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MONUMENT - Hair Of The Dog

Publié le par Nono666

MONUMENT - Hair Of The Dog
Rock Of Angels Records
Style : Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.planetmonument.com

MONUMENT - Hair Of The Dog



01. Hair Of The Dog / 02. Blood Red Sky / 03. Streets Of Rage / 04. Imhotep (The High Priest) / 05. Crobar / 06. Emily / 07. Olympus / 08. A Bridge Too Far / 09. Heart Of Stone / 10. Lionheart

MONUMENT, voila un groupe qui m'était encore totalement inconnu il y a 3 semaines. Je suis tombé dessus complètement par hasard... et parfois le hasard fait parfaitement bien les choses. La calligraphie du nom du groupe pourrait donner un indice à certains d'entre vous, car elle rappelle bien celle de la vierge de fer. Et MAIDEN est un groupe que ces jeunes et talentueux musicos ont visiblement beaucoup écouté et aimé. Leur musique transpire le groupe de Steve Harris par tous les pores. Chaque titre est truffé de références à leurs idoles. On reconnaît une multitude de riffs, des solis à deux guitares, les cavalcades de basse, et même les intonations du chanteur. Alors j'en vois qui commencent à perdre le sourire en imaginant une pale copie d'IRON MAIDEN, mais que nenni, car c'est terriblement bien fait et rafraichissant. En effet la période de prédilection de ces gamins est le MAIDEN des années 80, de The Number Of The Beast à Somewhere In Time. C'est un peu comme si IRON MAIDEN avait continué dans la lignée de ces albums plutôt que de changer de direction à partir de Seventh Son Of A Seventh Son. Et tout ça avec une production de 2016 parfaite. Cet album pourra donc intéresser les déçus du MAIDEN actuel et nostalgiques de ce qu'ils appellent la « grande époque ». Bon naturellement on ne peut pas parler d'originalité ici, rien de nouveau n'est inventé, mais ce type de groupe peut donner une idée de ce que sera le visage des concerts quand toutes nos idoles originales auront pris une retraite bien méritée. La relève ressemblera peut être à ça !!!

Chronique : Dany VH

MONUMENT - Hair Of The Dog

 

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ERADIKAL INSANE - Mithra

Publié le par Nono666

ERADIKAL INSANE - Mithra
Autoproduction
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : https://eradikalinsane.bandcamp.com

ERADIKAL INSANE - Mithra



01. A Perpetual Nothing / 02. Initium (feat. Julien Truchan) / 03. Sediments Of Misconception / 04. Consciousness Alight / 05. Abrasive Harbingers / 06. Mithra / 07. Intrisic Propensity (feat. Triv) / 08. Archetypes / 09. Harvest (feat. Sven De Caluwé) / 10. Universal Spine / 11. Metanoia

Bon, on se pose là, et on enchaîne (si ce n'est subir, avec épicurisme et, ça va de soi, élégance) les coups de grosse caisse décuplés de la grosse prod' des familles (que l'on connaît si bien), et des quelques screams inhumains qui l'accompagnent. Eh oui, vous l'avez deviné, on parle bien ici de Deathcore (à tendance Death Moderne), dans tout le classicisme et l'efficacité du genre (cf. concerts de tous les groupes qui pratiquent avec un minimum de qualité le genre), mais pas n'importe lequel... Ah, si, en fait, ERADIKAL INSANE, sur ce Mithra, est clairement banal. Mais bon, à partir du moment où t'as cette étiquette sous les yeux, tu t'attends pas à ce que ta vision de la musique soit bouleversée (enfin je crois pas).

