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ZIERLER - ESC

Publié le par Nono666

ZIERLER - ESC
Vanity Music Group
Style : Progressive Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2015
Site Web : www.zierler.net

Zierler ESC coverart



01. A New Beginning / 02. Aggrezzor / 03. Darkness Delight / 04. Dark To The Bone / 05. Evil Spirit / 06. Married To The Cause / 07. No Chorus / 08. Rainheart / 09. You Can't Fix Me No More / 10. Water / 11. Whispers

Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce génie qu'est Finn Zierler, un petit récapitulatif de sa carrière semble s'imposer car toutes ses oeuvres sont des joyaux qui s'imbriquent les unes aux autres et définissent l'homme et son incroyable talent. Maitre Zierler est un redoutable compositeur danois, doublé d'un très grand pianiste/clavieriste, ayant créé en 1996 le sublimissime BEYOND TWILIGHT (Progressive Metal). Son premier effort voit le jour en 2001, avec au chant le divin et incroyable Jorn Lande (ex-ARK, ex-MASTERPLAN). Le conceptuel The Devil's Hall Of Fame, chef d'œuvre absolu, avait secoué fortement et inéxorablement la tête du monde Metal tant l'œuvre était d'une grande originalité et d'une beauté fascinante, possédant des lignes vocales absolument dantesques que peu ou personne n'avaient encore même effleurer. Deux autres réalisations suivront, le tonitruant Section X (2005) et le titanesque For The Love Of Art And The Making (2006), révolutionnaire par son approche musicale et son découpage en 43 morceaux ne formant qu'un, mais pouvant également s'écouter seul et dans n'importe quel ordre. Novateur et genial jusqu'au bout des ongles, cet homme est-il seulement humain ? Neuf longues années se sont passées sans que le Mozart du Metal ne sorte quoi que ce soit, et ne se manifeste au sein de la planète Metal, puis le miracle arriva enfin le 16 Octobre 2015... Sous son nom, ZIERLER, celui-ci revient hanter nos mémoires métalliques pour toujours (et l'exagération n'est pas mienne) avec son ESC. Composé de 11 morceaux pour plus de 70 minutes de beauté absolue, le temps ne semble plus avoir d'emprise ni d'importance pour nous, et nous comprendront à l'issue de la première écoute pourquoi la gestation fut aussi difficile, longue et fastidieuse, sans compter les problèmes autres qu'a dû rencontrer ce cher Finn (accident de voiture notamment), qui le stoppèrent dans sa marche effrénée au genial dans toute sa démesure.

Parlons un peu de son nouveau line-up, composé de musiciens absolument géniaux, sans qui il n'aurait pu faire ce ESC, Bobby Jarzombek (batterie - FATES WARNING, HALFORD, RIOT), Per Wilson (guitare - SCAR SYMMETRY, KAIPA), Kelly "Sundown" Carpenter (chant - ex-BEYOND TWILIGHT, ADAGIO, FIREWIND, ex-EPYSODE, ex-OUTWORLD), Truls Haugen (basse/chant - CIRCUS MAXIMUS, INTENSE) et évidemment Finn Zierler (clavier / piano / composition).

