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AVATARIUM - The Girl With The Raven Mask

Publié le par Nono666

AVATARIUM - The Girl With The Raven Mask
Nuclear Blast Records
Style : Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.avatariumofficial.se

AVATARIUM_The Girl With The Raven Mask



01. Girl With The Raven Mask / 02. The January Sea / 03. Pearls And Coffins / 04. Hypnotized / 05. Ghostlight / 06. Run Killer Run / 07. Iron Mule / 08. The Master Thief

Devant les difficultés rencontrées pour tenir la barre du navire CANDLEMASS, le Doom Master Leif EIDLING a trouvé en AVATARIUM une échappatoire qui a en plus une qualité et une fraicheur qu’il peinait à trouver avec son groupe originel. Le premier opus éponyme paru en 2013 dévoilait également une chanteuse à la voix qui ne demandait qu’à prendre encore un peu plus d’assurance et encore aujourd’hui, cet Avatarium tient largement la route et s’écoute encore avec un énorme plaisir rempli de noirceur. On sait depuis que Leif a connu quelques problèmes de santé, l’empêchant de prendre part à des concerts du groupe, remplacé par Anders IWERS (TIAMAT) qui assure la section rythmique avec Lars SKÖLD, batteur chez TIAMAT, autant dire qu’ils se connaissent et qu’AVATARIUM a trouvé là une solution palliative de premier ordre. En attendant, le bassiste, lui, se concentrait sur sa santé et l’écriture de ce deuxième album, The Girl With The Raven Mask, devancé par un premier extrait, la chanson titre extrêmement efficace. En effet, c’est avec ce titre éponyme que cet album s’ouvre et cela pourra surprendre car ce qui suit n’est pas tout à fait dans la même tendance, AVATARIUM se fait beaucoup plus intimiste, on pense très largement à l’esprit de LED ZEPPELIN qui n’hésitait pas à laisser le chant seul avec toute ou partie de la section rythmique, ici aussi, Jennie-Ann prend une place de choix et impose sa voix comme une ligne directrice, à tel point qu’on se dit presque que ce groupe pourrait survivre si jamais Leif décidait de rester dans l’ombre, uniquement attaché à la composition. Avec "The January Sea", les Suédois nous montre une esquisse de ce qu’est finalement cet album, un riff tout à fait traditionnel pour commencer puis Jennie-Ann commence à faire son œuvre, mélancolie, fragilité et noirceur vintage envahissent alors encore un peu plus notre environnement, Carl Westholm, aux claviers, montre également une belle évolution depuis le premier album, le fidèle complice du bassiste, tissent des ambiances et s’intègre bien mieux à l’ensemble. Tout doucement, donc, AVATARIUM nous amène sur le terrain qu’il a choisi pour cet album, une musique intimiste et primaire de prime abord, car en fait, le travail d’arrangement est très pointu, à l’image des couplets de "Pearls And Coffins", un titre qui se dessine un peu comme "The January Sea" mais avec un aspect 70’s encore plus aventureux et où Jennie-Ann appuie encore sur la mélancolie vocale qui lui va si bien. Lors des premières écoutes, on peut rester un peu sur sa faim par le cœur de l’album car "The January Sea", "Pearls And Coffins", "Hypnotized" et "Ghostlight" se ressemblent assez avant que l’on ne s’approprie véritablement cet album et que l’on voit se dessiner cette trame nous amenant jusqu’à ce "Ghostlight" qui reprend un peu de rythme comme "The January Sea" peut en avoir et c’est avec "Run Killer Run" et son riff d’introduction bien plus direct, que la dynamique s’envole de nouveau. On était un peu resté scotché par "Lady In The Lamp", clôturant le premier opus, et bien l’esprit de ce titre transpire tout au long de cet album et notamment sur les titres mentionnés au cœur de cet album. Cela surprend car le Doom Riff Master se transforme ici en ambianceur noir et n’hésite pas à utiliser d’autres options pour la guitare comme ces arpèges posées. Autre point intéressant, le traitement apposé sur les guitares, ce grain bien épais et pouvant paraitre comme mal défini, ce qui n’est pas le cas après une écoute attentive, nous ramène vers l’esprit 70’s sans chercher à y revenir totalement et sur ce point, le parallèle avec l’artwork est très bien vu, car bien entendu qu’on y retrouve un univers vintage mais l’image bénéficie de la technologie actuelle par sa netteté. Alors il est vrai, qu’excepté "Girl With The Raven Mask", les titres sont plutôt longs, dépassant aisément les 5 minutes, l’album demande quelques écoutes pour être appréhendé mais là où le premier album était peut-être un peu trop immédiat et facile à digérer, ce The Girl With The Raven Mask sollicitera bien plus l’esprit de l’auditeur pour, c’est certain, s’inscrire un peu plus facilement dans le temps.

