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ALEA JACTA EST - Dies Irae

Publié le par Nono666

ALEA JACTA EST - Dies Irae
Useless Pride Records
Style : Hardcore
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/aleajactaest.eu

ALEA JACTA EST - Dies Irae



01. Decem / 02. Bumper To Bumper / 03. Not A Machine / 04. Tell Them / 05. Warning Shot / 06. Emergency State / 07. Furia / 08. Straight To The Storm / 09. Veni Vedi Vici / 10. Something Less Than Filth / 11. Fall And Rise

Depuis Vae Victis, ceux que l'on pourrait appeler, avec une once de paradoxe tout de même, chalands du Hardcore moderne (les Jean-Michel Tekaslenédanlpit, pour les intimes), se plaisent à déambuler avec leurs fameux t-shirts éponymes à l'album, orné de l'impérial logo du combo Toulousain. Malheureusement, l'amateur de Breakdowns et de Slams divers et variés n'était pas le parfait parangon qu'attendait, en vain, son professeur de Latin (il préférait donc, au lieu d'apprendre sa 3ème déclinaison, et ses temps du Perfectum, lanterner avec plus ou moins d'imagination, ou se plonger dans les bras de... Morphée. Bah oui, faut bien rattraper sa nuit à pogoter au concert de MADBALL (on peut difficilement lui en vouloir)). Petite séance de rattrapage, donc : sur le devant, « Les dés sont jetés » ; au dos, « Honte aux vaincus ». Voilà, c'était cadeau, tu es désormais intelligent et cultivé.

Ceci me permettant à merveille d'inaugurer ma mirobolante chronique du nouveau né du groupe, Dies Irae (« Jour de Colère », (le quotidien de tout bon fan de Beatdown qui se respecte, bien qu'il ignore peut être qu'il s'agît à la base d'un hymne liturgique), comme vous l'aurez deviné, grâce à l'adjectif « irascible ») ; car oui, ALEA JACTA EST est, comme il le dit (ou plutôt invective) si bien, « BACK IN THE GAME, MOTHAFUCKA'! », afin de nous livrer – avec prestance, et fort bien – sa collection 2016 de pures tueries de deux minutes, taillées sur mesure pour le live.

Au rendez vous, donc, un nombre indicible de riffs sur-efficaces (pour rentrer dans des détails d'une équation extrêmement compliquée, Grosse Prod' + Simplisme + Groove = Mosh solitaire), dont les meilleurs spécimens sont probablement à rechercher auprès de "Bumper To Bumper", "Emergency State" ou "Veni Vedi Vici", de refrains hymniques à brailler en concert (inévitablement, "Tell Them", et "Veni Vidi Vici"), de Breakdowns ultra dansants ("Decem", pour ouvrir l'album en beauté, "Fall And Rise", qui semble avoir été composé comme une brève montée vers un Breakdown apocalytique, mais pas "Veni Vidi Vici", désolé), le tout dans un déferlement de haine relativement éloigné d'un esprit bon enfant (désolé, moi aussi je m'attendais réellement à des peluches d'ourson et à des pubs Haribo) qui, mine de rien, crée une ambiance plus prenante que la moyenne du genre ("Veni Vedi Vici", par exemple, PAR EXEMPLE).

Si t'as bien suivi (je ne doute pas de tes capacités), tu es sûrement en train de te dire : « La même chose que les autres albums, en gros ». Oui. Certes. Mais... mais il y a un mais, mais ça reste vrai, mais il faut quand même placer ce fameux mais (si tu vois encore duquel je parle, faut qu'on se comprenne, sinon ça serait tragique). C'est la même chose qu'avant, mais en beaucoup mieux. C'est simple, à peu près aucun titre de Vae Victis ne rivalise avec ceux de Dies Irae (dont l'apogée, vous l'aurez compris, est atteinte avec "Veni, Vidi, Vici", qui est absolument nécessaire aux prochains concerts du groupe). Le riffing est plus habile, c'est encore mieux appliqué, tout est plus efficace, la prod' est meilleure, le débit, la voix a encore progressé, bref, tout est meilleur. Dies Irae, ça bute sévère (une belle leçon de vie, dont on retient notamment qu'on est venus, qu'on a vu et qu'on a vaincu, mais également qu'il faut être cool, jusqu'au moment où il ne faut plus l'être ("Bumper To Bumper")). Donc ; foncez les voir en concert (claque garantie par moi), et sur l'album à sa sortie, on en perd presque son latin.

