Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

WISDOM - Rise Of The Wise

Publié le par Nono666

WISDOM - Rise Of The Wise
NoiseArt Records
Style : Power Metal
Origine : Hongrie
Sortie : 2016
Site Web : www.wisdom.hu

WISDOM - Rise Of The Wise



01. Over The Wall / 02. Ravens' Night / 03. My Heart Is Alive / 04. Hunting The Night / 05. Hero / 06. Through The Fire / 07. Nightmare Of The Seas / 08. Believe In Me / 09. Secret Life / 10. Welcome To My Story / 11. Rise Of The Wise (feat. Joakin Brodén)

Vivant en Hongrie depuis quelques années, j’ai évidemment entendu parler de ce groupe de « compatriotes », je sais également qu’ils font du Power Metal mais jusqu’à présent, je n’avais encore jamais eu l’occasion d’écouter leur Metal. C’est désormais chose faite. Le quintet, qui nous propose ici son quatrième album, pratique un Power Metal de belle facture, il ne révolutionne pas le genre mais tire vraiment son épingle du jeu. On pourra regretter que les refrains manquent de diversité au niveau du style, j’entends par là qu’ils ont tous un côté épique apporté par les chœurs, et là où au début on pouvait trouver cela intéressant, le fait que cette recette soit répétée sur tous les titres devient lassant. Dommage ! Il y a une sorte de concept constant dans les albums du groupe puisqu’ils ont un personnage (à la manière d’un Eddie pour IRON MAIDEN, par exemple), le Wiseman. D’ailleurs, certains titres s’enchainent comme un concept album. Le chanteur, Gabor NAGY, assure vraiment bien, ses collègues ne sont pas en reste, notamment au niveau des guitares. Après une intro qui pose la trame musicale de cet opus, on part sur les chapeaux de roue avec le Speed "Raven’s Night". Tout au long de l’album, de nombreux  passages, aussi bien vocaux que musicaux, peuvent faire penser au HELLOWEEN de la période Michaël Kiske ("Welcome To My Story"). Rise Of The Wise alterne morceaux Speed Metal comme "Hunting The Night" ou encore "Hero" qui, après son intro quelque peu médiévale, met le turbo, et tempi plus lourds ou binaires ("My Heart Is Alive", "Through The Fire" et sa guitare acoustique sur les complets, "Secret Life" et son refrain accrocheur). Tout cela est vraiment bien foutu et fortement appréciable. On notera la présence du chanteur de SABATON, Joakim Brodén, sur le dernier titre de l’album (pas le plus réussi, à mon goût), le binaire "Rise Of The Wise" qui donne son nom à cette réalisation. WISDOM ayant ouvert pour SABATON sur leur tournée suédoise en Novembre 2012, puis sur la tournée européenne en Mars 2013 (en compagnie d’ELUVEITIE) et ils ont refait quelques dates ensemble début 2016, des liens se sont certainement forgés, d’où ce guest vocal. Du travail bien accompli qui devrait ravir les fans du genre.

Chronique : Horace Pinker

WISDOM - Rise Of The Wise

 

Voir les commentaires

SABATON - The Last Stand

Publié le par Nono666

SABATON - The Last Stand
Nuclear Blast
Style : Heavy/Power Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.sabaton.net

SABATON - The Last Stand



01. Sparta / 02. Last Dying Breath / 03. Blood Of Bannockburn / 04. Diary Of An Unknown Soldier / 05. The Lost Battalion / 06. Rorke’s Drift / 07. The Last Stand / 08. Hill 3234 / 09. Shiroyama / 10. Winged Hussars / 11. The Last Battle / 12. Camouflage (Stan Ridgway Cover - Bonus Track) / 13. All Guns Blazing (Judas Priest Cover - Bonus Track)