Avec ce deuxième album, AVATARIUM s’impose comme une valeur sure et non comme un projet studio ou un caprice temporaire, mené par une excellente vocaliste qui présente encore une marge de progression certaine dans l’appropriation de l’univers du groupe et un groupe costaud et notamment ce guitariste, Marcus Jidell (ex-EVERGREY) qui a déjà souvent épaulé Leif Eidling dans ses différents projets, un groupe qui semble très uni et montre qu’il n’est pas la volonté de suivre une mode de groupe à chanteuse mais bien la volonté de l’expression d’une facette incompatible avec KRUX et CANDLEMASS sans pour autant en être à des années lumière. Ce dernier s’apprêtant à reprendre un peu du service, on espère que Leif saura se ménager. En attendant, cet album est tout à fait indiqué à ceux qui ont apprécié le premier opus, ceux qui ont aussi apprécié le dernier GHOST peuvent sans mal jeter une oreille à cet opus car si musicalement on n’est pas tout à fait dans la même veine, on ressent un vecteur commun certain.

Chronique : Aymerick Painless

9

 

 

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VREID - Sólverv

Publié le par Nono666

VREID - Sólverv
Indie Recordings
Style : Black Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2015
Site Web : www.vreid.no

VREID_Solverv



01. Haust / 02. Sólverv / 03. Geitaskadl / 04. Ætti sitt fjedl / 05. Når byane brenn / 06. Storm frå vest / 07. Fridom med daudens lang

Attention chef d’œuvre ! Des mélodies cinglantes, un son froid, des ambiances glacées et noires…Voici Sólverv, le septième album de VREID (Colère en français). Ici, la mélodie est partout, superbe, on est dans l’esthétisme total, les rythmes sont magnifiques, les soli merveilleux ! L’album commence fort, avec "Haust" qui s’envole en blast après une intro plutôt quelconque. Mais lorsque ça démarre, c’est franchement magique ! Je suis conquise. Puis, on continue avec "Sólverv" qui signifie solstice. On est en plein dans la tradition scandinave païenne, empreint d’une identité forte. Une mélodie nous guide, avec une guitare lead très présente. Les mélodies aigues parcourent cet album, et le chant est torturé, écorché, tous les morceaux sont superbes ! Wouha ! Quand on voit d’où ils viennent : Sogndal, en Norvège, et qu’on se penche un peu sur la question : fjords acérés, cascades déchainées, trolls et farfadets, paysages de neiges et de glace... on comprend mieux cette froideur ! Bien qu’ils se revendiquent vikings et guerriers, la musique est plutôt mélancolique et je n’ai pas vraiment ressenti de côté guerrier ou violent, mis à part une marche un peu martiale en intro de "Når byane brenn". La pureté des riffs et du son se suffit à elle-même. Fier de ses racines, VREID écrit en Norvégien et clame son identité. "Fridom med daudens lang", le dernier morceau, dure près de 10 minutes. Il clôture admirablement bien cet album qui est, pour moi, un excellent album de Black Metal. Un petit mot sur la cover, qui n’est malheureusement pas une réussite : graphismes un peu naïfs, style bande dessinée. On est bien dans le thème de la nature et des solstices, avec ses montagnes et ses rennes norvégiens, mais le tout, jaune, blanc et noir, n’est pas franchement esthétique, ni à l’image de cette musique profonde et noire. Cependant, Sólverv est un superbe album de Black Metal qui allie savoir faire, froideur et magnifiques mélodies. C’est un album extrêmement réussi que je classe sans hésiter dans les chefs d’œuvres 2015 ! A écouter sans attendre.

