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VOLBEAT - Seal The Deal & Let's Boogie

Publié le par Nono666

VOLBEAT - Seal The Deal & Let's Boogie
Vertigo Records
Style : Metal'n'Roll
Origine : Danemark
Sortie : 2016
Site Web : www.volbeat.dk

VOLBEAT - Seal The Deal & Let's Boogie



01. The Devil's Bleeding Crown / 02. Marie Laveau / 03. For Evigt (ft. Johan Olsen) / 04. The Gates Of Babylon / 05. Let It Burn / 06. Black Rose (ft. Danko Jones) / 07. Rebound / 08. Mary Jane Kelly / 09. Goodbye Forever / 10. Seal The Deal / 11. Battleship Chains / 12. You Will Know

On a beau ne plus avoir l'effet de surprise des premiers albums, et entendre dire ici ou là que VOLBEAT se répète inlassablement sans véritablement se renouveler, la sortie de ce sixième effort nous fait saliver au plus haut point, quelle que ce soit la recette appliquée. Celle-ci semble tellement unique que l'usure du temps n'est certainement pas encore pour aujourd'hui. Et si ELVIS reste une des légendes universelles, et que METALLICA l'est tout autant (les deux influences majeures des Danois), VOLBEAT est assurément l'improbable chainon manquant entre ces deux entités ! Seal The Deal & Let's Boogie caractérise l'esprit américain, sa culture, ses mœurs, son histoire, pendant 12 titres qui, à mon humble avis, risquent de ne pas faire l'unanimité ! Et pourtant, dès le début la messe est dite: "The Devil's Bleeding Crown" nous transporte totalement, la voix magnifique de Michael Poulsen, ce groove si particulier, ce sens du riff qui fait mouche, et peu importe si le discours du groupe se veut parfois plus commercial ("Marie Laveau", "Let It Burn", "Black Rose", "Mary Jane Kelly", "You Will Know"), la force, le caractère du combo et sa sensibilité sont indiscutables et inclassables. De plus, ces moments sont équilibrés par d'autres instants beaucoup plus prenants et coriaces comme le monstrueux "For Evigt" et son banjo totalement dément, donnant un aspect folklorique étonnant squattant ma mémoire sans cesse. A noter également, l'ajout d'une dose de Punk sur "Rebound" et de chœurs soul sur "Goodbye Forever", permettant à ces titres de prendre une toute autre dimension. De plus, les harmonies de guitares sont ici des plus captivantes. Quant à "Seal The Deal", véritable hit en puissance doté d'une rythmique qui balance grave, il se révèle des plus efficace, et Michael Poulsen y est, une nouvelle fois, impérial. Avec "Battleship Chains", VOLBEAT sort la slide pour des couleurs quelque peu sudistes au groove bluesy. Ce Seal The Deal & Let's Boogie terminé, une seule idée nous vient en tête, le réécouter encore et encore..., et malgré une musique plutôt simple d'aspect, celle-ci est comme une vraie vague de fraicheur sur ce vieil édifice qu'est le Metal, ce qui n'en demeure que plus captivant et addictif.

Chronique : Papa Bordg

VOLBEAT - Seal The Deal & Let's Boogie

 

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DRIVE, SHE SAID - Pedal To The Metal

Publié le par Nono666

DRIVE, SHE SAID - Pedal To The Metal
Frontiers Music
Style : Hard FM
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.myspace.com/driveshesaidband

DRIVE, SHE SAID - Pedal To The Metal



01. Touch / 02. Pedal To The Metal / 03. In'r Blood / 04. Said It All / 05. Writing On The Wall / 06. Rainbows And Hurricanes / 07. Love Will Win In The End / 08. Rain Of Fire / 09. In Your Arms / 10. I'm The Nyte / 11. Lost In You / 12. All I Wanna Do

