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WITH THE DEAD - With The Dead

Publié le par Nono666

WITH THE DEAD - With The Dead
Rise Above Records
Style : Doooooooooooooooom!!!
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/withthedead

WITH THE DEAD_With The Dead



01. Crown Of Burning Stars / 02. The Cross / 03. Nephthys / 04. Living With The Dead / 05. I Am The Virus / 06. Screams From My Own Grave

« Rejoins le côté obscur de la Force ! » semble nous ordonner de façon un peu opportuniste (eh oui, faut bien coller à l’actualité !) ce tant attendu premier album de WITH THE DEAD. Oui, attendu car les trois vieux routards que sont l’omniprésent Lee Dorrian (chant, ex-CATHEDRAL), Tim Bagshaw (guitare et basse - SERPENTINE PATH) et Mark Greening (batterie, RAMESSES) ont su faire monter la pression, annonçant la création du groupe bien longtemps avant la sortie dudit album. Pour finir de vous situer les personnages, rappelons que les deux derniers ont formé durant dix ans la section rythmique d’ELECTRIC WIZARD avant de cofonder RAMESSES. Bref, du beau monde, voire du all-star band aux yeux (emplis de larmes) de certains fans ! Alors, si en plus on vous dit que le résultat sonne comme du RAMESSES doté d’un son plus confortable et surmonté du chant incantatoire d’un Lee Dorrian galvanisé par l’approche spontanée de cet enregistrement, vous comprendrez rapidement que le but est atteint, et pas qu’un peu ! C’est gras, flippant, nihiliste, et rehaussé de quelques mélodies et soli marquants. Ecouter le morceau titre vous donnera un bon aperçu de cette galette, que Rise Above a pris soin, comme de coutume, de sortir dans une version vinyle « diehard » magnifique. Même si l’on note ça et là de brèves similitudes, certains regretteront peut-être de ne pas entendre davantage de CATHEDRAL dans cette musique. Nous leur répondrons que Dorrian a rejoint le projet sur le tard, et que rien que le fait de retrouver son phrasé si particulier est déjà une grande source de joie en soi, toutes proportions gardées bien sûr. Même si WITH THE DEAD ne semble pas envisager de concerts, on ne peut s’empêcher de fantasmer sur ce que pourrait donner une telle association sur les planches, flanquée d’un bassiste du calibre – au hasard – d’un Leo Smee : voilà qui aiderait la Force à trouver son équilibre !

Chronique : Morbid S.

9

 

 

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POWER FUEL - Tribute To Slayer

Publié le par Nono666

POWER FUEL - Tribute To Slayer
Great Dane Records
Style : Slayerian Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.powerfuel1.bandcamp.com

Power Fuel_Tribute To Slayer



01. South Of Heaven / 02. The Antichrist / 03. Seasons In The Abyss / 04. Hate Worldwide / 05. Spirit In Black / 06. World Painted Blood / 07. Behind The Crooked Cross / 08. Expendable Youth / 09. Angel Of Death / 10. Raining Blood

