STEVEN WILSON - Hand. Cannot. Erase.
STEVEN WILSON - Hand. Cannot. Erase.
Kscope Records
Style : Progressive Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2015
Site Web : www.stevenwilsonhq.com
01. First Regret / 02. 3 Years Older / 03. Hand Cannot Erase / 04. Perfect Life / 05. Routine / 06. Home Invasion / 07. Regret # 9 / 08. Transience / 09. Ancestral / 10. Happy Returns / 11. Ascendant Here On…
Sorti en Mars 2015, Hand. Cannot. Erase., quatrième album solo de STEVEN WILSON, est une véritable pépite. Particulièrement poignant, ce nouvel effort fait suite au somptueux et genial, The Raven That Refused To Sing (And Other Stories). Concept album inspiré d'une histoire vraie, celle de la malheureuse Joyce Carol Vincent qui fut retrouvée morte devant sa télévision plusieurs années après son décés. Pourtant jeune, 38 ans, des amis, un petit ami et, pour une raison quelconque, elle ne manquera à personne pendant deux longues années. Une histoire ahurissante qui dénote d'un monde devenu beaucoup trop cruel et dépourvu d'âme ! Enregistré aux prestigieux Air Studios à Londres, Steven Wilson a réuni l'équipe qui l'accompagnait sur la tournée The Raven... : Guthrie Govan (guitare), Adam Holzman (claviers), Theo Travis (flûte, sax), Nick Beggs (basse) et Marco Minneman (batterie). Ce nouvel album fut aussi l'occasion d'intégrer la chanteuse Nina Tayeb, au chant doux et velouté, qui endosse ici le rôle principal, celui de la défunte, Joyce Vincent. Des cris d'enfants enjoués nous accueillent, une superbe ligne de piano, envoûtante et profonde, accouplée à des sons musicaux sortis de notre enfance : poignant. Le premier regret de Joyce ? "First Regret" et "3 Years Older" forment un long morceau de 12:20mn, le premier, acoustique, servant d'introduction au second, qui débute par une superbe ligne de basse, l'acoustique et les chœurs superbes sont au rendez-vous, la voix de Wilson nous prend aux tripes dès le début, très beau refrain teinté 70's, le morceau prend une tournure plus progressive dans sa seconde moitié, avec un Adam Holzman et un Guthrie Govan déchaînés et omniprésents. Le titre se termine comme il a commencé, par cette petite ritournelle guitaristique absolument divine ! "Hand Cannot Erase" se fait plus direct, flirtant avec le côté métallique de PORCUPINE TREE. Nina Tayeb narrant un "Perfect Life" dans un début aux accents Trip Hop, très beau cheminement qui amène un refrain magnifique chanté avec une grande douceur par Mr Wilson. Le duo est à son comble émotionnel sur le sublimissime "Routine", morceau d'une beauté et d'une sensibilité des plus marquée, pouvant faire penser aux glorieuses années du grand PINK FLOYD et de son chef d'œuvre qu'est Dark Side Of The Moon, très très belle fin à deux voix : énormissime. "Home Invasion" et "Regret # 9" forment, une nouvelle fois, une très longue pièce de près de 11:30 mn, à l'esprit très Progressif Rock, où les guitares se font beaucoup plus présentes et saignantes, plus planantes également, dégageant beaucoup de puissance et de groove. Les parties de claviers d'Adam Holzman sont absolument jouissives, relayées par l'énorme guitare de Guthrie Govan, que maitre Gilmour lui-même n'aurait pas renier... Je terminerai mon humble description de ce chef d'œuvre du Rock progressif par le poignant et renversant "Ancestral", déversant son lyrisme et sa beauté perpétuelle pendant près de 13:30 mn, les larmes de votre serviteur n'étant jamais vraiment loin, tant la technique ahurissante des musiciens est au service des sentiments et des émotions. Hand. Cannot. Erase. se termine comme il a commencé, et pour moi tout me paraît différent maintenant ! Du très très grand art servi par ce génie anglais qu'est STEVEN WILSON, représentant les hautes sphères du Progressif Rock actuel, tant sa créativité ne semble pas avoir de frontières, de limites et de contestation. Une œuvre majeure de cette année, qui pourra contraster avec la mort horrible de cette femme, mais qui la mènera définitivement dans le monde de la lumière pour nous tous ! Maintenant personne ne pourra t'oublier, Joyce Carol Vincent, personne et plus jamais !
Chronique : Papa Bordg