En dépit de ces paroles fort médisantes, force est de constater que la composition est plus intelligente ici qu'ailleurs, avec un riffing assez bien pensé (ainsi, un Breakdown comme celui de "Initium", qui se paie le luxe d'une apparition de Julien Truchan (BENIGHTED), ne se contentera pas de foncer tête baissée vers les fréquences graves en accentuant les basses, mais amène une réelle tension avec quelques vagues de mélodies, et une basse slappée cinglante), qui nous fera retenir le nom du groupe, à l'aide notamment d'une production se détachant légèrement des codes du styles (une basse plus mise en avant, une forte bonne idée, étant donné que les lignes de quatre cordes sont plutôt bien amenées, ou encore un son de guitare légèrement moins saturé que la moyenne, qui, si il manque un peu de claquant, a le mérite de faire clairement le travail, et une batterie dont on sentira plutôt clairement toutes les subtilités), car au final assez claire, tout en restant clairement puissante et qui, contrairement à bon nombre, ne fait pas dans la démesure la plus apocalyptique. En résultent quelques morceaux de très bonne facture, comme le psychologiquement maladif "Consciousness Alight", qui nous balade entre la technicité agressive de lignes de guitares acérées, un pont de basse jazzy fort sympathique, ou encore un groove destructeur (on tient là un réel nid à Mosh Parts), afin de nous mener vers une mélodie plus décadente et dramatique, sans jamais en faire trop (ça vaut aussi pour le nombre de Breakdown, moins fourmillants que la moyenne, mais qui, en apparaissant, font clairement effet), ou encore "Harvest", qui, après une intro à la basse (oui, encore elle, mais bon, quand on en joue, et qu'elle est aussi bien foutue, on tient à la souligner) nous plongeant droit dans le vif du sujet, avant de se révéler être le titre le plus lourd de l'album, agrémenté des saveurs inhumaines de Sven De Caluwé (ABORTED).

Si ERADIKAL INSANE ne révolutionne en rien son style, une maîtrise instrumentale irréprochable (la paire de guitariste sait clairement quoi faire de ses doigts, et, que dire de ce Slap sautillant, parfaitement placé...), une construction des morceaux travaillée et un lot de featuring alléchants (Sven de Caluwé et Julien Truchan, donc, mais également Triv, de KRONOS) font de cet album un moment très appréciable, et une suite tout à fait intéressante à un premier E.P légèrement plus malhabile.

Chronique : Durchfall

ERADIKAL INSANE - Mithra

 

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DRAKWALD - Riven Earth

Publié le par Nono666

DRAKWALD - Riven Earth
Autoproduction / Dooweet
Style : Pagan Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.drakwald.com

DRAKWALD - Riven Earth



01. Doomsday Argument / 02. Erase By Fire / 03. Primal Dawn / 04. Rebirth / 05. Despair Of The Last Men / 06. Murdering The Darkness / 07. Chasm Of Ignorance / 08. Echo Of Memories / 09. Never Rising Sun / 10. Blood And Glory

Formé en 2010 du côté de Tours, DRAKWALD nous propose avec Riven Earth son second album. Si Resist Fatality (2014) faisait déjà preuve de bonnes idées, il faut bien reconnaitre qu'il était grandement desservi par une prod' plutôt faiblarde qui ne permettait pas vraiment d'apprécier ce premier essai à sa juste valeur. Pour ce Riven Earth, le groupe a décidé de mettre toutes les chances de son côté, et de confier son nouveau bébé aux bons soins de David Potvin (LYZANXIA, PHASE I) du Dome Studio, apportant cette fois toute la puissance nécessaire pour porter le Melodic Folk Death Metal agressif des Tourangeaux. L'ensemble se veut assez influencé par AMON AMARTH, et si les éléments typiquement Folk sont toujours présents (cornemuse et flute notamment), force est de reconnaitre que le propos des Français a un peu évolué et se veut bien plus agressif et violent que sur son prédécesseur ("Erase By Fire", "Rebirth", "Despair Of The Last Men", "Never Rising Sun"). Et, avec les progrès réalisés niveau production, tout cela donne un côté vraiment imparable à cet album. Chaque titre est d'une efficacité redoutable, prêt à tout dévaster sur son passage, et même si les dix compos constituants ce Riven Earth sont assez courtes et concises, un souffle épique plane indubitablement sur cet opus, entretenu notamment par des chœurs guerriers fédérateurs ("Doomsday Argument"). Quelque part entre force, mélodie et brutalité parfaitement maitrisé, DRAKWALD nous offre un album des plus convaincant qui n'a nullement à rougir face à la concurrence internationale.

