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MOONSPELL - Extinct

Publié le par Nono666

MOONSPELL - Extinct
Napalm Records
Style : Dark Metal
Origine : Portugal
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/moonspellband

MOONSPELL_Extinct



01. Breathe (Until We Are No More) / 02. Extinct / 03. Medusalem / 04. Domina / 05. The Last Of Us / 06. Malignia / 07. Funeral Bloom / 08. A Dying Breed / 09. The Future Is Dark / 10. La Baphomette

Avec sa capacité à multiplier ses facettes, MOONSPELL a su imposer son style dans le Dark Metal, style qu’il maîtrise parfaitement avec le Gothic Metal, le Black, le Doom, la mélancolie, la mélodie, la Folk qui vaut autant pour les instruments que pour la voix, les Portugais sont incontournables. Cependant, ces dernières années, le groupe ne mélangeait plus tellement toutes ces racines qui le nourrissent pourtant toujours, l’aspect Black d’Alpha Noir, le Gothic d’Omega White ou en tout cas plus avec l’inspiration qui avait illuminé des Irreligious, Sin Pecado, ou Darkness And Hope, même si les albums suivants ont tous eu leur lot de titres tubesques, soyons clairs, aucun n’en a autant que cet Extinct, nouvel album de MOONSPELL. Sans s’en rendre compte, le groupe avait laissé tomber ce côté Gothic qui trainait sur les premiers opus, se forçant peut-être à remettre les guitares en avant pour sonner un peu plus méchant, partiellement réussi comme démarche puisque le groupe a renoué avec le Metal Extrême et des Night Eternal, Memorial ou Alpha Noir en ont bénéficié, mais ce qui marque Extinct, c’est ce retour de la mélodie recherchée, pas la mélodie Gothic facile, il suffit d’écouter les refrains ("Breathe (Until We Are No More)", "Extinct", "Medusalem", "The Last Of Us"… bon OK tous les titres sauf "La Baphomette" qui est à part), Fernando RIBEIRO va en dégouter plus d’un, le pire c’est qu’il est capable de vous faire la même chose sur scène, ce mec possède ce truc qui fonctionne parfaitement, et lorsqu’en plus le groupe renoue avec une certaine approche Folk, que ce soit sur les orchestrations de "Breathe (Until We Are No More)" ou "Medusalem", Fernando en prend également la couleur ("Medusalem" surtout). Pour autant, il ne faut pas résumer cet album à un retour en arrière car les guitares sont toujours là, et bien puissantes comme sur "Extinct", "Breathe (Until We Are No More)" ou "The Last Of Us", les riffs y sont très inspirés, on retrouve là également les solos de toute beauté comme sur "Domina" qu’un certain PARADISE LOST aurait pu proposer sur l’album Paradise Lost sans problème tant ce lead de guitare respire la patte de Gregor MacKintosh. On y retrouve également l’aspect Black à travers la voix de Fernando et notamment sur un "A Dying Breed" totalement possédé et sa fin intense ou le pré-refrain d’un "Malignia" plus ambiant et peut-être le titre le moins facile d’accès. Et puis il y a ce "The Future Is Dark" en forme de clin d’œil appuyé à Sin Pecado, tout comme le pré-refrain du premier titre de l’album jusqu’à l’exception dont MOONSPELL ne faisait plus sa marque de fabrique depuis bien des années comme "La Baphomette", un titre vraiment à part, chanté en français, et qui renoue avec la tradition qui animait Wolfheart par exemple, cette curiosité des autres cultures qui a amené tant de bons titres aux débuts de MOONSPELL. Tout cela au milieu des titres évidents que sont "Funeral Bloom", qui rappelle également les regrettés TIAMAT ou "The Last Of Us", MOONSPELL a réussi un album auquel il est bien difficile de trouver quelque chose à redire, la production est dynamique, l’équilibre entre les guitares et les orchestrations est remarquable, la basse amène ce supplément de groove, le travail d’arrangement est très pointu (écoutez donc au casque le détail des orchestrations mais aussi des pistes vocales !), les titres sont tout simplement inspirés comme les futurs classic-albums le sont, la prestation vocale de Fernando RIBEIRO est des plus variées et maitrisées… Le seul bémol pourrait venir de l’artwork car le travail de Seth Siro Anton de SEPTIC FLESH commence franchement à tourner en rond, toujours la rose noire, la femme en morceau et des éléments extérieurs à la scène collés un peu partout, cela fait un joli patchwork mais cela devient trop systématique, même si Napalm nous balance un artwork différent à chaque version de l’album, que ce soit la version normale 10 titres, la version vinyle ou la version Mediabook sur laquelle on retrouve une version alternative de 3 titres de l’album "Breathe (Until We Are No More)", rebaptisée "Until We Are No Less", "Domina" renommée "Doomina" et "The Last Of Us" qui devient "The Last Of Them". Ces versions sont intéressantes car elles confortent le choix du groupe de retirer certaines parties de guitare  comme les lignes de guitare acoustique sur "Domina" pour laisser toute la place à l’orchestration pour un titre très fort ou d’en rajouter comme sur le début de "Breathe (Until We Are No More)" pour une introduction bien plus rentre dedans, appuyé par la disparition de la longue intro et outro un peu électro qui ne servait pas à grand-chose. Simplicité et efficacité sont les maitres mots de cet album qui frise vraiment la perfection, à ne pas manquer !

