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GRUESOME - Dimensions Of Horror

Publié le par Nono666

GRUESOME - Dimensions Of Horror
Relapse Records
Style : Old School Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/gruesomedeathmetal

GRUESOME - Dimensions Of Horror



01. Forces Of Death / 02. Raped By Darkness / 03. Amputation / 04. Hellbound / 05. Seven Doors / 06. Dimensions Of Horror

GRUESOME, groupe constitué de Matt Harvey (EXHUMED - chant & guitare), Daniel Gonzalez (POSSESSED - guitare), Robin Mazen (ex-DETHKLOK - basse) et Gus Rios (ex-MALEVOLENT CREATION - batterie), n'aura pas mis bien longtemps pour proposer un successeur à son remarquable premier album, Savage Land, sorti en 2015. C'est cette fois avec un EP 6 titres que les Américains reviennent nous asséner leur Death old school toujours fortement influencé par les premiers DEATH. Si Savage Land lorgnait clairement du côté de Leprosy, ce Dimensions Of Horror nous ramène, quant à lui, davantage vers Scream Bloody Gore. Une nouvelle fois, GRUESOME nous entraine, pour notre plus grand plaisir, à la fin des années 80, à une époque où le Death n'en était alors qu'à ses balbutiements et était encore grandement empreint de Thrash ("Hellbound"). Tout comme avec son prédécesseur, GRUESOME enchaîne les brulots Death d'une efficacité imparable ("Forces Of Death", "Raped By Darkness", "Dimensions Of Horror"). L'hommage au groupe de Chuck Schuldiner est toujours aussi appuyé, c'est particulièrement flagrant sur des titres tels que "Amputation" qui ne sera pas sans rappeler le "Mutilation" des floridiens, ou sur le morceau-titre "Dimensions Of Horror" qui nous ramène immanquablement vers "Pull The Plug". Après, pour apprécier un tel groupe, il faut adhérer à la démarche car, dans le cas contraire, on aurait vite fait de crier au plagiat ! Fort heureusement, GRUESOME est bien plus qu'une pale copie et démontre un vrai savoir-faire en matière de composition lui permettant de rendre son propos parfaitement crédible. Le but avoué de GRUESOME étant de rendre l'hommage le plus sincère et le plus respectueux au combo du regretté Chuck, et à l'écoute de ce nouvel EP, force est de constater que Matt Harvey et les siens remplissent leur mission haut la main !

Chronique : Nono666

GRUESOME - Dimensions Of Horror

 

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OCEAN - C'est la Fin...

Publié le par Nono666

OCEAN - C'est la Fin...
Fgl Productions/Axe Killer Records
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.oceanlegroupe.com

OCEAN - C'est la Fin...



01. La Haine / 02. Désillusions / 03. Tu n'penses qu'à ta Gueule / 04. Fidèle à son Nom / 05. Rouge Lézard / 06. T'as Rien Trouvé / 07. Instinct Animal / 08. Je Crois que tu Aimes ça / 09. La Mort Rode autour de Nous / 10.  C'est la Fin

