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CHILDREN OF BODOM - I Worship Chaos

Publié le par Nono666

CHILDREN OF BODOM - I Worship Chaos
Nuclear Blast Records
Style : Heavy/Black Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.cobhc.com

CHILDREN OF BODOM_I Worship Chaos



01.  iHurt / 02. My Bodom (I Am The Only One) / 03. Morrigan / 04. Horns / 05. Prayer For The Afflicted / 06. I Worship Chaos / 07. Hold Your Tongue / 08. Suicide Bomber / 09. All For Nothing / 10. Widdershins / 11. Mistress Of Taboo (Plasmatics Cover) / 12. Danger Zone (Kenny Loggins Cover) / 13. Black Winter Day (Amorphis Cover)

Après un début de carrière qui a vu se succéder, sur la pèriode située entre 1997 et 2003, quelques incontournables comme Something Wild (1997), Hatebreeder (1999), Follow The Reaper (2000) et Hate Crew Deathroll (2003), CHILDREN OF BODOM ne semblait, par la suite, plus aussi innovant, et les quatre albums qui suivirent se montrèrent beaucoup moins captivants. Aujourd'hui, en 2015, le quintette n'est plus, mué en quatuor depuis le départ, il y a quelques mois, du guitariste Roope Latvala après 12 années de collaboration avec COB. I Worship Chaos est donc le neuvième effort du groupe finlandais. L'artwork, signé Tuomas Korpi, est splendide : le paysage apocalyptique où la lune finissant de cacher un soleil ardent dévoile une lumière captivante sous le regard de la faucheuse, symbole du groupe. Première constatation : le son puissant, clair et cohérent, renforce de fort belle façon l'œuvre, produit, mixé et masterisé par le duo gagnant Mikko Karmila / Mika Jussila. Les morceaux sont plus simples (très techniques malgré tout), plus accessibles tout en étant très accrocheurs comme en témoigne ce superbe premier single qu'est "Morrigan" (un futur classique) au refrain superbe et ravageur. "iHurt", autre single, au début fracassant, avec une énorme rythmique Thrash des plus hypnotique et superbement mélodique qui nous envoûte quelque peu. A cet instant, on sent déjà les frissons nous gagner, hum...... Le début très Black Metal de "Horns" n'est pas fait pour nous déplaire, ce titre est nettement plus rapide que les deux précédents et lorgne ensuite vers un Death Metal actuel. Arrive ensuite l'atmosphérique et magnifique "Prayer For The Afflicted", titre rappelant parfois l'énorme HYPOCRISY de par son ambiance lugubre et sombre, les parties lead sont absolument divines. "I Worship Chaos" est très efficace, avec un refrain titanesque, parcouru par un très beau solo de clavier, se terminant sur des rires surprenants de la part de ce groupe de joyeux lurons. "My Bodom (I Am The Only One")", "Hold Your Tongue" et "Widdershins" se veulent plus classiques mais tout aussi efficaces, avec des riffs renversants accompagnés de solos stratosphériques très neo-classiques. Il faut souligner l'énorme travail de maître Alexi Lahio, avec des grattes bien en place, dû certainement au fait qu'il a dû enregistrer seul, ce qui rend l'album bien meilleur à mon goût. Le clavieriste Janne Wirman étant, quant à lui, omniprésent, donnant beaucoup de couleur à cet opus, le morceau "All For Nothing" ne me fera pas mentir sur ce point. Certes CHILDREN OF BODOM ne se réinvente pas avec ce I Worship Chaos, mais il sort une œuvre riche et solide, avec quelques points culminants, donnant à nouveau envie de suivre le groupe assidûment et, pourquoi pas, d'aller assister à un prochain concert où des titres tels que "iHurt", "Horns", "Morrigan" ou "Prayer For The Afflicted" devraient enflammer la salle. Le skeud se termine comme il a commencé, à savoir par la destruction et le chaos ! A noter que la version digibook contient trois titres bonus, trois reprises qui décoiffent : "Mistress Of Taboo" des PLASMATICS, "Danger Zone" de Kenny LOGGINS et "Black Winter Day" d'AMORPHIS. Très très belle réussite que cette cuvée 2015.

