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KEEP OF KALESSIN - Epistemology

Publié le par Nono666

KEEP OF KALESSIN - Epistemology
Indie Recordings
Style : Epic Extrême Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.keepofkalessin.no

KEEP OF KALESSIN_Epistemology



01. Intro / Cosmic Revelation / 02. The Spiritual Relief / 03. Dark Divinity / 04. The Grand Design / 05. Necropolis / 06. Universal Core / 07. Introspection / 08. Epistemology

Cinq ans après Reptilian, KEEP OF KALESSIN revient avec Epistemology. Parlons premièrement de l'artwork qui, à mon goût, n'est pas magnifique, mais le travail de l'artiste est tout de même respectable, même si le fond, pourtant secondaire, et, là encore à mon avis, plus intéressant et intriguant que le personnage principal.

L'album commence, sans trop chambouler les « codes » d'un album Metal, par une intro symphonique à laquelle se joindront rapidement une batterie déchaînée, aux fougueux blastbeats, et des riffs de guitare acérés, exécutés avec rapidité et précision, puis enfin un chant clair, qui, et je ne vois pas un adjectif qui s'accole aussi bien au vocaliste, est très agréable, et apporte non sans finesse un côté épique à ce début d'album . Bref, on commence dans la rapidité et la beauté, avec un morceau assez proche du Power Metal, et assez lointain d'un Black dont KEEP OF KALESSIN aurait pu nous faire entendre les sonorités sur d'autres albums. Et ça continue d'ailleurs dans cette veine Heavy pour le second titre qui, personnellement, a du mal à me charmer même si certains passages sont d'une beauté impressionante, et on sent le boulot du groupe derrière chacune des compositions, qui donnent à la musique toute sa puissance et son côté grandiose. Mais le groupe ne pouvant pas se résoudre à abandonner le Black, le riff tapageur et génial du morceau, avec son son de guitare génial, donnant un côté presque avant-gardiste au morceau, totalement libre, apocalyptique, et je ne vous parle même pas des chœurs qui rendent divinement bien, même si ils écrasent légèrement la guitare (ça reste très raisonnable, je suis pas si râleur). Les mélodies de guitares sont justes sublimes, extrêmement bien amenées. Bref, à l'image de l'album dont il est la perle, sublime, parfois glauque, parfois épique, distillant à merveille les influences du groupe, un morceau à écouter d'urgence. Ce qui est sympathique sur cet album, c'est donc sa variété : du Black, du sympho, du Heavy, du Power, un poil de Death, du Thrash, voire même des éléments plus électro (!) se joignent à la musique pour le bonheur de nos oreilles, bref, vraiment de tout (des mélodies et accords enjoués, on passe à des ambiances apocalyptiques et malsaines, et ça, ça fait plaisir). Les morceaux forment une unité et s'enchaînent sans qu'on le voit, tout en finesse et légèreté. Bref, ce n'est pas un album décevant. Je le conseille notamment aux fans de Black symphonique moderne (un peu dans le style des Russes de TWILIGHT).

Chronique : Durchfall

8

 

 

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PETERIK / SCHERER - Risk Everything

Publié le par Nono666

PETERIK / SCHERER - Risk Everything
Frontiers Music
Style : Rock FM
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/officialjimpeterik

PETERIK & SCHERER_Risk Everything



01. Risk Everything / 02. Chance Of A Lifetime / 03. Cold Blooded / 04. Desperate In Love / 05. Thee Crescendo / 06. The Dying Of The Light / 07. How Long Is A Moment / 08. Brand New Heart / 09. Broken Home / 10. Milestones / 11. Independence Day

