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OGMASUN - Out Of The Cold

Publié le par Nono666

OGMASUN - Out Of The Cold
Cold Smoke Records
Style : Progressive Post Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : https://ogmasun.bandcamp.com

OGMASUN - Out Of The Cold



01. Mammoth / 02. Square / 03. Cutty Sark Pt.1 / 04. Cutty Sark Pt.2

D’un pas léger, le mammouth nous accueille sur cet Out Of The Cold, premier album des Suisses d’OGMASUN. Guitares aériennes qui prennent progressivement en intensité, travail d’harmonisation pointu, pas une seule voix ne s’élève, tout juste un clavier vient plaquer quelques nappes par-dessus ce très bon début d’album. Première sortie d’un tout nouveau label Cold Smoke Records, ce premier album contient 3 titres de Post Metal instrumental et très progressif divisés en 4 pistes… en effet le dernier titre étant partagé en deux parties… bref ! Le groupe a enregistré en 2014 avec Christoph Noth (COILGUNS, RED KUNZ, THE FAWN) en condition live comme cela se pratique beaucoup dans le style, et notamment en Suisse. Le résultat donne un instantané qui navigue entre apaisement (les débuts de "Mammoth" et "Square"), rage et puissance. Dans la construction, les trois morceaux sont assez proches, avec un début calme et une montée en puissance progressive, mais c’est dans l’ambiance que les titres se distinguent, avec un "Square" qui renvoie à un spleen ambiant alors que "Mammoth" se veut un peu plus direct. Ce même "Square" possède un break central très posé à la limite du Jazz et du Blues avant que les guitares ne nous ramènent sur un terrain Post Metal plus traditionnel mais assez puissant et qui flirte de temps en temps avec un arrière goût de Doom. La fin du morceau, elle, s’envole avec un riff plus direct et un clavier qui pose là un solo assez bruitiste très bien senti, OGMASUN impose là un titre de très grande classe. Avec la première partie de "Cutty Sark", ses effets électroniques et son côté ambiant, on pourrait penser que les Suisses ont pas mal écouté les débuts de PORCUPINE TREE (écoutez donc Signify et les albums précédents). Avec une production ultra soignée au sein de laquelle la basse tient une place importante, la batterie martèle juste ce qu’il faut pendant que les guitares et les claviers tissent l’ambiance et donnent la couleur. Au-delà de tout cela, il est bien évident qu’OGMASUN n’invente rien ici mais cela transpire la sincérité et le tout est d’une cohérence qui nous permet de ne pas voir défiler les 33 minutes de cet album, un format court qui avantage le groupe certes, mais la qualité vaut mieux que la quantité. Une belle découverte !

Chronique : Aymerick Painless

OGMASUN - Out Of The Cold

 

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WYATT E. - Mount Sinai - Aswan

Publié le par Nono666

WYATT E. - Mount Sinai - Aswan
Fear Of Gun
Style : Drone Doom Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2015
Site Web : https://wyattdoom.bandcamp.com

WYATT E. - Mount Sinai - Aswan



01. Mount Sinai / 02. Aswan

Formé par des membres de DEUIL, THE K. ou LEAF HOUSE, WYATT E. est un nouveau projet qui a accouché d’un EP 2 titres disponible en digital et en cassette (et oui c’est le revival !) Alors, que les amateurs d’une musique posée, lancinante et instrumentale ressortent leur lecteur de cassette car ce groupe Belge nous propose là deux titres assez longs, puisque passant largement les 10 minutes, où s’entremêlent une musique presque incantatoire tellement elle est hypnotique. Basée sur la répétition des riffs et sur l’ambiance, ces deux morceaux utilisent bon nombres de sonorités auxquelles les oreilles des Metalleux ne sont pas vraiment habitués, un son des plus organique avec des percussions assez intenses (attention ce n’est pas non plus LES TAMBOURS DU BRONX) et des sonorités orientales qui pourraient laisser croire que WYATT E. verse dans une Folk musique malsaine, mais si le groupe s’appuie sur ces éléments, ce ne sont pas eux qui prédominent ici, "Mount Sinai" renferme certes ces mélodies orientales sur un passage mais l’ambiance pesante est toujours là en trame de fond (et encore plus sur "Aswan" qui nous maintient dans une léthargie dont on ne se sort pas facilement) et ce premier titre s’achève sur une envolée des plus réussies. Au même titre que DEUIL avait publié ses sorties avec comme lien l’acceptation de la mort et ses différentes étapes, WYATT E. semble s’être construit également une sorte de fil rouge puisque ces deux titres forment le premier volet d’une série de 6 cassettes. Ce groupe qui parlera de suite aux amateurs de YEAR OF NO LIGHT et d’une certaine scène Post-Rock, propose là un voyage plus qu’intéressant mais qui nécessite du temps accordé à l’écoute, à ne pas mettre en musique de fond lors d’un barbecue en famille ! Étant donné l’artwork, il y a fort à parier qu’avec les 6 sorties mises bout à bout, on obtienne l’artwork complet d’une œuvre originale et complexe divisée en 6 parties, la première donne envie d’écouter la suite, un début réussi, donc.