Mine de rien, en 17 ans de carrière et quelques neuf albums, SABATON a réussi à se forger un nom, synonyme de référence en matière de Heavy Metal. Certes le propos change peu d'un album à l'autre, que ce soit côté thématique, avec des textes guerriers, ou musicalement, avec ce Heavy/Power martial et fédérateur. Certes SABATON prend peu de risques, répétant à l'envi une recette qui a fait ses preuves par le passé, et ça fonctionne parfaitement tant ce The Last Stand se montre une nouvelle fois d'une efficacité à toute épreuve. On n'atteint peut-être pas le niveau d'excellence d'un Primo Victoria (2005) ou d'un Carolus Rex (2012) mais cette cuvée 2016 contient toutefois son lot de pépites, à l'image d'un "Sparta" à la dimension cinématographique, ouvrant l'album sur une ambiance épique. "Blood Of Bannockburn" apporte, quant à lui, avec ses cornemuses et son orgue Hammond, un peu de fraicheur à un album finalement somme toute très classique. Autre titre parmi les plus marquants, le martial "The Lost Battalion" qui, malgré un refrain qui semble calqué sur celui de "Hearts Of Iron" de l'album Heroes, se révèle être une des réussites de cet opus, tout comme peut l'être l'excellent morceau-titre, grandiose et épique, ou encore les puissants et rapides "Rorke's Drift" et "Hill 3234". Au final, malgré ces quelques titres qui sortent du lot, SABATON nous livre là un album en demie teinte sur lequel plane une sensation de « déjà entendu » très présente, et si l'ensemble est plutôt efficace, des morceaux tels que "Last Dying Breath", "Shiroyama" ou "Winged Hussars" se montrent un peu plus anecdotiques, et il faut bien reconnaitre que ce The Last Stand, qui sent la redite à plein nez, est loin d'être un incontournable de la discographie de SABATON. Si la machine de guerre suédoise ne s'est pas encore enraillée avec ce nouvel album, elle semble néanmoins faire du surplace, un sursaut du groupe serait vraiment salutaire pour relancer la machine à plein régime...

Chronique : Nono666

SABATON - The Last Stand

 

Voir les commentaires

DAWN OF DEMISE - The Suffering

Publié le par Nono666

DAWN OF DEMISE - The Suffering
Unique Leader Records
Style : Brutal Death Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/dawnofdemise

DAWN OF DEMISE - The Suffering



01. Sadistic Gratification / 02. Destined To Suffer / 03. The Suffering / 04. Deride The Wretch / 05. The Process Of Killing / 06. Predation / 07. Coercion Of The Victim / 08. A Malignant Condition / 09. Those Who Deserve My Wrath / 10. As The World Dies / 11. Deify The Outrageous

Valeur sûre du Brutal Death Moderne couvert de gibbosités purulentes depuis un peu plus de 10 ans, DAWN OF DEMISE revient en cette belle année 2016 pour nous servir... un Brutal Death Moderne couvert de gibbosités purulentes, en un peu plus acide et un peu plus gras. Gageons que c'est une bonne nouvelle pour tous ceux qui auront survécu au fameux Hate Takes His Form et à ses mid-tempos de bûcherons. Que ces derniers ne s'alarment, les mid-tempos demeurent, sur le bien nommé The Suffering, toujours plus efficaces, toujours plus pachydermiques, toujours plus graisseux. Bien sûr, les citer seuls ne saurait suffire à décrire le Death impérial du groupe, tant celui-ci est riche en riffs efficaces (jamais trop complexe, mais toujours rentre-dedans, pour les frustrés du solfège qui en ont marre du Brutal Death Technique), apte à briser des nuques par rangées de 12, 13 pour les plus fous (en témoignent les plus humains des fruits, pendus à leur démoniaque arbre, que représente une pochette emplie d'un délicieux cynisme aux couleurs bleutées), avec en prime la garantie que nous offre une production claire, nette et précise, amplifiant chacune des dépressions de tempo que fait subir le groupe Danois à sa tranchante saturation (à laquelle on pourrait cependant demander une mise en avant plus accentuée d'une basse charpentée et mastodontesque qui n'aurait su que bonifier l'ampleur des Mosh Parts du groupe) qui nous agrémente de temps en temps ("The Process Of Killing", qui nous gratifie au passage de l'un des meilleurs Breakdowns de l'album) d'un petit solo pas piqué des hannetons, comme il en faudrait plus dans un album parfois aride à ce niveau là. Mais bon, qu'importe, lorsque l'on est consolés par les growls inhumains d'un Scott Jensen qui s'en donne à cœur joie (mention spéciale au « Uh! » sur "Predation", parce que j'aime ça), sur un fond de blast rafraîchissant dont le manque d'originalité ne saurait obombrer l'ensemble. Si l'étonnement n'est même plus à dissimuler, pour la plupart d'entre vous, à l'écoute d'un énième album de Death faisant allégorie à la prolifération d'abcès dégoulinants dans un tas de zombies en putréfaction (le tout accompagné, comme le veut une coutume bien à nous, d'un flot d'hémoptysies et de limaces), force est de constater qu'en tant que Deathter quelconque, la recette est suffisamment bien appliquée pour que ça me fasse zouker dans tous les sens ; une bonne nouvelle.