Chronique : Papa Bordg

8

 

 

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BONFIRE - Glörious

Publié le par Nono666

BONFIRE - Glörious
Borila Rekords
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2015
Site Web : www.bonfire.de

BONFIRE_Glorious



01. 21 Guns Salute (Goes Boom) / 02. Nothin' At All / 03. Can't Break Away / 04. Remember / 05. Fallin' Outta Love / 06. Glorious / 07. Supernatural Disguise / 08. Shooting Star / 09. Lies / 10. Put Out The Flames / 11. Free Wind Desperado / 12. Sweet Obsession (2015) / 13. American Nights (2015) / 14. With A Little Help From My Friends (The Beatles Cover)

BONFIRE, comme son nom l'indique, est un feu de joie dont la flamme n'est pas prête de s'éteindre. Et ce depuis ses débuts dans les années 80. Fondé en 1972 par Hans Ziller sous l'appellation de CACUMEN, ce groupe mythique Allemand a toujours été une des valeurs sûres du Hard & Heavy Européen. Teinté depuis toujours par un Hard Rock « US mais à l'européenne », BONFIRE a à son actif une solide discographie, et ce malgré de nombreux changements de line-up. Et de changements de line-up, il en est beaucoup question sur ce nouvel album. Le départ de Claus Lessmann, le chanteur emblématique de BONFIRE, est une surprise de taille. Parti vers d'autres horizons, et notamment vers ce nouveau All stars band teuton qu'est SUPREMACY (avec, entre autres, Michael Voss de MAD MAX et l'ex-SCORPIONS Francis Buchholz). En remplacement de la voix heavy bluesy de Claus qui, de par son timbre éraillé si particulier, était pour beaucoup dans l'identité du groupe, celle de Monsieur David Reece (ex-ACCEPT, BANGALOR CHOIR). Autre registre, autre puissance, mais qui colle aussi parfaitement à la musique de BONFIRE. Le line-up de cette mouture 2015 se complète par le batteur rescapé de la dernière formation, Harry Reischmann, le bassiste Ronnie Parkes (SEVEN WITCHES), le claviériste Paul Morris, tous trois compagnons de parcours de Hans dans son excellent side project EZ LIVIN', et le second guitariste, Frank Pané (SOLEMNITY) (qui sort d'ailleurs actuellement Six String Tales, un album solo auquel il faudra s'intéresser de près). Musicalement, une fois de plus, BONFIRE assure, et les différents changements de musiciens tout au long de la déjà très longue carrière du groupe n'ont jamais été un handicap. Les titres de Glörious sont des hits en puissance et l'ensemble sonne peut être un peu plus européen que ses prédécesseurs, un peu à l'image de Point Blank (1989). Le titre d'ouverture, "21 Guns Salute (Goes Boom)" donne le ton : direct et énergique à souhait. Et il en va de même sur les titres suivants. Les fans ne seront jamais déçus par le BONFIRE 2015 ! Et le travail de production d'Alessandro Del Vecchio (HARDLINE, SILENT FORCE...) ne fait que renforcer ce sentiment d'être toujours en territoire connu. Celui de BONFIRE ! Aucune mauvaise surprise, aucun écart de conduite, cet album s'inscrit déjà dans la liste des grands albums du groupe. Le coup de fraîcheur apporté par les changements importants au cours de cette année y est vraisemblablement pour quelque chose. Pour preuve, la ballade "Fallin' Outta Love" et le tonitruant "Supernatural Disguise" inssufflent ce renouveau de bien belle manière. Deux nouvelles versions des classiques "Sweet Obsession" et "American Nights" ainsi qu'une fantastique reprise du "With A Little Help From My Friends" des BEATLES complètent cet album à côté duquel il ne faut surtout pas passer. Fans de Hard mélodique de classe internationale, Glörious est fait pour vous, et si les instants magiques en live vous intéressent, ne ratez pas BONFIRE sur le Glörious Tour 2015 !