On avait déjà pu remarquer à l’occasion de quelques concerts que Laurent HAUET, guitariste des Saint Quentinois de POWER FUEL, était un fan absolu de SLAYER, allant jusqu’à adopter la même attitude et la même silhouette que Kerry KING, alors voir débouler cet album Tribute To Slayer n’est pas si surprenant finalement. Précisons que le groupe a publié deux albums dont le dernier, Unleash The Bastards en 2013, et qu’il officie habituellement dans un Thrash/Death Metal assez vindicatif. Dans ce genre d’exercice, la sélection des morceaux est une étape importante et pour POWER FUEL, si on retrouve bien évidement des extraits des classiques South Of Heaven, Seasons In The Abyss, Reign In Blood et Show No Mercy, aucun extrait de Hell Awaits, ce qui est déjà une petite surprise mais aussi, la présence de deux extraits du récent World Painted Blood dont la chanson titre. Voilà une sélection qui n’est pas si évidente puisque pas de "Dead Skin Mask", "Spill The Blood", "Mandatory Suicide", "Hell Awaits", "Die By The Sword" ou "War Ensemble" (les coquins nous prévoiraient ils un deuxième volume ?), un premier point positif. Deuxième point, la production, et sur ce point, géré en autonomie par Laurent HAUET, la production en impose même si la double grosse caisse sonne très lointaine mais on y reviendra. Les guitares sont tranchantes, la basse bien présente et la voix bien intégrée au reste… bref une petite réussite. Viennent ensuite les sujets un peu plus irritants et par quoi commencer, parle-t-on d’abord de cet artwork ? Bon d’accord c’est dans la lignée de l’album précédent du groupe, mais reconnaissons tout de même que ce "dessin" est assez… spécial ! Bref, passons au line-up. En condition studio, le groupe passe du quatuor au duo puisque Laurent HAUET s’occupe des guitares, de la basse, des claviers et de la programmation de la batterie… hein quoi ? Programmation de la batterie, non là les gars, c’est pas sérieux… voilà l’explication de ce son de batterie si net et sans vie et on soupçonnerait même que les guitares n’aient pas été enregistrées à l’ancienne, voilà une erreur de taille pour rendre hommage au groupe qui prône la sueur, la violence, la testostérone à tout va, il faut que ça suinte de partout, question de facilité certainement pour Laurent HAUET mais c’est dommage ! Enfin finissons avec la prestation vocale de Ben Laurence, qui physiquement renvoie plus vers le frontman d’IMPALED NAZARENE que vers Tom ARAYA, car vocalement si le bonhomme ne singe pas le chant de SLAYER, il en suit tout de même le placement vocal original. Et cela fonctionne plutôt bien sur les anciens titres à l’image d’un "Seasons In The Abyss" dont les quelques points mélodiques dans le chant de Tom ARAYA est plutôt bien retranscrit ici en voix plus gutturale. Là où les difficultés se font sentir, ce sont sur les deux titres plus récents que sont "World Painted Blood" et "Hate Worlwide", autrement dit lorsque SLAYER était sauvage, la voix Death de Ben colle très bien, mais lorsque le chant se fait plus subtil, le chanteur laisse transparaitre un petit accent franchouillard qui peut altérer la magie pour les fans des Américains ("World Painted Blood") alors que sur le deuxième titre, c’est une voix rappelant le Max CAVALERA de Beneath The Remains manquant un peu de souffle et disparaissant parfois dans la masse que Ben propose. Bon au-delà de l’utilité d’un tel album, il y a l’aspect exécution qui n’est pas dégueulasse et rend plutôt hommage à SLAYER (même si l’aide informatique n’est pas à négliger ici), enregistrer pourquoi pas mais proposer quelques reprises ici et là au fur et à mesure des sorties d’albums, EP, splits, aurait peut-être été plus judicieux pour POWER FUEL dont le lien avec SLAYER sera pour longtemps assimilé à de la copie alors que le groupe n’est pas du tout dans cette veine, il y a ce que l’on aimerait faire et l’image que ça renvoie et là ce n’est pas vraiment une image positive, même si pour le coup il y a plus de chance que l’on parle du groupe avec cet album que pour un album original, serait-ce que le groupe cherche ?

Chronique : Aymerick Painless

6

 

 

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DEVATION - Scorn Through An Absent Scene

Publié le par Nono666

DEVATION - Scorn Through An Absent Scene
Shunu Records
Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.devation.bandcamp.com

DEVATION_Scorn Through An Absent Scene



01. The Oppressed / 02. Burn It Down / 03. Scorn Through An Absent Scene / 04. Void / 05. Artifacts / 06. Cancer / 07. Frantic / 08. Closing Degree / 09. Deadweight / 10. The Fixation

