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BLACK STONE CHERRY - Kentucky

Publié le par Nono666

BLACK STONE CHERRY - Kentucky
Mascot Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.blackstonecherry.com

BLACK STONE CHERRY - Kentucky



01.  The Way Of The Future / 02. In Our Dreams / 03. Shakin’ My Cage / 04. Soul Machine / 05. Long Ride / 06. War / 07. Hangman / 08. Cheaper To Drink Alone / 09. Rescue Me / 10. Feelin’ Fuzzy / 11. Darkest Secret / 12. Born To Die / 13. The Rambler

Les Américains de BLACK STONE CHERRY reviennent avec Kentucky, leur cinquième album, au titre mettant en avant la région d'origine du groupe. Le style évolue toujours dans un registre Hard Rock Stoner aux riffs gras et saturés à souhait. Pas de surprise majeure par rapport au précédent Magic Mountain sorti en 2014, si ce n'est l'apport de cuivres sur "War", la reprise du tube Motown d'Edwin Starr. Ce qui offre sans doute une variété un peu plus étendue, même si l'on n'évite pas pour autant les compositions orientées radios US ("Long Ride"). Il reste toujours le même constat que pour le reste de la discographie, on aime ou pas le genre ou pas de BLACK STONE CHERRY, mais même si Kentucky finit par se laisser apprivoiser au fil des écoutes, y compris par les plus réfractaires, l'album est, comme souvent dans les nouvelles productions, trop bourré de morceaux plus dispensables à force de vouloir à tout prix le surcharger. De ce fait, une lassitude peut se faire ressentir, on pense notamment aux deux moments après "War" que représentent "Hangman" et "Cheaper To Drink Alone", peu inspirés et assez barbants. Heureusement que "Rescue Me" vient bien relancer l'intérêt avec son refrain plus mélodique. Et que "Feelin Fuzzy" nous offre une diversité supplémentaire avec ses légères touches électro, mais offrant tout de même un refrain bien épais typique, bien construit. "The Darkest Secret" poursuit dans cette voie de titres aux refrains intéressants, ce qui nous amène à la meilleure partie du disque pour ce trio. "Born To Die" calmera un peu le jeu pour les couplets seulement, puisque le refrain, non dénué de distorsions, est bien travaillé, ce qui nous offre encore un des meilleurs moments de ce Kentucky qui se termine par un "The Rambler" acoustique sympathique. Nette préférence donc pour la deuxième partie de l'album, offrant un côté sans doute plus mélodique auquel on peut rajouter le deuxième titre "In Our Dreams" dans le même genre. Une appréciation globale pour cette nouvelle sortie qui variera encore en fonction de la sensibilité de chacun pour ce style, mais auquel il faut, de toutes façons, reconnaître une qualité certaine dans les compositions.

Chronique : Renegade88

BLACK STONE CHERRY - Kentucky

 

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GOJIRA - Magma

Publié le par Nono666

GOJIRA - Magma
Roadrunner Records
Style : Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.gojira-music.com

GOJIRA - Magma



01. The Shooting Star / 02. Silvera / 03. The Cell / 04. Stranded / 05. Yellow Stone / 06. Magma / 07. Pray / 08. Only Pain / 09. Low Lands / 10. Liberation