Chronique : Phil PKMS Neuville

9

 

 

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BORGNE - Règne des Morts

Publié le par Nono666

BORGNE - Règne des Morts
Those Opposed Records
Style : Ambient Black Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/borgneblackmetal

BORGNE_Règne des Morts



01. Void Miasma / 02. ΑιÏŽνιοι ΦÏŒβοι / 03. When Swans Are Choking / 04. Everything Is A Fallacy / 05. Abysmal Existence / 06. Fear / 07. L'Odeur De La Mort

BORGNE, formation Black Metal à tendance atmosphérique Suisse, m'avait beaucoup marqué avec l'album Royaume des Ombres, si bien que je n'appréhendais pas trop la sortie de leur nouvel album, Règne des Morts. Il faut dire que les artworks, signés Vlada Hladkova, avaient tout pour mettre l'eau à la bouche. A peine après avoir assimilé une introduction minimaliste et étrange, le premier blast beat déboule, empli de rage et de noirceur, nous crachant à la face une haine pure, exprimée par un son profond et envoûtant, nappé de riffs glacials. Une musique pure, directe et élégante, parfaitement exécutée et riche en ambiances travaillées. L'atmosphère est sombre et prenante, insufflant à BORGNE une puissance difficilement égalable. J'ai, dans un premier temps, eu du mal à « m'approprier » la production de l'album, assez dure d'accès. Mais après plusieurs écoutes, je dois admettre qu'elle permet d'apprécier pleinement un bourdonnement incroyablement émotif et musical, d'une délicieuse noirceur. Bien évidemment, comme tout album de Black Metal qui se respecte, Règne des Morts nécessite une mise en condition pour être pleinement apprécié, ainsi qu'une attention particulière à l'entièreté (qui s'avère parfois assez imposante) des morceaux. Une place importante est ici accordée à de subtiles claviers, sublimant la sombre symphonie par des mélodies entêtantes et hypnotisantes. Mais le plus fascinant, à mes yeux en tout cas, reste le travail sur une dissonance mélancolique, les sonorités nostalgiquement morbides, les ambiances somptueusement sinistres, et autres joyeusetés champêtres. Le principal défaut de l'album reste son excessive longueur, et son manque de variations au niveau des mélodies, ambiances et atmosphères proposées. Si vous ne deviez écouter que deux morceaux de cet album, je vous conseillerai le dernier, "L'Odeur de la Mort" (tout est dans le titre), ainsi que "Abysmal Existance". Bref, un disque profond, ténébreux et prenant, à écouter au plus vite.

Chronique : Durchfall

8,5

 

 

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ANNIHILATOR - Suicide Society

Publié le par Nono666

ANNIHILATOR - Suicide Society
UDR Music
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Canada
Sortie : 2015
Site Web : www.annihilatormetal.com

ANNIHILATOR_Suicide Society



01. Suicide Society / 02. My Revenge / 03. Snap / 04. Creepin' Again / 05. Narcotic Avenue / 06. The One Your Serve / 07. Breaker, Enter / 08. Death Scent / 09. Every Minute

