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ZUD - The Good, The Bad And The Damned

Publié le par Nono666

ZUD – The Good, The Bad And The Damned
Autoproduction
Style : NWOBHM Black Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.zud666.blogspot.fr

ZUD_The Good The Bad And The Damned



01. Portal To Infinity / 02. Skull Shaped Bell / 03. Blood And Twilight / 04. The Junction / 05. Dendrite Fumes

Fondé en 2009 du côté de Portland aux Etats-Unis, ZUD propose avec The Good, The Bad And The Damned son premier album qui fait suite à un EP publié en 2011 (Fevered Dreams) sur lequel on trouvait déjà quelques traces de ce premier album autoproduit. Ces Américains pratiquent un Heavy Metal issu de la NWOBHM, c’est certain, mais aussi du Classic Rock, une influence plus surprenante qui transparait dès le premier break de "Skull Shaped Bell" dont l’ambiance parait s’être échapée d’un album des 70’s, la basse donne le groove alors que les guitares sont tout en feeling, une impression de jam se dégage également de cet ensemble massif avoisinant les 12 minutes. Entre ANGELWITCH, IRON MAIDEN, URIAH HEEP et VENOM, ZUD nous embarque dans une quarantaine de minutes de Heavy Metal monté sur une voix typée Black 80’s comme CELTIC FROST, et surtout HELLHAMMER ou VENOM ont pu la populariser. Le grain des guitares est bien baveux, la production ciselée au couteau, nul doute que ces gars là savent de quoi ils parlent. Un premier album dont "Blood And Twilight" se révèle bien plus Black Metal que le reste, le groupe apparait d’ailleurs légèrement grimmé comme pour appuyer cet état de fait, mais dans les solos et les leads de guitare, les influences Heavy Metal et Classic Rock sont très largement représentées, un groupe que les amateurs de Metal 80’s devraient adopter sans mal, notamment les amateurs de LORD, HELLHAMMER ou VENOM, un couche de population pas si inexistante. Voilà une bonne découverte qui valide la croyance populaire qui dit que l’underground fourmille de groupes plus qu’intéressant, ZUD en fait partie tout comme leur confrères de DOOMSTONES dont on retrouve ici quelques similitudes.

Note : 7/10

Chronique : Aymerick Painless

 

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FUELED BY FIRE - Trapped In Perdition

Publié le par Nono666

FUELED BY FIRE - Trapped In Perdition
NoiseArt Records
Style : Thrash Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.fueledbyfire.webs.com

FUELED BY FIRE_Trapped In Perdition



01. Catastrophe / 02. Suffering Entities / 03. Forsaken Deity / 04. Profane Path / 05. Defaced Mortality / 06. Rotten Creation / 07. Pharmaceutical Extermination / 08. Symbolic Slaying / 09. Obliteration / 10. Abeyant Future (Outro) / 11. Depiction Of Demise (Bonus Track)

Un groupe de Thrash Metal originaire de Californie, incroyable non ? Et pourtant, FUELED BY FIRE s'est formé en 2002 à Norwalk dans le nord de la Californie et s'inscrit dans la longue lignée des formations Thrash issues de la Bay Area. Fortement influencés par les légendes locales comme MEGADETH, TESTAMENT ou SLAYER, les jeunôts nous offrent un Thrash à mi-chemin entre le old-school et le moderne. Les gros points forts de ce troisième album sont les riffs à l'effet rouleau-compresseur ("Forsaken Deity", "Pharmaceutical Extermination"), les solis vertigineux ("Suffering Entities"), une batterie variant les tempos et rythmes tout en restant au minimum en mid-tempo ("Rotten Creation") et une voix avec du coffre, du caractère et de la personnalité. On appréciera également le superbe travail de Brian Elliott (CANNIBAL CORPSE, EXHUMED, GOATWHORE,...) au mixage et Axel Hermann (ASPHYX, EDGUY, ICED EARTH,...) pour la pochette. Le maître-mot de cet opus est clairement la violence. Ici aucune négociation possible, on cherche juste à en découdre avec le monde entier et cracher sa rage à la gueule de nos bien-pensants adorés. C'est brutal, ultra-rapide, efficace et propice aux meilleurs mosh pits possibles. Seulement voilà, le gros bémol de cet album est l'effet qu'on pourrait appeler l'effet "one more". En effet, absolument rien ne distingue ce disque des millions d'autres productions Thrash américaines sorties ces 30 dernières années. On prend, certes, plaisir à s'enchaîner les 11 titres avec une bonne bière mais on pourrait écouter n'importe quelle autre formartion du genre, le plaisir serait exactement le même. Il n'y a donc, malheureusement, pas grand chose d'autre à analyser, malgré la qualité incontestable des morceaux. Un très bon album de Thrash Metal en soi, à posséder pour tous les fans de cette mouvance; mais qui, hélàs, ne rejoindra jamais le rang des pièces maîtresses de votre collection.