Trente cinq ans, putain, trente cinq ans qu'OCEAN, un des plus talentueux groupes que la scène Hard Rock française ait connue, n'avait plus sorti de nouvel album ! Alors qu'un retour était programmé en 2004, le sort en décidera tout autrement, le décès prématuré de Robert Belmonte stoppant net les projets du groupe. Il faudra donc attendre 2009 pour entendre à nouveau parler d'OCEAN, tout d'abord avec le coffret Ocean Story, Live & More, ce qui permettra au groupe de se retrouver, mais pour concrétiser une véritable reformation, encore fallait-il dénicher un chanteur digne de succéder au regretté Robert Belmonte, ce qui sera fait avec le recrutement de Stef Reb (ex-TR3NTE), chanteur à la tessiture finalement pas si éloignée de son illustre prédécesseur. Après s'être rodé sur scène lors de quelques concerts qui nous ont permis de constater qu'OCEAN était tout sauf rouillé, le groupe parisien franchit une nouvelle étape et brise enfin le silence discographique en nous offrant ce tant attendu cinquième album, et quel album ! Doté d'un titre pour le moins troublant, sachant qu'il s'agit d'un retour, C'est la Fin... n'a vraisemblablement pas pour vocation d'être le dernier album d'OCEAN avant une retraite définitive, il marque plutôt la fin de cette trop longue période de silence qui a précédé la renaissance d'OCEAN. D'emblée, le Hard Rock direct et efficace qui a fait la réputation du groupe reprend ses droits ("La Haine", "Tu n'penses qu'à ta Gueule"), Georges Bodossian n'a rien perdu de son sens du riff et nous le prouve tout au long du disque, se montrant toujours aussi impressionnant de maitrise et de feeling. L'esprit OCEAN reste le même qu'il y a trente cinq ans, on retrouve ici les textes soignés et plein de sens qui faisaient l'identité du groupe à la grande époque, comment, en effet, ne pas rapprocher par exemple un titre tel que "Tu n'penses qu'à ta Gueule" d'un "A Force de Gueuler", ou le très mélodique "T'as Rien Trouvé" d'un "Qu'on me Laisse le Temps"... OCEAN reste « fidèle à son nom » et à l'âme du groupe. Tantôt Hard Rock ("La Haine", "Désillusions", "Tu n'penses qu'à ta Gueule"), bluesy ("Rouge Lézard"), Rock'n'Roll ("Je Crois que tu Aimes ça"), rapide ("La Mort rôde autour de nous"), léger ("T'as Rien Trouvé") ou plus sombre ("C'est la Fin"), OCEAN laisse parler les différentes facettes de sa personnalité, nous offrant un disque relativement varié et fort bien construit faisant honneur à son glorieux passé. C'est la Fin... est un superbe album, 42 ans après sa formation, OCEAN revient aux affaires de fort belle manière et, d'un revers de la main, efface plus de trois décennies de silence avec un album quasi parfait... un océan de pur plaisir auditif ! Renaissance... Résurrection, sans aucun doute, mais certainement pas retraite !!!  OCEAN est plus en forme que jamais, et visiblement il ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, c'est donc loin d'être la fin pour le légendaire groupe parisien...

Chronique : Nono666

OCEAN - C'est la Fin...

 

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REVOCATION - Great Is Our Sin

Publié le par Nono666

REVOCATION - Great Is Our Sin
Metal Blade Records
Style : Technical Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/Revocation

REVOCATION - Great Is Our Sin



01. Arbiters Of The Apocalypse / 02. Theatre Of Horror / 03. Monolithic Ignorance / 04. Crumbling Imperium / 05. Communion / 06. The Exaltation / 07. Profanum Vulgus / 08. Copernican Heresy / 09. Only The Spineless Survive / 10. Cleaving Giants Of Ice / 11. Altar Of Sacrifice

Si la révocation, dans le domaine militaire, n'est plus applicable depuis 1976, c'est bien en 2000 que s'est formé le combo Américain REVOCATION, à l'époque sous le nom de CRYPTIC WARNING, afin de nous abreuver cinq ans plus tard d'un Sanity's Aberration qui, bien que rempli de bonnes idées, était surtout apte à mon sens à toutes formes d'objurations ; on en retiendra pourtant un certain labeur au niveau du groove et des mélodies, qui, bien que profondément amoindris par une globalité bancale, une production à la ramasse et un chant loin d'être maîtrisé, sauvaient un minimum le tout. Qu'en est il du fougueux groupe, mené d'une main de maître par le virtuose David Davidson, une dizaine d'années plus tard ?

Great Is Our Sin se situe dans la continuité de ce que le groupe nous a toujours proposé (avec toutefois l'une de leurs plus belles pochettes, ce qui est notable). S'ouvrant par le martial, mais manquant d'efficacité, "Arbiters Of Apocalypse", dont ni les riffs rythmés, ni les mélodies vocales fades et inutiles, ne réussirent à me faire entrer dans la musique, à laquelle est affligée une production certes très professionnelle et maîtrisée, mais ne sublimant jamais la force de certains passages, même si suivis de blast beats destructeurs, sauvant de peu une ouverture bien trop faible. Après un crescendo de qualité (qui, je tiens à le préciser, ne partait absolument pas d'un pianissimo, simplement d'un Mezzo Forte insuffisant) et tout en douceur, on entre enfin dans l'univers de REVOCATION, au son de ses guitares acérées (bien que parfois trop mécaniques à mon goût), de sa basse claquante et de sa batterie déchaînée (quand il le faut), sur fond de "Monolithic Ignorance" aux mille mélodies, effréné et étouffant tout en sachant miser sur les indispensables parties techniques, parfois progressives (le sublime solo, à ce niveau là, est fortement notable), pour aérer la musique du groupe, qui en a souvent bien besoin. Cette dernière visant souvent le trop complexe, finit par se mutiler d'une efficacité qui lui est parfois vitale et qui, parfois, se trouve au niveau d'un simplisme rejeté par les Américains, dont on appréciera tout de même un sens de la composition hors norme, s'exprimant par la finesse de certains passages (comment ne pas citer l'excellent "Crumbling Imperium" qui, autant dans ses parties les plus calmes que dans son tapping à l'urgence décadente, nous fait voyager dans ses diverses ambiances, que le groupe a trop souvent du mal à instaurer), et l'intensité de certains (qui sont souvent sublimés par des blasts bien placés, dont Ash Pearson sait user sans en abuser). Au rang des perles de cette galette, on pourrait aussi citer "Copernican Heresy" qui, en plus d'être le plus entraînant, arrive mieux que tout autre titre du groupe à faire passer les sentiments qui se doivent d'être transmis, ou encore "Cleaving The Giant Of Ice", certes doté d'une introduction à mon sens inutile, mais sachant ralentir le rythme, créer une ambiance presque aérienne et garder une teinte d'agressivité parfois mélancolique, tout en proposant l'un des rares moments de chant clair intéressants, jusqu'à plonger dans une lourdeur poisseuse, menant à la tapageuse reprise du "Altar Of Sacrifice" de SLAYER.

