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THE FORESHADOWING - Seven Heads, Ten Horns

Publié le par Nono666

THE FORESHADOWING - Seven Heads, Ten Horns
Cyclone Empire Records
Style : Gothic/Doom Metal
Origine : Italie
Sortie : 2016
Site Web : www.theforeshadowing.com

THE FORESHADOWING - Seven Heads, Ten Horns



01. Ishtar / 02. Fall of Heroes / 03. Two Horizons / 04. New Babylon / 05. Lost Soldiers / 06. 17 / 07. Until We Fail / 08. Martyrdom / 9. Nimrod (The Eerie Tower / Omelia / Collapse / Inno al Dolore)

Les Italiens de THE FORESHADOWING nous avaient séduit en 2010 avec la sortie de leur deuxième album Oionos, grâce à un talent d'écriture et d'arrangement qui sortaient clairement du lot, ainsi qu'un sens aigu du détail. Ils ont depuis poursuivi dans cette voie et continué d'affiner leur art, comme le prouvent Second World (2012) et aujourd'hui ce Seven Heads Ten Horns. Assez facile d'accès car très mélodique et dénuée de vocaux extrêmes (contrairement à beaucoup de formations œuvrant dans le même style), la musique du sextet romain se veut également dotée de refrains accrocheurs. L'ambiance générale évolue, malgré des parties parfois grandiloquentes, bien loin de la dépression exaltée, mais plutôt dans le recueillement, une sorte de solennité intimiste et blessée. A ce titre la fin du disque est particulièrement épatante, de l'accrocheur et à fleur de peau "Until We Fail", en passant par un "Martyrdom" plus frontal conclu par des chœurs enfantins surprenants, et enfin "Nimrod" qui offre un beau voyage de 14 minutes. Ce dernier titre évolue avec une fluidité assez ahurissante, proposant une première partie aérienne mais montant crescendo suivie d'une cassure qui introduit un riff puissant (avouons-le : en trouver davantage sur l'album n'aurait pas été pour nous déplaire !) et une suite sensiblement plus sombre. D'autant plus saisissant que la mélodie finale entêtante au possible est accompagnée de chœurs aériens du plus bel effet ! Certains regretteront par ailleurs un manque de variété dans le chant mais, pour notre part, nous trouvons que le timbre "à la Dave Gahan" de Marco Benevento est si parfaitement en adéquation avec la musique de THE FORESHADOWING qu'un changement serait criminel ! Un très bel album de la part de THE FORESHADOWING, même si la frange puriste du public Doom trouvera cette musique beaucoup trop "gentille". A présent, qui se chargera de confisquer son ordinateur à Spiros Antoniou (SEPTICFLESH) afin qu'il arrête de confectionner des pochettes toujours plus vilaines ?!

Chronique : Morbid S.

THE FORESHADOWING - Seven Heads, Ten Horns

 

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GONE IS GONE - Gone Is Gone

Publié le par Nono666

GONE IS GONE - Gone Is Gone
Rise Records
Style : Experimental Rock / Stoner
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/goneisgoneofficial

GONE IS GONE - Gone Is Gone



01. Violescent / 02. Starlight / 03. Stolen From Me / 04. Character / 05. One Divided / 06. Praying From The Danger / 07. Recede And Enter / 08. This Chapter

