Eklablog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

PSYCHOFAGIST - Songs Of Faint And Distortion

Publié le par Nono666

PSYCHOFAGIST - Songs Of Faint And Distortion
Memorial Records
Style : Experimental/Free-Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.psychofagist.com

PSYCHOFAGIST_Songs Of Faint And Distortion



01. Blankness Reigns Supreme / 02. Movement / 03. Mechanoabsurdity / 04. Neuronopatia Sensitiva Subacuta / 05. Digression Into Distortion / 06. Inhuman 3.0 / 07. 22nd Century Misshapen Man / 08. Song Of Faint / 09. An Autism Aenigma / 10. Unique.Electronix.Forms / 11. Uninitiation

Le temps que mes neurones se reconnectent correctement, on en était déjà au quatrième morceau de l'album de PSYCHOFAGIST, non, le cinquième, mais comme dirait le vilain O'Brien, si Big Brother dit que quatre, c'est cinq, et bien, c'est cinq. Comme une impression de se prendre tout ce qui existe d'extrême dans la face : SUNN O))) mais en plus rythmé, TODAY IS THE DAY mais avec des morceaux qui font parfois moins d'une minute (ou plus de 7...), ou des guitares qui gueulent à n'en plus pouvoir comme du LIGHTNING BOLT. La chanson qui m'a tirée de l'état instantané de transe dans lequel j'ai été plongée, "Digression Into Distortion" : ADMIRAL ANGRY en mode minimaliste, le truc que si tu pousses le son t'as les entrailles qui bougent (bon, après faudra ramasser, alors pas de bêtises hein). Parfois grind, parfois free jazz… Mais toujours timbrés ! Si le moins qu'on puisse dire, c'est que toutes oreilles n'apprécieront pas, on peut aussi noter qu'un groupe pareil, ça montre qu'il est encore possible de s'éclater à inventer quelque chose qui sorte des sentiers battus, et ça donne un bon coup d'oxygène dans cet amas de productions formatées « tympans friendly », alors souriez, vous êtes agressés. Je ne m'aventurerai pas à diagnostiquer la production de cet album, savoir si le son est bon ou pas… Je n'en sais fichtre rien, mais le résultat est pour le moins surprenant… Pas une minute pour reprendre ses esprits, j'aimerais bien savoir ce qui a pu passer par la tête des membre de PSYCHOFAGIST au moment de composer Songs of Faint and Distortion, parce que dans la mienne c'était un moshpit neuronal plus ou moins agréable… Je ne sais pas pour ceux d'entre vous qui se droguent (moi pas), mais par exemple, pour avoir vu Fear and Loathing in Las Vegas, je suis certaine que la fin de "Song of Faint" (couplé avec le début de "An Autism Aenigma"), ça correspond pas mal avec la scène de la réception… Ou encore avec le cauchemar raconté par Dupontel dans le mythique Bernie. La fin de l'album ne sera plus parlante que le début, avec un "Uninitiation" qui ressemble à l'intro perdue d'un album de SLIPKNOT apocryphe (ça m'a clairement rappelé l'intro d'IOWA, en moins subtil, parce que oui, c'est possible !). Quoi qu'il en soit, c'est avec le sourire que j'ai écouté cet ovni sous ecstasy qui prouve que je n'ai pas tort de chercher ce qu'il peut exister d'original de nos jours : une expérience intense et atypique qui, hélas, n'arrivera pas à toutes les oreilles.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

PSYCHOFAGIST_promo2_FB
 

Voir les commentaires

THE CIRCLE ENDS HERE - The Division Ahead

Publié le par Nono666

THE CIRCLE ENDS HERE - The Division Ahead
Memorial Records
Style : Post-Rock/Post-Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/thecircleendshere