Décembre 2002, je me réveille la tête en vrac, il est midi, c’est bon je suis large pour la petite fête qui se déroulera ce soir chez mes parents. Tout commence par une petite douche, un café, un peu de télé et comme tous les ans je tombe sur Un Papa Pour Noël, Le Fiancé de La Fille du Père Noël et Le Père Noël Est Une Ordure, jusque là rien ne me surprend. Je tombe ensuite sur le calendrier de la Mère Noël que notre webmaster vénéré nous envoie, inutile de préciser que chez elle c’est la grande chaleur… bref après s’être adonné à une activité de célibataire ou d’époux frustré (hum !) je me lave les mains, je m’habille à la hâte pour être à peu près présentable et je monte dans ma Renault Clio Campus et j’ai cette vague impression de déjà vécu, comme souvent en ces années 2000, les albums d’IN FLAMES tournent en boucle, et là c’est Reroute To Remains qui va m’accompagner, vraiment un album dans l’air du temps. Lorsque j’arrive enfin chez mes parents, pas une voiture devant, je me dis que je suis le premier et que j’aurais eu le temps de me faire une deuxième passe (hum !) et lorsque je vois ma mère arrivée en peignoir sur le pas de la porte, l’air grave, je crains le pire jusqu’à cette phrase qui résonne encore : « Comment peut-on avoir autant de retard, est-ce si difficile pour toi de venir à l’heure ? On est en 2015 mon petit, tu ne pouvais pas prévenir que tu serais en retard ? » Bon OK 13 années de retard quand même… et là bam, la gifle ! DEVATION vient de sortir son premier album Scorn Through An Absent Scene, du IN FLAMES / SOILWORK like, comme si Björn GELOTTE et Anders FRIDEN avait pris la Doloréane en 2002 pour venir directement en 2015. Bon d’accord, c’est un peu exagéré car en écoutant un plus précisément cet album, il y a des traces de Thrash/Death à la HATESPHERE et même un peu de Hardcore Metal à la… HATESPHERE ("Frantic", "Artifacts"). Mais à l’écoute des "The Oppressed", "Burn It Down", "Void", "Deadweight" ou la chanson titre, difficile de passer outre ces influences un peu encombrantes jusque dans les mimiques vocales (ce refrain de "The Oppressed") mais il serait réducteur et malhonnête de considérer ces Suédois comme une resucée du glorieux passé de leurs ainés, justement avec cette touche Thrash ou Hardcore qui peut même prendre une tournure inattendue sur le début d’un "Artifacts" que KORN n’aurait pas renié sur Follow The Leader par exemple. Ensuite, il y a cette capacité à réussir cette entreprise par ce quintet rejoint récemment par un nouveau vocaliste, Timmy BARTELIUS, poste auparavant occupé par le guitariste Joakim KARLBERG. Pour exemple, les arrangements de "The Oppressed", très dynamiques, "Burn It Down" classique tant dans le riffing que dans la structure mais cela fonctionne très bien et finalement les 45 minutes de ce premier album passent plutôt bien, on ne va pas jouer la surprise mais ce premier jet est agréable et après tout, pour ceux qui ont usé jusqu’à la corde ces fameux albums d’IN FLAMES, SOILWORK ou DARK TRANQUILITY, DEVATION peut être une option sympathique d’autant plus qu’un aspect actuel est tout de même bien présent, on rigole, on rigole mais ces Suédois dévoilent ici et là un début de personnalité qui débouchera certainement vers une autre référence tant ce style a été sur-représenté à une époque mais après tout, il y a bien un public pour les groupes de Heavy old-school, pourquoi pas pour le Melodic Death Metal from Sweden !

Chronique : Aymerick Painless

6,5

 

 

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RAVENEYE - Breaking Out

Publié le par Nono666

RAVENEYE - Breaking Out
Autoproduction
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.raveneyeofficial.com

RAVENEYE_Breaking Out



01. Breaking Out / 02. Get It Started / 03. Hey Hey Yeah / 04. Run Away / 05. You Got It

Originaire de Milton Keynes, RAVENEYE semble bien être la nouvelle sensation en matière de Rock dur, c'est en tout cas en tant que tel qu'on tente de nous le vendre ! Elu meilleur nouveau groupe par Metal Hammer UK et soutenu par ni plus ni moins que Slash lui-même, avec qui le trio british a d'ailleurs tourné, et tout cela avec uniquement un petit EP 5 titres en poche... Si la formation de RAVENEYE ne remonte qu'à 2014, son leader, Oli Brown, guitariste/chanteur de son état, a déjà une certaine expérience dans le domaine, totalisant déjà trois albums et un live sous son propre nom, il a également partagé la scène avec des pointures telles que Jeff Beck, John Mayall ou Joe Satriani, ce qui laisse déjà supposer du talent du bonhomme ! Avec Breaking Out, RAVENEYE nous présente cinq titres d'un Rock gorgé de feeling, à situer quelque part entre WOLFMOTHER, SOUNDGARDEN, CHICKENFOOT et ALTER BRIDGE, cette dernière référence n'étant pas anodine tant la voix aux influences Soul d'Oli Brown peut, dans ses intonations, rappeler un certain Myles Kennedy. Musicalement RAVENEYE se positionne dans un registre purement Rock, mettant en avant des compos variées, se faisant tantôt Hard ("Breaking Out"), tantôt bluesy ("Hey Hey Yeah") ou Stoner ("You Got It"), le tout conservant cependant une certaine homogénéité. Voilà donc un premier EP plutôt prometteur qui laisse augurer d'un bel avenir pour RAVENEYE, reste à savoir si le groupe saura se montrer tout aussi intéressant sur la durée d'un album complet, mais vu l'indéniable talent d'écriture d'Oli Brown, on ne se fait pas trop de soucis !