Chronique : Aymerick Painless

WYATT E. - Mount Sinai - Aswan

 

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DARE - Sacred Ground

Publié le par Nono666

DARE - Sacred Ground
Legend Records
Style : Melodic Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.dare-music.com

DARE - Sacred Ground



01. Home / 02. I'll Hear You Pray / 03. Strength / 04. Every Time We Say Goodbye / 05. Days Of Summer / 06. On My Own / 07. Until / 08. All Our Brass Was Gold / 09. You Carried Me / 10. Like The First Time / 11. Along The Heather

Certes ce nouveau DARE est plutôt bien ficelé et assez riche en mélodie, mais diable que le rythme général est mou. Sacred Ground est, en effet, articulé autour du même ton mélancolique, c'est vrai que c'est reposant mais sur un album entier, il faut tenir le coup ! Surtout qu'avec Vinny Burns aux guitares, on aurait pu s'attendre à quelques titres plus pêchus, mais que nenni ! On a beau s'y être plus ou moins habitué, c'est bien dommage quand même... il est vrai que depuis le premier album Out Of The Silence et surtout le plus Hard Blood From Stone, le ralentissement est saisissant. Bon, une fois cette déception avalée, et si l'on se penche davantage sur le contenu des compositions, il faut aussi reconnaître des qualités à ce Sacred Ground. Néanmoins, le titre d'ouverture "Home" n'est pas des plus probants et accroche moyennement l'auditeur. "I'll Hear You Pray" et "Strength" redressent bien la barre, la voix suave de Darren Wharton se confondant bien avec les bonnes mélodies. "Everytime We Say Goodbye" est dans le même registre mais tellement proche que l'on peut perdre un peu le fil... heureusement que "Days Of Summer" se veut un peu plus soutenu, quoique le refrain reste encore bien calme. Le suivant, "On My Own", poursuivra dans cette voie et reste le morceau le plus rapide mais dans une veine bien Pop et très « light ». On poursuit hélas, pour le reste de l'album, avec ce rythme lent, pas désagréable encore une fois, mais à force cela devient limite soporifique... Le dernier titre "Along The Heather" retient tout de même plus l'attention car, bien que dans la même tonalité, les interventions de Vinny Burns sont plus présentes et font plaisir à entendre. De bonne augure, espérons-le, pour la suite ! Un effort pour le prochain, une pincée de guitares plus incisives avec de belles mélodies et tout sera parfait dans le meilleur des mondes !

Chronique : Renegade88

DARE - Sacred Ground

 

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VEGA - Who We Are

Publié le par Nono666

VEGA - Who We Are
Frontiers Music
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.vegaofficial.co.uk

VEGA - Who We Are



01. Explode / 02. We Got It All / 03. Every Little Monster / 04. Nothing Is Forever / 05. White Flag / 06. For Our Sins / 07. Generation Now / 08. Ignite / 09. Savin' Grace / 10. If Not You / 11. Hurts So Bad