Chronique : Durchfall

DAWN OF DEMISE - The Suffering

 

Voir les commentaires

WARFATHER - The Grey Eminence

Publié le par Nono666

WARFATHER - The Grey Eminence
Greyhaze Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/WarFather

WARFATHER - The Grey Eminence



01. Orders Of The Horde / 02. Headless Mean Can No Longer Speak / 03. Judgement, The Hammer / 04. For Glory Or Infamy / 05. The Dawning Inquisition / 06. Heedless Servant / 07. Carnage Of The Pious / 08. Grey Eminence / 09. Fair And Final Warning

Alalah, WARFATHER, ce premier album abscons, mystérieux et primaire, servi par une production à l'ancienne, ces quelques discrètes, mais exquises impérities, ces growls caverneux comme on les connaît depuis le début des années 90... Vous vous en rappelez ? Oui ? Eh bien, oubliez. WARFATHER, édition 2016, c'est The Grey Eminence. Rien à voir, évidemment. Les riffs rubigineux ont ici passé l'arme à gauche pour laisser place à un Death Metal beaucoup plus moderne, et ce, dès les premières secondes de "Orders Of The Horde", chargées d'un mid tempo inquisiteur et révélateur d'une production pachydermique (bon, il serait temps que les chroniqueurs Metal arrêtent de s'en mettre plein la gueule 2 minutes pour faire accepter à l'académie Française cet adjectif fort pratique) des plus actuelle, qui, au delà de s'étendre telle une muraille face au premier album, ouvre au combo international (eh oui, ici, on a le droit à une fusion pour le moins originale entre les Pays-Bas, le Brésil et les USA) un nouvel univers, moins traditionnel, bien que toujours dans les grandes lignes du style, rien de déroutant ici, certes, mais cette fois plus zététique. En effet, là où le bien nommé Orchestrating The Apocalypse nous servait d'épaisses couches de riffs gras et primitifs, on a ici un sens de la composition beaucoup plus développé et précis ("Carnage Of Pious", pièce de 6 minutes, qui se révèle être le petit bijou de l'album), qui, si il fait perdre au groupe une partie du mysticisme ambiancé qui faisait son charme (et c'est regrettable, mais on ne peut tout avoir dans la vie, j'imagine), apporte une efficacité indéniable et destructrice au groupe ("For Glory Or Infamy", qui a le don d'imiter à la perfection la douceur d'un tank), les morceaux étant cette fois ci beaucoup plus taillés pour le live, entre les gros mid-tempos groovy qui, sans jamais en faire trop, donnent une bouffée de lourdeur à la musique du groupe, et les mélodies jamais surprenantes, mais toujours délicieusement macabres, dont le groupe a le secret, le tout étant bien évidemment poussé à son paroxysme, sous la forme de solos, usant et abusant du fameux combo (qui, si il est sur-utilisé, n'est jamais redondant aux oreilles de tout fan de Death ou de Thrash, en tout cas à ma connaissance) frette aiguë + Harmonique Artificielle + Tremolo Bar des familles, même si toutefois habilement manié, et accompagné d'une once de Shred, discret mais plaisant, la quintessence de la formule étant à mon sens placée sur un "Heedless Servant" sachant également faire dans la lourdeur la plus mastodontesque. Chaque détail qu'a perdu le groupe étant remplacé par un autre, il serait inutile de vous faire une nomenclature exhaustive de chacun d'eux (même si il m'est tout bonnement IMPOSSIBLE de ne pas vous toucher un mot sur les grognements caverneux, métamorphosés et screams puissants et inhumains, ou encore sur le son des guitares, qui est passé d'une mare boueuse de saturation à une mare sanglante de sonorités aiguisées) ; il est à noter cependant que, si globalement, le changement fait perdre au groupe une partie de ses atmosphères boueuses, la musique est paradoxalement beaucoup plus intenses, ceci étant là encore dû à un mixage plus démesuré, mais également à des structures plus maîtrisées, et à un tas d'autres éléments, qui ne rendent la musique du groupe que plus titanesque et sur-puissante, machine de destruction sonore, prête à arpenter (et annihiler) un bon nombre de salles de concert (en France, pourquoi pas ?). En résumé, on est passé d'un Death Old School classique, mais toujours appréciable, à un Death Moderne, classique, mais toujours appréciable. Que dire de plus, à part que c'est toujours appréciable ?

