe, n’hésite pas à contacter des musiciens de renommée mondiale pour apparaitre sur les albums du groupe. Il l’avait déjà fait du temps d’EVIL ONE, avec Jeff Waters (ANNIHILATOR) ou encore Gerre de TANKARD, mais il perpétue cette bonne habitude et c’est l’ami Betov d’ADX qui est venu prêter main-forte aux Franciliens sur Night Of The Sacrifice, notamment sur le magnifique instrumental basé sur les guitares qu’est "Rest In Peace", belle petite parenthèse musicale au milieu de cette déferlante de décibels. Le groupe va au bout de ces idées rendant hommage à WHIPLASH en interprétant le titre "The Burning Of Atlanta" accompagné en cela par Tony Portaro, le guitariste/chanteur et fondateur du groupe de Thrash US. Et quand on sait que Thrashback est également le nom d’un des albums de WHIPLASH, on comprendra encore plus la passion qui anime les Frenchies. Car évidemment, je n’imagine pas un seul instant que cela soit une coïncidence connaissant Speedos et sa détermination. Pour en revenir à cette seconde réalisation, aucune surprise, tout est dans le nom du groupe. Outre l’influence de Dan Beelher et sa bande citée plus haut, dans la façon de chanter de Speedos, on notera que ses poussées dans les aigus ne sont pas sans rappeler celles de Steve Souza d’EXODUS, pour ne citer que ces deux-là. THRASHBACK n’invente rien, loin d’eux cette intention d’innovation, les gars font revivre le Thrash, celui des années 80, qu’il soit d’Outre-Atlantique ou encore à consonances germaniques. Pas de faux-semblants, on sait directement où l’on va. Et ce n’est pas l’intro "Let There Be Thrash" ou encore le titre suivant "Endless War" qui me contrediront. Ni "D.I.E." qui est dans la pure veine d’un titre de S.O.D. On appréciera les clins d’oeil, au niveau des titres des chansons, à AC/DC ("Let There Be Thrash") et MOTÖRHEAD ("We Are The Thrash Crew"). Si vous aimez le style, vous serez servis avec Night Of The Sacrifice. Tout est là : la voix, les riffs, les rythmes, les refrains scandés, croyez-moi vous allez vous briser la nuque à l’écoute de titres comme "Night Of The Sacrifice", "Under The Hammer" ou "Abused" (j’aurais pu citer toutes les compos de l’opus). Ces mecs ont le Metal dans le sang et comme le dirait Betov : "Putain le niveau !".

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

THRASHBACK_Band
 
 

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ØLTEN - Mode

Publié le par Nono666

ØLTEN - Mode
Hummus Records
Style : Sludge Post-Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.oltenband.com

ØLTEN_Mode



01. Bözberg / 02. Mamü / 03. Ogna / 04. Gloom / 05. Güdel

Marc, Sébastien et Christophe sont dans leur ville d’Olten, en Suisse, dans le canton de Soleure, lorsqu’ils décident de monter un groupe instrumental et rapidement le trio propose un premier EP qui finit par attirer l’attention de Hummus Records (label de Jona NIDO - COILGUNS - notamment). Dans une simplicité déconcertante, le groupe adopte le patronyme d’ØLTEN, pourquoi donc aller chercher quelconque complication. Sous le charme que nous étions, nous n’avions vu pourtant qu’une partie de la bête car le trio est aujourd’hui dans une maturité qui éclate sur Mode, un premier album époustouflant. Rampant, lancinant, gras, lourd, les qualificatifs ne manquent pas et pourtant pour être précis et expliquer ce qu’est cet album, on va pourtant en manquer. Alors déjà, non ce n’est pas l’album solo de Mariam du duo Amadou & Mariam (ndlr. un dimanche à Bamako) et non ce n’est pas non plus le nouveau catalogue Ikéa. Car oui le trio s’amuse à donner des titres assez mystérieux à leurs progénitures et qui, après recherche, ne signifient tout de même pas grand-chose, sauf "Gloom" qui se voit relever de la voix de Tomas LILJEDAHL que les amateurs de BREACH connaissent forcément. Alors, voilà que le groupe instrumental propose des titres chantés… encore une bizarrerie mais qui, dans le cas d’ØLTEN, se transforme en coup gagnant car ce titre ramène un peu les pieds sur terre par la force des choses et de la voix de Tomas profondément Post-Hardcore comme vous vous en doutez. Car pour les 4 autres titres de cet album, on nage en plein voyage psychédélique avec une ambiance grasse, poisseuse et finalement assez noire, parfait contraste avec l’artwork de ce Mode réalisé par un certain Laurent Güdel (tiens, voilà une explication du dernier titre de l’album). Ces Suisses mettent les pieds dans le plat et proposent là une musique plus massive et plus sombre que ce que le EP pouvait laisser présager avec une production réalisée par le fameux Julien Fehlmann qui laisse baver les guitares comme il faut pour que le gras envahisse nos cavités. Sur ce point le groupe s’inscrit dans la continuité avec un son très live et assez brut, très peu de production et d’effet, juste les instruments en symbiose et cela fonctionne assurément. Un album qui pourrait plaire à un public Sludge, Doom, Post-Rock, Progressif voire d’autres, aucune hésitation à avoir, ce Mode est à découvrir !

