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WHITESNAKE - The Purple Album

Publié le par Nono666

WHITESNAKE - The Purple Album
Frontiers Records
Style : Deep Purple sauce Coverdale
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.whitesnake.com

WHITESNAKE_The Purple Album



01.  Burn / 02. You Fool No One (Interpolating Itchy Fingers) / 03. Love Child / 04. Sail Away / 05. The Gypsy / 06. Lady Double Dealer / 07. Mistreated / 08. Holy Man / 09. Might Just Take Your Life / 10. You Keep On Moving / 11. Soldier Of Fortune / 12. Lay Down, Stay Down / 13. Stormbringer

Après le Scorpions Revisited d’ULI JON ROTH, c’est le père Coverdale, et son serpent blanc, qui se colle à l’exercice en nous proposant son The Purple Album. Il y revisite des classiques du DEEP PURPLE de l’époque où il y évoluait en tant que frontman (de 1974 à 1976). Avec pas moins de 6 titres de l’album Burn (toute la face A de l’album original à savoir "Burn", "Might Just Take Your Life", "Lay Down Stay Down" et "Sail Away" mais aussi "You Fool No One" et "Mistreated" soit 6 des 8 titres de l’album original). De Come Taste The Band sont tirés "Love Child" et "You Keep On Moving". Le reste ("The Gypsy", "Lady Double Dealer", "Holy Man", "Soldier Of Fortune" et "Stormbringer") provient de l’album Stormbringer. Pas de quoi se pâmer, à part si l’on est un fan absolu de la voix chaude et langoureuse de David Coverdale. "Burn" et "Stormbringer" qui respectivement ouvrent et clôturent l’album sont joués en concert par le groupe et figurent sur bon nombre de réalisations live de WHITESNAKE comme Live In The Shadow Of The Blues de 2006 ou encore plus récemment Made In Britain de 2013 sur lequel on pouvait aussi retrouver "Soldier Of Fortune". Alors on notera heureusement quelques changements par rapport aux versions originales, par exemple "Holy Man" sur l’album Stormbringer était chanté par Glenn Hughes. Mais tout cela est quand même bien peu et l’on aurait assurément aimé un vrai nouvel album studio de WHITESNAKE surtout que le dernier date de 2011. "Might Just Take Your Life" a déja été repris par WHITESNAKE sur le Live… In The Heart Of The City sorti en 1980. C’est vrai que la version acoustique guitare/voix / percussions / synthé proposée ici de "Sail Away" est, à mon avis, de loin meilleure que la version originale même si on n’y retrouve pas le solo final. Toutes ces versions seront toutefois l’occasion d’entendre le magnifique grain de voix de Monsieur David Coverdale. Les versions revisitées servent aussi à découvrir (ou redécouvrir) des chansons comme "Lay Down, Stay Down". Et rien que pour cela les fans seront aux anges.

Chronique : Horace Pinker
 

7

 

 

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NIGHTWISH - Endless Forms Most Beautiful

Publié le par Nono666

NIGHTWISH - Endless Forms Most Beautiful
Nuclear Blast
Style : Symphonic Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.nightwish.com

NIGHTWISH_Endless Forms Most Beautiful



01. Shudder Before The Beautiful / 02. Weak Fantasy / 03. Élan / 04. Yours Is An Empty Hope / 05. Our Decades In The Sun / 06. My Walden / 07. Endless Forms Most Beautiful / 08. Edema Ruh / 09. Alpenglow / 10. The Eyes Of Sharbat Gula / 11. The Greatest Show On Earth