Chronique : Durchfall

WARFATHER - The Grey Eminence

 

Voir les commentaires

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Transcendence

Publié le par Nono666

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Transcendence
HevyDevy Music/InsideOut Music
Style : Ambiant Progressive Metal
Origine : Canada
Sortie : 2016
Site Web : www.devintownsend.com

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Transcendence



01. Truth / 02. Stormbending / 03. Failure / 04. Secret Sciences / 05. Higher / 06. Stars / 07. Transcendence / 08. Offer Your Light / 09. From The Heart / 10. Transdermal Celebration (WEEN cover)

Que ce soit en Project, Band ou son nom seul, ce qu’a produit Devin Townsend a un écho retentissant chez les amateurs de Progressif, de Heavy, de Melancholic Metal, bref d’une bonne partie du public Metal, mais pas seulement. Et même si ce ne fut pas toujours le cas, on se souvient d’OCEAN MACHINE qui eut bien du mal à s’imposer malgré un album imparable, je me souviens encore du coup de gueule des journalistes de Hard Rock Magazine devant le maigre chiffre de vente de cet album (ndlr on parlait à l’époque de 1000 copies, une honte !) et de Tonton Zégut qui, pour rééduquer le public français, avait diffusé trois extraits de cet album, ce qui fut un choc énorme pour votre serviteur. Alors même si les dernières productions du Canadien avaient perdu de leur superbe, un petit coup d’œil, d’oreille à ce qu’il fait a toujours été de rigueur, car, oui, Devin Townsend s’est assagit et ses albums également. C’est pourtant l’âme tourmentée qui généra OCEAN MACHINE, STRAPPING YOUNG LAD, les albums Ziltoid, Addicted, Accelerated Evolution qui m’avait attiré vers cet artiste mais depuis que l’homme se produit sous le nom de DEVIN TOWNSEND PROJECT, le résultat est très variable.

Ce Transcendence souffre malheureusement encore un peu de tout cela, le feel good que Devin étale partout dans sa musique maintenant donne des titres assez pompeux à l’image de "Truth", une introduction de 4 minutes là où tout est dit en 2, où les chœurs grandiloquents se surenchérissent sans cesse, comme pour masquer la pauvreté musicale à laquelle Devin ne nous a pas habitués. On ressent la même chose sur le début d’un "Higher" plus que lourd à digérer. Mais cet album marque également un petit sursaut, même si l’ambiance est toujours plus lumineuse d’album en album ("Higher", "Stars", "Transcendence" ou "Offer Your Light"), avec 2 titres plus intéressants que sont "Stormbending" et son refrain très cotonneux mais pas surchargé et une ambiance mélancolique que l’on n’espérait plus, et "Failure" et son rythme très inhabituel. Car c’est également là que Devin Townsend péchait, des structures identiques, des sonorités identiques, l’homme tournait en rond, et si c’est toujours le cas, le rond est tout de même bien plus grand avec Transcendence. Et si "Failure" montre une tentative d’aller de l’avant, quoi penser de "Offer Your Light" et ses sonorités électroniques très peu convaincantes, d’un déjà entendu qui ne va pas du tout à cette musique au feeling bien plus fin habituellement, un traitement plus old-school de ceci aurait sans doute servi le titre qui se noie là dans un déluge de boite à rythme techno vulgaire, même si on comprend tout à fait ce qu’a voulu essayer de faire Devin Townsend, s’ouvrir des horizons.
 
