Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

TEMPLE OF BAAL - Mysterium

Publié le par Nono666

TEMPLE OF BAAL - Mysterium
Agonia Records
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Temple-Of-Baal

TEMPLE OF BAAL_Mysterium


 
01. Lord Of Knowledge And Death / 02. Magna Gloria Tua / 03. Divine Scythe / 04. Hosanna / 05. Dictum Ignis / 06. Black Redeeming Flame / 07. Holy Art Thou / 08. All In Your Name

Mysterium commence haut et fort, avec un premier morceau, "Lord of Knowledge and Death", qui fait office d’intro, superbe ! Excellente entrée en matière,  d’abord  très inquiétant, angoissant et mélancolique, il  poursuit de manière puissante et sombre : un pur chef d’œuvre. Je suis très surprise. Les mélodies sont tout simplement magnifiques, la  rythmique lourde et puissante. Ça donne des frissons et ça donne véritablement envie d’aller plus loin. TEMPLE OF BAAL, il faut le dire, est un des piliers de la scène Black Metal française. Fondé en 1998, le groupe a fait sa place avec force et savoir faire. Musique dévastatrice, lives de grande qualité (bon, c’est vrai, je les ai vu il y a longtemps, mais ça dépotait !). Cet album ne déroge pas à la règle : maturité musicale, ambiances noires, compositions réfléchies et travaillées. L’album se poursuit avec "Magna Gloria Tua", qui  est également très mystique et solennel, les riffs sont beaux, lourds et on a toujours cette atmosphère pesante et grandiose à la fois. Le défaut que je soulignerais, serait ce solo des années 90, un peu dépassé et kitch ! Puis, je trouve que l’album s’essouffle un peu, "Hosanna", qui se veut lente et posée, est assez ennuyeuse ! "Dictum Ignis" est un interlude  quasiment rituel et kabbalistique (désolée si je me trompe, mais les trucs  mystiques, ce n’est pas ce que je préfère). Et là, j’ai failli m’endormir… Ouf ! Ça repart avec "Black Redeeming Flame" qui balance à souhait et envoie bien. Ça blast, ça joue vite et ça vous retourne. Mais encore une fois, je reste perplexe sur le solo, un peu « périmé ». L’album se termine dans la veine des morceaux du début : rapide, sombre, propre, mystique et froid. Ça sent bon le Black Metal sans compromis, et c’est plutôt agréable. Les derniers morceaux sont même excellents et "Holy Art Thou" est une tuerie : rythmiques qui balancent, riffs à vous couper le souffle, c’est tout simplement « whoua » ! Si y’avait pas encore un vieux solo des années 90 pour démolir tout ça… Heureusement, il ne dure pas longtemps. Quant aux thématiques, elles sont vues et revues : « …dans les cœurs de tes serviteurs, nous aspirons à votre venue, à votre couronnement, votre victoire… » Bla Bla Bla. Chaos et lumière noire, ou autre Seigneur de la mort blasphématoire. Mis à part le côté mystique et diablerie, qui ne déroge pas aux codes du Black Metal, Mysterium est un excellent album, sauvage et glacial. L’atmosphère y est lourde et dense, les mélodies sont superbes, cet album n’est pas fait à la va-vite et tout y est bien travaillé. Il est à écouter sans modération et vaut vraiment  le détour !

Chronique : Fanny

8

 

 

Voir les commentaires

OPERATION: MINDCRIME - The Key

Publié le par Nono666

OPERATION: MINDCRIME - The Key
Frontiers Records
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.operationmindcrime.com

OPERATION MINDCRIME_The Key



01. Choices / 02. Burn / 03. Re-Inventing The Future / 04. Ready To Fly / 05. Discussions In A Smoke Filled Room / 06. Life Or Death / 07. The Stranger / 08. Hearing Voice / 09. On Queue / 10. An Ambush Of Sadness / 11. Kicking In The Door / 12. The Fall