Chronique : Durchfall

ALEA JACTA EST - Dies Irae

 

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EVERGREY - The Storm Within

Publié le par Nono666

EVERGREY - The Storm Within
AFM Records
Style : Progressive Power Metal
Origine : Suède
Sortie : 2016
Site Web : www.evergrey.net

EVERGREY - The Storm Within



01. Distance / 02. Passing Trough / 03. Someday / 04. Astray / 05. The Impossible / 06. My Allied Ocean / 07. In Orbit (feat. Floor Jansen) / 08. The Lonely Monarch / 09. The Paradox Of The Flame (feat. Carina Englund) / 10. Disconnect (feat. Floor Jansen) / 11. The Storm Within

Après les trois chefs d'oeuvre que furent In Search Of Truth (2001), Recreation Day (2004) et The Inner Circle (2007), EVERGREY marqua quelque peu le pas avec, certes, de très bons albums mais auxquels il manquait un petit quelque chose... ce grain de folie qui leur aurait permis de rentrer au Panthéon métallique comme ce fut le cas de leurs illustres aînés. Mais après le retour d'Henrik Danhage (guitare) et Jonas Ekdahl (batterie) en 2013, EVERGREY renouera avec le génie créatif avec Hymn For The Broken, nouvelle œuvre majeure dans la discographie des Suédois. Alors aujourd'hui, nous salivons tous à l'idée de découvrir ce The Storm Within, dixième album de la formation de Göteborg.

S'ouvrant avec le premier single qu'est "Distance", on retrouve d'emblée le EVERGREY typique : rythmique en acier trempée, puissance et émotion distillée par un Tom S. Englund toujours aussi en verve, avec cette voix porteuse de frissons. Le titre dispose d'un beau refrain, agrémenté d'un superbe solo, le tout clôturé par une chorale d'enfants. The Storm Within est donc lancé de fort belle manière, cependant, cela sonne peut-être un peu trop classique comparé, par exemple, à un "King Of Errors", single du précédent opus qui, s'il était dans la même veine, se révélait bien plus puissant et dévastateur. Cette impression se confirmera avec un "Passing Through" au demeurant très bon (refrain attrayant, solo dithyrambique) mais qui ne décolle pas vraiment. Ça manque un peu de cette profondeur et de cette force émotionnelle dont nous a habitué le combo suédois. Fort heureusement, la chaleur ardente de The Storm Within se fait, par la suite, ressentir et monte en puissance crescendo, tout d'abord avec le superbe "Someday", puis avec le terrifiant "Astray" qui enfonce totalement le clou avec un riffing d'enfer, nous offrant un Power progressif chatoyant et ultra heavy (ce sera également le cas de l'agressif "My Allied Ocean" et de "Disconnect"), des claviers aux sons étoilés, et quel solo mes amis ! Quel tueur ce Henrik Danhage, véritablement en état de grâce sur la totalalité de The Storm Within, distillant des notes d'une pureté astrale à couper le souffle. La rage musicale d'EVERGREY retombe quelque peu avec le poignant et sombre "The Impossible", doté d'une très belle et envoutante mélodie de piano, Tom Englund y chante, une nouvelle fois, avec une grande sincérité. "In Orbit" se transforme en un duo magique avec Floor Jansen (NIGHTWISH), que l'on retrouvera également sur "Disconnect". Avec "The Paradox Of The Flame", c'est à un EVERGREY plus calme, planant, sombre et envoûtant que l'on a affaire, où Tom chante à nouveau en duo, avec, cette fois, sa femme Carina, avec toujours cette émotion si palpable. S'en suit "Disconnect", véritable perle de Power progressif, mettant l'auditeur dans tous ses états, avec des chœurs somptueux, des claviers omniprésents et des riffs assassins. Incontestablement un des moments forts de cette nouvelle œuvre (avec "Astray" et "In Orbit"). Cette dixième réalisation s'achève avec brio sur le morceau-titre, nous laissant sur une très bonne impression d'ensemble. Malgré un début un peu plus classique et quelque peu poussif, ce The Storm Within tient toutes ses promesses, et bien que quelques petites imperfections puissent être relevées, cet album dispose de biens des atouts pour semer la tempête et tout ravager sur son passage !

Chronique : Papa Bordg

EVERGREY - The Storm Within

 

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CATARRHAL - Fleshgrave

Publié le par Nono666

CATARRHAL - Fleshgrave
Great Dane Records
Style : Death Metal
Origine : Belgique
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/catarrhal

CATARRHAL - Fleshgrave



01. Possession / 02. Funeral Larva / 03. Impious Fog / 04. Fleshgrave / 05. Dressed In Blood And Puke / 06. Disinter / 07. Morbid Exhalation / 08. Into The Arms Of Light / 09. Crimson Rapture / 10. Outrenoir // 11. Of Heads And Catapults* / 12. Vomited Souls* / 13. Dreams Of Gatling Carnage* / 14. Stitched Lips And Brutal Sodomy* / 15. Necroleader*

