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SEYMINHOL - The Wayward Son

Publié le par Nono666

SEYMINHOL - The Wayward Son
Brennus Music
Style : Symphonic Power Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.seyminhol.net

Seyminhol_The Wayward Son



01. A Night At Elseneur / 02. Marcellus's Ascertaining / 03. The Spectre's Confidence / 04. The Oath On The Sword / 05. Mantle Of Madness / 06. The Comedian's Parade / 07. Theatre Of The Dream / 08. The Agony Of A King / 09. To Die, To Sleep... / 10. Into The Black Chamber / 11. The Death Of Polonius / 12. Shadows Of Death / 13. Poem For A Maid / 14. The Conspiracy / 15. Into The Cemetary (feat Jo Amore) / 16. A Disguised Corpse / 17. The Great Hall Of The Castle / 18. The Duellist / 19. The Last March Of A Prince

Après Ov Asylum paru en 2009, qui fut, il faut bien le reconnaitre, une grosse plantade pour SEYMINHOL, les lorrains, s'étant vite rendus compte que le modern Metal aux sonorités electroniques et sombres abordé sur cet album n'était definitivement pas le style qui convenait le mieux au groupe, font machine arrière et nous reviennent sur The Wayward Son avec ce qu'ils savent si bien faire, du Symphonic Power Metal à tendance epico-progressive, voilà qui devrait ravir les fans des débuts ! Et pour se faire, les Français ont décidé de réadapter Hamlet de Shakespeare à leur univers, concept ambitieux s'il en est ! Batie à la manière d'une pièce de théatre, avec actes, scènes, interludes et narrations, cette nouvelle oeuvre de SEYMINHOL est à prendre dans sa globalité, chaque titre s'enchaîne avec fluidité, mettant en avant un énorme travail d'écriture, les ambiances et atmosphères se veulent très soignées et variées, tantot orchestrales ("The Spectre's Confidence"), épiques ("The Duellist") ou progressives ("Theatre Of The Dream"), quelques bribes du passé le plus récent subsistent encore sur certains titres, mais cette fois bien mieux intégrés et sans que cela ne choque ("Mantle Of Madness" et ses touches electro)... Six années auront été nécessaire à SEYMINHOL pour se relever du naufrage Ov Asylum qui a bien failli couter la vie au groupe mais ce The Wayward Son, bien plus conventionnel, est une belle réussite qui replace nos lorrains sur les bons rails, de quoi reconquerir les fans de la première heure qui avaient lachés le groupe en 2009 à l'issue de la sortie de leur troisième opus...

Chronique : Nono666

7,5

 

 

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HELLBROS - Hellbros

Publié le par Nono666

HELLBROS - HellBros
Bad Reputation
Style : Hard Rock'n'Roll
Origine : Canada
Sortie : 2015
Site Web : www.hellbros.net

HELLBROS_Hellbros



01. Street Party / 02. For The Worst / 03. Dead City Rockers / 04. Father Time / 05. Hate / 06. Tombstone / 07. Kill You / 08. Terminator / 09. Trespassing By Night / 10. Shoot The Horse / 11. I Heart Drugs

Ayant déjà rencontré une certaine reconnaissance sur ses terres, au Canada, il était grand temps pour HELLBROS d'étendre son champ d'action et de se pencher sur le territoire européen, et une fois de plus Bad Reputation, toujours dans les bons coups quand il s'agit de gros son Rock'n'Roll, joue son rôle de dénicheur de talents, permettant à cette jeune formation originaire d'Ottawa de faire ses premiers pas discographiques sur le vieux continent. Déjà auteur d'un premier album et d'un EP, HELLBROS n'en est donc pas à son coup d'essai, mais ce nouvel album, qui n'en est pas vraiment un puisqu'il compile en fait les meilleurs titres issus de leurs deux premières réalisations, est avant tout destiné a établir un premier contact avec le public européen... On découvre donc HELLBROS dans ses oeuvres et le moins qu'on puisse dire, c'est que nos rockers n'ont de leçons à recevoir de personne pour balancer un Hard Rock'n'Roll endiablé, direct et sauvage, sorte de croisement entre nos compatriotes de STICKY BOYS, NASHVILLE PUSSY et les Australiens d'ELECTRIC MARY. HELLBROS fait dans le basique et ne s'embarrasse pas de fioritures, ça envoie du lourd, c'est brut, rentre dedans et concis, aucun temps mort, le groupe enchaine les brulots incandescents pour notre plus grand plaisir ! Chaque compo va droit à l'essentiel et fait mouche à tous les coups. Baffe, uppercut, mandale, ça avoine sévère ! Voilà un album 100% Kickass Rock'n'Roll à s'écouter sans aucune restriction...

