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MONO / THE OCEAN - Transcendental

Publié le par Nono666

MONO / THE OCEAN - Transcendental
Pelagic Records
Style : Instrumental Post-Rock
Origine : Japon / Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.monoofjapan.com  / www.theoceancollective.com

MONO-THE OCEAN_Transcendental



01. MONO : Death In Reverse / 02. THE OCEAN : The Quiet Observer

Il y a comme ça des trajectoires parallèles qui finissent, à la grâce d’un évènement ponctuel, par devenir tangentes. Si THE OCEAN fait clairement partie du paysage musical vu de ma fenêtre, ce n’est pas le cas de MONO, un groupe Japonais qui naviguent depuis plus de 15 ans et a déjà proposé 9 albums. Le groupe est instrumental uniquement et, à l’écoute de ce "Death In Reverse" qui ouvre ce split EP, on comprend de suite le rapprochement avec les Allemands de THE OCEAN, rebaptisé THE OCEAN COLLECTIVE pour l’occasion. C’est que le groupe qui propose là ses premiers enregistrements depuis le départ de Luc HESS et Jona NIDO (COILGUNS) et une chose est sure, c’est que ce n’est pas un enregistrement des plus banals puisque comme MONO, le titre est totalement instrumental (si on excepte les deux phrases parlées sur la fin du morceau). Pour le titre des Japonais, la douceur et le spleen sont les deux ambiances qui rapidement vous enveloppent là où THE OCEAN se montre un tout petit peu plus menaçant, et la phase progressive des Japonais l’emporte, très largement ponctuée par cette partie au piano accompagné de claviers. Cette partie est certes très simpliste mais elle contient une partie répétitive qui sert de rampe de lancement au "The Quiet Observer" et là on retrouve de suite la patte de THE OCEAN qui ne fait jamais les choses par hasard, OK le groupe s’est acoquiné le temps d’un split avec un autre groupe mais on y découvre également un travail collectif entre les deux groupes, ou alors le hasard fait vraiment bien les choses. THE OCEAN et son talentueux compositeur, Robin STAPS, en donne une version plus chargée et plus orchestrée respectant parfaitement le spleen et la mélancolie de la fin de "Death In Reverse" mais qui reprend un visage plus commun après 2 minutes 30, et si la voix Loic ROSSETTI manque, on remarque le fabuleux travail de deux invités spéciaux expliquant la modification du patronyme avec Dalai Theofilopoulou au violon et Irakli Mamrikishvili au piano. Le plus surprenant est que la face la plus Post-Hardcore du groupe est totalement absente ici et ne manque absolument pas, sans dire non plus que dans le cadre d’un album cela ne manquerait pas non plus, les 12 minutes succédant aux 10 minutes du premier titre de MONO s’enquillent sans problème, on en aurait même repris un peu tant l’ambiance y est excellente, la production chaude et très organique nous caresse les oreilles, le groupe se permettant même d’inclure un solo de guitare en son milieu, les Allemands se lâchent et font mouche. Orné d’un artwork où on y retrouve des codes de la culture Japonaise et la démonstration d’un rapprochement intelligent de deux groupes, l’un moins Rock, MONO, qui développe une idée plus délicate et mélancolique de sa personnalité, l’autre plus habitué à envoyer la sauce, THE OCEAN, et qui se retrouvent sur un terrain à mi-chemin. Voilà une parenthèse bien rafraichissante et la démonstration du talent de ces deux groupes que les amateurs de Post-Rock peuvent se permettre d’écouter sans inquiétude, la qualité est une nouvelle fois de mise même si on constate que ce sont les Japonais qui se sont mis au niveau des exigences des Allemands en matière d’ambiance musicale et de qualité d’enregistrement et de production !

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

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SCORPIONS - Rééditions 2015

Publié le par Nono666

SCORPIONS
Taken By Force / Tokyo Tapes / Animal Magnetism /
Lovedrive / Blackout / Love At First Sting /
World Wide Live / Savage Amusement
Caroline/BMG/SPV
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : Novembre 2015
Site Web : www.the-scorpions.com

SCORPIONS_Rééditions 2015



Aucun fan de SCORPIONS n'aura manqué l'information que 8 albums majeurs (7 à mon avis, car Savage Amusement n'est tout de même pas au niveau des autres) viennent d'être réédités en digipack deluxe agrémentés de bonus audio et vidéo. Alors que valent ces rééditions ? Cette chronique ne porte pas tant sur les chansons que tout le monde connaît, mais plutôt sur le son et la présentation de ces digipacks.