Note : 7/10

Chronique : Germain

 

FUELED BY FIRE_Band
 

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FERGIE FREDERIKSEN - Any Given Moment

Publié le par Nono666

FERGIE FREDERIKSEN - Any Given Moment
Frontiers Records
Style : AOR/Rock FM
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.fergiefrederiksen.com

FERGIE FREDERIKSEN_Any Given Moment



01. Last Battle Of My War / 02. Let Go / 03. Price For Loving You / 04. I'll Be The One / 05. Times Will Change / 06. How Many Roads / 07. Candles In The Dark / 08. Any Given Moment / 09. Not Alone (feat. Issa) / 10. When The Battle Is Over / 11. Angel Don't Cry (TOTO cover)

En proie à un cancer depuis maintenant trois ans, c'est un Fergie FREDERIKSEN diminué et affaibli qui nous revient avec ce Any Given Moment. Difficile d'aborder ce nouvel opus sans penser qu'il pourrait bien s'agir là du dernier album de cet ex-chanteur de TOTO (Isolation - 1984). Si Happiness Is The Road (2011) laissait entrevoir un Fergie qui semblait reprendre du poil de la bête, nous offrant un pur concentré de Hard FM vif et rafraichissant, on sera plus nuancé concernant ce nouvel album davantage orienté AOR, non qu'il soit mauvais, bien au contraire, mais peut-être trop axé sur des mid tempi ("Any Given Moment") et autres ballades ("I'll Be The One", "How Many Roads") qui donnent la sensation que ce Any Given Moment manque quelque peu de peps... Quelques titres tirent néanmoins leur épingle du jeu, c'est notamment le cas des efficaces "Last Battle Of My War", "Let Go", "Candles In The Dark" ou "When The Battle Is Over" pour ne citer que les plus marquants... Quoi qu'il en soit, on saluera le courage de cet artiste de talent qui, malgré la maladie, délivre encore ici une bien belle performance vocale pour, au final, nous offrir un album tout à fait recommandable qui, à n'en point douter, trouvera écho auprès des fans de TOTO et des amateurs d'AOR/Rock FM en général.

Note : 7/10

Chronique : Nono666

 

FERGIE FREDERIKSEN_Photo
 

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AN OCEAN OF VOID - An Ocean Of Void

Publié le par Nono666

AN OCEAN OF VOID – An Ocean Of Void
Misandreproduction
Style : Post Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.anoceanofvoid.bandcamp.com