THE CIRCLE ENDS HERE_The Division Ahead



01. Remiss / 02. Rift / 03. Porcelain / 04. Frail / 05. Transcend / 06. Nescience / 07. Lakes / 08. Monument

Après un premier EP en 2011, les Italiens de THE CIRCLE ENDS HERE (comme c'est original, un nom à rallonge pour un groupe « post ») sortent leur premier album, The Division Ahead, qui laisse une excellente première impression. Je m'explique, dans The Divison Ahead, on navigue entre puissance et fragilité, l'atmosphérique et le brutal, la première écoute est superbe. Le hic donc ? Le voici : le groupe semble particulièrement attaché à utiliser souvent les mêmes motifs harmoniques et les mêmes tonalités dans chacun de leurs morceaux, et même au niveau des rythmiques, c'est loin d'être varié. Mais évidemment si la première impression est bonne, c'est que The Division Ahead a aussi ses points forts ! Johnny Lonack (chant) module admirablement bien sa voix et sait tirer quelques frissons (le chant crié est magistral sur "Porcelain", et l'enchaînement parfait avec le chant clair, limite murmuré), même si sur certains passages, on croirait qu'il a piqué quelques cordes vocales au gars de NICKELBACK dont je n'ai pas envie de chercher le nom. THE CIRCLE ENDS HERE affectionne les guitares aériennes et les ambiances atmosphériques : le morceau d'ouverture "Remiss" annonce d'ailleurs bien la couleur, et "Frail", avec les samples de cordes en fond, vient confirmer la tendance. Notons que cet album semble s'articuler autour du thème de la fragilité (les titres sont parlants), et la puissance évocatrice de la musique de THE CIRCLE ENDS HERE vient bien mettre en relief cette ligne directrice qui se ressent même sur les passages plus « Sludge » (voir Doom) de The Division Ahead. Par exemple, sur le morceau "Transcend" (le meilleur morceau de l'album à mon sens), le chant crié n'a pas les accents de la colère, sans pour autant manquer de puissance, et ce morceau m'a fait penser à du SHINING, si on exclue les motifs mélodiques très connotés « post ». Les morceaux "Transcend" et "Nescience" forment un beau diptyque : plus sombres et violents que le reste de l'album, ces deux morceaux ont de quoi retenir l'attention des amateurs du genre. Une fin en point d'orgue pour "Nescience" avant de souffler un peu avec l'interlude "Lakes", instrumental qui vient totalement contraster avec les deux morceaux précédents : on est maintenant dans l'ambient pur (« vos paupières sont lourdes, vous voyez un lac » tout ça, tout ça), et je vais éviter de me prononcer parce que je sais que je déteste ça, donc je ne vais rien dire au risque de balancer une blague sur les CD de relaxation de « Nature et découvertes ». THE CIRCLE ENDS HERE nous offre un final monumental, avec "Monument" (ça ne s'invente pas), long morceau aux intonations Post/Prog' de 11 minutes, qui montre bien tout le potentiel du groupe et l'étendue de leur savoir faire quand il s'agit de créer des ambiances et de jongler avec : ce morceau fait directement appel à ce que nous avons dans le bide, et on oscillera entre différentes émotions au gré de ce que le groupe a souhaité susciter, et ça, c'est fort. Ce premier album est une réussite, et bien qu'il n'amène rien de nouveau au paysage Post-Metal, on ressort de l'écoute de The Division Ahead avec l'impression d'une grande maîtrise, malgré certaines « redites ».

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

THE CIRCLE ENDS HERE_Band
 

Voir les commentaires

SOULTRIX - When All Begins...

Publié le par Nono666

SOULTRIX - When All Begins...
Autoproduction
Style : Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/soultrixlegroupe

SOULTRIX_box_front_JPG



01. Revenge / 02. All For You / 03. No Turning Back / 04. Burning From The Inside / 05. Cannons Of Shame / 06. Win This Fight