Le son : excellente nouvelle, il est de très bonne qualité, à niveau sonore égal, le gain de dynamique est impressionnant entre l'ancienne version (1ère édition CD) et la nouvelle. Le son n'est pas hyper compressé et donc tous les instruments ou voix sont parfaitement audibles. Voilà un mixe digne d'un groupe de Hard Rock, la rythmique redevient puissante et les guitares sont tranchantes comme il faut (c'est particulièrement net sur le live World Wide Live ou sur l'album Animal Magnetism).

Les bonus : excellente surprise, les titres proposés en audio sont de très bonne facture (amusant et intéressant de découvrir par exemple la version démo de "Blackout" dépouillée de ses arrangements finaux avec la lead guitare, ou la version non définitive très différente de celle que l'on connaît de "Animal Magnetism". A noter, et c'est un bon point car je le craignais, mais très peu de bonus sont des slows, la grande majorité sont des titres bien Rock ou mid-tempo de bonne facture. Tout petit bémol concernant les bonus de Taken By Force qui ne sont pas chantés par Klaus Meine, mais fredonnés en accompagnement de la musique, intéressant comme ébauche de travail, moins pour écouter à chaque fois. Le CD bonus de Love At First Sting, enregistré au Madison Square Garden, peut faire figure de doublon avec la setlist proposée sur World Wide Live, mais les ambiances sont différentes et les morceaux sont parfois rallongés ("The Zoo"). A noter que la prise de son est aussi excellente. Quand aux bonus en version DVD, je ne les ai pas tous visionnés (par manque de temps), mais le concert du World Wide Live est excellent (qualité DVD et non Blu-Ray, mais ce n'est déjà pas si mal). Si les autres DVD sont de même niveau, alors il n'y a rien à craindre. Sur Lovedrive, c'est un grand bonheur de pouvoir voir les premiers pas de Mathias Jabs avec le groupe sur une scène japonaise qui leur réussie si bien !! (8 titres sont proposés ici). Les livrets sont copieux, avec des photos, les paroles et des commentaires.

Voici donc à chaud, les premières impressions sur ces rééditions hautement recommandables : du bon travail et qui en fait sans doute les versions ultimes de ces merveilleux albums. C'est ce SCORPIONS là qu'on aime. Merci

Chronique : Dany VH

 

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BLOODSTORM - Breaking The Pyramid

Publié le par Nono666

BLOODSTORM - Breaking The Pyramid
Autoproduction
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.bloodstormofficial.com

BLOODSTORM_Breaking The Pyramid



01. Ignition / 02. Breaking The Pyramid / 03. Requiem / 04. Here Comes The Bloodstorm / 05. Terrorizer / 06. Lawless / 07. Metalhead's Paradise / 08. It's Time To Die / 09. Born Of Insight / 10. Thus Cried The Phoenix / 11. Revenge (Acoustic Version)

Briser les pyramides, tel est le projet des français de BLOODSTORM (combo faisant, selon ses dires, dans le melodeath) avec leur deuxième album paru cette année, qui marque également les six ans du groupe dans sa formation complète.

