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LORDI - To Beast Or Not To Beast

Publié le par Nono666

LORDI - To Beast Or Not To Beast
AFM Records
Style : Hard Rock
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : www.lordi.fi

LORDI_To Beast Or Not To Beast



01. We’re Not Bad For The Kids (We’re Worse) / 02. I Luv Ugly / 03. The Riff / 04. Something Wicked This Way Comes / 05. I’m The Best / 06. Horrifiction / 07. Happy New Fear / 08. Schizo Doll / 09. Candy For The Cannibal / 10. Sincerely With Love / 11. SCG6: Otus’ Butcher Clinic

3 ans déjà depuis le dernier album Babez for Breakfast, les Finlandais se faisaient attendre ! On ne reviendra pas sur l’origine du groupe ni de sa victoire à l’Eurovision il y a presque une décennie (que le temps passe vite !). Etant fan du groupe, j’avais une appréhension lorsque j’ai entendu, il y a quelques temps, les samples des 10 titres proposés (oui il y en 11 mais je reviendrai plus tard sur cette pseudo dernière piste). Malheureusement, mon sixième sens se portait bien et avait raison… Attention, cet album n’est pas une daube, mais on sent un début de lassitude dans la composition de Mr. Lordi. D’emblée, on rentre dans un concept beaucoup plus Heavy qu’à l’accoutumée. Ce n’est pas pour me déplaire, mais comme je le disais juste au dessus, les compos ne suivent pas vraiment. "We Are Not Bad For The Kids" est un titre rentre dedans, une batterie bien mise en avant mais elle est un peu juste pour une intro d’album. "I Luv Ugly" n’est pas mauvaise non plus mais il manque quelque chose… il manque la touche LORDI, sûrement à cause des refrains plus saccadés et moins FM sur l’ensemble de ce CD. Sur "The Riff", nos petits voisins Teutons de RAMMSTEIN n’auraient pas craché (rien à voir avec la chanson "Pussy" hein !) dessus à l’écoute de cette intro typée Indus'. Par ailleurs, il s’agit d’une des meilleures chansons de l’album (avec "Schizo Doll", "Horrifiction" et "Candy For The Cannibal"). "Something Wicked This Way Comes" est un titre également agréable, qui aurait pu figurer sur un de leurs anciens albums comme par exemple Get Heavy. Ensuite, des titres comme "Happy New Fear" et "I’m the Best" m’ont vraiment gavé. Les refrains sont hyper répétitifs. Dommage pour la seconde car le rythme était entraînant mais bon… c’est comme ça ! Mr. Mana, le nouveau batteur, a su s’intégrer parfaitement à la troupe et sa frappe n’est pas sans rappeler Kita. Mais ce dernier apportait quelque chose de primordiale chez LORDI : les chœurs ! Sa voix haut perchée donnait une énergie incroyable, sur scène comme en studio. Là, malheureusement, il manque ce petit truc ! La nouvelle claviériste, Hella, est aussi discrète qu’Awa... à voir si sur scène elle apporte vraiment une présence nouvelle. Autre point qui m’a dérangé, les solos de guitare… Tout le monde sait qu’Amen n’est pas un grand guitariste et il le reconnaît lui-même, mais là, je pense vraiment qu’il s’agit ici de sa pire prestation… Heureusement qu’il est le facteur « Rock’n’Roll » du groupe sur scène ! Bien entendu, la poésie de Mr. Lordi est toujours là ! Les textes sont bourrés de clins d’œil au cinéma gore, sa voix si particulière n’a pas changé d’un iota (ça doit y aller le whisky et la clope, purée !). Dernière chose, j’ai trouvé ridicule l’hommage rendu à Otus via cette onzième piste. Pourquoi avoir voulu mettre un passage solo de ce dernier avec un son si horrible ?! Pourquoi ne pas avoir fini l’album par un happening comme le groupe le fait à chaque fois ?! Ou alors, tout simplement composer une chanson à sa mémoire ?! Mystère mystérieux… Pour terminer, un album qui ne fera pas parti de mes préférés, juste un premier jet avec le nouveau line-up pour en sortir un prochain qui, je l’espère, sera vraiment meilleur !