Chronique : Nono666

8

 

 

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ORAKLE - Eclats

Publié le par Nono666

ORAKLE - Eclats
Apathia Records
Style : Experimental Post-Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.orakle.fr

ORAKLE_Eclats



01. Solipse / 02. Incomplétude(s) / 03. Nihil Incognitum / 04. Apophase / 05. Le Sens De La Terre / 06. Aux Éclats / 07. Bouffon Existentiel / 08. Humanisme Vulgaire

L’étiquette Post-Black Metal est un peu floue désormais et ce n’est pas le cas ORAKLE qui va vous éclairer sur ce qu’est ce style car s’il est un groupe peu conventionnel, ORAKLE fait partie de ceux là sans problème, et depuis bien des années maintenant. Comme l’histoire et le rappel des faits ne fait jamais de mal, rappelons tout de même que le groupe Français existe depuis 1994, 20 ans ! Voilà qui doit vous amener à cette question qui est : « mais pourquoi suis-je passé à côté de ce groupe ? », ce à quoi je réponds, calme toi petit et arrête de hurler dans mes oreilles. Es-tu fan d’ENSLAVED, de LEPROUS ou OPETH ? Non, connais-tu au moins le cultissime MISANTHROPE ? Oui, bien entendu, nous parlons ici du MISANTHROPE inspiré, celui qui dans les 90’s convoitait le trône du règne sur le Metal Français avant de se perdre et de subir l’évolution de l’auditoire moyen passionné par ces jeunes qui rapent sur de grosses guitares, bref ! Nous parlons là d’une musique faite de Progressif, de Metal Extrême (je n’ose écrire Black Metal de peur des représailles…), de Heavy Metal ou de Rock où l’ambiance domine, plus que la technique. D’ailleurs nos amis d’ORAKLE nous renvoient vers un autre groupe français qu’est 6 :33 ou même le projet PIN UP WENT DOWN initié par un ancien CARNIVAL IN COAL, et citons également ce groupe qui a du jouer un rôle même si le propos du quintet est tout de même bien plus 1° degré. Alors, pour continuer sur l’historique, il faut savoir qu’ORAKLE propose avec Eclats, son troisième album en dix ans et que si certaines limites pouvaient encore être dressées dans l’horizon de ce groupe, un titre comme "Aux Eclats" désinhibe tout cela avec des parties Heavy qui évoquent HEAVENLY par exemple et du Progressive Metal comme le récent OPETH peut en proposer alors que l’on retrouve sur le début d’album ("Incomplétude’s)" par exemple) cette patte propre à MISANTHROPE. Le groupe avait d’ailleurs trouvé refuge il y a quelques années chez Holy Records, signe de la singularité du groupe tant ce label ne signe rien de bien conventionnel, avant d’atterrir chez APATHIA dont la ligne de conduite n’est pas réellement différente. Toutefois, on sent bien que le groupe a franchi un palier, tant au niveau artwork qu'au niveau musique, d’une fluidité assez convaincante, même des traces indélébiles de titre ‘on a voulu faire comme… sur ce passage’ se font régulièrement entendre, l’univers de ce groupe est très intéressant et le propos parfaitement maitrisé, plutôt bien mis en son même si la section rythmique est peut-être un peu trop cantonnée au rôle de toile de fond, dommage mais on sent encore le côté petit budget avec une production manquant de netteté, avec des parties de guitare plutôt brouillonnes ("Humanisme Vulgaire"). Enfin, si les paroles de Frederic A. Gervais sont assez énigmatiques, le chant, lui, manque tout de même non pas de justesse mais plutôt de coffre, régulièrement on pense à des groupes de Rock pour midinette (alors attention, sur de très courts passages, voire même des intonations comme sur "Bouffon Existentiel") avant d’être rassuré par la ligne de chant suivante bien plus couillue, le chant clair de Frédéric n’est pas des plus exceptionnel et peut-être que c’est là qu’il reste le plus de travail pour le groupe s’il veut avoir un peu plus d’attention de la part de l’étranger. Mais le potentiel est là, largement, Eclats est d’une qualité assez impressionnante tout de même (attention plusieurs écoutes sont obligatoires pour appréhender la musique du groupe) et confirme qu’ORAKLE a devant lui un avenir qui peut vraiment être lumineux car si on cite volontiers ENSLAVED, OPETH, LEPROUS et MISANTHROPE c’est aussi parce que ce groupe mélange ces 4 équations sans réellement trop en privilégier une plutôt que l’autre, signe d’une personnalité affirmée et d’un groupe digne d’intérêt.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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KAMPFAR - Profan