AN OCEAN OF VOID_An Ocean Of Void



01. Intro / 02. Behind Red Clouds / 03. A Faded Light

Fondé à Bordeaux en 2010, AN OCEAN OF VOID met quelques temps afin de construire son line-up définitif qui trouve son équilibre avec l’arrivée de Julien LESSEUR à la guitare. Deux ans plus tard après quelques shows et un travail de composition le groupe décide d’enregistrer sa première démo disponible en téléchargement depuis fin 2012. Le groupe y dépeint une ambiance mélancolique et sombre à la KATATONIA mais qui trouve très vite un élan plus personnel à travers l’esprit Post-Metal que l’on peut rapprocher d’HACRIDE mais surtout d’HYPNOSE par l’alternance entre parties calmes et parties plus rentre dedans. On pense en fait à beaucoup de groupes de divers horizons, PORCUPINE TREE, OPETH, ANATHEMA ou même THE OCEAN en font partie de même que CULT OF LUNA par exemple, bref un océan de couleurs diverses mais complémentaires, le travail d’arrangement est subtil et fin, et à ce titre le dernier titre "A Faded Light" est un grand huit d’expression sentimentale où le groove insufflé par une batterie tapant dans le fond appuie bien sur le côté lourd de la musique du groupe. Ce 3 titres est à découvrir sans retenue car AN OCEAN OF VOID ne restera pas bien longtemps dans l’ombre, c’est tout le mal qu’on lui souhaite car de l’écriture à l’enregistrement en passant par les arrangements, l’univers, tout est parfaitement maitrisé et mature, si vous ne devez découvrir qu’un truc ce week-end, ce doit être ce groupe ! Une excellente entrée en matière.

Note : 8.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

AN OCEAN OF VOID_logo
 

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BOMBUS - The Poet And The Parrot

Publié le par Nono666

BOMBUS - The Poet And The Parrot
Century Media Records
Style : Rock/Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.bombusmusic.com

BOMBUS_The Poet And The Parrot



01. Enter The Night / 02. The Poet And The Parrot / 03. Liars / 04. A Safe Passage / 05. Apparatus / 06. Let Her Die / 07. Master The Reality / 08. Into The Fire

Formé en 2008 et auteur d'un premier album éponyme sorti en 2010, BOMBUS nous revient aujourd'hui avec The Poet And The Parrot, un second opus au titre énigmatique (Le poète et le perroquet) signé chez Century Média. Si le combo est originaire de Gotheborg, il ne donne pas pour autant dans le Death mélodique typique de la scène de cette ville, en effet on est bien loin ici de groupes tels que DARK TRANQUILLITY ou IN FLAMES... Non, BOMBUS nous entraine davantage sur la voie d'un Rock/Metal rugueux aux relents de Stoner, voire même de Doom ("Liars", "Into The Fire")... On ne pourra guère parler d'originalité avec The Poet And The Parrot tant les influences des Suédois sont décelables à la première écoute, évoquant tour à tour MOTÖRHEAD ("Enter The Night"), MASTODON ("The Poet And The Parrot") ou POISON IDEA ("Apparatus")... mais ne jetons pas la pierrre à nos sympathiques Suédois, BOMBUS est une jeune formation qui a encore bien le temps d'évoluer. Si The Poet And The Parrot manque quelque peu d'unité, il n'en recèle pas moins des compositions de qualité fortement efficaces et se révèle être un album fort plaisant qui ne manquera pas d'interpeller les amateurs de Rock/Metal plombé...

Note : 7/10

Chronique : Nono666

 

BOMBUS_Press Photo
 

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STONEGRIFF - Prologus Magicus

Publié le par Nono666

STONEGRIFF – Prologus Magicus
Metal On Metal Records
Style : Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/STONEGRIFFOFFICIAL

Stonegriff_Prologus Magicus



01. Black Magic Circle / 02. Secrets Of Your Soul / 03. Mercenary Bay / 04. For Madmen Only / 05. Impossible / 06. Black Snow / 07. Devil’s Daughter / 08. In The World That You Rule