Note : 6.5 / 10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

LORDI_Band 2013_Logo
 

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MYSTERY BLUE - Conquer The World

Publié le par Nono666

Mystery Blue – Conquer The World
Roadshow Productions
Style : Heavy Metal
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.mysteryblue.com

Mystery Blue_Conquer The World



01. Conquer The World / 02. Innocent Crime / 03. Running With The Pack / 04. Evil Spell / 05. Cruel Obsession / 06. Ticket To Hell / 07. Keep On Dreaming / 08. Road Of Despair / 09. Behind Those Walls / 10. Guardian Angel / 11. Accroche Toi A Tes Reves (Bonus Track)

Je ne comprends pas. Vraiment pas. Comment un septième album peut – il être aussi mal produit ? Telle est à peu de choses près tout ce qu'il est possible de dire sur ce disque, inaudible presque de bout – en bout. J’aimerais vous vanter la qualité des guitares, mais elles sont noyées sous une atroce batterie au son électronique. J’aimerais vous parler de la beauté du chant féminin mais il est trop en avant et dépourvu d’effets, ce qui fait que les moindres défauts s’entendent à des kilomètres et n’arrive qu’à vous casser les oreilles après quelques secondes. Tout au plus puis–je vous dire que "Running With The Pack" a un refrain à la ACCEPT, que "Ticket To Hell" laisse entendre un riff desdits Allemands (un des rares audibles sur l’album) et que la ballade "Keep On Dreaming" possède une jolie mélodie. J’ai entendu des tas de démos qui étaient mieux produites et mieux mixées que cet atroce carnage sonore qu’est Conquer The World. Le top du n’importe quoi est atteint lorsque vous apprenez que l’album a été produit par un ex–GRAVE DIGGER (Uwe Lulis, probablement atteint d’otite et d’intoxication alcoolique profonde lors de la production). Comment peut-on espérer qu’un groupe qui montre de belles qualités sur les passages audibles du disque arrive à se faire connaître avec un son aussi bâclé ? Comment un groupe qui a tant d’années d’expérience laisse–t–il sortir un désastre pareil ? Je n’ai pas de réponse. Reste à conseiller aux fans de se contenter d’aller voir MYSTERY BLUE en live et au groupe de changer de producteur d’urgence. Pas de note, je ne voudrais pas descendre plus cet album à cause de son producteur en carton.

Chronique par Emil Maniak

 

Mystery Blue_Band 2012
 

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TERMINATE - Ascending To Red Heavens

Publié le par Nono666

TERMINATE - Ascending To Red Heavens
Selfmadegod Records
Style : Death Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/TerminateChicago

TERMINATE_Ascending To Red Heavens



01. Answered In Lead / 02. Demonic Instinct / 03. Numb / 04. Rotten Dead Mass / 05. The Savage Silence / 06. Chainsaw Omega / 07. Ascending To Red Heavens / 08. Blind Leading The Blind / 09. Iron Supremacy

Qui ne s'est jamais demandé si le paradis existait ? En effet, depuis que l'humanité est assez évoluée pour se poser des questions d'ordre divine, il s'est toujours plu à imaginer un tel lieu et ce, quelque soit sa religion ou sa culture. Dans notre culture occidentale judéo-chrétienne, nous nous représentons le paradis comme un lieu au plus haut des cieux où vivent anges, saints et âmes grâciées par un dieu quelconque. Mais si nous avions tout faux ? Si le paradis était en réalité un endroit remplit de sang, de lave et de tripes ? S'il était rouge et non pas blanc comme on le pensait ? Et si TERMINATE nous montrait la voie avec son premier album Ascending To Red Heavens ? On n'aura probablement jamais de réponse à toutes ces questions mais on peut, néanmoins, s'arrêter sur cet opus. Ascending To Red Heavens est ce que l'on peut appeler un album de Death Metal old-school fait dans les règles de l'art. L'album est simple et va droit au but sans détour. On a plaisir à retrouver cette ambiance si particulière qui collait aux groupes américains de la fin 80's, début 90's comme DEATH, POSSESSED ou AUTOPSY. Alors vous allez me dire: "Ca a l'air génial dit comme ça !". Oui mais non ! Même si l'ambiance y est, la sauce ne prend pas vraiment. Déjà, on est vite agacé par la qualité de prod' très médiocre qui réduit considérablement le plaisir d'écoute. On a l'impression d'entendre un groupe semi-amateur enregistré dans le garage du batteur un samedi après-midi. Bon d'accord, c'est un premier album et ça doit encore se professionnaliser mais quand un groupe signe chez Selfmadegod Records, on est en droit d'attendre mieux que ça. Ensuite, il faut bien reconnaître une certaine efficacité dans la compo. La rythmique est bien inspirée et les riffs sont solides, les guitares sont mises très en avant et la batterie blast comme il faut. Cependant, on a la sensation que les soli ont été collé à la va-vite un peu n'importe comment, comme une modif' de dernière minute arrivée un poil trop tard. La voix est rocailleuse et colle à la musique mais sans plus, une voix Death old-school qui n'a rien d'extraordinaire. Pour faire simple, TERMINATE est un groupe très jeune mais dont les membres ont grandi avec le vieux Death Metal. Ils aiment ça et veulent faire comme les grands. On sent un vrai potentiel et de la volonté chez ces petits gars, mais ce premier jet est mitigé. Ils ont encore besoin de grandir et de se trouver une identité bien à eux sous peine de devenir un simple "groupe de plus". Quelques années d'expérience et de pratique supplémentaires pourront permettre à TERMINATE de sortir de vrais monstres. En attendant, Ascending To Red Heavens n'ira pas plus loin que le Purgatoire.