Chronique : Fanny

9

 

 

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DENNER/SHERMANN - Satan's Tomb

Publié le par Nono666

DENNER/SHERMANN - Satan’s Tomb
Metal Blade Records
Style : Heavy Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2015
Site Web : www.dennershermann.com

2015 - Satan's Tomb (EP)



01. Satan's Tomb / 02. War Witch / 03. New Gods / 04. Seven Skulls

Il y en a qui vont être contents ! A l’heure où King Diamond connaît une seconde jeunesse en solo, ce sont les guitaristes Hank Shermann et Michael Denner – soit la paire de gratteux originelle de MERCYFUL FATE pour les étourdis – qui refont surface avec un nouveau groupe portant leurs noms. Et les quatre morceaux composant ce EP sont indéniablement marqués du sceau des deux compères, tant au niveau des parties de guitares à proprement parler que des structures, tarabiscotées comme il se doit. Pourtant, difficile de rapprocher cette musique de celle de MERCYFUL FATE, bien que le chant de Sean Peck (CAGE) soit lui aussi très porté sur les aigües, mais doté d’une approche différente de celle du Roi Diamant. Le style vocal rappelle ici davantage Rob Halford, notamment dans les médiums. La différence se situe également au niveau des lignes de chant, mais aussi des parties de batterie de Snowy Shaw (lui aussi ex-membre du FATE, est-il nécessaire de le rappeler ?), qui se veulent plutôt techniques. Pour en revenir aux morceaux, ils dégagent une vivacité et une accroche certaine, avec un petit faible en ce qui me concerne pour "War Witch". Même si 21 minutes de musique, c’est un peu juste pour se faire une idée complète de la teneur du projet, il semble acquis que DENNER/SHERMANN n’a pas pour vocation de réinventer la roue. Ceci dit, la scène metal actuelle regorgeant de groupes de heavy metal jouant la carte de la nostalgie, autant miser sur une valeur sûre et écouter les « originaux ». Maintenant, un album SVP !

Chronique : Morbid S.

7

 

 

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THE ARRS - Xpôvoç / Khrónos

Publié le par Nono666

THE ARRS - Xpôvoç / Khrónos
Verycords
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.thearrsmetal.com

THE ARRS_Khronos



01. Kombat / 02. Acta Non Verba / 03. Hors Norme (feat. Alex Erian - Obey The Brave) / 04. La Quête / 05. Du Ciel et de la Terre / 06. Les Rives du Temps / Interlude / 07. Khrónos (feat. Ju - Benighted) / 08. IV Horizons / 09. La 25ème Heure / Interlude / 10. Titans / 11. Nos Erreurs / 12. Prophétie (feat. Poun - Black Bomb A) / 13. Le Journal de Ma Haine (feat. Kubi OF Hangman's Chair)