Nouveau projet pour l'éternel ex-SURVIVOR, Jim Peterik qui fait appel cette fois à un inconnu en la personne de Marc Scherer pour le chant. Sa voix est somme toute assez proche de celle de Tobby Hitchcock, son acolyte au sein du correct PRIDE OF LIONS (enfin surtout au début). Risk Everything ne perturbera donc pas l'auditeur habitué à ce style, le registre étant similaire à ce que l'on connait déjà. Toutefois, on se demande souvent si l'on est toujours dans le domaine du Hard Rock FM ou de l'AOR tant la musique est mièvre et souvent proche de la variété. Les guitares sont très discrètes, la voix est sans grand relief, accompagnant des refrains souvent sans intérêt. On nage en pleine surenchère de titres assez lassants à la longue tant ils ne procurent pas d'émotions particulières. En fait, l'ensemble sonne lisse autour de cette voix assez haute perchée et rien ne ressort, même au bout de plusieurs écoutes. Le single "Cold Blooded" est tout de même un des plus appréciable, Marc Scherer chantant un ton plus bas pour ce titre proche d'un "Burning Heart" de SURVIVOR. "The Dying Of The Light" pourrait être un second morceau intéressant sans ce refrain assez pénible à la longue, on sauvera sûrement plus "Broken Home" à la rigueur pour sa petite mélodie qui reste en tête ... mais tout cela reste bien maigre ! Rien n'y fait, les morceaux s'écoutent poliment comme on pourrait assister à la énième représentation de l'Eurovision. Au bout d'un moment l'envie de lâcher prise devient quand même évidente... et cette voix ne fait rien pour arranger les choses tant elle manque de personnalité. Bon, on l'aura compris, une oeuvre à mettre entre les oreilles des amateurs purs de Jim Peterik... pour les autres, à eux de voir...

Chronique : Renegade88

3

 

 

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CIVIL WAR - Gods And Generals

Publié le par Nono666

CIVIL WAR - Gods And Generals
Napalm Records
Style : Power Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.civilwar.se

CIVIL WAR_Gods And Generals



01. War Of The World / 02. Bay Of Pigs / 03. Braveheart / 04. The Mad Piper / 05. USS Monitor / 06. Tears From The North / 07. Admiral Over The Oceans / 08. Back To Iwo Jima / 09. Schindler's Ark / 10. Gods And Generals / 11. Knights Of Dalecarlia (Bonus Ltd Edition) / 12. Colours On My Shield (Bonus Ltd Edition)

CIVIL WAR, "le groupe des ex-SABATON", poursuit son chemin avec ce second album Gods And Generals. Ceux qui leur reprochaient de surfer sur le succès de SABATON risquent d'encore bondir à l'écoute cette galette dont la voix de Patrick Johanson est probablement la seule chose qui permet de distinguer un groupe de l'autre mais est-ce là une chose qu'il faut reprocher à CIVIL WAR ? Après tout, les clones de SABATON nous changent un peu de la foultitude des traumatisés d'HELLOWEEN, d'ACCEPT, etc. Si, pour CIVIL WAR, le prochain album sera le moment où jamais de sortir du giron de son aîné, il est logique que le groupe capitalise sur son passé et assure ses arrières avec cette rondelle quasi identique à The Killer Angels, l'effet de surprise en moins. Quelques passage de piano ou de folk parsemés par ci par là permettent même d'éviter la copie carbone redoutée. Le point le plus faible de Gods And Generals est probablement à rechercher dans les textes, parfois d'une débilité rare : "If you don't understand, read a history book" en fin de refrain d' "Admiral Over The Ocean" donne quand même envie de dire à Patrick Johanson qu'on est pas des gosses dans la cour de récré et que sa colo noir corbeau lui donne plus l'air d'un vieux qui veut faire djeuns que d'un grand chanteur-historien. Répéter pigs 36 fois de suite sur "Bay Of Pigs" n'est pas non plus d'une rare élégance (essayez pour voir !)... Gods And Generals prouve que CIVIL WAR peut écrire de bonnes chansons, il ne leur reste plus qu'à prouver qu'ils peuvent sortir du giron SABATON.