GONE IS GONE a vu le jour sous l'impulsion de Tony Hajjar (AT THE DRIVE-IN) et du multi-instrumentiste Mike Zarin. Le premier officiant en tant que batteur et le second comme guitariste/claviériste. Ils seront ensuite rejoint par deux autres membres de grand talent : Troy Van Leeuwen (QUEENS OF THE STONE AGE, A PERFECT CIRCLE) à la guitare, et Troy Sanders (MASTODON) à la basse et au chant. Le quatuor nous met aujourd'hui l'eau à la bouche avec un premier EP éponyme de huit titres en attendant leur premier véritable album prévu pour la fin de l'année. Le ton avait déjà été donné avec le premier single dévoilé : "Violescent". Du Rock Sludge ambitieux aux consonances marquées par QUEENS OF THE STONE AGE, avec un couple basse/guitare lourd et très en avant ("One Divided") et ce côté planant et profond d'un A PERFECT CIRCLE que distillera tout du long l'excellent Mike Zarin. Voilà ce que semble être GONE IS GONE. Le magnifique "Starlight", morceau Pop alternant un chant doux, envoutant et mystérieux, et chant puissant, confirme les choses avec un Troy Sanders époustouflant, loin des standards de MASTODON. Une vraie réussite avec ces claviers d'une grande profondeur d'âme. Troy Sanders sait aussi se faire plus mélancolique sur le planant "This Chapter", rappelant l'émotion à fleur de peau que peut véhiculer A PERFECT CIRCLE. Mais on peut aussi retrouver deux très courts morceaux expérimentaux complétement différents du reste de l'album ("Character" et "Recede And Enter") venant aérer l'opus, l'atmosphère s'y fait lugubre, angoissante et oppressante, les samples de voix participant grandement à cette impression, à l'instar de TOOL. Ce coté Toolien semble encore plus évident sur "Praying From The Danger" avec, en guise d'introduction, des percussions tribales, une basse dissonante et des guitares aériennes, suivies d'un superbe refrain Pop/Rock. Soulignons également le jeu brillant de Tony Hajjar sur ce titre, y ajoutant encore plus de singularité. Alors, à l'écoute de ce Gone Is Gone, on se rend vite compte que ce supergroupe tient toutes ses promesses et fait preuve d'un vrai talent de composition, éclectique et accrocheur, mais surtout fort original. Il nous tarde donc déjà d'en avoir plus à se mettre entre les oreilles tant cet EP se révèle relativement prometteur.

Chronique : Papa Bordg

GONE IS GONE - Gone Is Gone

 

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GOATFATHER - Hipster Fister

Publié le par Nono666

GOATFATHER - Hipster Fister
Creative Commons
Style : Stoner Metal
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.goatfather.bandcamp.com

GOATFATHER - Hipster Fister



01. Thirty-Three (Seconds To Hell) / 02. As The Crow Cries / 03. Rebel Ways / 04. Hipster Fister / 05. A Road Paved With Corpses / 06. Devil Inside / 07. The Betrayer / 08. The Devil Made Me Smoke His Bong

GOATFATHER c’est un peu la rencontre du lait de chèvre, de l’huile de moteur et du bourbon de contrebande dans un shaker rouillé... ce n’est pas moi qui le dit, c’est le groupe lui-même. Alors, sachant que le groupe est de Lyon, le bourbon de contrebande... quand même, n’exagérons rien et restons mesuré. Mais cela défini tout de même assez bien les intentions du groupe, et plutôt pas mal aussi ce Hipster Fister, premier opus du groupe qui avait signé auparavant une démo 3 titres dont est issu "As The Crow Cries" qui suit de suite l’introduction à cet album. Musicalement, peu de suprise à attendre, on nage dans les eaux territoriales d’un CORROSION OF CONFORMITY pour le côté Rock, d’un ORANGE GOBLIN pour quelques lignes de lead assez fumées dans l’esprit, d’un DOWN pour des chœurs à plusieurs voix intelligemment placés, et même un peu à METALLICA, notamment par le chant de Yann, qui montre cependant quelques signes de faiblesse ("A Road Paved With Corpses", un brin forcé sur les couplets). Ce qui peut le plus surprendre, c’est cette production assez propre et clinique assez loin des habitudes du style, les guitares manquent d’accroche et de mordant (et aussi d’un son assez personnel) et on aurait aimé qu’elles tiennent un peu plus du gras de la Rosette de Lyon, voyez-vous... Signalons tout de même la qualité d’interprétation (cette fin de "A Road Paved With Corpses" tirant sur KARMA TO BURN par exemple), la variation impeccable des rythmiques et des ambiances au cours de cet album tout en gardant une cohérence, ainsi "Devil Inside", avec un riffing plus typé Hard/Heavy, renferme un refrain typiquement Stoner Metal. Ce Hipster Fister est donc un très bon premier pas pour ce groupe qui semble avoir les moyens d’imposer sa musique de part ses qualités, même si elle reste perfectible, mais laissons le temps au groupe, mais aussi tout ce qu’il y a autour, les quatre gaillards semblent savoir où ils vont et s’en donnent les moyens. A découvrir sans retenue pour les amateurs de Stoner Rock/Metal.