Après une introduction assez moyenne (qui m'inquiète légèrement pour la suite), "Breaking The Pyramid" nous crache son premier riff, groovy et efficace, qui, à défaut de me faire crier au génie, rassure, et instaure une atmosphère positive et entraînante dans ce premier morceau. Tout se déroule très bien, jusqu'au refrain. Chant clair. Défi souvent dur à relever pour une formation Metal extrême, beaucoup s'y cassent les dents, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est le cas de BLOODSTORM. Mélodie évidente, chant juste mais banal, pour un résultat fade et décevant, et c'est dommage car le morceau commençait très bien. Le solo, beaucoup plus inspiré et profond, relève cependant le niveau du morceau, qui, loin d'être perdu par ce faux pas, se rattrape bien sur les couplets, puissants et agressifs à souhait, ainsi que sur le morceau suivant, un "Requiem" (l'extrait de l'album à écouter selon moi) agréable et épique, où le chant clair, plus discret et mieux dosé, sonne beaucoup mieux. Globalement, l'album pourrait se résumer par une compilation de qualités plaisantes (le riffing très efficace, les solos sublimes, la production propre, le chant extrême très bien amené, etc.), accompagnées de gros points noirs à effacer au plus vite (le chant clair très vite exaspérant, donc, mais également le manque d'inspiration sur certains refrains), mais je dois avouer, après une écoute complète, que Breaking The Pyramid, si on met à part "Requiem" (j'y re-reviendrai), est bien meilleur au niveau du riffing, de l'agressivité et de la puissance sur la fin. A noter, le groupe s'inspire grandement du Metalcore, mais également du Heavy sur certaines mélodies, avis aux amateurs.

Au final, pas grand chose à dire, la musique du groupe me semblant parfois dénuée de sens. Certes, comme dit précédemment, l'album est bourré d'atouts, mais aucun n'est assez appuyé pour être réellement marquant, mis à part sur quelques morceaux, tels que "Requiem", cité précédemment, mais également "Lawless", où le groupe fait preuve d'un sens de la mélodie bien meilleur que sur les autres morceaux, et instaure une réelle intensité musicale, absente, là encore, sur le reste de l'album, avec un final sublime et riche en émotion. Un autre morceau marquant, "Metalhead Paradise", où le groupe nous propose son adaptation du "Gangsta's Paradise" de Coolio (oui, vous avez bien lu), une idée absolument géniale et jouée avec crédibilité, l'un des gros atouts de l'album (mais également une touche d'humour bien dosé, bref, rien à redire). BLOODSTORM conclut sur "Revenge", OVNI absolu, où l'on retrouve la touche d'humour (également présente sur la biographie proposée par leur site officiel, dédicace aux poivrots). Mon avis reste donc assez mitigé sur certains points, mais l'album vaut quand même le coup d'œil.

Chronique : Durchfall

6,5

 

 

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EMBRIONAL - The Devil Inside

Publié le par Nono666

EMBRIONAL - The Devil Inside
Old Temple
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/embrional

Embrional_The Devil Inside



01. The Devil Inside / 02. Evil’s Mucus / 03. Funeral March / 04. The Abyss / 05. Sadness / 06. In Darkness / 07. (Behind) The Mask Of Sanity / 08. 910 / 09. Madman’s Curse / 10. Callousness / 11. Venom / 12. Whores, Drugs And Brain Dead