En 2012, GOJIRA sortait L'Enfant Sauvage, un cinquième album dans l'absolue continuité de ses précédents efforts, mais en peaufinant particulièrement son coté mélodique pour parfaire des atmosphères bien sombres, profondes et pénétrantes, sur un rythme infernal, brutal, passionnant, parfois même tribal, le tout servi par une production éclatante. Pour Magma, les choses sont bien différentes car la musique semble être gouvernée par un maitre mot : les émotions. Ce qui parait logique puisque ce sixième album a été composé et enregistré pendant des faits de vie importants pour les frères Duplantier (la mort, avec le décès de leur mère, mais aussi la naissance, avec l'arrivée de leurs enfants). Magma fusionne ces éléments de vie pour en faire une entité toute particulière que le groupe n'avait encore jamais connu, laissant une empreinte nouvelle, plus marquante sur leur discours musical. On peut aussi se rendre compte que le son de cet opus est moins produit, moins massif, sonnant plus naturel, le groupe ayant là aussi posé son affect, sa sensibilité et ses émotions sur la production car l'ayant prise en main dans leur nouveau fief, le Silver Cord, construit pour l'occasion. Ce qui s'impose à la première écoute, c'est l'aspect plus direct des morceaux, avec des refrains terriblement accrocheurs mis en relief par ce chant clair bien maitrisé par Joe ("Low Lands") et qui prend ici une importance capitale, donnant une toute autre dimension à l'univers de GOJIRA. "Silvera" et "Stranded", les deux titres dévoilés depuis quelques semaines, étayant parfaitement cette analyse. "The Shooting Star", le premier morceau ouvrant Magma, se veut assez déroutant, pouvant évoquer TOOL et ses sons mystiques, langoureux, nous entrainant dans les méandres de l'imagination. Mais GOJIRA sait aussi rester percutant et violent comme sur "The Cell" où, cette fois, le riff s'approche d'un MESHUGGAH énervé, et où la voix semble cracher sa haine aux mauvais éléments du passé. On retrouve cette agressivité Meshuggesque sur "Pray", titre traversé en son début par de sublimes arrangements pour se débrider par la suite. Quelle édifiante maitrise ! Du grand art ! Il faut mettre également le doigt sur ces guitares aux sons originaux, sifflant comme des lames de rasoir ("Only Pain", "Stranded" qui détruit tout sur son passage, laissant une empreinte indélébile dans notre mémoire). Le titre éponyme disposant lui aussi de ces notes stridentes totalement enivrantes prenant possession de notre être intérieur. Les frères Duplantier démontrent une grande force créatrice sur le somptueux "Low Lands" (comme sur tout l'album d'ailleurs), Mario y fait preuve d'un jeu très subtil, tout en toucher et délicatesse qu'on lui connaissait moins, et Joe y déclame quelques paroles en français du meilleur effet. La fin se veut plus inattendue, servant quelques notes acoustiques bien discrètes, celles-ci se prolongeant admirablement sur "Liberation", instrumental n'ayant pour trame qu'une guitare acoustique et de simples percussions. Conclusion magistrale de ce magnifique Magma. GOJIRA signe là son oeuvre la plus intimiste, la plus personnelle et mature de sa déjà colossale carrière. Elle est d'une beauté rare, poignante, touchante mais toujours aussi percutante, permettant au groupe de pénétrer dans une autre sphère qu'il n'avait pas encore ne serait-ce qu'effleuré. Libérez-vous et goutez à ce pur magma d'émotions intenses.

Chronique : Papa Bordg

GOJIRA - Magma

 

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TREMONTI - Dust

Publié le par Nono666

TREMONTI - Dust
Fret 12
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/MarkTremonti

TREMONTI - Dust



01.  My Last Mistake / 02. The Cage / 03. Once Dead / 04. Dust / 05. Betray Me / 06. Tore My Heart Out / 07. Catching Fire / 08. Never Wrong / 09. Rising Storm / 10. Unable To See