Combo Thrasheux de l'est de la France, c'est non sans ricaner que je me suis renseignée sur SOULTRIX : c'est à cause de leur air juvénile qui nous fait imaginer un « Salut, on a 16 ans et on a une belle expérience de la scène, on a joué à la fête du lycée ». J'avais tort d'afficher cet air sarcastique. Pourquoi ? Tout d'abord, parce qu'ils ont VRAIMENT une expérience de la scène. À première vue, ils ont leur petit succès, ont participé à Rock en Stock à St-Dié-des-Vosges et fait la première partie de SMASH HIT COMBO, et qu'on aime ou pas, ce n'est pas un petit groupe à la popularité toute confidentielle, donc bon… Comme tout groupe qui cherche à faire ses armes, ils ont débuté par des reprises : MACHINE HEAD, PANTERA… C'est dire si les références sont là ! En rade de chanteur, ils ont joué avec leur guitariste au chant et ont proclamé le line-up valide. Ce qui pêche sur ce premier EP ? Le chant. Si le chant Thrash est bien assuré, le chant clair manque totalement d'assurance, sans compter que le timbre n'est pas exceptionnel et ne convient pas tellement aux morceaux efficaces et riffs rageurs proposés par SOULTRIX. Il ont choisi de dévoiler d'abord la chanson "Revenge", mais "All For You" me semble la plus représentative du potentiel du groupe : les riffs sont efficaces (sans pour autant révolutionner la musique, il s'entend), on a même droit à un joli solo de basse. L'EP compte six titres, trente minutes, pour un coup d'essai en demi-teinte. On notera toutefois que les morceaux sont plutôt longs pour du Thrash, par exemple, "Burning From The Inside", morceau de presque sept minutes, montre l'essai d'un morceau « à rebondissements », puisqu'on ne peut pas parler de « ruptures de rythme » tout de même. Le morceau est plutôt lent, et si le chant clair est toujours une faiblesse, les passages en chant crié sont très bien maîtrisés et SOULTRIX réussit là encore un morceau qui n'entrera certes pas dans les annales pour son originalité, mais que l'on prend plaisir à écouter, car on ne s’ennuie pas. Je ne vais pas enfoncer le clou à toutes les phrases, on aura compris que le chant clair est la véritable lacune de SOULTRIX. Je ne sais pas si le dernier titre de l'EP "Win This Fight", est une sorte de « tribute », mais ils ont pompé leurs riffs un peu partout, j'ai notamment identifié "Tier" (RAMMSTEIN) et "Revenga" (SOAD, c'est dans leurs influences listées sur Facebook (lol), mais est-ce une raison pour copier ?). Cet EP nous donne a découvrir un groupe qui a certes du potentiel, mais qui va devoir développer une identité propre et améliorer sa technique (chant !!!) s'il veut aller plus loin et retenir l'attention des thrashers avides de nouveau son. Au vu des informations collectées à propos de SOULTRIX, et s'il est sûr que c'est un groupe de musiciens passionnés qui ont la motivation et l'envie nécessaire pour évoluer, on attendra la suite pour se prononcer.

Chronique : Nastassja

Note : 6/10

 

Soultrix_Band
 

Voir les commentaires

NIGHTSHADE - An Endless Vision

Publié le par Nono666

NIGHTSHADE - An Endless Vision
Bullet Tooth
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/nightshadeofficial

NIGHTSHADE_An Endless Vision



01. Amiss Desire / 02. Wasteful Ways / 03. Kleos / 04. Make Up Your Mind / 05. Apathy / 06. Betrayal / 07. Contemporary Ascendency / 08. Virtue In Hand / 09. Creepy Crawlies / 10. Hope Is What Makes Us Strong