Comment parler de Geoff Tate sans évoquer la situation passée avec son groupe d'origine, le faramineux et somptueux QUEENSRYCHE. Celui-ci, chanteur émérite, fabuleux et charismatique, à la voix magnifique posée sur tant d'œuvres légendaires du groupe (Rage For Order - 1986 / Opération Mindcrime - 1988 / Empire - 1990 / Promise Land - 1994), n'était plus, depuis un bout de temps, sur la même longueur d'ondes que ses petits camarades de jeu (les trois du début: Wilton / Jackson / Rockenfield). Les divergences musicales s'installant, ont entrainées de multiples tensions, il était donc temps pour lui, après deux albums en solo, de voler de ses propres ailes et de quitter un navire tanguant fortement après des albums plutôt moyens, excepté, peut-être, Americain Soldier (2009). Tate ayant maintenant l'intention d'assouvir uniquement ses propres fantasmes musicaux. Mais un problème de taille demeurait : le nom de l'entité QUEENSRYCHE. Aucune des deux parties ne voulant abandonner l'étiquette du groupe ! De ce fait, deux albums sortiront sous le nom QUEENSRYCHE en 2013 : l'éponyme et très bon Queensryche rappelant plus les glorieuses années du groupe, et Frequency Unknown (QUEENSRYCHE version Tate) lorgnant davantage vers la periode plus progressive et Rock de l'après 1990. Après de multiples périples judiciaires, le chanteur abandonne finalement le nom et rebaptise prophétiquement son œuvre OPERATION: MINDCRIME ! Personne ne semble léser car l'un bénéficiant du nom d'origine et l'autre du prestige d'un des plus grands concepts de l'histoire du Metal créé par le mythe ! En cette année 2015, les deux protagonistes nous reviennent chacun avec un nouvel album : QUEENSRYCHE avec Condition Hüman et Geoff Tate et son OPERATION: MINDCRIME avec The Key, album qui nous intéresse aujourd'hui. OPERATION: MINDCRIME voit le chanteur s'entourer d'une équipe de choc, rejoint ici par son compère Kelly Gray (ex-QUEENSRYCHE), Brian Tichy (ex-WHITESNAKE, BILLY IDOL), Simon Wright (ex-AC/DC, DIO) et John Moyer (DISTURBED) et, en guest, la présence du monstre David Ellfson (MEGADETH).

The Key est un concept narrant l'histoire complexe de quatre individus en conflit pour l'obtention d'un programme informatique qui a le pouvoir de redéfinir la réalité, divisé en trois parties devant chacunes sortir à un an d'intervalle. "Choices" introduit le sujet, on sent de suite le concept se mettre en place, magnifique morceau, beau et groovy... voila qui commence plutôt bien ! La suite s'imbrique à merveille, "Burn" commence par une rythmique lourde et puissante, le refrain est superbe, accompagné de chœurs Queensrychiens du plus bel effet. On enchaine avec le très dynamique et entraînant "Re-Inventing The Future" d'une beauté foudroyante, rappelant par instants le monstrueux "Empire", le solo y est tout bonnement inspiré et étincellant. "Ready To Fly", morceau progressif au groove exceptionnel dû à une superbe ligne de basse s'installant solidement dans notre tête avec, une nouvelle fois, un beau couple refrain/guitare tonitruant. La voix de Tate se veut planante, belle et émouvante. L'histoire continue par "Discussions In A Smoke Filled Room", court instrumental avec ses premières notes de claviers nous emportant dans une sorte d'angoisse omniprésente, l'ombre du grand PINK FLOYD plane sur ce morceau, supportant l'incroyable "Life Or Death", ce son de basse intimiste faisant place à de superbes sons guitaristiques, très beau refrain, une nouvelle fois, puissant et des plus succulent, le pont au piano relance le titre pour l'emmener très très loin, extraordinaire ! La fin lorgnant, quant à elle, vers les effets Indus' de Rage For Order. Vient ensuite l'imposant et très bon "The Stranger", lourde et puissante rythmique, où Tate va jusqu'à rapper, original et très étrange morceau ! On enchaine par le heavy "Hearing Voice" s'articulant autour d'un riff de plomb, avec, une nouvelle fois, des chœurs omniprésents qui nous rappellent la grande époque du Ryche. "On Queue", très beau, lent et progressif, avec de superbes chœurs et un final au saxophone des plus poignant. "An Ambush Of Sadness", instrumental aux relents orientaux, introduit "Kicking In The Door" où Tate pose un chant nuancé par de légères intonations et phrasés rappelant l'immense Robert Plant. Le concept prend fin avec "The Fall" au riff saccadé dans sa première partie, lorgnant du côté de DREAM THEATER, la voix exemplaire de Tate vous secoue le cœur dans tous les sens, le saxo faisant son retour, apaisant le jeu et laissant place à de superbes harmonies gutaristiques pour finir.