En viendrait-on à dire que l’on préfère un génie tel que Devin Townsend au fond du trou psychologiquement pour une qualité d’album, certes difficile à appréhender mais absolument imparable et intemporelle, malheureusement on l’envisage sans problème. On se souvient encore du génial Infinity enfanté dans la douleur la plus totale, mais avec cet état permanent, pas certain que Devin serait encore là pour nous proposer sa musique. Alors, oui l’homme a tourné le dos à sa folie créatrice dévastatrice, oui, on la regrette, mais on préfère savoir l’homme plus enclin à rester sur cette terre car si une partie du public peut avoir des regrets au vue du début de carrière, celle-ci peut continuer à écouter les vieux albums comme je le fais, les dernières sorties ne sont pas non plus nauséabondes, et surtout, il y a un large public pour une musique progressive et ambiante comme ce musicien sait en composer. Avec ce nouvel album, on retrouve la patte imparable de Devin Townsend même si le goût de guimauve est encore très fort. Les amateurs de DEVIN TOWNSEND PROJECT ne seront pas déçus par cette nouvelle livraison qui s’inscrit dans la continuité la plus logique.

Chronique : Aymerick Painless

DEVIN TOWNSEND PROJECT - Transcendence

 

Voir les commentaires

BE'LAKOR - Vessels

Publié le par Nono666

BE'LAKOR - Vessels
Napalm Records
Style : Progressive/Dark Death Metal
Origine : Australie
Sortie : 2016
Site Web : www.belakorband.com

BE'LAKOR - Vessels



01. Luma / 02. An Ember's Arc / 03. Withering Strands / 04. Roots To Sever / 05. Whelm / 06. A Thread Dissolves / 07. Grasping Light / 08. The Smoke Of Many Fires

La scène australienne, principalement connue pour ses groupes de Hard Rock, semble actuellement en pleine expansion, avec notamment des groupes comme VOYAGER, TERAMAZE (Progressive Metal) ou encore MESHIAAK et son Thrash groovy, sans oublier BE'LAKOR, l'objet de cette chronique, et son Dark Death Metal à tendance progressive. Bien que formé en 2004 et ayant déjà trois solides albums à son actif, BE'LAKOR n'est sans doute pas le plus connu des combos australiens dans nos contrées. Afin de vous le présenter, nous allons nous intéresser aujourd'hui à Vessels, le quatrième opus de la formation de Melbourne, sorti en Juin dernier. Au menu, huit pistes qui, exceptés "Luma" et "A Thread Dissolves", sont toutes de longues fresques musicales. Le style proposé par BE'LAKOR, tout en restant très personnel, pourra évoquer le vieux OPETH, quand celui-ci pratiquait encore un Death progressif absolument divin. En effet, comment ne pas faire le rapprochement entre les deux groupes quand débute les premières notes de "An Ember's Arc" avec ses arpèges hypnotiques et ses guitares virevoltantes, dégageant une atmosphère pesante. Le travail des guitaristes George Kosmas et Shaun Sykes est tout simplement bluffant tant il est riche et imposant ("Grasping Light"). Tout semble aérien, facile, où même la laideur se transforme en beauté, comme le démontrent, par exemple, les passages les plus violents d'un "Roots To Sever", un pur moment intense fait de bonheur et d'extase au firmament de la noirceur musicale. BE'LAKOR fait preuve d'un immense talent via des compositions extrêmement fines et ciselées, saupoudré d'un génie à l'état pur. Il soigne aussi particulièrement ses entrées en matière ("A Thread Dissolves"), ce qui permet au groupe d'obtenir des morceaux de la trempe d'un "Whelm" au groove majestueux, alternant passages lents et cavalcades lugubres imprimé par un batteur omniprésent. Les quelques notes acoustiques cassant le rythme du titre sont merveilleuses (idem pour "Grasping Light"), somptueuse frénésie s’insinuant dans nos oreilles ébahies. Ce qui va pas continuer avec les sons étranges (également sur "The Smoke Of Many Fires") de "A Thread Dissolves" où seul des chuchotements du chanteur existent à côté de cette musicalité ovniesque tutoyant les sommets. Une sensation qui ne fait que s'amplifier jusqu'à la fin où "The Smoke Of Many Fires" finit de nous achever définitivement. Les mots ne semblent pas assez forts pour exprimer la grandeur d'une telle œuvre, et trop blablater serait l'offenser. BE'LAKOR signe avec Vessels un album digne des grandes heures d'OPETH, alors si vous êtes déçus par la nouvelle orientation prise par les Suédois, ruez vous sur ce quatrième album des Australiens, qui vous ramènera à l'époque bénie des Morningrise et autres My Arms, Your Hearse. Un album sombre et divin à la fois !