Les Parisiens de THE ARRS remettent le couvert pour la cinquième fois, après le très réussi Soleil Noir sorti en 2012, voilà le nouveau venu : Xpôvoç / Khrónos... Le ton se durcit encore un peu plus comme le démontre le premier titre "Kombat", l'énergie survoltée, la violence extrême des vocaux n'ira pas en s'affaiblissant sur le reste de l'album, bien au contraire. Pas mal de featuring au chant sont à relever, notamment Julien de BENIGHTED, Alex Erian d'OBEY THE BRAVE ou encore Poun de BLACK BOMB A, pour un résultat tout en contrastes et saisissant de noirceur. Les riffs sont taillés en pointe, ça pique et ça déchire ! D'autant que la prod est remarquable d'efficacité et de clarté ! Dans l'ensemble, les compos sont  intenses et très catchy tout en prenant le temps d'installer des mélodies pleines de tension qui ne font qu'accroitre le sentiment d'urgence et de malaise ("IV Horizons", "Prophetie", "Khronos"). Bref, cet excellent nouvel album de THE ARRS est un véritable rouleau compresseur naviguant entre Metalcore et Deathcore avec beaucoup de passion et de savoir faire, c'est indiscutablement une très bonne pioche et un album majeur dans les sorties discographiques de cette année 2015 !

Chronique : Ziltoik Skeksis

9

 

 

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CATTLE DECAPITATION - The Anthropocene Extinction

Publié le par Nono666

CATTLE DECAPITATION - The Anthropocene Extinction
Metal Blade Records
Style : Death/Grind
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.cattledecapitation.com

CATTLE DECAPITATION_The Anthropocene Extinction



01. Manufactured Extinct / 02. The Prophets Of Loss (feat Phil Anselmo) / 03. Plagueborne / 04. Clandestine Ways (Krokodil Rot) / 05. Circo Inhumanitas / 06. The Burden Of Seven Billion / 07. Mammals In Babylon / 08. Mutual Assured Destruction / 09. Not Suitable For Life / 10. Apex Blasphemy / 11. Ave Exitium / 12. Pacific Grim