Force est de constater qu'OPERATION: MINDCRIME est une perle, haletant, varié, et d'une grande profondeur musicale et textuelle. Superbe retour de Geoff Tate qui signe là, une œuvre conceptuelle d'une beauté foudroyante qui se révèlera après de multiples écoutes attentives.

Chronique : Papa Bordg

8,5

 

 

Voir les commentaires

TUATHA DE DANANN - Dawn Of A New Sun

Publié le par Nono666

TUATHA DE DANANN - Dawn Of A New Sun
Autoproduction
Style : Folk Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Tuatha-de-Danann

TUATHA DE DANANN_Dawn Of A New Sun



01. We're Back / 02. Rhymes Against Humanity / 03. The Brave And The Herd / 04. An Ultimato / 05. Dawn Of A New Sun / 06. Sack Of Stories / 07. Imrahma / 08. Outcry / 09. The Craic

Après une très longue absence, pratiquement 10 ans se sont écoulés depuis la sortie de Trova Di Danu (évidemment il y a eu le DVD Acoustic Live (2009), malheureusement jamais commercialisé en France, ni en Europe, il me semble), les Brésiliens font leur retour avec cet album. Si "We Are Back" qui ouvre cette réalisation nous met l’eau à la bouche reprenant les festivités là où on les avaient laissé. Le soufflet retombe assez vite. On ne reconnaît plus le groupe qui nous avait étonné avec The Delirium Has Just Began et Trova Di Danú. Pratiquement 10 ans après, Bruno Maia et ses acolytes nous proposent un Folk Metal extrêmement typé Celtique dans lequel le groupe parait avoir perdu son identité. Alors que sur ces deux précédents albums TUATHA DE DANANN proposait quelque chose de différent, là il se noie dans la masse des formations de ce genre. Vraiment dommage. Je pense que le groupe n’a pas su prendre le train en marche lorsque son heure était venue (en 2005 le groupe avait remporté haut la main le Metal Battle de Wacken mais ils avaient refusé le prix, la faute à un mauvais conseiller). Les titres passent sans qu’on en retienne grand-chose, la magie semble s’être estompée avec les années et les diverses projets musicaux des membres qui composent le groupe. Le quintet s’est d’ailleurs mué en sextet puisqu’une cornemuse a rejoint la formation. Les compos, sans être mauvaises, ne vous rentrent pas dans le crâne, elles passent. Pourtant il y a toujours autant de richesse au niveau des instruments joués, toujours cet esprit seventies et JETHRO TULL lors des backing vocaux mélodiques. L’ambiance globale de cet opus est moins festive. Bref, personnellement je suis déçu et pourtant j’attendais énormément de ce retour. J’aurais tellement voulu que le groupe réussisse son come-back, nous mette une grosse baffe et remporte enfin le succès qu’il aurait mérité… La fraicheur, la folie qui animaient les compos lors des précédents albums ont disparus au profit d’une musique plus homogène mais aussi moins surprenante, plus conventionnelle, plus commune…plus mature (?) L’album se conclue sur "The Craic" festif, celtique et mélodique, bref le type de compo qu’on aurait aimé retrouvé tout au long de l’album. On notera la présence de Martin Walkyier (ex-SKYCLAD, SABBAT) au chant sur les couplets du titre "Rhymes Against Humanity". Alors voilà j’aurais pu en rester là et juste écrire les lignes ci-dessus, si je ne m’étais pas acharné à écouter et réécouter encore et encore cet opus. Et je me serais trompé sur toute la ligne. Cet album, effectivement, est moins fou que les précédents mais tout simplement parce que les membres ont muris. Les musiciens ont fourni un travail d’équipe remarquable et chacun a enfin pu exprimer son talent. Berne et Giovanni assurent les vocaux Metal, Bruno se chargeant des voix mélodiques. Cet album est aussi plus Metal, et un morceau comme "Immarama" aux influences BLACK SABBATH en est la preuve. Les arrangements sont somptueux, le travail des voix également. On retrouve toujours foison d’instruments (guitare et flutes en tout genre). Voilà enfin revenus les Brésiliens avec l’album de la maturité. Le temps est venu pour eux de rattraper le temps perdu, de sortir de l’ombre, de voyager par-delà leurs frontières et de s’imposer comme le groupe que tout le monde voyait comme un immense espoir de la scène Folk Metal international.