Who We Are est le quatrième album de VEGA, groupe anglais dont le Hard Rock mélodique à forte tendance AOR est une belle petite révélation. Oui, révélation car bien que le groupe ait sorti son premier album en 2010, je n'en connaissais aucun. Et vu la qualité de ce dernier né, il sera bien sûr évident de rattraper ce retard par la suite. Cette chronique ne peut donc pas tenir compte d'une éventuelle comparaison avec le reste de la discographie... VEGA est souvent présenté comme l'héritier de DEF LEPPARD ou BON JOVI, oui, sous certains aspects, mais en ayant tout de même leur propre identité. En ajoutant aussi que Who We Are est supérieur aux derniers opus de ces deux groupes. VEGA possède un son puissant grâce à une production réussie signée Harry Hess de HAREM SCAREM dont on peut également voir un rapprochement au niveau du genre musical. En effet, on débute avec un riff de guitare explosif qui donne justement bien son nom à "Explode", et qui annonce bien la couleur. Les claviers, bien que discrets, apportent aussi un plus à l'ensemble. Le solo de guitare, énervé, est convaincant. Morceau d'ouverture imparable donc. On continue avec ce son puissant pour le plus mid tempo "We Got It All" qui possède également toutes les qualités propres à une bonne composition... ce que ne contredira pas le hit potentiel qui arrive : "Every Little Monster" étant encore une démonstration de savoir faire étonnant. La seule ballade arrive pour calmer un peu le jeu, et on repart de plus belle avec le premier single "White Flag". La deuxième moitié du disque est du même calibre, aucun titre n'étant à mettre de côté, si ce n'est un petit moins pour "Savin' Grace" et "If Not You", mais rien de catastrophique, loin de là. "For Our Sins", "Generation Now" et surtout "Ignite" sont de purs joyaux de Hard Rock mélodique comme on aimerait en entendre plus souvent. On comprend mieux pourquoi VEGA était en support sur certaines dates de la dernière tournée de MAGNUM. "Hurts So Bad", avec ses chœurs en forme d'hymne, clôture de fort belle manière ce Who We Are de très bonne facture. Voila donc assurément un groupe fait pour tous les amateurs de bon Rock mélodique.

Chronique : Renegade88

VEGA - Who We Are

 

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SONS OF SOUNDS - In The Circle Of The Universe

Publié le par Nono666

SONS OF SOUNDS - In The Circle Of The Universe
Fastball Music
Style : Progressive Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.sonsofsounds.com

SONS OF SOUNDS - In The Circle Of The Universe



01. Magic / 02. The Machinery / 03. The Change / 04. Exousia / 05. Movie Of My Life / 06. Rock'N'Roll Monster / 07. Ikana (New Awareness) / 08. Destiny / 09. From Stone To Dime / 10. Children Of The Light / 11. Thirsteen Crystal Skulls / 12. My Star / 13. Sirius & Mars

