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DARK FUNERAL - Where Shadows Forever Reign

Publié le par Nono666

DARK FUNERAL - Where Shadows Forever Reign
Century Media Records
Style : Black Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.darkfuneral.se

DARK FUNERAL - Where Shadows Forever Reign



01. Unchain My Soul / 02. As One We Shall Conquer / 03. Beast Above Man / 04. As I Ascend / 05. Temple Of Ahriman / 06. The Eternal Eclipse / 07. To Carve Another Wound / 08. Nail Them To The Cross / 09. Where Shadows Forever Reign

En voilà un bien bon album de Black Metal, qui débute très très fort ! Le premier titre "Unchain My Soul" est magnifique : tout y est ! Blasts tonitruants (il faut dire que le batteur sait jouer), riffs entrainants et mélodieux, agressivité... Un cocktail détonant qui ne présage que du bon. Dans Where Shadows Forever Reign, les titres s’enchainent avec savoir-faire et mélodie : des riffs accrocheurs, des blasts et des passages plus lents, de l’émotion, de la mélancolie et un brin d’agressivité. "As I Ascend" est très réussie également, plus lente, plus triste aussi. "Where Shadows Forever Reign", titre éponyme, clôture très bien l’album. Un hymne à la nuit, aux ténèbres et à la gloire du cornu... Sortez donc vos piques et vos bibles sataniques ! Cependant, on peut tout de même reprocher deux choses à cet album : d’abord sa prévisibilité. En effet, on s’attend aux différents changements et plans... Des guitares qui attaquent seules, des passages lents, suivis d’un blast, de beaux riffs agrémentés de cris : des plans classiques du Black Metal. DARK FUNERAL sont des pionniers, ils composent du Black Metal depuis longtemps (1993), voilà leur sixième album (sans parler des EP ou des splits) et ça se sent. Tout est attendu, pas de surprise. Ensuite, le thème reste trop classique et sans fioriture : je vous le donne en mille : le SATANISME (bon ok, et la mort, les ombres de la nuit, les sacrifices, l’enfer, les démons... et « toussa toussa »). Rien de très nouveau, ni d’original. Cela dit, ça fonctionne bien ! C’est démoniaque, malsain, parfois mélancolique, comme pour "Temple Of Ahriman", qui est plus lente et ténébreuse. La mélancolie prend le dessus et on se laisse facilement emporter ! Quant à la cover, avec cet homme, cet arbre mort, ces montagnes et cette brume, le tout bleuté, elle n’est pas non plus des plus originales. J’ai vu un internaute déclarer : « Ils se plagient eux même » (concernant leur cover). Et je suis assez d’accord... Bon, en termes de marketing, au moins, c’est identifiable. Mais tout le problème est là ! Font-ils de la musique, inventent-ils encore quelque chose, créent-ils quelque chose de nouveau, ou font-ils du marketing à but commercial ? Cela dit, cet album est tout de même une réussite : de très beaux morceaux, des plans efficaces et des musiciens performants. Il s’écoute avec plaisir, même s’il ne révolutionne pas le style et ne déroge à aucune règle !

Chronique : Fanny

DARK FUNERAL - Where Shadows Forever Reign

 

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C.O.P. UK - No Place For Heaven

Publié le par Nono666

C.O.P. UK - N0 Place For Heaven
UDR Music
Style : Melodic Heavy Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : http://copuk.com

C.O.P. UK - No Place For Heaven

     

01. The Core / 02. My Blood / 03. Kiss Of An Angel / 04. Take It To The Grave / 05. No Place For Heaven / 06. Burn Hell / 07. Halo / 08. Catch Me If You Can / 09. No Mans Land / 10. One In A Million / 11. Stranger Than Fiction