CATTLE DECAPITATION est un groupe de Death/Grind américain originaire de San Diego (Californie) fondé en 1996. Le discours politisé du groupe s'oriente autour de l'abus et la maltraitance des animaux, la pollution et les drames environnementaux, et d'autres thèmes comme la mysanthhropie et le genocide de la race humaine. Après un incroyable Monolith Of Inhumanity (2012) (une tuerie qui parle de la destruction totale de la race animale par l'être humain). Le groupe nous revient en août 2015 avec, sous le bras, ce septième et incroyable opus qu'est The Anthropocene Extinction. Le groupe, constitué de Derek Engemann (basse), David Mcgraw (batterie), Josh Elmore (guitares) et Travis Ryan (vocaux), nous a peaufiné une œuvre intemporelle, surpuissante et technique, ultra-violente tout en étant bourrée de mélodies et d'émotions diverses. Le thème abordé pour ce nouvel effort n'est autre que la suite de celle narrée sur le terrible Monolith Of Inhumanity : l'homme n'a plus rien pour son développement physique et son écosystème s'écroule totalement, l'obligeant à se nourrir de ses propres déchets et diverses immondices qu'il a pu semer pendant toutes ces terribles années. La production signée Dave Otero met en relief la puissance terrifiante et la beauté exceptionnelle de l'œuvre. L'artwork de Wes Benscoter quant à lui souligne la totale ruine humaine. La force de l'océan et le vent marin introduisent le sculptural "Manufactured Extinct", une mélodie lente et grandiose débute ce premier titre servant de trame tout du long, quelle baffe, le riffing énorme déssert un refrain titanesque en voix claire, puis un petit solo rapide et terrible nous secoue encore inexorablement la nuque dans tous les sens. On enchaine directement avec les blasts fous furieux de "The Prophets Of Loss", avec quelques passages plus lents faisant penser au Black Metal du grand DIMMU BORGIR, une fois de plus la performance vocale de Travis Ryan est plus que bluffante, s'incrustant dans notre cerveau de lilliputien avec un tube Death Metal de plus (si, si, des tubes extrêmes je vous dis). "Plagueborn" et son chant clair si particulier laisse complètement sur le cul, une entité, une sorte de prolongement du refrain de "The Prophets Of Loss", énorme titre, du jamais entendu dans le Death extrême... "Clandestine Ways" à, une nouvelle fois, de petits relents Black à la DIMMU BORGIR et quelques passages brutaux plus lents semblant inspirés par le grandissime NILE, puis ça part dans tous les sens, avec des vocaux clairs puis un putain de solo supersonique, une très belle accalmie, courte, avant une nouvelle tempête ! Ce groupe est un phénomène, et le morceau suivant "Circo Inhumanitas" et sa violence extrême, musicale et vocale, accollés d'un hymne clair ne pourront pas dire le contraire, c'est complètement insensé, presque farfelu, mais super original et incroyablement beau. Le court interlude "The Burden Of Seven Billion" nous permet de reprendre nos esprits, en réfléchissant sur ce qui vient de se passer, mais sans jamais pouvoir vraiment y répondre. On enchaine avec le super groovy et violent "Mammals In Babylon" (quelques glissés de mediator à la GOJIRA), bien aéré pour mieux faire déferler un cyclone de notes. Que dire du colossal "Not Suitable For Life" et de sa puissance dévastatrice, de son merveilleux passage lent revenant à plusieurs reprises, ou le refrain se lâchant petit à petit jusqu'à être complètement vomi à la face du monde ! On arrive avec l'un des deux derniers morceaux, le très surprenant "Ave Exitium", une sorte d'accalmie lugubre, commençant par de très beaux arpèges lancinants, où la voix de Travis Ryan se veut mélancolique, belle et très chargée d'émotion, précursseur du déluge annonciateur qu'est l'énorme "Pacific Grim". La boucle est bouclée, la mer reprend ses droits et engloutie l'humain... Ce groupe, que je ne connaissais pas avant ce The Anthropocene Extinction, a réussi le tour de force de m'emmener vers d'autres lieux, d'autres frontières, qui m'étaient totalement inconnues. CATTLE DECAPITATION est un groupe hybride, une créature peu conventionnelle, qui réussit le tour de force de proposer un Metal d'une violence inouïe mais d'une précision chirurgicale, avec des mélodies sublimes, d'une force omniprésente, avec des refrains tubesques portés par un chanteur incroyable à la voix sans précédent. J'ai eu cette même sensation d'adoration que quand j'avais découvert le mythique From Mars To Sirius de GOJIRA. Les Américains nous livrent là un chef d'œuvre absolu !

Chronique : Papa Bordg

9,5

 

 

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MURASHITA - Inescapable Damnation

Publié le par Nono666

MURASHITA - Inescapable Damnation
Autoproduction
Style : Melodic Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.masakimurashita.com

MURASHITA_Inescapable Damnation



01. Retribution / 02. Inescapable Damnation / 03. Death Or Glory / 04. Conquer The Foe / 05. This Show Must Go On

Masaki Murashita, après le split de son groupe aux multiples influences, HEMOPTYSIS, a décidé d'entamer une carrière solo, en lançant un projet Melodeath portant son nom, projet dans lequel il aura largement l'espace et la liberté d'enfin laisser s'exprimer tout son talent. Le premier EP de MURASHITA paraît donc en 2015, sous le nom de Inescapable Damnation, et contient 5 titres, sur lesquels interviennent Dave Ellefson (MEGADETH), Kevin Talley (SUFFOCATION, SIX FEET UNDER, CHIMAIRA), Kelly Conlon (MONSTROSITY) et Rodney McGlothlin (VOICE OF DISSENT).