Publié le par Nono666

KAMPFAR - Profan
Indie Recordings
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.kampfar.com

KAMPFAR_Profan



01. Gloria Ablaze / 02. Profanum / 03. Icons / 04. Skavank / 05. Daimon / 06. Pole In The Ground / 07. Tornekratt
 
KAMPFAR ne date pas d’hier, puisque le groupe a été fondé par Dolk en 1994. La musique oscille entre le Black Metal de Dolk et le Folk/Rock de Thomas. « Kampfar » est un ancien cri de guerre scandinave qui signifie Odin. Nous sommes donc en plein traditionalisme norvégien et culture païenne, emprunt d’une forte identité (ce qui n’est pas très novateur pour un groupe de Black Metal norvégien, puisqu’on a généralement le choix entre satanisme ou nature païenne ; mais on ne change pas une équipe qui gagne !).

Quelques secondes d’une voix rauque et torturée, accompagnées de deux notes de guitare saturée, font office d’intro, et nous conduisent vers un titre, "Gloria Ablaze", très mélodieux et entrainant, à la limite de l’hymne glorifiant. On se met tout de suite dans le bain de cet album de KAMPFAR (le 7ème, sachant que Djevelmakt est sorti l’année dernière). Sur "Gloria Ablaze", la double pédale balaie tout sur son passage, la mélodie est parfois lente et parfois pénétrante, le tout restant magnifique. Le deuxième morceau, "Profanum" est déjà plus Rock’n roll, rythmé, à base de mid-tempo saccadés et de guitares alternant riff thrashy et Black enivrants. Des soli s’envolent, assez planants parfois. C’est varié et appréciable. Le Black Metal de KAMPFAR est ici très pur, traditionnel, dans la veine de SATYRICON ou des anciens GORGOROTH. Les riffs sont choisis, étayés, la double pédale est savamment utilisée, les voix sont plaignantes, gémissantes et pleine de souffrance, ou parfois clairs et vikings. Parfois, ça me rappelle TRELLDOM. J’avais pourtant détesté Djevelmakt, le précédent album sorti en 2014. Comme quoi, à un an d’intervalle, on peut pondre un album plus que médiocre et un pur chef d’œuvre ! "Tornekratt", le dernier morceau de cet album, est une merveille. Un hymne à la nature, aux divinités païennes ! (Traduction : Epines). Très entrainant, avec des riffs extrêmement bien trouvés, qui sonnent et résonnent. Dans un style musical situé entre le Folk Metal et le Black, KAMPFAR nous offre ici une musique et une atmosphère sombre et mélancolique. Les passages Folk étant assez restreints, et le côté Black Metal très prononcé. L’artwork est assez sobre, la cover est très symbolique et fouillée, dans les tons ocres et gris, et le livret est noir avec les textes en blanc, rien de très compliqué donc. Comme dit plus haut, les textes sont mythologiques ou sur le folklore scandinave, le tout dans un contexte païen et antireligieux prononcé (cf. le clip du titre "Daimon"), KAMPFAR nous sert depuis presque 20 ans ce thème obsolète des traditions norvégiennes et des mythes scandinaves, mais Profan n’en reste pas moins un excellent album, alliant mélodies, mélancolie, passage rythmés et Folk, avec de superbes riffs, incroyablement beaux. J’ai adoré.

