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GROAN - The Divine Right Of Kings

Publié le par Nono666

GROAN – The Divine Right Of Kings
Soulseller Records
Style : Stoner Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/groanuk

GROAN_The Divine Right Of Kings



01. Weeping Jesus / 02. Sacrificial Virgins / 03. Magic Man / 04. Dissolution / 05. Atomic Prophets / 06. Gods of Fire / 07. How Black Was Our Sabbath? / 08. Let's Have A Pint At The Crooked Cock / 09. Black Death / 10. The Divine Right of Kings

Les Anglais de GROAN sont des amateurs de pur Rock’n’roll et cela transpire à travers leur Stoner Metal qui emprunte largement au Hard Rock. Avec une voix toujours mélodieuse mais hargneuse, Mazzereth, insuffle un côté Rock’n’roll qui donne à GROAN des allures de FU MANCHU, SPIRITUAL BEGGARS qui s’acoquinerait le temps de 40 minutes (la durée de The Divine Right Of Kings) avec AUDIOSLAVE pour le côté Hard Rock. Pourtant, il y a des choses un peu plus sombres comme ce "Dissolution" qui tire un peu plus sur le Doom Metal avec ses variations vocales bienvenues et voilà que le titre de l’album révèle tout son sens, dans la droite lignée des rois que sont BLACK SABBATH, PENTAGRAM mais aussi et surtout les groupes de Hard Rock un peu obscurs, on pense à MANILLA ROAD par exemple. Avec des artworks colorés et plutôt surréalistes, on fera également vite le lien avec une partie de la carrière de CATHEDRAL. The Divine Right Of Kings est le deuxième album du groupe fondé en 2009, dans l’intervalle le groupe aura eu le temps de remplacer son batteur originel et publier un split EP avec VINUM SABBATUM et de composer cet album énergique qui va droit à l’essentiel, aucune trace ici de partie enfumée, c’est bien le Rock’n’roll qui prime et cela donne un album assez facile à digérer, qui donne envie de taper du pied sans pour autant être totalement premier degré, l’exercice de composition est plutôt maitrisé et la chanson titre qui referme cet opus montre toute la diversité que le groupe peut apporter à sa musique qui va au-delà du Stoner, quelque part entre le Doom, le Hard Rock et le Stoner, un bon album qui ravira les amateurs de galettes non standardisées.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

GROAN_Band Photo2012
 

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OVERTHROW - Adjust To Darkness

Publié le par Nono666

OVERTHROW – Adjust To Darkness
Indie Recordings
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/overthrowno

Overthrow_Adjust To Darkness



01. Adjust To Darkness / 02. Come Thunder / 03. Let Them Fall / 04. Det Hellige Har Forlatt / 05. Phantom Hearts / 06. Sleeplessness Awaits / 07. Woolgatherer / 08. Relapse / 09. Octoskulls / 10. Destroyeryouth / 11. The Worst Is Yet To Come

OVERTHROW est un jeune groupe Norvégien qui a su attirer les oreilles grâce à des prestations dynamiques, notamment en première partie d’IN FLAMES, CLUTCH ou LAMB OF GOD. Et c’est Indie Recordings qui décide de miser sur ce poulain qui envoie un Heavy/Thrash Metal où la voix, qui tire bien sur les cordes vocales genre Hardcore, donne immédiatement un côté moderne à cette musique qui peut se faire violente et brutale à l’image de la chanson titre qui ouvre Adjust To Darkness ou plus groovy comme ce "Come Thunder" et son accent moderne très prononcé. Pour autant, le groupe n’oublie pas de varier les plaisirs et fait preuve d’une maturité nécessaire pour amener cet album à un haut niveau et c’est ainsi que l’on se prend "Det Hellige Har Forlatt" avec son break central très nuancé ou "Phantom Hearts" et son riff totalement Thrash envoyé à vive allure, le groupe maitrise bien le style et seul un petit son brouillon sur les guitares peut gâcher un peu la fête, le mixage a pourtant été confié à Matt BAYLES (MASTODON, ISIS). Dans un genre catchy et très Rock’n’roll, on pense à l’esprit qui anime un THE CROWN dans un style différent, quoique pas si éloigné ("Sleeplessness Awaits"), ce quatuor sait en imposer et nous garder en haleine, de quoi faire de cet Adjust To Darkness, un bon premier album.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7/10

 

Overthrow_pic4
 

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TAO MENIZOO - Journey Through A Devastated Mind