Encore une fois, REVOCATION nous prouve que ses musiciens savent évoluer... Et pourtant, les défauts restent plus ou moins les même, puisque les morceaux privilégient comme sur leurs prédécesseurs la forme sur le fond. Dommage, pour un groupe aussi talentueux et habile dans sa maîtrise instrumentale. Cependant, il n'est jamais trop tard pour se ressaisir, et pour optimiser les nombreux points forts de leur musique, ce qui nous fait attendre une suite plus ambitieuse avec impatience.

Chronique : Durchfall

REVOCATION - Great Is Our Sin

 

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LORRAINE CROSS - Army Of Shadows

Publié le par Nono666

LORRAINE CROSS - Army Of Shadows
Mighty Music
Style : Heavy/Speed Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/lorraineXcross

LORRAINE CROSS - Army Of Shadows



01. Sharpshooter / 02. Black Infantry / 03. One Bullet For Me / 04. Hard To Get Out / 05. Die In Your Arms / 06. Target Locked / 07. Stray Rocket / 08. The Slab Was Trapped ! / 09. Go To Hell ! / 10. Don't Waste Your Energy / 11. At Close Range / 12. Lorraine Cross

Si la démo parue il a de cela deux ans (dont on retrouve d'ailleurs ici cinq des six titres) nous avait clairement mis la puce à l'oreille quant au potentiel de ce groupe en devenir qu'est LORRAINE CROSS, Army Of Shadows fait bien plus que de confirmer ! Il assoit la formation toulousaine sur de très solides bases ! En effet, il y a bien longtemps que nous ne nous étions pas pris une telle claque en tombant sur un album de Heavy Metal, et qui plus est un premier album ! Cet exploit nous le devons donc à LORRAINE CROSS qui, avec Army Of Shadows, nous livre ce qu'un groupe peut proposer de mieux en la matière : un chant puissant, des guitares impressionnantes, des riffs accrocheurs, une rythmique solide, des mélodies inspirées, rien ne manque pour faire de cet album est une vraie réussite. Aucune faiblesse, chaque titre est taillé pour faire mouche à tous les coups. Il n'y a qu'à écouter "Hard To Get Out", "At Close Range" ou cette sublime ballade qu'est "Die In Your Arms" pour s'en convaincre. Doté d'une production claire et équilibrée signé François Merle (MANIGANCE) et d'un très bel artwork réalisé par l'incontournable Stan W. Decker (VANDEN PLAS, STRYPER, ADX, VULCAIN, MANIGANCE, MASTERPLAN,...), Army Of Shadows a tout pour convaincre l'amateur de Heavy Metal, fan de groupes tels que HELLOWEEN, IRON MAIDEN ou JUDAS PRIEST. Visiblement LORRAINE CROSS n'a rien laissé au hasard, mettant tous les atouts de son côté pour réussir son entrée sur la scène Heavy Metal française et européenne (sa signature sur le label danois Mighty Music devrait également l'y aider). Au final, avec un premier album de cet acabit, il semble bien que LORRAINE CROSS soit appelé à un bel avenir, c'est en tout cas tout le mal qu'on leur souhaite...