Les plus férus de Hard FM se souviendront sans doute de DRIVE, SHE SAID, groupe fondé en 1988 sur la base du duo Mark Mangold / Al Fritsch. Les New-Yorkais ont à leur actif quatre albums studio dont les excellents Drive, She Said (1989) et Drivin' Wheel (1991) contenant chacun leur lot de hits FM/AOR totalement irresistibles ("Don't You Know", "Drivin" Wheel", "Hardway Home", "If This Is Love",...), la suite de leur discographie étant quelque peu plus discutable avec notamment le raté Real Life qui marquait le retour du groupe en 2003, bientôt suivi d'une nouvelle période de silence jusqu'en 2009, date à laquelle DRIVE, SHE SAID sera convié au Firefest, ce qui remettra le groupe sur les rails, aboutissant en 2010 à la sortie de Dreams Will Come, un Best of présentant, outre les classiques des New-Yorkais, deux nouveaux titres d'un intérêt, il faut le dire, assez limité. Il aura donc fallu attendre treize longues années pour enfin voir débarquer un successeur à Real Life, et cette fois notre duo a semble-t-il retrouvé l'inspiration pour nous offrir un album digne de ce nom. Ce cinquième opus regorge en effet de titres imparables, à commencer par le très accrocheur "Touch" qui rassure d'emblée, nous présentant le meilleur visage des Américains, qui nous offrent là un hymne FM des plus convaincant, et il en sera de même sur une bonne majorité de titres, alternant morceaux relativement efficaces qui font mouche à la première écoute ("Pedal To The Metal", "In'r Blood", "Writing On The Wall") et ballades toute en subtilité ("In Your Arms" en duo avec Fiona, "Said It All"). Mais alors que nous tenions jusque là l'album quasi parfait, le ciel s'assombrit soudainement et l'on se demande ce que viennent faire ici "I'm The Nyte" et "Lost In You", deux morceaux qui n'ont absolument rien en commun avec le reste de l'album, deux OVNI partant dans un délire électro pop dance complètement hors sujet, voilà qui s'avère bien dommageable à ce Pedal to The Metal qui pourtant recelait de bien belles pépites. Si cet album n'avait contenu que les neuf premiers titres, nous aurions applaudi des deux mains, mais là, notre enthousiasme s'en trouve grandement amoindri, la faute à une fin d'album indigne et, quitte à me répéter, totalement hors de propos.

Chronique : Nono666

DRIVE, SHE SAID - Pedal To The Metal

 

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JIM BREÜER AND THE LOUD & ROWDY - Songs From The Garage

Publié le par Nono666

JIM BREÜER AND THE LOUD & ROWDY - Songs From The Garage
Metal Blade Records
Style : Hard Rock / Heavy Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : http://officialjimbreuer.com

JIM BREÜER AND THE LOUD & ROWDY - Songs From The Garage



01. Thrash / 02. Raising Teenage Girls / 03. Old School / 04. Be A Dick 2nite / 05. My Rock'n'Roll Dream (feat Brian Johnson) / 06. Mr. Rock'n'Roll (feat Brian Johnson) / 07. Who's Better Than Us ? / 08. Family Warrior / 09. Sugar Rush / 10. Wannabe / 11. The Unexplained

Comédien de stand-up reconnu aux Etats-Unis (Saturday Night Live, Half Baked), Jim Breuer concrétise avec ce Songs From The Garage, un rêve de gosse, lui qui depuis son adolescence a toujours voulu faire partie d'un groupe de Metal. Pour mener à bien ce projet, l'humoriste s'est entouré de Rob Caggiano (VOLBEAT, ex-ANTHRAX), qui se charge ici de toutes les guitares et de la production, Joe Vigliotti à la basse et Mike Tichy à la batterie. Au programme de ce Songs From The Garage, une musique au croisement du Hard Rock et du Heavy Metal tel qu'il était de mise durant les 80's ou 90's, pouvant notamment, dans l'esprit, évoquer un groupe comme UGLY KID JOE. Plusieurs titres sont des singles en puissance, à commencer par le bien nommé "Old School" qui aurait eu toutes ses chances sur les ondes des radios US des 80's, "Raising Teenage Girls" ou "Family Warrior", tous deux dotés de refrains accrocheurs bien sympathiques, et bien sûr les excellents "My Rock'n'Roll Dream" et "Mr. Rock'n'Roll" magnifiquement chantés par Monsieur Brian Johnson himself, apportant une bien agréable coloration AC/DC à ces deux titres. Au final, Jim Breuer nous livre là un album sans prétention ni prise de tête, juste prétexte à se faire plaisir, et si ce Songs From The Garage ne sera certainement pas l'album de l'année, il a au moins le mérite de nous faire passer un très bon moment, ce qui n'est déjà pas si mal !