Originellement sorti en 2013 chez Rotten To The Core Records, le deuxième album des Belges de CATARRHAL se voit aujourd’hui doté d’une deuxième jeunesse via Great Dane Records, spécialiste et dealer de qualité en matière de Death Metal dans l’hexagone et partout ailleurs. Orné, d’un nouvel artwork signé Mark RIDDICK (ARSIS et bon nombre de groupes de Death underground US) bien plus réussi que l’original, présenté sous forme d’un digipack sobre mais soigné, Fleshgrave est également rallongé de 5 titres, issus de la première démo du groupe, Beyond Onirism, parue en 2004 au format CD-r. Aucune retouche n’a été apportée, ni sur l’album, ni sur la démo, ce qui pourra ravir ceux qui sont attachés à avoir le son d’origine, témoin d’une époque et de la vision du groupe à un moment donné. Dans le cas de CATARRHAL, l’aspect massif des guitares n’empêche pas de saisir les subtilités que Romain De Costa, le bassiste, a su mettre ici et là ("Crimson Rapture", "Morbid Exhalation"), la batterie, quant à elle, est loin d’être désagréable, elle manque juste de présence dans le mix global. Toutefois, ce que l’on retient de ce deuxième album est clairement une ambiance à la MORBID ANGEL, SEVERE TORTURE, DEATH, BOLT THROWER ou OBITUARY, voilà qui situe tout de même les intentions des Belges. Avec des riffs simples mais efficaces, un chant des plus caverneux et maitrisé (on pense largement à CANNIBAL CORPSE), CATARRHAL devra notamment améliorer le travail de production pour se démarquer de la masse et faire attention à ne pas s’éloigner de son ambiance de confort à l’image d’un "Outrenoir" qui tire plus sur SUFFOCATION avec un esprit un peu moins cradingue bien maintenu jusqu’alors et qui nous rappelait des airs de DEAD CONGREGATION. Alors, à l’origine, c’était le dernier titre, donc admettons, en toute honnêteté, qu’à l’époque de la première sortie, le placement de ce titre avait un sens que l’on comprend moins aujourd’hui avec les 5 titres de la démo derrière, mais cessons là de gratter l’os, ce deuxième album en appelle un troisième, nul doute qu’en 3 ans, le groupe aura encore évoluer, forgé par les concerts donnés, et cette réédition est justement l’occasion de constater à quel point CATARRHAL a su se détacher de son influence CANNIBAL CORPSE pour gagner en ambiance cradingue, les leads de guitare étant alors mieux mis en valeur. Une trajectoire prometteuse.

Chronique : Aymerick Painless

CATARRHAL - Fleshgrave

 

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INQUISITION - Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith

Publié le par Nono666

INQUISITION - Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith
Season Of Mist
Style : Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/inquisition.official

INQUISITION - Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith



01. Intro / The Force Before Darkness / 02. From Chaos They Came / 03. Wings Of Anu / 04. Vortex From The Celestial Flying Throne Of Storms / 05. A Black Aeon Shall Cleanse / 06. The Flames Of Infinite Blackness Before Creation / 07. Mystical Blood / 08. Through The Divine Spirit Of Satan A Glorious Universe Is Known / 09. Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith / 10. Power From The Center Of The Cosmic Black Spiral / 11. A Magnificent Crypt Of Stars / 12. The Invocation Of The Absolute, The All, The Satan / Outro / 13. Coda : Hymn To The Cosmic Zenith