Chronique : Aymerick Painless

9,5

 

 

MOONSPELL_Band 2015
 

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PARALLEL MINDS - Headlong Disaster

Publié le par Nono666

PARALLEL MINDS - Headlong Disaster
Brennus Music
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.parallelmindsofficial.com

Cover1-7


01. I Am / 02. Into The Void / 03. Reborn Through Hate / 04. Migdal Bavel (Myth Of Babel) / 05. Headlong Disaster / 06. Ghost Of Sparta / 07. A 1000 Minds Away / 08. Hyperion / 09. Coming Home (Scorpions Cover) / 10. Only The Good Die Young (Iron Maiden Cover)

Fans de NEVERMORE, ICED EARTH, IRON SAVIOR, GRAVE DIGGER.., levez-vous ! Le temps est venu de découvrir ce groupe français d'envergure ! Formé autour de Grégory Giraudo, guitariste/bassiste, et du chanteur Stéphane Fradet (FALKIRK), PARALLEL MINDS s'adjoint pour ce premier opus des services du Serial Drummer, Monsieur Franky Costanza, cogneur technicien de DAGOBA, BLAZING WAR MACHINE, VISE VERSA et EMMA-O. Et d'entrée, le power trio établit les règles : Pas de règles en fait ! Du Metal sans concession comme on l'aime ! Des riffs meurtriers en passant par des solis venus d'ailleurs, mis en scène par ce diable de Grégory, une section rythmique solide, tonitruante, percutante et on en attendait pas moins de Franky, à une palette de chant riche et variée. Un chant qui percute dans tous les sens du terme. Stéphane possède un don et nous enmène dans les registres multiples qu'offre le Metal. Du Heavy pur et dur au Metal progressif, ce trio touche à tout enrichi l'oeuvre métallique de cet opus incroyable. "I Am", qui ouvre l'album, est une tuerie que ne renierait pas Jeff Waters d'ANNIHILATOR. Il y a dans ce titre toute la puissance qui rappelle la hargne teutonne d'un RAGE ou d'un GRAVE DIGGER et le côté implacable d'un NEVERMORE, surtout par sa puissance rythmique en béton armé. La suite de l'album est un enchaînement de titres qui donnent le tournis. D'une richesse incroyable, la tracklist est à prendre dans l'individualité, il n'y a pas de doublon dans cet album.  Et la durée des titres n'est pas un obstacle à l'attention que l'on porte à ce Headlong Disaster. Un exemple parfaitement choisi, le majestueux "Migdal Bavel (Myth Of Babel)" qui, du haut de ses 8:28 minutes nous transporte et nous transcende ! PARALLEL MINDS distille son Metal de façon à vous captiver à chaque instant ! Dès l'entame d'un morceau, nos trois artistes-musiciens ont cette faculté de vous hypnotiser dans l'instant. Je pourrais marcher sur un tapis de clous tel un fakir et ne ressentir que le souffle de cette musique qui occupe mon esprit ! Et pour apaiser mon esprit et éveiller tous mes sens, je me laisse transporter par la superbe power ballade "A 1000 Minds Away" avant de plonger quelques temps plus tard dans une des pièces majeure de cet album avec le bien nommé "Hyperion". Mesdames et Messieurs, le terme OVNI est de rigueur ! Avec pas loin de vingt minutes, "Hyperion" est une ôde au Metal, un titre à multiples facettes, débutant sur du Heavy Metal classique, il débouche ensuite sur de l'atmosphérique et du progressif pour se conclure de façon impériale tout en acoustique ! Et pour ajouter une cerise sur le gâteau (deux en fait !), PARALLEL MINDS nous offre en bonus deux covers vraiment excellentes : "Coming Home" de SCORPIONS et "Only The Good Die Young" de MAIDEN ! (covers que nous ne manquerons pas d'entendre dans l'excellente et unique émission METAL COVERHEAT de Marc TOMBAL sur Equinoxe FM  en Belgique le mardi de 20h à 22h - également disponible en streaming). Pour conclure, Headlong Disaster est un album qui ne vous laissera pas de marbre, loin de là ! Une oeuvre magistrale qui s'inscrit déjà dans le catalogue des grands albums de 2015 et que je vous recommande vivement ! A noter que l'album est produit par un expert en la matière, Monsieur Jacob Hansen, et qu'il est disponible dès à présent sur l'incontournable label Brennus Music !