SONS OF SOUNDS est un groupe allemand formé en 2006 ayant pour particularité d'être constitué de trois frères, trois musiciens surdoués accrocs au Metal et plus particulièrement au Heavy progressif. Après un premier effort intitulé S.O.S en 2011, SONS OF SOUNDS a pris le temps de laisser murir sa musique et nous revient en cette année 2016 avec In The Circle Of The Universe, sorte de réflexion de cinq longues années passées à peaufiner son style. Composé de 13 titres pour 75 minutes de musique, la première chose qui détonne est cette merveilleuse qualité de son : pur, cristallin et puissant. Chaque instrument est à sa place et parfaitement audible, mettant subtilement en avant la qualité d'interprétation de chacun des musiciens. La musique oscille donc entre Heavy et Progressif, évoquant aussi bien W.A.S.P. (Rock'N'Roll Monster") que QUEENSRYCHE ("The Machinery", "The Change", "Exousia"), faisant la part belle à des compositions travaillées et puissantes, dotés de chœurs rappelant, là aussi, la formation de Seattle ("Ikana (New Awareness)"). La section basse / batterie apporte un groove et une solide assise à l'ensemble. Les guitares sont somptueuses, tant au niveau rythmique ("Exausia", "Movie Of My Life", "Rock'N'Roll Monster") qu'harmonies ("The Change", "My Star") ou en lead ("Magic", "Exausia"). Johann Beselt nous montre toute l'étendue de son immense talent ("Children Of The Light") au travers d'un jeu technique, éclectique et complet, qui demeure la clef de voûte de ce In The Circle Of The Universe. Cependant, les deux autres frangins, Wayne et Hubert, semblent avoir, eux aussi, un rôle essentiel, d'ailleurs faire une musique aussi riche à trois est une vraie performance, même si la technologie actuelle y aide énormément . Autre point à souligner, les mid tempi proposés ici permettent à la musique de SONS OF SOUNDS de respirer, de vivre, pour mieux nous posséder ! Un peu à contre courant de la plupart des musiciens actuels qui confondent parfois vitesse et précipitation. De plus, beaucoup de refrains sont très accrocheurs et facilement mémorisables ("The Machinery", "Destiny"," Movie For My Life", "Rock'N'Roll Monster", "From Stone To Dime", "Children Of The Light"). Après, pour les tatillons qui n'ont rien d'autre à faire que de critiquer, le seul petit bémol pourrait venir de l'accent allemand parfois un peu prononcé de la voix de Roman Beselt. Sinon, tout est superbe et SONS OF SOUNDS fait partie intégrante de cette nouvelle génération de groupes, jeunes ou à la discographie peu fournie, qui débarquent dans le monde Metal/Heavy progressif bourrés de talent comme LEPROUS, VOYAGER, WAKEN EYES, ALMANAC, TERAMAZE et bien d'autres... A découvrir d'urgence sous peine de passer pour un paresseux, un imbécile ou un ignorant. Les sons Metal du renouveau.

Chronique : Papa Bordg

SONS OF SOUNDS - In The Circle Of The Universe

 

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HUMAN ZOO - My Own God

Publié le par Nono666

HUMAN ZOO - My Own God
Fastball Music
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.humanzoo-music.de

HUMAN ZOO - My Own God



01. One Direction / 02. Cry Baby Cry / 03. Love Train / 04. A Day To Remember / 05. My Own Illusion / 06. NSA / 07. Like A Bitch / 08. 4U / 09. Solitaire / 10. Wave Your Flag / 11. Reminds Me Of You

Quatrième album de HUMAN ZOO, ce My Own God arrive cinq ans après Eyes Of The Stranger (2011). Au premier coup d’œil, on découvre un bel artwork soigné, mais comme le dit si bien l'expression : peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, malheureusement ce ne sera pas vraiment le cas ici, mais nous y reviendrons... Alors que nous réserve la formation de Balingen sur ce nouvel effort ? Dès "One Direction" qui ouvre l'album, on retrouve ce Hard Rock mélodique, entrainant et pêchu, avec cette particularité propre au groupe d'ajouter des parties de saxophone, apportant une légère touche d'originalité au style si basique joué par HUMAN ZOO. Car oui, malgré les qualités pré-cités, le groupe manque singulièrement d'originalité ! Certes la musique des Allemands est simple, puissante et contagieuse, avec des refrains souvent accrocheurs ("One Direction", "Love Train", "NSA", "Solitaire"), mais rien de vraiment transcendant ne vient marquer les esprits sur le long terme. Hormis l'excellent "NSA", percutant, avec un break surprenant à l'ambiance et percussions arabisantes (sans aucun doute le meilleur titre de l'opus), les seuls morceaux sortant un peu du lot sont ceux où Boris Matakovic délivre ses parties de saxo ("Cry Baby Cry", "A Day To Remember", "My Own Illusion", "Like A Bitch"). Notons également, côté points positifs, la bonne prestation d'ensemble du chanteur Thomas Seeburger (le beau duo sur "Reminds Me Of You") avec un timbre éraillé quelque peu atypique, pouvant rappeler par instants Tobias Sammet (EDGUY, AVANTASIA). Au final, My Own God dispose de quelques beaux moments ("NSA", "My Own Illusion") mais rien qui ne permette vraiment à cet album de s'inscrire dans la durée... HUMAN ZOO devra donc faire beaucoup mieux à l'avenir, et à l'écoute de titres comme "NSA" ou "My Own Illusion", on sait déjà que, s'ils s'en donnent les moyens, nos Allemands en sont capables...