Il y a (et, à ma connaissance, à savoir depuis que le combo évolue sous forme de duo), de manière indéniable, au sein du son d'INQUISITION, quelque chose de profondément fascinant. Une once de l'au delà du religieux, entre l'indicible et le transcendant (ce qui m'arrange vraiment pour cette chronique, soit dit en passant) ; une lumière sacrée, se fondant harmonieusement dans la noirceur du groupe. Bloodshed Across The Epyrean Altar Beyond The Celestial Zenith ne déroge en aucun cas à la règle, autant de son nom aux proportions, comme le veut la tradition, d'une étendue appréciable, que des sonorités exploitées par le combo Américain. Riche dans son riffing (y a pas à dire, ils font vraiment partie intégrante des groupes de Black qui savent faire riffer leur musique, à la frontière parfois d'une âme Rock'n'Roll, (ce qui n'est pas pour me déplaire, loin de là), tout en conservant ces ambiances qui nous sont, qu'on le veuille ou non, imposée dès les premières secondes de l'album), qui, à mon sens, est le meilleur du Black (je parle de riffing pur, hein, si vous voyez ce que je veux dire), lourd dans sa forme (entre les passages les plus sombres, qui contournent pourtant avec aisance la dissonance, une autre caractéristique qui rend ce groupe incroyable à mes oreilles), aérien dans son fond (bien que je regrette toujours le galactique présent sur Obscure Verse For The Multiverse, ou bien omis, ou bien perdu, cristallisé par un album qui demeure à ce jour l'apogée d'INQUISITION), impérial dans ses mid tempos, monolithique dans sa globalité, et pourtant doté d'un sens du détail à toute épreuve (je prends pour exemple le bend exquis, dans le riff d'ouverture de "The Flames Of Infinite Darkness Before Creation", donnant à l'ouïe sa quintessence), et toujours avec ce talent pour retranscrire l'indescriptible (même si, qu'on se mette d'accord là dessus, la majeure partie de cet album dépasse de deux têtes et demi les sentiments que l'humain est apte à recevoir), enrichissant parfois leurs harmonies spatiales (entre le vaudou et l'extraterrestre) d'une once de rythmes bien sentis, à la limite du groove par moment. Mention spéciale pour la plaçage stratégique des Blast beats, qui, bien que nombreux (ça reste du Black, hein), sont toujours bien exploités. On en est presque à retenir son souffle (bien trop bruyant pour apprécier toute la complexité de la musique, ce qui, si vous n'êtes pas musiciens/pas attentif, est assez rare pour le style, qui se concentre le plus souvent sur un simplisme et le ressenti pur) d'un bout à l'autre de l'album. Le temps s'arrête : on est happés dans la profondeur démesurée et cosmique, de ce qui est un simple son. INQUISITION est vivant, tout en étant au delà même du concept de vie (c'est trop faible pour eux, faut pas déconner). Une bonne raison d'aller écouter un nouvel album, qui sonne une nouvelle fois d'une carrière traçant sa route sans jamais stagner, proche du sans-faute.

Chronique : Durchfall

INQUISITION - Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith

 

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NEIGE ET NOIRCEUR - Les Ténèbres Modernes

Publié le par Nono666

NEIGE & NOIRCEUR - Les Ténèbres Modernes
Sepulchral Productions
Style : Atmospheric Black Metal
Origine : Canada
Sortie : 2016
Site Web : www.

NEIGE ET NOIRCEUR - Les Ténèbres Modernes



01. Si Vis Pacem, Para Bellum / 02. Battlespirit / 03. Walpurgis 1917 / 04. La Saison des Morts / 05. La Mécanique de Lucifer / 06. Post Mortem / 07. Ciel d'Acier / 08. Felgrau / 09. Des Spectres / 10. Adieux

Des quelques remembrances que je conserve, parfois avec une certaine avidité, des aïeux (musicaux, hein) de ces fameuses Ténèbres Modernes, et notamment du fameux Gouffre Onirique et Abîmes Cosmiques, à l'introduction à la lisière de l'épique, prennent en ma (beaucoup, beaucoup trop perturbée... Tragique.) mémoire les allures ombrageuses d'une valse cadavérique, touchante, malgré ses ténèbres et sa froideur inhumaine ; tiraillée entre sa mélancolie doucement nostalgique, et sa haine nihiliste : un amour sous forme de nature morte. Tout ça, j'ai bien dû le vérifier. Oui ; ce n'est pas par cette douceur acerbe que nous accueille NEIGE & NOIRCEUR, loin de là. Envoyez valser toutes les danses (je n'assume en aucun cas d'être le démoniaque démiurge de ce jeu de mot valétudinaire, pour ne pas dire foireux devant l'éternel), servez vous un grand verre de strychnine, et éteignez la lumière, c'est cette fois un mid tempo mortuaire et écrasant qui ouvre un ballet morbide éprouvant, mais surtout prenant. Impétueux et écorché, le groupe Canadien donne ici au gouffre et à son hôte sa splendeur décadente, ses discordances les plus grandioses, célébrant, de ses noires liturgies, les derniers recours que s'inflige l'âme humaine, sa frustration purulente, sa haine démagogue. Oubliez ici toutes les nuances de tristesses imaginables, exprimées par de dantesques antécédents : le combo se concentre sur la plus sombre, braillant jusqu'à plus soif, sur un rideau terne de riffs entre une pachydermie hors du temps, et le pessimisme des mélodies, plus parlantes même que les paroles (dont on saisit, comme le veut la tradition, une bribe de temps en temps). Chaque blast est porteur de chaos ; chaque plan nous plonge dans une trance, dont l'aspect répétitif frôle parfois le psychédélique, absorbant, hypnotisant et tétanisant, notamment sur ses longues parties atmosphériques (ici relativement étendue, bien que l'on atteigne pas le quasi-silence interminable qui monopolisait « Solstice Hivernal », ceci n'étant presque pas une critique), qui occupent au moins un quart de l'album (si ce n'est plus), réussissant à la perfection leur rôle d'ascenseur émotionnel, autant que de matière à se noyer pleinement dans les ambiances macabres et funéraires qui nous sont ici proposées. Se plongeant dans les strates les plus enfouies de sa musique, NEIGE & NOIRCEUR nous sert là un long râle damné, musicalement simple, certes, mais tellement parlant.. Condensé de toutes ses bassesses, assénées avec une sincérité et une habilité poignante, cet album contient tout ce que le Black Atmo le plus déprimé porte de meilleur. Un voyage, spirituel certes, peut être désagréable pour certains (tout dépend de l'interprétation ; je ne rentre pas dans l'abstrait si parlant du Metal Extrême, qui l'ouvre à toutes sortes de compréhensions, selon le contexte, l'humeur, l'expérience, etc.), mais qui vaut quand même un large coup d'oreille.