Pas d'introduction, c'est le riff efficace et entraînant du single "Retribution" qui nous accueille dans l'univers complet et riche du virtuose japonais, et dès les premières secondes, je comprend que cet album est un pur concentré de metal extrême, varié et mélodique, qui a tout pour plaire : un son puissant, aucun instrument n'est délaissé, tout est audible, avec un son prenant et clair, de sublimes solos (je dois dire que, malgré leur grand nombre, j'en redemande), qui représentent indéniablement l'apogée de tous les morceaux de MURASHITA, remplis d'émotion et interprétés à la perfection par un guitariste accompli, une technicité irréprochable, un chant asséné avec conviction et élégance... Et des riffs, que dire des riffs... Ces mélodies sont en effet l'essence de la musique du musicien, son âme, sa forme, donnant à la musique un côté épique très accentué (comme sur le refrain de "Death Or Glory", où il m'est impossible de ne pas songer à ARCH ENEMY), avec un groove dansant, rendant le Death mélodique de MURASHITA presque vivant, créant différentes atmosphères, variées, mais toutes plus agréables et prenantes les unes que les autres. Contrairement à de trop nombreuses formations Death mélodique (et je ne parle pas que de petits groupes underground), on ne tombe ici jamais dans la facilité, et chaque morceau est recherché et réfléchi par un guitariste passionné. Si je devais poser un mot sur cet EP et son contenu, je dirai qu'il est intelligent, de part sa finesse et ses multiples facettes. Seule petite déception, le dernier titre, "This Show Must Go On", légèrement en deçà des autres, malgré un travail indéniable sur les orchestrations, le son du chant y est différent, avec une réverbération plutôt désagréable, et un côté Thrash Metal assez fade et décevant sur les couplets (cela dit, le morceau reste pas mal, mais je m'attendais personnellement à mieux, et il contraste clairement avec le reste de la production). Mais on pardonne sans problème à Masaki Murashita, et Inescapable Damnation reste une excellente découverte à mes yeux, pouvant plaire à un public assez large (c'est certes très accessible, mais également travaillé et recherché), et sachant varier ses ambiances, ce qui permet de nous tenir en haleine sur toute la durée du EP ; les morceaux s'enchaînent sans que l'on ne s'en rende compte. Ajoutez à cela un magnifique artwork, et vous avez un quasi sans-fautes. Ruez vous donc sur cet excellente production, vous ne le regretterez pas.

Chronique : Durchfall

8,5

 

 

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KLONE - Here Comes The Sun

Publié le par Nono666

KLONE - Here Come The Sun
Klonosphère/Season Of Mist
Style : Atmospheric Rock
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.klonosphere.com/klone

KLONE_Here Comes The Sun



01.  Immersion / 02. Fog / 03. Gone Up In Flames / 04. The Drifter / 05. Nebulous / 06. Gleaming / 07. Grim Dance / 08. Come Undone / 09. The Last Experience / 10. Summertime

KLONE est un groupe français, originaire de Poitiers. Composé de 6 musiciens, dont un saxophoniste. Oui madame ! Son crédo : les musiques personnelles et différentes, les univers créés de toute pièce. Here Comes The Sun est leur cinquième album. Sa pochette, aux allures d'une épreuve de Koh Lanta, laisse espérer un contenu plus sombre qu'il n'est en réalité. Dans la digne lignée de ses prédécesseurs, KLONE poursuit son évolution, ce nouvel opus nous offre un Rock puissant musicalement et doux vocalement. Pas de cris, pas de violence... mais plutôt du rythme, du suave, du rêve, avec une musique plus travaillée, qui a grandi grâce à de solides racines Metal. Un univers entier prend forme sous nos yeux. Un univers où le soleil est à l'honneur, une sorte de héros qui sauvera le monde. Un album à écouter dans un moment de relaxation. Après avoir traversé l'Allemagne et la Belgique, le groupe continue à silloner la France, et Ajaccio, jusqu'en février prochain.