Chronique : Germain

Note : 5/10

 

TERMINATE_photo
 

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W.E.T. - Rise Up

Publié le par Nono666

W.E.T. - Rise Up
Frontiers Records
Style : Hard Fm
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/wetrocks

W.E.T._Rise Up



01. Walk Away / 02. Learn To Live Again / 03. Rise Up / 04. Love Heals / 05. What You Want / 06. The Moment / 07. Bad Boy / 08. On The Run / 09. Broken Wings / 10. Shot / 11. Still Believe In Us / 12. Still Unbroken

W.E.T. … aucun mauvais jeu de mot concernant cet acronyme les loulous ! Je vous vois venir ! lol. Un peu d’histoire pour commencer cette chronique ne fera pas de mal. Pourquoi ce nom ? Tout simplement pour regrouper 3 clins d’œil aux groupes suivants : Le ‘W’ pour « WORK OF ART » du guitariste/claviériste Robert SÄLL, le ‘E’ pour « ECLIPSE » du chanteur/guitariste Erik MÄRTENSSON et pour ‘T’erminer, la dernière lettre est pour le groupe « TALISMAN » du chanteur Jeff Scott SOTO. A noter que Magnus HENRIKSSON et Robban BACK, eux aussi faisant parti respectivement d’ECLIPSE et de WORK OF ART, viennent compléter la team. Voilà pour la petite intro vous présentant la troupe ! Maintenant, voyons le résultat. Et là, grosse claque… cet album déborde de hit, la voix de SOTO est incroyable, à l’aise dans tous les registres, impressionnant ! La prod est un délice pour les oreilles tellement le mixage est hyper travaillé ! Tous les instruments ressortent, le son général est très clean, bref, chapeau à l’ingé son ! Comme je viens de le dire, l’album est une usine à tube ! "Walk Away", "Learn To Live", "Rise Up", "Love Heals", "The Moment" etc... "Bad Boy" a un côté TOTO très entraînant, idéal pour rouler à fond de cale sur une bonne vieille départementale de Picardie (oui désolé, je n’écris pas sous le soleil Californien…snif…) ! "On the Run" est un exemple de refrain qui reste en tête ! La voix de SOTO ainsi que les chœurs derrière sont juste impressionnants ! "Broken Wings" et "Still Believe in Us" sont les titres qui m’ont le moins accroché malgré des qualités indéniables. "Shot" et "Still Unbroken" viennent compléter la longue liste de tubes de cet album ! Je me demande si nous aurons la chance de pouvoir voir le groupe un jour en France car j’aimerais vraiment voir le résultat sur scène ! Si leur son est aussi propre qu’en studio et que les mecs assurent également, là, ce sera chapeau bas ! Il est dommage que dans notre beau pays, le Rock, le Hard fm ou le Metal mélodique ou bourrin soient totalement zappés par les gros médias et par l’industrie du disque. On nous rabâche les oreilles de variété nian-niante, de pop à minettes et de RnB/Rap pour cas’soc’ à longueur de journée. Mais il n’y a pas que ça ! Notre mouvement, je parle du Rock au sens le plus large, n’est pas représenté et ça commence à faire chier. Lorsque l’on voit le succès du HellFest ou du Sonisphère, pourquoi les médias n’osent-ils pas faire découvrir au grand public notre univers ? Enfin bref, je m’éloigne de la chronique mais il est bon de pousser une gueulante de temps en temps, histoire de se défouler ! Je risquerai moins l’ulcère maintenant ! lol. Pour terminer, foncer acheter cet album si vous êtes un fan de BON JOVI et autres gros groupes de Rock fm ! Un excellent CD, quasiment un sans faute !