Chronique : Durchfall

NEIGE ET NOIRCEUR - Les Ténèbres Modernes

 

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DGM - The Passage

Publié le par Nono666

DGM - The Passage
Frontiers Music
Style : Progressive Power Metal
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.dgmsite.com

DGM - The Passage



01. The Secret (Part. 1) / 02. The Secret (Part. 2) / 03. Animal / 04. Ghost Of Insanity (feat. Tom Englund) / 05. Fallen / 06. The Passage / 07. Disguise / 08. Portrait / 09. Daydreamer / 10. Dogma (feat. Michael Romeo) / 11. In Sorrow

Fort d'albums remarquables tels que Hidden Place (2003), Misplaced (2004), Different Shapes (2007) ou Frame (2009), sans oublier le monumental Momentum (2013), un opus proche de la perfection, DGM nous revient avec The Passage, son déjà neuvième album. Comme à son habitude, le style de la formation transalpine oscille entre mélodies, beauté émotionnelle et riffs agressifs à la puissance sonore destructive, le tout couplé à une technique hors du commun que ne renierait pas un groupe comme SYMPHONY X. Doté d'un artwork mystérieux et énigmatique qui, au premier abord, intrigue quant au contenu et au rendu musical de ce nouvel album, The Passage voit la participation de deux invités de renom : les talentueux Tom Englund (EVERGREY) sur "Ghosts Of Insanity" et Michael Roméo (SYMPHONY X) sur "Dogma". "The Secret" (Part 1 et Part 2) introduit avec majesté et brio ce nouvel album. On sent de suite la qualité incroyable et inaltérable du groupe, tant au niveau instrumental, qu'au niveau compos, riches, variées et supra-techniques, suscitant toujours le désir et l'enivrement. Une première partie assez rentre dedans au refrain marqué, parfaitement complétée par une seconde partie plus progressive et planante où Marco Basile fait des ravages vocaux, "The Secret (Part 2)" se terminant de façon magistrale et épique, telle une armée perse en marche forcée, prête à tout détruire sur sa route. La musique est magique et notre chanteur l'enveloppe de son timbre chaud ("Disguise", le groovy "Daydreamer", "In Sorrow"), parfois éraillé et surpuissant, rappelant par instants un certain Michael Sweet (STRYPER). Cet opus a tout : des refrains magiques sur fond progressif plus accessible ("Animal", "Disguise", "Daydreamer", "Dogma", "In Sorrow") ou sur fond de Power hallucinant ("Ghosts Of Insanity", "Fallen", "The Passage", "Portrait"). Le travail sur les guitares est titanesque ("The Passage" est un sommet en la matière). Quel tueur ce Simone Mularoni ! Cet amalgame de refrains imparables et de musique fortement complexe, technique et puissante, fait mouche à tous les coups. Cependant, on pourra toutefois regretter le manque d'orchestrations grandioses qui auraient encore plus étoffé la musique, déjà extraordinaire, des Italiens ("The Secret (Part 2)"). Les claviers sont très discrets, privilégiant les riffs d'anthologie et des leads de folie, comme un rouleau compresseur emportant tout sur son passage mais manquant parfois quelque peu d'éclectisme et de variations. On a un peu de mal à reprendre son souffle tant la musique du groupe s'abat sur nous tel un ouragan de décibels. Seul "Daydreamer" et sa rythmique au parfum 70's apporte un peu de variété au propos du groupe, ça groove de tous côtés et le titre dispose d'une belle phase lente, atmosphérique, riche en émotions. Du très grand art ! La bataille est largement gagnée, le repos du guerrier arrive ensuite avec la sublime ballade "In Sorrow" qui nous relâche totalement les membres, encore ankylosés par un tel KO, preuve que nos Italiens savent tout faire et, en plus, avec génie ! Et malgré ces quelques réserves, DGM nous offre, avec The Passage, un album qui devrait marquer l'année 2016 au fer rouge. L'élite est une pure évidence pour un groupe d'un tel calibre...