Après 31 ans de carrière et 15 albums au compteur ANNIHILATOR n'a plus grand chose d'un véritable groupe, mais l'a-t-il seulement été un jour ? Tout le monde sait qu'ANNIHILATOR a toujours été LE groupe de Jeff Waters, ce qui pourtant tendait à changer depuis l'arrivée de Dave Padden pour l'album All For You en 2004, le guitariste avait, semble-t-il, enfin trouvé le partenaire idéal... ce qui malheureusement prendra fin l'année dernière avec le départ du chanteur, démissionnaire après 12 ans de bons et loyaux services, ne supportant plus de tourner de manière intensive... Mais c'était sans compter sur la détermination et la persévérance de Jeff Waters qui, encore une fois, porte véritablement le groupe à bout de bras, retrouvant non seulement le poste de chanteur, rôle qu'il avait déjà endossé sur les albums King Of The Kill (1994), Refresh The Demon (1996) et Remains (1997), mais se chargeant également de la composition, des guitares, de la basse, de la production, du mixage et du mastering... seule la batterie a, à nouveau, été enregistré par Mike Harshaw, déjà présent sur l'opus précédent. Si Waters n'a jamais été un « grand » chanteur, il faut bien admettre qu'il s'en tire plutôt pas mal. Certes sa technique vocale est un peu limitée, il le reconnait d'ailleurs lui-même, mais comme le dit le vieil adage, on est jamais mieux servi que par soi-même ! ANNIHILATOR nous livre donc un quinzième album où la patte de Jeff Waters est plus que jamais présente, se situant peut-être un cran en dessous des excellents Annihilator et Feast, mais qui reste tout de même plus qu'honorable, ne ternissant en rien le nom ANNIHILATOR. Suicide Society s'ouvre avec le morceau-titre, un mid tempo plutôt efficace et bien dans l'esprit du groupe, avant que ne déboule un "My Revenge" au riff fortement inspiré du "Damage Inc." de METALLICA. Waters brille une nouvelle fois à la guitare, exécutant des soli de folie ("My Revenge", "Narcotic Avenue", "Break, Enter"), tout simplement du grand art ! Si l'aspect Thrash occupe toujours une place importante, le côté mélodique est plus présent que jamais, faisant de ce Suicide Society un album particulièrement accessible. Comme bien souvent avec ANNIHILATOR, le propos se veut varié, heavy, technique et groovy ("Suicide Society", "Snap") pour un résultat qui, au final, se révèle plutôt sympathique, seule vraie faute de gout, ce dispensable "Every Minute", sorte de ballade Heavy un peu fade qui conclue cet opus de manière un peu décevante. En définitive, nous ne sommes peut-être pas en présence du meilleur album d'ANNIHILATOR à ce jour, mais certainement pas du pire non plus... Suicide Society demeure un album somme toute fort convenable, peut-être un peu trop prévisible et « sage » au goût de certains, malgrè tout, l'ensemble reste assez efficace pour convaincre, et des titres tels que "My Revenge", "Narcotic Avenue", "The One You Serve" ou "Death Scent" se révèlent être de petites bombes qui ne manqueront pas de vous faire headbanguer. Les fans devraient donc s'y retrouver sans trop de difficultés !

Chronique : Nono666

7,5

 

 

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CALCINED - Tormenting Attractions

Publié le par Nono666

CALCINED - Tormenting Attractions
Great Dane Records
Style : Brutal Death Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.calcined.ch

CALCINED_Tormenting Attractions



01. Funeral Passage / 02. Inner Abyss (The Imperfect Birth Part. 1) / 03. Gazoline And Smoked Bones / 04. Led By Voices (All About Ron F.) / 05. They Wait In Silence / 06. Yggr, The Mountain / 07. Neurotic Murder / 08. Roots Above My Head / 09. Powerless (The Imperfect Birth Part. 2)