Chronique : Val Millat

8

 

 

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PRAETORIA - Mirror Of Modernity

Publié le par Nono666

PRAETORIA - Mirror Of Modernity
Autoproduction
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/praetoriametal

PRAETORIA_Mirror Of Modernity



01. The Passenger / 02. The Oath / 03. Lionheart / 04. Inhumanity Is Complete / 05. L'Insouciant / 06. Praetorians / 07. Disaster Of Mars / 08. We Reject Justice / 09. Deliver Us From Their Chains / 10. Malicious Trap / 11. This World Immersed

Le principal défi pour un groupe de Metal moderne (qui plus est, en l'occurrence Parisien) est de se démarquer d'une masse de groupes trop souvent fades et insignifiants. PRAETORIA s'est formé en 2009 et se revendique comme un groupe de Death/Thrashcore. Leur premier EP, The New Reign, est sorti en 2011, et c'est en 2015 que le combo révèle son premier album, Mirror Of Modernity.

La musique du groupe unit à merveille différentes influences plus ou moins appuyées, mélange subtile entre un Death propre et moderne, un Deathcore brutalement inhumain, un Thrash rapide et énergique, et une petite touche de Hardcore énervé, très présente sur certains titres tel que "L'insouciant", ou de Metal progressif grandiose, le tout donnant un résultat puissant et efficace. Mélange que l'on rapprocherait tout de même plus d'un Death moderne, visiblement cher à leurs cœurs, de part la violence de la musique, ainsi que les nombreux breakdowns, plutôt proches de ceux du Deathcore, éparpillés (sans jamais perdre en efficacité) sur tout l'album. Cependant, l'un des points à travailler pour se démarquer serait le son des instruments, très classique, et notamment de la basse qui est beaucoup trop absente, et c'est dommage, car elle pourrait aisément amplifier l'impact et la puissance des chansons avec plus de présence et un son plus lourd et claquant, ainsi que la batterie qui sonne un peu trop « triggée », et c'est fort regrettable, car là encore, les blast beats pourraient grandement gagner en intensité. Niveau point fort, un chant dantesque, énervé et guttural au possible, des riffs complexes et bien trouvés, notamment avec des rythmes originaux et entraînants, une ambiance globale assez sympathique, et des morceaux qui passent sans que l'on ne s'en rende compte, l'ennui n'a pas sa place dans cet album, cela est notamment dû aux changements radicaux d'ambiance comme sur le pont acoustique "Praetorians" ou l'intro de "This World Immersed". Les quelques morceaux que je retiendrai de cet album sont "We Reject Justice", pure bombe de Metal moderne enragée aux harmonisations de guitares mélodiques, "Deliver Us From Their Chains" (mais ne libérez pas Alice, elle est très bien comme elle est), et "Lionheart", titre torturé au rythme martial. Au final, une découverte très convaincante et agréable à écouter. Ne vous en privez pas.

Chronique : Durchfall

7,5

 

 

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KILLING JOKE - Pylon

Publié le par Nono666

KILLING JOKE - Pylon
Spinefarm Records
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.killingjoke.com

KILLING JOKE_Pylon



Disc 1 : 01. Autonomous Zone / 02. Dawn Of The Hive / 03. New Cold War / 04. Euphoria / 05. New Jerusalem / 06. War On Freedom / 07. Big Buzz / 08. Delete / 09. I Am The Virus / 10. Into The Unknown
Disc 2 (Ltd Edition Deluxe) : 01. Apotheosis / 02. Plague / 03. Star Spangled / 04. Panopticon / 05. Snakedance (Youth ‘Rattlesnake Dub’ Remix)