Premier album de l’ère Floor Jansen, Endless Forms Most Beautiful, nouvelle réalisation des Finlandais, s’avère être la suite logique de la précédente. Au niveau des arrangements et des orchestrations, on est très proche d’Imaginaerum. "Shudder Before The Beautiful" qui ouvre l’album aurait d’ailleurs très bien pu y figurer. Néanmoins ce morceau est excellent. Le Folk "Weak Fantasy", au niveau du refrain, est ce que le groupe a composé de plus sauvage depuis un certain temps. On y retrouve des intonations que Floor avait à l’époque d’AFTER FOREVER. On a l’impression que le groupe est actuellement dans une phase de transition, explorant encore les horizons musicaux ouverts lors d’Imaginaerum. Et pas tout à fait prêt à passer à l’étape suivante. "Elan" en est la preuve concrète. Quand on sait que Floor peut faire aussi bien que Tarja au niveau lyrique, tout aussi bien (voire mieux) qu'Anette Olzon et est la chanteuse la plus Metal que le groupe ait eu jusqu’à présent, on a du mal à comprendre pourquoi. Sur "Yours Is An Empty Hope", on commence à entrevoir les possibilités que va offrir à NIGHTWISH la présence de la Batave… Et je retire ce que je disais plus haut au sujet de "Weak Fantasy", "Yours Is An Empty Hope" est largement au-dessus au niveau de l’intensité, un titre de pur Metal comme le groupe n’en avait plus composé depuis extrêmement longtemps. On retrouve alors les intonations que la diva avait lorsqu’elle chantait dans AFTER FOREVER. Le titre suivant, "Our Decades In The Sun" confirme encore cela. Un titre lyrique entre sa période AFTER FOREVER et le NIGHTWISH version Tarja. Magnifique. Sur "Walden", on retrouve encore des orchestrations, notamment celtiques, qui auraient pu faire figurer cette ritournelle sur l’album précédent des Finlandais. Mais un cran en dessous des hits dont celui-ci regorgeait. Le titre éponyme de l’album s’avère être le hit comme le clip présenté pour ce morceau nous l’annonçait. C’est drôle mais le refrain n’est pas loin de me faire penser à ce que pouvait parfois proposer les Roumains de MAGICA, toutes proportions gardées. Après ce morceau, l’album perd en intensité et en intérêt. Et ce n’est, à mon avis, pas le dernier titre de 24 minutes qui rehaussera celui-ci. Certes ce titre se veut la conclusion du concept de cet album mais se perd entre musique classique, musique de film et autres. Au final, on en retient pas grand-chose. C’est trop long. Je sais que quand on aime on ne compte mais là c’est abuser, et j’imagine que bon nombre d’auditeurs n’ont pas été au bout. Pour conclure, le groupe n’a, à mon avis, pas encore pris toute la mesure de l’étendue de la voix de Floor Jansen et cette dernière s’en trouve malheureusement un peu sous exploitée. Mais même si aux premières écoutes, on peut penser que cet album est en-dessous de nos attentes, avec le temps, il se révèle.

Chronique : Horace Pinker

8

 

 

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AKSAYA - K-141

Publié le par Nono666

AKSAYA - K-141
The Ritual Productions
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/paganaksaya

AKSAYA_K-141



01. K-141 / 02. Prisonnier / 03. Gomorrhe / 04. Post Little Boy / 05. Incorruptible / 06. Leonid / 07. Legion

AKSAYA, formation Black Metal française, s'est formée en 2013 dans la région Centre, et nous a offert la même année son premier EP, Troisième Guerre. Le groupe nous propose aujourd'hui un album répondant au nom de K-141, en référence au sous-marin Russe ayant sombré en 2000. La pochette représente d'ailleurs un sous-marin (qui, sauf erreur de ma part, n'est pas le K-141), photo assez réussie au passage, mettant bien en valeur les couleurs bleutées de l'eau et l'aspect dangereux de l'engin.