Chronique : Papa Bordg

BE'LAKOR - Vessels

 

Voir les commentaires

NOSOUND - Scintilla

Publié le par Nono666

NOSOUND - Scintilla
Kscope Music
Style : Progressive Rock
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.nosound.net

NOSOUND - Scintilla



01. Short Story / 02. Last Lunch / 03. Little Man / 04. In Celebration Of Life / 05. Sogno e Incendio / 06. Emily / 07. The Perfect Wife / 08. Love Is Forever / 09. Evil Smile / 10. Scintilla

Ah, l'Italie, pays ô combien magnifique où se cotoient tant de merveilles, de parfums envoutants et romantiques. L'art architectural, l'opéra, la peinture, la nourriture, les bons vins, et surtout ses femmes sculpturales aux charmes et aux formes diaboliques. Ceci dit, nos chers Italiens sont également passés maitres dans l'art musical Rock et Metal, mon dernier coup de cœur, NOVEMBRE, ne me fera point mentir sur ce point (sans bien sûr oublier DGM ou FLESHGOD APOCALYPSE). Aujourd'hui, c'est NOSOUND qui nous intéresse, groupe formé à Rome en 2002, naviguant dans les sphères du Rock progressif, la formation transalpine nous livre ici son cinquième album, Scintilla. Celui-ci succédant au sublime et troublant Afterthoughts (2013). NOSOUND semble très proche de la sensibilité et des émotions distillées par un certain Steven Wilson ("Last Lunch"). La musique est effectivement épurée au maximum ("Evil Smile"), laissant apparaitre un groupe complétement à fleur de peau, où les atmosphères mélancoliques occupent une place de choix. Les tempi sont lents, hypnotiques et prenants, parfois pesants, avec toujours de somptueux arrangements où le piano et le violon tiennent un rôle important ("In Celebration Of Life", "Emily", "The Perfect Wife", "Little Man"). On a parfois le sentiment que le groupe effleure le spectre Floydien avec une certaine magnificence (le très beau "In Celebration Of Life"). On peut également retrouver avec "Sogno e Incendio" un titre chanté en italien, très imprégnant, subjuguant par ses atmosphères guitaristiques merveilleuses. Mais, comme pour toutes bonnes choses, le voyage a une fin, Scintilla se clôturant par son titre éponyme, avec ses arpèges doux, ses guitares lointaines, chuchotant et déferlant comme les vagues d'un infini océan. NOSOUND fait preuve d'une grandeur d'âme absolue, à l'image d'ANATHEMA, dont on retrouve d'ailleurs Vincent Cavannagh sur deux titres ("In Celebration Of Life" et "The Perfect Wife"), la musique des Italiens dégage une foule de sentiments et beaucoup de sincérité comme peuvent le pratiquer les Anglais ("The Perfect Wife", "Love Is Forever", "Scintilla"). D'ailleurs, sincérité et beauté semblent être les mots qui définissent le mieux ce nouvel opus de NOSOUND, qui scintille en nous telle une foule de souvenirs nostalgiques. Écouter ce genre d'album incite à la réflexion et à une certaine remise en question...

Chronique : Papa Bordg

NOSOUND - Scintilla

 

Voir les commentaires

DOG 'N' STYLE - Pub's Calling

Publié le par Nono666

DOG 'N' STYLE - Pub's Calling
Autoproduction / Dooweet
Style : Heavy Rock
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/dognstylemusic

DOG'N'STYLE - Pub's Calling



01. The Best Of Me / 02. Pretty Fly / 03. I Did Something Bad / 04. One Day / 05. Mad Motorcycle / 06. Night Loser / 07. Running Out / 08. Never Trust An Asshole / 09. Pub’s Calling / 10. Couple Of Beers