Chronique : Nono666

DRAKWALD - Riven Earth

 

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PYROMANCER - Demo - MMXV

Publié le par Nono666

PYROMANCER - Demo – MMXV
Godz Ov War Productions
Style : Black Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.pyromancer.bandcamp.com

PYROMANCER - Demo - MMXV



01. Conjuring The Flame / 02. Barbaric Wrath / 03. Inferno / 04. Abyssal Crucifixion / 05. Violent God

Duo Américain issu de nombreux groupes (ALTARS OF SUFFERING, CATACOMBA, MASTER’S CURSE ou TOMBSTALKER), PYROMANCER a publié en 2015 une démo 5 titres au format cassette qui a traversé l’Atlantique pour devenir un format CD édité par Godz Ov War, dénicheur de talents depuis quelques années maintenant. Le résultat de tout ceci se tient en moins de 20 minutes d’un Black Death très old school, on retrouve déjà ce son Black où la voix bénéficie d’un écho au spectre énorme qui vous enveloppe de toute sa brutalité, et derrière, on sent bien qu’il se passe quelque chose, mais quoi exactement ? Les lignes de guitare sont plutôt audibles alors que pour la batterie on entend surtout caisse claire, Charley ("Violent God") qui créé une bouillie qui nous ramène bien des années en arrière. Le groupe, qui semble être actif depuis 2013 au moins, nous présente donc là 5 titres qui ne se cachent pas derrière des riffs dissonants comme le Black Metal aime en proposer en ce moment, non en pensant à PYROMANCER, pensez également aux premiers BATHORY, BLASPHEMY, BEHERIT ou ARCHGOAT, pas le genre à vous emballer gracieusement le discours. Conqueror Horus et Master Of Graveyard Torment se partage le chant, les guitares pour le premier, et la batterie pour le deuxième, pas de bassiste, renforçant ce côté froid que véhiculait ces groupes de Black Metal des années 80, mais PYROMANCER sait également se faire entrainant à l’image d’"Inferno" avec ses parties de batterie qui peuvent paraitre béta mais d’une efficacité qui pousse à secouer la tête. A l’écoute de cette galette, on comprend que Godz Ov War ait été tenté de présenter cette démo au public Européen. Réservé aux initiés, certes, mais ces derniers devraient apprécier cette cure de jouvence.

Chronique : Aymerick Painless

PYROMANCER - Demo - MMXV

 

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YNGWIE MALMSTEEN - World On Fire

Publié le par Nono666

YNGWIE MALMSTEEN - World On Fire
King Records
Style : Guitar Hero
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.yngwiemalmsteen.com

YNGWIE MALMSTEEN - World On Fire



01. World On Fire / 02. Sorcery / 03. Abandon / 04. Top Down, Foot Down / 05. Lost In Machine / 06. Largo / 07. No Rest For The Wicked / 08. Soldier / 09. DUF 1220 / 10. Abandon (Slight Return) / 11. Nacht Musik