C.O.P. UK, plus connu sous le nom de CRIMES OF PASSION (UK pour l’origine) en est, avec ce No Place For Heaven, à son troisième opus. Et ce n’est pas beaucoup comparé au niveau du groupe ! Dès l’ouverture de l’album, on a à faire à une intro dingue qui nous plonge dans le fabuleux univers de C.O.P UK. "The Core" nous montre déjà le niveau technique du groupe. Le chanteur Dale Radcliffe, qui est plus que génial, n’est pas sans rappeler ZP Theart (TANK, I AM I, ex-DRAGONFORCE) même si un peu moins technique… Quoique ?? Tous les musiciens sont au top et cela donne quelque chose d’exceptionnel et de touchant. Les enregistrements sont bien arrangés - sans fioritures - et les chœurs sont parfaitement mis en valeur et nous font un peu penser à DEF LEPPARD. Les solos sont super bien construits, la basse se fait entendre quand il le faut et pour ce qui est du batteur, on n’a rien à lui reprocher ! Le groupe à su faire appel à une superbe chanteuse sur "No Place For Heaven", le titre qui donne son nom à l’album. Cette chanson a d’ailleurs la particularité d’avoir une composition assez atypique pour ce qui est de l’ordre des paroles, ce qui est positivement surprenant et très intriguant ! On passe ensuite à un registre plus frais, dynamique et jeune. "Halo" est l’exemple type du titre que l’on a envie de se réécouter sans fin... Probablement une des meilleures chansons de l’album. La plus rapide aussi, ce qui n’est pas sans nous faire penser à un certain groupe nommé DRAGONFORCE... Le seul reproche que l’on pourrait faire à certains titres serait, soit de faire trop musique de film ou de jeu vidéo comme "No Mans Land" et "Catch Me if You Can" ; soit de perdre tout l’esprit du groupe qui a été instauré depuis le début de l’album, ce qui fait aussi perdre son charme à la musique comme sur "One In A Million" qui commence par une intro de synthé excellente, malheureusement, cette première impression est un peu gâchée par ce couplet  screamé (bien - même très bien - certes) et par ce solo de guitare pas forcément très bien géré du côté des effets, voire même de la composition... Heureusement, on retrouve l’esprit C.O.P UK à la fin du titre, ce qui nous ferait presque (PRESQUE) oublier le début de ce titre. "Stranger Than Fiction", la clôture de l’album est, par contre, magnifique et pleine d’émotion. Les lignes de guitare rythmique comme soliste sont géniales. Le chant est plus qu’hallucinant et intense et s’accorde magnifiquement bien avec les chœurs qui, eux, sont super bien arrangés sur les refrains. On a envie de chanter ces derniers à tue-tête. C.O.P UK n’a pas chômé et cela s’entend. Cet album est excellent. On a à faire à de vrais pros qui semblent être inspiré par des groupes tels que DRAGONFORCE, GUNS N ROSES, KISS... (la liste est longue). Pour ce qui est des textes, on est plus de l’ordre de DEF LEPPARD: la recette parfaite pour la réussite ! Leur musique est capable de satisfaire toutes les classes d’âge ! Même si leurs influences sont nombreuses et reconnaissables, ils créent leur propre musique et ont un son déjà très reconnaissable. Chance du débutant ou talent ? Je crois que la question ne se pose même pas, moi je suis sûre de mon choix ! Et vous ?

Chronique : mhEL

C.O.P. UK - No Place For Heaven

 

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THUNDERSTONE - Apocalypse Again

Publié le par Nono666

THUNDERSTONE – Apocalypse Again
AFM Records
Style : Power Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.thunderstone.org

THUNDERSTONE - Apocalypse Again



01. Veterans Of The Apocalypse / 02. The Path / 03. Fire And Ice / 04. Through The Pain / 05. Walk Away Free / 06. Higher / 07. Wounds / 08. Days Of Our Lives / 09. Barren Land