Chronique : Phil PKMS Neuville

9

 

 

PARALLEL MINDS_Band 2015
 

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GODISDEAD - Just...Die

Publié le par Nono666

GODISDEAD - Just… Die
Autoproduction
Style : Sludge Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.godisdeadmusic.bandcamp.com

GODISDEAD_Just...Die



01. Just Die / 02. Mercury / 03. Hypocrits / 04. Siensišár Of Death / 05. Venus / 06. Fucking Assholes / 07. Extatic State / 08. Terre / 09. In Chains / 10. Illusoiry Illusions / 11. Mars

Toujours très pertinent, le deuxième album de GODISDEAD avait vraiment conquis Heavy Sound faisant de ce Just… Die, troisième opus des Avignonnais, une galette attendue de pied ferme. Ce groupe estampillé ici Sludge Black est en fait un groupe qui réunit bien plus d’influences que ces deux seuls styles déjà très complexes, et ce nouvel album vient renforcer l’aspect Black de GODISDEAD, non pas forcément par la musique elle-même, par contre au niveau ambiance, on y est de plein pied. La chanson titre qui ouvre l’album rappelle ce Black Metal plus contemporain que l’on qualifie de Post-Black Metal, GODISDEAD en délivre une vision Sludge bien lourde, plus que Post-Metal d’ailleurs, la dissonance du riffing du début glisse lentement en un riff hypnotique qui clôture ce premier pavé et qui met parfaitement dans l’ambiance de la suite et cet "Hypocrits" aux relents Thrash/Death Metal bien intégrés. L’album est jalonné d’interludes ("Mercury", "Venus", "Terre" et "Mars") qui font la jonction entre les morceaux mais qui permettent surtout de bien souffler entre l’intensité dégagée par ces morceaux et ce chant rugueux inspiré qui prend beaucoup de place, lançant des paroles très claires et revendicatrices écrites par Alex ("Fucking Assholes" assez Hardcore dans l’esprit) alors que celles écrites par Pascal (guitares) sont plus imagées, donnant ainsi le titre "Extatic State" où le chant varie beaucoup plus, intégrant un chant un peu plus Death ainsi qu’un chant très posé signé Vincent TAÏANI (SYNOPSIS) sur le break central, un titre plus foncièrement Black Metal dans son ambiance sur sa première partie avant de glisser gentiment sur un aspect Progressif ou Post-Rock réussi. C’est aussi avec ce titre que l’album bascule du côté des prises de risque certaines de la part du groupe avec surtout "In Chains", un long titre instrumental qui débute avec une basse bien ronde (cet instrument est d’ailleurs bien présent dans le mix général de l’album, lui donnant un groove intéressant) avant un prolongement plus proche du Thrash, pourquoi pas une certaine approche à la ANNIHILATOR, les effets y sont nombreux, ce titre est très produit, arrangé, et voilà que surgit une sorte de dialogue fictif en anglais et en allemand où des clameurs se font entendre et le morceau reprend alors un visage plus sombre, de plus en plus sombre même, jusqu’à l’arrivée des machines (The Unik), on croit entendre un titre du vieux MINISTRY avec une dose d’EBM Allemande bien présente, voilà l’exemple parfait des prises de risque réussies. Mais "Illusoiry Illusions" ne nous ramène pas vers ce dont le groupe nous a proposé en début d’album, une composition guitare/chant très posée, l’ombre d’ANATHEMA plane avec ces cœurs féminins très discrets et qui finissent par être des doublements de ligne vocale, ajoutant ce supplément de mélancolie et de beauté pour finir ce troisième album qui marque la prise de conscience du potentiel du groupe et sa libération plus ou moins totale dans son style musical qui oscille entre Thrash, Death, Black et Sludge Metal. Cette conscience, justement, s’illustre dans la phrase qui est citée sur "Mars", dernier petit interlude de l’album « Cruel paradoxe : comment se rendre compte de son incapacité à se rendre compte » et voilà que GODISDEAD nous laisse avec des questions sans réponses mais a tout de même répondu à la principale, Just… Die est clairement un album sur lequel le groupe se révèle sous son meilleur visage, une musique très variée mais un album cohérent de part le chant et la production, un artwork des plus soignés et une identité affirmée, si vous cherchez l’album où les codes ne sont pas inamovibles, ce troisième album est à ne pas manquer.