Actif depuis 2008, le groupe Suisse CALCINED a gravi les étapes jusqu’à ce premier album Tormenting Attractions qui voit le jour 7 années après leur formation. Le groupe a pris le temps de peaufiner son style avec une démo, un EP, un split en hommage à Chuck SCHULDINER, le groupe a fait évoluer ses titres pour en retenir 9 qui forment ce premier opus très attrayant pour les amateurs de Brutal Death Metal, mais pas uniquement. En effet, si des "Funeral Passage", "Roots Above My Head" ou "Neurotic Murder" qui voit la participation vocale d’Arask, nous mettent la tête sous l’eau sans ménagement, un titre comme "Inner Abyss (The Imperfect Birth part 1)" et son passage Doom/Death qu’un ASPHYX n’aurait pas renié, le public potentiel des Suisses s’ouvre un peu plus que les simples amateurs de barbaque. Piffeux, également bassiste live pour NEAR DEATH CONDITION, profite de ces titres un peu à part pour proposer une autre voix avec ces paroles clamées parfaitement intégrées. Cependant, le groupe se concentre tout de même sur son style Brutal Death Metal pouvant lorgner vers des franges plus ou moins Death/Grind à la ABORTED par exemple autant que les débuts de DEATH avec un style où le blast se fait un peu moins en mode rouleau compresseur. On peut d’ailleurs remarquer que plus l’album avance, plus le style de CALCINED se brutalise et s’approche d’un Death/Grind. Le groupe parvient à proposer là un premier album assez varié, balançant même quelques leads à la IRON MAIDEN ("Powerless (The Imperfect Birth part 2)"). Ce premier opus a été enfanté sur bien des années, mais le groupe réussi là à se démarquer du reste avec quelques tentatives plus audacieuses, voilà une bonne démarche qui sert considérablement bien ce premier album. Les titres les plus totalement Death figurant sur le milieu de l’album mériteraient toutefois un apport un peu plus fort en personnalité, cela manque parfois d’un peu de crasse. Reste également l’artwork d’un entendu et déjà vu qui nous rappelle PSYCROPTIC par exemple, mais ce n’est pas là le plus important pour ce premier opus. En espérant que les Suisses persévèrent car il y a quelque chose à tirer de ce quartet, c’est certain ! A suivre...

Chronique : Aymerick Painless

7,5

 

 

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MANITU - Raw

Publié le par Nono666

MANITU - Raw
Walk The Talk / M&O Music
Style : Alternative Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.manitu-band.com

MANITU_Raw



01. What You Realize / 02. Figure It Out / 03. Blind / 04. 24/7 / 05. Rise / 06. Another Lie / 07. Come Clean / 08. I Ain’t / 09. The Edge / 10. Mary

Formé en 2003, avec en son sein un certain Diego RAPACCHIETTI à la batterie, le groupe Suisse MANITU a déjà produit deux albums les emmenant vers un Rock de plus en plus léché et calibré. Raw, le troisième et nouvel album, fait un peu machine arrière avec des influences assumées comme FOO FIGHTERS (surtout celui du milieu de carrière) ou KYUSS sans son côté Desert Rock. Habile mélange de Rock immédiat, à l’image du single "24/7" et de Rock plus Alternatif comme le très bon "Another Lie" qui voit l’apparition de Sara OSWALD et Nathalie KAMBER aux cordes et c’est d’ailleurs vers ce sous-genre que les Suisses tendent le plus facilement avec la voix de Manna Lia, envoutante sur ce "Come Clean" et plus rêche sur un "What You Realize" ouvrant l’album ou un "I Ain’t" flirtant sans mal avec le Punk gentillet. Avec une dynamique bien pensée, ce Raw offre une palette d’émotions et de couleurs assez inhabituelles dans le style, le groupe montre donc là une belle personnalité même si le public Hard/Heavy risque de ne pas y trouver assez de puissance guitaristique (quoique le dernier titre "Mary" offre une collection de riffs pas dégueulasses). Le public Rock devrait très vite tomber sous le charme de ce quintet de caractère. Toutefois, la production signé David Grillon, également guitariste du groupe, fait la part belle à cet instrument avec une profondeur et surtout ce travail sur cette section rythmique, basse vrombissante, batterie avec une présence et un dynamisme que l’on n’entend plus partout, les groupes préférant maintenant une production lisse nivelant les dynamiques, MANITU assume son étiquette Rock et se rapproche facilement d’un son live. Si on doute que les radios, frileuses et manipulées par les grandes maisons comme Universal, programment ce groupe, les Suisses nous montrent que l’on peut tout de même tenter sa chance tout en gardant une âme profondément irrévérencieuse.