Le groupe américano-breton, (apparemment il n'y a qu'un brestois, mais Bastien Deleule est à l'origine du groupe) de NIGHTSHADE n'en est pas à son premier coup d'essai. Je ne vais pas m'étendre sur leur bio (vu les changements de line-up à tour de bras, j'y passerai la nuit et pas sûr que ça m'intéresse), ils font ça très bien, je vais donc en venir aux faits. C'est bien du Deathcore, ça, pas de doute, et le deathcore, j'aime bien (normalement). On peut croire que je suis quelqu'un d'indulgent, que je mets des bonnes notes… Dans la vraie vie, je suis une harpie, et ce n'est pas ma faute si la moisson de ce début d'année 2013 fût riche en superbes albums qui ont enchanté mes tympans ! Seulement voilà, ça ne pouvait pas être éternel, An Endless Vision vient mettre fin à cet état de grâce. Si l'album commence avec un "Amiss Desire"  qui, à première vue, est un morceau deathcore tout à fait lambda, j'ai immédiatement su que quelque chose ne collerait pas : le timbre de la voix du chanteur ne me revient pas (quand on chante, on ne se gargarise pas en même temps, c'est pas poli) et sur certains passages j'ai subis un horrible viol auditif… Mais les goûts et les couleurs, comme on dit (à mauvais escient d'ailleurs, le sens de l'expression c'est pas ça du tout, mais c'est entré dans le langage courant, alors sacrifions)… Ce qui signifie que le brouhaha electro-clubbing des années 90 qui m'a fait retrouver un tic nerveux à la paupière pourrait bien enthousiasmer quelques-uns d'entre vous (pauvres fous !). Z'avez le droit, j'accuse personne (sauf toi... toi… et toi aussi…). Un album de 32 minutes, des morceaux courts, avec des passages en chant guttural et chant clair, qui n'est pas mal, et cette fois, pas de chat dans la gorge. La ligne mélodique de "Wasteful Days" m'a étrangement rappelé quelque chose, mais si j'ai une bonne mémoire auditive, je n'ai pas celle des noms de morceaux, donc je pointerai vaguement du doigt ce pompage manifeste, mais je trouverai bien d'où ça vient ! Le grand problème de An Endless Vision : trouver une particularité, un point notable, quelque chose qui donnerait une saveur particulière aux morceaux. Moi qui suis encline à m'enthousiasmer à tout va, j'ai été étonnée de ma totale indifférence : seule une impression générale de fadeur et d'ennui (les 30 minutes les plus longues…) m'est resté de l'écoute de cet album. Parce que je suis curieuse, j'ai consulté quelques infos, j'ai (évidemment) regardé le clip à plus de 150 000 vues (bah voyons…) de "Betrayal" : merci à Making Dreams production,  ce clip est effectivement très bien fait, le thème est d'actualité et comme je suis une harpie sensible, les images de violence policière m'ont marquées, même si je ne sais pas si NIGHTSHADE est un groupe «engagé» (ou qui se considère simplement comme tel). La maîtrise technique est là (joli solo sur "Make Up Your Mind") sans pour autant être époustouflante, les mélodies ne sont pas transcendantes, mais restent cohérentes, hormis les passages «électro» qui sont une véritable agression pour le conduit auditif, et il est certain que NIGHTSHADE, avec An Endless Vision, trouvera un public, mais je n'en serai pas. Il ne suffit pas d'avoir des articles, des vues sur Youtube et des like sur Facebook pour faire un bon album, et m'est avis que s'ils avaient les chevilles moins grosses et l'esprit plus occupé à composer qu'à se faire endorser, ils pourraient peut être réussir à composer des titres originaux, il faudrait tester… Non ? Voilà ce qui arrive, quand on voit l'avenir d'un groupe comme un business plus que comme un accomplissement artistique.

Chronique : Nastassja

Note : 4/10

 

NightShade_pic
 

Voir les commentaires

MEGACHURCH - Megachurch 2 - Judgment Day

Publié le par Nono666

MEGACHURCH  – Megachurch 2 : Judgment Day
Stressed Sumo Records
Style : Noise Rock/Stoner
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/megachurch

MEGACHURCH_Megachurch2-Judgment Day



01. Resurrection / 02. Teabaggers / 03. Receive It / 04. Battle Hymn Of The Republican / 05. Speak In Tongues / 06. My Father’s Dignity / 07. We Are All Witnesses / 08. Judgment Day / 09. Second Coming (bonus track) / 10. Gay Agenda (bonus track) / 11. Exorcism (bonus track)

A l’origine publié comme une autoproduction, Megachurch 2 : Judgment Day est le deuxième album des Américains de MEGACHURCH, un trio qui oscille habilement entre Noise Rock et Stoner barré à la QUEENS OF THE STONE AGE. Cette réédition signée Stressed Sumo Records reprend le même artwork que l’original dans un slim digipack carton dans lequel apparait une BD de quelques images très réussie. Les plus mordus pourront également se pencher sur la version K7 avec un artwork totalement différent. Musicalement, cassures rythmiques, break barré, guitares noisy et esprit Punk font partie du vocabulaire des petits gars de l’Ohio qui savent comment faire jumper leur musique très directe ("My Father’s Dignity" ou le barré "We Are All Witnesses"). Depuis cet album, les Américains ont publié un EP qui reprend des titres du premier album, agrémenté d’un nouvel artwork, voilà qui ressemble fort à un plan d’attaque du vieux continent. Toutefois, si le propos semble sympathique au premier abord, il faut bien avouer que l’artwork et tout ce qui entoure le groupe laissait présagé quelque chose d’un peu plus structuré... Ce deuxième album présente 11 titres en moins de 40 minutes et si l’on trouve quelques bons moments de bravoure ("Teabaggers", "My Father’s Dignity" ou "Judgment Day"), il est difficile de retenir les titres et ce qui s’y passe tant le trio est imprévisible, une sorte de foutoir se dégage de cette galette réservée aux amateurs de musique folle mais dont le risque de lasser est assez fort.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