Absolutely Anti-Human Behaviour, le premier album d’EMBRIONAL était l’aboutissement de plusieurs démos et montrait des influences diverses mais clairement portées sur le Death Metal assez brutal à la VADER, voire même MORBID ANGEL pour quelques titres plus lourds. Bien entendu, l’ombre de BEHEMOTH planait également mais d’assez loin même s’il y avait une certaine progression en ce sens par rapport aux démos. Avec The Devil Inside, deuxième opus à paraitre 3 années après son aîné, la lourdeur et la crasse sont encore plus présents. Alors en 3 ans, le groupe s’est séparé de son bassiste et c’est Kriss Michalak, une connaissance de Marcelin qu’il côtoie au sein de DARZAMAT, qui tient le manche pour cet album car depuis, l’intégration d’un nouveau bassiste à été faite avec Michal Poletek (DECLINE, DYSPHORIA) dans le rôle. Premier point, le groupe propose un artwork très inspiré signé Mariusz Krajewski, le designer attitré du groupe Polonais, et même si on pourrait avoir l’impression de voir Nergal et ses deux compères orner la couverture du livret, on retiendra surtout l’univers grisâtre qui colle parfaitement au contenu musical. Musicalement, donc, la nouvelle direction s’intensifie avec des titres comme "Funeral March", "The Abyss" ou "In Darkness" dont l’ambiance pesante rappelle indéniablement BEHEMOTH, ces arpèges, cette façon de riffer et même le chant de Marcelin sont à rapprocher de la locomotive du Death Polonais. Mais ce n’est pas tout, car EMBRIONAL n’est pas un groupe de jeunots suiveurs et il fait tout de même le lien avec son premier album à travers un "(Behind) The Mask Of Sanity" bien plus Death Metal classique, mais aussi à travers ce son de caisse claire typiquement Brutal Death Metal, cela pourra surprendre à la première écoute, mais finalement l’immersion dans l’univers du groupe proposé là, ce choix se justifie totalement. Enfin, il y a le cas de ce "Whores, Drugs And Brain Dead", qui clôt l’album où Marcelin se mue en un chanteur de Thrash Allemand à la DESTRUCTION ou KREATOR, l’esprit de SODOM n’est pas bien loin non plus et quelle bonne idée que voici, un grand coup de pied au cul, ce titre nous sort de façon très brutale de l’univers pesant pour nous balancer une hargne bien plus primaire et bien jubilatoire. Alors si, une nouvelle fois, EMBRIONAL fait mouche avec cet album, il faut tout de même avouer que le style abordé ici n’est pas du tout original et que les Polonais utilisent des ficelles déjà bien usées, de même que quelques arrangements étonnants comme sur "Evil’s Music" et la partie centrale qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Le groupe a encore un peu de marge devant lui mais ce deuxième album valide totalement l’orientation prise par le groupe. Que les amateurs de Death Metal se penchent sur ce cas.

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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OTARGOS - Xeno Kaos

Publié le par Nono666

OTARGOS - Xeno Kaos
Kaotoxin Records
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.otargos-terror.com

OTARGOS_Xeno Kaos



01. Dominatrix / 02. The Ruinous Powers / 03. Chariots ov The Godz / 04. Dark Mechanicus / 05. Phase Shifters / 06. Xeno Kaos / 07. Realm Of The Dead / 08. Human Terminate / 09. Infernal Legions Strike A.E.

OTARGOS, qui nous vient de Bordeaux, nous dévoile ici son sixième album, sorti chez Kaotoxin Records. Xeno Kaos commence avec "Dominatrix" et  une intro lourde et pesante. Le sol vibre au son de la basse et de la batterie. Puis, au bout de quelques secondes, on se prend une grosse claque ! La musique d’OTARGOS est ici pour le moins dévastatrice et agressive. Ça envoie et ça tartine. Les guitares sont acérées, tranchantes, les mélodies très travaillées, la batterie est ultra précise et dynamitée, et la voix est franchement brutale. C’est une très belle entrée en matière, ça démarre fort. Le deuxième morceau est un peu plus lent et lourd, avec une ambiance plus pesante. Il m’a moins convaincu. Les compos s’enchainent, parfois mélodiques, parfois stressantes, mais toujours glaciales et futuristes. Les ambiances sont très sidérales et spatiales, on sent presque des énomorphes nous lécher les orteils et la distorsion spatio-temporelle nous enivrer ! Petit plus à "Human Terminate" qui clôture magistralement l’album ! Rythmique très soutenue, pas de répit dans ce morceau qui est plutôt court, mais sans compromis et efficace. Globalement, les compositions sont belles, travaillées et agressives. Il y a une vraie unité musicale dans cet album qui est très homogène et plus proche du concept album que du « fourre-tout album ». Mais surtout, elles sonnent « modernes » ! J’adore ! En 2015, voilà un groupe qui est entré dans le 21ème siècle. Nous sommes à l’heure de la bio progressivité, à l’heure des théories des cordes et de la supersymétrie, à l’heure des dimensions en surnombre et des  p-branes... L’infiniment grand frise l’infiniment petit et voilà un groupe de Black Metal qui a abandonné le folklore et les diableries du parfait black metalleux bien formaté pour nous offrir un concept futuriste et fictionnel. J’en rêvais. De plus, la production est excellente, le son de Xeno Kaos colle parfaitement au concept : froid, galactique, moderne et précis. Le son des guitares est tout simplement parfait et subtile. On ne peut que féliciter ici le travail du Vamacara Studio qui a su donner à OTARGOS cette dimension interstellaire et profonde. Enfin, la cover nous met directement dans un bain « exogène » et futuriste rappelant clairement les œuvres de HR Giger (peintre designer, créateur du personnage d'Alien), avec des tons gris et verdâtres. En total adéquation avec le thème. Pour conclure, cet album est une réussite : des morceaux lourds, agressifs, parfois plus lents, mais toujours très froids et oppressants. C’est un Black/Death moderne et radical qui prédomine ici, avec des ambiances très futuristes et industrielles.