Pas d'introduction, l'album est ouvert par un riff tapageur, nous plongeant sans attendre dans une ambiance sombre et froide particulièrement marquée, teintée d'une nostalgie noire, portée par un son de guitare harmonisant une masse épaisse, mais pas difforme, d'instruments au son pesant et fluide. Le chant n'est ici absolument pas un prétexte pour remplir le morceau : il apporte une vraie dimension, emplie d'une haine sans nom, qui, certes, ne changera pas la face du Black Metal, mais qui aura au moins le mérite de rendre cet album encore plus fascinant et prenant. La grande réussite de ce K-141 est de nous immerger entièrement dans un concept simple : faire un album sur un sous-marin (enfin, pas que, en témoigne le trailer de l'album posté sur Youtube par le groupe, mais n'ayant pas les paroles sous les yeux, je ne peux rien affirmer) est, à mon sens, une excellente idée. On y prend vite goût, et la musique illustre parfaitement la puissance destructrice du K141, ainsi que la splendeur mystérieuse de la mer qui l'a englouti. Le tout soutenu à la perfection par une basse au son profond, claquant et lourd, doublant la puissance d'un son déjà assez massif. L'atmosphère est très travaillée, notamment avec des voix ou autres bruitages au milieu, voire pendant les morceaux. Appréciable également, la prestation du guitariste, qui en plus de sublimer chaque morceau avec des mélodies magnifiques et bien trouvées, nous offre d'excellents solos (je prend notamment comme exemple le solo puissant et efficace d'un morceau comme "Incorruptible"). L'album s'achève sur un ghost track qui n'en est pas tout à fait un, puisque K-141 se conclut par un court mais intense instant de Black Metal pur et mélancolique.

Au final, bien qu'AKSAYA ne révolutionne pas son style et produit une recette assez classique, elle est étonnamment bien exécutée, avec intensité et crédibilité, ce qui permet à cet album de se détacher de la masse de groupes Black Metal, français ou non. A écouter avec attention.

Chronique : Durchfall

7,5

 

 

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SOILWORK - The Ride Majestic

Publié le par Nono666

SOILWORK - The Ride Majestic
Nuclear Blast
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.soilwork.org

SOILWORK_The Ride Majestic



01. The Ride Majestic / 02. Alight In The Aftermath / 03. Death In General / 04. Enemies In Fidelity / 05. Petrichor By Sulphur / 06. The Phantom / 07. The Ride Majestic (Aspire Angelic) / 08. Whirl Of Pain / 09. All Along Echoing Paths / 10. Shining Lights / 11. Father And Son, Watching The World Go Down

Après The Living Infinite en guise de double album en 2013 à peine digéré, plus un superbe Live In The Heart Of Helsinki, le génial combo suédois revient nous charmer avec leur dixième opus The Ride Majestic. C'est avec un pincement au cœur et la gorge nouée que j'entame la chronique du nouveau SOILWORK tant le groupe représente à mes yeux le meilleur de ce que la musique Metal peut offrir en terme d'aggressivité et de mélodies subtiles, d'ambiances contrastées et de maîtrise instrumentale bluffante. Le groupe possédant le meilleur vocaliste de tous les temps, Bjorn "Speed" Strid, et le batteur fou Dirk Verbeuren, a également depuis quelques années dans ses rangs une paire de guitaristes imparables et virtuoses (Sylvain Coudret et David Ansersson). Après ce rapide état des lieux, entamons la dégustation et l'analyse de cette dixième offrande...


Une courte intro instrumentale posée permet d'accéder au premier titre éponyme tout en mélodies et puissance faisant la qualité du groupe... une entrée classique pour un album de SOILWORK qui a le mérite d'installer d'emblée une solide impression de qualité pour ce cru 2015 (sublime solo de guitare au passage). "Alight In The Aftermath" montre toujours à quel point le combo manie avec dextérité les différentes dynamiques et contrastes au sein d'une même chanson : riff et intro clairement black-Death qui, progressivement, se mue en titre quasi lumineux et ouvert sur le superbe refrain ainsi que le pont instrumental.

"Death In General" est génial dans le sens où il prend l'auditeur par surprise : ce qui pourrait, au premier abord, ressembler à une simple ballade se métamorphose bien vite en un titre très pêchu et électrique au refrain incroyablement envoutant.

"Enemies In Fidelity", le premier single est fidèle justement à la "SOILWORK Touch" avec ce qu'il faut de puissance, et est surtout gorgé de mélodies rappelant le grand Devin Townsend dans la deuxième partie du refrain, (vocaux cristallins majestueux qui s'entremêlent et se répondent...).

