NIGHTSHADE - An Endless Vision
NIGHTSHADE - An Endless Vision
Bullet Tooth
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/nightshadeofficial
01. Amiss Desire / 02. Wasteful Ways / 03. Kleos / 04. Make Up Your Mind / 05. Apathy / 06. Betrayal / 07. Contemporary Ascendency / 08. Virtue In Hand / 09. Creepy Crawlies / 10. Hope Is What Makes Us Strong
Le groupe américano-breton, (apparemment il n'y a qu'un brestois, mais Bastien Deleule est à l'origine du groupe) de NIGHTSHADE n'en est pas à son premier coup d'essai. Je ne vais pas m'étendre sur leur bio (vu les changements de line-up à tour de bras, j'y passerai la nuit et pas sûr que ça m'intéresse), ils font ça très bien, je vais donc en venir aux faits. C'est bien du Deathcore, ça, pas de doute, et le deathcore, j'aime bien (normalement). On peut croire que je suis quelqu'un d'indulgent, que je mets des bonnes notes… Dans la vraie vie, je suis une harpie, et ce n'est pas ma faute si la moisson de ce début d'année 2013 fût riche en superbes albums qui ont enchanté mes tympans ! Seulement voilà, ça ne pouvait pas être éternel, An Endless Vision vient mettre fin à cet état de grâce. Si l'album commence avec un "Amiss Desire" qui, à première vue, est un morceau deathcore tout à fait lambda, j'ai immédiatement su que quelque chose ne collerait pas : le timbre de la voix du chanteur ne me revient pas (quand on chante, on ne se gargarise pas en même temps, c'est pas poli) et sur certains passages j'ai subis un horrible viol auditif… Mais les goûts et les couleurs, comme on dit (à mauvais escient d'ailleurs, le sens de l'expression c'est pas ça du tout, mais c'est entré dans le langage courant, alors sacrifions)… Ce qui signifie que le brouhaha electro-clubbing des années 90 qui m'a fait retrouver un tic nerveux à la paupière pourrait bien enthousiasmer quelques-uns d'entre vous (pauvres fous !). Z'avez le droit, j'accuse personne (sauf toi... toi… et toi aussi…). Un album de 32 minutes, des morceaux courts, avec des passages en chant guttural et chant clair, qui n'est pas mal, et cette fois, pas de chat dans la gorge. La ligne mélodique de "Wasteful Days" m'a étrangement rappelé quelque chose, mais si j'ai une bonne mémoire auditive, je n'ai pas celle des noms de morceaux, donc je pointerai vaguement du doigt ce pompage manifeste, mais je trouverai bien d'où ça vient ! Le grand problème de An Endless Vision : trouver une particularité, un point notable, quelque chose qui donnerait une saveur particulière aux morceaux. Moi qui suis encline à m'enthousiasmer à tout va, j'ai été étonnée de ma totale indifférence : seule une impression générale de fadeur et d'ennui (les 30 minutes les plus longues…) m'est resté de l'écoute de cet album. Parce que je suis curieuse, j'ai consulté quelques infos, j'ai (évidemment) regardé le clip à plus de 150 000 vues (bah voyons…) de "Betrayal" : merci à Making Dreams production, ce clip est effectivement très bien fait, le thème est d'actualité et comme je suis une harpie sensible, les images de violence policière m'ont marquées, même si je ne sais pas si NIGHTSHADE est un groupe «engagé» (ou qui se considère simplement comme tel). La maîtrise technique est là (joli solo sur "Make Up Your Mind") sans pour autant être époustouflante, les mélodies ne sont pas transcendantes, mais restent cohérentes, hormis les passages «électro» qui sont une véritable agression pour le conduit auditif, et il est certain que NIGHTSHADE, avec An Endless Vision, trouvera un public, mais je n'en serai pas. Il ne suffit pas d'avoir des articles, des vues sur Youtube et des like sur Facebook pour faire un bon album, et m'est avis que s'ils avaient les chevilles moins grosses et l'esprit plus occupé à composer qu'à se faire endorser, ils pourraient peut être réussir à composer des titres originaux, il faudrait tester… Non ? Voilà ce qui arrive, quand on voit l'avenir d'un groupe comme un business plus que comme un accomplissement artistique.
Chronique : Nastassja
Note : 4/10