Publié le par Nono666

TAO MENIZOO – Journey Through A Devastated Mind
Autoproduction
Style : Death/Thrash Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.taomenizoo.com

TAO MENIZOO_Journey Through A Devastated Mind



01. Wreckage / 02. What If… / 03. Your Weakness / 04. Released / 05. Celebration Day / 06. The Lie Within / 07. My Shroud, My Scars / 08. Messiah / 09. My Last Resort / 10. So Tired / 11. Emotional Control

TAO MENIZOO est le genre de groupe que l’hécatombe qui touche les labels aurait pu laisser sur le carreau, mes nos amis de la région Parisienne sont tenaces et leur prestation dans le cadre de la Rock’n’Metal Convention en mars 2012 avait attiré les oreilles de 3 de vos serviteurs (Morbid S., Nono666 – notre maître à tous – et moi-même) alors que le groupe interprétait des titres issus du troisième album appelé à paraitre. Et bien nous y sommes et TAO MENIZOO a opté (contraint ou pas) pour l’autoproduction et bizarrement le son est meilleur que sur leur précédent opus sorti il y a… 4 ans déjà, comme le temps passe vite, So Blind qui avait fait son petit effet en France mais aussi en Europe. Le groupe s’est alors concentré sur l’écriture et le résultat affiché sur Journey Through A Devastated Mind met le groupe à un niveau bien supérieur, fini les tâtonnements un peu groovy histoire de faire sautiller l’audience, non le groupe se concentre d’abord sur l’ambiance des morceaux et cette dernière est lourde, très lourde ("So Tired", "Wreckage" ou "Emotional Control" particulièrement rampant). Le Thrash/Death Metal du groupe prend ses racines dans un Indus’ loin d’être dansant et on se rappelle au bon souvenir d’un certain ARTSONIC qui avait publié 2 albums recommandables avant de virer de style même si, ici l’Indus’ se traduit bien plus par une mise en place de la rythmique ("What If…") que par l’utilisation d’éléments électroniques, sans pour autant sacrifier le feeling Rock’n’roll qui nous avait tant séduit précédemment, là encore "What If…" montre la nature même de ce groupe aussi surprenant que rare, alors que "Messiah" lâche un peu la bride avec un côté direct et moins oppressant qui ne demande qu’à exploser. Déjà largement plébiscité un peu partout, ce troisième album et certainement l’album Thrash/Death à ne pas manquer en 2012, tout simplement. Avec des titres variés, une prestation vocale saisissante, un riffing riche et inspiré, une basse vrombissante sans être étouffante, TAO MENIZOO vise juste, on pourra juste émettre une toute petite remarque qui est la longueur de l’album, avec un titre en moins (c’est vrai qu’après 4 années de silence, il est difficile d’écarter des bons titres comme les 11 présents ici) car dans sa globalité Journey Through A Devastated Mind est juste un tout petit peu trop long, pour le reste, chapeau bas messieurs. Heavy Sound vous reparlera de ce groupe, c’est certains, en attendant la chronique se termine et vous n’avez toujours pas acheté l’album. Plus sombre, plus abouti, plus percutant, c’est sans aucun chauvinisme que l’on espère voir cet album défendu sur scène comme il le mérite !

Chronique par Aymerick Painless

Note : 9/10

 

TAO MENIZOO_Band
 

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DAYLIGHT DIES - A Frail Becoming

Publié le par Nono666

DAYLIGHT DIES – A Frail Becoming
Candlelight Records
Style : Melodic Doom/Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2012
Site Web : www.daylightdies.com

DAYLIGHT DIES_A Frail Becoming



01. Infidel / 02. The Pale Approach / 03. Sunset / 04. Dreaming Of Breathing / 05. A Final Vestige / 06. Ghosting / 07. Hold On To Nothing / 08. Water’s Edge / 09. An Hair To Emptiness