Chronique : Nono666

LORRAINE CROSS - Army Of Shadows

 

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DSM - DSM

Publié le par Nono666

DSM - DSM
Autoproduction
Style : Post-Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : https://dsmpostdeath.bandcamp.com

DSM - DSM



01. 2029 / 02. Graal / 03. Dirty Harry / 04. PWRSLM / 05. Joker / 06. BBQ / 07. Kaioshin / 08. Gundam / 09. Frag / 10. Loud

On a déjà pu croiser ce groupe originaire de l’Est de la France sur quelques scènes mais c’était il y a quelques temps et le groupe cherchait encore ses marques pour sonner ensemble et parfaitement carré, même si ce n’était pas la foire non plus, mais preuve en est de la volonté et de la détermination du quatuor. Là, avec ce premier album, c’est un peu comme le copain de classe gentil que l’on a laissé en 6ème et que l’on retrouve à la trentaine après s’être pris en main, le gaillard est grand, costaud, élancé et en impose sérieusement. Pour DSM, prenez un bassiste ultra-talentueux pour lequel Nicolas GARDEL a ciselé un son aux p'tits oignons, un son rond, chaud, et notamment lorsque cet instrument est mis en avant. Un guitariste des plus talentueux également, ces parties de guitares seront parfaitement retranscrites sur scène, pour avoir vu le bonhomme à l’œuvre, il n’y a aucun doute que ce groupe soit capable de reproduire ces morceaux sur scène. Un batteur totalement fou et tout aussi capable que ses copains, et à tout cela, ajoutez pour finir un chanteur qui crache ses paroles avec conviction, même si l’on décèle parfois un léger manque de coffre qui montre surtout que bien d’autres groupes usent d’artifices pour masquer l’impossibilité technique d’assurer de telles parties de chant. Inspiré par le Death Américain tel qu’IMMOLATION, DSM nous en délivre une vision tout à fait personnelle et assume une décontraction et un second degré qui transpirent à travers le clip de "Graal" avec ce son de gratte monstrueux qui peut aussi parfois évoquer les meilleures heures de MORBID ANGEL. Pourtant, dans les inspirations, on sent bien que le groupe ne se cantonne pas au simple Death Metal, un côté Post-Metal apparait parfois qui peut aussi l’emmener sur les frontières du Deathcore ("Joker") mais aussi et surtout par le biais de structures alambiquées sur un format de titre très court, moins de trois minutes en général ("Kaioshin"), enchainant les cassures rythmiques, les courts silences, les moshpits endiablés. A grand renfort d’arpèges et de shreds, le groupe en impose techniquement mais ne laisse jamais cet aspect prendre le pas sur l’énergie des titres qui reprennent régulièrement un visage plus Death US. Là où le groupe pourrait réellement surprendre, c’est qu’il ne développe pas une ambiance glauque, crade, gore comme on en voit beaucoup mais plutôt une violence esthétique (écoutez moi cette fin de "BBQ") qui pourrait presque faire danser mamie. Alors, pour un premier opus, travaillé depuis 2011 et la création du groupe certes, ces Français nous envoient là un album ultra-bien écrit, parfaitement interprété et mis en son, très varié, un vrai excellent album qui devrait réellement mettre une bonne claque aux amateurs de Technical Death Metal, Brutal Death Metal et même Deathcore, pourquoi pas. Un petit tour sur leur Bandcamp est plus que conseillé pour vous faire une idée. Il y a les groupes qui font de la musique et d’autres qui vivent leur musique, DSM est de la trempe de la deuxième catégorie, un groupe rare comme on en chronique rarement, à suivre de très près.

Chronique : Aymerick Painless

DSM - DSM

 

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ORACLES - Miserycorde

Publié le par Nono666

ORACLES - Miserycorde
Deadlight Entertainment
Style : Melodic Death Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2016
Site Web : www.oraclescult.com

ORACLES - Miserycorde



01. An Adagio For The Callous / 02. The Tribulation Of Man (ft. Per Nilsson of Scar Symmetry) / 03. Catabolic (I Am) / 04. Quandaries Obsolete (ft. Ryan Knight of Black Dahlia Murder) / 05. Scorn / 06. Body Of Ineptitude (ft. Jeff Loomis of Arch Enemy) / 07. Remnants Echo / 08. Canvas Of Me / 09. S(k)in / 10. The Beautiful People (Marilyn Manson Cover) / 11. We, The Indifferent

ORACLES, projet le moins avorté d'un hybride des membres des groupes ABORTED et SYSTEM DIVIDE (les deux ayant pour membre commun l'impérial vocaliste Sven de Caluwé, que je ne puis, en tant qu'inénarrable (et prétentieux) laudateur, que flagorner de mille-et un mots), posa dès les premiers extraits une question qui lui est existentielle : ce projet a-t-il une réelle raison d'être ?