Tout droit venu de Suède, STONEGRIFF nous propose avec Prologus Magicus, son premier véritable album après avoir opéré durant 4 années dans un underground qui a vu le son de ce groupe s’affiner au fil des sorties de démo. C’est aussi, le poste de chanteur qui a pas mal évolué puisque Jacob qui tient le micro sur cet album est le troisième chanteur du combo Suédois en 4 ans et si musicalement on sent bien les influences de la branche la plus Heavy du Doom avec CANDLEMASS bien entendu mais aussi et surtout GRAND MAGUS, le fait que le batteur se surnomme Grand Magnus est-il un hasard ? Et d’ailleurs Jacob participe grandement à ce parallèle tant il singe le travaille du grand JB avec le combo Suédois dans son approche du chant. Au-delà de ça, difficile d’arrêter STONEGRIFF a un sous produit de GRAND MAGUS car nos amis utilisent bien moins les mélodies imparables que leurs ainés, pas de refrain à scander à l’horizon, c’est plus une ambiance pesante que l’on ressent à l’écoute de Prologus Magicus. Des titres comme "Secrets Of Your Soul" ou "For Madmen Only" se font très mid tempo, le deuxième dévoilant même une influence plus que poussée de BLACK SABBATH. Ce premier album réuni donc des titres déjà disponibles sur les précédents EP et démos du groupe, ce qui explique aussi la variation dans la pertinence de l’écriture des morceaux avec un "Mercenary Bay" très classique tout comme "Impossible" que l’on croisait déjà sur la première démo du groupe, Epicus Democus, et qui ne resplendit pas vraiment par la qualité exceptionnelle de ses riffs plutôt passe partout, ce titre qui ne décolle pas vraiment n’est pas mauvais mais ne tire pas vraiment l’album vers le haut. C’est donc le principal défaut de cet album fait de titres datant déjà un peu, dommage car d’autres ("Black Magic Circle", "Black Snow") montrent clairement la progression du groupe qui aurait peut être du attendre encore un peu et proposer un album plus efficace encore. Avec ce premier album, STONEGRIFF a au moins le mérite de se faire connaitre du public Doom Metal qui devra garder une oreille attentive sur ce groupe qui pour l’instant restera à un niveau assez confidentiel mais qui pourrait bien évoluer si la progression dans l’écriture constatée là garde la même courbe. Un premier album à découvrir sans retenue ni grand enthousiasme non plus.

Note : 6.5/10

Chronique : Aymerick Painless

 

STONEGRIFF_Band
 

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NOMAD SON - The Darkening

Publié le par Nono666

NOMAD SON – The Darkening
Metal On Metal Records
Style : Doom Metal
Origine : Malte
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/nomadsonmt

NOMAD SON_The Darkening



01. Light Bearer / 02. Age Of Contempt / 03. The Devil’s Banquet / 04. Only The Scars / 05. Descent To Hell / 06. The Darkening / 07. Caligula / 08. Orphaned Crown / 09. Epilogue

The Eternal Return, le précédent album des Maltais de NOMAD SON marquait une progression assez nette. Après 3 années dédiées aux concerts et à l’écriture du troisième album, ce dernier voit enfin le jour, The Darkening, porte d’ailleurs assez bien son nom avec ce son de guitare plus gras ("Age Of Contempt") mais aussi des riffs et des titres bien plus Heavy rapprochant le groupe de CANDLEMASS ou FORSAKEN sans pour autant crier au plagiat. En effet, dés "The Devil’s Banquet" et son jeu de clavier très subtil mais aussi le chant de Jordan CUTAJAR renvoyant encore plus précisément vers Ronnie James DIO que sur les albums précédents. Cette voix puissante et cherchant régulièrement la hauteur indique clairement les influences du vocaliste même si, lorsqu’il tient une voix bien plus agressive, l’ombre de KREATOR n’est pas si loin. Dans la rubrique ‘influences visibles’, on notera également l’hommage appuyé à l’œuvre de John LORD avec ce son de clavier très 70’s jusque dans la façon d’en jouer et de l’accommoder avec un solo de guitare assez déstructuré mais bien vivant. Là où NOMAD SON puisait dans le Doom Metal classique sur ses deux premiers albums, les Maltais s’ouvrent là vers un discours un plus proche du Heavy Metal. Le groupe affiche également ses ambitions en gonflant par exemple l’excellent "Only The Scars" de chœurs en tout genre avec un résultat plus que probant. Les Maltais ont soigné les arrangements de ce genre et c’est ce qui marque le plus la progression entre The Darkening et The Eternal Return qui montrait toute la facilité du groupe à œuvrer dans le Doom Metal. Des titres comme "Caligula" et son cor ou la subtilité d’un "The Devil’s Banquet" montre bien la progression dans l’écriture aussi, des riffs plus puissants mais aussi mieux mis en production, un détail non négligeable qui fait de ce troisième album, un condensé de Metal burné qui lorgne vers l’ambiance Heavy de l’album éponyme de CANDLEMASS mais aussi du plus sous estimé Chapter VI. Cette nouvelle livraison, tout comme la précédente, vaut clairement le détour, un groupe qui s’installe sur la durée avec des albums montrant une progression constante, voilà qui nous conforte dans notre volonté de mettre NOMAD SON  en avant. Histoire de boucler la boucle, sachez qu’en parallèle, Metal On Metal Records propose une nouvelle édition du premier album des Maltais, First Light, dont la deuxième face est un DVD nommé Pilgrimages Of Doom réunissant du live et des interviews.