Chronique : Nono666

JIM BREÜER AND THE LOUD & ROWDY - Songs From The Garage

 

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KATATONIA - The Fall Of Hearts

Publié le par Nono666

KATATONIA - The Fall Of Hearts
Peaceville Records
Style : Melancolic Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.katatonia.com

KATATONIA - The Fall Of Hearts



01. Takeover / 02. Serein / 03. Old Heart Falls / 04. Decima / 05. Sanction / 06. Residual / 07. Serac / 08. Last Song Before The Fade / 09. Shifts / 10. The Night Subscriber / 11. Pale Flag / 12. Passer

Groupe au magnétisme exceptionnel, KATATONIA nous a souvent émerveillé avec des albums fantastiques à la beauté rare et touchante. Comment ne pas s'extasier devant des bijoux tels que The Great Cold Distance (2006) et surtout Night Is The New Day (2009) dont la noirceur étincelante nous va droit au coeur. Mais malheureusement la flamme s'était depuis un peu ternie, ne proposant plus cette large palette d'émotions diffusée autrefois avec autant de personnalité, de charisme et de classe. Les Suédois semblant se répéter quelque peu sur Dead End Kings (2012) et recyclant leurs idées acoustiques sur le dispensable Dethroned And Uncrowned (2013). De plus, le départ de deux des membres du groupe n'était pas là pour rassurer les fans quant à l'avenir de KATATONIA et à la qualité de son nouveau bébé, The Fall Of Hearts. Alors parlons un peu de ce nouveau line-up, le guitariste Roger Öjersson ne plaçant finalement que quelques soli sur l'oeuvre, et Daniel Moilanen, le nouveau batteur, prenant part, quant à lui, au processus d'écriture et à l'enregistrement de ce nouvel album, celui-ci faisant même parler la double pédale en réponse à quelques riffs bien appuyés ("Serac", "The Night Subscriber", "Passer"). Avec ce The Fall Of Hearts, KATATONIA nous livre un disque plus complexe, voire progressif, distillant à merveille ténèbres et lumière. L'univers mélodique et mélancolique du groupe reste identique mais la musique se veut moins simpliste, plus recherchée et alambiquée. Ce onzième effort se révèle beaucoup plus varié, disposant de nombreux moments de pure intensité émotive, pimenté par des arrangements typiquement Metal ("Residual", "Serac", "Passer") qui permettent d'élever considérablement les débats. Les rythmes sont plus enlevés, les mélodies transcendent notre esprit, le possédant comme jamais ("Takeover", "Old Heart Falls", "Decima" ou "Last Song Before The Fade" aux relents jazzy). KATATONIA flirte également par instants avec des sonorités Prog 70's qui ne sont pas sans rappeler OPETH ("Serein", "Decima", "Sanction" ou "Serac"). La musique est d'une richesse inouïe, parfaitement pensée et totalement maitrisée. Les ambiances y sont absolument imprégnantes, envoutantes et sombres, parfois presque symphoniques ("The Night Subscriber"), donnant encore plus d'attractivité, de beauté et de cachet à ce formidable ouvrage. Soulignons également ce beau moment calme acoustique qu'est "Pale Flag". Voilà, ce bijou se savoure avec le temps et les écoutes successives tant il est subtil et travaillé, mais ceci sans perdre l' essentiel : la flamme. KATATONIA réussit donc un coup de force, que dis-je, un coup de maitre que l'on n'osait plus espérer. Il redevient un groupe essentiel dans l'essaim de l'élite Metal. Les surprises ne sont pas toujours bonnes mais celle-ci, si elle est inattendue après un Dethroned And Uncrowned plutôt moyen, est purement jouissive. Grands, ils étaient, grands, ils sont redevenus !