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

GODISDEAD_Band 2015
 

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DARIUS - Grain

Publié le par Nono666

DARIUS - Grain
Hummus Records
Style : Instrumental Post-Hardcore
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.dariusband.com

DARIUS_Grain



01. Apache Assault / 02. Samantha / 03. Okkotemasu / 04. Quasar / 05. Panzer Am Gesicht / 06. Sane / 07. Rør / 08. Spårm / 09. Used

On n'aura de cesse de le dire mais la scène Post-Hardcore Suisse regorge de groupes à découvrir et pour cela, il y a Hummus Records qui semble vouloir se faire un catalogue exhaustif surtout lorsque l’on parle de groupes instrumentaux. Voici donc les nouveaux venus, originaire de Bulle en Suisse, DARIUS, formé de trois guitaristes, un bassiste et un batteur et la première réaction est… sans déconner, sur 5 gars, y en a pas un qui a une voix potable ! Mais c’est avant d’écouter l’album, Grain, publié en vinyle et en téléchargement, et puis vient la deuxième question, pourquoi trois guitaristes ?, déjà avec deux c’est un casse tête à faire sonner, et la réponse est simple : parce qu’ils ont besoin de trois lignes de guitare. Alors c’est vrai qu’au premier abord cela n’est pas très flagrant, mais lorsque le premier puzzle qui tient sur les morceaux "Apache Assault" et "Samantha" prend forme, on comprend assez vite tant les pièces s’imbriquent doucement mais surement les unes avec les autres. Le groupe ayant enregistré live ce premier album, décidément c’est une mode en Suisse et c’est un procédé qui commence à faire un peu hype mais bon, pourquoi pas, on prend en plein dans les cages à miel ces deux lignes de guitare posant les leads et cette troisième qui hisse ce mur brut. Mais ce procédé a ses limites parfois, comme ce riffing sur "Okkotemasu" pas tout à fait net entre deux guitares ou sur "Quasar" également, à moins que cela soit fait exprès, mais dans la mesure où ça agresse un peu le conduit auditif… Musicalement, DARIUS nous présente un Post-Hardcore super bien construit, bien arrangé, le travail sur les guitares est très bien fait, de même pour la batterie qui montre un plan différent toutes les mesures ou presque, il n’y a pas de doute là-dessus, ce groupe possède les compétences techniques mais peut-être que l’enregistrement live était prématuré. Toutefois, on ne peut s’empêcher de penser à l’abondance de groupes du style, et DARIUS avec ses qualités passe après bien d’autres et du coup les petits défauts de ce premier opus, dont une redondance des riffs, le son de guitare, surtout le son saturé avec ce grain très présent, sans le vouloir les Suisses montrent également les limites d’un style qui demande une personnalité très forte comme CALDERA ou KILLBODY TUNING peuvent en avoir une. Vraiment pas désagréable, mais pas de quoi jeter les autres albums du style à la poubelle, mais les capacités sont là et ne demandent qu’à éclore... A suivre !

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

DARIUS_Band
 

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AOR - Return To L.A.

Publié le par Nono666

AOR - Return To L.A.
FS Records
Style : AOR
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.slama101.fr

AOR_Return To L.A.