DOG 'N' STYLE fait partie de cette nouvelle génération de groupes qui perpétuent l'héritage des ainés tout en apportant un souffle d'air frais à un style indémodable, les Vosgiens enrichissent, par exemple, leur Rock'n'Roll de quelques accents Stoner, le tout gorgé d'une fougue incroyable. Après un EP paru début 2015 qui a notamment permis au groupe de se faire un nom sur les scènes de France mais également de Russie, d'Espagne et du Luxembourg, DOG 'N' STYLE nous revient avec Pub's Calling, un premier album fort énergique qui ne manquera pas de provoquer en vous une irrépressible envie de taper du pied tout en secouant votre opulente crinière. En effet, pas moyen de rester de marbre à l'écoute de titres tels que ce "I Did Something Bad" absolument imparable ou ce "Mad Motorcycle" tout aussi efficace, et ne croyait pas que le groupe s'arrête en si bon chemin, le reste de l'album est du même acabit. DOG 'N' STYLE ne s'encombre pas de fioritures et va droit à l'essentiel, pas une once d'ennui ne viendra perturber l'écoute de ce Pub's Calling direct et sans aucun temps mort. Riffs enjoués, gras et puissants, refrains catchy, la formation d'Epinal envoie du lourd, se montrant relativement affutée via une exécution sans faille, nous proposant là un album dynamique à l'enthousiasme communicatif. Un excellent disque de Rock'n'Roll high energy absolument imparable qui, incontestablement, fera le bonheur des amateurs du genre !

Chronique : Nono666

DOG'N'STYLE - Pub's Calling

 

Voir les commentaires

THE DEAD DAISIES - Make Some Noise

Publié le par Nono666

THE DEAD DAISIES - Make Some Noise
SPV/Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.thedeaddaisies.com

THE DEAD DAISIES - Make Some Noise



01. Long Way To Go / 02. We All Fall Down / 03. Song And A Prayer / 04. Mainline / 05. Make Some Noise / 06. Fortunate Son (Creedence Clearwater Revival Cover) / 07. Last Time I Saw The Sun / 08. Mine All Mine / 09. How Does It Feel / 10. Freedom / 11. All The Same / 12. Join Together (The Who Cover)

THE DEAD DAISIES remet le couvert peu de temps après un Revolución qui était plutôt prometteur, proposant un Hard Rock bien graisseux mais dont on aurait aimé un brin de mélodies supplémentaires. Et de se dire alors qu'avec le suivant, ce serait parfait avec une orientation davantage axée en ce sens. Malheureusement, l'attente fut vaine puisque Make Some Noise nous propose la même recette avec, certes, ce gros son, mais sans cette inspiration nécessaire pour pouvoir surpasser son prédécesseur. Le tout sonnant bien mais restant somme toute un poil lassant, la faute à des refrains souvent répétitifs et sans reliefs, bref le genre d'album qu'on écoute et réécoute à sa sortie mais que l'on ne ressortira pas forcément très souvent par la suite. Rien n'est pourtant désagréable, loin de là, mais ça ne décolle pas et ce n'est pas l'arrivée de Doug Aldrich en remplacement de Richard Fortus qui changera la donne. Mais ça, on s'en doutait, sachant que ce dernier, bien qu'il soit un guitariste affuté, n'a jamais apporté une once de feeling au sein de DIO ou de WHITESNAKE... Make Some Noise ne confirme donc pas les espérances de Revolución, pourtant les premières notes de "Long Way To Go" avec ce riff qui sonne comme un futur classique était intéressant. Le suivant, "We All Fall Down", possède un refrain sympa facilement mémorisable, et "Song And A Prayer" est doté des meilleurs couplets de l'album, mais le refrain est assez plat. L'énervé "Mainline", assez VAN HALEN, période David Lee Roth, dans l'esprit, ne va hélas nulle part... et l'éponyme "Make Some Noise" n'est pas des plus captivant, c'est le moins que l'on puisse dire. On retrouve un regain d'intérêt avec la reprise de "Fortunate Son", ce qui en dit long malheureusement... puis "Last Time I Saw The Sun" nous ramène à la réalité avec pourtant toujours ce super son mais qui ne suffit pas à nous éviter l'ennui. "Mine All Mine", "How Does It Feel" ou "Freedom" sont dans ce même registre qui fait qu'on décroche petit à petit, au fur et à mesure... "All The Same" résume bien la situation et porte bien son titre. Et ce n'est pas la deuxième reprise, "Join together", en guise de final, qui fera changer de comportement l'auditeur. Déception donc pour ce Make Some Noise qui, se voulant pourtant encore plus Hard que le précédent et ne comportant aucune ballade, n'est pas assez inspiré pour en faire un album mémorable.