J'insère une nouvelle fois le précieux objet dans ma platine, et la magie opère de nouveau, et à chaque écoute, dès les premières notes, la folie et l'opulence musicale est toujours omniprésente. "A New Beginning" démarre en trombe, vous accrochant les cheveux au plafond, et comment redescendre ? On restera collé jusqu'à la fin du titre, vous emportant dans le manège tourbillonnant de maitre Zierler, avec grâce, force, vigueur et une détermination sans faille, magnifique, alternant un passage lent, pour repartir sur du puissant avec une fin presque surnaturelle, déclamée par un Kelly Carpenter des plus déchaîné, et transcendé par ce commencement des plus étincelant, une vraie peinture abstraite ! S'ensuit le surpuissant "Agrezzor" et son refrain distillé à la face du monde tel le venin d'une bête cosmique vous agressant la ganache, passage majestueux, très progressif, avec un chant doux, pour repartir sur l'Aggrezzor. Énorme ! L'ombre de MESHUGGAH plane sur l'entrée rythmique du terrifiant et genial "Darkness Delight", renversant, pour laisser place quelques instants plus tard à un passage piano/voix époustouflant, rempli d'émotions. Le groupe ayant la faculté d'alterner ceux-ci (calme et émotion) avec des passages méchants et beaucoup plus sombres. Magnifique, détonant et spectaculaire!!! "Dark To The Bone" arrive ensuite à nous transpercer, dès le debut, avec un riff encore des plus fous, le refrain, époustouflant comme toujours, bluffant car la suite des plus symphonique nous emporte dans une marche romaine effrénée, diabolique, prête à attaquer (quelle batterie !) et tout dévaster sur son passage, faisant place à un solo stupéfiant de virtuosité, ces cris guerriers faisant frissonner votre humble serviteur ! Magique, que dis-je, cosmique ! L'esprit MESHUGGAH revient au galop sur le riff introductif de "Evil Spirit", porté tout du long par de somptueuses harmonies guitaristiques, et une nouvelle force symphonique aux relents Townsendien sur sa fin, et qui continuent à prendre place sur le refrain fort bien pensé de "Married To The Cause" où Mr Zierler nous transporte dans son grand talent avec de très belles lignes de piano en guise d'apéritif. D'ailleurs, il prendra possession du morceau seul, également, sur sa fin au piano. Comment ne pas parler de "No Chorus", geniale composition, travaillée à l'extrême, où les claviers et piano sont dithyrambiques, oh mon dieu, quelle claque ! Puis "Rainheart" déboule, et la sensation laissée est presque indescriptible, tant c'est inouïe de trouver et d'imaginer de tels sons, incroyable passage de ce refrain aux senteurs diaboliques exceptionnelles évoquant le premier effort de BEYOND TWILIGHT où le spectre de Jorn Lande s'installe, j'en reste sans voix, pantois... une superbe mélodie de piano, lente, m'achève (digne des plus grands, les BEATLES auraient piailler pour la posséder), celle-ci revenant à plusieurs reprises. Le refrain, sous fond des années 30, tel un vieux vinyl, est une idée vraiment lumineuse. Cette mélodie de piano revient et clôt le chapitre éternel qu'est cet incroyable "Rainheart". "You Can't Fix Me No More" est le titre le plus court (4m44), où le genial Zierler fait à nouveau pleurer les touches de son drôle de piano, l'aurait-t-il ensorcelé par son art créatif de haut vol ? En tout cas, c'est stupéfiant de créativité. On terminera cette mine d'or par "Water" et "Whispers" qui sont les deux plus longues pièces de ce ESC (dépassant chacune les 8 minutes). "Water" commençant par le piano de "Rainheart" revenant à la charge avec l'apport de quelques chœurs un peu BEATLES au tout début, tiens donc (déjà cités un peu plus haut). J'ai également été bluffé par ce passage, à la moitié du morceau, où le groupe se lance dans un délire rap faisant penser au KORN ingénieux de la grande époque. Je laisse "Whispers" à votre belle et débordante imagination, espérant encore plus d'engouement et de motivation à l'écoute et l'achat de l'opus. ESC est un chef d'œuvre parmi les chef d'œuvres, il fera date dans l'histoire du Metal progressif et de la musique en général ! Finn Zierler est unique, sa musique est incroyable de beauté, ahurissante de technique, mais l'émotion est toujours et continuellement transmise à travers des sons d'un autre monde, rien ne peut-être comparable et comparé à cette œuvre mémorable. Assurément l'album de l'année, pourtant riche et éclectique fut-elle ! Joyeuses fêtes de fin d'année à vous tous, et n'oubliez pas, l'achat de cet opus est obligatoire !