Chronique : Nono666

7

 

 

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STEVEN WILSON - Hand. Cannot. Erase.

Publié le par Nono666

STEVEN WILSON - Hand. Cannot. Erase.
Kscope Records
Style : Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.stevenwilsonhq.com

STEVEN WILSON_Hand. Cannot. Erase.



01. First Regret / 02. 3 Years Older / 03. Hand Cannot Erase / 04. Perfect Life / 05. Routine / 06. Home Invasion / 07. Regret # 9 / 08. Transience / 09. Ancestral / 10. Happy Returns / 11. Ascendant Here On…

Sorti en Mars 2015, Hand. Cannot. Erase., quatrième album solo de STEVEN WILSON, est une véritable pépite. Particulièrement poignant, ce nouvel effort fait suite au somptueux et genial, The Raven That Refused To Sing (And Other Stories). Concept album inspiré d'une histoire vraie, celle de la malheureuse Joyce Carol Vincent qui fut retrouvée morte devant sa télévision plusieurs années après son décés. Pourtant jeune, 38 ans, des amis, un petit ami et, pour une raison quelconque, elle ne manquera à personne pendant deux longues années. Une histoire ahurissante qui dénote d'un monde devenu beaucoup trop cruel et dépourvu d'âme ! Enregistré aux prestigieux Air Studios à Londres, Steven Wilson a réuni l'équipe qui l'accompagnait sur la tournée The Raven... : Guthrie Govan (guitare), Adam Holzman (claviers), Theo Travis (flûte, sax), Nick Beggs (basse) et Marco Minneman (batterie). Ce nouvel album fut aussi l'occasion d'intégrer la chanteuse Nina Tayeb, au chant doux et velouté, qui endosse ici le rôle principal, celui de la défunte, Joyce Vincent. Des cris d'enfants enjoués nous accueillent, une superbe ligne de piano, envoûtante et profonde, accouplée à des sons musicaux sortis de notre enfance : poignant. Le premier regret de Joyce ? "First Regret" et "3 Years Older" forment un long morceau de 12:20mn, le premier, acoustique, servant d'introduction au second, qui débute par une superbe ligne de basse, l'acoustique et les chœurs superbes sont au rendez-vous, la voix de Wilson nous prend aux tripes dès le début, très beau refrain teinté 70's, le morceau prend une tournure plus progressive dans sa seconde moitié, avec un Adam Holzman et un Guthrie Govan déchaînés et omniprésents. Le titre se termine comme il a commencé, par cette petite ritournelle guitaristique absolument divine ! "Hand Cannot Erase" se fait plus direct, flirtant avec le côté métallique de PORCUPINE TREE. Nina Tayeb narrant un "Perfect Life" dans un début aux accents Trip Hop, très beau cheminement qui amène un refrain magnifique chanté avec une grande douceur par Mr Wilson. Le duo est à son comble émotionnel sur le sublimissime "Routine", morceau d'une beauté et d'une sensibilité des plus marquée, pouvant faire penser aux glorieuses années du grand PINK FLOYD et de son chef d'œuvre qu'est Dark Side Of The Moon, très très belle fin à deux voix : énormissime. "Home Invasion" et "Regret # 9" forment, une nouvelle fois, une très longue pièce de près de 11:30 mn, à l'esprit très Progressif Rock, où les guitares se font beaucoup plus présentes et saignantes, plus planantes également, dégageant beaucoup de puissance et de groove. Les parties de claviers d'Adam Holzman sont absolument jouissives, relayées par l'énorme guitare de Guthrie Govan, que maitre Gilmour lui-même n'aurait pas renier... Je terminerai mon humble description de ce chef d'œuvre du Rock progressif par le poignant et renversant "Ancestral", déversant son lyrisme et sa beauté perpétuelle pendant près de 13:30 mn, les larmes de votre serviteur n'étant jamais vraiment loin, tant la technique ahurissante des musiciens est au service des sentiments et des émotions. Hand. Cannot. Erase. se termine comme il a commencé, et pour moi tout me paraît différent maintenant ! Du très très grand art servi par ce génie anglais qu'est STEVEN WILSON, représentant les hautes sphères du Progressif Rock actuel, tant sa créativité ne semble pas avoir de frontières, de limites et de contestation. Une œuvre majeure de cette année, qui pourra contraster avec la mort horrible de cette femme, mais qui la mènera définitivement dans le monde de la lumière pour nous tous ! Maintenant personne ne pourra t'oublier, Joyce Carol Vincent, personne et plus jamais !