MEGACHURCH_Band
 

Voir les commentaires

ORDER OF 315 - Near-Birth Experience

Publié le par Nono666

ORDER OF 315 – Near-Birth Experience
Dooweet Records
Style : Modern Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.reverbnation.com/orderof315

ORDER OF 315_Near-Birth Experience



01. Enemies Wait Inside / 02. Dogs That Lick, Dogs That Bite (The Leary Bill Of Rights) / 03. Some Like It Shot / 04. In Memory Of… / 05. The Pact / 06. Nonpoint / 07. Into The Hollow / 08. Underwood / 09. S.A (Territorial Glorious Story) / 10. Mr Brainwash

ORDER OF 315 où l’art de ne pas bâcler la sortie d’un premier album, en plus d’un opus très bien ficelé, bien varié, les Parisiens ont confié le mastering à Flemming RASMUSSEN connu pour avoir travaillé avec METALLICA entre autres. Inutile de chercher là quelques ressemblances que ce soient, nos Français arborent un Modern Metal qui emprunte la lourdeur d’un BLACK LABEL SOCIETY (ndlr ce son de guitare est monstrueux !) avec le groove d’un PANTERA le tout associé à quelques petites choses plus modernes qui transpirent notamment sur le deuxième titre qu’est "Dogs That Lick, Dogs That Bite (The Leary Bill Of Rights)" avec un aspect proche du Metalcore, et notamment dans la voix d’Edgar JABBERWOCKY qui montre sur ce premier album des capacités à varier sa voix très intéressantes. En effet, après un "Enemies Wait Inside" au refrain entêtant et une voix plus mélodique, "Some Like It Shot" nous renvoie vers des choses plus extrêmes et modernes avant de finir sur des couleurs plus Rock et plus légères, preuve de la volonté du groupe de ne pas s’enfermer dans un schéma stéréotypé. Near-Birth Experience est d’une efficacité redoutable, le groupe ayant peaufiné ses titres pendant 2 ans, le résultat s’en fait ressentir, du moins sur le début d’album. Avec des structures pouvant s’étirer, on regrette cependant la domination du chant hurlé très moderne qui dissimule un peu trop le travail des guitares assez soigné ("The Pact"), on imagine d’ailleurs facilement que c’est l’aspect Hardcore ou Modern Metal qui va ressortir le plus sur scène pour ORDER OF 315, voilà qui méritera une découverte sur album pour ceux qui se frotteront pour la première fois au répertoire des Parisiens en live. Au-delà de cette impression que le groupe s’impose, une certaine brutalité, il faut lui reconnaitre une capacité à rebondir car si le milieu de l’album retombe un peu, "Into The Hollow" et son refrain puissant mais mélodique et "Underwood", malgré un chant limite, se chargent de relancer la machine à uppercut. Avec un premier album intéressant, ORDER OF 315 ne valide cependant pas totalement l’essai avec encore des zones d’ombre, vocalement avec quelques errances et un manque de finesse par moment, musicalement avec des structures assez longues, une démarche certes courageuse mais qui impose une écriture impeccable, ce qui n’est pas ici le cas, l’absence d’un ou deux titres vraiment directs et marquant se font sentir à la fin des 60 minutes. Near-Birth Experience reste toutefois un premier essai solide qui permet à ORDER OF 315 de se faire une jolie carte de visite, notamment avec quelques touches d’Indie sur "Enemies Wait Inside" et "S.A (Territorial Glorious Story)".

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

ORDER OF 315_Band
 

Voir les commentaires

HYPOCRISY - End Of Disclosure

Publié le par Nono666

HYPOCRISY - End Of Disclosure
Nuclear Blast
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.hypocrisy.cc

HYPOCRISY_End Of Disclosure



01. End Of Disclosure / 02. Tales Of Thy Spineless / 03. The Eye / 04. United We Fall / 05. 44 Double Zero / 06. Hell Is Where I Stay / 07. Soldier Of Fortune / 08. When Death Calls / 09. The Return