Les Finlandais de THUNDERSTONE sortent enfin leur sixième album studio, Apocalypse Again. Il aura fallu en effet presque sept ans pour mettre la main sur le successeur de Dirt Metal. Le groupe nous avait quitté avec cet opus en intronisant Rick Altzi au poste de chanteur. Pour Apocalypse Again, THUNDERSTONE a vu son chanteur originel, Pasi Rantanen, revenir à la maison, Altzi étant allé chez MASTERPLAN. Vu le titre (et le clin d'œil flagrant au film Apocalypse Now), on sent que le groupe a envie de repartir sur les chapeaux de roue. Et c'est effectivement une bonne dose de Power Metal bien mélodique qui nous attend. C’est un groupe typiquement finlandais et ça s’entend. Globalement, l’album n’est pas super original (ce qui n’est pas un défaut en soi). On a toujours ce concept pochette très « THUNDERSTONE » dans l’ensemble mais beaucoup plus évolué que sur les albums précédents. On accroche ou pas. Ne vous y trompez pas, même si je semble peu convaincue, j’ai vraiment apprécié ce disque ! Apocalypse Again ouvre la marche sur "Veterans Of The Apocalypse". Probablement un des meilleurs titres de l’album C’est l’exemple type de chanson qui reste coincé dans le bulbe rachidien dès la première écoute, notamment grâce au chœur sur les refrains qui concluent ce titre. "Path" (avec un petit air d’AVENGED SEVENFOLD en intro) et "Fire and Ice" montent aussi sur le podium, et "Walk Away Free" n’a rien à leur envier ; ces trois titres sont caractéristiques du vieux THUNDERSTONE qu’on a toujours aimé. On regrette que le milieu de l’album ne tienne pas la cadence des premiers titres. "Higher" par exemple n’élève pas THUNDERSTONE aussi haut qu’ils le souhaiteraient. La ligne de guitare est franchement lourdingue, on a l’impression que la chanson ne va pas finir même si les soli essayent d’arranger le tout. On a du mal à cerner les chansons, le tout semble moins construit et la partie de batterie devient ennuyante. On préfère largement entendre Atte Palokangas et sa double pédale ! Heureusement, le groupe redémarre pied au plancher. On retrouve ce côté vaguement symphonique (avec un petit air de SYMPHONY X) de THUNDERSTONE qui nous plaît tant dans les derniers titres. "Day Of Our Lives" se démarque des autres chansons grâce à sa ligne de basse simple mais efficace. Les solos de guitares sont enchanteurs, les effets très bien combinés, et Rantanen reprend du poil de la bête ! Si l’on devait découper l’album en trois parties ce serait : très bon début – petit ventre mou – fin correcte. Apocalypse Again est une sorte de retour aux sources, bien écrit, mélodique à souhait et truffé d’exploits guitaristiques en tout genre. THUNDERSTONE parvient à rester assis sur son trône parfois branlant et à garder la tête haute en nous livrant ce que nous n’espérions plus attendre de lui il y encore quelques années. C’est éminemment respectable !

Chronique : mhEL

THUNDERSTONE - Apocalypse Again

 

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DEATH ANGEL - The Evil Divide

Publié le par Nono666

DEATH ANGEL - The Evil Divide
Nuclear Blast
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.deathangel.us

DEATH ANGEL - The Evil Divide



01. The Moth / 02. Cause For Alarm / 03. Lost / 04. Father Of Lies / 05. Hell To Pay / 06. It Can't Be This / 07. Hatred United/United Hate (feat. Andreas Kisser) / 08. Breakaway / 09. The Electric Cell / 10. Let The Pieces Fall / 11. Wasteland (Bonus track)

Depuis son retour en 2001, DEATH ANGEL n'a eu de cesse d'offrir des albums tous plus percutants les uns que les autres. Si The Art Of Dying (2004) et Killing Season (2008) ont permis au groupe de se remettre sur les bons rails, c'est davantage avec Relentless Retribution (2010) et The Dream Calls For Blood (2013), deux albums difficilement attaquables, que DEATH ANGEL a retrouvé son meilleur niveau. Et pourtant ce n'était rien comparé à ce huitième album studio... En effet, The Evil Divide est sans doute ce que DEATH ANGEL a proposé de plus costaud depuis son come back. Si l'on devait faire une comparaison, ce cru 2016 serait à rapprocher d'un Act III (1990), notamment en raison de sa grande diversité, alternant purs moments Thrash ("The Moth", "Cause For Alarm", "Hatred United, United Hate", le furieux "Breakaway") et mid tempo inspirés (l'inattendu et magnifique "Lost", "It Can't Be This"), le tout parfaitement équilibré entre rapidité, agressivité ("The Moth", "Cause For Alarm") et moments plus calmes mais tout aussi efficaces ("The Electric Cell"). On retrouve ici un groupe au sommet de son art, Mark Osegueda se montre toujours aussi remarquable vocalement, mélant rage et mélodie avec une aisance incroyable, les guitares sont incisives et puissantes à souhait, chapeau également à cette section basse/batterie, constituée de Damien Sisson et Will Caroll, qui assure ici une rythmique particulièrement Heavy et implacable. Ne souffrant d'aucune faiblesse, The Evil Divide est incontestablement le disque le plus abouti du combo ricain. Visiblement, l'Ange de la Mort n'a pas encore dit son dernier mot... Véritable coup de maître, ce nouvel album possède tous les ingrédients pour nous asséner le coup de grâce. L'album Thrash de l'année, ni plus, ni moins !!!