Chronique : Papa Bordg

10

 

 

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STRATOVARIUS - Eternal

Publié le par Nono666

STRATOVARIUS - Eternal
earMUSIC
Style : Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2015
Site Web : www.stratovarius.com

STRATOVARIUS_Eternal



01. My Eternal Dream / 02. Shine In The Dark / 03. Rise Above It / 04. Lost Without A Trace / 05. Feeding The Fire / 06. In My Line Of Work / 07. Man In The Mirror / 08. Few Are Those / 09. Fire In Your Eyes / 10. The Lost Saga

J'ai adoré Nemesis, l'album précédent, qui m'a réconcilié avec STRATOVARIUS après un désamour long de 12 ans ! Le remplacement de Timo Tolki par Matias Kupiainen aura été une bonne affaire pour le groupe. C'était risqué puisque Timo réalisait 99% du travail de composition, mais c'était indispensable tant le groupe glissait sur la pente savonneuse du déclin. Maintenant tout le monde retrousse ses manches et participe à l'écriture, pour un résultat tout à fait intéressant. Alors, personnellement je trouve Eternal un tout petit peu en retrait par rapport à son prédécésseur. Il en reprend les points forts mais avec un peu de surprise en moins. La voix de Timo Kotipelto est bien en place et les claviers de Jens Johansson sont toujours aussi volubiles. L'album est homogène, avec des variations de tempo bien équilibrées et surtout pas trop de ballades popisantes (détail qui m'avait tenu à l'écart du groupe au début des années 2000, car alors bien trop nombreuses et trop molles). Très bon point, l'album se termine par deux très bons morceaux qui donnent envie de réécouter l'album assez vite. Donc, selon moi, STRATOVARIUS a très bien rétabli la barre par rapport à l'idée qu'il m'en restait il y a 12 ans, et je vais même me pencher sur les productions antérieures à Nemesis, à savoir Elysium et Polaris. En tout cas, bravo les gars !

Chronique : Dany VH

8

 

 

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AD HOMINEM - Antitheist

Publié le par Nono666

AD HOMINEM - Antitheist
Osmose Productions
Style : Totalitarian Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/adhominemofficial

AD HOMINEM_Antitheist


 
01. Intro / No Hope / 02. Go Ebola! / 03. Antitheist / 04. Death & Cunt / 05. Compulsive Extermination / 06. The One And Only / 07. Impaled Muhammad / 08. Glory Hole Jesus / 09. I Am The Heretic / 10. Anus Of Yahweh / 11. Before You Turn Blue / 12. The Anger Syndrome / 13. Tomb Of Holiness / Outro