Après 4 années d’absence, les Américains de DAYLIGHT DIES donnent enfin une suite à Lost To The Living paru en 2008 et qui s’il n’était pas mauvais, présentait déjà quelques redondances. A Frail Becoming, le nouvel album du groupe laisse d’ailleurs ce même genre d’impression puisque les noms de KATATONIA, SWALLOW THE SUN ("An Hair To Emptiness" est un exemple) ou NOVEMBERS DOOM pour le côté plus posé de certains titres ("Sunset") font immédiatement surface. Pourtant, ce quatrième album n’est pas à négliger, d’abord parce que si en Europe, ce style est déjà bien installé grâce à de grands noms déjà cités, aux USA, la situation est toute autre et DAYLIGHT DIES fait un peu office de pionnier en la matière et lorsque c’est aussi bien exécuté, produit et écrit, difficile de trouver quelque chose à redire. Donc certes, "Infidel" qui ouvre cet album aurait pu se retrouver sur un album de KATATONIA, mais il y a tout de même cet univers qui se rapproche un peu plus du Melodic Death Metal que pour nos amis Suédois, il est vrai que la nuance est subtile mais pour les amateurs du genre, il a une importance car A Frail Becoming ne souffre d’aucune longueur, le tout est enrobé par de jolies mélodies mais cela ne tourne jamais à la guimauve, le groupe ose les solos de guitare ("Infidel"), chose pas si répandue sur cette scène et la voix claire est certes mélodique mais jamais pleurnicharde. Bref ! Tout est fait avec goût et on entre immédiatement dans cet album qui bénéficie d’une production costaud, la profondeur des guitares (bien aidées par un accordage assez bas) résonne parfaitement sur des mid-tempi comme SWALLOW THE SUN les affectionne tant. Et puis il y a ce son de batterie très chaud qui souligne également la bonne variation dans le jeu de Jess HAFFE, fidèle lieutenant du groupe depuis sa création en 1996. Ce nouvel opus permettra donc aux Américains de continuer le trait qu’ils ont commencé à tracer en 1996, sans surprendre qui que ce soit mais des titres tels que "Ghosting", et sa mélodie entêtante, "Infidel", "An Hair To Emptiness" ou encore "Dreaming Of Breathing" sont des excellents moments alors que le reste est déjà de très haute volée, si vous êtes amateurs de mélodies Doom/Death Metal, aucune raison qu’A Frail Becoming ne vous touche pas, un beau retour.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 7.5/10

 

Daylight Dies_Band_2012
 

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ILLDISPOSED - Sense The Darkness

Publié le par Nono666

ILLDISPOSED - Sense The Darkness
Massacre Records
Style : Death Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2012
Site Web : www.illdisposed.dk

illdisposed_sense the darkness



01. Sense The Darkness / 02. Eyes Popping Out / 03. Time To Dominate / 04. Never Compromise / 05. Stop Running / 06. I Am Possessed / 07. Too Blind To See / 08. The Poison / 09. Another Kingdom Dead / 10. She's Undressed / 11. We Do This Alone / 12. War (Bonus Track) / 13. Desire (Bonus Track)

C’est avec une régularité exemplaire qu’ILLDISPOSED publie des albums depuis maintenant vingt ans. Voilà qui en impose, même si le grogneur Bo Summer est le seul rescapé depuis les débuts de la formation danoise. Onzième œuvre du groupe, Sense The Darkness reprend plus ou moins la « formule ILLDISPOSED », à savoir un Death Metal à la fois old school et mélodique, sonnant de façon massive et moderne. Une approche que l’on pourrait comparer, en schématisant un peu, à celle d’HYPOCRISY. Ne vous fiez pas au démarrage très IN FLAMES de l’ouverture éponyme du disque, la suite est bien loin des sucreries de Göteborg, que nous apprécions par ailleurs. Non, si ILLDISPOSED n’hésite pas à insuffler un certain groove et de la mélodie à son Death Metal, il reste fermement ancré dans l’impitoyable, continuant à asséner les coups de machette alors que son visage est déjà couvert de sang et de tripes ! Une impression renforcée par la grosse voix gutturale de Summer, un peu too much il est vrai (quelques effets sont manifestement de la partie). Ce chant n’est d’ailleurs pas étranger à l’impression de linéarité qui ressort à l’écoute du disque, surtout dans sa version treize titres incluant deux morceaux supplémentaires. Pour autant, impossible de ne pas reconnaître la qualité et l’efficacité de cet ensemble de compositions qui ne surprendra certes pas grand monde, mais qui transpire le savoir-faire.

Chronique par Morbid S.