Chronique : Papa Bordg

DGM - The Passage

 

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MESHIAAK - Alliance Of Thieves

Publié le par Nono666

MESHIAAK - Alliance Of Thieves
Mascot Records
Style : Modern Thrash Metal
Origine : Australie
Sortie : 2016
Site Web : www.meshiaak.com

MESHIAAK - Alliance Of Thieves



01. Chronicles Of The Dead / 02. It Burns At Both Ends / 03. I Am Among You / 04. Drowning, Fading, Falling / 05. At The Edge Of The World / 06. Last Breath Taken / 07. Maniacal / 08. Alliance Of Thieves / 09. Death Of An Anthem

MESHIAAK, qui signifie messie en hébreux, est un nouveau groupe australien créé en 2014 à Melbourne, qui pratique un Thrash Metal éclectique, riche et ambitieux où se côtoient de multiples influences. Composé de Danny Camilleri (chant & guitare - ex-4ARM), Dean Wells (guitare - TERAMAZE), Jon Dette (batterie - mercenaire chez TESTAMENT, SLAYER, ANTHRAX, ICED EARTH entre autres) et enfin Nick Walker (basse), MESHIAAK nous délivre son premier missile, Alliance Of Thieves, dont le mix a été confié à l'incontournable Jacob Hansen. A la première écoute, on peut clairement ressentir les influences de leurs glorieux aînés METALLICA, ANTHRAX ou SLAYER, parfaitement digérées, quelques réminiscences Néo Metal sont également présentes ici et là, et l'apport providentiel du génial Dean Wells insuffle un son plus progressif au Thrash de MESHIAAK ainsi qu'une maîtrise technique hallucinante en lead. Voilà, ce Alliance Of Thieves me semble parfaitement cerné, mais rentrons un peu plus dans la profondeur foudroyante et sombre de cette pièce musicale australienne. "Chronicles Of The Dead" ouvre les hostilités avec un gros Thrash qui tache, percutant et rapide, au refrain évoquant METALLICA, avec un solo énorme qui donnerait de l'urticaire à Kirk Hammett himself. On peut retrouver, sur la montée en puissance du titre, ces effets de voix à la SLIPKNOT auquel je faisais référence précédemment en parlant d'influences Néo Metal. Les grattes se terminant de façon lente et progressives avec de superbes harmonies. Les références aux anciens sont aussi présentes sur "It Burns At Both End" où Danny Camilleri prend des accents de Tom Araya (SLAYER). La suite vous colle au plafond avec des guitares subtiles et aériennes et un Jon Dette monstrueux ("It Burns At Both Ends", "Drowling, Fading, Falling", "Maniacal", "Alliance Of Thieves", "Death Of An Anthem"). Si la musique est exceptionnelle, le travail vocal l'est tout autant, toutes les chansons disposant, en plus, de refrains géniaux (le tube de l'album "At The Edge Of The World", "Drowling, Fading, Falling", "Maniacal", "Last Breath Taken"), "I Am Among You" n'est pas en reste, faisant naître l'excitation suprême avec un passage atmosphérique effarant. Difficile d'oublier ces deux titres tant ils sont faramineux. Difficile d'oublier cet album tout court, tant il est incroyable, faisant preuve d'une maturité à toute épreuve, rappelons qu'il ne s'agit là que d'un premier album. Ce qui paraît impensable ! Et pourtant... La furia est de mise quand débarque le morceau-titre, avec ses riffs cinglants et ses harmonies de grattes... on a l'impression de revivre les grands moments des chefs d'œuvre de METALLICA. MESHIAAK reste néanmoins original car il arrive à faire fusionner ses influences, des refrains Néo indispensables et des soli d'un autre monde, le tout en dispatchant quelques moments progressifs. On en est tout retourné tant c'est bluffant. Ce chef d'œuvre se termine par le monumental "Death Of An Anthem", avec ce début acoustique accouplé à cette voix grave prise par Camilleri qui ne peut plus sortir de notre tête ! Voilà un groupe unique et vraiment très prometteur ! Le nouveau messie du Modern Thrash est arrivé, il est australien et se nomme MESHIAAK.