Chronique : Nono666

DEATH ANGEL - The Evil Divide

 

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PHANTOM V - Phantom V

Publié le par Nono666

PHANTOM V - Phantom V
Frontiers Music
Style : Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2016
Site Web : www.frontiers.it

PHANTOM V - Phantom V



01. All The Way / 02. Blue Dog / 03. Someday / 04. Don't Touch The Night / 05. Renegade / 06. Flying High / 07. Since You're Gone / 08. They Won't Come Back / 09. Frontline / 10. We Both Had Our Time / 11. Why / 12. Sing Along (Bonus track)

Voici un énième projet estampillé Frontiers, né d'une initiative du chanteur/guitariste/producteur Michaël VOSS (MAD MAX entre autres, mais aussi sur l'excellent Temple Of Rock de MICHAEL SCHENKER en 2011) et de Claus LESSMANN (BONFIRE) dont la voix n'est pas si éloignée de celle de son compère. On y rajoute l'actuel bassiste de MICHAEL SCHENKER'S TEMPLE OF ROCK, Francis BUCHHOLZ, qu'on ne présente plus pour sa carrière au sein de SCORPIONS. Et pour n'oublier personne, les deux autres membres sont Robby BOEBEL (FRONTLINE) et Axel KRUSE (JADED HEART). Le registre de PHANTOM V est un Hard Rock mélodique tendance années 80, bien produit et alléchant dès les premières mesures de "All The Way". Le riff est très bien trouvé, ce qui en fait un des meilleurs titres de l'album. On poursuit d'ailleurs très bien avec "Blue Dog" et son superbe solo. Hélas, peu à peu l'intérêt se trouve amoindri, non pas que "Someday" soit mauvais, mais il sonne déjà plus convenu et moins accrocheur. "Don't Touch The Night" enfonce le clou dans le mauvais sens que "Renegade" viendra un peu redresser... mais nous sommes bien loin de l'entame intéressante de l'album. "Flyin High" est très loin de nous faire voler tant ce morceau est plat, passons à la suite avec la ballade "Since You're Gone", pas désagréable mais pas inoubliable non plus. Bon, restons optimiste pour la suite avec ce gros riff qui annonce "They Won't Come Back"... pas trop mal oui, mais rien d'exceptionnel, on se décourage peu à peu même si "Frontline" nous redonne un coup de fouet grâce à sa mélodie avant le refrain qui, lui, demeure encore bien banal. "We Both Have Our Time" s'écoutera poliment, comme l'album finalement, sans vraiment se dire qu'on tient une oeuvre mémorisable dans plusieurs années. "Why" ou le bonus track "Sing Along" ne sauverons pas la donne et ne permettront pas à ce Phantom V de se hisser beaucoup plus haut que la moyenne. Vraiment dommage vu le potentiel de la formation et du début avec les deux premiers très bons titres. Au final, un poli 6 de justesse, pour un album pas désagréable mais manquant cruellement de consistance, un peu comme le dernier SUNSTORM... PHANTOM V pourrait sans doute faire beaucoup mieux...

Chronique : Renegade88

PHANTOM V - Phantom V

 

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MINDWARP - A Cold Black Day

Publié le par Nono666

MINDWARP - A Cold Black Day
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2016
Site Web : www.mindwarp.ch

MINDWARP - A Cold Black Day



01. Cold Analysis / 02. Black Day / 03. Descent To Hell / 04. A Current World / 05. Insomnia Of Misfortune / 06. Anxiety / 07. Hatred And Freedom / 08. Dark Light / 09. Artemis