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

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ENSLAVED - In Times

Publié le par Nono666

ENSLAVED - In Times
Nuclear Blast
Style : Progressive Viking/Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.enslaved.no

ENSLAVED_In Times



01. Thurisaz Dreaming / 02. Building With Fire / 03. One Thousand Years Of Rain / 04. Nauthir Bleeding / 05. In Times / 06. Daylight

Cela fait quelques albums maintenant que les Norvégiens d’ENSLAVED semblent avoir trouvé leur voie qui, en plus d’être terriblement efficace et de qualité, ne semble pas être en mesure d’être suivie par beaucoup de formations sur ce terrain entre sauvagerie Black et mélodies progressives. Beaucoup ont essayé mais sur la longueur on a pu constater un phénomène d’épuisement. Pour ENSLAVED c’est plutôt de la maturité et de la qualité qui s’engrange au fur et à mesure des albums. Les refrains mélodiques et posés présents sur Riitiir sont de nouveau de la partie sur In Times, nouvel album du groupe, de même que le chant typiquement Black. Cela se vérifie dès "Thurisaz Dreaming", titre qui démarre dans un Black Metal aussi sauvage qu’efficace avant que l’on ne retrouve ces passages si caractéristiques du groupe mais pas dans une version aussi mélodique et immédiate que sur l’album précédent. Par contre, l’héritage d’un BATHORY est ici plus clairement exposé, le tout avec cette classe que l’on connait du groupe, un rapprochement avec OPETH est-il entendable pour les amateurs du groupe ? Toujours est il que le chant clair nous rappelle celui du Suédois même si dans la démarche KEEP OF KALESSIN mais surtout BORKNAGAR ou même DIMMU BORGIR semblent avoir tenté un temps d’initier ce type de style avant de très vite se rendre compte qu’ils n’en n’étaient tout simplement pas capable. Si Riitiir possédait ce côté immédiat qui faisait qu’il valait mieux ne pas l’écouter en boucle pour ne pas s’en dégoûter et notamment les titres "Thoughts Like Hammers" et "Death In The Eyes Of Dawn", In Times demande bien plus d’attention pour pouvoir s’imprégner de cette ambiance légèrement décadente. Le groupe a également osé le changement avec des introductions de titre très surprenantes ("One Thousand Years Of Rain") mais là difficile de ne pas remarquer que le groupe retrouve un Black Metal des 90’s et une hargne et une rage qui s’étaient diluées dans l’approche Progressive Metal de Riitiir par exemple. Voilà un album qui pourrait franchement séduire la branche la plus Black des amateurs d’ENSLAVED, en attendant, les Norvégiens, toujours au rendez-vous en terme de qualité de production et d’artwork, réussissent à nous surprendre suffisamment pour ne pas lasser, et c’est déjà un grand exploit. Tout aussi recommandé que ses prédécesseurs !

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

ENSLAVED_Band 2015
 

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