Chronique : Renegade88

THE DEAD DAISIES - Make Some Noise

 

Voir les commentaires

FORTERESSE - Thèmes Pour La Rébellion

Publié le par Nono666

FORTERESSE - Thèmes Pour La Rébellion
Sepulchral Productions
Style : Atmospheric Black Metal
Origine : Canada
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/Forteresse

FORTERESSE - Thèmes Pour La Rébellion



01. Aube de 1837 / 02. Spectre de la Rébellion / 03. Là où Nous Allons / 04. Par la Bouche de Mes Canons / 05. Le Sang des Héros / 06. Forêt d'Automne / 07. Vespérales / 08. Le Dernier Voyage

Dix ans déjà, que le nom commun « forteresse » n'est plus si commun que ça, en tout cas au cœur des amateurs de la scène Metal Noir Québécoise, à laquelle sera dédié un premier album aussi culte par son nom que par sa musique (et notamment sa délectable introduction, à laquelle vous avez tous, et ceci, sans aucune exception, pensé de manière immédiate et intense). Dix ans, un bon âge, pour sortir, sous le nom de Thèmes Pour La Rébellion (notez tout de même que l'on parle ici de la rébellion des patriotes Québécois, un thème sur lequel je ne saurais mieux vous renseigner qu'une page Wikipédia, qu'un livre, ou que les membres du groupe) un album, occupe le poste de prébende d'une discographie d'ores et déjà culte. Thèmes Pour La Rébellion ; difficile de parvenir à un nom plus seyant à la matière sonore que nous propose le combo Canadien, sur cette dernière sortie.

Par ses mélodies mélancoliques, par son intensité débonnaire, par son atmosphère enfiévré, par sa grandeur grisante, par ses saveurs incandescentes, par ses riffs frénétiques, par sa majesté monolithique, par ses inspirations transcendantes, cet album est une libération. Hymne à un chaos bel et bien réel, à un passé aussi cruel qu'héroïque et absurde, certes, et pourtant, une profonde impression, à la fois naïve, nocturne et, je l'espère en tout cas, universelle, de liberté à la fois absolue et humaine, teintée d'une nostalgie attrayante et mystérieuse. Et pour cause, chaque note de cet album est parfaitement pensée, en harmonie naturelle avec ses paires, toujours accompagnée de ce concept obscur, au delà de l'élégance et des quelques mots futiles que notre si belle langue, si bien menée par le combo, sût tenter, malheureusement en vain (et ce, sans oublier la batterie, qui, au delà des blast beats primaires, mais si intelligents (j'en prends pour exemple "Vespérale", où les percussions amplifient jusqu'à n'en plus pouvoir une mélodie douce et excitante), qui recouvrent l'album, sait s'imposer dans des plans plus complexes et originaux, pour un Black Metal de ce type) ; même débat linguistique pour l'adjectif « épique », souvent, d'après la plume de maintes chroniqueurs, épithète à cette dernière œuvre de FORTERESSE, et que je n'oserai lui infliger, tant les sonorités du groupe m'évoquent des images réelles et saisissante, bien au delà de la décadence de ce mot (qui, je le précise, était à la base tout à fait noble, avant d'être souillé à tort et à travers par nos époques modernes). S'offrant constamment (et sans relâche) à une tristesse persistante (mais assez maîtrisée pour n'être tragique que quand il le faut), dans son son de guitare rugueux mais jamais désagréable (tout, dans le Black Metal, et dans mes écrits, me semble paradoxal), se noyant brillamment dans sa nature profonde et exquise, la musique, alors, n'est plus que vague, vents et nature maritime, dans sa mer furieuse de saturation (pourtant brisée par les cleans religieux de "Le Dernier Voyage", qui clôt impérialement l'album), ses atmosphères, précédant ou suivant une tempête, sa puissance ingérable, son ivresse spirituelle, sa vérité inexistante, que l'on cherche en vain, mais surtout, par cet amour impuissant et éperdu qu'on lui voue tant bien que mal, dans une adiaphorie chaleureuse et délicieusement attirante.

Ici nous est offert l'album le plus intenses, le plus mature, le mieux pensé de FORTERESSE ; un laps de temps supérieur aux autres, un voyage désinvolte et affranchi, d'une pureté propre à une musique, qui se voulut à la base sale et repoussante. Ose-t-on encore traiter le Black Metal de fermé, quand celui ci brise les barrières, jusqu'à celle que l'on imaginerait ?

Chronique : Durchfall

FORTERESSE - Thèmes Pour La Rébellion

 

Voir les commentaires