Chronique : Horace Pinker

9

(pour ce superbe album qu’il faut écouter de nombreuses fois afin d’en évaluer tout le potentiel mais aussi pour tous les souvenirs inoubliables partagés avec le groupe lors de la tournée française 2005 qui s’était terminée en apothéose à Wacken).

 

Voir les commentaires

W.A.S.P. - Golgotha

Publié le par Nono666

W.A.S.P. - Golgotha
Napalm Records
Style : Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.waspnation.com

WASP_Golgotha



01. Scream / 02. Last Runaway / 03. Shotgun / 04. Miss You / 05. Fallen Under / 06. Slaves Of The New World Order / 07. Eyes Of My Maker / 08. Hero Of The World / 09. Golgotha

W.A.S.P. publia entre 1984 et 1992 cinq superbes pièces musicales dont trois sont de pures oeuvres d'art : l'éponyme premier album (1984), sauvage, puissant, déroutant pour l'époque, avec une multitude de tubes, le politisé et superbe The Headless Children (1989), suivi du conceptuel et magnifique The Crimson Idol (1992), celui-ci étant inspiré de l'oeuvre grandiose qu'est Tommy de THE WHO, dont Blackie Lawless demeure un très grand fan. Les années qui suivirent furent moins belles, plus aseptisées, avec des albums moins marquants, ne disposant pas de la magie de ceux pré-cités, excepté peut-être le sombre et puissant Dying For The World (2002). Pourtant depuis quelques années, le groupe semble avoir retrouvé une plus grande inspiration, comme peuvent en temoigner les deux précédents efforts, Dominator (2007) et surtout Babylon (2009). Après une attente interminable qui aura durée six ans, cette année 2015 voit enfin débarquer ce super golgoth qu'est Golgotha, quinzième album de la bande à notre bon vieux Blackie, superbe compositeur à la voix si belle et chaude, et parfois si fragile. Album qui, comme Babylon (2009), fait référence au thème biblique, celui-ci évoquant le Mont Golgotha où le Christ fut crucifié. Les trois premiers morceaux ("Scream", "Last Runaway" et "Shotgun") démarrent en trombe, nous proposant un Heavy Metal débordant d'énergie, avec de très bons riffs et de superbes refrains facilement mémorisables, nous ramenant vers les débuts du groupe, et plus précisément à l'époque de The Last Command, avec, toutefois, une touche Rock'n'Roll plus marquée. "Scream" est un tube en puissance, le riff introductif nous tient en haleine pour ensuite habiter notre cerveau, tout comme cette sublime ballade pleine d'émotion qu'est "Miss You" qui monte crescendo pour, au final, nous enflammer littéralement. On sent planer avec ce titre l'ombre de The Crimsom Idol, quoi de plus logique, ce morceau ayant, à la base, été écrit pour ce conceptuel et fantastique album mais finalement laissé de côté par Mr Blackie Lawless. Par la suite, l'opus semble prendre une toute autre tournure, plus sombre, plus intimiste, rappelant davantage les travaux composés durant la période qui suivit The Headless Children (1989). Un Heavy Metal un peu plus complexe, plus raffiné et peaufiné. Citons le heavy "Fallen Under" et son intro atmosphèrique pouvant évoquer IRON MAIDEN, un titre fort réussi et prenant, avec son refrain entêtant et son superbe jeu de batterie, ou "Slaves Of The New World Order" avec ses cavalcades nous ramenant une nouvelle fois vers le groupe de Steve Harris. S'ensuit le plus torturé, tourmenté "Eyes Of My Maker" parsemé de quelques cris suraigus assez surprenants de la part de notre leader préféré. "Golgotha", le morceau-titre, se veut plus épique, paré d'émotions diverses apportant leur lot de frissons qui ne manqueront pas de vous ravir les conduits auditifs, refermant cette nouvelle offrande de façon magistrale, nous prouvant que même après plus de trente ans de carrière W.A.S.P. est encore capable du meilleur comme le démontre ce magnifique Golgotha. Un mot également concernant Doug Blair (guitare), impérial tout au long des 55 minutes que dure ce Golgotha, qui délivre ici une performance tout bonnement excellente, grace à un jeu remarquable, empli d'émotion, et fait de soli ravageurs du plus bel effet, conférant également à faire de cette nouvelle oeuvre une réussite totale flirtant avec les plus belles pages de l'histoire du groupe, et notamment l'époque The Crimson Idol. Les fans peuvent se réjouir, le légendaire W.A.S.P. est de retour, plus en forme que jamais !