Chronique : Fanny

9

 

 

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AMBUSH - Desecrator

Publié le par Nono666

AMBUSH - Desecrator
High Roller Records
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Ambushsweden

AMBUSH_Desecrator



01. Possessed By Evil / 02. Night Of The Defilers / 03. Desecrator / 04. The Chain Reaction / 05. Southstreet Brotherhood / 06. Rose Of The Dawn / 07. Master Of The Seas / 08. Faster / 09. The Seventh Seal

Ce n'est un secret pour personne, la Suède possède, quel que soit le style, un vivier inépuisable en matière de groupes de Metal... Nous nous intéressons aujourd'hui au cas d'AMBUSH, jeune formation originaire de Växjo donnant dans un Heavy pur jus façon old school. A peine un an après la sortie de Firestorm, AMBUSH nous revient déjà avec un nouvel album, ou comment battre le fer tant qu'il est chaud ! Desecrator s'inscrit dans la droite lignée de son prédécésseur, nous invitant à nouveau à un voyage temporel direction les années 80. AMBUSH pratique en effet un Metal dans la grande tradition des JUDAS PRIEST ("Desecrator", "The Chain Reaction"), ACCEPT ("Night Of The Defilers") et autres RIOT ("Southstreet Brotherhood", "Faster"), principalement mid tempo, avec parfois une certaine dimension épique ("The Seventh Seal"). Vous l'aurez donc sans doute compris, rien de bien original ici, AMBUSH n'invente rien, se montrant même d'un classicisme à toute épreuve, toutefois cela n'est en rien péjoratif et n'empêche nullement nos Suédois de proposer une bien belle relecture d'un style que certains, de nos jours, jugeront peut-être daté, voire dépassé, qu'à cela ne tienne... Desecrator se montre relativement efficace avec ses guitares enflammées et ses mélodies accrocheuses, et quand on sait que le groupe n'a que deux ans d'existence, on ne peut qu'être admiratif devant cette maitrise dont fait preuve AMBUSH. Une belle réussite de la part de ce jeune groupe fort prometteur qui se place désormais en sérieux concurrent des ENFORCER, RAM, PORTRAIT et toute cette cohorte de groupes surfant sur la vague revival 80's.

Chronique : Nono666

8,5

 

 

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TERAMAZE - Her Halo

Publié le par Nono666

TERAMAZE - Her Halo
Mascot Label Group
Style : Progressive Metal
Origine : Australie
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/teramaze

TERAMAZE_Her Halo



01. An Ordinary Dream (Enla Momento) / 02. To Love, A Tyrant / 03. Her Halo / 04. Out Of Subconscious / 05. For The Innocent / 06. Trapeze / 07. Broken / 08. Delusions Of Grandeur

TERAMAZE est un groupe de Metal progressif venant de Melbourne, en Australie, créé en 1994. Composé de Dean Wells (guitare), Nathan Peachey (chant), Dean Kennedy (batterie) et Luis Eguren (basse). Après un superbe Esoteric Symbolism, le groupe nous revient en cette fin d'année 2015 avec leur tout nouvel effort, le très beau, que dis-je, l'énorme Her Halo. D'entrée de jeu ce qui m'a frappé à l'écoute de ce sixième album des kangourous, c'est l'exceptionnel talent de ces musiciens, tant en matière de composition que par l'interprétation en elle-même, d'une technique ahurissante et d'une beauté foudroyante. Nathan Peachey nous gratifie d'une grande performance vocale, pleine d'émotion, mais aussi chargée de force et de conviction. Son timbre n'est d'ailleurs pas sans évoquer James LaBrie (DREAM THEATER). Dean Wells est époustouflant de virtuosité et de classe. Le vent débutant l'œuvre, tournicotant, se mariant avec l'ambiance d'un cirque celui-ci bien sûre progressif, sonnant le glas, "An Ordinary Dream" arrive sur de belles notes acoustiques, morceau long (12:50 mn), très inspire par le grand DREAM THEATER, notamment au niveau de la voix, avec des rythmiques puissantes, presque Power, mais le morceau se veut aussi plus aérien, poignant, laissant les guitares servir l'émotion, telles les chutes du Niagara, la fin est somptueuse, avec de magnifiques notes de piano. Une fois de plus TERAMAZE souffle sur sa musique la puissance et la subtilité avec l'énorme "To Love, A Tyrant", disposant d'un refrain ahurissant, accompagné d'une basse qui groove tel l'énorme QUEENSRYCHE... Le superbe "Her Halo" arrive avec un Nathan Peachey donnant le ton, posant son magnifique organe sur de beaux arpèges, couplés à de belles notes de piano, pour ensuite s'emballer rythmiquement. Le solo qui suit est tout bonnement fantastique, le petit passage atmosphérique, sorte de pont apaisant avec des harmonies guitaristiques d'une jouissance absolue, n'est pas sans rappeler le colossal EVERGREY, un superbe refrain, plein de force et de vigueur, un des grands moments de l'opus ! On retrouve en "Trapèze" un instrumental très travaillé, avec un riffing bien prenant, les notes de claviers dans sa première partie sonnent très caverneux, presque Black Metal, pour ensuite débouler sur un Metal progressif lumineux. L'opus se termine sur cette magnifique pièce musicale qu'est "Delusion Of Grandeur" et ses 9:44 mn. Très technique comme toujours, mais aussi d'une grande théâtralité. Avec Her Halo, TERAMAZE réussit un coup de maître en faisant parler sa puissance, sa technique extrême, au service de sentiments profonds, en y incorporant un jeu théâtral pouvant évoquer KAMELOT, donnant du sens à leurs écrits et leurs compositions. C'est tout simplement sublime, intelligent et renversant ! Un condensé de tout ce qui se fait de mieux dans le Metal progressif.