Chronique : Aymerick Painless

GOATFATHER - Hipster Fister

 

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NERVOSA - Agony

Publié le par Nono666

NERVOSA - Agony
Napalm Records
Style : Thrash Metal
Origine : Bresil
Sortie : 2016
Site Web : www.nervosaofficial.com

NERVOSA - Agony



01. Arrogance / 02. Theory Of Conspiracy / 03. Deception / 04. Intolerance Means War / 05. Guerra Santa / 06. Failed System / 07. Hostages / 08. Surrounded By Serpents / 09. CyberWar / 10. Hypocrisy / 11. Devastation / 12. Wayfarer (Bonus track)

Si une promotion aussi malséante (les mots ne sont ni pesés, ni mesurés, je suis pas ton médecin qui te fait ta visite médicale un peu chiante et vaguement déprimante) que celle de NERVOSA (REGARDEZ, DU THRASH METAL JOUÉ PAR DES FEMMES, INCROYABLE) permettra aux plus médisants de s'ébaudir de leurs critiques dénuées d'argument, la musique du combo (et plus précisément trio, à l'image de grands noms du Thrash Metal, notamment Teuton ; au hasard, et pour faire dans l'original, SODOM et DESTRUCTION) brésilien n'en est pas plus marmoréenne. Pourtant, j'eus au début du mal avec le son de NERVOSA, qui, et aujourd'hui encore, est mutilé d'une certaine vacuité, due à n'en point douter à l'absence d'une seconde guitare, d'un son de basse plus renforçant, ou encore d'un mixage plus puissant et impactant. Et pourtant, force est de reconnaître que cet album est un nid à riffs sur-efficaces, tout droits hérités d'un Reign In Blood dont je censurerai le nom du diabolique géniteur, ou d'autres classiques incontournables (notamment au niveau du chant, éructé par la (trop discrète à ce poste) bassiste et vocaliste Fernanda Lira, qui rappellera, entre autres, Chuck Schuldiner ou Mille Petrozza). Ainsi, on a le droit à une demi vingt-deuxaine (ceci étant un néologisme fort expérimental et maladroit, dont l'utilisation est à proscrire) de tueries courtes, incisives et agressives, exprimant un amour malsain et éternel pour la rapidité extrême, agrémentée pourtant de ce qu'il faut de lourdeur (à trouver cette fois dans des mid tempi plus inquiétants). Ceci dit, le groupe n'hésitera jamais à aller piocher la non-fraîcheur là où elle est, à savoir dans certains passages Black ou Death, qui, au détriment d'apporter de l'originalité (gros point noir du groupe, qui, de ses thèmes (guerre, société, apocalypse) et sa façon de les traiter, à sa musique, en passant par son imagerie, fait dans le classicisme le moins surprenant et osé), renforcent l'impact du groupe sur nos doux corps aptes aux pogos, et sa puissance mélodique (rajoutant également une atmosphère plus malsaine et inquiétante qui aurait gagné à être plus travaillée, tant sur les passages où elle est mise en avant, comme sur l'introduction du morceau "Hypocrisy", elle apporte à la musique, ce morceau étant vraiment teinté de Black) mais endommagent l'aspect dissociable des compositions, qui finissent par toutes se ressembler, au point qu'aucune ne sorte réellement du lot (même si, à titre personnel, j'avoue avoir un petit coup de cœur pour celle qui clôture l'album, "Devastation", à l'atmosphère urgente et au riff groovy tout à fait dansant, représentant bien la tendance de NERVOSA à accentuer ses rythmiques, comme on peut l'entendre sur l'intro à la basse sur l'un des seuls morceaux où elle est clairement audible, à savoir "Cyberwar"). En résumé, un album sans prise de risque, avec ses défauts et ses qualités, qui ne surprendra personne, mais toujours agréable à écouter pour un amateur de Metal Extrême lambda ET pas trop exigeant, notamment grâce à son potentiel live non négligeable.

Chronique : Durchfall

NERVOSA - Agony

 

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MORTILLERY - Shapeshifter

Publié le par Nono666

MORTILLERY - Shapeshifter
Napalm Records
Style : Thrash Metal
Origine : Canada
Sortie : 2016
Site Web : www.mortillery.com

MORTILLERY - Shapeshifter



01.  Radiation Sickness / 02. Age Of Stone / 03. Bullet / 04. Mantis / 05. Black Friday / 06. Wendigo / 07. At The Gates / 08. Torture / 09. Shapeshifter / 10. Patient Zero (Bonus track) / 11. Neckbreaker (Bonus Track) / 12. Shine (Bonus track)