Vous me savez bien évidemment doté (tel un oracle) d'une capacité à prévoir vos réactions, et, sachez le, je vois l'incompréhension dans le regard de certain. Rassurez vous ; je suis bien évidemment ici (en réalité, cette chronique n'est pas un lieu, mais la langue Française fait que vous êtes à n'en point douter capables de me comprendre) afin d'éclairer votre lanterne déboussolée (je trouve cette mixture de métaphores fort seyante). Ainsi, tentons de décrire, en quelques mots simples, efficaces, et compréhensibles par le plébéien que tu es, le groupe SYSTEM DIVIDE. Disons, la recette ABORTED, à laquelle on aurait appliquée une couche de mélodies et de chant clair féminin. Eh bien, il est temps pour vous, si le premier (et à l'heure actuelle unique) album d'ORACLES (Miserycorde, puisqu'il est bienvenu de citer le nom du sujet) n'est pas parvenu à vos oreilles, d'apprendre que les mots qui sont à SYSTEM DIVIDE une description « en quelques mots simples, efficaces, et compréhensibles par le plébéien que tu es » (pour citer un grand écrivain), s'appliquent à peu près à notre hybride favori. Cependant, il reste (heureusement) beaucoup de choses à me récriminer. Premièrement, le chant féminin n'est pas tout à fait doté du même timbre (même si la technique de chant s'en rapproche), et je tiens à profiter de cette auguste phrase pour saluer la performance de la vocaliste Sanna Salou, dont la voix intense et maîtrisée est fort appréciable (même pour ceux qui, comme moi, ont BEAUCOUP de mal avec cette manière de chanter), malgré le fait que les mélodies interprétées ne soient pas incroyablement originales ou inspirées (je me dois tout de même d'admettre que certaines sont très bien pensées et efficaces, notamment sur "Remnants Of Chaos" ou "Skin".). De plus, n'oublions pas que trois membres d'ABORTED sont présents dans cette formation, et que, par conséquent, on a le droit à une gerbe de riffs qui tuent (entre groove et brutalité, comme par exemple sur "Catabolic (I Am)"), aux incroyables et intenses solos de Mendel (le génie de ce guitariste n'est plus à prouver, la plupart des projets où il inclut sa guitare étant de francs succès), au chant furieux et inhumain de Sven, à quelques Breaks bien sentis (entre autres, sur "Scorn"), et à une batterie furieuse et implacable (cette fois, tout du long durant), soutenant à merveille le chaos sonore gentillet qu'insufflaient déjà aux compositions les musiciens précédemment cités, doublés d'une production ultra moderne et puissante, que l'on connaissait déjà du groupe Belge. Rajoutez à cela les tonnes d'arrangements plus ou moins symphoniques (les claviers doublent une grosse partie de la musique, et notamment les passages chant clair), et vous obtenez Miserycorde ; Verdict ?

Si ORACLES n'a rien d'un groupe passionnant, que ça soit pour les fans d'ABORTED (qui lui préféreront largement Retrogore et Termination Redux, les parties tirées du combo Belge s'apparentant évidemment aux deux derniers du groupe), ou ceux de SYSTEM DIVIDE, on ne peut pas nier avoir passé un moment sympathique à l'écoute de cet album, qui reste cependant largement oubliable (le groupe n'arrivant pas à créer une réelle aura, ni d'atmosphères prenantes), certains éléments en faisant tout de même une œuvre intéressante à écouter. Les amateurs de Manson pourront toutefois se délecter d'une reprise de "The Beautiful People", façon Death Mélo moderne.

Chronique : Durchfall

ORACLES - Miserycorde

 

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REMOTE - Resilient

Publié le par Nono666

REMOTE - Resilient
Autoproduction
Style : Post-Hardcore/Noisecore
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : http://remotenoise.bandcamp.com

REMOTE - Resilient



01. Fading Away / 02. Messed Up Paradigm / 03. Landscrap / 04. Citizen Nausea / 05. The Clearest Horizon / 06. Milgram Park / 07. Introspective Red / 08. Unlearning Process / 09. Astral Urge / 10. Light Lapse / 11. Nootropics Of Cancer / 12. Key To Parasite