Chronique : Papa Bordg

9

 

 

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REGARDE LES HOMMES TOMBER - Exile

Publié le par Nono666

REGARDE LES HOMMES TOMBER - Exile
Les Acteurs De L'Ombre Productions
Style : Black/Sludge Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/rlhtband

REGARDE LES HOMMES TOMBER_Exile



01. L'Exil / 02. A Sheep Among The Wolves / 03. Embrace The Flames / 04. They Came... / 05. ...To Take Us / 06. Thou Shall Lie Down / 07. The Incandescent March

REGARDE LES HOMMES TOMBER, formation française de Black/Sludge à la personnalité bien marquée, avait marqué beaucoup d'amateurs avec son premier album éponyme, paru en 2013, puissant et prenant. Le groupe a entre temps changé de chanteur, mais à première vue, l'album semble être dans la continuité de son prédécesseur, notamment au niveau de l'artwork, là encore inspiré du style de Gustave Doré, avec toujours ce côté nihiliste et sombre. Deux adjectifs qui collent toujours aussi bien avec la musique de ce groupe, torturée et intense, mais avec toujours une once de groove destructeur et efficace. Le côté Black Metal est bien plus appuyé que sur le premier album, notamment au niveau des vocaux, gros atout de cet album d'ailleurs, car riche en émotions, apportant beaucoup à la musique, en addition au riffing, funèbre extrêmement soigné, à l'ambiance pessimiste et occulte, le tout donnant une neurasthénie musicale terriblement profonde. Si la musique du groupe demande toujours une mise en ambiance au préalable, le jeu en vaut la chandelle car ces mélodies mélancoliques, sombres et inspirées, nous plongent rapidement dans les ténèbres les plus abyssales de la musique, à savoir une misanthropie sonore emplie de haine noire, un pavé de lourdeur colossale, un chaos maîtrisé mais vivace et libre dans sa colère. Cela est notamment dû à une production parfaite, notamment au niveau de la batterie, efficace et intelligente, là encore un gros atout pour une formation Black Metal, et qui plus est Black Metal moderne. Malgré la longueur des compositions, l'ennui n'a pas sa place ici car la musique possède de multiples facettes, difficiles à rendre avec les mots, dont je retiendrai l'exquise dissonance et l'épique mélancolie. Si vous souhaitez avoir un aperçu de l'album, jetez vous sur le titre final, "The Incandescent March", long titre de 11 minutes, traduction bruyante de la haine, mais également "Embrace The Flames", très efficace. REGARDE LES HOMMES TOMBER s'affirme ici comme l'un des piliers du renouveau Black Metal en France, enfonçant élégamment et efficacement le clou planté par leur premier album. Une perle.

Chronique : Durchfall

8,5

 

 

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EKTOMORF - Aggressor

Publié le par Nono666

EKTOMORF - Aggressor
AFM Records
Style ; Néo Thrash Metal
Origine : Hongrie
Sortie : 2015
Site Web : www.ektomorf.com

EKTOMORF_Aggressor



01. Intro / 02. I / 03. Aggressor / 04. Holocaust / 05. Move On / 06. Evil By Nature (feat. George "Corpsegrinder" Fisher) / 07. You Can't Get More / 08. Emotionless World / 09. Eastside / 10. Scars / 11. Damned Nation / 12. You Lost / 13. You’re Not for Me / 14. Memento