Note : 7/10

 

illdisposed_promo-pic-2012
 

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KISS - Destroyer (Resurrected)

Publié le par Nono666

KISS - Destroyer (Resurrected)
Universal Music

KISS_Destroyer [Resurrected]



01. Detroit Rock City / 02. King of the Night Time World / 03. God of Thunder / 04. Great Expectations / 05. Flaming Youth / 06. Sweet Pain / 07. Shout It Out Loud / 08. Beth / 09. Do You Love Me / 10. Rock 'n Roll Party / 11. Sweet Pain (Original Guitar Solo)

Sorti à l'origine en 1976, Destroyer est un album incontournable de la discographie de KISS. Produit par Bob EZRIN (qui fut le producteur de bon nombre d'album passés à la postérité, notamment The Wall de PINK FLOYD), ce dernier en propose aujourd'hui une version remasterisée qui n'apporte pas grand chose de neuf par rapport à l'original en dehors d'un artwork qui devait être l'image originale de l'album, et d'une version alternative de "Sweet Pain" en bonus avec le solo d'Ace FREHLEY. Le son, quoique "boosté" pour atteindre un volume sonore propre aux productions actuelles (remasterisation oblige), garde cependant certaines limites inhérentes à l'époque à laquelle Destroyer fut enregistré. L'album conserve donc son cachet vintage et ses compositions mythiques ("Detroit Rock City", "King of the Night Time World", "God of Thunder" ou encore "Shout It Out Loud"...), Destroyer reste de ces albums qui ont contribué à faire entrer KISS dans la légende et garde une place de choix dans la grande anthologie du Hard-Rock !

Chronique par Denix666

Note : 7,5/10

 

Kiss_Destroyer_Resurrected_band
 

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RAMPART - War Behest

Publié le par Nono666

RAMPART - War Behest
Infernö Records
Style : Heavy Metal
Origine : Bulgarie
Sortie : 2012
Site Web : www.myspace.com/rampartbg

RAMPART_War Behest



01. Thunder Realm (Prologue) / 02. Army Of The Perfect / 03. Ghost Of Freedom / 04. Within The Silence / 05. Road To The Unknown / 06. Fire Circle / 07. Up In Arms / 08. Storm Force / 09. Give Nothing Back / 10. March On To Victory (Epilogue)

Après un premier album de bonne facture, Voice Of The Wilderness, sorti en 2009, le groupe Bulgare RAMPART nous revient avec un nouvel opus intitulé War Behest et un nouveau line-up. Seule rescapée du naufrage Maria DOYCHINOVA, chanteuse de son état, qui est allée chercher de nouveaux petits camarades de jeu pour l’aider dans son entreprise. Mais malheureusement War Behest se révèle au final être un album assez décevant, on sent une envie de bien faire de la part des musiciens mais la sauce a bien du mal à prendre, cela demeure insuffisant pour nous faire apprécier l’ensemble des dix titres de cet album qui, même si ils ne sont pas inintéressants, auraient mérités d’être plus aboutis, aucun titre ne sort vraiment du lot et on reste sur notre faim. Un album de Metal un peu passe partout comme on en a déjà entendu des milliers.

Chronique par Christ59

Note : 5/10

 

RAMPART_Band
 

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MARTY FRIEDMAN - Tokyo Jukebox 2 / Bad D.N.A

Publié le par Nono666

MARTY FRIEDMAN - Tokyo Jukebox 2 / Bad D.N.A
Verycords
Style : Guitare instrumentale
Origine : Japon
Sortie : 2012
Site Web : www.martyfriedman.com

MARTY FRIEDMAN_Tokyo Jukebox 2_Bad DNA



CD 1 : Tokyo Jukebox 2
01. Yeah! Meccha Holiday / 02. Nada Sousou / 03. Aitakatta / 04. Ame No Bojyo – Funauta / 05. Toire No Kamisama / 06. Canon a La Koto / 07. I Love You / 08. Sunao Ni Naretara / 09. Butterfly / 10. Mata Kimi Ni Koi Shiteru

CD 2 : Bad D.N.A.
01. Specimen / 02. Bad D.N.A / 03. Weapons of Ecstacy / 04. Hatejoke / 05. Glorious Accident / 06. Random Star / 07. Picture / 08. Battle Scars / 09. School Spirit Delinquent / 10. Exorcism Parade / 11. Time To Say Goodbye / 12. Bad D.N.A. (Bonus guitar karaoke version)
 