Chronique : Emil Maniak

7

 

 

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WILD DAWN - Bloody Jane's Shore

Publié le par Nono666

WILD DAWN - Bloody Jane's Shore
Slap Track
Style : Stoner/Rock
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.wilddawn.com

WILD DAWN_Bloody Jane's Shore



01. Decay / 02. Smite / 03. Bloody Jane's Shore / 04. The End Of Everything / 05. King Of An Empty Castle / 06. War / 07. S.A.D (Acoustic version) / 08. Stone Cold Motherfucker (Acoustic version) / 09. Better Days (Acoustic version)

Un peu moins de deux ans après leur fort apprécié dernier album Pay Your Dues, les orléanais reviennent avec Bloody Jane's Shore, un EP comprenant pas moins de 9 titres : 6 nouveaux morceaux tout frais, tout chaud, et 3 relectures acoustiques de titres issus de Pay Your Dues. Dès "Decay" qui ouvre cette nouvelle réalisation, on se rend vite compte que WILD DAWN emmène encore un peu plus loin sa musique, affirmant de ce fait encore un peu plus son identité, les différentes influences semblent dorénavant bien mieux assimilées, mieux digérées, pour un rendu général plus personnel, c'est sans doute ce que l'on appelle la maturité... On parlera volontiers ici de Rock 70's ou de Stoner (le groovy "Decay", "Bloody Jane's Shore", "King Of An Empty Castle")... nos bucherons rockers n'ont pas leur pareil pour envoyer du gros son, bien gras et lourd, mais ils savent aussi faire preuve d'un peu plus de finesse, ce qui se vérifiera notamment sur les titres en mode "unplugged" qui, bien que joués en acoustique, gardent tout de même une certaine énergie, énergie qui caractérise bien évidemment la musique de la formation du Loiret depuis ses débuts. Tout ici semble mieux maitrisé, plus carré. Si ce nouvel EP apporte effectivement de nouvelles couleurs à la musique des Orléanais, il confirme surtout l'énorme potentiel du combo. WILD DAWN est décidement un groupe qui a de la ressource, n'hésitant pas à se renouveler au fil des sorties sans dénaturer le moins du monde son style... Energie, puissance et Rock'n'Roll restant les maitres-mots de cette nouvelle galette plus que recommandable... et hautement recommandée !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

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SHINING - IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends

Publié le par Nono666

SHINING - IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends
Season Of Mist
Style : Depressive Black Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.shiningasylum.com

SHINING_IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends



01. Den påtvingade tvåsamheten / 02. Vilja & dröm / 03. Framtidsutsikter / 04. Människotankens vägglösa rum / 05. Inga broar kvar att bränna / 06. Besök från I(ho)nom

SHINING nous a habitué à de grands albums, voire à quelques purs chefs-d'œuvres comme le fabuleusement barré IV - The Eerie Cold (2005), le genial V - Halmstad (2007) ou la beauté frissonnante de VI - Klagopsalmer (2009). Se pencher sur un nouvel album du combo suédois est toujours un peu stressant, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre... Eh bien avec ce IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends, la réponse ne se fait guère attendre. Le premier morceau, "Den påtvingade tvåsamheten", nous rassure très vite, instrumental d'une beauté à couper le souffle, un esprit très néo-classique, presque Malmsteenien, dans un premier temps, puis beaucoup plus progressif par la suite. S'ensuit "Vilja & dröm" qui fait office de single de l'album, puis vient ce bijou qu'est l'incroyable "Framtidsutsikter". La voix de Niklas Kvarforth est magnifique, chaude, presque fragile (rappelant par instants Blackie Lawless de WASP), accompagnée d'une section rythmique toujours aussi groovante, envoutante, pour terminer sur un superbe solo tout en finesse... un must ! Le magnifique et parfois violent "Människotankens vägglösa rum" aux relents Opethien nous entraine lui aussi très très loin. Je terminerai par le sublimissime "Inga broar kvar att bränna", original avec son petit passage au banjo et le chant de Niklas Kvarforth à vous glacer le sang, exquis ! En dire davantage ne servirait pas à grand chose tant ce IX - Everyone, Everything, Everywhere, Ends, certes un poil prévisible, se révèle tout simplement être un bon cru de SHINING.