Chronique : Papa Bordg

8,5

 

 

Voir les commentaires

KAETS - Human Machine

Publié le par Nono666

KAETS - Human Machine
Klonosphère / Season Of Mist
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : http://kaets.band.free.fr

KAETS_Human Machine



01. Login / 02. Human Machine / 03. Full Destruction Of Time / 04. Over That Game / 05. Lies / 06. The Last Dance / 07. Fucking Rain / 08. My Creation / 09. Death / 10. The Trial

Récente signature du label Klonosphère, KAETS est un groupe de Death Metal français fondé en 2009. Après Funny Things Of Life, démo sortie en 2012, c'est en 2015 que sort leur premier album, Human Machine, qui, cette fois, ne nous causera pas des plaisirs légers du quotidien. Le principal atout du groupe est de piocher ses influences autant dans le groove d'un Thrash syncopé que dans l'énervement d'un Hardcore puissant et précis, en mélangeant ces deux éléments à un Death moderne et technique. Une musique attrayante pour un public plutôt large donc, mais pas accessible pour autant : un côté malsain persistant, et des ambiances travaillées pas forcément assimilables à la première écoute, KAETS ne fait pas dans la facilité. Certes, ils ne changent pas les fondations du style mais auront au moins le mérite de le rénover et de le peaufiner, pour un résultat sonore entraînant et intéressant. Chaque breakdown, chaque blastbeat, chaque riff est teinté d'une haine noire et inhumaine, malheureusement pas assez maîtrisée sur certains plans, rendant l'album un peu moins prenant que ce qu'il aurait pu être. La galette est d'ailleurs un peu monocorde et a du mal à nous tenir en haleine pendant tout le long : bien que les riffs ne sonnent pas tous de la même manière (certains appuyant un côté plus mélancolique), l'ambiance globale ne change que très rarement et l'ennui, au bout de 7-8 titres, commence à se faire sentir. Niveau des musiciens, c'est très carré, aucun reproche à faire, le groove est présent, les solos sont très agréables et beaux, apportant de la fraîcheur à la musique. Si je devais vous conseiller quelques titres, je citerai l'éponyme, "The Last Dance", et "The Trial" qui conclut magnifiquement bien l'album par sa puissance et son intensité. En bref, bien que possédant quelques défauts, Human Machine est un album agréable qui laisse transparaître un travail de passionnés, qui pourra contenter les fans de Death, moderne ou old school.

Chronique : Durchfall

7

 

 

Voir les commentaires

ATARAXIE - Slow Transcending Agony

Publié le par Nono666

ATARAXIE - Slow Transcending Agony
Weird Truth
Style : Funeral Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.ataraxie.net

ATARAXIE_Slow Transcending Agony



01. Step Into The Gloom / 02. Funeral Hymn / 03. L’Ataraxie / 04. Slow Transcending Agony / 05. Another Day Of Despondency / 06. The Tree Of Life And Death [DISEMBOWELMENT cover]