Note : 8/10

Chronique : Aymerick Painless

 

NOMAD SON_Band 2013
 

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CARCASS - Surgical Steel

Publié le par Nono666

CARCASS - Surgical Steel
Nuclear Blast
Style : Death Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/OfficialCarcass

CARCASS_Surgical Steel



01. 1985 / 02. Thrasher’s Abattoir / 03. Cadaver Pouch Conveyor System / 04. A Congealed Clot Of Blood / 05. The Master Butcher’s Apron / 06. Noncompliance to ASTM F 899-12 Standard / 07. The Granulating Dark Satanic Mills / 08. Unfit For Human Consumption / 09. 316 L Grade Surgical Steel / 10. Captive Bolt Pistol / 11. Mount Of Execution

CARCASS est un groupe qui aime le changement. D'abord appelé DISATTACK entre 1985 et 1987 et jouant du Punk/Hardcore, ils se rebaptisent cette année-là et deviennent l'un des groupes phares de la scène Grindcore, au point d'inventer le Goregrind à eux seuls. Ils évolueront ensuite petit à petit vers le Death Mélodique et spliteront en 1996, après la sortie de l'album Swansong. Après 11 ans sans donner signe de vie, le retour fracassant des Anglais eut lieu en 2007, mais aucun album ne sortit jusqu'à aujourd'hui, c'est dire si cet opus était attendu par les fans. Ca s'appelle Surgical Steel, ça sort chez Nuclear Blast, c'est produit par Colin Richardson (CANNIBAL CORPSE, MACHINE HEAD, NAPALM DEATH, etc.) et ça réveille les morts (même les plus pourris) ! On commence par le morceau "1985", rappelant probablement l'année de naissance (mort ?) de la carcasse. Titre instrumental montant haut dans les aigus avec une petite saveur épique avant d'enchaîner à grande vitesse avec "Thrasher’s Abattoir" qui offre ce qu'on attendait depuis 17 ans : du pur CARCASS dans toute sa splendeur ! C'est rapide, brutal, haineux, crasseux et plein de fougue. On a presque l'impression que le groupe ne s'est jamais quitté et qu'écrire des morceaux ensemble coule encore de source pour eux. L'enthousiasme se mêle à l'expérience et cette combinaison offre des moments de pure folie comme le solo de "Cadaver Pouch Conveyor System" ou l'alternance de rythmes parfaitement maîtrisée sur "The Master Butcher’s Apron". On achève la galette sur le très bon "Mount Of Execution" avec son intro accoustique, ses choeurs et son tempo relativement lent mais bien groovy. Pour les points négatifs, on retiendra principalement l'absence totale de Michael Amott de l'écriture et de l'enregistrement, ainsi que les titres à rallonge qui seront, j'en suis sûre, un vrai délice à placer dans une conversation... En dehors de ça, Surgical Steel est un très bon album, inspiré, créatif et foutrement efficace qui prouve que l'attente en valait la peine. Les puristes de la première heure pesteront, sans doute, que les Anglais ne reprennent pas les rênes du Goregrind, mais faut s'y faire, CARCASS est aujourd'hui un groupe de Death mélodique, c'est comme ça.