Chronique : Papa Bordg

9

 

 

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HEGEMON - The Hierarch

Publié le par Nono666

HEGEMON - The Hierarch
Season Of Mist
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.hegemon666.net

HEGEMON_The Hierarch



01. Hatred From The Core: Tempus Incognito / 02. Interpreting Signs For War: Aruspicine / 03. Elysean Expectations, Earthly Deceptions / 04. Rays Of Lie: There Will Be A Time You Will Give Up / 05. Atomos: Seed Of The Quantic Gods / 06. Renovatio Imperii / 07. Credo Quia Absurdum / 08. Hierarch: The Empire Of Zero

HEGEMON, formation française (Montpellier) de Black Metal, sort ici son 4ème album. Ils officient tout de même depuis 1996, ce qui n’est pas rien, aux vues de certains  groupes éphémères. A l’écoute du premier titre "Hatred From The Core: Tempus Incognito", je me retrouve projetée dans une faille spatio-temporelle : Oslo, 1996, Mother North ! Et croyez moi, c’est un compliment. Après une intro mystique, genre « chœurs grégoriens de l’église de Satan », une majestueuse mélodie vous attrape et vous emporte. Ça balance, c’est rythmé, c’est beau et la fin du morceau est totalement grandiose : chœurs et symphonies s’entremêlant, je ne  suis pas totalement fan, mais il faut avouer que c’est bien fichu ! La suite reste dans la même veine : mélodies et arpèges « en clair » très présents, en alternance avec des passages plus violents (dans la limite du raisonnable) avec de la double pédale et du blast, le tout agrémenté de chœurs et voix claires (et de hiboux). Pas doute, nous sommes bien en présence d’un album de True Black Metal ! Il n’empêche que les musiciens d’HEGEMON savent ce qu’ils font : la musique est solennelle, sombre, les guitares sont subtiles et aiguisées. Ils maitrisent leur art et leurs instruments. Certains morceaux, comme : "Elysean Expectations, Earthly Deceptions" sont franchement symphoniques, on frise DIMMU BORGIR, mais avec plus d’impact et moins de « cliché ». Toute en délicatesse, "Rays Of Lie: There Will Be A Time You Will Give Up" nous plonge dans une atmosphère épaisse et lourde, avec ses voix démoniaques venues d’outre tombe et ses blasts. Nous avons toujours des arpèges en clair, très calmes, qui font la marque de fabrique de cet album, et qui s’entremêlent avec des riffs graves, presqu’aux sonorités Death. La basse est chaude et ronde, « filée ». "Hierarch- The Empire Of Zero" est également très mélodique : mid tempo et double pédale ultra rapide, solo, et toujours cette alternance de calme et de tempête. Quant au concept de l’album, HEGEMON disent dresser un constat amer sur l'humanité. La cover, selon les membres du groupe, « représente ce personnage du Hiérarque, assis sur son trône et ayant accompli sa destinée. Lui même se retrouve englouti dans un trou noir, après avoir éradiqué plus ou moins tout ce qui se dressait sur son passage... Au delà de ce personnage métaphorique, l'album aborde de manière plus générale l'idée du chaos, présent depuis la création de l'univers, au cœur de toute chose, y compris dans les fondements de l’humanité qui, parfois, tente vainement d’établir une forme d’ordre, mais est bien vite rattrapée par la violence inhérente à sa nature… »

L’omniprésence des guitares claires et des arpèges donne une note hispanisante et originale à cet album, qui ne révolutionnera pas le Black Metal (quoi que…), mais qui est extrêmement bien produit et bien peaufiné. Les morceaux sont très travaillés, bien construits, tout est fluide ! Symphonies ou riff agressifs, rythmiques soutenues, riffs Black, voilà un bel album de Black Metal qui sait alterner des moments intimes, délicats et mélancoliques et des passages plus agressifs. Je ne suis pas adepte des groupes symphoniques et j’adhère généralement à la devise de TSJUDER : « No synthesizers, no female vocals, No Fucking Compromises ! »  Mais je dois admettre que là c’est différent : la composition est franchement impeccable et j’ai pris beaucoup de plaisir à écouter cet album que je recommande vivement !