01. Victim Of My Own Desire / 02. The Trail To Your Heart / 03. Dangerous To Know / 04. Angels Never Sleep / 05. Burning Rainbows / 06. The Sign Of Fire / 07. The Breaking Point / 08. 99 Percent Chance Of Loving You / 09. Love Remains The Same / 10. The Wisdom Of Eve

Toujours aussi prolifique, Frédéric Slama nous ressert un nouvel album d'AOR et ce, à peine avons-nous digérer le déjà bien mitigé L.A. Connection. La donne ne change pas, la référence à Los Angeles est toujours dans le titre et la pochette nous apporte un soleil bienvenu. Après, ce qui nous intéresse le plus est le contenu musical... d'autant plus que la déception précédente nous amène forcément à une appréhension certaine. Et hélas, le clou est enfoncé dans la même direction, rien ne décolle vraiment ici, même si on garde toujours espoir avec une intro intéressante ci-et-là. Les morceaux défilent sans retenir l'attention complétement faute à une inspiration souvent au bord du précipice. Aucun titre ne ressort en particulier, au mieux on tend une oreille, au pire on s'ennuie ferme ("The Sign Of Fire" ou "The Wisdom Of Eve" par exemple). Pourtant, encore une fois, l'ensemble est très bien interprété... même si Paul Sabu, dont le chant peut être très justement controversé, y apparait trois fois (dont les deux titres cités ci-dessus d'ailleurs). On y trouve même "Love Remains The Same" qui était sur Journey To L.A. (album par contre très bon soit dit en passant). Ce morceau est cette fois interprété par les voix féminines des soeurs Sarah et Melissa Fontaine de CHASING VIOLETS, rendant le morceau assez mièvre et le ramenant par conséquent à un intérêt d'un niveau moindre. On sauvera quand même en tête de liste la belle ballade riche en sensualité qu'est "Burning Rainbows". Erika Norberg l'interprétant avec justesse et apportant un plus à ce morceau dont la mélodie est de loin la plus inspirée de ce retour à Los Angeles. Après, les trois premiers morceaux passent assez dignement l'épreuve, ainsi que "99 Percent Chance Of Loving You", sans toutefois être aussi mémorable que la féline ballade. Pour le reste, c'est vraiment pas terrible du tout, même au bout de plusieurs écoutes, rien n'y fait... le constat reste égal et du coup ce nouvel album ne figure pas parmi les meilleures réalisations de notre frenchy. A réserver aux inconditionnels du projet, qui eux y trouveront sans doute leur compte... d'ailleurs, combien sont-ils en France ? Il semble que le marché français, d'après une interview de Frédéric Slama datant de quelque temps, soit en queue des ventes pour ses albums. Mais bon, c'est un résultat commun, hélas, à beaucoup de groupes dans le genre... et puis si la France était un pays Rock, ça se saurait ! Enfin bref, sans rancune encore, et à l'année prochaine pour une autre sortie dont on espèrera aussi un degré supérieur pour nous réchauffer davantage...

Chronique : Renegade88

5,5

 

 

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VORON - Propaganda

Publié le par Nono666

VORON - Propaganda
Autoproduction/Dooweet
Style : Indus’ Groove Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.voronstudio.com

VORON_Propaganda



01. Propaganda / 02. Is Suicide My Fate / 03. Kill This Day / 04. Apocalypse / 05. Willingly / 06. Fall Of The Risen / 07. The Funeral Of Time / 08. Justice / 09. I Dreamt

Voron, également membre de MADONAGUN, a formé en 2013 un power trio sous son patronyme pour y faire une déclinaison de MADONAGUN avec une présence plus prononcée des éléments électroniques ainsi qu’une sorte de lien avec le Death Metal qui prend surtout son essence dans un Metal Moderne et très groovy. Le premier album est Propaganda sur lequel le groupe a invité des copains pour la fête, à commencer par Nils COURBARON (T.A.N.K.), Florent et Mus d’ARKAN ou Mattjo HAUSSI (MADONAGUN) et le résultat est à la croisée de ces trois groupes, le groove Metalcore du premier, l’aspect Death Metal, on y reviendra, d’ARKAN et enfin le côté mélodique de MADONAGUN. Pour ce qui est de l’aspect Death Metal, ne comptez pas sur la voix de Voron pour vous rappeler ce style car le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas très impressionnante et le bonhomme semble être à la peine, semblant forcer le passage, et côté musical, difficile d’y trouver beaucoup de référence au style, à moins que l’on considère le IN FLAMES actuel comme faisant partie de cette scène, non ne réfléchissez pas… la réponse est non ! Bref, mis à part cela, Propaganda aurait pu être un bon album, l’introduction de la chanson titre évoquant même le CREMATORY plus actuel avant de virer sur un Metalcore mélodique très calibré, le groove au début d’"Apocalypse" est des plus efficaces, "I Dreamt" représente une bonne conclusion avec une variation assez intelligemment construite. Pour le reste ? Mon dieu que c’est long… le riffing basé sur le Mélo Death sur groove moderne est mid-tempo tout au long de cet album, aucun décollage en vue et tous les bons moments cités plus haut retombent à plat aussitôt avec ces riffs assez peu inspirés. Les invités n’évitent pas réellement le naufrage et cet album ne fait pas longtemps illusion même lorsque des chœurs sont ajoutés ("Apocalypse"), même si des instruments originaux sont utilisés ("Justice") rien n’y fait, pas grand-chose à retenir si ce n’est un petit gachis car la fête s’annonçait bien !

