SOILWORK - The Ride Majestic
SOILWORK - The Ride Majestic
Nuclear Blast
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.soilwork.org
01. The Ride Majestic / 02. Alight In The Aftermath / 03. Death In General / 04. Enemies In Fidelity / 05. Petrichor By Sulphur / 06. The Phantom / 07. The Ride Majestic (Aspire Angelic) / 08. Whirl Of Pain / 09. All Along Echoing Paths / 10. Shining Lights / 11. Father And Son, Watching The World Go Down
Après The Living Infinite en guise de double album en 2013 à peine digéré, plus un superbe Live In The Heart Of Helsinki, le génial combo suédois revient nous charmer avec leur dixième opus The Ride Majestic. C'est avec un pincement au cœur et la gorge nouée que j'entame la chronique du nouveau SOILWORK tant le groupe représente à mes yeux le meilleur de ce que la musique Metal peut offrir en terme d'aggressivité et de mélodies subtiles, d'ambiances contrastées et de maîtrise instrumentale bluffante. Le groupe possédant le meilleur vocaliste de tous les temps, Bjorn "Speed" Strid, et le batteur fou Dirk Verbeuren, a également depuis quelques années dans ses rangs une paire de guitaristes imparables et virtuoses (Sylvain Coudret et David Ansersson). Après ce rapide état des lieux, entamons la dégustation et l'analyse de cette dixième offrande...
Une courte intro instrumentale posée permet d'accéder au premier titre éponyme tout en mélodies et puissance faisant la qualité du groupe... une entrée classique pour un album de SOILWORK qui a le mérite d'installer d'emblée une solide impression de qualité pour ce cru 2015 (sublime solo de guitare au passage). "Alight In The Aftermath" montre toujours à quel point le combo manie avec dextérité les différentes dynamiques et contrastes au sein d'une même chanson : riff et intro clairement black-Death qui, progressivement, se mue en titre quasi lumineux et ouvert sur le superbe refrain ainsi que le pont instrumental.
"Death In General" est génial dans le sens où il prend l'auditeur par surprise : ce qui pourrait, au premier abord, ressembler à une simple ballade se métamorphose bien vite en un titre très pêchu et électrique au refrain incroyablement envoutant.
"Enemies In Fidelity", le premier single est fidèle justement à la "SOILWORK Touch" avec ce qu'il faut de puissance, et est surtout gorgé de mélodies rappelant le grand Devin Townsend dans la deuxième partie du refrain, (vocaux cristallins majestueux qui s'entremêlent et se répondent...).
"Petrichor By Sulfur" est un des grands moments de l'album : une intro de guitare touchant au divin, du riff béton casse nuque et ladite intro qui réapparait en fin de refrain ; bref du travail d'orfèvre. Sans parler de la performance ahurissante de Bjorn Strid qui chante et hurle comme jamais. De plus, le pont très atmosphérique amène le groupe sur un territoire qu'il n'avait encore jamais foulé, une grosse claque de maitrise et de musicalité...
"The Phantom", avec ses couplets sombres et tragiques et ce riff mélodique qui restera en tête bien des heures après son écoute fini de nous persuader qu'on est bien là face à un superbe et grand album de SOILWORK.
"The Ride Majestic (Aspire Angelic)" a pour lui ce refrain caractéristique qu'on fredonne dès la première écoute et qui sera repris en chœur sur scène à n'en point douter.
"Whirl Of Pain" amène un peu de respiration bienvenue dans ce déluge de sensations extrêmes et permet de se recentrer le temps d'une longue complainte où le refrain sait se faire déchirant à souhait.
"All Along Echoing Paths" reprend les choses là où "Alight In The Aftermath" les avaient laissés, avec une petite touche de Black-Death, tout en ayant toujours autant de riffs et structures à tiroirs propres à nous émerveiller. Après quelques subtiles harmonies et un solo grandiose, le titre se termine d'une manière brutale et tranchante, du tout bon !
"Shining Lights", certainement le morceau le moins inspiré et surprenant de l'opus, reste quand même très agréable à l'écoute et permet de reprendre une courte respiration.
"Father And Son, Watching the World Go Down" conclue cette chevauchée majestueuse avec beaucoup de classe dans un écrin fait de subtiles mélodies guitaristiques et vocales, une tonalité hantée qui sera présente de l'intro jusqu'au dernier soupir, sublime choix pour terminer l'album...
Avec ce dixième opus, les Suédois nous prouvent une fois de plus qu'ils demeurent les rois du Death Mélodique. C'est une œuvre très dense qui demandera de nombreuses écoutes pour en saisir toutes les subtilités. A ranger aux côtés de The Panic Broadcast et The Living Infinite pour former un triptyque tant les trois dernières productions du groupe forment un tout cohérent et qui pourraient ressembler à s'y méprendre au Saint Graal pour tout amateur de très bonne musique... Un joyau sonore coulé dans le Metal, une pépite comme on en écoute rarement, voilà ce qu'est The Ride Majestic...
Chronique : Ziltoik Skeksis