Après un petit hiatus de 3 ans entre 2004 et 2007, les Suisses de MINDWARP ont planché sur un deuxième album qui voit le jour neuf années plus tard sous le nom de A Cold Black Day. Un long moment me direz-vous, mais le groupe a du faire face à la valse des guitaristes et batteurs pour finalement recruter deux membres de CARCARIASS, excellent groupe de Death Metal par ailleurs. Entre-temps, MINDWARP avait publié un EP 3 titres en 2011 et une démo, mais cet album semble être un tout nouveau départ puisque le groupe parle de sa création en 2015 avec l’arrivée de ces fameux CARCARIASS. La production a été confiée à Drop, bassiste de SAMAEL, pour un résultat satisfaisant même si on sent encore un certain manque de puissance de frappe dans le Death Metal des Suisses avec un son manquant un peu de dynamique, comme s’il était trop compressé. Dans les faits, on pense beaucoup à des groupes comme THE HAUNTED, HATESPHERE ou DARKANE. Avec "Cold Analysis" et ses leads bien sentis à la ARCH ENEMY, MINDWARP met clairement le niveau au-dessus de bien des sorties, et même si tout cela sent un peu le déjà entendu, le résultat est tellement entrainant et percutant que l’on rentre de suite dans l’univers du groupe. Un univers post-apocalyptique aux couleurs plutôt noires qui contrastent avec les mélodies assez lumineuses (attention, je n’ai pas dit joyeuses) de la guitare, et un "Black Day" renvoie autant vers ARCH ENEMY (ce chant de Fred tire un peu sur le gimmick parfois) qu’AMON AMARTH tant le lead de guitare semble directement inspiré par les Suédois. Mais voilà, les Suisses piochent dans beaucoup de gimmicks de suite reconnaissables, certes, mais les insuffle avec tellement de conviction et de fluidité que cet A Cold Black Day pourrait rapidement s’affirmer comme une réelle galette sympathique pour les amateurs de Death Metal à tendance groovy et assez actuelle tout de même. Alors si le mode je répète mes classes ne vous dérange pas, que vous avez juste envie de taper du pied et de découvrir un groupe qui pourrait avoir un avenir, MINDWARP semble tout indiqué même si le côté ultra-classique de cet album est aussi son défaut principal. Par contre, pour ce qui est du retour, quelle inspiration d’avoir recruté Bertrand SIMONIN à la batterie et Pascal LANQUETIN à la guitare, car sur cet album, ils élèvent clairement le niveau du groupe qui offre là un album plutôt varié dans un style très balisé mais qui va de HATESPHERE à AT THE GATES en passant par ARCH ENEMY ("Anxiety"), AMON AMARTH ou THE HAUNTED, plutôt flatteur donc !

Chronique : Aymerick Painless

MINDWARP - A Cold Black Day

 

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EROS - The Damage Is Done

Publié le par Nono666

EROS - The Damage Is Done
Autoproduction
Style : Groove Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.facebook.com/erossexnroll

EROS - The Damage Is Done



01. Sex n’Roll / 02. Rotten Hero / 03. Fuck Me / 04. My Heart Is Black / 05. Roundtrip In Your Ass / 06. Zombie Apocalypse / 07. Lost Control / 08. Child In Flames / 09. Blasphemers / 10. Si Vis Pacem Para Bellum

Bon, encore une fois nous avons quelques mois de retard sur ce coup-là, car EROS a publié son premier effort, The Damage Is Done, en fin d’année dernière. Mais c’est la prestation des jeunes bordelais au Chaulnes Metal Fest Contest du 30 janvier 2016 qui nous a donné envie de découvrir leur musique en version studio. Grand bien nous en a pris car voici un album rafraichissant qui sort du lot au sein d’une scène française assez portée sur le Metal extrême. EROS y affirme sans complexe une identité qu’on pourrait qualifier de « mainstream » au sens positif du terme, c’est à dire « à même de plaire au plus grand nombre ». Force est d’admettre que les appellations choisies par le groupe pour se définir (Groove Metal ou encore Sex n’Roll puisque certains textes sont plutôt... fleuris !) sont appropriées. On apprécie la variété de la musique, qui évolue sans problème entre morceaux directs et pleins de groove et passages plus agressifs (avec même un côté Heavy Metal prononcé sur "Child In Flames"), ainsi que la ballade de rigueur ("Lost Control"). Les premières écoutes offrent même cette sensation grisante qui consiste à se demander ce que le combo nous réserve sur la piste suivante. Il en va de même pour les vocaux de Sophie, la jeune chanteuse s’avérant aussi convaincante dans un style clair et parfois cajoleur que dans des hurlements qui ne tombent heureusement pas dans le cliché du growl. The Damage Is Done est en outre parfaitement interprété et on sent particulièrement que les guitaristes se sont fait plaisir, sans jamais tomber dans le hors-sujet avec des démonstrations inutiles. La mise en son est très pro également, même si elle manque d’un soupçon de mordant supplémentaire. Mais c’est là pinailler car, si EROS a encore une belle marge de progression devant lui (digestion des influences, prononciation – l’intégralité du disque est chantée dans la langue de Shakespeare – paroles encore un peu « vertes »…), il peut être fier de ce premier essai très réussi, ainsi que du niveau qu’il a d’ores et déjà atteint sur scène.