Chronique : Fanny

7

 

 

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ANGELLORE - La Litanie Des Cendres

Publié le par Nono666

ANGELLORE - La Litanie Des Cendres
Shunu Records
Style : Atmospheric Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.angellore.bandcamp.com

ANGELLORE_La Litanie Des Cendres



01. A Shrine Of Clouds / 02. Still Glowing Ashes / 03. Twilight’s Embrace / 04. Inertia / 05. Moonflower

Particulièrement intrigué par le premier album des Français, Errances, qui réunissait pas mal de titres issus des différentes démos du groupe, ANGELLORE nous propose avec La Litanie Des Cendres, un deuxième album qui dégage une unité constante malgré le réenregistrement de "Moonflower", un long titre qui apparaissait sur la démo du même nom de 2011. En 2012, Errances avait bénéficié d’un assez bon support promotionnel mais avec ce deuxième opus, les ambitions du groupe sont encore un peu plus grandes. L’emballage, tout d’abord, le digipack découpé avec des petites cartes insérées à l’intérieur qui permettent de compléter l’artwork, sublime au passage, voilà une première intention très louable, le résultat est superbe. Les moyens ensuite, si l’équipe technique est la même, la profondeur qui se dégage de cet album est bien supérieure au premier opus, un son plus chaud mais aussi plus puissant habille cet album. Et puis si Catherine ARQUEZ est toujours présente avec son violon pour coloriser le Doom aussi mélancolique que beau, ce nouvel album bénéficie de la voix de Lucia qui participe encore au côté Gothique de la musique du trio, "Still Glowing Ashes" n’aurait certainement pas pu exister sans cette voix féminine, par exemple. Avec tout cela, les noms de DRACONIAN, LETHIAN DREAMS ou même THEATRE OF TRAGEDY arrivent en tête et pourtant, ANGELLORE réussit à imprimer sa patte à ce style qui a déjà vu tant de groupes tomber dans la mièvrerie. Il faut dire que la voix féminine n’est pas l’élément principal, même si très présente, et que les morceaux n’ont pas été écrits pour coller à tout prix à ce type de chant ("Twilight Embrace", "A Shrine Of Clouds"), ce n’est qu’un élément de plus pour bonifier cette musique qui manque juste d’un peu de folie, on aimerait entendre, par exemple, un morceau s’emballer réellement, avec un peu de hargne, car sur la longueur (58 minutes quand même), l’ambiance peut devenir un peu lisse, c’était notamment le défaut du premier album, qui est un peu moins présent sur La Litanie Des Cendres. Un peu moins justement grâce à cet ultime "Moonflower" où les guitares montrent un peu plus de mordant, tout comme le chant Death, avant de finir dans une ambiance plus calme et plus apaisée pour une fin d’album toute en douceur. ANGELLORE montre avec ce deuxième album, une capacité à renouveler sa qualité d’écriture, ne pas rester sans cesse sur les mêmes schémas, ces 5 titres, un peu plus puissants que ceux d’Errances, parleront sans mal aux amateurs de Doom Metal. Il fait nul doute maintenant qu’ANGELLORE représente l’avenir de la scène Atmospheric Doom Metal française, reste encore le volet concert pour que le groupe puisse répandre son nom à un plus large public.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

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HARMORAGE - Psychico Corrosif

Publié le par Nono666

HARMORAGE - Psychico Corrosif
Autoproduction
Style : Hardcore Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.harmorage.com

HARMORAGE_Psychico Corrosif



01. Reveillons Nous ! / 02. Psychico Corrosif / 03. Le Fer dans la Plaie / 04. Scarifié / 05. Je Condamne et J’Accuse / 06. Aurore Boréale / 07. Images du Monde / 08. Mon Anarchie / 09. Droit et Fier