Peter Tägtgren fait partie de ces mecs qui n'arrêtent jamais une seconde de nous surprendre en pondant chef d'oeuvre sur chef d'oeuvre. Compositeur et interprète de génie au sein de ces deux projets HYPOCRISY et PAIN, propriétaire du prestigieux The Abyss Studio et membre honoraire d'une floppée de groupes (BLOODBATH, LOCK UP, THE ABYSSE, etc.), ce virtuose ne connait ni le repos ni la médiocrité. Quatre ans ont passé depuis le précédent album d'HYPOCRISY, A Taste Of Extreme Divinity, période consacrée à PAIN et à la scène, et revoici le combo suédois sous les feux de la rampe avec End Of Disclosure. L'album commence assez calmement avec le titre éponyme. On pourrait être quelque peu déçu à la première écoute en pensant que ce titre représente l'ensemble de l'album, portant son nom. Rassurons-nous, il n'en est rien ! Dés le second titre, on passe en vitesse lumière et on reprend une dose de brutalité non coupée dans les veines. Ce morceau a, également, l'honneur et le plaisir d'avoir un honorable guest en la personne de Jonas Kjellgren (guitariste de SCAR SYMMETRY). Les vocaux sont très diversifiés, à l'instar des compositions qui font toute la richesse et la particularité de la bande. On a ici un magnifique spécimen de Death Metal mélodique cosmique, transcendant et à la hauteur de toutes les espérances. Les superbes titres comme "The Eye", "United We Fall" ou "Hell Is Where I Stay" sont de parfaits exemples de toute la force de cet album : une guitare incroyablement riche et inspirée, des accélérations et des ralentissements de rythme parfaitement dosés et un clavier discret mais offrant des intros ambiantes à donner des frissons. Les titres des trois derniers morceaux : "Soldier Of Fortune", "When Death Calls" et "The Return" pourraient induire en erreur et nous faire croire qu'il s'agit de reprises de ces mastodontes du Metal que sont DEEP PURPLE, BLACK SABBATH et BATHORY, mais ce n'est pas le cas. Peut-être Tägtgren aura-t-il juste voulu faire un petit clin d'oeil à ces groupes dont il est certainement fan. Quoiqu'il en soit, ces pistes sont aussi, voire encore plus, savoureuses que les autres méfaits commis jusqu'ici. Il serait inutile de continuer à vanter les mérites de cet album. C'est un sans-faute pour les Suédois, une oeuvre à posséder aussi vite que possible et à consommer sans modération.

Chronique : Germain

Note : 9/10

 

HYPOCRISY_Band 2013
 

Voir les commentaires

LOPSIDED - Holda's Grace

Publié le par Nono666

LOPSIDED - Holda's Grace
Klonosphere
Style : Post-prog
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/lopsidedband

LOPSIDED_Holda's Grace



01. White Dress / 02. ...For A Black Sheep / 03. Ramparts / 04. Adrift / 05. Gripped By Fear / 06. Madmartigan / 07. Moaï / 08. The Outlet / 09. The Pearl And The Pebble / 10. Sixteen / 11. Another Parallel Road