AD HOMINEM, formé en 1998 et originaire du Sud de la France, nous présente ici son cinquième album, Antithéist. Comme son nom l’indique, ce nouvel album traite d’antithéisme et tout le monde en prend pour son grade, histoire de ne stigmatiser personne (pas d’amalgame !). Avec des textes en anglais, les catholiques, les musulmans et les juifs : personne n’est épargné. Persuadée que les religions, mais aussi les croyances en tous genres ainsi que les mysticismes stériles quels qu’ils soient, sont un outil addictif, de mensonge et de manipulation, ainsi qu’un frein au progrès et à la science, ce n’est pas moi qui vais me plaindre du nouveau thème choisi par Kaiser W. Mais l’humanité n’est pas en reste et appelée à sa totale destruction avec des titres comme "Go Ebola !" et son apocalypse sanitaire, ou  encore "Compulsive Extermination", plus qu’explicites. Bon rien de très novateur dans ces thèmes. Musicalement, c’est autre chose ! On est plus vraiment dans le Black Metal, on se rapproche du Thrash, du Black’n Roll, du….je ne sais trop quoi. On est surpris, interloqué…qu’ont-ils fait ? L’intro d’"Impaled Muhammad" à la batterie sonne franchement années 80. Mais des riffs Black Metal sont présents ici et là, et nous rassurent : on écoute bien un album de Black ! Ouf !  Parfois, même, un très beau riff vous emmène, avec ses belles couvertures à la double pédale. Les voix sont assez démoniaques et agressives, presque  mystiques. Certaines compos sont plus Black’n Roll : "Go Ebola" ou "Antithéist", avec quelques riffs « blackisants ». La fin de "Death & Cunt" est franchement dans la lignée d’un Black Metal profond et enragé. "I Am The Heretic" nous offre des riffs bien « old school Black Metal » en fin de morceau : guitare qui part seule et mélodie bien soignée ! La batterie est maitrisée, propre et calibrée. Pas de doute, les batteurs italiens savent jouer ! Des samples indus, des voix parlées ici et là, mais tout en sobriété ("The One And Only") rappellent les vieux démons d’AD HOMINEM. Le son est old school, je ne suis pas fan du son des guitares, mais il faut avouer que cet album est bien produit. AD HOMINEM s’est calmé sur ses thématiques, AD HOMINEM a exploré de nouvelles voies, AD HOMINEM est de ceux dont la remise en question semble être une constante, toujours sans compromis et dans une démarche authentique. La cover est très élégante, blanche, sobre et racée, délicate, en opposition à la musique qui sonne parfois sale et « thrashy ». On aime ou on déteste cet album je pense. J’ai aimé et je mesure le risque qui a été pris. Loin des standards, on a là un son nouveau, (ou ancien mais franchement revisité). AD HOMINEM nous offre un album original, parfois indéfinissable, travaillé et vrai ! On ne peut être qu’heureux d’écouter un Black Metal surprenant et qui a su évoluer et qui reste franchement appréciable. Je valide !

Chronique : Fanny

8

 

 

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R.A.B - 2

Publié le par Nono666

R.A.B - 2
Klonosphere
Style : Rock
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/durab

RAB_2



01. First Mate / 02. 70 Virgin Girls / 03. Gay Killer / 04. Friend Of Mine / 05. Feel Good / 06. The Genius Of The Crowd / 07. Pityfull Liar / 08. Good Old Days / 09. Tonight We Dance / 10. New Dawn / 11. My Own Grave

Voilà ce qui semble être le deuxième album d’un jeune groupe Lyonnais nommé R.A.B qui mêle le Rock d’un QUEENS OF THE STONE AGE ou de RED FANG et un esprit d’urgence pouvant parfois rappeler CLUTCH ("Friend Of Mine"). Ce que l’on pourrait appeler par extension du Stoner Rock n’est ni plus ni moins que du Rock bien burné doté d’un second degré qui laisse parfois trainer une ombre de malaise, il suffit de voir les jeux de mots faits par le groupe avec leur patronyme. Dans un environnement aseptisé où le politiquement correct est bouffé par l’hypocrisie ambiante, voilà au moins un groupe de résistants. Au niveau production, les Français ont réussi à se faire un gros son sans que celui-ci ne sonne surproduit, préservant par la même occasion l’aspect Rock et direct. Le son des guitares est bien supporté par une basse bien présente, seule la batterie peut parfois manquer d’un tout petit peu de profondeur ("Feel Good" et son martellement) mais c’est là chipoter. Ce deuxième album passe très bien le test des écoutes répétées, on finit facilement par taper du pied ou secouer la tête, et sa digestion immédiate est toutefois contrebalancée par un "The Genius Of The Crowd", petite surprise, qui brasse un RAGE AGAINST THE MACHINE mêlé à FAITH NO MORE avec toujours ce côté Rock. R.A.B nous surprend agréablement en ne suivant pas exactement les traces d’un HEADCHARGER, perdu depuis longtemps à vouloir séduire les midinettes, également avec ce "Pityfull Liar" qui prend ici une couleur un peu plus Stoner que le reste, un aspect fumé qui laisse place à un refrain chanté qui montre également la capacité du chanteur à varier un peu les plaisirs, ou "Good Old Days", très Rock’n’Roll, qui explose tout en 2’43, un titre qui met définitivement ces Lyonnais à part de la scène Stoner avec ce titre à la DANKO JONES. Ce groupe nous rappelle également les talentueux ZOE, croisé le temps d’un concert à Fismes, trop Rock pour le public Stoner et trop Stoner pour un public mainstream. La qualité des compositions, même si elles sont sans surprises, et la variation, suffisamment grande du discours, permet à R.A.B de réussir à nous garder attentif jusqu’à la fin de ce deuxième album malgré un "Tonight We Dance" un brin poussif, mais de suite "New Dawn" remet le groupe sur les rails. Les amateurs de Rock Stoner seront séduits par les premiers titres alors que le public plus volontairement Rock s’attardera sur la deuxième partie de ce 2 qui devrait donc rassembler les publics à mi-chemin entre ces deux styles frangins. Un album qui doit surtout s’apprécier sur scène !