Et de sa noirceur jaillit sa valétudinaire beauté, à l'image de celle qui le représente, fresque métallique et sombrement marmonéenne, à l'agonie que dépeint, de ses cris schizophréniques et de ses guitares lancinantes, le groupe parisien REMOTE, sur un second album aux aspects de cantique au chaos, derrière sa façade aussi Post-Hardcore que post-apocalyptique. Plus abouti et mature que son prédécesseur Starving Blazes and Hollow Shades (2012), Resilient est une œuvre musicale complète et aboutie, une marée de sentiments adoubés par le son, dont la portée presque religieuse, s'abreuvant jusqu'à l'ivresse du noble art de la dissonance, porte l'âme aux portes de ce qu'elle refuse d'être. C'est donc par le despotique et braillard chant de AL, personnification crédible d'un désespoir que l'on ose croire réel, que sera porté l'ensemble des instrumentaux, bataille hybride entre des instruments à la malsaine expressivité, par lesquels passe la nausée maladive que porte REMOTE à l'être, dans sa composition la plus totale, et, par conséquent, la plus repoussante (il est bien évidemment temps, après avoir bien étalé ma vision des choses, que cette chronique ne peut se permettre d'être qu'une interprétation personnelle d'une musique fort abstraite, et, par conséquent, n'a aucune valeur objective), un sentiment facilement audible, à l'écoute des riffs plaintifs qu'exprime une guitare qui pourrait, d'un œil extérieur, paraître futile, mais qui, par la forme d'une alchimie, s'accapare une lourdeur et une aura presque Lovecraftienne (le terme me paraît être le plus juste), et ce sans jamais mettre de côté une basse capitale, qui tapisse et étouffe, de son son saturé et imposant, l'entièreté des passages de cet album, n'hésitant jamais à se passer de la guitare, pour se perdre corps et âme dans le rythme martial d'une batterie impériale et fougueuse, dont le rythme sec et rugueux donne à la globalité son sens et son sarcasme le plus viscéral. Et c'est en tant que géniteurs d'une atmosphère aussi prenante et totalitaire qu'est celle qui couvre l'album, que l'ensemble des mélodies semble être doté d'une aura intouchable et sacrée, pour devenir une globalité aussi décomposable que monolithique, cohérente sur toute sa longueur, nous plongeant ainsi dans ses ténébreuses entrailles, rendant sa violence réellement déchirante, et ses ambiances oppressantes presque douloureuses, mais ô combien jouissives (chaque morceau est une réelle agression, qui nous prend aux tripes pour ne nous relâcher qu'en sa fin, à savoir au bout d'environ 2 minutes et demi, pour la plupart), qui s'exprime par des touches de Noisecore disséminées ici et là, entachant la musique de leur brutalité primaire, afin de lui rendre son instinct le plus mystérieux, sorte de paradoxe musical fascinant et consternant à la fois. REMOTE nous sert une réelle implosion, dont je ne puis parler aussi bien qu'elle même, dont on attend, lorsque "Key To Parasite" s'engouffre dans le silence le plus théâtral qui suit l'album, une concrétisation live des plus saignantes, ainsi qu'une suite à une œuvre qui prendra avec le temps en ampleur. Et ce n'est que le début...

‪Chronique : ‎Durchfall‬

REMOTE - Resilient

 

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TED POLEY - Beyond The Fade

Publié le par Nono666

TED POLEY - Beyond The Fade
Frontiers Records
Style : Melodic Hard Rock/AOR
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.

TED POLEY - Beyond The Fade



01. Let's Start Something / 02. Everything We Are / 03. Hands Of Love / 04. The Perfect Crime / 05. Stars / 06. Higher / 07. Where I Lost You / 08. You Won't See Me Cryin' / 09. We Are Young / 10. Sirens / 11. Beneath The Stars

Voici le genre d'album qui, dans un style AOR sans prise de tête, fait plaisir à entendre, avec des mélodies enjouées qui respirent la joie de vivre. Dans ces moments gavés de psychose vers un avenir incertain, faut dire que c'est plutôt bienvenu. TED POLEY, chanteur de DANGER DANGER (dont le dernier album, Revolve, date tout de même de 2009), livre donc son troisième album solo. Pas de titres médiocres tout au long de ce Beyond The Fade, selon les goûts bien sûr certains seront préférés à d'autres. En l'occurrence ici un petit faible pour "Everything We Are", par contre "Hands Of Love", crédité Tony Bruno et Joe Lynn Turner, se voit pourvu d'un refrain des moins mémorable de l'album. "The Perfect Crime", la ballade en duo avec Issa, est sympa, sans pour autant en faire un incontournable. De nombreuses compositions sont dans le même registre, les dynamiques "Let's Start Something", "Stars", "Sirens" ou "Higher" véhiculent en effet la même onde positive. Le plus ambiancé "Where I Lost You" se voit être une autre réussite, mais le terme est encore plus approprié pour "You Won't See Me Cryin'" et ses parties de guitares travaillées. "We Are Young", semi-ballade dotée de choeurs dans le refrain à l'image d'un hymne, n'est pas mal non plus, mais le final "Beneath The Stars" de 6 mns le surpasse d'une tête. Troisième essai réussi pour TED POLEY, un moment fort sympathique étant procuré à l'écoute de ce Beyond The Fade. Et même si cela n'en fera pas forcément un indispensable dans le futur, il a le mérite de sortir du lot parmi les parutions quelques fois ennuyeuses. A écouter, ou à découvrir, si vous aimez le genre.