"Petrichor By Sulfur" est un des grands moments de l'album : une intro de guitare touchant au divin, du riff béton casse nuque et ladite intro qui réapparait en fin de refrain ; bref du travail d'orfèvre. Sans parler de la performance ahurissante de Bjorn Strid qui chante et hurle comme jamais. De plus, le pont très atmosphérique amène le groupe sur un territoire qu'il n'avait encore jamais foulé, une grosse claque de maitrise et de musicalité...

"The Phantom", avec ses couplets sombres et tragiques et ce riff mélodique qui restera en tête bien des heures après son écoute fini de nous persuader qu'on est bien là face à un superbe et grand album de SOILWORK.

"The Ride Majestic (Aspire Angelic)" a pour lui  ce refrain caractéristique qu'on fredonne dès la première écoute et qui sera repris en chœur sur scène à n'en point douter.

"Whirl Of Pain" amène un peu de respiration bienvenue dans ce déluge de sensations extrêmes et permet de se recentrer le temps d'une longue complainte où le refrain sait se faire déchirant à souhait.

"All Along Echoing Paths" reprend les choses là où "Alight In The Aftermath" les avaient laissés, avec une petite touche de Black-Death, tout en ayant toujours autant de riffs et structures à tiroirs propres à nous émerveiller. Après quelques subtiles harmonies et un solo grandiose, le titre se termine d'une manière brutale et tranchante, du tout bon !

"Shining Lights", certainement le morceau le moins inspiré et surprenant de l'opus, reste quand même très agréable à l'écoute et permet de reprendre une courte respiration.

"Father And Son, Watching the World Go Down" conclue cette chevauchée majestueuse avec beaucoup de classe dans un écrin fait de subtiles mélodies guitaristiques et vocales, une tonalité hantée qui sera présente de l'intro jusqu'au dernier soupir, sublime choix pour terminer l'album...

Avec ce dixième opus, les Suédois nous prouvent une fois de plus qu'ils demeurent les rois du Death Mélodique. C'est une œuvre très dense qui demandera de nombreuses écoutes pour en saisir toutes les subtilités. A ranger aux côtés de The Panic Broadcast et The Living Infinite pour former un triptyque tant les trois dernières productions du groupe forment un tout cohérent et qui pourraient ressembler à s'y méprendre au Saint Graal pour tout amateur de très bonne musique... Un joyau sonore coulé dans le Metal, une pépite comme on en écoute rarement, voilà ce qu'est The Ride Majestic...

Chronique : Ziltoik Skeksis

10

 

 

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DISORDER - Pure Hatred

Publié le par Nono666

DISORDER - Pure Hatred
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/disorderpl

DISORDER_Pure Hatred



01. Intro / 02. Wacht Am Rhein / 03. Nome / 04. Decapitation / 05. Humiliation / 06. Pathology / 07. Murders Instinct / 08. Doomsday II / 09. Disorder / 10. Insanity Of Authority / 11. Holy Inquisition / 12. Doomsday II (instrumental)