Chronique : Fanny

8

 

 

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ARTWEG - Drunk N High

Publié le par Nono666

ARTWEG - Drunk N High
Juste Une Trace
Style : Art Core
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.artweg-official.com

ARTWEG_Drunk N High



01. Human Bomb / 02. Tears From The Sky / 03. The Witnesses / 04. No Pain No Gain / 05. Thanks For Nothing / 06. Never Again / 07. Evolution / 08. Artweg / 09. Drunk n High / 10. Under The Pressure / 11. Nobody Crushes Me / 12. United For The Earth

ARTWEG est un combo de Hardcore Français, formé en 2005 à Epinay-Sur-Seine, comptant à son actif un EP, et deux albums, le dernier, Drunk N High, étant sorti en Octobre 2015. ARTWEG commence à se faire un nom dans la scène Française (ils ont notamment ouvert ou joué avec THE EXPLOITED, LOUDBLAST, LOFOFORA ou MYRATH (pourquoi pas, après tout), pour citer parmi les plus connus). Le groupe, sur son site officiel, déclare avoir inventé le « Art Core », jeu de mot subtil désignant, selon leurs dires, un mélange entre « le Rock, le Metal et le Hardcore ». Qu'en est-il, donc ?

Pas besoin de plusieurs écoutes attentives de l'album pour analyser le propos du groupe : un Hardcore (Art Core, excusez-moi) gras, chanté en français, mais également dans un anglais (à l'accent vaguement douteux), rapide, précis et énervé. Le chant est réparti entre Mugen, dans un registre plutôt grave, avec des parties rythmées et efficaces, et Akonit, dans un registre plus aigu, toujours aussi rythmé et dynamique, mais avec toutefois une once de haine en plus dans la voix, le tout parfois détendu par des parties « parlées », sortes de ponts vocaux entre les tempêtes de violence des couplets (et refrains). Les riffs sont simples, efficaces, groovy et énervés, de réelles parties de vie en musique, à la  fois sincères et bien retranscrites, réelles et brutes. Pas d'ambiance ou d'atmosphère particulière, juste de la musique, des émotions, épaisses et froides, incarnée par des morceaux courts et dansants, jamais ennuyeux ou soporifiques. Le son est classique mais claquant : on est en terrain connu, et agréable. La batterie est sage mais pesante, renforçant à la perfection la puissance dégagée par les riffs et le chant, donnant un ensemble agréable. Le bassiste se permet tout de même quelques passages en slap, qui devraient d'ailleurs, à mon sens, être plus mis en avant (notamment sur "Thanks For Nothing", l'un des meilleurs morceaux de l'album, pur concentré de colère punk et lourde, avec quelques passages plus mélodiques, aérant le morceau sans le rendre indigeste, mais également sur "Nobody Cruches Me" qui, au passage, est doté d'un riff « sludgy » absolument génial, mais harmonise également avec élégance quelques riffs, et n'hésite pas à proposer quelques passages plus calmes en tapping (l'instrumental "Evolution"). Un gros plus.

Peu de choses à dire, au final, sur cet album, la musique d'ARTWEG se suffisant à elle même. Mais, en tant que non habitué au Hardcore (je connais tout de même 2-3 classiques et quelques groupes moins connus, faut pas déconner), je me suis pris une énorme claque (qui, au vu de la musique taillée pour le live du groupe, aurait beaucoup à gagner en se concrétisant en concert). A découvrir autant pour les fans du genre que pour les autres.