Formé en 2008 par Mark Tremonti, guitariste d'ALTER BRIDGE et de CREED, TREMONTI, porté par son leader à la voix emblématique au grain magnifique et au jeu virevoltant, nous propose, un an après Cauterize, son troisième album, Dust. Parlons succinctement du line-up actuel, outre son frontman Mark Tremonti (guitare & chant), le groupe est constitué de Garret Whitlock (batterie) et Wolfgang Van Halen (basse), fils de qui vous savez. Peu de surprises, Dust est assez similaire à Cauterize, s'inscrivant en suite logique à ce dernier, tout en développant encore un peu plus toutes les qualités de son illustre ainé. Les refrains sont terriblement accrocheurs ("Dust") et les mélodies particulièrement bien senties. Et que dire du jeu de Mark Tremonti, toujours aussi étincelant avec des solos ébouriffants ("The Cage", "Once Dead", "Dust", "Betray Me", "Rising Storm") et des riffs bondissant à la limite du Thrash ("Catching Fire"). Une musique ultra puissante, avec des refrains calibrés, mettant parfaitement en valeur la voix de Mark Tremonti, voilà exactement la marque de fabrique de ce groupe américain, et ça fonctionne toujours aussi bien, aucune lassitude possible tant tout est ciselé et bien pensé. Comment ne pas lever le poing vers le ciel devant ces riffs tonitruants à la TESTAMENT ("My Last Mistake") ou MESHUGGAH ("Betray Me"), dotés de superbes mélodies aux refrains qui, à coup sûr, ne manqueront pas de prendre possession de votre esprit ("Dust" aux relents de SOUNDGARDEN, "Tore My Heart Out" ou l'intrépide "Catching Fire" à la basse percutante et aux rythmiques époustouflantes) sans jamais perdre une once d'intensité. Le chant est sans aucun doute un des points forts de cet album, ensorcelant, s'imbriquant parfaitement à la musique, la transcendant encore un peu plus ("Dust", l'hypnotisant "Never Wrong"). D'ailleurs "Unable To See" ponctue avec beauté la fin de cet album, avec toujours cette voix si parfaite et merveilleuse. Après trois albums, TREMONTI réussit l'exploit d'être désormais une des valeurs sures du Heavy US, ayant un avenir teinté de belles promesses musicales pour un futur radieux.

Chronique : Papa Bordg

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ALBERT BELL'S SACRO SANCTUS - Ad Aeternum

Publié le par Nono666

ALBERT BELL'S SACRO SANCTUS - Ad Aeternum
Metal On Metal Records
Style : Epic Metal
Origine : Malte
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/AlbertBellsSacroSanctus

ALBERT BELL'S SACRO SANCTUS - Ad Aeternum



01. Ad Aeternum / 02. Terra Santa / 03. The Messenger / 04. The Key Of Splendour / 05. Hex And Heresy / 06. Sea Of Damnation / 07. Invocations Of Unlight / 08. Illuminati (Will To Power)

Deus Volt, le premier album d'ALBERT BELL sous le nom de son projet solo SACRO SANCTUS était à peine sorti en 2014 qu'il nous annonçait déjà travailler sur son successeur qui devait être enregistré en juillet 2015 pour une sortie en 2016. Avouez que dans le respect du timing annoncé, difficile de faire mieux que notre ami Maltais. Ad Aeternum est donc la suite logique du premier album, la même équipe a entouré le grand bassiste, qui est pour l'occasion également guitariste, chanteur, producteur, en clair il a tout fait sauf la batterie et les quelques notes de clavier. Robert SPITERI s'est donc de nouveau chargé de la batterie, avec toujours autant de respect pour les codes du Epic Metal, simple et efficace, l'homme fait le boulot sans soucis mais sans non plus en mettre plein la vue. Du côté de la production, c'est le fidèle David VELLA qui a officié, également pour les parties de clavier de l'album, le producteur qui suit Albert BELL dans tous ses projets est donc encore de la partie pour un résultat tout aussi satisfaisant que le premier album, le son de guitare, un peu brut, manque peut-être un peu d'arrangement et de production et cela contribue d'ailleurs à la difficulté d'appréhender ce deuxième album. En effet, si le style n'a pas foncièrement évolué, le fait que les titres soient moins imprégnés de leads épiques facilement mémorables complique un peu le marquage dans les esprits de ces titres qui sont pourtant tout aussi bons que ceux du premier album. Albert BELL préfère ici les voix bien rocailleuses, à tel point que l'on croirait parfois entendre un mix de MOTÖRHEAD ("Sea Of Damnation") et de DARKTHRONE, même si l'homme nous avait prévenu après Deus Volt, cet album est moins varié vocalement et fait beaucoup moins appel aux narrations et autres voix parfois plus mélodiques ("The Messenger" assure tout de même cette part de l'héritage). Ensuite, Ad Aeternum renferme des riffs très efficaces mais aussi un peu plus standard à l'image d'un "The Key Of Splendour" (magnifiquement relevé par les claviers) ou "Hex And Heresy". "Terra Santa" peut également être cité dans ce cas mais le refrain est tellement percutant que l'on oublie vite cet état de fait, et c'est là où Albert Bell excelle, les refrains, tous les titres comportent ce label qui tient beaucoup à cœur à Albert. En fait, la différence entre les deux premiers albums peut se résumer par les derniers titres de chacun, "Deus Volt" pour le premier et "Illuminati (Will To Power)" pour le deuxième, les deux sont bons mais "Deus Volt" dégageait un truc tellement unique que passer derrière s'annonce bien compliqué, plus épique, plus direct et peut-être un peu mieux arrangé également. Les amateurs de VENOM, BATHORY, MANILLA ROAD, CELTIC FROST trouveront sans aucun doute ici matière à renouveler la galette dans l'autoradio cet été, un album de passionné pour les passionnés ! Albert BELL confirme la viabilité de son petit protégé.