Actif depuis 2000, le groupe Polonais DISORDER n’est pas ce que l’on peut appeler un hyperactif. En effet, après Confess, un premier album publié en 2006, le trio ne revient qu’en fin 2014 avec un Pure Hatred sorti en autoproduction, ce qui aujourd’hui, on le sait, n’est plus signe de groupe inintéressant tant beaucoup en ont fait une option incontournable. Ce Pure Hatred s’inscrit donc dans la pure tradition du Death Polonais, à savoir, BEHEMOTH et HATE avec des titres tels que "Humiliation" ou "Wacht Am Rhein" mais y intègre également des éléments Black et notamment les ambiances que l’on pourrait rapprocher de MARDUK par cet esprit guerrier que l’on retrouve sur l’introduction assez explicite mais aussi par certains leads de guitare et une ambiance générale. Toutefois, on peut aussi y trouver un petit peu de Brutal Death/Grind à la ABORTED avec une voix de cochon faisant son apparition de temps en temps ("Wacht Am Rhein") mais aussi à travers des blasts et des rythmiques en mode bulldozzer ("Disorder", "Insanity Of Authority"). Ce Pure Hatred est donc un album très varié, empruntant à bien des courants d’un Death Metal que ce trio semble avoir dans la peau. Côté production, on est dans le sommaire, mais tout à fait de niveau, certes les guitares manquent un peu de cette profondeur, certes la batterie peut paraitre un peu plate à force, et c’est peut-être là que les habitués de ce style assez brutal finiront par passer leur chemin tant la scène regorge d’albums tout aussi bien ficelés mais avec une production plus adéquate. Ainsi, même si les efforts du groupe sont absolument gigantesques sur cet album, quelques facilités d’écriture avec des riffs essentiellement rythmiques et une production juste au niveau ainsi que des influences un peu trop perceptibles par moment comme l’introduction de "Humiliation" dont l’origine est assez difficile à dissimuler. Si vous écoutez en boucle les albums de BEHEMOTH, ce deuxième album de DISORDER pourrait vous ouvrir vers d’autres choses mais pour les habitués, rien de neuf à l’horizon. Un album plus que sympathique au demeurant mais pas de quoi faire sortir DISORDER du marasme de la scène, au moins le groupe redonne des nouvelles de lui, c’est peut être là l’essentiel.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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GLOWSUN - Beyond The Wall Of Time

Publié le par Nono666

GLOWSUN - Beyond The Wall Of Time
Napalm Records
Style : Stoner instrumental
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.glowsun.fr

GLOWSUN_Beyond The Wall Of Time



01. Arrow Of Time / 02. Last Watchmaker's Grave / 03. Behind The Moon / 04. Flower Of Mist / 05. Shadow Of Dream / 06. Against The Clock / 07. Endless Caravan

Bon allez, je le confesse : moi, les musiques instrumentales, ça finit toujours par me paumer en cours de route. Et ce n’est malheureusement pas ce Beyond The Wall Of Time, excellent troisième opus de nos compatriotes de GLOWSUN, qui va changer la donne. Mais mes goûts perso, vous vous en tapez grave, non ? Alors on va quand même tenter l’analyse. Bien entendu, l’aspect prépondérant ici, genre oblige, c’est le climat. Et à ce niveau, l’objectif est atteint. Que l’ambiance soit hallucinée, écrasante ou un peu lugubre sur les bords, GLOWSUN maîtrise son sujet. Idem en ce qui concerne le son : c’est du classique, du poussiéreux, bref du tout bon ! A vrai dire, étant donné le contexte actuel, on voit mal ce qui pourrait mettre des bâtons dans les roues du trio. Un petit manque d’originalité peut-être ? Ou encore ce parti pris presque exclusivement instrumental (sur un total de sept pistes, seul "Against The Clock" est paré de vocaux filtrés) qui ne plaira pas à tout le monde, et pour cause. Mais, pour peu que l’on se laisse emporter, confortablement installé et casque vissé sur les oreilles… En résumé, une écoute agréable en ce qui me concerne, mais un potentiel bien plus important auprès du public adéquat. Pour vous faire une idée, visionnez le clip de l’excellent "Behind The Moon" disponible ci-dessous.

Chronique : Morbid S.

7

 

 

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THE DEAD DAISIES - Revolucion

Publié le par Nono666

THE DEAD DAISIES - Revolucion
Spitfire Music
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.thedeaddaisies.com

THE DEAD DAISIES_Revolucion



01. Mexico / 02. Evil / 03. Looking For The One / 04. Empty Heart / 05. Make The Best Of It / 06. Something I Said / 07. Get Up, Get Ready / 08. With You And I / 09. Steep / 10. My Time / 11. Midnight Moses / 12. Devil Out Of Time / 13. Critical

THE DEAD DAISIES est un énième supergroupe, se composant d'ex-GUNS'N'ROSES, de Brian Tichy (ex-WHITESNAKE), du multi-formation Marco Mendoza et de John Corabi, chanteur sur un album de MÖTLEY CRÜE notamment. Il se voit ici succéder à John Stevens (INXS), pourtant co-fondateur du groupe, mais n'affichant sa présence que sur le précédent et premier album. On trouve également à la batterie en addition à Tichy, le fils de Jimmy Barnes..., ce dernier pousse d'ailleurs la chansonnette sur un titre. Enfin, à noter que c'est l'excellent Tony Clufetos (TED NUGENT, BLACK SABBATH) qui sera derrière les fûts pour la tournée.