Note : 8/10

Chronique : Germain

 

CARCASS_Band 2013
 

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DARK AGE - A Matter Of Trust

Publié le par Nono666

DARK AGE - A Matter Of Trust
AFM Records
Style : Modern Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.dark-age.de

DARK AGE_A Matter Of Trust



01. Nero / 02. Afterlife / 03. Out Of Time / 04. Fight ! / 05. Don't Let The Devil Get Me / 06. My Saviour / 07. Glory / 08. The Great Escape / 09. The Locked In Syndrome / 10. Dark Sign / 11. Onwards !

Je l’attendais avec impatience ce nouvel album des Hambourgeois, je l’avais même réclamé et réservé. Et au final… Je suis déçu. Oubliez le Power / Death Metal. Pour ceux qui connaissaient les premiers albums du groupe ou étaient fans de l’album Dark Age, sachez que ce nouvel opus n’a strictement plus rien à voir. Je dirais même que si je ne savais que A Matter Of Trust est un album de DARK AGE, j’aurais été carrément incapable de le deviner. Bon, oui Eike chante vraiment superbement sur cette nouvelle livraison, pratiquement tout en voix claire. Oui, les mélodies sont soignées mais je trouve qu’on ne retient pas grand-chose, il n’y a pas un titre qui fait "tilt", un tube, un morceau catchy qui vous entre dans le crâne dès la première écoute pour ne plus en sortir. Oui, Martin, le clavier, véritable pierre angulaire du style de DARK AGE, contribue toujours à l’identité du groupe grâce à ses interventions qui sont ici encore plus soignées qu’à l’accoutumée. Mais le groupe intellectualise trop sa musique, ils ont perdu l’instinct primaire qui les caractérisait. Une évolution ? Peut-être, et même certainement, pour les membres du groupe mais qu’en penseront les fans de la première heure qu’ils vont laisser sur la route ? "Nero" le morceau qui ouvre l’album est joli, bien interprété, les mélodies vocales sont superbes, le timbre de Eike y sonne très "Cold Wave", le solo est bien ficelé, la reprise en voix un peu plus agressive est nickel, enfin l’ensemble est réussi mais je trouve cela très convenu. Il va falloir vous y faire c’est le DARK AGE de 2013. Et j’ai bien peur que le groupe ne revienne pas en arrière. On pourra toujours se régaler en réécoutant "Zero". Parfois le groupe me fait penser à une sorte de LINKIN PARK, je trouve même qu’il y a des mélodies proche de U2. Et cela même sur "Out Of Time", le titre le plus pêchu de l’album qui sonne comment dire… trop pensé. Je trouve dans l’ensemble, les guitares très en retrait mais tout cela est certainement la volonté du groupe. Vouloir montrer qu’ils ont "grandi", qu’ils sont capables de faire autre chose que du Métal, de proposer une musique plus accessible, plus orientée vers un public Pop. Même les passages en voix que l'on pourrait qualifier d’agressives sonnent aseptisés, éthérés, étouffés. Je trouve que le groupe a perdu son identité. Il faut attendre le sixième titre "My Savior", véritable synthèse entre les 2 époques de la carrière du groupe, pour voir poindre une lueur. Je ne m’y connais pas assez en groupe actuel de musique qualifiée de Nu Metal pour pouvoir vous aiguiller et vous dire vers quoi se rapprocherait ce 7ème album des Allemands. Voilà mon avis d’ancien fan du groupe mais afin d’être vraiment objectif je vais demander au chef de votre webzine préféré de faire chroniquer cet album par une personne plus compétente et orientée vers ce style de musique.  Au fil des écoutes A Matter Of Trust se révèle quand même être un très bon album, le travail des musiciens y est remarquable à tous les niveaux, c’est juste que pour moi le DARK AGE mouture 2013 est trop différent de celui que j’ai adoré faire découvrir en France lors de la sortie de Dark Age.