Chronique : Aymerick Painless

8

 

 

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WALTARI - You Are Waltari

Publié le par Nono666

WALTARI - You Are Waltari
Rodeostar Records
Style : Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.waltarimusic.com

WALTARI_You Are Waltari



01. 12 / 02. Tranquality / 03. Solutions / 04. Only The Truth / 05. Mountain Top / 06. Right Wing Theme / 07. Strangled / 08. Keep It Alive / 09. Singular / 10. Not Much To Touch You / 11. Hyväolihyväoli / 12. Drag / 13. Televizor / 14. Diggin’ The Alien

WALTARI nous revient avec son 13ème album sous le bras. Les Finlandais à la carrière en dent de scie ont toujours été une sorte d’OVNI dans la sphère Metal, souvent encensé par la presse mais boudé par le public. Que nous réserve donc cette mouture 2015 ? J’aurais tendance à dire qu’il y en a pour tous les goûts, toutes les sensibilités musicales et que ça part dans tous les sens, comme d’hab’, devrais-je même ajouter. A mon avis, dans le rayon du bon, on pourra ranger le pêchu "12" qui ouvre la rondelle, "Moutain Top" ou encore le chaloupé "Keep It Alive" et son refrain imparable. Et dans les délires mais extrêmement intéressants : "Only The Truth" (qui me fait immanquablement penser à la chanson "Day O Banana Boat Song" notamment sur l’intro et son rythme Afro) et "Right Wing Theme", la chansonnette folklorique interprétée dans la langue natale du septet. Oui vous avez bien lu, ils sont maintenant 7. Trois musiciens sont venus grossir les rangs de WALTARI et rejoindre Kärtsy Hatakka (chant, basse & claviers) et ses compères Jariot Lehtinen (guitare), Sami Yli-Sirniö (guitare) et Ville Vehviläinen (batterie). Ce qui fait que maintenant, il y a... 4 guitaristes. On a droit à notre titre extrême avec "Strangled". Combien sont les groupes à pouvoir se permettre de nous mettre des sons d’accordéon sur un titre enlevé comme "Singular" et son rythme syncopé ; limite Techno et son break vocal au chant Rap ? La réponse est simple : aucun. Je ne sais pas à quoi carbure Kärtsy quand il compose mais j’en veux bien un peu aussi... Tout, notamment les riffs et les guitares (sauf la voix) de "Not Much Too Touch You", nous rappele, s’il le fallait, que ce groupe joue dans la catégorie Metal. Le groupe ne se met aucune barrière et travaille sans filet, donc un acoustique "Televizor" chanté en Finnois peut succéder à deux titres géniaux mais aux styles différents comme "Hyväolihyväoli" et "Drag", le tout se cotoyant dans un joyeux bordel. À mon humble avis, là où WALTARI n’a pas son pareil, c’est sur les titres groovy comme "Drag" et son rythme dansant. Les Finlandais ne peuvent laisser indifférent ; on rentre dans le trip et on aime voire même on se pâme. Ou alors cette profusion de créativité nous laisse froide... Mais il y a tellement de diversité qu’il est pratiquement impossible de ne pas accrocher au moins sur un titre.

Chronique : Horace Pinker

8,5

 

 

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AMORPHIS - Under The Red Cloud

Publié le par Nono666

AMORPHIS - Under The Red Cloud
Nuclear Blast Records
Style : Melancolic Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.amorphis.net

2015 - Under The Red Cloud



01. Under The Red Cloud / 02. The Four Wise Ones / 03. Bad Blood / 04. The Skull / 05. Death Of A King / 06. Sacrifice / 07. Dark Path / 08. Enemy At The Gates / 09. Tree Of Ages / 10. White Night