Chronique : Papa Bordg

8

 

 

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STEPHAN FORTE - Enigma Opera Black

Publié le par Nono666

STEPHAN FORTE - Enigma Opera Black
Zeta Nemesis Records
Style : Metal Néoclassique
Origine : France
Sortie : 2014
Site Web : www.stephanforte.org

STEPHAN FORTE_Enigma Opera Black



01. Short Virtuosity Etude / 02. Enigma Opera Black (feat. Andy James) / 03. Zeta Nemesis (feat. Marty Friedman) / 04. Sector A Undead (feat. Paul Wardingham) / 05. Pure / 06. Entering Sigma Scorpii / 07. Praying Lord Bhairava At The Foot Of Mount Kailash / 08. Suspended Tears Into Space (feat. Marco Sfogli) / 09. Peace

Stephan Forté, guitariste français surdoué, leader d'ADAGIO, nous revient avec son deuxième album solo (instrumental), le bien nommé Enigma Opera Black. Autant le dire tout de suite, l'œuvre est un pur régal auditif, complexe, technique, riche et originale, avec toujours une multitude de passages de toute beauté et chargés en émotion ! C'est un voyage sombre, horrifique et prenant aux tripes à chaque instant qui nous est proposé ici ! Pas un seul moment de faiblesse, beaucoup de virtuosité au programme de ce magnifique album, et des guests de renom au rang desquels on retrouve Marty FRIEDMAN (ex-MEGADETH), Andy JAMES (SACRED MOTHER TONGUE, FIELDS OF THE NEPHILIM), Marco Sfogli (JAMES LaBRIE) et Paul WARDINGHAM qui interviennent respectivement sur les titres "Zeta Nemesis", "Enigma Opera Black", "Suspended Tears Into Space" et "Sector A Undead". Prenons un seul exemple de la grande qualité musicale de cet album, le fabuleux "Zeta Nemesis" qui se révèle être une pure tuerie avec une fin des plus palpitante... Voilà un opus qui me réconcilie définitivement avec ce type d'album, c'est bien simple, je ne m'étais pas enthousiasmé de la sorte depuis le génialissime Passion And Warfare de STEVE VAI, c'est vous dire si le niveau de cet Enigma Opera Black est impressionnant ! Quelle splendeur mes amis...!

Chronique : Papa Bordg

9

 

 

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KERA - Kera [EP]

Publié le par Nono666

KERA - Kera
Dooweet Records
Style : Progressive Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/KeraInvidia

KERA_Kera_EP



01. Masters Enslaved / 02. Architect Of Chaos / 03. Silence

Visiblement le groupe en question doit son existence à l’arrêt de THANATIC EYES, tient encore un groupe qui aura échappé à notre vigilance… mais comme il n’est jamais trop tard pour découvrir des artistes et leur univers, voici donc KERA et son premier EP éponyme 3 titres, présentant ce que l’on pourrait appeler Progressive Metal histoire de donner un semblant d’explication. Un semblant en effet car la musique des Parisiens bouffent à tous les râteliers, mais pas dans le mauvais sens du terme même si certains emprunts irritent plus que d’autres. Commençons par ce qui fâche… la voix de Flo, très passe-partout, beaucoup trop commune par rapport aux groupes qui germent actuellement avec cet aspect Hardcore certes maitrisé mais déjà entendu trop de fois, ensuite, cette volonté de faire des titres alambiqués desquels on ne retient pas grand-chose finalement, c’est qu’il va être difficile de fédérer un public lorsque l’on mêle ainsi cours passage Black sur "Masters Enslaved" à un Modern Death plus sautillant notamment par le jeu de batterie de Klem. Pour autant, ne fermons pas la porte à KERA car les bonnes intentions sont là tout de même car si les idées peuvent être structurées de façon surprenante, elles ne manquent pas de pertinence pour autant, le titre "Silence" qui clôture la galette possède bon nombre d’idées vraiment intéressantes, et notamment avec cette fin mélodique démontrant clairement les capacités de ces jeunes hommes. Ce premier EP n’est qu’un essai et si la production est brouillonne et faiblarde, si on peut remarquer quelques faiblesses dans les arrangements, il ne faut pas oublier que ce n’est là que le premier jet de ce nouveau groupe, seulement voilà, la biographie accompagnant l’album vantant largement les années de travail sur ces titres, on peut être surpris par le résultat qui ne démérite pourtant pas. Comme quoi des fois, à trop vouloir en faire… Toujours est-il que les Français ont bien eu raison de nous soumettre leur musique, nul doute qu’on entendra très prochainement reparler de KERA avec, les signes sont là, un album plus costaud que ce premier EP disons… encourageant !