HARMORAGE revient, après un premier album paru en 2007, avec un second opus qui sent bon l’influence à peine dissimulée (ou dissimulée avec peine) de LOFOFORA et son Hardcore Metal socialement engagé. Alors une fois que l’on a dit cela, que peut-on ajouter ? Et bien que si la comparaison avec LOFOFORA est flatteuse, elle est surtout pas tout à fait exacte car HARMORAGE développe une musique assez variée finalement. Bon il est vrai que le chant donne dans le mimétisme parfait de Reuno, vocaliste de talent de LOFOFORA, mais première constatation, n’est pas Reuno qui veut et les paroles de Daniel Chalon n’ont pas la même poésie dans les mots ("Je Condamne Et J’Accuse"), par contre, au niveau variation du chant, Daniel a su insuffler un peu de nouveauté et le rendu est assez bon. Musicalement derrière, certains titres vont clairement faire penser au Hardcore Metal comme "Reveillons Nous !", "Je Condamne Et J’Accuse" ou "Droit Et Fier" mais la production plus légère (autogérée par le groupe pour un rendu très intéressant) renvoie vers des sonorités plus Hard Rock que foncièrement Metal, les guitares n’ont que très peu d’effet et bénéficient d’un son brut que l’on devrait donc retrouver sans mal en condition live. Et c’est justement sur ce point que HARMORAGE a vu juste, la dynamique de la production, quitte à sonner un peu plus petit, le traitement des guitares et de la basse donnent une vision de conditions live bénéfiques à l’album et son style direct. Ensuite, musicalement toujours, on retrouve des éléments Punk à l’image de "Psychico Corrosif" ou Thrash avec ce "Scarifié" bien envoyé en forme d’uppercut dans les gencives. Ce deuxième album se révèle donc très agréable, avec quelques prises de risque, pour exemple, on soupçonnerait presque le guitariste, Nicolas CHALON, d’être un amateur des premiers pas d’IRON MAIDEN, tant on retrouve ci et là quelques mimiques de Steve HARRIS ("Psychico Corrosif", "Aurore Boréale"), une patte qui donne encore une couleur supplémentaire à cet album non avare en prises de risque discrètes donc. On regrettera le chant un peu brouillon sur "Le Fer Dans La Plaie", le mimétisme un peu trop appuyé du chant avec celui de Reuno, des titres inégaux comme ce "Je Condamne et J’Accuse" ou "Mon Anarchie", mais on retiendra surtout qu’HARMORAGE nous aura proposé là un album suffisamment costaud et pertinent pour que les amateurs du style Hardcore Metal à la Française s’en préoccupent.

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

 

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GHOULS STONE VALLEY - 31th Scareyard

Publié le par Nono666

GHOULS STONE VALLEY - 31th Scareyard
Autoproduction
Style : Industrial Neo Horror Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Ghouls-Stone-Valley-Official

GHOULS STONE VALLEY_31th Scareyard



01. Outbreak / 02. 31th October / 03. Let’s Split Up / 04. Asylum / 05. Come Into The Ghoul Show / 06. False Truth / 07. Weird Song / 08. S.D.D. / 09. Kindergarten / 10. Spread My Lies / 11. Don’t Fear The Boogieman

Groupe (presque) parfait pour Halloween, GHOULS STONE VALLEY est un combo français originaire de Marseille, formé en 2012, et pratiquant un mélange entre Néo Metal et Industriel, le tout recouvert par une imagerie horrifique. C'est fin septembre 2015 qu'est sorti leur premier album, 31th Scareyard, qui a comme thème, vous l'aurez deviné, la fête d'Halloween, ainsi que toutes sortes d'horreurs vaguement gore (sujet pouvant paraître vaguement fade, de part sa surexploitation dans le Metal, mais il faut avouer que les deux bien mixés peuvent s'avérer extrêmement efficaces).