Si vous avez les mêmes références que moi, le nom du dernier album de MORTILLERY, Shapeshifter, vous évoquera, au choix, un poème latin ou un groupe de Rap assez rigolo et un peu oublié. Les deux cas ont un point commun : ils n'ont rien à voir avec le thème de cette chronique, qui se serait volontairement passée d'introduction, à l'image de son sujet, ce dernier s'ouvrant assez rapidement sur la tapping saveur épique de "Radiation Sickness". Un titre enragé (et accompagné d'une lyric vidéo très réussie, à l'image de l'artwork, illustrant à merveille le triste propos) dont on aurait apprécié que les paroles relèvent de la science-fiction (ce n'est malheureusement pas le cas), porté par les jouissives stridences de Cara McCutchen (les multiples manières de s'égosiller propres à la vocaliste du combo Canadien n'étant probablement pas parmi les moins agréables, j'en tiens pour preuve l'entièreté de l'album où l'on est baladé entre des cris possédés, des envolées suraiguës héritées du meilleur du Heavy, ou les parties plus gutturales, lorsque la frontman s'emballe, pour notre plus grand plaisir), qui, en plus d'être aptes à être reprises par un public (qui s'en fera probablement un plaisir), feraient presque de l'ombre au virtuose solo que le titre revêt (il sera en vérité noyé par la suite par ses innombrables pairs, tous plus géniaux les uns que les autres, portés par le son fluide et majestueux d'une guitare aiguisée). La description de ce titre collant plus ou moins aux autres, je ne puis qu'apprécier ce bijou de Thrash Moderne. Ainsi, le mixage est très réussi, moderne et puissant, mettant la basse en avant quand il le faut, et sublimant comme il se faut chaque partie de manière différente; au détour de quelques titres taillés pour le live (au hasard, "Wendigo" ou "Black Friday"), le côté Heavy (cité auparavant, j'en tiens pour exemple l'éponyme qui clôt l'album, que l'on devine assez facilement influencé par IRON MAIDEN, avec ce qu'il faut d'agressivité), ou quelques saveurs Punk, disséminées dans quelques petits coins, rafraîchissent le tout, et les amateurs de Shred s'en donneront à cœur joie. Le principal atout de cet album reste tout de même sa capacité à transmettre une rage que l'on sent sincère, autant qu'une énergie explosive, suintant l'urgence et la haine, ceci donnant naissance à une atmosphère globale qui, sans que l'on ne s'en aperçoive à la première écoute, est beaucoup plus travaillée que dans la plupart des albums de Thrash, et, par conséquent, l'intensité de MORTILLERY est largement au dessus de la moyenne du style ; une bonne raison d'aller écouter avec attention ce nouvel album, qui promet beaucoup pour la suite.

Chronique : Durchfall

MORTILLERY - Shapeshifter

 

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MOS GENERATOR - Abyssinia

Publié le par Nono666

MOS GENERATOR - Abyssinia
Listenable Records
Style : Heavy Rock 70's
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/MosGenerator

MOS GENERATOR - Abyssinia



01. Strangest Times / 02. You've Got A Right / 03. Catspaw / 04. Easy Evil / 05. Wicked Willow / 06. As Above So Below / 07. Red Canyons / 08. There's No Return From Nowhere / 09. Time & Other Thieves / 10. Outlander