Chronique : Aymerick Painless

7

 

 

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QUEENSRYCHE - Condition Hüman

Publié le par Nono666

QUEENSRYCHE - Condition Hüman
Century Media Records
Style : Progressive Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.queensrycheofficial.com

QUEENSRYCHE_Condition Human



01. Arrow Of Time / 02. Guardian / 03. Hellfire / 04. Toxic Remedy / 05. Selfish Lives / 06. Eye9 / 07. Bulletproof / 08. Hourglass / 09. Just Us / 10. All There Was / 11. The Aftermath / 12. Condition Hüman

Second album de l’ère La Torre, ce nouvel opus est une réussite. On y retrouve absolument tout ce qui a fait le succès du groupe lors de ces albums majeurs que sont Empire, Operation Mindcrime, sans pour autant que le groupe ne néglige d’y apporter des touches qui ne sont pas sans nous faire penser aux albums Rage For Order et The Warning, comme sur les titres "Arrow Of Time" et "Guardian" par exemple, qui ouvrent ce 14ème album studio du quintet. Le mimétisme est vraiment hallucinant au niveau vocal et si l’on ne savait que Tate n’est plus dans le groupe, on pourrait croire que c’est lui qui interprète les 12 titres de ce Condition Hüman. Après ses déboires juridiques et de line-up, QUEENSRYCHE a repris sa marche en avant. Il n’y a rien à jeter ici, on frôle l’album parfait pour une réalisation du groupe. "Bulletproof" a une mélodie vocale lors du refrain qui est imparable et fait de ce titre un hit en puissance. On retrouve vraiment tout, la complexité de certains passages, les côtés Prog, les autres Heavy, raffinés, puissants, techniques. Si vous aimez QUEENSRYCHE, croyez-moi sur parole, cet album doit figurer dans votre collection près des pièces maîtresses citées plus haut car il en fait parfaitement le lien. Le son des grattes, les riffs, les effets sur la voix, évidemment la voix de Todd La Torre, parfait clone, sans que ce terme soit péjoratif tant il rend hommage à son prédécesseur, ne font que renforcer ce sentiment de réussite lors de l’écoute. Tout dans La Torre ne peut que nous faire penser à son prédécesseur, la voix, les effets, les doublages des backing vocals mais aussi le phrasé des mélodies. Et fatalement cela est quelque chose de voulu par les trois membres originels du groupe. Le jeu des guitaristes est redevenu un travail d’orfèvre ciselant chaque riff afin d’en être la trame parfaite des compositions. On  ne se lasse pas de se délecter de cette réalisation et on en redemande...