Chronique : Aymerick Painless

6

 

 

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HELLOWEEN - My God-Given Right

Publié le par Nono666

HELLOWEEN - My God-Given Right
Nuclear Blast
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.helloween.org

HELLOWEEN_My God Given Right



01. Heroes / 02. Battle’s Won / 03. My God-Given Right / 04. Stay Crazy / 05. Lost In America / 06. Russian Roulé / 07. The Swing Of A Fallen World / 08. Like Everybody Else / 09. Creatures In Heaven / 10. If God Loves Rock‘n’Roll / 11. Living On The Edge / 12. Claws / 13. You, Still Of War / 14. I Wish I Were There (Bonus) / 15. Wicked Game (Bonus) / 16. Nightmare (Bonus) / 17. More Than A Lifetime (Bonus) / 18. Free World (Bonus)

Chroniquer le nouvel album de son groupe fétiche est loin d'être un exercice des plus facile... d'autant plus qu'avec le temps, il me faut vraiment plusieurs écoutes pour réussir à bien cerner l'ensemble des titres pour ne rien louper. Mais voyons déjà sous quels auspices ce nouvel opus est né. Si du côté du line-up ça reste stable, c'est désormais chez Nuclear Blast que le groupe a de nouveau posé ses valises. Oui, Le groupe ayant déjà été en contrat avec le label teuton pour Rabbit Don't Come Easy, The Dark Ride et Metal Jukebox...et malheureusement pas pour les meilleures galettes que le groupe ait sorti. Ayant été déçu à l'époque, HELLOWEEN s'en été allé, en prenant des contrats en fonction de son bon vouloir. Sony était l'acteur principal depuis un bon moment, mais Spinefarm et The End Records étaient aussi de la partie. Côté label, C'est malgré tout Victor/JVC qui continue de se charger d'arroser le pays du soleil levant comme depuis le début. Le reste du monde étant donc sous la bannière germanique. Andi Deris a d'ailleurs expliqué le choix de changement par la qualité du contrat proposé face à Sony. Mais que cela change t-il pour le fan ? Si du côté de la distribution habituelle, Nuclear Blast fait les choses parfaitement, il faut dire aussi que le label sait parfaitement y faire en matière de merchandising et de sorties multiples. Rien que les albums précédemment sus-cités, il faut compter un bon nombre d'éditions différentes, dont des box, mais aussi des éditions limitées, des ré-éditions en bundle ou avec des bonus. D'ailleurs, pour ceux qui ne suivent pas trop HELLOWEEN de très près, non content de sortir My God-Given Right, Nuclear Blast vient de sortir le même jour, des ré-éditions agrémentées en bonus sous forme de double-vinyles (standard et couleurs) de Rabbit... et The Dark Ride ! A vos porte-monnaies messieurs-dames ! Et là, je vous invite à aller visiter le magasin en ligne pour vous rendre compte des diverses sorties accompagnant le nouvel album...et encore, si vous n'avez pas le statut bronze (500 Blast), vous ne pouvez pas voir les éditions VIP exclusives. Un truc de dingue !

Au niveau du visuel de l'album, là aussi pas de changement et le groupe garde le même cap avec des réalisations en 3D "très anguleuses" dans la définition. Après, à chacun de se faire son avis. Comme il a déjà été communiqué par le groupe, le visuel a été inspiré avant tout par l'affiche du film Le Jour d'Après et le clip officiel du titre de l'album est inspiré de Star Wars. Pour le single "Battle's Won", précédent d'un mois la sortie de l'album, le groupe a pris une photo pour l'illustrer. Pas de prise de risque de ce côté là. D'ailleurs pour la face B (oui, le single est sorti physiquement uniquement en vinyle), point de titre inédit puisqu'il faudra se contenter de "Lost In America" qui figure aussi sur l'album. Choix étonnant de la part du label, car il y a pléthore de titres inédits pour la l'album qui auraient largement pu faire l'affaire. Car on compte pas moins de 18 titres publiés au total toutes éditions confondues sur... 24 enregistrés ! Charlie Bauerfeind, producteur attitré des citrouilles depuis quelques années, étant responsable du choix des titres retenus, a donc décidé que 6 d'entre-eux n'étaient pas suffisament bons pour être publiés.