Chronique : Aymerick Painless

5,5

 

 

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LEATHER NUN AMERICA - Buddha Knievel

Publié le par Nono666

LEATHER NUN AMERICA - Buddha Knievel
Nine Records
Style : Doom Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/leatherNunamerica

LEATHER NUN_Buddha Knievel



01. Prologue / 02. Into Abyss / 03. Warwolf / 04. Bourgeois Pig / 05. Interlude / 06. Burning Village / 07. Barghest / 08. Priestess / 09. Gloom / 10. Winter Kill / 11. Irish Steel

Si LEATHER NUN AMERICA opère depuis 2003, il faut bien avouer que ce trio fait un peu figure de nouveau venu sur la scène pour le public Français, voire Européen. Pourtant les Américains ont déjà publié 3 albums pour le prestigieux label PsycheDOOMelic Records, écurie qui a souvent le nez fin, avant de débarquer chez les Polonais de Nine Records, autre label aimant le Doom. Alors les Américains sont clairement dans cette mouvance, l’école THE OBSESSED, SAINT VITUS ou PENTAGRAM, un Heavy 70’s mid tempo et assez mélancolique. On sent bien que c’est un trio qui sévit là, pas de ligne de guitare en fond, certes les lignes sont souvent doublées mais pas réellement de rythmique pour grossir le fond mais plutôt pour imposer une ambiance, et puis ce chant très clair de John. Pour autant, difficile de reléguer les Américains à cette facette car avec "Warwolf" par exemple, on sent que GRAND MAGUS ou même MANILLA ROAD ont eu un certain rôle dans l’identité du trio, un côté parfois épique que le groupe n’exprime pas en allongeant les titres mais dans l’ambiance des titres et puis il faut bien dire que l’artwork suggère beaucoup ce point. Et puis il y a ces titres comme "Bourgeois Pig" posé, mélodique et ce refrain Heavy à la BLACK SABBATH au possible mais sur lequel le refrain se fait bien plus personnel, le tout enchainé à cet interlude qui fait penser à la scène Progressive comme PENDRAGON dans la couleur qu’il dégage. Buddha Knievel renferme bien des surprises pour ceux qui s’attendent à un album de Heavy Doom Metal calibré, point de tout cela ici, de la voix jusqu’à la musique en elle-même, LEATHER NUN AMERICA offre une vision personnelle du Doom Metal qui est le croisement de BLACK SABBATH, SAINT VITUS, THE OBSESSED et MANILLA ROAD, un style qui peut parfois évoquer ce que certains appelaient le Stoner Metal à la ORANGE GOBLIN (la voix sur "Burning Village"), un album réussi jouant parfaitement sur la variation des tempi et des ambiances, Heavy Doom classique sur "Into Abyss" ou "Burning Village" ou plus Rock’n’roll à la PENTAGRAM le temps d’un "Barghest" instrumental et intense, voilà qui fleure bon les 70’s avec cette basse omniprésente, une réalité sur la globalité de l’album d’ailleurs. Une découverte 2015, c’est certain !