Note : 7/10
 
Chronique : Horace Pinker

 

DARK AGE_band 2013
 

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FIVE FINGER DEATH PUNCH - The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell Volume 1

Publié le par Nono666

FIVE FINGER DEATH PUNCH - The Wrong Side Of Heaven And The Righteous Side Of Hell - Volume 1
Eleven Seven Music / EMI
Style : Heavy Metal / Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.fivefingerdeathpunch.com

FIVE FINGER DEATH PUNCH_The Wrong Side Of Heaven...



01. Lift Me Up (ft. Rob Halford) / 02. Watch You Bleed / 03. You / 04. Wrong Side of Heaven / 05. Burn MF / 06. I.M.Sin / 07. Anywhere But Here (ft. Maria Brink) / 08. Dot Your Eyes / 09. M.I.N.E. (End This Way) / 10. Mama Said Knock You Out (ft. Tech N9ne) / 11. Diary of a Deadman / Bonus : 12. I.M.Sin (ft. Max Cavalera) / 13. Anywhere But Here (ft. Maria Brink) / 14. Dot Your Eyes (ft. Jamey Jasta)

Déjà il ne faut pas s'attendre à ce que je nomme l'album par son nom de baptême plus d'une fois. Ce serait du remplissage et la porte ouverte à la crise de nerfs. On est d'accord, le « Volume1» veut bien évidemment (quoique ça pourrait être une blague, qui sait) dire qu'un « Volume 2 » est prévu, et effectivement, c'est pour l'instant annoncé pour l'automne 2013. Pressés, les FIVE FINGER DEATH PUNCH ? Je ne leur ai pas demandé. Le retour programmé (un album tous les deux ans, peut être pour les impôts...) du groupe californien semble se faire sous le signe du featuring en veux-tu en voilà. Et pas des moindres ! L'album s'ouvre avec le titre "Lift Me Up" avec Rob Halford (JUDAS PRIEST), rien que ça ! Et s'achèvera sur "Dot your Eyes" avec la collaboration de Jamey Jasta (HATEBREED). Ils connaissent du beau monde (Max Cavalera, sur "I.M Sin"), je vais peut être revoir un peu mon jugement… Non, non, non. S'il est toujours agréable, quand on enregistre un album, d'inviter des gens cools / sympas / vachement connus, ce n'est pas avec des featuring prestigieux qu'on fait un super album. Oui, c'est pas automatique.  Je reste franchement insensible à la musique de FIVE FINGER DEATH PUNCH (rien que le nom du groupe c'est remplissage). Heavy metal ? C'est même pas sûr. Un croisement entre le Métalcore aseptisé de BULLET FOR MY VALENTINE et la variétoche ? On s'en approche déjà plus. Loin de moi l'envie de tailler pour tailler, et j'aimerais sincèrement trouver quelque chose de positif à dire (qui ne soit pas le nom du groupe ou le titre à rallonge, ce serait juste pour ajouter des lignes et faire joli), mais si le groupe a manifestement assimilé tous les codes du genre « Metal pour ados », il sera difficile de trouver une once d'originalité (c'est pas le titre "Burn MF" qui nous convaincra du contraire) ou un passage susceptible de provoquer une émotion autre que l'envie de changer vite de CD. Je m'arrête là ? Je crois que oui. Toi aussi. Nous avons tous mieux à écouter.

Note : 2/10

Chronique : Nastassja

 

FIVE FINGER DEATH PUNCH_Band
 

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