Alors, finalement, à quoi doit-on s'attendre pour cette nouvelle livraison ? Les premières écoutes m'avaient laissé un sentiment d'un album plutôt sombre, très marqué façon The Dark Ride et c'est le cas sur des titres comme "The Swing Of A Fallen World" (Deris) au tempo lourd ou encore "You, Still Of War" (Gerstner/Deris) qui pour ce dernier a pourtant des parties bien speed et où l'atmosphère retombe avec le refrain. C'est d'ailleurs ce dernier qui me gêne le plus tout comme pour "Heroes" (Gerstner) qui ouvre l'album. Deux titres de Gerstner et à chaque fois le refrain tombe un peu à plat. On peut d'ailleurs se demander si "Heroes" est bien un choix judicieux pour ouvrir l'album, avec des multiples tempi et où il manque l'intro que le groupe nous sert habituellement. Dans ce cas, "Battle's Won" (Weikath) aurait bien pu faire l'affaire, avec son tempo speed dès l'intro passée et qui fait mouche d'entrée, très dans l'esprit du pur jus de citrouille. Au fur et à mesure des écoutes, le côté sombre laisse place à des sentiments bien différents, où on retrouve les bonnes recettes d'antan. "My God Given-Right" (Deris) avec un air de "Power" dans la ligne de chant des couplets, "Creatures In Heaven" (Weikath) aux relents de JUDAS PRIEST dans les rythmiques et des mid-tempo plutôt "Happy Metal" avec "Lost In America" (Deris) aux parfums de "Where The Rain Grows" dans la rythmique (les accords similaires), "If God Loves Rock N Roll" (Deris) qui rappelle "Final Fortune" et qui devrait faire un excellent moment en live et "Living On The edge" (Grosskopf). Si Deris a réussi à sortir des titres bien dans l'esprit du groupe, on en notera d'autres qui auraient pu avoir leurs places sur un album de sa carrière solo. C'est le cas de "Stay Crazy" avec son intro "maidenesque" et "Russian Roulé" (Deris/Gerstner) et son air de folklore russe. Mais si HELLOWEEN nous rappelle bien son passé, il n'en reste pas moins qu'un titre assez sombre comme "Claws" (Weikath) est une autre facette du groupe peu explorée jusqu'à présent, avec des rythmiques plus complexes et des multi-tempi. Un titre qui est beaucoup plus difficile d'appréhender que les autres. Et pour finir, il reste ce que je qualifie de faux-pas dans cet album : "Like Everybody Else" (Gerstner). Une ballade dont on ne retient rien en dehors qu'elle est insignifiante. Bauerfeind aurait pu nous l'éviter et permettre à l'album d'être un peu raccourci dans sa durée pour le rendre plus digeste.

Si vous optez pour la version standard de l'album, vous avez déjà un bon résumé de ce qui vous attend. Maintenant, pour les amateurs d'albums agrémentés de bonus, vous avez la version digipak et ses 2 titres bonus. "I Wish I Were There" aurait pu figurer sur un album de Deris (dont il est l'auteur) et nous balance différentes ambiances, allant du mid-tempo au speed. Il aurait pu faire la face B du single. "Wicked Game" (Gerstner) est encore un titre bien sombre avec des tempi changeant mais le tout est efficace. Peut être le meilleur de Gerstner sur l'album. Pour ceux qui veulent acheter la version dématérialisée ou japonaise, vous aurez droit au titre "Free World" (Grosskopf) en plus des 2 précédents. Une tendance speed dans le refrain pour celui-ci malgré le soufflé qui retombe pendant les couplets. Et enfin, pour terminer la revue complète, voici les 2 titres supplémentaires accompagnant les versions Earbook : "Nightmare" (Grosskopf) qui est un titre Heavy Speed avec un break agrémenté d'un solo de basse à la façon de "Eagle Fly Free". Dommage que Bauerfeind n'est pas traité la production de ce titre avec la même qualité que pour le reste de l'album. "More Than A lifetime" (Grosskopf) qu'on aurait bien vu chanté par Sheepers pour apparaître sur un des premiers albums de GAMMA RAY. Très bon titre Heavy Speed dont la prod souffre des mêmes défauts que "Nightmare".