Chronique : Durchfall

7,5

 

 

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OVERCHARGER - All That We Had

Publié le par Nono666

OVERCHARGER - All That We Had
Finisterian Dead End Records
Style : Southern Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/Overcharger

OVERCHARGER_All That We Had



01. Streets Of Terror / 02. Temptations / 03. Down South / 04. Hidden By The Moon / 05. Outlaw / 06. Don't Get Lazy Bitch / 07. I Was A Soldier / 08. Chainsaw Kiss

Cette fois encore le label Finisterian Dead End va nous faire voyager. Et géographiquement et musicalement. Comme vous l'aurez remarqué par rapport à mes précédentes chroniques concernant ce label hors-normes, ce qu'il nous propose est à coup sûr d'un intérêt primordial et vise un large public Metal par la diversité des genres occupant les artistes présents sur ce label Breton désormais incontournable. Allez, en route ! Du côté du Sud-Ouest de la France cette fois, dans la préfecture du département de la Gironde et chef-lieu de la région Aquitaine, Bordeaux ! C'est de là que nous vient OVERCHARGER. Faisant suite au bien nommé Words For My Enemies, un premier EP trois titres paru en 2013, Seb (chant), JB (guitare), Tom (batterie) et le nouveau bassiste Wafi nous délivrent ce tonitruant All That We Had enregistré avec Mathieu Pascal (GOROD) aux studios BUD. Musicalement, nos quatres Bordelais vont également vous faire la totale. Et de façon à vous mettre la tête à l'envers à de multiples instants. Décollage pour un vol sous haute tension ! Accrochez vos ceintures : piqués hallucinants, 360°, habitacle dépressurisé, touch and go et atterrissage chaotique, OVERCHARGER se charge de tout pour que cet album vous donne le frisson et vous percute tel un DC10 en fin de piste. Les influences diverses du quatuor sont impressionnantes de cohésion. Principalement orienté Southern Metal, OVERCHARGER est teinté de Punk Hardcore, surtout au niveau du jeu de basse/batterie de Tom et Wafi, alors que les riffs Southern que nous assène JB donne cette atmosphère bien particulière à la musique d'OVERCHARGER. Les débuts de l'album sont pimentés du growl et du chant hurlé de ce diable de Seb ("Streets Of Terrors", "Temptation"). Ce dernier devrait d'ailleurs interpeller les fans de CROWBAR, PANTERA, DOWN et BLACK LABEL SOCIETY ("Down South"). Mais réduire les références d'OVERCHARGER à ces quatre géants serait une vision tronquée car les orientations musicales des Bordelais empruntent également à des styles aussi divers et variés que le Blues, le Rock sudiste ou encore le Thrash Metal. Un melting pot savamment orchestré. Et le chant gras de Seb sur la musique survoltée de ses trois acolytes nous en met plein les oreilles ! Vous êtes prévenu, on vole en rase motte au dessus du sud profond, et le fret chargé à bord d'OVERCHARGER Air Line souffre véritablement. Preuve en est sur le très Southern et Doom "Outlaw" et son riff ravageur et "Don't Get Lazy Bitch". Et lorsque je vous parle de voyage musical avec OVERCHARGER, un exemple bien distinct se détache de ce All That We Had : "Hidden By The Moon" où le groupe s'engage sur un Southern pur et dur. On croirait entendre un LYNYRD SKYNYRD survitaminé venu de Gascogne ! Et l'atterrissage est bien chaotique. Le train est bien sorti, l'assiette est plane mais le quatuor au poste de pilotage tient à se poser comme il a décollé, et s'est donc avec votre repas dans les chaussettes que vous poserez les pieds sur la terre ferme ! Et tout en titubant, vous reprendrez bien volontiers le ticket de retour pour en remettre une couche ! Les turbulences du voyage sudiste d'All That We Had ne peuvent que vous procurer ce tournis si enivrant que lorsque l'on écoute un excellent album de Metal ! Mesdames et Messieurs, embarquement immédiat ! OVERCHARGER est désormais piste 8 !

Chronique : Phil PKMS Neuville

8

 

 

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GANG - Live Is All

Publié le par Nono666

GANG - Live Is All
Autoproduction
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : http://gang.believeband.com

GANG_Live Is All



01. Behind The Gate / 02. All The Fool Around / 03. Chaos For Glory / 04. Believer Betrayer / 05. Total Eclipse (Iron Maiden Cover) / 06. Primal Reign / 07. Skull's Out Of Genocide / 08. All Of The Damned / 09. Make Some Noise For The Froggies / 10. The King Became A God / 11. Back To Asylum