Revolucion est un album de Hard Rock'n'Roll qui, comme son nom ne l'indique pas, ne révolutionne rien mais reste tout simplement bien efficace. Il faut peut-être plusieurs écoutes pour enfin apprécier les morceaux à leur juste valeur, ceux-ci pouvant paraître au premier abord un brin conventionnels. Néanmoins, il est un peu dommage de constater que le meilleur morceau est une reprise, à savoir le maléfique "Midnight Moses" et son riff diablement efficace. Ce dernier est crédité au ALEX HARVEY BAND... bon, en comparant la version des années 70 à celle-ci, il n'y a pas photo tant John Corabi se l'approprie dans une version Hard qui dépoussière tout sur son passage. Il faut noter d'ailleurs que le chanteur est la très grande surprise de ce Revolucion, surtout pour ceux à qui il n'avait pas laisser un souvenir mémorable par le passé. On se dit qu'il faudra absolument un deuxième essai dans cette formation, tant elle tient des promesses alléchantes. Pour cela, il faudra un poil d'inspiration en plus afin d'atteindre des mélodies faisant davantage mouche. Car il est vrai que tout serait parfait ici avec cette touche supplémentaire... En effet, même si l'entrée en matière et premier single "Mexico" demeure un bon titre avec son intro travaillée laissant à un riff simple mais efficace, on attend que le refrain décolle plus... dommage. La reprise de Willie Dixon, morceau bluesy repris avec percussion, subit hélas un peu le même sort. Il faut attendre le troisième morceau "Looking For The One" où l'on croirait un peu entendre David Lee Roth sur les couplets, pour prendre enfin complètement son envol. "Empty Heart", composé et chanté par Jimmy Barnes, achève le travail avec cette voix si caractéristique. Piano pour adoucir les moeurs sur la fausse ballade "Make The Best Of It", bon titre au demeurant. La vraie première ballade arrivant ensuite avec la classique mais réussie "Something I Said". Le groovy "Get Up, Get Ready" prend la relève avant de laisser la place au plus Hard "With You And I". Deuxième ballade, "Sleep", laissant place à la belle étendue vocale de John Corabi, et confirmant de ce fait la bonne surprise évoquée plus haut. "My Time" déboule avec sa basse bien grasse pour un Hard Rock sans concession, "Midnight Moses", enfonçant le clou dans le même genre, présente un bel enchaînement... parachever par "Devil Out Of Time" et son intro à la MOTÖRHEAD. Et on finit en beauté par la troisième et meilleure ballade ("Critical") riche en émotion dans les couplets pour laisser place à un puissant refrain.

Et de se dire alors en guise de conclusion, que si Revolucion n'est pas un indispensable de première urgence, il possède tout de même les atouts nécessaires pour que tout amateur du genre y jette une oreille attentive.

Chronique : Renegade88

7,5

 

 

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SKEPTICISM - Ordeal

Publié le par Nono666

SKEPTICISM - Ordeal
Svart Records
Style : Funeral Doom Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.skepticism.fi

SKEPTICISM_Ordeal



01. You / 02. Momentary / 03. The Departure / 04. March Incomplete / 05. The Road / 06. Closing Music / 07. Pouring / 08. The March And The Stream