Chronique : Horace Pinker

9

 

 

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LOFOFORA - L'épreuve du Concert

Publié le par Nono666

LOFOFORA - L'épreuve du Concert
At(h)ome
Style : Fusion Punk/Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.lofofora.com

lofofora_L'épreuve du Concert



01. Notre Terre / 02. L'Oeuf / 03. L'innocence / 04. Le Fond et la Forme / 05. Mémoire de Singes / 06. Trompe La Mort / 07. Contre les Murs / 08. Utopiste / 09. Elixir / 10. Pyromane / 11. Le Malheur des Autres / 12. La Tsarine / 13. Justice Pour Tous / 14. Visceral (Version Hot) / 15. Autopilote / 16. Ilot Amsterdam / 17. Double A

Nouveau live pour LOFOFORA qui, quelques mois après la sortie de son dernier album, L'épreuve du Contraire, nous plonge au coeur de la tournée qui a eu lieu en support de celui-ci. Quoi de plus naturel quand on sait que la scène est l'élément où le combo s'exprime le mieux et qu'il y prend toute sa dimension. LOFOFORA enflamme une nouvelle fois un public tout acquis à sa cause, nous proposant pas moins de huit titres issus du dernier opus, faisant de ce fait l'impasse sur certains classiques comme par exemple "Les Gens"... mais après 26 ans de carrière et huit albums au compteur, il faut se rendre à l'évidence, le groupe doit faire des choix, quitte à en décevoir certains... mettre en place une setlist cohérente doit relever du véritable casse-tête. Enregistré sur les dates de Mâcon et Dijon, L'épreuve du Concert nous immerge au coeur de la fosse... LOFOFORA ne faillit pas à sa réputation, exécutant un set rageur et terriblement énergique où le charismatique Reuno déclame ses textes avec conviction et véhémence... Alors si vous avez raté LOFO lors de sa dernière tournée, voici le parfait paliatif, L'épreuve du Concert se révélant le témoignage le plus fidèle de la fureur qui règne lors des sets survoltés du combo. Un live sans concession, authentique et brut... comme si vous y étiez !

Chronique : Nono666

8

 

 

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PLEASURE ADDICTION - Extra Balls

Publié le par Nono666

PLEASURE ADDICTION - Extra Balls
Shotgun Generation
Style : Hard US / Sleaze Glam
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.pleasureaddiction.com

PLEASURE ADDICTION_Extra Balls



01. Don’t Let Me Down / 02. Can’t Stand The Heartache / 03. I Love L.A. / 04. Love Refugee / 05. Count 1.2.3 / 06. Hey Boy / 07. Heaven & Hell / 08. Lights & Wonders / 09. Starlight Queen / 10. Dr Addict / 11. Fuel For Soul

InDependence, le premier album de PLEASURE ADDICTION, avait su, à sa sortie en 2012, retenir toute notre attention, mettant en avant des compos hyper accrocheuses que n'auraient pas renié toute la cohorte de groupes Ricains assimilés à la fameuse vague Hair Metal/FM des 80's. Les Parisiens nous reviennent aujourd'hui avec leur second album, Extra Balls, et on peut dire qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise, ça sent le Rock'n'Roll à plein nez... Tout au long du disque, les références sont nombreuses, il n'est pas rare, au détour d'un morceau, de penser à POISON (le catchy "I Love L.A."), à DANGER DANGER ou BON JOVI (la ballade "Heaven & Hell", "Starlight Queen")... nous avons là une collection d'hymnes ultra fédérateurs totalement irrésistibles ("Don't Let Me Down", "Lights & Wonders",...), et dans ce domaine PLEASURE ADDICTION s'y connait comme personne, faisant preuve d'une recette infaillible : de l'énergie à revendre, des riffs efficaces, des refrains imparables, un sens de la mélodie évident... nos Parisiens pratiquent un Rock'n'Roll spontané, clairement taillé pour la scène. Avec Extra Balls, PLEASURE ADDICTION nous offre un album particulièrement enthousiasmant sur lequel plane un esprit « fun » indéniable. Alors si vous aimez les groupes précités, MÖTLEY CRÜE ou DEF LEPPARD, il ne fait aucun doute que ce nouvel effort du quatuor francilien ne pourra que vous séduire et vous combler.