Chronique : Aymerick Painless

ALBERT BELL'S SACRO SANCTUS - Ad Aeternum

 

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GRAND MAGUS - Sword Songs

Publié le par Nono666

GRAND MAGUS - Sword Songs
Nuclear Blast
Style : Heavy Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.grandmagus.com

GRAND MAGUS - Sword Songs



01. Freja's Choice / 02. Varangian / 03. Forged In Iron - Crowned In Steel / 04. Born For Battle (Black Dog Of Brocéliande) / 05. Master Of The Land / 06. Last One To Fall / 07. Frost And Fire / 08. Hugr / 09. Everyday There's A Battle To Fight / 10. In For The Kill (Bonus track) / 11. Stormbringer (Deep Purple Cover) (Bonus track)

Avec Triumph And Power (2014), GRAND MAGUS brandissait haut et fier le glaive d'Odin pour donner envie à ses guerriers vikings d'aller aux combats pour s'assurer la victoire absolue et la gloire éternelle. Aujourd'hui, de retour avec Sword Songs, nos valeureux Suédois ne changent pas et érigent un face à face avec leur auditoire encore plus intense. On se retrouve en pleine mythologie nordique, avec des histoires de vikings, de batailles sanglantes, où l'on peut percevoir la morale d'un grand guerrier du nord. Le groupe ouvre les hostilités avec le nerveux "Freja's Choice", le son est massif, rond, avec une batterie complexe parfaitement mise en relief par la production puissante de Nico Elgstrand (ENTOMBED). On peut également rapprocher ce titre du lourd et dévastateur "Master Of The Land" où GRAND MAGUS pratique un Metal épique virulent, proche de ses compatriotes d'AMON AMARTH. Les refrains sont entrainants comme sur "Varangian", "Forged In Iron - Crowned In Steel", "Born For Battle (Black Dog Of Brocéliande)" ou "Frost And Fire" qui sont autant d'hymnes grandioses où plane l'ombre des grands du Heavy que sont MANOWAR ou JUDAS PRIEST. En revanche, "Last One To Fall" se révèle un peu plus anecdotique et moins abouti que les autres titres de ce Sword Songs, faisant quelque peu redescendre l'intensité et la fièvre qui animaient jusque là ce nouvel effort. Mais la suite enfonce complètement l'ennemi dans les profondeurs des lacs gelés scandinaves, brisant la glace avec effroi. "Hugr", interlude folklorique hypnotisant, laissant place à "Everyday There's A Battle To Fight", un mid tempo lourd et sombre où la voix géniale de JB vous hérissera les poils à coup sûr. Les cieux, la nature et les éléments étant une nouvelle fois favorables à GRAND MAGUS, c'est sans surprise que la bataille est remportée haut la main par nos vaillants guerriers vikings. Et ce GRAND MAGUS possède quelque chose de spécial, dégagé par la voix atypique et charismatique de son chanteur, mais aussi par ce groove si particulier qui émane de chaque riff de guitare et de chaque roulement de batterie. Et pour finir, notons également la présence de deux titres bonus : un "In For The Kill" aux relents Stoner, et une reprise surprenante et plutôt réussie du "Stormbringer" de DEEP PURPLE.