Chronique : Papa Bordg

KATATONIA - The Fall Of Hearts

 

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THEM STONES - Them Stones

Publié le par Nono666

THEM STONES - Them Stones
Division Records Label
Style : Alternative Rock
Origine : Suisse
Sortie : 2015
Site Web : www.themstones.ch

THEM STONES - Them Stones



01. Intro / 02. Temptation / 03. At My Sight / 04. Just A Sin / 05. Diligence / 06. Lucubration / 07. Not My Friend / 08. Sea Of Sorrow / 09. Can't Change / 10. What You Deserve / 11. Close To Black / 12. Interlude / 13. Home

Premier album de ce groupe Suisse nommé THEM STONES, cinq garçons plein d'avenir qui ont beaucoup écouté le Rock des années 90, et cela s'entend, un peu de trop d'ailleurs. C'est qu'ils visent NIRVANA, STONE TEMPLE PILOTS, ALICE IN CHAINS ou THERAPY?, le tout avec un zeste de METALLICA dans la voix sur certains gimmicks, et de FOO FIGHTERS. Vous l'aurez compris, ce premier opus est calibré, et si l'exécution ne souffre d'aucune critique, les ficelles utilisées sont tout de même assez grossières pour vous toucher la corde sensible de la nostalgie. Pourtant sur "Temptation", le groupe balance une musique très Stoner, certes pas très originale, mais un peu plus vivante que ce qui suit sur cette galette et "At My Sight" qui résonne comme la rencontre de THERAPY? et d'ALICE IN CHAINS commence le déclin, lentement mais surement, qui continue sur le très Pop "Just A Sin" qui rappelle FOO FIGHTERS. Alors voilà, les Suisses, qui nous ont habitués à être plutôt à l'avant garde du Rock en général, nous dévoilent ici un groupe assez peu excitant. Toutefois, n'allons pas non plus descendre au peloton ce groupe qui ne fait ici que la musique qui lui parle et qui lui plait, mais cela manque terriblement d'intention, c'est lisse, ça coule tout seul, et demain nous les aurons oublié comme ils sont arrivés. Seuls "Temptation" et "Home" peuvent susciter de l'intérêt.

Chronique : Aymerick Painless

THEM STONES - Them Stones

 

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ELVARON - Ghost Of A Blood Tie

Publié le par Nono666

ELVARON - Ghost Of A Blood Tie
Fantai'Zic Productions
Style : Progressive Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.elvaron.net

ELVARON - Ghost Of A Blood Tie



01. The Journey Within / 02. Silent Windows / 03. A Price To Pay (feat. Laura Kimpe) / 04. From A Brother To A Shadow / 05. No Town Of Mine / 06. Run Away In Fright (feat. Timmy Michels) / 07. Distant Shores / 08. The Man Who Wears My Face

Formé en 1993 à Nancy, ELVARON a sorti quatre albums jusqu'en 2007 avant de se séparer l'année suivante. Près de neuf longues années se sont écoulées pour enfin voir le retour des Nancéiens sur le devant de la scène progressive française avec un nouvel album intitulé Ghost Of A Blood Tie. Il s'agit une nouvelle fois d'une œuvre conceptuelle, une introspection de l'âme humaine mettant en musique les textes de l'auteure de fantasy et de fantastique Mélanie Fazi (grand prix de l'imaginaire, prix masterton), récit conçu et écrit spécialement pour cet album. Œuvre musicale aux multiples facettes, d'une grande originalité, très riche, sombre et poétique, retraçant l'histoire d'un homme dont le poids d'une mort fraternelle le mène sur le chemin de la rédemption... De magnifiques orchestrations ("The Journey Within", "Silent Windows", "A Price To Pay", "The Man Who Wears My Face") amenant des sonorités originales et noires sur des mélodies abouties et puissantes portées par une technique ahurissante. Parlons un peu du maître à penser, Matthieu Morand, éclaboussant de son grand talent ce bijou du Metal progressif par son organe frénétique, chaud, éraillé, éclectique et surpuissant, se rapprochant par instants de Tom S. Englund (EVERGREY), apportant également de superbes lignes de guitare complexes, ultra techniques, rayonnantes d'une noirceur intersidérale ("Run Away In Fright", "The Man Who Wears My Face") avec un savoir faire certain dans l'écriture des chansons. On peut, malgré la forte personnalité de l'album, y déceler quelques influences majeures telles que ZIERLER pour le coté baroque ("The Journey Within", titre qui laisse également entrevoir quelques reminiscences maideniennes sur ses harmonies de fin), ou EVERGREY dans la dramaturgie sombre et inquiétante. De plus, ELVARON fournit à ses différentes et magnifiques ambiances de biens beaux instruments aussi variés qu'accordéon ou clarinette ("Silent Windows"), sans oublier la cantatrice Laura Kimpe, incroyable et redoutable sur le monumental "A Price To Pay" (de l'humble avis de votre serviteur, le plus beau morceau de l'album). Mais attention, l'émotion est aussi présente chez nos Frenchies, notamment sur le planant et merveilleux "Distant Shores", relevé d'un superbe piano d'une présence rare, avec des lignes de chant d'une profondeur incroyable. Ghost Of A Blood Tie se clôt sur la très longue pièce musicale "The Man Who Wears My Face" démontrant, du haut de ses quinze minutes, l'énorme potentiel d'ELVARON. Immense talent créatif et technique de tous ses musiciens, avec un pianiste éblouissant tout du long, donnant un écrin et une profondeur d'âme supplémentaire au groupe. Une nouvelle œuvre (avec le dernier HYPNO5E) de niveau international pour un groupe hexagonal.