On a déjà tout écrit, tout dit du bonhomme depuis les nombreuses années qu’il traine sa mauvaise réputation au sein de la scène Metal internationale. Alors qu’attendre de cette cuvée 2016 ? Rien de neuf, en soit. Il fait toujours ce qu’il sait faire de mieux, à savoir ce qu’on nomme du Metal Néo-Classique (ce qui n’est d’autre que du Heavy Metal avec des influences de musique classique sur certains titres, point) et cela avec plus ou moins d’inspiration. Personnellement, cela fait bien plus d’une décennie que je n’avais eu l’occasion d’écouter de nouvelles compositions du Suédois... Que dis-je ? Plus de 20 ans en fait (je viens de regarder sa discographie et sa bio sur Wikipedia. Le temps passe à une vitesse...) Bon revenons à nos moutons. Et je dois dire que je n’entends rien de bien nouveau ou plus vibrant que ce qu’il proposait sur ses premiers albums. Avant, il avait toujours su s’entourer d’excellents chanteurs comme Jeff Scott Soto, Joe Lynn Turner ou Mats Levén pour ne citer qu’eux. Là, c’est lui qui pousse la chansonnette. Sur le titre qui ouvre l’album et donne son nom à celui-ci, ainsi que sur "Lost In Machine" et un "Soldier" qui est, à mon avis, l’un des titres les plus probants de ce nouvel opus. Alors oui, chanter n’est forcément pas ce qu’il fait de mieux, c’est très classique et dans l’esprit de ses anciennes réalisations, mais ça reste cohérent tout de même. D’ailleurs sur cet album, il fait tout, tout seul. On est jamais mieux servi que par soi-même ! Au final, les détracteurs pourront dire que c’est du temps perdu et de l’argent foutu en l’air que de s’approprier cette rondelle rien que pour entendre de la branlette de manche. Les fans, eux, seront servis car le virtuose n’a rien perdu de son doigté et enchaîne toujours les notes avec cette touche de classicisme qui fait sa marque de fabrique (inspirée de maître Blackmore, même si lui cite plutôt Uli Jon Roth) comme sur, en fait, tous les titres instrumentaux de ce World On Fire, et tout particulièrement "Largo" et "Nacht Musik". Voilà, je ne vois rien d’autre à ajouter mais ce serait quand même mentir que de dénigrer cette énième réalisation (je n’ai pas eu le courage de compter, désolé) d'YNGWIE MALMSTEEN car elle n’est pas désagréable à écouter... En musique de fond, ça passe très bien.

Chronique : Horace Pinker

YNGWIE MALMSTEEN - World On Fire

 

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RED DAWN - Algorithm Of Destruction

Publié le par Nono666

RED DAWN - Algorithm Of Destruction
Finisterian Dead End Records
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.reddawnband.bandcamp.com

RED DAWN - Algorithm Of Destruction



01. Introduction / 02. Cracked Clock / 03. Hate / 04. Strange Dreams / 05. Looking Through The Eye Of God / 06. Alter Ego / 07. Algorithm Of Destruction / 08. Fall Of Curtain / 09. Infinity Of Time

Formé en 2013 du côté de Rennes, RED DAWN nous propose rapidement une première démo qui va lui permettre de faire quelques concerts et surtout de préparer l’écriture et l’enregistrement de son premier album, Algorithm Of Destruction, qui voit le jour trois années après la création du groupe. Au menu, du Death Metal technique à la THE FACELESS ou GOROD, influences que le groupe ne cherche absolument pas à cacher. Si ce premier opus n’est pas un monstre d’originalité, on distingue tout de même sur ces 9 titres une qualité d’écriture et d’exécution qui place déjà ce quintet dans les représentants sérieux de cette scène dont ANATA pourrait également être rapproché. Les débuts très old-school de "Cracked Clock" ou "Strange Dreams" montre une envie du groupe à ne pas se disperser dans la surenchère technique, et c’est bien là une des grandes qualités de RED DAWN car, par exemple, ce "Strange Dreams" prend un autre visage sur les couplets où la foire du blast sur fond de guitares techniques est annoncée et pourtant, tout cela respire le naturel et il faut dire que la prestation vocale de Nours pouvant passer du growl à la voix d’outre-tombe participe à nous faire voyager sur des terres Death Metal finalement assez variées. "Looking Through The Eye Of God" se révèle être un sommet de cet album, RED DAWN y mettant un peu tout ce qui fait sa recette, y compris ce solo ultra mélodique qui risque fort de choquer les oreilles des plus ardus défenseurs de la cause, et c’est un peu là que la bas blesse sur cet album, une ambiance qui part totalement en grand écart et c’est dommage car lorsque la musique du groupe se fait plus menaçante, l’impact des morceaux s’en trouve sublimé ("Alter Ego", "Cracked Clock" ou "Hate"). On peut aussi se dire que si le groupe persiste et qu’il gagne en expérience pour faire sonner sa musique, le deuxième album jouira d’une production un peu moins compressée d’où sortent quelques fulgurances guitaristiques mais quid de la basse qui semble pourtant s’en donner à cœur joie ("Algorithm Of Destruction"). Après la découverte DSM, voilà une autre alternative pour les amateurs de brutalité à la française !