Dire que l’on attendait le nouvel album des Finlandais de SKEPTICISM est un doux euphémisme, 7 longues années de silence qui s’apprêtent enfin à être brisées. Ordeal, tel est le nom du petit nouveau, enregistré live le 24 janvier à Turku en Finlande par les pionniers du Funeral Doom Metal, la promesse est énorme sur le papier. Alors comme le groupe est le maitre en la matière, il n’a pas fait les choses à moitié puisqu’un public est bien présent, on peut l’entendre applaudir entre les morceaux, et cet album est disponible en CD et LP mais à chaque fois accompagné du DVD permettant de joindre l’image au son pour une prestation complète de la part d’un groupe définitivement en marge. Si la démarche est à saluer, nous ne parlerons ici que du son puisque l’image n’y est pas et sur cette base, il y a bien des choses à dire. Tout d’abord, le chant de Matti montre de grosses difficultés à vibrer sur "You", le morceau d’ouverture, dommage car cela gêne et accroche l’oreille, peut-être que les Finlandais aurait pu se permettre quelques overdubs sur ce point ou faire un morceau de chauffe avant, histoire que le groupe soit bien dedans dès le début. Ensuite, et là ce n’est pas forcément du à l’enregistrement live, les lignes de chant de Matti ne sont pas très inspirées, se contentant de suivre une ligne identique pour tous les morceaux. Enfin, au niveau du mixage, le clavier est bien trop en avant et cela n’aurait pas été aussi gênant s’il n’avait pas eu un son aussi cheap, on se croirait revenu au milieu des années 90 lorsque les groupes de Black ont découvert ce formidable Bontempi à touches noires et blanches. Alors cependant, si tout cela peut paraitre un peu dur, c’est justement parce que l’on sait ce groupe capable de bien des miracles et que cet Ordeal donne l’impression d’inachèvement malgré la longueur de l’album (80 minutes de Funeral Doom Metal !), autre sujet à discussion, plutôt rageant lorsque l’on sait que le groupe est resté muet 7 années. Mais on reconnait ce talent guitaristique dans les leads et notamment sur la fin de "The Departure" et plutôt que de gros riffs saturés, Jani Kekareinen a opté pour plus de lumière et d’aération dans son jeu, sur ce point les fans du groupe reconnaitront immédiatement cette patte que tant ont cherché à copier, cette atmosphère à la fois pesante et mélancolique que les Finlandais cultivent si bien, et un titre comme "The Road" ravivera forcément des souvenirs. Alors voilà, SKEPTICISM a essayé de se mettre en danger, de tenter des choses pour ne pas tomber dans l’ennui et la routine, cet album est plus une satisfaction pour l’égo des musiciens et pour la prestation en elle-même, car musicalement, Ordeal revêt tellement d’imperfections pour un groupe de ce calibre que la fête s’en trouve gâchée, au moins le groupe pourra-t-il se concentrer désormais sur un nouvel opus plus traditionnel et surtout un peu plus inspiré, notamment au niveau du son de clavier, au moins ça ! Toutefois, et pour finir, il apparait évident que l’apport de la vidéo dans ce projet est un point indéniablement positif, reste à espérer que cela gomme quelques déceptions...

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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THE BLACK DAHLIA MURDER - Abysmal

Publié le par Nono666

THE BLACK DAHLIA MURDER - Abysmal
Metal Blade Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/theblackdahliamurderofficial

THE BLACK DAHLIA MURDER_Abysmal



01. Receipt / 02. Vlad, Son Of The Dragon / 03. Abysmal / 04. Re-Faced / 05. Threat Level N°3 / 06. The Fog / 07. Stygiophobic / 08. Asylum / 09. The Advent / 10. That Cannot Die Which Eternally Is Dead