EKTOMORF a souvent fait débat et de multiples comparaisons, pas toujours positives pour ce groupe hongrois hors du commun, ont été écrites avec démesure ! Je me souviens avoir défendu bec et ongles le précédent album tellement une certaine presse se faisait juge et bourreau par rapport à ce groupe qui, au fil des ans, a pourtant marquer d'une part la scène d'Europe de l'est mais très vite les scènes du monde entier ! Et c'est fort de ce dixième album qu'EKTOMORF se présente à nous. Et c'est dorénavant toujours par la grande porte qu'il entre avec fracas. Il n'y a pas de followers chez AFM Records, que du beau linge ! Et avec ce nouvel album, EKTOMORF est habillé du plus bel apparat... Des harmonies tziganes de l'est de l'Europe viennent en plus agrémenter le contenu de ce nouvel album lui octroyant une atmosphère sombre du plus bel effet, enrichissant le groove Metal d'EKTOMORF de façon unique. "I" qui débute cet album suite à une petite intro donne le ton. Une grande claque ! Un direct du droit qui envoie l'auditeur dans les cordes ! Et nous ne sommes que dans le premier round ! Les poings en sang et en sueur, EKTOMORF continue a assèner des coups de massue, tout d'abord avec "Aggressor", le morceau titre, et "Holocaust". Je suis déjà presque au point de rupture, les coups se transformant en knockout et uppercut. Mais on se relève. L'outsider que je suis s'accroche aux cordes et prend soin auprès de son soigneur. Il ne faudrait pas que j'atteigne le KO avant la fin de ce combat pourtant inégal. Et pourtant la bande à Zoltán "Zoli" Farkas ne me laisse aucun répit ! Et oui, "Move On" ! quoi de plus normal ! Je suis le rythme. Jambe gauche, jambe droite, dos courbé, j'utilise toute ma technique pour contrecarrer les assauts du champion Hongrois. Et pourtant, je dois mettre à nouveau genou à terre ! EKTOMORF s'adjoint les services de George “Corpsegrinder” Fisher de CANNIBAL CORPSE le temps d'un "Evil By Nature" pour tenter de me mettre hors du ring. Heureusement la cloche retentit et une charmante demoiselle arpente la zone de combat, brandissant le décompte des rounds qui sont pour moi une véritable correction. (Pour la petite histoire, la prestation vocale de George a été enregistrée dans les backstages lors d'un concert d'EKTOMORF et CANNIBAL CORPSE à Budapest). Sur ce, le match reprend. Sur les bons conseil de leur entraîneur de producteur, le Danois Tue Madsen. Il était tout à fait naturel que le groupe hongrois fasse à nouveau appel à lui tant il comprend la vision des choses et tient entre ses mains l'essence même de la musique d'EKTOMORF. Et la raclée continue ainsi jusqu'au bout ! Comment suis-je encore debout ? Un miracle ! Mon coach a failli jeter l'éponge à plusieur reprises mais je pense qu'il ne pensait plus à moi et profitait plutôt de cette démonstration des Neo-Thrasheurs de l'est. Bon, et bien je vous conseille de suivre ce combattant au corps-à-corps ! Aggressor, le nouvel EKTOMORF, est une machine de guerre pacifique dont on ne se relève pas sans hématomes mais dont les coups sont autant de boost pour se rendre plus fort que jamais ! Le Rock et le Metal, en ses temps difficiles, est une arme positive pour faire face à l'ignominie qui a frappé dans le dos des innocents ce 13 Novembre 2015 à Paris ! La liberté lève les bras, la fraternité nous rassemble et l'égalité nous tend la main ! Marchons ensemble la tête relevée et le coeur serein !

Chronique : Phil PKMS Neuville

9

 

 

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MUSTASCH - Testosterone

Publié le par Nono666

MUSTASCH - Testosterone
Gain / Sony Music
Style : Hard Rock
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.mustasch.net

MUSTASCH_Testosterone



01. Yara's Song / 02. Breaking Up With Disaster / 03. The Rider / 04. Down To Earth / 05. The Hunter / 06. Dreamers / 07. Be Like A Man / 08. Someone / 09. Under The Radar / 10. Testosterone