Chronique : Papa Bordg

HUMAN ZOO - My Own God

 

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WOLVERINE - Machina Viva

Publié le par Nono666

WOLVERINE - Machina Viva
Sensory Records
Style : Progressive Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.wolverine-overdose.com

WOLVERINE - Machina Viva



01. The Bedlam Overture / 02. Machina / 03. Pile Of Ash (ES335 version) / 04. Our Last Goodbye / 05. Pledge / 06. When The Night Comes / 07. Nemesis / 08. Sheds / 09. Pile Of Ash (cello version)

Cinq ans après un Communication Lost qui m'avait permis de découvrir WOLVERINE, me laissant enchanté par la sensibilité dégagée par la formation originaire de Stockholm, rapprochant, sur ce point, nos Suédois de leurs compatriotes de PAIN OF SALVATION ou du OPETH de l'époque Damnation, c'est donc avec un plaisir non feint que je retrouve le Metal progressif teinté de mélancolie de WOLVERINE, le tout parcouru de superbes atmosphères qui, une nouvelle fois, nous filent le frisson... Mais penchons nous d'un peu plus près sur ce Machina Viva...

Au programme, un menu relativement fourni puisque constitué de huit pistes pour plus d'une heure de musique. "The Bedlam Overture", longue pièce de près de quinze minutes, ouvre l'album avec ses claviers doux et envoûtants distillant une atmosphère presque nostalgique pouvant évoquer les Anglais d'ANATHEMA. Le morceau pose par la suite l'univers musical des Suédois : un Metal progressif fin, aérien et superbement construit. Dans sa seconde moitié, la basse se fait plus dansante (ce sera également le cas sur "Nemesis" et "Sheds") et les guitares prédominent et se font plus agressives. WOLVERINE fait preuve ici d'un talent de composition indéniable. Les sonorités futuristes des claviers de "Machina" nous transportent, nous immergeant d'une grande cohésion car dans le même ton que "The Bedlam Overture" avec, encore une fois, un petit côté ANATHEMA. La voix magnifique de Stefan Zell enveloppe de beauté et de chaleur WOLVERINE et semble être l'attraction principale de ce Machina Viva, la musique tournant autour pour mieux la posséder et la transcender ("Pile Of Ash" et "Sheds" en sont la parfaite illustration). Quant aux claviers, ils donnent souvent le ton, en préambule, distillant de somptueuses atmosphères pénétrantes ("Our Last Goodbye", "Machina", "The Bedlam Overture", "Sheds"). "When The Night Comes" est, quant à lui, d'une grande richesse, avec ses notes acoustiques, ses percussions, et son refrain magnifique et facilement mémorisable, le tout appuyé par une rythmique puissante. Les harmonies de guitare sont splendides, accompagnées par de beaux violons. Machina Viva se termine magistralement avec le sombre et religieux "Sheds" à l'orgue d'église pesant, où la voix fantastique de Zell nous achève définitivement. Le point culminant de ce nouvel opus étant sans doute "Pile Of Ash" tant l'émotion y est criante. Notons également en bonus track, une reprise de "Pile Of Ash" en version violoncelle et voix.

Au final, Machina Viva se révèle être un album abouti, cohérent, travaillé et complexe, mais pas trop, aux ambiances étincelantes et omniprésentes grâce à des orchestrations et des claviers parfaits. Mais le Graal semble bien être la voix puissante, sensible et ronde de Stefan Zell, donnant toutes ses lettres de noblesse à ce Machina Viva divin.