Chronique : Aymerick Painless

RED DAWN - Algorithm Of Destruction

 

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GHOST - Popestar

Publié le par Nono666

GHOST - Popestar
Loma Vista Recordings
Style : Pope Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.ghost-official.com

GHOST - Popestar



01. Square Hammer / 02. Nocturnal Me (Echo And The Bunnymen Cover) / 03. I  Believe (Simian Mobile Disco Cover)/ 04. Missionary Man (Eurythmics Cover) / 05. Bible (Imperiet Cover)

Comme en 2013 où GHOST nous avait offert, avec If You Have Ghost, un sublime EP dans la veine de ce pur chef d’œuvre qu'est Infestissuman, les Suédois remettent le couvert après le magnifique et diabolique Meliora (2015) et nous livrent un nouvel EP cinq titres constitué d'un inédit et de quatre reprises, de quoi assouvir les fantasmes occultes de leurs fans les plus asservis... Popestar voit la magie GHOST opérer à nouveau. Tout commence par un "Square Hammer" complètement addictif, léger et subtil dans ses sonorités, avec un refrain typiquement GHOST qui fait mal. Ce nouveau titre est superbe. Mais la suite l'est tout autant, avec "Nocturnal Me", une magnifique reprise de ECHO AND THE BUNNYMEN à l'ambiance envoutante et menaçante, et malgré la faible durée du titre, GHOST se veut diablement épique. Une vraie réussite. On enchaine avec "I Believe" de SIMIAN MOBILE DISCO à la magnifique intro, claviers omniprésents, la voix de Papa Emeritus III est ensorcelante, presque bouleversante. L'orgue d'église et les chœurs y sont somptueux. Arrive le fougueux "Missionary Man" d'EURYTHMICS qui balance sévère, ça groove terriblement, un coté western s'en dégage, harmonica et duel au sommet sont au rendez-vous avec, d'un coté Papa Emeritus III et de l'autre Fia Kempe (THE GREAT DISCORD) qui s'époumone merveilleusement bien, pouvant rappeler la voix rageuse présente sur The Dark Side Of The Moon de PINK FLOYD. Ce génial Popestar se termine en beauté avec la grandiloquence du "Bible" de IMPERIET. Ce qui est frappant avec GHOST, c'est cette facilité qu'a le groupe à s'approprier ces quatre reprises, et avec quel talent ! Désormais, elles appartiennent à GHOST pour l'éternité, et dans toute la démesure du géant suédois. Tout ce que touche GHOST semble se transformer en or... pourvu que ça dure...

Chronique : Papa Bordg

GHOST - Popestar

 

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INSANE VESPER - Layil

Publié le par Nono666

INSANE VESPER - Layil
Art Of Propaganda
Style : Black Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/insanevesper

INSANE VESPER - Layil



01. Blood Of The Moon / 02. Of Serpent's Embrace / 03. Seed Of Inanna / 04. Scorned Ascension / 05. Sink The Ark Of Knowledge / 06. The Circle

« Quand le Juge aura pris place, tout ce qui est caché apparaîtra, rien ne restera impuni. Que dirai-je alors, malheureux que je suis ? Quel protecteur invoquerai-je quand le juste même ne sera pas sans crainte ? ». Voilà comment se présente INSANE VESPER ! Cette phrase, si je ne m’abuse, est extraite du non moins célèbre Requiem de Mozart... A forte connotation chrétienne, elle est philosophiquement très manichéenne et empreint d’un mysticisme certain, ce qui ne me plonge pas dans de bons hospices pour la chronique. Un hommage à Mozart, passe encore, mais la défense de valeurs aussi éloignées d’un pragmatisme scientifique que peut l’être une mouche d’un aigle, me fait frémir. En effet, cette pensée véhicule, non seulement l’idée absurde qu’il y a un début et une fin (absurdité scientifique car la vie n’est qu’une éternelle évolution), mais aussi que les mauvais seront punis ! Par qui ? Dieu ? Satan ? Les forces obscures et mystiques qui régissent le monde ? La roue du Destin ? Non ! Personne n’est puni. La vie est un enchevêtrement de hasard et de coïncidences depuis LUCA, une lutte incessante qui n’a rien à voir avec la vision chrétienne du Bien et du Mal. Bref ! Laissons maintenant de côté la philosophie, en espérant qu’INSANE VESPER ne rende, à travers cette situation, qu’un ultime hommage à Mozart, et passons à la musique.
 