Avec Testosterone, son huitième album studio, il semblerait que MUSTASCH tente le tout pour le tout en vue d’une plus large reconnaissance de son talent. OK, le quatuor suédois n’a jamais été le plus extrême qui soit, et il s’est toujours appliqué à composer des morceaux diablement accrocheurs. Mais son propos semble ici bien plus édulcoré par de nombreux arrangements et un recul des guitares dans le son global du groupe. Attention, « commercial » ne signifie ici nullement « désagréable », chaque morceau s’avérant être un petit bijou de composition et possédant une profondeur émotionnelle supérieure à celle du « simple » tube radio lambda ("Yara’s Song", "The Rider"…). En outre, le fantasque Ralf Gyllenhammar se montre toujours aussi impressionnant au chant. Ecoutez la performance du bonhomme sur "Be Like A Man" (seraient-ce des relents de MUSE que nous entendons sur ce titre ainsi que sur le plus aérien "Dreamers" ?), vous ne pourrez rester de marbre ! Bon il faut tout de même admettre que deux ou trois morceaux n’atteignent pas le niveau de l’ensemble – comme "The Hunter" qui se montre pourtant agréablement heavy – ce qui est tout de même un peu dommage pour un album ne dépassant pas les quarante minutes. Mais la grande majorité de Testosterone reste très convaincante, bien que sa durée de vie sur vos platines risque de souffrir de son côté si immédiat. La prochaine étape sera-t-elle l’abandon des tempi rapides et de la double grosse caisse ? Tiens, ça ne vous rappelle pas quelqu’un, ça ?

Chronique : Morbid S.

8

 

 

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HANGMAN'S CHAIR - This Is Not Supposed To Be Positive

Publié le par Nono666

HANGMAN’S CHAIR - This Is Not Supposed To Be Positive
Music Fear Satan
Style : Sludge Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/hangmanschair

hangman's chair_this is not supposed to be positive



01. Dripping Low / 02. Cut Up Kids / 03. Requiem / 04. Your Stone / 05. Save Yourself / 06. Les Enfants Des Monstres Pleurent Leur Désespoir / 07. Flashback / 08. No One Says Goodbye Like Me / 09. Dope Sick Love / 10. Rouge Pour Le Sang, Bleu Pour La Grace

Leaving Paris avait amorcé un virage montrant un visage moins rude des Parisiens d’HANGMAN’S CHAIR, cela correspond également avec l’arrivée du talentueux chanteur Cedric TOUFOUTI qui dégage un spleen qui prend encore plus de place sur This Is Not Supposed To Be Positive, le bien nommé quatrième album. Tout d’abord, le groupe n’a pas reproduit le pseudo silence qui avait régné autour de la sortie de Hope // Dope // Rope en 2012, et là il faut bien dire que la communication de Music Fear Satan, nouveau partenaire du groupe, est bien au point, impossible de ne pas savoir que cet album est sorti et c’est déjà un bon point car qui aime les précédents albums sera forcément intéressé par ce dernier, même s’il marque une certaine évolution. Côté production, HANGMAN’S CHAIR a de nouveau mis sa musique entre les mains de Francis CASTE, qui connait bien le groupe maintenant, et le résultat est plus éthéré et aéré que les précédents opus, les guitares, si elles savent se faire sombres et puissantes à l’image du début d’album ("Dripping Low", "Cut Up Kids"), elles donnent surtout le change en matière de mélancolie avec ces arpèges particulièrement habités et prenants ("Save Yourself", "No One Says Goodbye Like Me"). L’album suit une progression de plus en plus intimiste et de plus en plus dépouillé avec des titres comme "Requiem" ou "Your Stone" mais aussi ce "Save Yourself" imparable. Ensuite avec l’instrumental "Les Enfants Des Monstres Pleurent Leur Désespoir", le groupe relance la machine et ce "Flashback" bien lourd suivi d’un "No One Says Goodbye Like Me" qui ne l’est pas moins. Avec ce quatrième opus, les Parisiens montrent clairement qu’ils ont su évoluer tout en gardant bien vivantes leur racines Sludge, Doom Stoner et même un peu Hardcore comme dans ES LA GUERILLA. Mais avec ce chant habité et ces guitares moins plombées mais terriblement plus dérangeantes, les noms de LIFE OF AGONY ou A PALE HORSE NAMED DEATH arrivent de suite en tête sauf que HANGMAN’S CHAIR n’a pas ce côté immédiat, presque Pop dirons nous, des Américains, on y voit un Paris brumeux mais non dénué de son charme, un peu comme l’artwork de l’album, invitant à rejoindre le groupe dans son univers malgré son côté inquiétant lorsqu’on le regarde de plus près (ne serait-ce pas une guillotine qui trône au milieu du dessin ?). Alors voilà, HANGMAN’S CHAIR fait de nouveau mouche, continuant à progresser et à affiner son style, une valeur sure qui mérite grandement un peu plus d’attention de la part du public, à ne pas rater !

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

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