MOS GENERATOR a une poignée d'avantages pour que le fan de Rock moyen (entre 40 et 50 ans, à la limite 60, connaît toute la discographie d'AC/DC et LED ZEPPELIN, a 2 enfants, utilise régulièrement le mot « Hardos », est tout à fait sympathique, bien qu'un peu coincé dans une faille spatio-temporelle) gage en sa faveur : ils font du Heavy Rock, aiment BLACK SABBATH, ont de grosses barbes, et un nom qui fait penser à MONDO GENERATOR. Plutôt direct, certes. Comme Abyssinia, nouvel album, à paraître chez Listenable Records (qui, entre 2-3 tueries de Metal Extrême, nous sort de temps en temps une perle saveur 70's, au hasard MARS RED SKY), qui s'ouvre sans plus attendre sur un gros riff simpliste (comme tous ceux qui composent cet album, à vrai dire) et accrocheur, à savoir celui de "Strangest Times", doté de cette fâcheuse tendance à emménager dans votre crâne avec une promptitude à toute épreuve, fusionné à une ligne de chant expéditive comme sait magnifiquement bien les faire Tony Reed de sa voix suave et rauque ; on l'aime. Il a une barbe, une guitare, parfois un clavier, et il fait du gros son avec. Bon, évidemment, on aime aussi Sean Booth (sa basse est d'enfer, surtout quand elle propose un petit pont de manière isolée. Et vous l'aurez deviné, il a une barbe) et Jon Garrett (un peu moins, il a pas beaucoup de barbe. Mais ses parties batteries sont très sympathiques, donc on pardonne). Tout ce petit monde poilu nous propose dont un joli mélange de Groove, de nostalgie et de bonne humeur, de la manière la plus bienveillante et la moins originale qui soit. Mais comment ne pas craquer, face à l'entraînante envolée de "There's No Return From Nowhere", le sympathique côté Progressif des deux derniers morceaux de l'album (entre le plutôt barré et dansant "Time & Other Thieves" et l'envoûtant "Outlander"), les solos parsemés sur l'album, dont le mot d'ordre est « efficacité », ou le rythme ultra dansant de "Red Canyon" ? C'est simple, il faut ne pas aimer les années 70's, sinon c'est physiquement impossible. D'autant plus que la production est parfaite, à la fois rétro et dans l'air du temps. Rendez vous donc chez votre disquaire le 15 Juillet afin de vous procurer l'album idéal pour un petit (ou un grand, mais dans ce cas, vous pouvez aussi ressortir les KYUSS, ça fait toujours plaisir) Road Trip dans le désert (ou à Limoges, pour les plus aventureux).

Chronique : Durchfall

MOS GENERATOR - Abyssinia

 

MOS GENERATOR - Abyssinia

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WHISPERED - Metsutan - Songs Of The Void

Publié le par Nono666

WHISPERED - Metsutan - Songs Of The Void
Inverse Records
Style : Melodic Death Metal
Origine : Finlande
Sortie : 2016
Site Web : www.whisperedband.com

WHISPERED



01. Chi No Odori / 02. Strike! / 03. Exile Of The Floating World / 04. Sakura Omen / 05. Kensei / 06. Our Voice Shall Be Heard / 07. Tsukiakari / 08. Warriors Of Yama / 09. Victory Grounds Nothin / 10. Bloodred Shores Of Enoshima

Venu du fin fond de sa Finlande natale, WHISPERED pratique un Death mélodique plutôt atypique où se côtoient symphonisme et influences japonaises, avec ses instruments typiques et sa culture samourai prononcée ! Après un Thousand Swords (2010) épique et intense et un Shotgunate Macabre (2014) plus violent et surpuissant, WHISPERED nous assène un troisième coup de sabre derrière la nuque avec ce magnifique Metsutan - Songs Of The Void, avec pour thèmes les contes traditionnels et la mythologie japonaise, plaçant le vaillant guerrier samouraï au centre des débats, en fier héros, robuste et indétronnable. Ici nous est offert une œuvre forte, riche et palpitante, dont le concept fait voyager à travers le temps dans des contrées, des mœurs et coutumes assez méconnus, permettant de faire travailler l'imaginaire. Les morceaux s'enchainent pour former un tout cohérent, servi avec maestria par des voix narrées, des cris guerriers et des chœurs symphoniques donnant une profondeur hallucinante à ce véritable chef d'œuvre (l'intro "Chi No Odori", "Strike"). Mais les sentiments profonds et l'émotion grandiloquente font également partie intégrante du concept WHISPERED, d'ailleurs, cela semble assez évident à l'écoute de titres aussi intenses que "Exile Of The Floating World", "Sakura Omen", "Tsukiakari" ou "Warriors Of Yama", dotés d'une certaine dramaturgie. "Bloodred Shores Of Enoshima" résume, quant à lui, parfaitement tout le potentiel de WHISPERED à travers une longue pièce de plus de 11 minutes découpée en cinq actes s'appuyant sur la légende du dragon de l'ile d'Enoshima et la déesse Benzaiten dont la magnifique pochette de Tok semble inspirée, cloturant magistralement cet album parfaitement construit et d'une richesse infinie. Nos samourais finlandais signent avec ce Metsutan - Songs Of The Void un troisième « Strike » d'affilé ! Une pure réussite !