Chronique : Papa Bordg

MESHIAAK - Alliance Of Thieves

 

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SINSAENUM - Echoes Of The Tortured

Publié le par Nono666

SINSAENUM - Echoes Of The Tortured
earMUSIC
Style : Blackened Death Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.sinsaenum.com

SINSAENUM - Echoes Of The Tortured



01.  Materialization / 02. Splendor And Agony / 03. Excommunicare / 04. Inverted Cross / 05. March / 06. Army Of Chaos / 07. Redemption / 08. Dead Souls / 09. Lullaby / 10. Final Curse / 11. Condemned To Suffer / 12. Ritual / 13. Sacrifice / 14. Damnation / 15. The Forgotten One / 16. Torment / 17. Anfang des Albtraumes / 18. Mist / 19. Echoes Of The Tortured / 20. Emptiness / 21. Gods Of Hell / 22. Oblivion / 23. Death Is The Beginning

On peut aisément voir SINSAENUM comme un salmigondis (ce mot étant mirobolant) humain (encore faut il considérer certains membres comme humains, cf. Joey Jordison), entremêlé de membres d'origines diverses (ayant pour la plupart un nombre de projets beaucoup trop élevé pour pouvoir tous les citer dans cette chronique), parfois aussi proches du combo dont il est question que de la parenthèse qui va suivre de la phrase que vous lisez (homélie) ; et, si le combo semble sincère, force est de constater qu'en studio, ça ne marche pas (ou très peu). On ne peut pourtant pas lui retirer la forme très (trop) carrée, de ses morceaux globalement bien composés (parfois de riffs excellents, comme sur "Final Curse", qui s'impose relativement facilement comme LE meilleur morceau de l'album, armé d'un groove d'acier que n'aurait pas renié DYING FETUS, et d'une férocité déterminée à toute épreuve), structurés, et aspergés de soli apocalyptiques du meilleur effet (même si on a un peu l'impression qu'ils sont juste là pour qu'il y en ait un), le tout soutenu par une production excellente, faisant la part belle à la modernité, sans jamais sonner trigguée. Pour le fond... On repassera. Les ambiances, qui se veulent parfois occultes, souvent intenses, ne prennent que très rarement (ces interludes sont si plats, si récurrents, si inutiles...), sauf sur certains morceaux (et notamment "Anfang des Albtraumes", qui s'en sort très bien), l'efficacité est irrégulière (malgré certains passages assez intenses frôlant presque la perfection), le débit du chant est parfois douteux (on peut également en profiter pour souligner que si Sean Zatorsky se débrouille globalement bien à son poste, l'excellent Attila Csihar semble relativement peu à sa place dans ce combo), le tout poussant parfois à l'auto-parodie ("Sacrifice" rappelle vaguement CANNIBAL CORPSE, en moins bien, quand "Condemned To Suffer" fait penser à ABORTED, de manière cette fois plus réussie), tant on baigne dans le poussif et le marmoréen, imagés par des paroles entre préjugés grotesques et introspection ratée. Au final, la globalité semble parfois si automatique (sur la structure interlude « chiant qui laisse place au morceau/riff qui poutre/couplet sans intérêt/blast pour que ça soit un peu plus sérieux/passage sans intérêt qui s'étire en longueur/solo parce que ça remonte bien le niveau », entre autres, et sur les morceaux nuls, ce qui, je me répète, n'est pas le cas (et heureusement) de tous), que l'on a l'impression que le groupe est obligé de se reposer sur les blasts infernaux de Jordison (qui demeure impérial au poste de massacreur de fûts) pour cacher le manque de spontanéité. L'album oscille entre sa frêle excellence et sa médiocrité risible, semblable à des montagnes russes à la fois solides et bancales, de part son incertitude et sa mécanique si appuyée qu'elle en devient affligeante. Ceci dit, y a un potentiel live non négligeable. Jetez un coup d'œil à l'album si vous n'êtes pas trop exigeant, mais, au delà de quelques bons moments, on n'en retient pas grand chose...

Chronique : Durchfall

SINSAENUM - Echoes Of The Tortured

 

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FOGHAT - Under The Influence

Publié le par Nono666

FOGHAT - Under The Influence
Foghat Records
Style : Hard Rock/Blues Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2016
Site Web : www.foghat.net

FOGHAT - Under The Influence



01. Under The Influence / 02. Knock It Off / 03. Ghost / 04. She's Got A Ring In His Nose / 05. Upside Of Lonely / 06. Heard It Through The Grapevine / 07. Made Up My Mind / 08. Hot Mama / 09. Heart Gone Cold / 10. Honey Do List / 11. All Because Of You / 12. Slow Ride