Premier point excellent, une introduction effrayante et mystérieuse, délicieux ragoût sonore de sonorités enfantines, de mélodies glauques et autres bruitages malsains. C'est après que, de mon point de vue, les choses se compliquent. Il faut dire que j'ai beaucoup de mal avec les sonorités électroniques. Bon, dès le premier morceau, "31th October", que ça soit dans la rythmique, le chant, les accords, les sonorités, on pense très très fort à KORN. Mais un KORN fade, dénué des sentiments et de l'âme que le combo californien avait su insuffler à sa musique. Un vague mélange de Metal moderne dégoulinant et, il faut le dire, légèrement soporifique. Pareil pour "Asylum" qui n'est pas sans rappeler MARILYN MANSON (que je ne connais pourtant que très peu), mais sans son grain de folie, ses provocations, et son talent pour des riffs efficaces et entraînants. Et pourtant, je suis obligé de reconnaître que tout n'est pas à jeter, et notamment un certain sens du groove, une voix assez intéressante, des titres de chansons qui tuent (là, je dois avouer être absolument fan), ainsi que l'originalité propre au groupe (dans la scène française seulement (à l'exception de BAWDY FESTIVAL, qui, à mon sens, a pratiqué avec beaucoup plus d'assurance, de talent, d'humour et de puissance cette recette « Horror Metal », en accentuant notamment le côté clownesque de la farce), je tenais à préciser pour ne pas créer de contradiction avec ce qui sera dit ensuite, et oui vous vous embrouillez sûrement dans toutes ces parenthèses, moi aussi). Là où, à mon sens, cet album est un échec total, c'est au niveau des ambiances. Je m'explique. Une formation se revendiquant « Horror Metal », cela va de soit, se doit de créer des atmosphères angoissantes, travaillées, un côté abrupt, rugueux et direct, sans concessions, en bref, de nous prendre aux tripes, pour réellement nous emporter dans son univers sombre et sanguinolant, nous faire ressentir quelque chose, par le biais d'une musique riche et étudiée. Là non, le groupe m'apparaît plus comme une pâle copie de succès passés, avec, certes, une certaine recherche au niveau de la « personnalisation » de ces inspirations, mais rien derrière. La musique est creuse, vide, sans goût, un peu ennuyante, les blast beats, bien qu'occasionnels, me semblent perdus et sans but, les notes sont inexpliqués, les sonorités électroniques trop peu recherchées et extrêmement mal exploitées, et les guitares, bien qu'assénant de temps en temps quelques riffs efficaces, apparaissent oubliées, perdues, et manquant cruellement de puissance. Le seul titre de l'album qui m'ait un minimum secoué est le cinquième, "Come Into The Ghoul Show" (référence probable à IN THIS MOMENT, groupe avec lequel, là encore, je dois avouer avoir du mal), avec son phrasé rappé assez intéressant, ses mélodies industrielles bien rythmés, et une utilisation beaucoup plus habile des sons électroniques que sur le reste de l'album.

En résumé, un groupe intéressant, mais gâché par une production et une composition trop synthétique, illustrées par un album maladroit et fade, grosse déception à mes yeux.

Chronique : Durchfall

5

 

 

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KOBRA AND THE LOTUS - Words Of The Prophets

Publié le par Nono666

KOBRA AND THE LOTUS - Words Of The Prophets
Titan Music
Style : Heavy Metal
Origine : Canada
Sortie : 2015
Site Web : www.kobraandthelotus.com

KOBRA AND THE LOTUS_Words Of The Prophets



01. Lay It On The Line (Triumph Cover) / 02. Sign Of The Gypsy Queen (April Wine Cover) / 03. Black Velvet (Alannah Myles Cover) / 04. Let It Ride (Bachman-Turner Overdrive Cover) / 05. Spirit Of The Radio (Rush Cover)