GANG fête ses 25 ans de carrière avec la sortie d'un nouvel album live, quoi de mieux pour célébrer une telle longévité, surtout quand on sait que le combo fismois ne vit que pour jouer et prendre du plaisir sur scène... Et comme pour mieux nous signifier son attachement au Heavy old school, le groupe champenois ne pouvait pas trouver meileur endroit pour enregistrer ce nouvel album live que l'Angleterre, patrie de la fameuse NWOBHM dont GANG se sent, à juste titre, si proche... Une première pour un groupe de Metal français puisqu'il s'agit là du tout premier live de p'tits « Froggies » capté sur les terres de sa gracieuse Majesté. Enregistré sur le Inject The Venom Tour à Manchester lors du SOS FESTIVAL 2014, ce Live Is All nous présente un GANG délivrant, comme à son habitude, une prestation fort énergique, certes on est bien loin des standards actuels où tout doit être parfait, rassurez vous, rien de tout cela avec GANG qui privilégie l'honneteté et l'authenticité, nous livrant là un live sans artifice, brut, qui laisse transparaître toute la passion et le plaisir de jouer d'un groupe qui sait ce que le mot "sincérité" veut dire. Côté setlist, l'accent est mis sur l'album Inject The Venom avec pas moins de 6 titres à en être extrait, l'album V est, quant à lui, représenté par l'incontournable "Believer Betrayer" et "Skull's Out Of Genocide", seul regrêt, l'absence de l'hymne "Heavy Metal Fever", mais ce n'est là qu'un petit détail qui ne vient en rien entacher la qualité de ce Live Is All, parfait témoignage de ce qu'est GANG sur scène... Amateurs de live dans la grande tradition des 80's, cet album est pour vous !

Chronique : Nono666

8

 

 

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THE LONG ESCAPE - The Warning Signal

Publié le par Nono666

THE LONG ESCAPE - The Warning Signal
Dooweet Records
Style : Emo Rock/Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.thelongescape.com

THE LONG ESCAPE_The Warning Signal



01. The Noise / 02. Seas Of Wasted Men / 03. Awakened Ones / 04. Million Soreens / 05. Digital Misery / 06. Carnival Of Deadly Sins / 07. Crashdown / 08. The Search / 09. Homo Werdiculus / 10. Slave / 11. World Going Down / 12. The Last Crying Man

THE LONG ESCAPE est ce que l’on appelle un groupe taillé pour la scène, le style pratiqué étant des plus directs et parfaitement formaté, voilà qui fait de The Warning Signal, un opus surtout destiné à prendre vie sur les planches. Mais sur galette également, ce deuxième album du groupe se défend pas mal. Alors certes, les ficelles utilisées par le groupe sont énormes, grosses guitares sautillantes, voix Emo Rock, quelques éléments électroniques ("World Going Down"), une production des plus modernes, en tout cas dans les intentions, c'est-à-dire que les niveaux sont tous égaux, rien ne dépasse mais que cela peut manquer de vie, bref ! Une question d’époque… Avec "Seas Of Wasted Men" qui suit l’introduction bruitiste, c’est un mid-tempo plutôt agréable, bien fichu, qui nous accueille et si les ficelles sont grosses, il faut pourtant bien admettre qu’ils les utilisent bien, on pense régulièrement au Rock/Metal US dans la lignée d’un DISTURBED avec des relents de LINKIN PARK pour le côté un peu plus Rock. La voix de Kimo, également guitariste, est tout ce qu’il y a de plus commun dans le style, qui se poursuit sans surprise avec un "Awakened Ones" assez mélodique faisant suite à quelques passages un peu plus hurlés (ils sont très rares sur cet album). D’ailleurs, l’album progresse de plus en plus vers un Rock burné très calibré sans réelle surprise mais qui doit être plaisant en condition live car le groupe laisse également de côté l’aspect un peu plus jumpy pour donner dans un Rock proche d’un NICKELBACK par exemple. Alors, inutile de dire que THE LONG ESCAPE ne révolutionnera pas la musique Rock, il risque même de se noyer dans la masse et si on sent bien que les zicos parlent avec leurs tripes, on ressort de ce The Warning Signal sans rien retenir de bien marquant, même après plusieurs écoutes ("Seas Of Wasted Men" pour ce mid-tempo bien ficelé ou "Homo Werdiculus" et son alternance entre agressivité et plages posées tirent leur épingle du jeu) et l’artwork, tout à fait convenu, ne relèvera pas vraiment notre niveau d’attention. Si vous tombez dessus, pourquoi pas, mais il n’y a pas de quoi remuer ciel et terre pour s’attarder sur cette galette qui ressemble beaucoup à bien d’autres.

Chronique : Aymerick Painless

6

 

 

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