Six ans après Last Train Home, ce dix septième album des vétérans de FOGHAT fait vraiment plaisir à entendre tant ce Rock Hard Blues, certes basique, est d'une énergie communicative. Charlie HUHN, qui n'est pas un illustre inconnu, mène d'ailleurs la barque de main de maître tout au long de l'album. Pour mémoire, il apparait notamment sur quatre albums de TED NUGENT, (dont le fabuleux live Intensities In Ten Cities), mais aussi sur Dirty Fingers de GARY MOORE et Wild Obsession d'AXEL RUDI PELL. Il figure également sur les trois premiers albums studio du prometteur VICTORY, avec un retour pour Instinct en 2003. Ce nouveau FOGHAT démarre avec le titre éponyme, bien dynamique, puis le typé AC/DC "Knock It Off" et un "Ghost" pourtant bien balancé..., mais on monte d'un cran à partir du Blues fringuant "She's Got A Ring In His Noze" et ses soli bien exécutés. Le rythme ne faiblit pas avec le Blues alambiqué "Upside Of Lonely" puis la pourtant prévisible énième reprise de "Heard It Through The Grapevine" ...  et il en sera de même jusqu'au bout. On retiendra aussi le tonifiant "Made Up My Mind" ou les plus Rock "All Because Of You" et surtout "Heart Gone Cold" avec son très bon riff et sa mélodie entêtante. Under The Influence ne contient aucun titre à zapper. Pourtant, en faisant la fine bouche, peut-être aurions-nous souhaité avoir un ou deux titres davantage marquants, à l'image de ces deux morceaux cités... mais c'est sûrement être bien exigeant avec ces musiciens d'expérience qui n'ont plus rien à prouver. Continuons plutôt de nous délecter de ces moments simples de Blues Rock mais efficaces d'interprétation. FOGHAT, en 2016, se montre d'ailleurs un digne représentant de cette musique diablement intemporelle.

Chronique : Renegade88

FOGWAX - Under The Influence

 

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FOGWAX - Swimming With Sharks

Publié le par Nono666

FOGWAX - Swimming With Sharks
Klonosphère
Style : Stoner Alternative Rock
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : https://fogwax.bandcamp.com

FOGWAX - Swimming With Sharks



01. Man Of The Year / 02. Face The Sun / 03. Ocelot / 04. Ice Cold Men / 05. Blood Eagle / 06. Fight ! Women ! / 07. Spider Will Have His Revenge Against The Town / 08. Big Black Nowhere / 09. Depotic Anxiety

LAST BÄRONS, un groupe auteur de deux albums remarquables et remarqués chez Heavy Sound, avait envoyé un Cheval de Troie avant de laisser partir son dernier soupir mais on ne pensait pas que la contamination se ferait à deux têtes. La première, 9MW, qui a publié un premier EP en 2014 est menée par les frangins Landeau alors que la deuxième, FOGWAX, est menée par le bassiste chanteur Julien SOLER et le guitariste David MAZELINE, auteur d’un premier album, Swimming With Sharks, qui reprend là où LAST BÄRONS s’était arrêté. L’influence AUDIOSLAVE, ALICE IN CHAINS et parfois Mike PATTON dans le chant de Julien est toujours présente, pour notre plus grand plaisir, et le résultat nous rappelle aussi le groupe TRACER avec ce côté Stoner ("Man Of The Year", "Face The Sun", "Spider Will Have His Revenge Against The Town" ou "Big Black Nowhere") ou Alternative Rock Garage issu d’un LED ZEPPELIN ("Fight ! Women !"). On retrouve également le goût des gaillards pour les productions léchées mais pas surchargées, les guitares respirent beaucoup et installent cette ambiance si importante avec une chaleur communicative. Toutefois, avec FOGWAX, le groupe met un peu entre parenthèses les délires qu’ils pouvaient balancer sur album avec leur ancien groupe au profit de titres plus calibrés, à l’image du radiophonique "Ocelot", très réussi mais très easy listening. De même, un "Ice Cold Men" est lancé sur une introduction des plus poussives alors que l’instrumental "Blood Eagle" renferme des parties de guitare très bateau qui ne font pas vraiment avancer le schmilblick mais tout cela côtoie l’imparable titre d’ouverture "Man Of The Year", titre ultime qui nous renvoie à AUDIOSLAVE sans détour, un "Face The Sun" qui marque déjà un côté plus mainstream et ce "Depotic Anxiety" qui mêle parfaitement ALICE IN CHAINS à l’approche sans limite d’un FAITH NO MORE, un titre, certes, attendu, quand on connait le pédigrée du line-up de FOGWAX mais qui fonctionne à la perfection. Le premier album du groupe est donc une bonne réussite même si on préfère voir le groupe évoluer dans un style moins calibré, là où Julien laisse exploser sa voix avec ses intonations renvoyant tour à tour à Chris CORNELL, Mike PATTON ou Layne STALEY, excusez du peu. Voilà un groupe de talent, au caractère affirmé qui, on l’espère, saura garder cela sur ses prochaines sorties.

Chronique : Aymerick Painless

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