Si KOBRA AND THE LOTUS rencontre déjà un certain succés outre atlantique, il n'est sans doute pas le groupe canadien le plus connu en France. Déjà auteur de trois albums (Out Of The Pit - 2010, Kobra And The Lotus  - 2012, et High Priestess - 2014) depuis sa formation en 2009, le groupe de la jolie Kobra Paige a su s'attirer le soutien de ni plus ni moins que Gene Simmons (KISS) qui les a d'ailleurs signé sur son propre label, Simmons Records, leur filant ainsi un sérieux coup de pouce... Désireux semble-t-il de percer le marché européen, revoici nos Canadiens armés d'un EP 5 titres certes plutôt sympathique mais qui n'est sans doute pas la meilleure carte de visite qui soit, ne présentant en rien le groupe puisqu'il s'agit là de 5 reprises, y a mieux pour découvrir un groupe vous en conviendrez ! KOBRA AND THE LOTUS semble davantage avoir voulu, à travers ce Words Of The Prophets, rendre hommage aux artistes canadiens qui l'ont influencé. On retrouve donc ici "Lay It On The Line" des excellents mais bien trop mésestimés TRIUMPH, "Sign Of The Gypsy Queen" de l'obscur LORENCE HUD, repris en son temps par APRIL WINE, le méga hit "Black Velvet" d'ALLANAH MYLES, ainsi que "Let It Ride" de BACHMAN-TURNER OVERDRIVE, sans oublier "The Spirit Of Radio" des incontournables RUSH. Malheureusement si tout cela est parfaitement interprété, on aurait aimé que KOBRA AND THE LOTUS y mette un peu plus de personnalité, qu'il ne se contente pas juste de reprendre pour reprendre et fasse siennes ces nouvelles versions, ce n'est clairement pas le cas avec ces ré-interprétations très (trop) fidéles aux versions d'origine... Alors si vous souhaitez néanmoins découvrir la belle Kobra dans ses oeuvres, penchez vous plutôt sur le dernier opus High Priestess qui vous permettra bien mieux de cerner ce que vaut réellement KOBRA AND THE LOTUS.

Chronique : Nono666

6,5

 

 

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BACKYARD BABIES - 4our By 4our

Publié le par Nono666

BACKYARD BABIES - 4our By 4our
Gain Music
Style : Rock'n'Roll
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.backyardbabies.com

BACKYARD BABIES_4our By 4our



01. Th1rt3en or Nothing / 02. I'm On My Way To Save Your Rock'n'Roll / 03. White Light District / 04. Bloody Tears / 05. Piracy / 06. Never Finish Anythi / 07. Mirrors (Shall Be Broken) / 08. Wasted Years / 09. Walls

Sept ans séparent ce 4our By 4our de son prédécésseur, le très bon Backyard Babies. Tout juste avons nous pu patienter avec Them XX, une compilation datant tout de même de 2009... Depuis le groupe n'avait plus vraiment donné signe de vie, mis en standby pour une durée indéterminée, les seules nouvelles du clan émanant de Dregen et Nicke Borg à travers leurs sorties en solo, et ce jusqu'à cette année avec la participation de BACKYARD BABIES à plusieurs festivals dont notre Hellfest national, et l'annonce de la sortie imminente d'un nouvel opus... Alors, à quoi devons-nous nous attendre de la part du groupe après une aussi longue attente ? Les fans peuvent être rassurés, les Suédois n'ont semble-t-il pas choisi de révolutionner leur style, et c'est sans surprise que l'on retrouve ce Rock'n'Roll sleazy efficace ("Th1rt3en Or Nothing", "White Light District") aux relents Punk ("I'm On My Way To Save Your Rock'n'Roll", "Piracy"), toutefois, on notera à certains moments une approche un peu plus Pop dans le propos, c'est notamment le cas de la ballade "Bloody Tears" ou de "Mirrors (Shall Be Broken)" qui tire lui vers le Rock FM. BACKYARD BABIES nous livre avec ce 4our By 4our 33 petites minutes d'une musique qui visiblement n'a pas pris une ride, retrouvant même parfois ce côté un peu naïf et juvénile ("Never Finish Anythi") qui animait le groupe dans ses jeunes années. En revanche, nos Suédois n'hésitent pas à se faire plus aventureux le temps d'un "Walls" assez inhabituel, d'une durée de 7 minutes, avec sa montée progressive en puissance et son final carrément inquiètant... Un retour plutôt convaincant pour nos rockers scandinaves, qui signent là un album de très bonne facture.

Chronique : Nono666

7,5

 

 

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