Chronique : Nono666

8

 

 

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GIRLSCHOOL - Guilty As Sin

Publié le par Nono666

GIRLSCHOOL - Guilty As Sin
UDR Music
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.girlschoolband.com

GIRLSCHOOL_Guilty As Sin



01. Come The Revolution / 02. Take It Like A Band / 03. Guilty As Sin / 04. Treasure / 05. Awkward Position / 06. Staying Alive / 07. Perfect Storm / 08. Painful / 09. Night Before / 10. Everybody Loves (Saturday Night) / 11. Coming Your Way (Ltd Edition - Bonus track) / 12. Tonight (Ltd Edition - Bonus track)

Pionnières dans le domaine du Hard Rock féminin dès 1975 aux côtés des RUNAWAYS, d'abord sous le nom de PAINTED LADY puis sous celui de GIRLSCHOOL à partir de 1978, nos écolières préférées n'ont plus grand chose à prouver. Et si le rythme des sorties se fait beaucoup moins soutenu aujourd'hui que durant les années 80, sept ans auront été nécéssaire à nos Anglaises pour donner un succésseur à Legacy, la qualité n'en est pas moins toujours au rendez-vous, et c'est bien là le principal ! Guilty As Sin ne déçoit pas, bien au contraire, il enchaine les brûlots endiablés : les entêtants "Come The Revolution" et "Take It Like A Band", "Guilty As Sin" ou le punkisant "Night Before" sont autant d'hymnes aux refrains entrainants qui devraient sans mal trouver une place de choix dans les futures setlists du groupe, et dans le coeur des fans. Avec Guilty As Sin, on retrouve ce Hard Rock direct, sans fioritures et catchy à souhait qui a toujours fait la réputation de GIRLSCHOOL, un album certes sans réelles surprises mais d'excellente facture. Toutefois les filles savent aussi se faire plus « aventureuses », c'est notamment le cas d'un "Treasure" qui se veut plus sombre ou le plus ambiancé "Awkward Position", mais la vraie surprise de ce douzième album studio est bien "Staying Alive", reprise inattendue du tube disco des BEE GEES qui, doté de l'identité GIRLSCHOOL, se pare d'une coloration Rock façon ZZ TOP époque Afterburner qui, finalement, lui sied à merveille. Au final, nous avons là un très bon album, varié juste ce qu'il faut pour maintenir l'attention, qui n'aura nullement à rougir face aux classiques que sont Demolition, Hit And Run, Screaming Blue Murder ou Play Dirty, nous prouvant que même après quasiment 40 ans de carrière ces filles en ont encore sous la semelle pour nous proposer des albums particulièrement efficaces et intéressants.

Chronique : Nono666

8

 

 

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WITCHES - The Hunt

Publié le par Nono666

WITCHES - The Hunt
Autoproduction
Style : Thrash/Death Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.witches.fr