Groupe à la carrière aventureuse à l’image de bien des groupes du début des années 90 comme PARADISE LOST, ANATHEMA ou SENTENCED, les Finlandais d’AMORPHIS avaient amorcé il y a 15 ans un virage très Rock mais avec l’arrivée de Tomi JOUTSEN, fan de la première heure du groupe, derrière le micro, le chant Death a refait surface et les guitares Heavy également. Et il est vrai que le groupe a su développer un style en intégrant un côté Folk Nordique très présent dans les leads de guitare et les albums qui s’enchainent depuis Eclipse sont franchement des réussites. Cependant, s’il dégageait de très grandes qualités, on sentait presque le groupe en roue libre sur Circles, répétant une recette fonctionnant à merveille mais qui risquait de s’effilocher si les Finlandais continuaient d’en abuser. Et bien AMORPHIS en a pris conscience, même si la célébration des 20 ans du classique Tales From The Thousand Lakes a peut-être contribué également à cela, on sent le groupe comme revigoré car après une chanson titre très classique en ouverture, c’est "The Four Wise Ones", avec sa voix Death dominante, ses instruments traditionnels et la voix d’Aleah Stanbridge qui nous prend à contre-pieds, et avec ce "Bad Blood" tout aussi Heavy, le groupe nous maintient sous pression. La voix Death de Tomi est toujours aussi convaincante, tout comme le chant clair si caractéristique, empreint de sonorités finlandaises tirant franchement sur la mélancolie. On peut également constater que si le groupe remet un peu de Heavy dans ses guitares, le parallèle avec ses compatriotes de NIGHTWISH reste de circonstance, l’approche cinématographique de la musique est également présente, AMORPHIS préférant tout de même rester sur des terres plus lourdes. Ensuite, là où le groupe pourra surprendre ses fans, c’est sur cet artwork signé Valnoir (qui a notamment travaillé pour PARADISE LOST), très différent de ce à quoi le groupe nous a habitué jusque là, bien représenté par "Death Of A King" et "Sacrifice", des titres différents mais tout à fait dans la continuité de ce que les Finlandais proposent depuis 10 ans maintenant. Dommage que la batterie de Jan RECHBERGER sonne aussi discrète et sans profondeur, le problème récurrent des productions de Jens BOGREN, une habitude me direz-vous, mais alors pourquoi continuer à s’acharner à faire appel à lui lorsque la musique réclame de la chaleur et du son organique, c’est dommage car sur les autres aspects, le travail de Jens est vraiment de haute volée, et on comprend pourquoi, les Finlandais se sont adressés à lui. Cet album met en avant les contrastes de la musique du groupe, bien plus que sur les albums précédents, les titres Heavy comme "The Four Wise Ones", "Bad Blood" ou "Dark Path" peuvent renvoyer cette image froide inhérente au Black, mais les Finlandais ne s’y introduisent pas totalement, n’y empruntant que quelques dissonances bienvenues, et les titres plus Folk comme "Tree Of Ages" et "White Night" montrent un groupe tout à fait à l’aise avec sa culture musicale. Une fois de plus, AMORPHIS convainc sans problème, avec une recette plus contrastée qui va surtout prendre sa dimension en live, avec NIGHTWISH justement, puis avec ARCH ENEMY en cette fin d’année. Encore un très bon album, sont-ils seulement capable de sortir des daubes infâmes ?

Chronique : Aymerick Painless

8,5

 

 

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SATAN - Atom By Atom

Publié le par Nono666

SATAN - Atom By Atom
Listenable Records
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.satanmusic.com

SATAN_Atom By Atom



01. Farewell Evolution / 02. Fallen Saviour / 03. Ruination / 04. The Devil's Infantry / 05. Atom By Atom / 06. In Contempt / 07. My Own God / 08. Ahriman / 09. Bound In Enmity / 10. The Fall Of Persephone