2005, des Rouennais publient un premier album, Slow Transcending Agony, chez Weird Truth, un label japonais ultra sélectif et coutumier des excellentes productions de Funeral Doom Metal. C’est ATARAXIE qui vient montrer au monde qu’en France aussi on sait créer un album dans un style que MOURNFUL CONGREGATION ou MORNING BELOVETH et EVOKEN maitrisent parfaitement, et ce premier album reste encore aujourd’hui une pierre angulaire du genre même si le groupe réussira à se surpasser sur un deuxième album, Anhédonie, tout aussi recommandé. Le groupe Français y mêle des instants acoustiques, du pur Funeral Doom à l’image de l’introduction "Step Into The Gloom", qui enchainée à "Funeral Hymn" nous met directement dans cette ambiance glauque et pesante. ATARAXIE y ajoute également une petite touche Black à travers des blasts mais aussi une voix criarde à la BETHLEHEM ("Another Day Of Despondency"), groupe auquel les Rouennais rendront hommage sur un EP en collaboration avec IMINDAIN, des voix parlées et en français, clamée avec un tel détachement que l’on en attrape des frissons. Il faut bien avouer que le groupe est arrivé au parfait moment, où un certain petit buzz avait lieu autour de cette scène et que des très bons albums sont sortis (ESOTERIC, MOURNFUL CONGREGATION…) mais voilà, aucun rapport avec une remise en question du bien fondé de cette reconnaissance. Cependant, pourquoi donc proposer un nouveau mastering d’un album qui n’a que dix ans, certes, la production originale était moins profonde, moins dynamique aussi, mais de là à proposer une nouvelle lecture… sauf que la première édition est épuisée et quitte à re-presser l’album autant le mettre au goût du jour et même y ajouter un petit bonus (attention on parle quand même d’une reprise du "The Tree Of Life And Death", titre d’un autre pilier de la scène qu’est DISEMBOWELMENT), un petit bonus qui ne voit pas le groupe prendre beaucoup de risque mais cela s’intègre parfaitement au reste de l’album. Alors pour ceux qui possèdent la première édition, pas certain que cette nouvelle édition soit totalement indispensable, par contre pour ceux qui n’ont ni le CD, ni même le LP sorti en 2007 par Ostra Records, voilà une occasion immanquable de se caler entre les oreilles ces 5 titres, comme un bloc de crasse, accompagnés de cette reprise prolongeant la noirceur épaisse de cette œuvre incontournable. On aurait pu imaginer une nouvelle édition un peu plus riche mais les premières démos ayant déjà été compilées sur Project X (2011), un deuxième CD les remettant au goût du jour aurait fait redondance alors du coup Slow Transcending Agony se révèle de nouveau dans son plus simple appareil et le discours est déjà suffisamment percutant ainsi, pas besoin de plus. Par contre, pas certain qu’Anhédonie, ait besoin d’un nouveau mastering dans trois ans. A noter que le groupe sera sur les routes avec OPHIS très prochainement, ATARAXIE reprendrait-il du service ?

Chronique : Aymerick Painless

9

 

 

Voir les commentaires

MOONREICH - Pillars Of Detest

Publié le par Nono666

MOONREICH - Pillars Of Detest
Les Acteurs De L'Ombre Productions
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.moonreich.com

MOONREICH_Pillars Of Detest



01. Ad Nauseam / 02. Believe & Behead / 03. Long Time Awaited Funeral / 04. Sheitan / 05. Pillar Of Detest - World Shroud / 06. All Born Sick / 07. Freikorps / 08. Death Winged Majesty

Voilà un album de Black Metal ! Du Black Metal intense, parfois glauque, emprunt d’une grande mélancolie, froid et torturé. Les morceaux ne sont pas toujours dans la pureté, ni dans l’esthétisme parfait, mais est-ce que l’art se doit d’être beau ? Ils ne laissent pas indifférents en tous cas. Cet album est étrange, intimiste. Parfois on tente de nous brouiller les sens, parfois on retrouve les marques du Black Metal. Parfois, un riff s’envole avec majesté et savoir faire, parfois, on est déstabilisé. "Ad Nauseam", que l’on pourrait qualifier d’introduction à l’album, est plutôt bien sentie. Avec des riffs accrocheurs et déterminés. Puis, "Believe & Behead" et "Long Time Awaited Funeral" sont moins accessibles. Les instruments, les rythmiques et les mélodies partent un peu dans tous les sens. Personnellement, j’ai du mal à me repérer. Par moment, c’est majestueux, un peu « atmo » et lent, parfois les notes se battent et accrochent. Cette musique est noire, opaque, j’ai du mal à me l’approprier ! Elle n’en reste pas moins intense et sale à la fois. Les thèmes sont plutôt guerriers, certains riffs aussi, mais le son reste froid et âpre, on gagne en malaise et on perd en agressivité. Le mixage est très bon ! Le son des guitares évolue sur plusieurs dimensions ! Cet  album nous malmène. "Freikorps" est à l’image de ce que j’ai ressenti tout au long de mon écoute : amère, surprenante, profonde, détaillée, travaillée, on s’envole et on prend des virages à 90 °, on est remué, on a froid, faim, la nausée, on s’écroule dans la crasse et on ne sait plus où on est ! "Death Winged Majesty" clôture magistralement l’opus. Riffs accrocheurs et bien trouvés, ambiances sombres et froides. Pour conclure, Pillars Of Detest est un bon album de Black Metal, pas forcément dans la violence ou l’impact, mais dans la torture et la noirceur.