Chronique : Papa Bordg

WOLVERINE - Machina Viva

 

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LORDS OF THE CEMETERY - Citipati

Publié le par Nono666

LORDS OF THE CEMETERY - Citipati
Great Dane Records
Style : Blackened Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/lordsofthecemetery

LORDS OF THE CEMETERY - Citipati



01. Behind The Portal / 02. Eternal Dance Of Death / 03. Smiling Skeleton / 04. Citipati / 05. The Charnel Mask / 06. Wrathful Deities / 07. Demonic Appearance / 08. We Are Them

Premier album du projet d’un certain Christophe FLORIAN aka LCF, responsable du chant, des guitares et du synthé, et actuellement épaulé par le cogneur Reno CAVADASKI. Ce dernier n’étant pas mentionné sur l’album, pas certain que ce soit lui qui tienne les baguettes sur Citipati. D’ailleurs, le son de batterie très froid et très clinique peut laisser penser qu’il s’agit ici d’une batterie programmée, mais peu importe, le résultat est très loin d’être décevant de ce point de vue là. Alors, c’est clairement DISSECTION qui est en ligne de mire avec ce premier album, et il faut avouer que les Français y parviennent en partie mais avec un côté cradingue qui n’existe pas réellement chez LORDS OF THE CEMETERY, de même on est assez loin des ambiances dérangeantes du maître mais, en contrepartie, Christophe a insufflé un peu de grandiloquence dans sa musique. Cela commence avec l’orgue qui introduit "Smiling Skeleton" ou le synthé sur la chanson titre, mais aussi avec la voix exagérément modifiée qui apparait sur "Citipati" ou en conclusion de "Behind The Portal" qui se termine maladroitement par un « Welcome to my cemetary » assez peu convaincant. Par contre, là où LORDS OF THE CEMETERY montre des choses extrêmement intéressantes, c’est son influence AGRESSOR que l’on entend sur les riffs Death très 90’s mais aussi sur quelques solos ("The Channel Mask", "Eternal Dance Of Death") entrecoupés de riffs plus old-school et primaires qui lorgnent, là, franchement vers DISSECTION. Chaque partie évoque quelque chose que l’on a déjà entendu quelque part mais il faut bien avouer que le mix de tout cela fonctionne plutôt bien, les compositions sont assez inspirées, jouées avec conviction et maitrise, on sent que le bonhomme se fait plaisir et baigne là-dedans. Avec "Wrathful Deities", LORDS OF THE CEMETERY nous mène sur des terres bien plus mélodiques que DISSECTION aimait également mais après l’écoute de Citipati, si l’influence du groupe suédois est incontestable, on relève tout de même que nos Français dégagent un son assez personnel, qui manque certes de puissance dans les guitares rythmiques par exemple, mais une patte personnelle qui apparait notamment sur "Demonic Appearance", un titre plus Death dans le son. Avec un son de synthé un peu moins kitch, une production un peu plus puissante, sans être moderne en chargeant les ultra-basses partout, LORDS OF THE CEMETERY publie là un premier album plus que convaincant.

Chronique : Aymerick Painless

LORDS OF THE CEMETERY - Citipati

 

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FATES WARNING - Theories Of Flight

Publié le par Nono666

FATES WARNING - Theories Of Flight
InsideOut Music
Style : Progressive Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.fateswarning.com

FATES WARNING - Theories Of Flight



01. From The Rooftops / 02. Seven Stars / 03. SOS / 04. The Light And Shade Of Things / 05. White Flag / 06. Like Stars Our Eyes Have Seen / 07. The Ghosts Of Home / 08. Theories Of Flight