Chronique : Renegade88

TED POLEY - Beyond The Fade

 

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CRADLE OF FILTH - Dusk...And Her Embrace - The Original Sin

Publié le par Nono666

CRADLE OF FILTH - Dusk... And Her Embrace - The Original Sin
Cacophonous Records
Style : Black Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.cradleoffilth.com

CRADLE OF FILTH - Dusk...And Her Embrace - The Original Sin



01. Macabre, This Banquet / 02. Nocturnal Supremacy / 03. Heaven Torn Asunder / 04. Dusk And Her Embrace / 05. A Gothic Romance / 06. The Graveyard By Moonlight / 07. Funeral In Carpathia / 08. Beauty Slept In Sodom / 09. The Haunted Shores Of Avalon / 10. Carmilla’s Masque / 11. A Gothic Romance (Demo - Bonus) / 12. Nocturnal Supremacy (Demo - Bonus)

Second album de la discographie de CRADLE OF FILTH, Dusk...And Her Embrace fait partie des opus incontournables de la bande à Dani Filth, toutefois, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, à l'époque de sa parution, CRADLE OF FILTH, suite à des problèmes d'ordre contractuel avec son label d'alors, Cacophonous Records, n'avait pu sortir ce disque dans sa version d'origine de 1995 et avait du totalement le réenregistrer avant de le publier en Août 1996 sur le label Music For Nations. Terrible et impensable erreur aujourd'hui réparée avec la publication de cette première version, rebaptisée Dusk...And Her Embrace - The Original Sin via, histoire de boucler la boucle, Cacophonous Records ! Le disque fut à l'époque enregistré par le line up présent sur l'album The Principle Of Evil Made Flesh, comprenant notamment Paul Allender (guitare) et les frères Paul & Benjamin Ryan (guitare & claviers) qui, une fois l'enregistrement terminé, quitteront le groupe. On notera ici une différence de tracklist, un son plus brut et cru, et l'ajout de deux morceaux en version démo, le tout remasterisé par Scott Atkins. Signalons également un nouvel et sublime artwork, réalisé de main de maitre par Drake Mefestta (THE 69 EYES). Il semble donc totalement indispensable de se pencher sur cette première mouture de Dusk...And Her Embrace, présentée ici sous un jour nouveau, avec un son et des claviers très différents, ce qui aura pour effet d'apporter un second souffle et une deuxième vie à cette entité du Black gothique et symphonique, sans toutefois perdre une once de grandiloquence et d'émotion pure. C'est donc toute une page de l'histoire de CRADLE OF FILTH qui se voit aujourd'hui remise en lumière via ce monument de la formation britannique ! Une excellente façon de remettre les choses à leur place !

Chronique : Papa Bordg

CRADLE OF FILTH - Dusk...And Her Embrace - The Original Sin

 

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SUICIDAL ANGELS - Division Of Blood

Publié le par Nono666

SUICIDAL ANGELS - Division Of Blood
NoiseArt Records
Style : Thrash Metal
Origine : Grèce
Sortie : 2016
Site Web : www.suicidalangels.com

SUICIDAL ANGELS - Division Of Blood



01. Capital Of War / 02. Division Of Blood / 03. Eternally To Suffer / 04. Image Of The Serpent / 05. Set The Cities On Fire / 06. Frontgate / 07. Bullet In The Chamber / 08. Cold Blood Murder / 09. Of Thy Shall Bring The Light