Chronique : Morbid S.

EROS - The Damage Is Done

 

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RIVAL SONS - Hollow Bones

Publié le par Nono666

RIVAL SONS - Hollow Bones
Earache Records
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.rivalsons.com

RIVAL SONS - Hollow Bones



01. Hollow Bones, Pt. 1 / 02. Tied Up / 03. Thundering Voices / 04. Baby Boy / 05. Pretty Face / 06. Fade Out / 07. Black Coffee / 08. Hollow Bones, Pt. 2 / 09. All That I Want

Mine de rien, Hollow Bones est déjà le cinquième album de ce fantastique groupe américain qu'est RIVAL SONS. Pratiquant un Hard Rock aux multiples influences telles le Rock, le Blues ou la Soul, on retrouve ici l'influence de groupes mythiques comme FREE, THE ANIMALS, DEEP PURPLE et surtout LED ZEPPELIN, flirtant même, à certains moments, avec le spectre de PINK FLOYD (la beauté sombre d'un "Fade Out"). Le jeu de Scott Holiday n'étant pas sans évoquer celui de David Gilmour, comblé par la grâce et le talent divin. Et de talent, cet album en regorge ! Comment ne pas succomber à ce "Black Coffee" où le Blues/Hard Rock à la LED ZEPPELIN se mélange à des choeurs soul et des guitares flamboyantes respirant la douleur mais aussi la foi et l'espoir, le tout porté par un chant possédé façon « Robert Plant meets James Brown ». Ca groove, ça claque, et la folie vocale s'empare de Jay Buchanan. L'influence du Dirigeable transpire à chaque instants, à chaque note, comme en attestent les Pt.1 & Pt.2 du faramineux "Hollow Bones" au refrain fédérateur. RIVAL SONS, en plus de jouer avec les standards établis, se permet même quelques petites fantaisies bien senties. Quand débarque "Tied Up", on ne peut s'empêcher d'exulter et de ressentir comme l'émotion d'un vieux film noir américain. La voix de Jay Buchanan y est troublante, faisant preuve d'une grande palette de sentiments. "Thundering Voices", au riff proche de DEEP PURPLE, laisse toujours transparaître ce chant aux trémolos spectraux digne d'un Robert Plant, avant que le groove de la Soul ne s'empare de "Baby Boy" et nous parcoure de frissons. Hollow Bones se conclue en douceur avec un "All That I Want" nous transportant dans le monde de la transparence et de l'inaccessibilité que quelques notes acoustiques et des arrangements classiques suffisent à embellir inexorablement. RIVAL SONS accouche là d'une oeuvre éblouissante, un album de haute volée appelé à faire date dans l'histoire musicale du Rock avec un grand « R ». Hollow Bones ou le Rock dans tous ses états !

Chronique : Papa Bordg

RIVAL SONS - Hollow Bones

 

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HELLYEAH - Unden!able

Publié le par Nono666

HELLYEAH - Unden!able
Eleven Seven Music
Style : Groove Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.hellyeahband.com

HELLYEAH - Unden!able



01. ! (Intro) / 02. X / 03. Scratch A Lie / 04. Be Unden!able / 05. Human / 06. Leap Of Faith / 07. Blood Plague / 08. I Don't Care Anymore / 09. Live Or Die / 10. Love Falls / 11. 10-34 / 12. Startariot / 13. Grave