Chronique : Fanny

7

 

 

Voir les commentaires

X SYNDICATE - Dead Or Alive

Publié le par Nono666

X SYNDICATE - Dead Or Alive
Booster Records
Style : Punk Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.xsyndicate.fr

X SYNDICATE_Dead Or Alive



01. Bad Seeds / 02. Friends To Foes / 03. Drunk Dead / 04. Behaviant / 05. Lost Control / 06. 2 Seconds Lower / 07. 03.22.12 / 08. Trashvision / 09. Six Pack / 10. Eye For An Eye / 11. Texass Angel / 12. Red Light

Si X SYNDICATE affiche plus de vingt ans de carrière - le groupe s'est formé en 1994 - on ne peut pas dire que le combo Punk ait été très prolofique, ayant uniquement deux albums à son actif, ce Dead Or Alive compris. Il aura tout de même fallu attendre quatorze ans pour que le groupe donne un succésseur à son premier album. Une attente encore rallongée de quelques mois puisque Dead Or Alive, initialement prévu pour Mai 2015, n'a finalement vu le jour que le 18 Septembre dernier. Le fan aura donc du s'armer de patience... il s'en voit grandement récompensé tant le groupe nous livre, avec cette nouvelle réalisation, un second opus incisif et sans concession qui se positionne d'emblée en digne successeur de l'énervé Up Your Kilt sorti en 2001. C'est sans surprise que l'on retrouve ce Punk Metal authentique, direct et rugueux, replaçant immédiatement X SYNDICATE sur le sentier de la guerre, et le mot est faible tant on peut aisément imaginer la furie que ça doit être au coeur du pit lors d'un concert de ces donzelles déchaînées, où keupons et metalleux s'affrontent dans des pogos endiablées. Fédérateur et terriblement efficace, ce Dead Or Alive oscille entre les genres qui font l'identité X SYNDICATE, apportant ainsi une certaine variété au propos du combo : tantôt Punk ("2 Seconds Lower", "Six Pack"), Hardcore ("Bad Seeds") ou Metal ("Friends To Foes", "Drunk Dead"), avec toujours la même hargne, et ce chant rageur et énergique de Bigoud qui n'est pas sans évoquer la regrettée Wendy O'Williams. Au final, c'est un retour plus que concluant pour X SYNDICATE qui nous livre là un Dead Or Alive « in your face » particulièrement dévastateur... alors que demander de plus ? Rien ! Ah si, que le groupe ne nous fasse pas encore attendre quatorze ans pour nous proposer un nouveau rejeton !

Chronique : Nono666

8,5

 

 

Voir les commentaires

TSJUDER - Antiliv

Publié le par Nono666

TSJUDER - Antiliv
Season Of Mist
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.tsjuder.com

TSJUDER_Antiliv



01. Kaos / 02. Krater / 03. Norge / 04. Djevelens Mesterverk / 05. Demonic Supremacy / 06. Slumber With The Worm / 07. Ved Ferdens Ende / 08. Antiliv