Après une petite pause, LOPSIDED est revenu en force avec son EP 5 titres, In Your Steps, qui avait été très remarqué à sa sortie en 2009, pour ce groupe qui avait déjà tourné avec KLONE ou PSYKUP : 2013 marque l'avènement du LOPSIDED nouveau, avec l'arrivée d'Holda's Grace, leur premier album. Pour ceux qui cherchent de l'originalité, un son racé et péchu, des riffs qui balancent et une voix de velours dans des cordes vocales d'acier, il faut foncer sur Holda's Grace. Au programme, beaucoup de cassures de rythme, un album qui navigue entre l'énergie « metalcore » et des passages plus « rock atmosphérique », entre riffs incisifs et guitares chantantes, le tout donne un bel aperçu des capacités du groupe autant sur le plan de la virtuosité que de l'inventivité. Il y a évidemment des influences palpables, notamment sur les morceaux "Gripped By Fear" ou "Moaï" qui sont, sans doute possible, des descendants directs de TOOL. Mais il est difficile, cependant, d'étiqueter avec précision la musique de LOPSIDED, mot qui en anglais signifie « bancal », « déséquilibré », et qui correspond plutôt pas mal au combo d'ailleurs : ils partent dans tous les sens. Après un morceau d'introduction clairement Rock atmo, ils enchaînent sans coup férir sur "...For A Black Sheep", un morceau que l'on pourrait qualifier de « Post Rock core », un joyeux bordel organisé qui met bien en bouche. Donc bancal, toujours vacillant d'un rythme à un autre, d'une ambiance à l'autre, mais sans jamais tomber. Ils jouent sur tous les registres et timbres (qu'il s'agisse de la voix ou du son de la guitare), pour nous donner à entendre un album qui respire la maîtrise, pour un groupe qui a manifestement un gros potentiel, et qui s'amuse à mélanger les genres dans un jeu de pistes réjouissant qui ne laissera pas indifférent, des morceaux d'une durée respectable, qui leur permettent de jouer sur les tons et registres, et il est difficile de trouver un morceau d'Holda's Grace sans variations, ou qui semble monotone. Ils semblent à l'aise partout, on ne sait pas où les attendre. Du côté du Rock énergique ? "Madmartigan" y est. Du côté « progressif  » ? "Moaï" y est. Une « ballade Rock »  ? Il y a "Sixteen" (qui malgré un rythme un peu lent et qui semble plus « lisse » que les autres morceaux, permet de bien entendre le timbre particulier du chanteur). Chaque morceau offre à voir une nouvelle facette, et bien que les morceaux soient longs, on ne se retrouvera jamais à se dire qu'on s'ennuie. Effectivement, ces nombreux changements de rythme, ces morceaux qui jouent aux poupées russes, pourront peut être en perdre quelques-uns (exemple : "Another Parallel Road", superbe, mais dont la construction peut désarçonner, on croit avoir changé de morceau alors que… non. Bref.). Inutile de dire que le prochain album sera attendu (pression !!!)... Je mets un 8,5/10, histoire de voir si la suite sera aussi survoltée et si après une telle débauche de diversité, ils arriveront à se renouveler (je ne m'inquiète pas).

Chronique : Nastassja

Note : 8,5/10

 

LOPSIDED_Band
 

Voir les commentaires

SODOM - Epitome Of Torture

Publié le par Nono666

SODOM - Epitome Of Torture
SPV/Steamhammer
Style : Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.sodomized.info

SODOM_Epitome Of Torture



01. My Final Bullet / 02. S.O.D.O.M. / 03. Epitome Of Torture / 04. Stigmatized / 05. Cannibal / 06. Shoot Today – Kill Tomorrow / 07. Invocating The Demons / 08. Katjuscha / 09. Into The Skies Of War / 10. Tracing The Victim

Déjà le quatorzième album du trio infernal teuton, SODOM, qui n'a rien perdu de sa rage et de son efficacité dévastatrice. J'étais tombé sous le charme du précédent album In War And Pieces sorti en 2010 et j'attendais son successeur avec impatience. Alors, il est comment ce nouvel album de SODOM ? Et bien le terme exact pour le désigner pourrait être "rouleau-compresseur" ! Un pur concentré de riffs ravageurs, de phrasé groovy et de basse ultra massive. Les riffs justement, l'ingrédient principal pour un bon album de SODOM, sont tous aussi travaillés et efficaces les uns que les autres. Chaque titre tourne autour de ce noyau central ni trop répétitif, ni trop expérimental, juste ce qu'il faut pour que ça vous rentre dans la tête et la fasse remuer sans retenue. On a aussi droit à pas mal de diversité dans les compos des 6 cordes : du pur Thrash bien sûr comme sur "Epitome Of Torture", du gros bourrin qui fait mal ("My Final Bullet"), des tendances Death à peine refoulées sur "Stigmatized" et même un bon Rock 'N Roll sur mon coup de coeur "Cannibal". Bref, on peut tous faire une standing ovation pour Bernemann, gratteur du combo depuis 1997. En ce qui concerne le travail des deux autres membres, on peut dire qu'ils se sont cassé le cul pour nous offrir du bon divertissement. Angelripper est toujours fidèle à son poste et détruira de sa basse monstrueuse et de sa voix en acier tout tympan non averti. La basse est utilisée au maximum de son potentiel instrumental. Plus qu'une simple assise pour la guitare, on a bien a faire à un instrument qui se détache des autres et est parfaitement discernable sur la plupart des morceaux. Elle a même droit à sa petite intro sur "Invocating The Demons". C'est toujours agréable de voir rendus ses lettres de noblesse à un instrument trop souvent relayé au rang de figurant. La voix, elle, est toujours aussi caractéristique et emplie de la rage qui se consume dans les tréfonds de Tom. Ce dernier s'accorde d'ailleurs quelques modifications par ci par là comme sur "Stigmatized" et ces passages vocaux Death Metal ou les effets robotiques sur "Shoot Today - Kill Tomorrow". En ce qui concerne Makka, batteur du groupe depuis 2010, il s'agit du premier album qu'il enregistre sous la bannière du groupe (en plus du split The Big Teutonic Thrash paru l'an dernier) et on peut dire que le petit nouveau envoit sec. Il a su trouver sa place et transmet son énergie et sa fougue à chaque compo. Pour conclure, Epitome Of Torture est un excellent album. Energique, massif, puissant, travaillé et à l'artwork splendide. La sodomie continue et toujours sans vaseline !