Une rencontre rappelant celle des strip-teasers de The Full Monty, un chanteur au look alicecooperien, un univers mystique et occulte, voici ce qui caractérise KILLING JOKE. Depuis ses débuts, en 1979, ce groupe du pas tout à fait troisième âge est très porté sur le Punk et le Gothique. Un savant mélange qui a donné naissance à 15 albums studios (le premier, Killing Joke, date de 1980), quelques lives et compilations. Pylon, le 16ème album, est sorti il y a quelques jours, en versions simple ou double (avec une couverture plus rose et 5 morceaux supplémentaires), CD ou vinyle (oui oui, vinyle, une spécialité du groupe). C’est la troisième partie du triptyque commencé avec Absolute Dissent et MMXII, dont on avait eu un avant goût avec des versions live de "I Am The Virus", "Euphoria" et "Autonomous Zone" jouées au Hellfest notamment. On peut le considérer comme une consécration, puisqu'après 36 ans de bons et loyaux service, KILLING JOKE ne s'essouffle pas. On y trouve de tout, du lourd, du mélodique, de la joie, de l'espoir, de la puissance, de la souffrance, de la noirceur, des paroles choisies avec soin pour toucher là où il faut, des musiques qui les accompagnent avec brio... bref c’est bien toute la dualité de l'univers du groupe qui ressort, à l'image de sa première chanson, "Autonomous Zone", à la fois brutale et adoucie par la voix de Jaz Coleman. De quoi satisfaire les fans de longue date et en séduire de nouveaux. "Euphoria" devrait rester dans les mémoires auditives comme la plus émotive, la plus mélodique et la plus demandée en concert, car on sent qu’ils y ont mis toutes leurs tripes de rockers sensibles. On se laisse facilement porter par la langueur de la voix de Jaz, tout en headbanguant sur la batterie. Les titres des autres chansons parlent d’eux-même : "Plague", "Apotheosis", "Delete", "New Cold War"… l’avenir que les KILLING JOKE nous dépeignent ne sera pas tout rose. Mais pas désespéré non plus. Cette réussite, cette énergie sans cesse renouvelée, on la doit à des musiciens doués, qui croient en ce qu’ils font, en l’avenir, qui veulent continuer à s’éclater et à faire partie de la scène Metal. Pour profiter de ce nouvel album en live, il faudra voyager, car aucune date n’est prévue en France. Le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada par contre sont gâtés avec une trentaine de concerts jusqu’en février 2016.

Chronique : Val Millat

9

 

 

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SLAYER - Repentless

Publié le par Nono666

SLAYER - Repentless
Nuclear Blast Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : www.slayer.net

SLAYER_Repentless



01. Delusions Of Saviour / 02. Repentless / 03. Take Control / 04. Vices / 05. Cast The First Stone / 06. When The Stillness Comes / 07. Chasing Death / 08. Implode / 09. Piano Wire / 10. Atrocity Vendor / 11. You Against You / 12. Pride In Prejudice

A peine lancé, ce nouvel album de SLAYER prend aux tripes, réchauffe l’intérieur et entraîne la tête dans un headbang incontrôlable… Sorti en septembre 2015, et disponible en CD/DVD ou vinyle, ce 11ème bébé est à la hauteur de ses grands frères. Puissance de la voix, des instruments, du rythme… Plus efficace qu’une bouteille de Joker, c’est de la pêche à l’état pur ! La guitare de Kerry King ne chôme pas : solos de malade, riffs de barjot… Mais comment fait-il pour avoir encore des doigts ? La batterie/mitraillette crache ses boumboum à une allure hallucinante ! La voix de Tom Araya crache les mots d’un ton toujours pilepoil comme il faut pour accompagner tout ça et avec une puissance toujours aussi impressionnante. C’est du lourd, du vraiment lourd, que SLAYER nous offre encore. Une belle renaissance pour le groupe qui a traversé une période un peu compliquée depuis son dernier album en 2009. "Repentless", la chanson titre, est rempli de politesse, d’amour et de douceur… ou pas ! C’est une critique rageuse de la société qui remet les choses en place et montre que les musiciens veulent faire les choses à leur manière, ne plus être influencés par le monde. La présence de "Piano Wire" et "Chasing Death", toutes deux écrites par le regretté Jeff Hanneman, est un émouvant hommage du groupe à son guitariste décédé en 2013. En bref, Repentless est un concentré de rage et d’émotions, de mélodies et d’accords qui déchirent, à mettre entre toutes les oreilles.

Chronique : Val Millat

10

 

 

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