Le groupe est formé depuis 2002, et nous vient de Toulouse... ville bien plus connue pour son cassoulet que pour son Black Metal ! Cela dit, l’imagerie d’INSANE VESPER est on ne peut plus Black Metal : cover avec gravures sataniques, serpents, Mort et flammes... Après une intro synthé & toms, agrémentée d’ambiances martiales, on écoute des rythmes saccadés sur une mélodie plutôt sympa. Puis, on entre dans le vif du sujet avec un Black Metal old school et habité ! Globalement, la basse est très présente, plutôt ronde et feutrée. Les voix sont graves, démoniaques et peu agressives. Les riffs sont beaux, mélodieux sans être révolutionnaires. "The Circle" est certainement la plus réussie, avec de beaux riffs et une ambiance assez rapide. Des envolées à la guitare seule, des rythmiques qui groovent... "Scorned Ascension" est plutôt intéressante. Encore une fois, la basse est très présente. Le morceau alterne passages calmes, intimistes et riffs plus énergiques. Cependant, le son de la batterie est un peu vieillot, malgré un jeu très intéressant. Le son, en général, sonne années 90. Les nostalgiques apprécieront. Rien de très moderne, ni de novateur, mais c’est plaisant à écouter et ça reste efficace. Cet album sonne très old school, avec un jeu de batterie travaillé et des riffs mélodiques. Cependant, je ne l’ai pas trouvé très novateur, ni surprenant (ce n’était sans doute pas l’objectif). La production assez sommaire n’arrangeant rien. Amateur de Black Metal classique et conservateur, vous allez adorer. Progressistes et passionnés de musique qui bouleverse les codes, passez votre chemin.

Chronique : Fanny

INSANE VESPER - Layil

 

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KAYSER - IV : Beyond The Reef Of Sanity

Publié le par Nono666

KAYSER - IV : Beyond The Reef Of Sanity
Listenable Records
Style : Thrash Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.kaysertheband.com

KAYSER - IV : Beyond The Reef Of Sanity



01. Beyond The Reef Of Sanity / 02. Through The Darkness / 03. Debris (Of A Dream) / 04. The Silent Serenade / 05. Dusk / 06. Asphalt And Suicide / 07. One Man Army / 08. I Sold My Soul (For Your Dream) / 09. Old Blanket / 10. Allergic To Life

Ce serait affabuler que de vous dire que j'avais déjà entendu parler de KAYSER avant de me charger de cette chronique. Et pourtant, c'est bien IV : Beyond The Reef Of Sanity qui vient de paraître en tant que, comme son nom l'indique, quatrième sortie d'un combo qui fête déjà ses 11 ans d'existence.

Je me plais donc ici à découvrir le riffing bien pensé du nouveau groupe de Spice, nous ayant déjà fait profiter de sa voix avec SPIRITUAL BEGGARS, et à apprécier les subtilités que celui-ci nous propose (à grand renfort d'une production claire et bien amenée, mettant bien en avant une basse au son se voulant lourd et épais, mais restant au final relativement fade, par rapport au style de musique joué, sans oublier les guitares tranchantes et plutôt épaisses qui, là encore, ont tendance à me laisser de marbre), mais qui, là encore, si il est en général très bien pensé, au delà de quelques passages vraiment bien (genre, sur les couplets de "Though The Darkness", qui nous gratifie également du solo le plus enflammé de l'album), manque cruellement d'efficacité. Alors certes, il y a quelques mid-tempi assez lourds qui, si loin d'être transcendants, vous feront quand même un peu zouker, les solos qui restent vraiment bien composés et apportent une grosse énergie au truc, et les petites influences Stoner assez énergiques et Groovy (qui se fondent plutôt bien dans le Thrash aux quelques influences Death et Groove dans certains instrumentaux du groupe), mais globalement, une étincelle manque. Quant aux parties mélodiques, présentes sur une grande partie des morceaux, si elles sont en général assez puissantes, inspirées et entraînantes, rien ne nous poussera à les retenir réellement, ou à y revenir.