Il est appréciable de voir un groupe évoluer, parfois régresser, parfois se bonifier, par ses expérimentations diverses, ne gageant que par les métamorphoses de son et de composition, et autres palinodies acrobatiques, là où d'autres se contentent d'annihiler les gangrènes de leurs anciens albums. Et puis il y a le Thrasheux basique, qui n'en a rien à foutre, et qui sort un album sans ambages de temps en temps, comme, par exemple, dans le hasard le plus complet, SUICIDAL ANGELS, qui, en plus de refaire à une fréquence tout de même appréciable (6 albums en 9 ans, sans compter le live et la compilation, le premier, après une suite interminable de démos, étant sorti en 2007), nous sort un album dont je ne suis probablement pas le seul à avoir confondu la pochette avec celle de Bloodbath (2012), tant les deux sont similaires (avoir une mascotte récurrente n'est probablement pas une excuse à valider, surtout quand on réutilise le même ton de couleur, une marrée humaine en second plan, et un joli ange suicidaire au premier, même si, CERTES, la nouvelle venue est un peu moins sanglante, un peu moins couverte de cadavres, et se trouve être plus militaire, ce que l'on retrouve dans, au choix, les uniformes, qui sont bien évidemment des plus champêtres, ou les tanks, qui se trouvent cette fois avoir un aspect extrêmement sympathique). Et, alors, ébahissement à la vésanie, surprise que l'on croirait hallucination, embuscade fièrement menée, le constat est le même à un niveau plus sonore. J'ai bien essayé de vous y faire croire pendant quelques secondes, hein, mais bon, comment ne pas reprocher aux Grecs une verve aussi dissimulée ? La réponse est bien évidemment, en écoutant la cuvée 2016, qui, là encore, est un bain de sang (référence de type grossière) de pur Thrash, une fornication vaguement malsaine entre (ô, originalité incroyable) SODOM, SLAYER et KREATOR, en arrachant aux entrailles de ces monstres sacrés leurs riffs les plus efficaces (et les plus rapides, certes, les néophytes s'en rendront compte dès "Capital Of War", qui ouvre l'album sur une nuée de notes arrachées aux cordes déjà bien abîmées par une discographie dont le sujet de cette chronique est, vous l'aurez compris, un clone), buvant leur sang (dans lequel, comme chacun se doit de savoir, se trouve un goût prononcé pour les thèmes incisifs et violents, le nom de l'album en dit long, tout autant que les paroles pyromanes du même "Capital Of Blood"), recueillant (délicatement, il s'agirait de ne pas l'abîmer) leur crâne (le but étant de le faire bouger dans tous les sens, de manière plus ou moins gracieuse, selon le taux d'alcoolémie), cette recette étant conseillée par tous les meilleurs psychopathes de notre jolie galaxie, notamment réputée pour son efficacité hors-norme (qui n'a jamais eu des envies fougueuses et furieuses de pogos, ou encore de brûler des villes (deuxième référence grossière, j'étale ici mes talents de traducteur) en se faisant la discographie de SUICIDAL ANGELS ?), d'autant plus qu'elle est, aussi médisant sois-je, bien mieux appliquée sur cet album que sur son aîné le moins âgé, chaque passage lourd (on pense cette fois à "Frontgate", qui, si ça peut vous rassurer, sait aussi faire dans l'effréné), porté sur les guitares agressives de Panos et Nick (derrière lesquelles est cachée la basse de ce cher Angel), étant sublimé afin de devenir une pure Mosh Part, qui ferait presque (s'il vous plaît, les plus de 40 ans, pas d'émeutes, j'ai dit presque) jalouser les principales influences du groupe (qui, au cas où vous n'auriez pas compris le Thrash Moderne, en reprend l'héritage, en rajoutant ce qu'il faut de modernité, notamment au niveau du mixage, qui, ceci se devant d'être dit, est très réussi sur cet album), presque autant que les passages rapides (qui, comme le veut la tradition, sont fouettés de manière violente et efficace au possible par un batteur qui déteste ses fûts de tout son cœur). Et, après cet hymne aux anciens, réelle tempête sanglante et agressive, ouragan de haine sincère et maîtrisée, ou, si vous préférez (personnellement, j'ai un petit faible pour la première périphrase, ce qui explique sa place si dominante), un déferlement de blast beats (je pourrais citer n'importe quel morceau de l'album, mais je tenais à ce que le nom "Image Of The Serpent" apparaisse dans ma chronique) enragés et de mélodies morbides (j'ai, cerveau monopolisé par la musique oblige, oublié de mentionner les solos, qui sont tous plus excellents les uns que les autres), auquel on colle bien évidemment le sempiternel 7,5, l'album se clôt sur une douceur presque apaisante, laissant présager une suite aussi prévisible que jouissive.

Chronique : Durchfall

SUICIDAL ANGELS - Division Of Blood

 

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