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

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FAITH NO MORE - Sol Invictus

Publié le par Nono666

FAITH NO MORE - Sol Invictus
Reclamation Records / Ipecac
Style : Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.fnm.com

FAITH NO MORE_Sol Invictus



01. Sol Invictus / 02. Superhero / 03. Sunny Side Up / 04. Separation Anxiety / 05. Cone Of Shame / 06. Rise Of The Fall / 07. Black Friday / 08. Motherfucker / 09. Matador / 10. From The Dead
 
FAITH NO MORE, groupe cultissime formé en 1982, splitté en 1998 puis reformé en 2009 qui a sorti des pépites indémodables comme Angel Dust ou King For A Day revient en 2015 sur la scène discographique avec Sol Invictus. Comment ne pas revenir brièvement sur la carrière de Mike Patton qui a su rebondir de multiples manières après l'arrêt de FNM : FANTÔMAS, TOMAHAWK, MISTER BUNGLE... s'il est un chanteur hors-norme qui a su imposer son style et influencer toute une génération de vocalistes jusqu'aux plus extrêmes, c'est bien Mr Patton dont le talent n'est plus à démontrer... Iconoclaste, débridé, fou, génial, talentueux, touche-à-tout... Bref, c'est l'élément central du son et du génie de FAITH NO MORE : Crooner, rappeur, chanteur Death-Grind, Rap, Country, Blues et autres délires, tout est possible avec cet artiste inclassable. Après avoir redéfini le son du Hard Rock fin 80's avec The Real Thing et posé les bases du Metal pour les 20 prochaines années avec le visionnaire Angel Dust sorti en 1992 ; le groupe qui tournait de nouveau depuis plusieurs années nous sert une nouvelle offrande, 18 ans après Album Of The Year...

Il faudra de nombreuses écoutes pour digérer ce Sol Invictus tant il est riche, déroutant et échappe forcément à ce qu'on attendait de lui. Pourtant le premier titre pêchu de l'album, "Superhero" cadre bien avec ce qu'on espère de FNM : une basse hyper présente, des guitares puissantes, un clavier qui dessine des motifs entêtants et une présence vocale fabuleuse. "Sunny Side Up" se fait plus classique et mélodique, même si Patton sait rester énergique et surprenant. "Separation Anxiety" remet une dose de groove et de fièvre contagieuse et communicative, du grand FAITH NO MORE... "Cone Of Shame" peux sembler plus calme en apparence mais il distille sa dose de folie et de psychédélisme bien venu. "Rise Of The Fall" nous plonge en plein western rock'n'roll qui vire au cauchemar, les fans de la première heure ne seront pas déçus. "Black Friday" continue d'évoquer le patrimoine musical Américain tout en distillant sa touche unique et personnelle. "Motherfucker", très court et proche des titres rappés et groovy du groupe, sait se montrer efficace. "Matador" et son riff piano - guitare planant invite l'auditeur à un long voyage riche en émotions. "From The Dead" qui conclue cet opus est certainement le titre le plus classique de cette cuvée 2015, une base rythmique simple et un chant des plus mélodiques, une conclusion en forme d'hymne pour clôturer ce Sol Invictus.

Le monstre musical qu'est FAITH NO MORE nous démontre qu'il est toujours productif et inspiré en cette année 2015, pas de grosses surprises mais une continuité dans le son et la créativité propre au groupe qui fait plaisir à entendre, ce Sol Invictus saura trouver sa place dans l'édifice bâti depuis The Real Thing jusqu'à Album Of The Year... Un album passionnant  pour un groupe définitivement culte qui piétine une fois de plus allégrement les étiquettes et les à prioris... Génial et inclassable !

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

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NEVBORN - Five Horizons

Publié le par Nono666

NEVBORN - Five Horizons
Hummus Records
Style : Progressive Sludge Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.nevborn.com

NEVBORN_Five Horizons



01. Sending A Message / 02. From The Edge Of The Universe / 03. For Seven Days / 04. Beyond The Five Horizons / 05. Between The Skies / 06. For The King Of Kings / 07. Ozymandias

