DISORDER - Pure Hatred
DISORDER - Pure Hatred
Autoproduction
Style : Death Metal
Origine : Pologne
Sortie : 2014
Site Web : www.facebook.com/disorderpl
01. Intro / 02. Wacht Am Rhein / 03. Nome / 04. Decapitation / 05. Humiliation / 06. Pathology / 07. Murders Instinct / 08. Doomsday II / 09. Disorder / 10. Insanity Of Authority / 11. Holy Inquisition / 12. Doomsday II (instrumental)
Actif depuis 2000, le groupe Polonais DISORDER n’est pas ce que l’on peut appeler un hyperactif. En effet, après Confess, un premier album publié en 2006, le trio ne revient qu’en fin 2014 avec un Pure Hatred sorti en autoproduction, ce qui aujourd’hui, on le sait, n’est plus signe de groupe inintéressant tant beaucoup en ont fait une option incontournable. Ce Pure Hatred s’inscrit donc dans la pure tradition du Death Polonais, à savoir, BEHEMOTH et HATE avec des titres tels que "Humiliation" ou "Wacht Am Rhein" mais y intègre également des éléments Black et notamment les ambiances que l’on pourrait rapprocher de MARDUK par cet esprit guerrier que l’on retrouve sur l’introduction assez explicite mais aussi par certains leads de guitare et une ambiance générale. Toutefois, on peut aussi y trouver un petit peu de Brutal Death/Grind à la ABORTED avec une voix de cochon faisant son apparition de temps en temps ("Wacht Am Rhein") mais aussi à travers des blasts et des rythmiques en mode bulldozzer ("Disorder", "Insanity Of Authority"). Ce Pure Hatred est donc un album très varié, empruntant à bien des courants d’un Death Metal que ce trio semble avoir dans la peau. Côté production, on est dans le sommaire, mais tout à fait de niveau, certes les guitares manquent un peu de cette profondeur, certes la batterie peut paraitre un peu plate à force, et c’est peut-être là que les habitués de ce style assez brutal finiront par passer leur chemin tant la scène regorge d’albums tout aussi bien ficelés mais avec une production plus adéquate. Ainsi, même si les efforts du groupe sont absolument gigantesques sur cet album, quelques facilités d’écriture avec des riffs essentiellement rythmiques et une production juste au niveau ainsi que des influences un peu trop perceptibles par moment comme l’introduction de "Humiliation" dont l’origine est assez difficile à dissimuler. Si vous écoutez en boucle les albums de BEHEMOTH, ce deuxième album de DISORDER pourrait vous ouvrir vers d’autres choses mais pour les habitués, rien de neuf à l’horizon. Un album plus que sympathique au demeurant mais pas de quoi faire sortir DISORDER du marasme de la scène, au moins le groupe redonne des nouvelles de lui, c’est peut être là l’essentiel.
Chronique : Aymerick Painless