Chronique : Papa Bordg

ELVARON - Ghost Of A Blood Tie

 

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LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger

Publié le par Nono666

LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger
Lost Pilgrims Records / Throatruiner Records
Style : Sludge Hardcore Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.lovesexmachine.bandcamp.com

LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger



01. Asexual Anger / 02. Drone Syndrome / 03. Black Mountain / 04. Aujeszky / 05. Devolution / 06. Atrocity / 07. Infernal Spiral / 08. Silent Duck

Originaire de Lille, LOVE SEX MACHINE donne une suite à son premier opus éponyme sorti en 2012 chez Throatruiner Records pour la version vinyle tout comme Asexual Anger, ce fameux nouvel album. Au niveau du style, les Français mélangent le Doom avec le Hardcore sur une base Sludge plus que présente. Alors si on a vu naître des groupes du genre un peu partout, LOVE SEX MACHINE se démarque toutefois de la masse des suiveurs de part la voix. Yves tisse une voix extrêmement brutale avec un chant Sludgecore sur lequel il calque des mélodies très subtiles mais très intéressantes car elles rendent le chant très vivant et non lisse comme beaucoup de groupes dans le genre. Ensuite, si le chant est hurlé, il reste très posé et renvoie vers des rythmiques très Doom, ce qui le rapproche également du mouvement Black/Doom ou Blackened Sludge à la REGARDE LES HOMMES TOMBER. Mais ces gars auraient également écouter les MELVINS que l'on ne serait que très peu surpris (écoutez donc la relance d'"Aujeszky" dont la rythmique rappelle beaucoup le "Hag Me" de l'album Houdini) et cela contribue à démarquer le groupe avec un style certes plutôt bien balisé, on est très peu surpris par le contenu, mais par la forme et les moyens, un peu plus. Ceci dit, quelques défauts restent perceptibles et en premier lieu, la gestion des fins et débuts de morceaux. Le groupe a mixé et masterisé le tout lui-même, mais là on ressent un manque de respiration à la fin des morceaux avec des fade out et fade in assez maladroits, le plus sensible reste le passage de "Black Mountain" à "Aujeszky", dommage car cela contribuerait fortement à une impression plus forte encore de lourdeur (la fin d'"Atrocity" est par exemple mieux gérée). Cela est un détail mais si on rajoute à cela une voix très marquée par les effets, une voix plus Black, bien cradingue, aurait peut-être permis de varier un peu, et notamment sur "Black Mountain" et "Infernal Spiral", ou plus caverneuse comme cela est le cas sur l'ultime "Silent Duck" d'une noirceur accrocheuse, là où la musique se pare d'un habit beaucoup moins chargé en basses fréquences. Asexual Anger reste tout de même d'excellente facture, bien lourd, grâce à une production soignée et une basse mise en avant qui assène les coups, martelant les rythmiques alors que la guitare amène parfois quelques mélodies malsaines en fond. De ce côté-là les Français ont plutôt réussi leur pari du do it yourself. LOVE SEX MACHINE se révèle être, sur ce deuxième album, d'une efficacité qui va de suite parler aux amateurs de REGARDE LES HOMMES TOMBER, de DEUIL ou de DELUGE.