En conclusion, on a là un bon album d'HELLOWEEN, suffisamment diversifié, qualitativement supérieur à Straight Out Of Hell dans sa globalité mais auquel il manque un véritable titre fort, un de ceux qui resterait dans les mémoires, un classique, un incontournable.

Chronique : Helldoween

8

 

 

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PALACE OF THE KING - White Bird/Burn The Sky

Publié le par Nono666

PALACE OF THE KING - White Bird / Burn The Sky
Listenable Records
Style : Hard Rock
Origine : Australie
Sortie : 2015
Site Web : www.palaceofthekingmusic.com

Palace Of The King_White Bird - Burn The Sky



01. Take Your Medecine / 02. No Chance In Hell / 03. Another Thing Coming / 04. Burn My Bridges / 05. White Bird (Bring Your Armies Against Me) / 06. Ain't Got Nobody To Blame But Myself / 07. Leave Me Behind / 08. Devil's Daughter / 09. Get Back Up (Burn The Sky) / 10. If It Ain't Broke

Patrie du Rock ayant enfanté des groupes aussi légendaires qu'AC/DC, THE ANGELS, ROSE TATTOO, COLD CHISEL ou MIDNIGHT OIL, et plus récemment AIRBOURNE ou KORITNI, l'Australie ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, et parmi les derniers prétendants à la reconnaissance, des groupes comme ELECTRIC MARY ou TRACER semblent les mieux placés pour eux aussi faire leur trou au sein d'une scène en perpétuelle ébullition. Mais derrière ça pousse au portillon, les KING OF THE NORTH, THE LAZYS et autres PALACE OF THE KING, dont il est question ici, sont à mettre dans cette même catégorie des groupes hautement prometteurs. Formé en 2012 et fort de deux EPs et d'un vinyle compilant le meilleur de ces EPs, PALACE OF THE KING débarque chez nous grâce à Listenable Records avec un premier véritable album qui devrait sans grand mal marquer les esprits des amateurs de Rock Australien. Le combo de Melbourne y balance un Rock/Hard à forte tendance 70's aux effluves psychédéliques ("White Bird"), bluesy et groovy ("Leave Me Behind") où plane parfois l'ombre de LED ZEPPELIN ("Take Your Medecine"), DEEP PURPLE ("Another Thing Coming") ou RIVAL SONS. Certes rien de très original dans tout cela mais là où PALACE OF THE KING tire son épingle du jeu, c'est qu'il fait preuve d'un véritable savoir-faire pour proposer des compos directes et sans concessions diablement efficaces qui vont venir s'incruster dans votre crane pour ne plus vous quitter ("No Chance In Hell", "Burn My Bridges"). L'esprit Rock'n'Roll est là, très présent tout au long de ce White Bird/Burn The Sky, un album de première bourre qui risque bien de vous scotcher tant ce premier long format de PALACE OF THE KING respire la sincérité et l'authenticité, apportant une bonne dose de fraicheur à un style décidément très en vogue ces derniers temps... Bienvenue dans le palais de ce (futur) roi !