Chronique : Papa Bordg

GRAND MAGUS - Sword Songs

 

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NOW OR NEVER - II

Publié le par Nono666

NOW OR NEVER - II
Mighty Music
Style : Heavy Metal moderne
Origine : International
Sortie : 2016
Site Web : www.onlynowornever.com

NOW OR NEVER - II



01. The Voice Inside / 02. Sonic Ecstasy / 03. King For A Day / 04. I Shall Remain / 05. I'll Be Waiting / 06. The Answer / 07. Revolution / 08. Save Me / 09. Feel Alive / 10. 'Til The End Of Time

Sobrement intitulé II (sur ce coup, ils se sont pas trop foulés, mais de très nombreux groupes de renommée internationale ont déjà utilisé cette formule) ce nouvel album du quatuor Dano/Franco/Suisse devrait permettre à NOW OR NEVER de s’affirmer comme un des groupes européens sur lequel il va falloir désormais compter. Après une courte intro, somme toute dispensable, le puissant "The Voice Inside" nous saute à la gorge. Je l’avais déjà dit lors de ma chronique du premier album du groupe, les collègues de Jo Amore lui font élever son niveau, et là il atteint le meilleur puisqu’il nous offre certainement sa prestation discographique la plus aboutie de sa carrière. Généralement je suis plutôt assez critique avec les personnes que je connais, genre qui aime bien châtie bien, mais là, je dois l’admettre et je vais carrément le dire, il m’a mis sur le cul, ayant complètement changé son approche et sa façon de chanter. Son grain de voix est toujours là mais il diversifie sa façon de chanter et on découvre encore plus ses qualités et possibilités. Musicalement, c’est musclé quand il le faut comme sur "Sonic Ecstasy" ou encore "I Shall Remain", par exemple. L’intro de "King For A Day" fait très musique de films et pourrait faire penser à Hans Zimmer copulant avec Highlander et QUEEN, ensuite ce morceau pourrait plutôt nous emmener vers les derniers albums d’OZZY OSBOURNE. Un vrai bon single. Globalement, les refrains ont été particulièrement travaillés, notamment au niveau des mélodies vocales, afin de s’ancrer dans le crâne et nous vriller le cerveau. "I’ll Be Waiting" est sublime, "Save Me" est magnifique, et que dire du final "Til The End Of Time". C’est un feu d’artifice, une fin en apothéose ! Cet album sera, à n’en pas douter, dans mon Top 10 2016 et certainement même dans le Top 5. Sur chaque titre, on remarque une chose particulièrement bonne dans le chant de Jo, ici les doublages en tierce sur un refrain, là une montée dans les aigus. C’est tout bonnement excellent. On en oublierait presque que musicalement ça assure grave aussi. Ricky Marx, aux guitares, nous sort la grande classe, aussi bien au niveau des riffs qu’en solo. Sans oublier la section rythmique Ranzo (batterie) et Kenn Jackson (basse) qui tracent la route pour leurs comparses. Il est parfois compliqué pour des groupes de confirmer les espoirs placés en eux suite à un premier album prometteur. NOW OR NEVER réussit haut la main et du coup, on a déjà hâte d’écouter la suite. Tant que les musiciens continueront à composer et écrire de bonnes chansons, tant que Jo aura l’envie de progresser et prouver encore et encore, au fil des albums, qu’il est un chanteur de talent, en bref, si le groupe continue sa progression, l’avenir de NON va se transformer en un énorme OUI (désolé…).