Après bien des années de silence, ce valeureux guerrier de la NWOBHM qu'est SATAN a visiblement encore bien des choses à dire, le légendaire combo British n'est pas revenu pour faire de la figuration et compte bien rattraper le temps perdu et s'imposer comme l'un des tout meilleurs groupes issu de cette glorieuse scène anglaise des années 80. Le déjà très bon Life Sentence sorti il y a maintenant deux ans n'était, en fait, qu'un avertissement, SATAN est vivant, et bien vivant ! Le groupe est en très grande forme et ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. Trail Of Fire - Live In North America, sorti l'année dernière, nous l'a d'ailleurs prouvé de fort belle manière, montrant un SATAN tout aussi à l'aise dans un registre live... Atom By Atom reprend les choses là où son prédécésseur les avait laissé et démontre que nos Anglais n'ont absolument rien perdu de leur inspiration et de leur talent de composition, confirmant une nouvelle fois l'incroyable aisance dont font preuve ces musiciens émérites dans leur travail d'écriture pour proposer des compos simples, énergiques et diablement efficaces (le très heavy "My Own God", le speed "Farewell Evolution", le plus posé "Atom By Atom") qui font de ce Heavy Metal authentique et sans artifice, un must du genre. Souvent speed, aiguisé et tranchant comme des lames de rasoir, SATAN pratique un style que certains pourront juger comme passéiste, pourtant il faut voir bien au delà tant le combo de Newcastle a autre chose à offrir, proposant ici des compos particulièrement accrocheuses où la paire de guitaristes, composée de Russ Tippins et Steve Ramsey, brille littérallement ("Fallen Saviour", "The Devil's Infantry") et où Brian Ross se montre toujours aussi convaincant, délivrant des parties vocales hautement maitrisées ("My Own God", "Ahriman"). Mais LA pièce maitresse de ce Atom By Atom est incontestablement "The Fall Of Persephone", long titre épique de près de sept minutes, parsemé de choeurs, sur lequel règne une ambiance mystique et majestueuse. C'est un groupe au sommet de son art que nous retrouvons sur ce quatrième album, un album à l'allure de véritable résurrection pour SATAN, qui nous livre avec ce Atom By Atom un incontournable que tout amateur de Heavy traditionnel se doit de posséder !  

Chronique : Nono666

9,5

 

 

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EITHER WAY - Behind The Light

Publié le par Nono666

EITHER WAY - Behind The Light
Autoproduction
Style : Melodic Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/l.eitherway

EITHER WAY_Behind The Light



01. Across The Light / 02. Redemption / 03. Phoenix / 04. Always Look To The Star / 05. Evil In Me / 06. Red Eyes / 07. Faces / 08. Trouble In My Mind / 09. Scarecrow / 10. Black Soul

Nouveau venu sur la scène Metal française, voici EITHER WAY, groupe compiegnois monté à l'initiative de Ludo Ciszewski (MONOLYTH, ex-DEAD N CRAZY) en charge ici de la basse, des guitares, des claviers et du chant. Et Behind The Light est là pour poser les bases de l'univers musical du combo. Rien de bien original dans le style proposé par la formation isarienne, se situant dans une veine très « made in Sweden » empruntée à des groupes tels que DARK TRANQUILLITY ou ARCH ENEMY pour un résultat qui, il faut le dire, se révèle tout de même assez accessible, mais accessible ne veut pas forcément dire dénué d'intérêt. Au programme un Death mélodique somme toute très commun mais néanmoins efficace et puissant, parsemé de quelques nappes de claviers qui apportent une certaine légèreté au propos du groupe. Tout est parfaitement exécuté par des musiciens qui visiblement connaissent leur affaire, et si techniquement c'est irréprochable, on ne peut pas dire que ce Beyond The Light révolutionne le genre, lorgnant un peu trop souvent du côté de la scène de Gothenburg. Bien qu'agréable d'écoute, et si ce premier album laisse entrevoir des choses plutôt sympathiques ("Red Eyes, "Phoenix, "Always Look To The Star"), il faut bien reconnaitre que ça manque encore d'un peu de personnalité, un détail qui sera sans doute gommé maintenant que le groupe est au complet... et l'expérience acquise sur la route devrait également l'y aider !

Chronique : Nono666

7

 

 

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