Pour ceux qui l’ignore, le Dahlia Noir est le nom du tristement célèbre crime d’Hollywood, le meurtre (jamais résolu) d’une jeune fille : Elizabeth Short, découpée  en deux et vidée de son sang. Cette petite explication donnée, voyons la musique du célèbre combo américain THE BLACK DAHLIA MURDER qui nous livre ici son septième album Abysmal. La cover est, il faut le dire, dépassée et inesthétique. On a l’impression d’avoir un vieux CD de Thrash des années 90 entre les mains ! Et pourtant... Le premier titre d’Abysmal, "Receipt" attaque fort ! Après une intro assez brève, ça part vite et bien, et avec violence. Comme tout l’album d’ailleurs. Le rythme est effréné et pas de pause ! Ca sent bon le son moderne, avec des influences un peu Deathcore. La production est excellente ! Ca blaste, ça va vite, y’a des soli partout. Ils sont parfois un peu vieillots à mon goût, et un peu dépassés. Mais cela n’enlève rien à la qualité de l’album ! "The Advent" possède des mélodies justes superbes ! "Vlad, Son Of The Dragon" est magique, mélodieuse et puissante. On ressent, tout au long de l’album, une influence certaine du Thrash/Death des années 90, mais modernisé, avec un son actuel et soigné. La voix est omniprésente, ce qui a tendance à « me prendre un peu la tête ». Les thèmes abordés sont  la mort, le mal, le meurtre ou la violence. Les textes sont longs et compacts : normal, il y a du chant partout ! Le défaut de cet album, c’est « trop » ! Trop de  chant, trop de soli, trop de notes, trop de riffs, trop de transitions... Le moindre qu’on puisse dire, c’est qu’il est dense et fourni. Cependant, Abysmal n’en reste pas moins un excellent album, avec des rythmiques soutenues, du niveau, des ambiances violentes et des riffs accrocheurs. L’album est très bon dans son ensemble, il déboite et on en redemande !

Chronique : Fanny

8

 

 

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WOLFHEART - Shadow World

Publié le par Nono666

WOLFHEART - Shadow World
Spinefarm Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/WolfheartRealm

WOLFHEART_Shadow World


 
01. Aeon Of Cold / 02. Zero Gravity / 03. Storm Centre / 04. Last Of All Winters / 05. Nemesis / 06. Abyss / 07. Resistance / 08. Veri

Shadow World commence fort, avec une magnifique intro au piano, une intro, à vous donner des frissons ! Elle s’enchaine avec un morceau intense, saturé, assez lent mais d’une grande puissance, puis s’éteint avec ce même piano, mélancolique, doux. Excellente entrée en matière ! J’adore et j’adhère. J’en redemande même.

WOLFHEART, je ne connais pas, alors je me renseigne un peu. Le groupe, emmené par Tuomas Saukkonen (ex-BEFORE THE DAWN, ex-BLACK SUN AEON, ex-DAWN OF SOLACE...), nous vient de Lathi (sud de la Finlande, pour ceux qui ne parle pas un mot de Finnois). Les terres glacées, les forêts gelées, les loups et les guerriers sont bien là. Cet album transpire le patriotisme nordique et la fierté de son peuple et de sa terre. Les « suomis » nous entrainent dans un abîme de neige et de glace. Les morceaux sont tantôt lents et tantôt puissants. "Storm Centre" est très efficace. Elle démarre plutôt lentement, avec beaucoup de mélodie. Puis elle envoie un peu plus, jusqu’à ce que la double pédale décolle et que les blasts s’enchainent. "Last Of All Winters" est vraiment bien aussi, mélodieuse, avec son intro toute en douceur et ses breaks  à la guitare sèche. Plutôt original ! "Nemesis" commence également par une douce intro au piano, puis continue dans un Death Metal teinté de Heavy, efficace et puissante. Blasts, mélodies et soli s’entrecroisent sur une rythmique appuyée. "Resistance" demeure lui aussi un bon morceau. "Veri" clôture bien cet album, tout en douceur, tristesse et sagesse. Le tout est bien mené, propre et puissant. Mais au fil des morceaux, l’album tend à s’essouffler et à lasser. Un manque certain d’originalité, de relief, une voix trop ronde et sans aspérités, font que l’album tend à devenir ennuyeux, prévisible, et c’est dommage. J’ai donc un avis mitigé sur Shadow World, avec sa musique bien équilibrée, bien maitrisée, ses passages mélancoliques et doux, ses morceaux plus sauvages et « blastés ». Il commence fort et bien, mais finit par m’ennuyer un peu, en se perdant dans des sonorités toutes semblables les unes aux autres. A découvrir malgré tout, mais il ne faut pas s’attendre à prendre la claque du siècle !

Chronique : Fanny

6

 

 

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