Chronique : Horace Pinker

NOW OR NEVER - II

 

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PARAGON - Hell Beyond Hell

Publié le par Nono666

PARAGON - Hell Beyond Hell
Remedy Records
Style : Heavy / Speed Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/paragonmetal

PARAGON - Hell Beyond Hell



01. Rising Forces / 02. Hypnotized / 03. Hell Beyond Hell / 04. Heart Of The Black / 05. Stand Your Ground / 06. Meat Train / 07. Buried In Blood / 08. Devil's Waitingroom / 09. Thunder In The Dark (Bonus track) / 10. Heart Of The Black (Edit Version) (Bonus track)

Que faut-il attendre d’un album des teutons de PARAGON en 2016 ? Vraisemblablement aucunes surprises ! Le quintet, qui enregistre le retour de son guitariste fondateur et principal songwriter Martin Christian, œuvre toujours dans le Heavy / Speed Metal à tendance germanique et fortement influencé par JUDAS PRIEST. La voix d’Andreas Babuschkin n’est pas étrangère à cet aspect tant elle a des similitudes au niveau de l’intonation avec celle de Rob Halford. Mais n’est pas le Metal God qui veut. En effet, elle est aussi, à mon avis, ce qui plombe PARAGON, manquant cruellement de diversité. Et quand notre homme s’essaye à ce jeu comme sur "Devil’s Waitingroom", on ne peut pas franchement crier au génie et c’est loin d’être une réussite. Même constat pour les compos, toutes calquées sur un schéma répété encore et encore jusqu’à l’ennui, avec notamment toujours le même type de chœurs sur les refrains. Pourtant, c’est parfois intéressant comme sur "Hell Beyond Hell" qui, sans révolutionner le genre (mais on s’en fout puisqu’on sait pertinemment que ce n’est pas sur un groupe comme PARAGON qu’il faut compter pour cette tâche), est un bon titre de Heavy avec un refrain qui se retient, de bons soli. Ou encore le morceau suivant "Heart Of The Black" qui, mise à part sa longueur, peut retenir l’attention du l’auditeur. Allez, on pourra aussi citer le speed "Buried In Blood". Mais à part ces quelques éclaircies, en fait, PARAGON n’a pas évolué d’un iota depuis les années 2000. Et malheureusement, c’est ce qui en fait un groupe de seconde zone et le cantonne à ce rang. D’ailleurs, ils viennent de rentrer au bercail chez Remedy après une parenthèse chez Napalm Records pour l’album précédent. Fermons la parenthèse et revenons un tant soit peu à cette chronique, certains titres sont longs (le plus court fait 4’30’’) et en deviennent ennuyeux. Et alors, cerise sur le pompon, en bonus track, la seconde version du titre "The Heart Of The Black", (la version single edit qui ne fait plus que 5’06’’ au lieu des 7’54’’ de la version album). Je ne parlerais pas des titres des chansons… plus clichés, tu meurs. Désolé les gars, vous êtes sympathiques mais j’ai du mal à comprendre vos choix, surtout venant de vieux briscards comme vous.

Chronique : Horace Pinker
 
PARAGON - Hell Beyond Hell

 

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VARDIS - Red Eye

Publié le par Nono666

VARDIS - Red Eye
SPV/Steamhammer
Style : NWOBHM / Boogie Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.vardisrocks.com

VARDIS - Red Eye



01. Red Eye / 02. Paranoia Strikes / 03. I Need You Now / 04. The Knowledge / 05. Lightning Man / 06. Back To School / 07. Jolly Roger / 08. Head Of The Nail / 09. Hold Me / 10. 200 M.P.H. / 11. Living Out Of Touch (Bonus Track) / 12. 200 M.P.H. (Bonus Track)