Chronique : Papa Bordg

WHISPERED

 

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NO VALE NADA - Demain

Publié le par Nono666

NO VALE NADA - Demain
Autoproduction
Style : Emo Post-Hardcore
Origine : France
Sortie : 2016
Site Web : www.facebook.com/NVNMusic

NO VALE NADA - Demain



01. Amer / 02. Dignité / 03. L’Eloge Du Sens / 04. L’Impasse / 05. Demain / 06. Mon Inconnue / 07. 01 / 08. Sans Gravité

Les forêts Haut-Marnaises ont déjà vu naitre bien des monstres mais il en est un qui était passé à travers les mailles du filet des chasseurs locaux. Son nom ? NO VALE NADA... oui c’est de l’espagnol... et le monstre à trois têtes a publié un disque nommé Demain en mars dernier. Leur style se base essentiellement sur un Hardcore très dur qui tire très largement sur l’Emo et le Post-Hardcore de manière générale. Chant hurlé assez haut perché, rythmique cassée, brisée en plein vol, esprit Punk à tous les étages, les Chaumontais nous envoient là une rage qui ne va pas laisser insensible les amateurs de COILGUNS, mais également ceux qui suivent TAGADA JONES par exemple, et notamment pour le placement vocal qui s’en inspire assez largement. Pourtant, avec "Amer" et son introduction très sombre, on pourrait croire débarquer un groupe de Post-Black Metal mais la suite nous indique la tendance qui va se dégager de la suite. Pour autant, ce premier titre est totalement à part de l’esprit Emo Post-Hardcore du reste de l’album, l’ambiance est plus posée et plus sombre, le tout en 3 minutes là où les autres morceaux dépassent difficilement les 2 minutes, comme un aparté qui prend fin avec "Dignité", un autre titre très intéressant où NO VALE NADA insuffle une certaine mélodie en plein milieu de cette urgence qui explose au détour d’un blast au centre du morceau. La production confiée à Amaury SAUVE, très actif sur la scène, renvoie un côté naturel de part ce son de caisse claire qui vous claque dans les tympans, de même qu’un son de guitare assez brouillon en toile de fond, noyé avec une voix, ou plutôt des voix, puisque chaque membre du trio chante sur cet album, mais se fait bien plus précis lorsque quelques mélodies interviennent. "L’Eloge Du Sens" est d’ailleurs un exemple parfait, là aussi, le groupe se détache quelque peu de son style Emo Post-Hardcore pour intégrer une ambiance là aussi plus posée et moins Punk avant un "L’Impasse" aux sonorités Noisy très Punk. Même lorsque le groupe se fait un peu moins original, notamment par le chant sur "Mon Inconnue", la guitare envoie des parties super bien ficelées, ou lorsque c’est la guitare qui se fait plus simpliste sur "Sans Gravité", c’est l’esprit Punk mis en avant qui donne un intérêt au morceau. Chacun des morceaux de cet album ne semblent pas être là par hasard et c’est ce qui fait de ce monstre une bête instable rodant dans les bois Haut-Marnais mais qui cherche à découvrir d’autres contrées, serez-vous prêt à faire face si NO VALE NADA s’approche de chez vous ? En attendant, jetez une oreille à cet opus qui met un grand coup de pied dans la fourmilière, las que l’on est d’entendre sans cesse les mêmes albums de Post-Hardcore où la guitare est inaudible tout comme le chant. Un bien bon premier album.

Chronique : Aymerick Painless

NO VALE NADA - Demain

 

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SELTAR - Aŕe Teike

Publié le par Nono666

SELTAR - Aŕe Teike
Autoproduction
Style : Atmospheric Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2015
Site Web : https://seltar.bandcamp.com

SELTAR - Aŕe Teike



01. I / 02. II / 03. III

Il est fort compliqué de juger un album profondément ancré dans les émotions, le ressenti de l'instant, et la contemplation ; à n'en point douter, l'inanité ou non d'un son est en ce cas de figure profondément subjective, l'expression musicale d'une ignée liberté étant souvent contrainte par le contexte dans lequel est enfermé l'auditeur. Cependant, le cas n'est que plus épineux lorsque l'on aborde le Metal, qui plus est extrême, le genre étant dénué d'ultime parangon, et assez abstrait pour être ouvert à différents niveaux d'interprétation et d'appréciation.