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

SODOM_Band 2013
 

Voir les commentaires

VOLBEAT - Outlaw Gentlemen & Shady Ladies

Publié le par Nono666

VOLBEAT - Outlaw Gentlemen & Shady Ladies
Vertigo Records
Style : Metal’n’roll
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.volbeat.dk

VOLBEAT_Outlaw Gentlemen & Shady Ladies



01. Let's Shake Some Dust / 02. Pearl Hart / 03. The Nameless One / 04. Dead But Rising / 05. Cape Of Our Hero / 06. Room 24 (ft. King Diamond) / 07. The Hangman's Body Count / 08. My Body (Young the Giant Cover) / 09. Lola Montez / 10. Black Bart / 11. The Lonesome Rider (ft. Sarah Blackwood) / 12. The Sinner Is You / 13. Doc Holliday / 14. Our Loved Ones

On ne le répètera jamais assez : ce qui fait la force de VOLBEAT constitue également son point faible. C’est-à-dire que la recette créée par le combo danois est tellement caractéristique qu’elle en étouffe la créativité de ses géniteurs. Et même si le talent est toujours bien présent, on a l’impression que le gang tourne en rond. Il faut toutefois reconnaître que le fait d’avoir sorti, en douze ans de carrière, pas moins de cinq albums et un live tout en demeurant très présent sur les scènes du monde entier ne doit pas aider. Tout cela ne fait pas d’Outlaw Gentlemen & Shady Ladies un mauvais disque, bien loin de là. En premier lieu, on notera une production de qualité accrue, bien que les efforts précédents possédaient déjà « le gros son ». Derrière la console, en plus du traditionnel Jacob Hansen, on trouve un certain Rob Caggiano (ex-ANTHRAX) bien connu pour ses talents de producteur. La collaboration a tellement séduit le leader Michael Poulsen (chant, guitare) et Caggiano que ce dernier est également devenu le nouveau gratteux de VOLBEAT. Sur ce coup-là, je botte en touche en laissant le soin aux guitaristes de définir l’apport de Rob par rapport à son prédécesseur, Thomas Bredahl. Comme de coutume, on trouve également quelques invités sur ce nouvel album, et non des moindres puisque c’est carrément King Diamond qui partage le micro avec Poulsen sur "Room 24". Bon, inutile de prétendre que nous tenons ici un chef d’œuvre, mais le résultat demeure sympathique dans un style assez proche du répertoire solo du King, avec en prime une intro / conclusion écrasante à souhait. "The Lonesome Rider", un morceau au feeling country qui ne vous quitte plus dès la première écoute, est quant à lui rehaussé d’un duo avec la chanteuse canadienne Sarah Blackwood. Bien entendu, ces deux morceaux sont loin d’être les seuls bons moments d’un disque qu’il ne sert à rien de décrire en détail. Difficile en revanche de ne pas trouver certains titres orientés rock’n’roll un peu mielleux, même si cela a toujours été une composante du son VOLBEAT. En définitive, un cas bien difficile à trancher si vous voulez mon avis, car comment sanctionner un groupe doté d’une telle classe, surtout lorsque celui-ci livre l’un de ses travaux les plus aboutis ? Mais c’est ainsi : tout comme les refrains de VOLBEAT commencent à se ressembler, les critiques que nous lui adressons demeurent identiques…

Chronique : Morbid S.

Note : 7/10

 

VOLBEAT_Band 2013
 

Voir les commentaires