Formé en 1973 au Royaume-Uni et auteur de quatre albums entre 1980 et 1986, VARDIS finira par sombrer corps et âme dans l'oubli, ne restant que dans le souvenir de quelques irréductibles de la NWOBHM continuant à vénérer les albums The World's Insane (1981) et Quo Vardis (1982). Et ce n'est qu'en 2014 que le groupe effectuera son retour, bientôt suivi du EP 200 M.P.H. en 2015, clin d'oeil à son premier album, 100 M.P.H., de 1980. Toujours emmené par Steve Zodiac (chant/guitare), accompagné, sur ce nouvel opus, de Terry Horbury (décédé le 15 décembre 2015 et remplacé depuis par Martin Connolly) et Joe Clancy, présent au sein du groupe depuis 2015. Trente ans séparent donc ce Red Eye de son prédécesseur, Vigilante (1986), mais VARDIS n'a que très peu changé sa recette et c'est tout naturellement que l'on retrouve sur ce cinquième album ce Hard Rock bluesy et Boogie qui était déjà une des marques de fabrique du groupe à ses débuts, lui valant souvent d'être comparé à STATUS QUO. Démarrant de manière plutôt efficace avec "Red Eye" et "Paranoia Strikes", ce nouvel essai passe ensuite en revue les différentes facettes qui constituent l'identité de VARDIS, tantôt bluesy ("Head Of The Nail", "Hold Me"), boogie ("Back To School", "Living Out Of Touch") ou plus foncièrement Rock'n'Roll ("Lightning Man"), ce qui au premier abord pourra donner la sensation que l'album a un peu tendance à partir dans tous les sens, mais c'est aussi cette diversité de style qui fait la personnalité de VARDIS, et ceux qui ont connu les anglais durant leur première partie de carrière ne seront nullement décontenancés par ce Red Eye et n'auront aucun mal à se replonger dans l'univers du combo British. Voilà donc un album dont le père Zodiac n'aura nullement à rougir, s'inscrivant dans la droite lignée du reste de la discographie du groupe !

Chronique : Nono666

VARDIS - Red Eye

 

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TELOCH - Thus Darkness Spake

Publié le par Nono666

TELOCH - Thus Darkness Spake
Saturnal Records
Style : Black Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/telochlegion

TELOCH - Thus Darkness Spake



01. Currents / 02. Obliteration / 03. Ablution / 04. Towards Perdition / 05. Ascending Thrones And Stars / 06. Thus Darkness Spake / 07. Stirring Fire / 08. Hymni Tulelle

TELOCH existe depuis 2007. Le groupe d’origine finlandaise sort ici son deuxième album avec Thus Darkness Spake. Dès la première écoute, c’est la basse qui nous emporte ! La basse est très présente, c’est super agréable ! Elle ronfle, elle claque, elle groove... bref, elle est là et ça fait du bien ! La musique de Thus Darkness Spake est assez « cool », même parfois Rock Metal, du Black’N Roll comme certains disent ! Les tempi sont plutôt lents, même si ça reste du Black Metal. Rien de ravageur, rien de violent, ni de réellement agressif. De beaux arpèges Black, mélancoliques, comme on les aime. Un voix rocailleuse et screamée... Tous les ingrédients sont réunis ici pour vous offrir une galette de Black Metal sataniste ! Bon, j’avoue qu'en 2016, les thèmes sataniques j’en ai un peu marre : tout a été dit, tout a été fait, non ? Musicalement, c’est variable. Le titre éponyme "Thus Darkness Spake" est presque thrashy par moment. Tout comme "Towards Perdition". "Ascending Thrones and Stars" est en mid tempo, sans être vraiment lente, avec cette basse qui claque et qui ronronne, quelques beaux roulements et quelques blasts plus rapides. Et toujours cette ride qui « gling gling » ici et là. "Stirring Fire" est pas mal, avec de belles ambiances Black Metal. La cover n’est pas irrésistible : un crane embrumé ? Je ne suis pas vraiment  emballée. Donc, rien de très surprenant dans cet album, qui est plutôt pas mal dans l’ensemble mais qui manque de belles envolées et de riffs excitants. Bref, mon avis reste mitigé sur Thus Darkness Spake : quelques morceaux bien sympathiques, des musiciens qui gèrent sans aucun doute leur art, mais le tout reste classique et sans surprise.