WITCHES_The Hunt



01. No Matter If The Wind / 02. Jump With Fright / 03. So Cold / 04. Riding And Hunting / 05. Up'n'Down / 06. Serial

WITCHES n'est peut-être pas très actif au niveau sorties discographiques, et si l'on excepte Agressive Symphony, compilation vinyle regroupant les deux premières démos du groupe, Silly Symphony (1988) et Agressive Soap (1989), sortie en 2014, le dernier véritable opus de la bande à Sybille Colin-Tocquaine remonte quand même à 2008, soit 7 longues années à patienter pour enfin voir débouler ce nouveau rejeton, mais, rien à craindre WITCHES n'a absolument rien perdu de son identité venimeuse, se montrant toujours aussi (voire plus) abrasif et virulent, et ce même après près de 30 ans de carrière. C'est avec un line-up tout neuf que le combo nous revient : outre l'indéboulonnable Sybille à la gratte et aux vocaux, on retrouve Lienj (DESARTICULATE) à la guitare, Olivier (DEPRAVITY CAUSE ADDICTION) à la basse ainsi que Jonathan "Sangli" Juré (ABSINTHE, DISASTER) à la batterie et, disons le tout net, ces gars-là connaissent leur affaire et assurent grave, et c'est un WITCHES plus affuté que jamais que l'on retrouve ici... Dévastateurs et rageurs, les six titres qui composent ce The Hunt vont vous arracher la tête telle une déflagration Thrash/Death assénée avec véhémence, un véritable tsunami, violent, brutal et hyper agressif ("Jump With Fright"), mais qu'est-ce que c'est bon ! Sybille et ses sbires sont énervés et ont la rage, c'est le moins que l'on puisse dire ! Comment ne pas succomber au très direct et percutant "No Matter If The Wind..." qui ouvre cette rondelle de manière on ne peut plus convaincante, et il en sera de même tout au long de la vingtaine de minutes que dure cet EP des plus direct et à l'intensité jamais remise en cause. Une véritable renaissance pour WITCHES qui, après quelques années d'errance dù à un line-up très fluctuant, nous livre là un disque sans concession d'une grande efficacité... du très bon travail de la part de ce groupe vétéran de la scène Thrash/Death française.

Chronique : Nono666

8,5

 

 

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LA HORDE - Dystopie

Publié le par Nono666

LA HORDE - Dystopie
Fantai Zic
Style : Hardcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.la-horde.fr

LA HORDE_Dystopie



01. Soleil Noir / 02. Nous Savions / 03. Dernier Souffle / 04. Ravage / 05. Coma / 06. Le Monde Inverti / 07. Immortel / 08. Chan Chan / 09. Sous la Bannière Obscure / 10. Tony / 11. Les Pionniers du Chaos / 12. Solitaire / 13. Résigné / 14. La Fin des Mondes

Formation de Hardcore originaire de Nancy, LA HORDE nous livre cette année son deuxième album, Dystopie (un nom visiblement très à la mode). Pas grand chose à rajouter sur la présentation du groupe si ce n'est qu'ils avaient déjà publié un album en 2012, En Passant par le Monde.

J'ouvre donc tranquillement l'album, sans trop savoir à quoi m'attendre, n'ayant jamais entendu parler du groupe. Pas d'introduction spéciale, le groupe nous livre immédiatement son Hardcore classique et agressif, sympathique, certes, mais rien d'exceptionnellement prenant, qui accroche l'oreille. La recette est connue : des riffs lourds, un chant crié assez banal, des parties lentes distillées entre les passages plus rapides, une batterie simple mais efficace. Cependant, la colère est relativement bien interprétée dans les titres, et c'est probablement l'atout de l'album (oui, les plus râleurs diront que ce n'est pas rare), et je dois avouer avoir passé un très bon moment à l'écoute de certains mid tempos. Un certain sens du groove est également perceptible, et toujours agréable pour apporter de la fraîcheur au Hardcore, style souvent trop étouffant. Et, si certaines mélodies et certains rythmes sont bien trouvés et entraînants ("Dernier Souffle", par exemple, offre une violence maîtrisée, couplée à des airs agréables), je dois avouer ne pas avoir grand chose à dire sur LA HORDE, qui se contente d'une musique efficace, mais trop sage, avec quelques défauts qui auraient pu être évités (les solos qui cassent le rythme, mais également un chant un peu répétitif, à varier). "Immortel" a tout de même le mérite de surprendre en alternant passages calmes et instants de violence (probablement les meilleurs de l'album, d'ailleurs), avec une partie de batterie plutôt intéressante et une basse langoureuse. En bref, un album de Hardcore classique, avec ses défauts et ses qualités. Pas exceptionnel, à découvrir pour les amateurs du genre.

Chronique : Durchfall

6,5

 

 

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