Chronique : Aymerick Painless

LOVE SEX MACHINE - Asexual Anger

 

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SUNSTORM - Edge Of Tomorrow

Publié le par Nono666

SUNSTORM - Edge Of Tomorrow
Frontiers Music
Style : Hard Rock/Aor
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.joelynnturner.com

SUNSTORM - Edge Of Tomorrow



01. Don't Walk Away From A Goodbye / 02. Edge Of Tomorrow / 03. Nothing Left To Say / 04. Heart Of The Storm / 05. The Sound Of Goodbye / 06. The Darkness Of This Dawn / 07. You Hold Me Down / 08. Angel Eyes / 09. Everything You've Got / 10. Tangled In Blue / 11. Burning Fire

Edge Of Tomorrow est le quatrième album de SUNSTORM, un des nombreux projets de Joe Lynn Turner. Oeuvrant toujours dans un registre AOR, et même si l'ensemble est plus inspiré que sur le dernier groupe et plus Hard RATED X (avec notamment Carmine Appice), les sommets qui donnent envie de se repasser l'album en boucle sont loin d'être atteints. Le problème est le même que sur bon nombre des productions actuelles, le tout est bien interprété mais on attend toujours les mélodies, voire les solos, qui vous donnent le frisson. Quelques riffs sont bien sentis, comme sur le titre "Edge Of Tomorrow" ou encore "The Darkness Of This Dawn", mais on côtoie par ailleurs trop souvent des refrains pompeux limite ennuyeux. Encore une oeuvre dans la moyenne donc, mais qui laisse souvent assez indifférent, à l'image d'ailleurs de trop d'albums de Joe Lynn Turner, souvent peu inspirés. Ce pourtant très bon chanteur voit donc sa carrière se poursuivre entre la frustration (bien légitime) de voir RAINBOW se produire prochainement sans lui et ces multiples projets souvent décevants qui s'additionnent. Faute certainement de n'avoir eu à nouveau la chance de côtoyer un compositeur aussi talentueux que Ritchie Blackmore... Ce parcours fait penser à une autre carrière similaire, celle de Glenn Hughes, dont les albums solos et divers projets furent bien inconsistants. Dommage vraiment pour ces deux figures du Hard Rock. Edge Of Tomorrow s'ajoutera donc dans la collection des fans de Joe Lynn Turner sans honte, mais quel titre vraiment mémorable sera retenu dans le futur ?

Chronique : Renegade88

SUNSTORM - Edge Of Tomorrow

 

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VOLKER - Volker

Publié le par Nono666

VOLKER - Volker
Kaotoxin Records
Style : Dark Metal Rock
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.volker-band.com

VOLKER - Volker



01. 375 405 / 02. Bitch / 03. Pavor Nocturnus / 04. Zombie Heart

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre lorsque j’ai envoyé le premier morceau de VOLKER.  En effet, j’écoute essentiellement du Black Metal. D’abord "375-405", un genre d’intro style année 30. Ça me fait penser à un film, dont j’ai oublié le titre, où un groupe de jeunes se perd en forêt (non, ce n’est pas une blague !) et où une musique similaire surgit de nulle part et les rend fous ! Puis, on entend le premier riff et la voix de Jen Nyx, avec "Bitch". Le travail des voix est excellent : tantôt claire, tantôt screamée, ou « radiophonée ». Ça sent bon le Rock’n roll/Metal énervé, teinté de Punk. La chanteuse est époustouflante de technique et de maîtrise !!! Parfois, on ressent ce petit côté « impro Blues/Rock/Metal » au chant, avec des envolées qui vous emportent loin. Un vrai bonheur ! Je dois confesser que je ne m’attendais pas à ça ! Musicalement, ce n’est pas ce qu'il y a de plus original. On n’a pas ou peu de surprise. Mais du coup, toute la place est laissée pour le chant, et visiblement, c’était l’effet recherché. Volker nous offre un Rock Metal pêchu, avec parfois des guitares un peu grasses et des parties de double pédale, nous rappelant que les musiciens de cette formation appartiennent tous à la scène Metal extrême. Le tout, mixé et masterisé au « Vamacara Studio » (mais doit-on encore le présenter ?). Le Dark Rock de Volker est frais, ça change, ça fait du bien, on a envie d’écouter ça en bagnole, avec des potes pendant un road trip ! Alors procurez-vous le vite (même si vous n’avez pas de voiture, ou... plus d’essence) !