Deux ans après le premier Tokyo Jukebox, MARTY FRIEDMAN, ex-soliste de MEGADETH, sort donc le volume 2 avec le même concept de reprise de titres japonais à la sauce Rock Metal. Marty connait bien son sujet puisqu'il réside au Japon depuis 10 ans et collabore avec de nombreux artistes nippons. Le résultat est pourtant globalement assez mitigé. Connaissant et appréciant le musicien pour tout ce qu'il a fait au sein de MEGADETH et antérieurement avec CACOPHONY, je dois bien reconnaitre qu'il ne reste plus grand chose de cette époque extrêmement métallique... On a affaire ici à une musique assez simple aux mélodies enfantines, accompagnée d'une boîte à rythme pour un résultat plutôt kitsch... C'est évidemment remarquablement bien interpreté, les solos sont comme toujours chez FRIEDMAN, irréprochables et mélodiques. Mais il faut être un amateur averti de cet univers assez naïf, proche de ce qu'on trouve dans les thèmes de jeux vidéos asiatiques pour apprécier la démarche. C'est donc avant tout une affaire de goût, si vous appreciez les musiques aux consonances japonaises, vous devriez y trouver votre compte. Le second CD est, quant à lui beaucoup plus rentre-dedans et guitaristiquement touffue puiqu'il s'agit de la réédition de l'album Bad D.N.A sorti en 2010. Fini donc les petites mélodies gentillettes et place aux riffs sombres et énergiques ainsi qu'aux solos épileptiques ! (pas tout le temps certes, mais c'est la tonalité générale). Mention spéciale aux titres "Spécimen" et "Hatejoke" pour leur grain de folie... très addictif ! En définitive, un disque inégal mais qui contient tout de même quelques belles plages et qui devrait ravir les fans de culture nippone... Pour les autres, c'est avec le CD2 que les réjouissances commencent !

Chronique par Ziltoik Skeksis

Note : 7/10

 

Marty Friedman
 

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ANAAL NATHRAKH - Vanitas

Publié le par Nono666

ANAAL NATHRAKH – Vanitas
Candlelight Records
Style : Grind/Black Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/Anaalnathrakhofficial

ANAAL NATHRAKH_Vanitas



01. Pulvis Et Umbra Sumus / 02. In Coelo Quies. Tout Finis Ici Bas / 03. Todos Somos Humanos / 04.  You Can't Save Me, So Stop Fucking Trying / 05. To Spite The Face / 06. Make Glorious The Embrace Of Saturn / 07. Forging Towards The Sunset / 08. Feeding The Beast / 09. Of Fire, And Fucking Pigs / 10. A Metaphor For The Dead      

Avec un septième album en quatorze années d’existence, le duo de Birmingham ANAAL NATHRAKH continue de proposer ses travaux très régulièrement malgré le fait que le groupe se soit octroyé le luxe de donner des représentations live au rendu très intense bien entendu. En effet, après des débuts totalement Raw Black Metal, les Anglais ont trouvé le moyen de radicaliser leur discours tout en apportant un côté mélodique très bien senti pour atteindre son sommet sur In The Constellation Of The Black Widow (2009). Pourtant si cet album pouvait laisser entrevoir un développement plus Indus’ pour renforcer le côté apocalyptique de la musique d’ANAAL NATHRAKH, la nouvelle fournée baptisée Vanitas prend plusieurs voies, la Grind/Black avec "Pulvis Et Umbra Sumus", la mid-tempo dissonante associée à de la mélodie sur le très bon "Feeding The Beast" et son refrain imparable tout comme celui de "Todos Somos Humanos", un titre qui peut évoquer un NEVERMORE s’adonnant au Grind. Pourtant les éléments Indus’ n’ont pas totalement disparus mais ils sont mieux incorporés au style ou mieux camouflés, c’est comme vous voulez, mais le résultat est là, c’est brutal à souhait et pourtant tout aussi accessible, le duo Anglais dégage cet aura, cette ambiance qui ne laisse pas sur le bord de la route ceux qui sont allergiques au Black ou au Metal Extreme en général, il faut dire que la voix de V.I.T.R.I.O.L., certes violente et proche de la folie sur "You Can’t Save Me, So Stop Fucking Trying" qui renoue avec une certaine tradition instaurée par le groupe lui-même, ne choquera pas les amateurs de Modern Metal. Loin de l’auto-plagiat, ANAAL NATHRAKH continue de diversifier son style en s’inspirant de bien d’autres en gardant en ligne de mire que le résultat doit être profondément violent et choquant, mission atteinte avec ce septième album qui montre que ce groupe a décidément une (voire beaucoup plus) longueur d’avance sur les autres, s’affranchissant de toutes les barrières de style. Dans le contenu et dans l’esprit on n’est pas si loin de CARNIVAL IN COAL, en beaucoup moins barré, c’est certain, discours pré-Armageddon oblige ! Vanitas se révèle plus digeste que le reste de la discographie du groupe, notamment grâce aux mélodies.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 9/10