HELLYEAH sort en ce début juin son nouvel album Unden!able, et à la première écoute, ce qui marque d'emblée, c'est la qualité du son, un son qui en impose ! Concocté par Kevin Churcko, la production se révèle toujours aussi puissante, compacte et percutante, mettant parfaitement en valeur les qualités du groupe. Si Blood For Blood (2014) avait pu en décevoir certains, manquant quelque peu d'inventivité et de mordant, la déception n'a plus lieu d'être avec cet Unden!able qui se montre nettement supèrieur à son prédécesseur. Les riffs sont inspirés et tranchants (celui de "Blood Plague" aurait pu figurer sur le Master Of Puppets de qui vous savez) et les refrains se font plus marquants qu'auparavant ("X", "Human", "Leap Of Faith", "Love Falls", "Blood Plague"). Le Groove Metal du groupe, fait de Néo Metal, de Heavy et de Thrash, fonctionne parfaitement sur la longueur. L'étonnante reprise du "I Don't Care Anymore" de Phil COLLINS, avec sa section rythmique puissante, lourde et tribale, est magnifique. On peut percevoir sur cet album quelques innovations comme sur la très belle intro de "Love Falls" ou le terrifiant "Leap Of Faith" avec des cordes certes discrètes mais du plus bel effet. On notera également quelques relents de ROB ZOMBIE ("Be Unden!able" à la légère coloration Indus) et de DEVIN TOWNSEND ("X", "Live Or Die") mais quelles que soient les petites influences disséminées de ci de là, la constante de cet album est bien l'efficacité. Et ce n'est pas ces deux missiles que sont le groovy "Startariot" et l'énorme "Grave", qui concluent cet Unden!able, qui viendront nous contredire. Deux titres ravageurs et fédérateurs qui devraient faire leur petit effet en live. Au final, nous tenons là une belle réussite de la part de nos Texans qui, avec ce cinquième album, nous livrent un véritable concentré d'énergie et d'efficacité !

Chronique : Papa Bordg

HELLYEAH - Unden!able

 

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LITA FORD - Time Capsule

Publié le par Nono666

LITA FORD - Time Capsule
SPV/Steamhammer
Style : Hard Rock
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.litafordonline.com

LITA FORD - Time Capsule



01. Intro / 02. Where Will I Find My Heart Tonight / 03. Killing Kind / 04. War Of The Angels / 05. Black Leather Heart / 06. Rotten To The Core / 07. Little Wing / 08. On The Fast Track / 09. King Of The Wild Wind / 10. Mr. Corruption / 11. Anything For The Thrill

Quatre ans après un Living Like A Runaway qui voyait LITA FORD renouer avec un Hard Rock de qualité après le raté Wicked Wonderland (2009), c'est aujourd'hui avec Time Capsule que la belle nous revient, mais cet album aux allures de machine à remonter le temps risque bien de diviser, en effet avec ce neuvième album studio miss Lita nous replonge dans son passé, à l'époque des Out For Blood, Dancin' On The Edge et autres Lita... Point de nouveautés donc mais des compos vieilles d'une trentaine d'années, ressorties des placards. Mais ce n'est pas là que le bât blesse, si ces compos sont restées en l'état à l'époque, c'est qu'il y avait une bonne raison, en tout cas pour certaines d'entre-elles ! Passé une intro hors de propos sur laquelle intervient un certain Chris Holmes (ex-WASP), les choses commencent plutôt pas mal avec un "Where Will I Find My Heart Tonight", mid tempo assez convaincant chanté en duo avec Jeff Scott Soto, suivi d'un "Killing Kind" sur lequel participent Dave Navarro (JANE'S ADDICTION) à la mandoline, ainsi que Rick Nielsen et Robin Zander de CHEAP TRICK aux choeurs, lui aussi à ranger parmi les meilleurs titres de l'opus. Dans cette même catégorie de morceaux réussis, on rajoutera également la ballade "War Of The Angels", "King Of The Wild Wind" et, à la rigueur, un "Rotten To The Core" aux relents KISS, écrit par Gene Simmons... Pour le reste, on sera beaucoup plus nuancé, allant du peu inspiré ("Mr. Corruption", "Anything For The Thrill") au franchement dispensable ("Black Leather Heart", la reprise du "Little Wing" d'HENDRIX, "On The Fast Track"). Nous sommes donc en présence d'un album plutôt inégal qui recycle du vieux matériel de qualité variable, laissé de côté il y a de cela bien des années... et à l'écoute de certains titres constituant ce Time Capsule, on comprend mieux pourquoi ! Décevant ! Un simple EP ne comprenant que les cinq ou six titres les plus forts aurait sans doute été bien plus judicieux et convaincant !

Chronique : Nono666

LITA FORD - Time Capsule

 

 

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