Chronique : Fanny

TELOCH - Thus Darkness Spake

 

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LORD VICAR - Gates Of Flesh

Publié le par Nono666

LORD VICAR - Gates Of Flesh
The Church Within Records
Style : Doom Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/lordvicar

LORD VICAR - Gates Of Flesh



01. Birth Of Wine / 02. The Green Man / 03. A Shadow Of Myself / 04. Breaking The Circle / 05. Accidents / 06. A Woman Out Of Snow / 07. Leper, Leper

Un souffle retenti, un guitare balance un premier riff, avec un son bien gras, la batterie assène derrière les premiers coups très directs, "Birth Of Wine" lance ce nouvel album de LORD VICAR et voilà un troisième album qui s'annonce sous les meilleures auspices. Mais attention, ceux qui pensent trouver là une resucée des deux premiers opus ou de feu REVEREND BIZARRE sous prétexte que deux de ses anciens membres gravitent dans la sphère des Finlandais depuis l'an passé et l'arrivée en tant que bassiste live de Sami Albert Hynninen, vont tomber de leur chaise. Et pour attirer le passant, le groupe n'a pas lésiné et balance un "Birth Of Wine" qui alterne couplets calmes, où la voix de Chritus prend une dimension que l'on peut également retrouver sur les excellents GOATESS, et refrain plus dynamique mais tout aussi mélodique et "The Green Man", un titre entêtant d'une efficacité absolue, un début d'album parfait sublimé par quelques solos (la fin de "Birth Of Wine" ou le chœur de "The Green Man"), exercice peu répandu dans le Doom traditionnel tel que le pratique LORD VICAR mais qui donne ici une dimension bien Heavy et punchy à un Doom où le son de basse se fait des plus écrasants. Au même titre, dans les grandes réussites, citons de suite l'ultime "Leper, Leper" ou "A Woman Out Of Snow" qui voit le groupe renouer avec un Doom direct et efficace après quelques titres absolument pas mauvais mais peut-être plus classiques et surtout bien plus Dark que le reste. La réelle bizarrerie vient de "A Shadow Of Myself", un interlude à la basse qui brise un peu la dynamique de ce début d'album, un peu comme si le groupe avait trouvé que ce Gates Of Flesh amenait trop de joie et qu'il nous disait « Oh là, excusez moi mais je vais mettre tout de suite un bémol à votre enthousiasme ! » Sorti de tout cela, difficile de trouver ce "Breaking The Circle" mauvais, bien au contraire, il continue de poser un peu plus l'ambiance et amène l'auditeur dans un univers un peu plus sombre qui rappelle un peu plus les débuts du groupe. Là encore, Chritus propose des lignes vocales où il ne semble pas tirer sur sa voix, bien loin du sosie d'Ozzy Osbourne que l'on a pu connaitre avec COUNT RAVEN, l'homme nous montre là un talent qui éclabousse vraiment de classe cet album, de même que le jeu de guitare de Kimi Kärki inspiré, juste et qui n'en fait pas des tonnes. Si le premier album du groupe souffrait d'une production trop marquée par les codes du style de l'époque, si le deuxième album montrait une certaine évolution de la vision du Doom selon LORD VICAR, ce troisième album enfonce la porte et montre un groupe prêt à prendre le flambeau qui mènera le style au-delà d'un simple effet de mode passé depuis le split de REVEREND BIZARRE et la chute annoncée d'un ELECTRIC WIZARD parasité par l'extra-musical. Dans les années à venir, le futur du style passera forcément par LORD VICAR et la qualité de ce Gates Of Flesh n'en est que le commencement. Hail Lord !

Chronique : Aymerick Painless

LORD VICAR - Gates Of Flesh

 

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