Chronique : Nono666

8

 

 

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SIX FEET UNDER - Crypt Of The Devil

Publié le par Nono666

SIX FEET UNDER - Crypt Of The Devil
Metal Blade Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/sixfeetunder

SIX FEET UNDER_Crypt Of The Devil



01. Gruesome / 02. Open Coffin Orgy / 03. Broken Bottle Rape / 04. Break The Cross In Half / 05. Lost Remains / 06. Slit Wrists / 07. Stab / 08. The Night Bleeds / 09. Compulsion To Brutalize / 10. Eternal in Darkness

En 1993, Chris Barnes, alors chanteur de CANNIBAL CORPSE, désire créer un projet musical parallèle, avec l’intention de montrer que le Death Metal n’est pas exclusivement une question de rapidité et qu’il peut tout aussi bien reposer sur des rythmes lents, lourds et gras. Ainsi, SIX FEET UNDER voit le jour. Le combo américain, voit son line-up évoluer au fil du temps et principalement ces dernières années avec l’arrivée du bassiste Jeff Hughell en 2012 et plus récemment du batteur Marco Pitruzzella en 2013. Cependant, même si ses membres ont visiblement du mal à rester en place, SIX FEET UNDER n’est pas en reste et nous le prouve encore cette année avec Crypt Of The Devil. En effet, l’album débute sans compromis avec « Gruesome » (Macabre). La double pédale charnue et le tempo assez rapide dénote avec l’identité habituelle du groupe mais sans la dénaturer, brutalisant justement les compositions. De plus, la guitare assez agressive et grinçante montre cette rage naturelle que dégage cet album. Pour continuer, il est assez agréable de retrouver ce growl parfait, profond et grave auquel Barnes nous a habitué au fil des nombreux albums. L’écoute se poursuit sans réelle surprise, enchainement les morceaux, sans découverte ni étonnement particulier. Malgré tout, l’on trouve quelques originalités de composition telle que « Open Coffin Orgy » où les couplets montrent une ambiance lente et presque malsaine. Egalement, dans « Lost Remains » où le titre laisse place à des passages plus lourds enchainant sur des tapis de double pédale précis et méthodique ou bien laissant le chanteur donner libre cours à son growl, le faisant vibrer et montrant une maitrise parfaite de sa voix. Le début de « Compulsion To Brutalize », à la basse saturée, dénote aussi avec le reste de l’album. Enfin, « The Night Bleeds » montre quelques passages intéressants, notamment la très simpliste partie au milieu du titre, précédant et contrastant avec une envolée de double pédale. Sur le point de vue du chant, les rares pointes d’originalité sont les quelques screams réalisés néanmoins avec talent mais déjà présent depuis les débuts du combo. Crypt Of The Devil est donc un album propre, qui présente des musiques de qualité, assurant une continuité entre elle, avec des transitions efficaces et bien trouvées qui permettent de conserver l’esprit initial de chaque composition sans divaguer. Mais il s’agit d’un nouvel opus beaucoup plus technique et travaillé que ses prédécesseurs. Notamment concernant la batterie, beaucoup plus complexe, avec des blast beats plus présents et une double pédale plus marquée, nouveauté dû sans aucun doute à l’arrivée d’un nouveau batteur. Pour continuer, les solos de guitare sont bien plus étudiés et fournis, ceci concernant par exemple « Slit Wrists ». Seulement, cette technicité plus élevée entraine une certaine « normalisation » des morceaux, perdant cet aspect de lenteur que Barnes comptait donner à ses compositions que nous retrouvions par exemple avec « Impulse To Disembowel » ou « Necrosociety » de l’album True Carnage (2001). Egalement, SIX FEET UNDER est un groupe qui sait faire groover son Death Metal, comme nous le prouve des titres tels que « War Machine » ou « The Murderer », respectivement sur les albums Maximum Violence (1999) et True Carnage. Un groove que l’on ne retrouve plus. Pour finir, un détail malheureusement assez habituel chez nos américains : la durée des albums. En effet, s’ils sont généralement assez courts, Crypt Of The Devil ne dure que 36 minutes, relativement bref pour un album attendu depuis deux ans. Pour conclure, Crypt Of The Devil est un bon album qui plaira aux amateurs de véritable Death Metal mais peut-être un peu trop classique, manquant quelque peu d’originalité et de prise de risque. Cependant, même si l’on ne retrouve que très peu l’identité de SIX FEET UNDER, il s’agit d’un album très travaillé, proprement fini et technique sur le plan musical que je recommande et qui mérite amplement sa place ainsi que d’être écouté et qu’apprécié.

Chronique : Soar

7,5

 

 

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