ORACLES - Miserycorde
ORACLES - Miserycorde
Deadlight Entertainment
Style : Melodic Death Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2016
Site Web : www.oraclescult.com
01. An Adagio For The Callous / 02. The Tribulation Of Man (ft. Per Nilsson of Scar Symmetry) / 03. Catabolic (I Am) / 04. Quandaries Obsolete (ft. Ryan Knight of Black Dahlia Murder) / 05. Scorn / 06. Body Of Ineptitude (ft. Jeff Loomis of Arch Enemy) / 07. Remnants Echo / 08. Canvas Of Me / 09. S(k)in / 10. The Beautiful People (Marilyn Manson Cover) / 11. We, The Indifferent
ORACLES, projet le moins avorté d'un hybride des membres des groupes ABORTED et SYSTEM DIVIDE (les deux ayant pour membre commun l'impérial vocaliste Sven de Caluwé, que je ne puis, en tant qu'inénarrable (et prétentieux) laudateur, que flagorner de mille-et un mots), posa dès les premiers extraits une question qui lui est existentielle : ce projet a-t-il une réelle raison d'être ?
Vous me savez bien évidemment doté (tel un oracle) d'une capacité à prévoir vos réactions, et, sachez le, je vois l'incompréhension dans le regard de certain. Rassurez vous ; je suis bien évidemment ici (en réalité, cette chronique n'est pas un lieu, mais la langue Française fait que vous êtes à n'en point douter capables de me comprendre) afin d'éclairer votre lanterne déboussolée (je trouve cette mixture de métaphores fort seyante). Ainsi, tentons de décrire, en quelques mots simples, efficaces, et compréhensibles par le plébéien que tu es, le groupe SYSTEM DIVIDE. Disons, la recette ABORTED, à laquelle on aurait appliquée une couche de mélodies et de chant clair féminin. Eh bien, il est temps pour vous, si le premier (et à l'heure actuelle unique) album d'ORACLES (Miserycorde, puisqu'il est bienvenu de citer le nom du sujet) n'est pas parvenu à vos oreilles, d'apprendre que les mots qui sont à SYSTEM DIVIDE une description « en quelques mots simples, efficaces, et compréhensibles par le plébéien que tu es » (pour citer un grand écrivain), s'appliquent à peu près à notre hybride favori. Cependant, il reste (heureusement) beaucoup de choses à me récriminer. Premièrement, le chant féminin n'est pas tout à fait doté du même timbre (même si la technique de chant s'en rapproche), et je tiens à profiter de cette auguste phrase pour saluer la performance de la vocaliste Sanna Salou, dont la voix intense et maîtrisée est fort appréciable (même pour ceux qui, comme moi, ont BEAUCOUP de mal avec cette manière de chanter), malgré le fait que les mélodies interprétées ne soient pas incroyablement originales ou inspirées (je me dois tout de même d'admettre que certaines sont très bien pensées et efficaces, notamment sur "Remnants Of Chaos" ou "Skin".). De plus, n'oublions pas que trois membres d'ABORTED sont présents dans cette formation, et que, par conséquent, on a le droit à une gerbe de riffs qui tuent (entre groove et brutalité, comme par exemple sur "Catabolic (I Am)"), aux incroyables et intenses solos de Mendel (le génie de ce guitariste n'est plus à prouver, la plupart des projets où il inclut sa guitare étant de francs succès), au chant furieux et inhumain de Sven, à quelques Breaks bien sentis (entre autres, sur "Scorn"), et à une batterie furieuse et implacable (cette fois, tout du long durant), soutenant à merveille le chaos sonore gentillet qu'insufflaient déjà aux compositions les musiciens précédemment cités, doublés d'une production ultra moderne et puissante, que l'on connaissait déjà du groupe Belge. Rajoutez à cela les tonnes d'arrangements plus ou moins symphoniques (les claviers doublent une grosse partie de la musique, et notamment les passages chant clair), et vous obtenez Miserycorde ; Verdict ?
Si ORACLES n'a rien d'un groupe passionnant, que ça soit pour les fans d'ABORTED (qui lui préféreront largement Retrogore et Termination Redux, les parties tirées du combo Belge s'apparentant évidemment aux deux derniers du groupe), ou ceux de SYSTEM DIVIDE, on ne peut pas nier avoir passé un moment sympathique à l'écoute de cet album, qui reste cependant largement oubliable (le groupe n'arrivant pas à créer une réelle aura, ni d'atmosphères prenantes), certains éléments en faisant tout de même une œuvre intéressante à écouter. Les amateurs de Manson pourront toutefois se délecter d'une reprise de "The Beautiful People", façon Death Mélo moderne.
Chronique : Durchfall