C'est ainsi dans la connaissance de mon impuissance face à ce que je décris en ce premier paragraphe, que je me lance dans la description du second rituel de SELTAR, Aŕe Teike, afin de livrer de manière plus ou moins intéressante (à vous de juger), mon avis sur cette véritable déclaration d'amour du groupe Américain aux noms complexes, cette dernière étant composée de "II", "I" et "III", dans un ordre beaucoup plus académique, et, de manière plus sonore, d'un mélange de mélodies toutes plus tubesques les unes que les autres, le groupe nous baladant tranquillement dans ses méandres tantôt épiques, tantôt mélancoliques, parfois inquiétants, souvent couverts de blasts (et je ne puis passer à côté de l'occasion pour vous indiquer que le son de batterie, qui est si je ne m'abuse une boîte à rythme, n'est pas top à mes oreilles, qui le trouvent synthétique et manquant de puissance, bien que cela ne gâche rien aux compositions globales) toujours inspirés, nous plongeant dans l'univers glacial et nocturne du groupe. Les amateurs du simplisme et de l'atmosphère intrigante de DARKTHRONE, avec lequel il partage également sa difficulté d'accès, ses ambiances solitaires et les éléments qui seront par la suite cités, seront servis, entre les riffs entêtants et répétitifs (l'album s'achevant sur l'un des meilleurs d'entre eux), et la production assez étouffée, notamment au niveau du chant.

Si l'on peut regretter le manque d'évolution par rapport au premier essai du groupe (les similarités sont trouvables du propos à l'intro), il est indéniable que SELTAR propose ici un torrent d'émotions mixé à une expérience musicale complète qui, si elle ne marquera sans doute pas éternellement les esprits, permet de se plonger dans un monde dont l'auditeur deviendra le second architecte.

‪Chronique : ‎Durchfall‬

SELTAR - Aŕe Teike

 

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CEREMONIA - La Existencia Humana Debe Ser Un Error

Publié le par Nono666

CEREMONIA - La Existencia Humana Debe Ser Un Error
Autoproduction
Style : Blackened Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2015
Site Web : www.ceremonia.bandcamp.com

CEREMONIA - La Existencia Humana Debe Ser Un Error



01. Amanecer Fallido / 02. Anestesia Afflicción (I. Posesión / II. Ascensión / III. Abismo) / 03. Abrazando El Vacío / 04. Existencia Humana

Premier album du groupe Parisien CEREMONIA, un quatuor qui martèle que la joie n’est qu’une illusion. Et bien à l’écoute de La Existencia Humana Debe Ser Un Error, on comprend effectivement que l’on nous ment depuis des années car quiconque aime se retrouver dans la détresse et le désespoir va se retrouver comme chez lui à l’écoute du premier album des Français. Toutefois, ceci ne suffit pas pour en faire un album incontournable, et on le comprend assez vite également car si le titre d’ouverture enchaine les différents passages aériens assez malsains, on passe tout de même par la suite par des grosses ficelles pour essayer d’atteindre les 10 minutes, en tout cas c’est l’impression que renvoie un "Anestesia Afflicción" qui montre des faiblesses dans la fluidité et même dans la pertinence de certaines parties qui sentent le réchauffé, un peu comme si on laissait tourner un moteur au ralenti, ça manque d’action, tout comme sur le début de "Abrazando El Vacio". Mis à part cela, il faut tout de même saluer le travail du groupe qui lâche là 4 titres emprunts de Doom mais surtout d’un Black assez malsain, mid tempo, poisseux qui devrait nous emporter dans les ténèbres les plus noires mais qui nous maintient tout de même pas loin de la surface comme pour nous laisser un espoir, c’est assez sadique en y réfléchissant mais ça ne répond pas totalement à la promesse de départ et cela notamment peut être du au côté Post-Hardcore qui traine en toile de fond. Jamais totalement présente mais largement suggérée, cette influence nivelle la noirceur du départ. Alors, pour nous emmener bien plus bas dans le noir et le désespoir le plus total, il va falloir nous y accompagner les gars, en sont-ils seulement désireux ? A suivre, car suivant la direction prise, CEREMONIA pourrait être une bonne réponse à certains groupes de Black US qui en ont fait leur fond de commerce. Disons, simplement que ce La Existencia Humana Debe Ser Un Error est intéressant et à ne surtout pas considérer comme un mauvais album : le premier titre, quelques beaux leads sur le deuxième, la fin mélancolique (qui rappelle un peu PARADISE LOST au passage) d’"Abrazando El Vacío", juste que le groupe ne semble pas être aller au bout du truc.

Chronique : Aymerick Painless

CEREMONIA - La Existencia Humana Debe Ser Un Error

 

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