 

ANAAL NATHRAKH_Band
 

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MY DYING BRIDE - A Map Of All Our Failures

Publié le par Nono666

MY DYING BRIDE – A Map Of All Our Failures
Peaceville Records
Style : Epic Gothic Doom Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.mydyingbride.net

MY DYING BRIDE_A Map Of All Our Failures



01. Kneel Till Doomsday / 02. The Poorest Waltz / 03. A Tapestry Scorned / 04. Like A Perpetual Funeral / 05. A Map Of All Our Failures / 06. Hail Odysseus / 07. Within The Presence Of Absence / 08. Abandonned As Christ

MY DYING BRIDE est omniprésent depuis la sortie de For Lies I Sire, un bon album qui voyait le combo Anglais explorer un peu plus sa facette mélodique et gothique. Si cet album a pu diviser, il reste un très bon album comme l’ensemble de la discographie de ces pionniers qui opèrent depuis 20 ans maintenant. A Map Of All Our Failures fait donc suite à tout un tas d’expérimentation, que ce soit Evinta, un projet ambitieux qui est retombé comme un soufflet et qui est le premier véritable faux pas de la part du groupe qui, dans la foulée, nous envoie le EP The Barghest O’Whitby constitué d’un seul titre de 27 minutes assez classique pour du MY DYING BRIDE mais plutôt réussi, l’objectif étant de ne pas lasser sur la durée. Ce nouvel album, le onzième si on évince Evinta, marque le retour de la bande d’Aaron STAINTHORPE a des sonorités plus sombres mais surtout, on note vite une évolution importante, le rapprochement sensible du groupe avec le Traditionnal Doom Metal, la voix d’Aaron se fait moins plaintive, mélodique certes, comme l’introduction du très bon "The Poorest Waltz" qui nous évoque WHILE HEAVEN WEPT en un peu plus lourd et plus sombre. Mais c’est bien tout le début d’album qui est à tomber avec "Kneel Till Doomsday" et son introduction funérale où une cloche se fait entendre, les violons se mettent en branle mais se voient aussi octroyer un rôle plus subtil que le simple pleurnichage auquel ils étaient confinés jadis, et voilà que déboule une véritable partie Black comme on a pu en apprécier sur Songs Of Darkness, Words Of Light (2004) ainsi qu’une fin funérale à souhait, écrasante et étouffante. Hautement varié, cet album nous ramène également vers une ambiance similaire à Turn Loose The Swans (1993) le temps d’un "Tapestry Scorned" qui prolonge également l’exploration noire faite récemment par MY DYING BRIDE. Cette musique développe une ambiance qui vous prend aux tripes dès la première écoute, contrairement à For Lies I Sire ou même A Line Of Deathless Kings qui demandaient un peu plus de temps d’adaptation du fait de leur côté mélodique recherché. Sur A Map Of All Our Failures, on retrouve ces riffs infligés comme des coups de lame sur nos veines, l’introduction de "Like A Perpetual Funeral" nous mène sur des terres bien connues des fans, un petit pied à terre salvateur pour aborder une fin d’album destinée à nous mener à notre perte même si la chanson titre se révèle un peu plus faible, enfin disons un brin trop convenue, dans sa première moitié. Le violon a de nouveau un rôle prépondérant, les guitares ont gagné en lourdeur et si l’ensemble se veut plus sombre, mais aussi plus malsain, c’est aussi grâce à la variation vocale dont Aaron STAINTHORPE joue avec facilité et talent, voix parlée, chant mélodieux, chant Black, la palette du géant est impressionnante rien que sur "A Tapestry Scorned" pour n’en citer qu’un. Proposé en digibook avec un titre bonus et un DVD documentaire, cet album sera d’ores et déjà suivi d’un EP constitué de 4 titres issus des sessions d’A Map Of All Our Failures et qui devrait s’appeler The Manuscript. Si vous aviez laissé de côté ce groupe suite aux développements gothiques, voilà un album qui devrait vous permettre de vous remettre le pied à l’étrier. On ne va pas crier au génie, mais après 20 années de Doom sans accroc, garder un tel niveau d’exigence avec des changements de line-up incessants, sur cet album c’est par exemple Shaun Taylor STEELS qui a déjà opéré au sein du groupe entre 1999 et 2006, qui officie à la batterie, c’est tout simplement bluffant ! Décidément un très grand groupe, sur album comme sur scène.

Chronique par Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

My Dying Bride_Band 2012
 

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