TSJUDER, pour moi c’est : « No Keyboards, No Female Voice, No Fucking Compromise ! » LA devise de TSJUDER,  (Desert Northern Hell en 2004) ! Et oui ! C’est ma devise aussi ! Partant de là, on est d’accord TSJUDER et moi. TSJUDER se  prononce " Shoo - der " et le nom vient de Pathfinder (un film norvégien), dans lequel les  « Tsjuder » sont une tribu du nord de la Russie. Ce groupe a toujours été  volcanique, provocateur, ouvertement sataniste et guerrier : dans la pure tradition du « trve BM ». On aimait en 1998, mais depuis, en 2015, tout cela est peut être un peu dépassé et périmé (cela n’engage que moi). Alors découvrons ce dernier album. Je m’attarde sur la « cover » : la mort ! C’est noir, ça fait peur, c’est Black Metal. Les textes maintenant : haine, guerre et désolation, ou encore  Satan, démons et monde post apocalyptique. Le désespoir et la mort, tantôt en anglais, tantôt en norvégien. Bon, on est bien dans les thèmes traditionnels du Black. L’album débute par "Kaos", sans intro, ça démarre fort. La musique est agressive, sans compromis (ils nous avaient déjà prévenus), les blasts envoient du bois, la voix est démoniaque. On n’est pas surpris, c’est du TSJUDER, qui n’a plus rien à prouver. Cela dit, c’est plutôt agréable, pour qui aime le brutal Black Metal. Ce premier morceau se termine par une explosion ! On voit presque la fumée et les bombes. "Krater", quant à lui, démarre plus lentement. Mais les riffs de ce premier morceau deviennent très vite ravageurs et superbes ! Les mélodies s’envolent dans une ambiance violente et démoniaque. Puis les morceaux s’enchainent, avec pourtant une désagréable impression de « déjà vu » ou de « déjà entendu ». Tel riff rappelle SATYRICON, tel arpège rappelle le GORGOROTH des années 90 et tel passage rappelle... TSJUDER. Mais c’est plutôt efficace, très rapide et ça blast à fond ! Bonne surprise du côté de "Ved ferdens ende" qui est franchement excellente ! Du vrai Black Metal old school, qui détonne et remue les tripes avec de magnifiques passages à vous donner des frissons. Cependant, Antiliv manque de surprise, car TSJUDER connaît trop bien son métier et ça se sent : ils savent jouer, ils savent composer du Black Metal et, du coup, cela peut vite devenir ennuyeux. Mais ce  dernier album demeure un très bon album de Black Metal, brutal et mélodieux, sans compromis ! Bref, un album de TSJUDER ! A écouter, surtout si vous avez apprécié ce groupe par le passé, vous ne serez pas déçu.

Chronique : Fanny

7

 

 

Voir les commentaires

THUNDERMOTHER - Road Fever

Publié le par Nono666

THUNDERMOTHER - Road Fever
Despotz Records
Style : Hard Rock'N'Roll
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.thundermother.com

THUNDERMOTHER_Road Fever



01. It's Just A Tease / 02. FFWF / 03. Alright Alright / 04. Deal With The Devil / 05. Give Me Some Lights / 06. Roadkill / 07. Enemy / 08. Vagabond / 09. Thunder Machine / 10. Rock N Roll Sisterhood

Ne connaissant pas le premier album de THUNDERMOTHER, c'est avec un regard totalement neuf que je me penche sur Road Fever, second album de ce combo originaire de Stockholm, formé de Clare Cunningham (chant), Filippa Nässil et Giorgia Carteri (guitares), Linda Ström (basse) et Tilda Stenqvist (batterie), cinq charmantes demoiselles qui, visiblement, savent ce que le mot Rock'n'Roll veut dire, ça envoie le bois, ça vous colle une bonne beigne à travers les gencives, ça vous déboite les cervicales, mais surtout ça vous file une pêche infernale, l'essence même du Rock'n'Roll en somme !!! Impossible de rester de marbre à l'écoute de ce Road Fever tant nos p'tites Suédoises font preuve d'une énergie que beaucoup de mâles pourraient leur envier. Morceaux immédiats, chant puissant, guitares endiablées, feeling 100% Rock'n'Roll, THUNDERMOTHER balance du lourd, un Hard Rock salement burné qui nous ramène vers leurs compatriotes de CRUCIFIED BARBARA mais également vers GIRLSCHOOL ou MOTÖRHEAD ("Deal With The Devil", "FFWF"), sans oublier AC/DC qui semble être une influence plus qu'importante pour ces bad girls déchainées ("Give Me Some Lights", "Roadkill", "Thunder Machine"). Rien de bien original, vous en conviendrez, mais, mine de rien, nous avons là un album plus que solide et diablement efficace qui envoie sévère, un album de grande qualité qui ne pourra que séduire les amateurs des groupes précités, et de Hard Rock'n'Roll pêchu en général. De la bonne, que dis-je, de l'excellente came à vous envoyer dans les esgourdes sans aucune restriction, effet immédiat garanti !!!

Chronique : Nono666

8

 

 

Voir les commentaires