Issu du vivier Suisse très fourni, NEVBORN est né en 2008 sous forme d’un duo et semble finalement s’étoffer pour les prestations live et la suite du groupe qui prend enfin forme à travers Five Horizons, premier album du groupe. A la croisée du Sludge, du Progressive Metal, de la Noise (en dose homéopathique), du Post-Rock, il se dégage un certain spleen de ce premier essai et cela notamment avec le piano qui ouvre l’album sur "Sending A Message". L’esprit de CULT OF LUNA est bien présent sur Five Horizons, l’aspect Progressive Metal prend d’ailleurs le pas sur l’aspect Sludge, une différenciation bien nette avec bon nombre de leurs compatriotes, même si bien entendu, on retrouve cette voix hurlée typique Sludge/Post-Hardcore mais en toile de fond, les instruments sont assez posés. Pas de mur du son pour épaissir ou noircir cet album, les Suisses optent pour l’option des leads de guitare et des riffs rythmiques assez relachés. Si la production est soignée, elle n’est pas sur vitaminée et garde une dimension perfectible, notamment dans le son de guitare qui manque d’un peu de précision, particulièrement vrai sur les riffs les plus saturés de "For Seven Days", cela aurait pu être une option mais avec la délicatesse des autres parties de guitare, cela saute assez vite à l’oreille sans pour autant que l’écoute soit gênée. Par contre, le chant clair qui intervient sur "From The Edge Of The Universe" et surtout "Between The Skies" aurait mérité également un peu plus de délicatesse, quitte à chercher le résultat plus cristallin à la ANATHEMA. On sent Mathieu HINDERER le cul entre deux options sans pouvoir en assumer pleinement une, soit un chant hargneux, soit un chant doux. Ensuite, ce Five Horizons souffre de quelques longueurs, non pas sur les morceaux en eux-mêmes mais sur l’aspect général, on a bien du mal à retenir quelque chose, on se laisse volontiers porter par la musique qui invite franchement au voyage mais qui ne nous coupe pas totalement de notre enveloppe charnelle, la faute à un chant linéaire et déjà beaucoup trop entendu même s’il faut dire que NEVBORN, s’il est un élève appliqué, n’est pas non plus le groupe qui va retenir totalement l’attention d’un public déjà submergé de sorties de ce genre. C’est que le Progressive Post-Sludge Metal est un style à la mode en ce moment, comme si les bucherons voulaient montrer qu’ils savaient manier leur outil. Par contre, l’attention portée à l’artwork et au design du digipack est vraiment sublime, un bel objet comme Hummus Records a l’habitude de nous en proposer. La dimension commune malgré la complexité apparente de cet album fait que seul un public averti se retrouvera dans les 5 différents horizons proposés par NEVBORN, intéressant dirons-nous.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

NEVBORN_Band
 

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RECUEIL MORBIDE - Morbid Collection

Publié le par Nono666

RECUEIL MORBIDE - Morbid Collection
Great Dane Records
Style : Brutal Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/RecueilMorbide

RECUEIL MORBIDE_Morbid Collection



01. Ritual Time / 02. We Harvest What We Sow / 03. Belated Revenge / 04. Chronicle Of A Decline : Perversion / 05. Chronicle Of A Decline : Obsessions / 06. Unconsciously / 07. With His Fate / 08. Untolerance To Frustration / 09. Nightmarish Collapse / 10. The Suffering Remains / 11. Travel To See

Quinze années que les Franc-Comtois de RECUEIL MORBIDE distillent leur Brutal Death Metal et cinq albums dont le petit dernier Morbid Collection qui devrait finir d’assoir le groupe sur le devant de la scène. Les amateurs de BENIGHTED, ABORTED et autres douceurs du genre vont très vite adopter ce nouvel opus où les cris de cochons (mais pas uniquement car Jérôme fait varier son chant) répondent à des blasts et des riffs rythmiques bien bourrins alors que Marc PETIT ne se refuse pas quelques leads bien plantés et profondément Death. Alors avec tout cela, on pourra reprocher le manque d’originalité au groupe mais certainement pas le manque d’efficacité car pour celui qui veut faire l’hélicoptère avec sa chevelure dorée, voilà l’album parfait. L’esprit Grindcore n’est jamais bien loin, surtout dans la rythmique et le travail de composition permet tout de même aux différents titres de ressortir et de ne pas avoir affaires à un bloc rythmiquement brutal, RECUEIL MORBIDE fait partie de la vieille école et le titre "Unconsciously" en est la parfaite illustration, bon équilibre entre mélodie et brutalité, peut-être le titre le plus immédiat de l’album. Côté production, nous sommes là dans les standards du Brutal Death, caisse claire sèche, guitares avec les basses à fond et chant bien mis en avant, le groupe a fait appel au même producteur que l’album précédent, Kristian KOHLMANSLEHNER en Allemagne et qui pousse même la chansonnette sur "With His Fate". En quatre années d’absence, durant lesquelles le groupe aura remplacé son guitariste rythmique, RECUEIL MORBIDE n’aura pas changé fondamentalement, s’améliorant encore dans son songwritting sans se couper de ses racines que l’on reconnait parfaitement sur Morbid Collection.

Chronique : Aymerick Painless   

7,5

 

 

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