DEVATION - Scorn Through An Absent Scene
DEVATION - Scorn Through An Absent Scene
Shunu Records
Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2015
Site Web : www.devation.bandcamp.com
01. The Oppressed / 02. Burn It Down / 03. Scorn Through An Absent Scene / 04. Void / 05. Artifacts / 06. Cancer / 07. Frantic / 08. Closing Degree / 09. Deadweight / 10. The Fixation
Décembre 2002, je me réveille la tête en vrac, il est midi, c’est bon je suis large pour la petite fête qui se déroulera ce soir chez mes parents. Tout commence par une petite douche, un café, un peu de télé et comme tous les ans je tombe sur Un Papa Pour Noël, Le Fiancé de La Fille du Père Noël et Le Père Noël Est Une Ordure, jusque là rien ne me surprend. Je tombe ensuite sur le calendrier de la Mère Noël que notre webmaster vénéré nous envoie, inutile de préciser que chez elle c’est la grande chaleur… bref après s’être adonné à une activité de célibataire ou d’époux frustré (hum !) je me lave les mains, je m’habille à la hâte pour être à peu près présentable et je monte dans ma Renault Clio Campus et j’ai cette vague impression de déjà vécu, comme souvent en ces années 2000, les albums d’IN FLAMES tournent en boucle, et là c’est Reroute To Remains qui va m’accompagner, vraiment un album dans l’air du temps. Lorsque j’arrive enfin chez mes parents, pas une voiture devant, je me dis que je suis le premier et que j’aurais eu le temps de me faire une deuxième passe (hum !) et lorsque je vois ma mère arrivée en peignoir sur le pas de la porte, l’air grave, je crains le pire jusqu’à cette phrase qui résonne encore : « Comment peut-on avoir autant de retard, est-ce si difficile pour toi de venir à l’heure ? On est en 2015 mon petit, tu ne pouvais pas prévenir que tu serais en retard ? » Bon OK 13 années de retard quand même… et là bam, la gifle ! DEVATION vient de sortir son premier album Scorn Through An Absent Scene, du IN FLAMES / SOILWORK like, comme si Björn GELOTTE et Anders FRIDEN avait pris la Doloréane en 2002 pour venir directement en 2015. Bon d’accord, c’est un peu exagéré car en écoutant un plus précisément cet album, il y a des traces de Thrash/Death à la HATESPHERE et même un peu de Hardcore Metal à la… HATESPHERE ("Frantic", "Artifacts"). Mais à l’écoute des "The Oppressed", "Burn It Down", "Void", "Deadweight" ou la chanson titre, difficile de passer outre ces influences un peu encombrantes jusque dans les mimiques vocales (ce refrain de "The Oppressed") mais il serait réducteur et malhonnête de considérer ces Suédois comme une resucée du glorieux passé de leurs ainés, justement avec cette touche Thrash ou Hardcore qui peut même prendre une tournure inattendue sur le début d’un "Artifacts" que KORN n’aurait pas renié sur Follow The Leader par exemple. Ensuite, il y a cette capacité à réussir cette entreprise par ce quintet rejoint récemment par un nouveau vocaliste, Timmy BARTELIUS, poste auparavant occupé par le guitariste Joakim KARLBERG. Pour exemple, les arrangements de "The Oppressed", très dynamiques, "Burn It Down" classique tant dans le riffing que dans la structure mais cela fonctionne très bien et finalement les 45 minutes de ce premier album passent plutôt bien, on ne va pas jouer la surprise mais ce premier jet est agréable et après tout, pour ceux qui ont usé jusqu’à la corde ces fameux albums d’IN FLAMES, SOILWORK ou DARK TRANQUILITY, DEVATION peut être une option sympathique d’autant plus qu’un aspect actuel est tout de même bien présent, on rigole, on rigole mais ces Suédois dévoilent ici et là un début de personnalité qui débouchera certainement vers une autre référence tant ce style a été sur-représenté à une époque mais après tout, il y a bien un public pour les groupes de Heavy old-school, pourquoi pas pour le Melodic Death Metal from Sweden !
Chronique : Aymerick Painless