Au fil du temps, FATES WARNING est devenu une véritable institution, voilà maintenant trente quatre ans que la bande à Jim Matheos nous distille son Metal progressif de haut vol à travers de magnifiques albums, tous différents, apportant chacun leur pierre à l'édifice, permettant de faire perdurer la légende musicale de ce grand groupe américain qui vit le jour à la même époque que cet autre monstre du Heavy prog qu'est QUEENSRYCHE. Cette fois, l'attente ne fut pas aussi longue que précédemment, FATES WARNING nous proposant Theories Of Flight « seulement » trois petites années après le brillant Darkness In A Different Light. D'une durée totale d'un peu plus de 51 minutes, ce douzième chapitre, qui se situe dans la droite lignée de son prédécesseur, est composé de huit titres, dont deux longues pièces de plus de 10 minutes ("The Light And Shade Of Things" et le sublime "The Ghosts Of Home"). Ces deux titres résumant parfaitement l'état d'esprit qui anime cet album : force rythmique, alternance de puissance et de délicatesse, atmosphères pénétrantes et soignées, le tout toujours avec une fluidité impressionnante. Positionnant les guitares au premier plan, FATES WARNING développe ici un Progressif pêchu ("White Flag") aux refrains majestueux, ne laissant à aucun moment l'ennui s'installer, bien au contraire, il développe l'imagination du bonheur, du voyage et de l'évasion. Le Queensrychien "Seven Stars", et ses chœurs aériens, en est la plus parfaite illustration. De plus, oublier le tonitruant "SOS" serait blasphématoire tant son aura est immense, les sonorités et effets de guitares lui conférant une grande majesté, ces mêmes effets se retrouvant également sur "Like Stars Our Eyes Have Seen". Ce Theories Of Flight ne connaît ni la faiblesse, ni l'approximation, et encore moins la médiocrité, la réussite est totale ! Ce magnifique album se clôture sur l'éponyme "Theories Of Flight", un instrumental étrange, sombre et touchant, reprenant la thématique du sculptural "The Ghosts Of Home". Theories Of Flight sera, à n'en point douter, une des œuvres majeures du Progressive Metal de cette année 2016, avec le The Astonishing de DREAM THEATER.

Chronique : Papa Bordg

FATES WARNING - Theories Of Flight

 

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THE LOSTS - ...Of Shades And Deadlands

Publié le par Nono666

THE LOSTS - ...Of Shades & Deadlands
Autoproduction
Style : Dark Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : https://thelosts.bandcamp.com

THE LOSTS - ...Of Shades & Deadlands



01. My Devil's Rising / 02. Freewings Are Burning / 03. Synthetic Head (Electrodrama) / 04. Genesis : Livre III / 05. Witchcraft / 06. Motörcry / 07. Lema Sabachthani / 08. Never Come, Never Gone / 09. ...Of Shades & Deadlands / 10. Holy Faces Of Conspiracy / 11. Venus Kills Mars / 12. Dr Punkelstein "The Maximator" / 13. My Devil's Rising (Support The Underground version - Bonus track)

Après un prometteur premier EP paru en 2013, THE LOSTS vient se rappeler à notre bon souvenir avec, cette fois, un véritable album. Nous replongeant dans cet univers bien particulier qui est le sien, THE LOSTS continue de nous entrainer encore un peu plus au cœur de son concept sur « Les Égarés ». Peu de surprises donc pour qui s'est précédemment penché sur No God, No Devil, on retrouve tout au long de l'album ce Heavy traditionnel teinté d'atmosphères sombres, mélangeant diverses influences qui pourront tour à tour évoquer IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST, BLACK SABBATH, MANOWAR, voire même THERION. Nos nordistes ont su se créer une identité qui leur est propre, THE LOSTS ne se contente pas de ressasser un Heavy old school vu et revu. Si, en effet, il s'agit bien de la base de sa musique, la formation lilloise n'hésite pas à varier les plaisirs, faisant preuve d'un certain éclectisme, c'est notamment le cas avec ce "Witchcraft" à l'atmosphère Doom, sorte de mix entre CANDLEMASS et THERION, sans doute un des titres les plus réussis de l'opus avec l'orientalisant "Lema Sabachthani", la ballade "Never Come, Never Gone", ou encore "Holy Faces Of Conspiracy". Mais la grande force de THE LOSTS réside surtout dans sa propension à proposer des morceaux directs et efficaces ("My Devil's Rising", l'énergique "Motörcry", "Holy Faces Of Conspiracy", "Venus Kills Mars" et ses vocaux typés Black Metal) avec, pour constante, des refrains immédiats et facilement mémorisables (l'accrocheur et fédérateur "Freewings Are Burning", le plus Dark "Synthetic Head (Electrodrama)", "Lema Sabachthani"). Bien que bénéficiant d'une meilleure mise en son que son prédécesseur, ...Of Shades & Deadlands, s'il n'est pas parfait (le mix aurait sans doute pu être plus probant), se révèle être néanmoins une belle confirmation du potentiel de THE LOSTS... Bienvenue au Royaume des Égarés... l'aventure ne fait que commencer... !

Chronique : Nono666

THE LOSTS - ...Of Shades & Deadlands

 

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