Chronique : Fanny

VOLKER - Volker

 

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ZEUS! - Motomonotono

Publié le par Nono666

ZEUS! - Motomonotono
Three One.G / Klonosphere
Style : Noise Mathcore
Origine : Italie
Sortie : 2015
Site Web : http://zeus.bandpage.com

ZEUS! - Motomonotono



01. Enemy E Core / 02. Colon Hell / 03. Forza Bruta Ram Attack / 04. San Leather / 05. Krakatoa / 06. Panta Reich / 07. All You Grind Is Love / 08. Rococock Fight / 09. Shifting / 10. Phase Terminale

Lorsqu'un groupe assure que 1 + 1 = 8, c'est qu'il est forcément lié au mouvement Mathcore (bon, c'est pas le cas du groupe qui nous intéresse, rassurez vous), alors lorsqu'en plus il se fait appeler Zeus, rien que ça, inutile de vous dire que nous n'avons pas affaire ici à des rigolos. Le duo Italien vient de publier avec Motomonotono, son troisième album. Alliage de Noise, de Hardcore et de Mathcore, cette offrande a des effets secondaires pour ceux qui sont sujets aux crises d'épilepsie assez virulentes. Si l'ouverture sur "Enemy E Core" peut déranger les amateurs de structure carrée et symétrique, avec "Colon Hell", c'est la fête. Son Noise, rythmique plus qu'alambiquée, le duo basse/batterie se plaît à nous perdre dans les méandres de son esprit malade. Avant tout destiné aux amateurs purs du style, voilà un album qui ne peut s'écouter entre amis, à la cool, la basse est chargée en saturation, la batterie est frénétique et des sons improbables défilent et sortent sans crier gare. Le défaut majeur de cet opus est sans conteste le manque de variation, difficile de distinguer "San Leather", de "Krakatoa" et de "Forza Bruta Ram Attack". La faute au fait que ZEUS! tienne plus de la Noise que du Mathcore, le chant, très Screamo dans l'esprit, est très peu présent et on ressent comme une impression d'errer sans but précis. L'album passe avec quelques moments surprenants comme ce "Panta Reich" qui marque une pause bienvenue mais un peu longue, mais très difficile d'en retenir quelque chose, ZEUS! se place dans la recherche de son plus que dans la construction musicale, il serait en fait dans la déconstruction musicale. Un style vraiment à part, qui mérite d'exister, de repousser les limites du genre mais en terme de ressenti à l'écoute de Motomonotono, c'est assez plat. Par contre, question son, le duo marque énormément de points avec ce son de basse saturé mais parfaitement compréhensible, une batterie qui sonne parfaitement naturelle, très Post-Hardcore dans l'esprit, tout comme dans l'exécution, Luca CAVINA montre une agilité des deux mains à tomber, de même que son acolyte, Paolo Mongardi à la batterie, qui en met partout, tant qu'il peut, mais sans que cela soit totalement inaudible, même si un titre comme "All You Grind Is Love" s'apprécie pour son énergie, son esprit Punk, plus que pour sa musicalité. Motomonotono semble avoir été capté live, comme cela se fait beaucoup dans le style, si vous êtes particulièrement friand de musique barrée et bruitiste, si vous trouvez que COILGUNS est trop gentil, les Italiens de ZEUS! pourraient être une réponse pour votre appétit féroce !

Chronique : Aymerick Painless

ZEUS! - Motomonotono

 

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