Cet album, c'est un peu cette personne avec qui vous auriez, sur le papier, tous les atouts pour vous entendre, mais avec qui ça prend jamais plus que ça, juste quelqu'un à qui on parle de temps en temps, mais sans plus. En général, ça manque d'atmosphère, de complicité, de magie, en gros, de cette empathie que l'on a (ou pas), lorsque que l'on écoute un album (ça se sent particulièrement sur un "One Man Army" où le Thrash se fait amorphe, même si le riff du break, qui me fait penser à celui de "Angel Of Death" (je ne cite pas le nom que vous connaissez tous) est plutôt champêtre, et le solo assez rafraîchissant) qui nous parle ne serait-ce qu'un minimum. J'ai bien fais l'effort d'aller jusqu'au bout pour la chronique, malgré l'ennui, ne serait-ce que par respect pour les musiciens (qui semblent tout de même assez sincères), mais aucune raison de ré-appuyer sur le bouton « Play ».

Chronique : Durchfall

KAYSER - IV : Beyond The Reef Of Sanity

 

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BEHEXEN - The Poisonous Path

Publié le par Nono666

BEHEXEN - The Poisonous Path
Debemur Morti Productions
Style : Black Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.behexenofficial.com

BEHEXEN - The Poisonous Path



01. The Poisonous Path / 02. The Wand Of Shadows / 03. Cave Of The Dark Dreams / 04. A Sword Of Protean Fire / 05. Umbra Luciferi / 06. Tyrant Of Luminous Darkness / 07. Chalice Of The Abyssal Water / 08. Pentagram Of The Black Earth / 09. Gallows Of Inversion / 10. Rakkaudesta Saatanaan

BEHEXEN nous vient de Finlande et est formé depuis 1994. Il est d’abord connu sous le nom de LORDS OF THE LEFT HAND. Après une première démo en 1995, ils adoptent le nom de BEHEXEN, puis enchainent démos, splits et albums. En 2016, ils sortent alors The Poisonous Path. Leur thème de prédilection reste le satanisme, l’occultisme et les rituels en tous genres. Tout un programme ! BEHEXEN nous propose là 10 titres plutôt longs, oscillant entre 3 et 8 minutes ! Le son est puissant, un peu raw et criard. Ça bombarde, y a des notes et du tempo ! La voix est d’outre-tombe. Ils n’ont pas lésiné sur la réverb. Parfois les voix sont parlées ou en mode « chœurs à l’office d’Anton Lavey le dimanche ». La basse est bien présente et saturée à souhait. Ça fait du bien d’entendre une basse qui ronronne et crache son venin !
 
Après une intro dans le style « bienvenue dans l’antre du diable ! », on est projeté dans le vif du sujet, avec blasts et double grosse caisse (qui mériterait d’être plus forte). "Cave Of The Dark Dreams" est plutôt habitée. Il y a de l’énergie et des riffs pas mal. Ça s’écoute bien, mais ça nous retourne pas quand même ! "A Sword Of Protean Fire" est assez fade, bien que certains passages en mid tempo balancent sympathiquement. "Tyrant Of Luminous Darkness" est « ritualiste », lente, avec des ambiances très noires et un solo perdu dans les brumes de la nuit. "Chalice Of The Abyssal Water" est probablement la plus réussie de l’album : près de 7 minutes d'un Black Metal mélancolique et intense, très noire avec une ambiance pesante. C’est ce titre qui m’a le plus convaincu.

Amateurs de Black Metal occulte et ritualiste, vous allez adorer. Tous les ingrédients sont là : du blast, des chœurs, un son raw et agressif (sans être franchement old school). Cependant, personnellement, je n’ai pas accroché sur cet album, que j’ai trouvé profondément ennuyeux. Je me suis ennuyée au début, je me suis ennuyée au milieu et je me suis ennuyée à la fin… Quelques jolis passages, mais trop brefs pour être notables.

Chronique : Fanny

BEHEXEN - The Poisonous Path

 

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