Note : 9/10

Chronique : Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

W.E.T._Band 2013
 

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VOODOO CIRCLE - More Than One Way Home

Publié le par Nono666

VOODOO CIRCLE - More Than One Way Home
AFM Records
Style : Melodic Hard Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.voodoocircle.de

VOODOO CIRCLE_More Than One Way Home



01. Graveyard City / 02. Tears In The Rain / 03. Heart Of Babylon / 04. Cry For Love / 05. Alissa / 06. The Ghost In Your Heart / 07. Bane Of My Existence / 08. More Than One Way Home / 09. The Killer In You / 10. The Saint And The Sinner / 11. Victim Of Love / 12. Open Your Eyes

Avez-vous lu et aimé ma chronique du dernier opus de PINK CREAM 69 ? Et bien revoici notre ami David READMAN dans son autre band ! Il est étonnant d’avoir 2 groupes aussi similaires…et ayant une actualité commune avec la sortie d’un nouvel album ! Pas courant en effet mais on s’en fout, perso, je n’aime pas la normalité et c’est toujours un réel plaisir que d’entendre sa voix ! Que nous réserve cet album de Classic Rock, car oui c’est un album de bon vieux Rock Fm teinté de blues. Ici, point de risque artistique (malheureusement), nous sommes dans l’univers WHITESNAKE…qui au passage est d’ailleurs bien (trop ?) pompé !! Alex BEYRODT de PRIMAL FEAR n’est pas qu’une brute guitaristique qui se cantonne au Heavy et au Power Metal. Que nenni, il aime aussi les standards ! Bref, rentrons dans le vif du sujet et décortiquons cette galette. "Graveyard City" aurait pu figurer sur les derniers albums de WHITESNAKE tellement c’est copier/coller ! J’adore ce style et ce groupe, mais là, que ce soit le son, le riff, le solo, la façon de chanter… c’est du COVERDALE’n’Co ! Titre rentre dedans, punchy à souhait avec une mélodie imparable ! "Tears In The Rain" alourdie un peu plus l’atmosphère avec ce mid tempo accrocheur…mais là encore, si David avait rajouté quelques "love" dans son texte, on aurait eu un autre pompage du Serpent Blanc. Et vous savez quoi ? "Heart Of Babylon" est aussi un pompage d’un classique de David COVERDALE ! Je vous laisse retrouver ce titre, ce sera notre petit jeu d’aujourd’hui ! Si vous connaissez bien WHITESNAKE, n’hésitez pas à commenter ma chronique en essayant de retrouver les versions qui ont ‘influencé’ cet album. Je ne passerai pas en revue toutes les chansons car le constat est flagrant et écrire sur 12 titres ne serait pas judicieux tellement je n’aurais pas assez de vocabulaire et risquerais donc de me répéter jusqu’au bout ! Quoi que je suis mauvaise langue, "The Ghost In Your Heart" pourrait être du DEEP PURPLE ou du RAINBOW. Si vous détestez WHITESNAKE, il vous faudra passer votre chemin sans réfléchir ! Perso, pour une fois, je suis hyper partagé car je ne sais pas quoi penser de cet album. Etant un grand fan du groupe cité x fois dans cette chronique, je ne peux qu’être heureux d’entendre un album si bien produit et qui donne la pêche en l’écoutant…mais à côté, il est tellement copié que ça devient gênant ! Même Alex BEYRODT sonne comme Doug ALDRICH ! Pour moi, c’est le seul point noir de cet album car tout, je dis bien tout, est très bien fait sur celui-ci ! Pour la peine, je mettrais donc 2 notes, la première pour les fans du reptile albinos et l’autre pour les amateurs de Hard Rock mélodique qui aiment les nouvelles choses.

Note 1 : 8.5/10
Note 2 : 6/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

VOODOO CIRCLE_Band 2013

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SOILWORK - The Living Infinite

Publié le par Nono666

SOILWORK - The Living Infinite
Nuclear Blast
Style : Melodic Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.soilwork.org

SOILWORK_The Living Infinite



Disc 1 : 01. Spectrum Of Eternity / 02. Memories Confined / 03. This Momentary Bliss / 04. Tongue / 05. The Living Infinite I / 06. Let The First Wave Rise / 07. Vesta / 08. Realm Of The Wasted / 09. The Windswept Mercy / 10. Whispers And Lights

Disc 2 : 01. Entering Aeons / 02. Long Live The Misanthrope / 03. Drowning With Silence / 04. Antidotes In Passing / 05. Leech / 06. The Living Infinite II / 07. Loyal Shadow / 08. Rise Above The Sentiment / 09. Parasite Blues / 10. Owls Predict, Oracles Stand Guard

Après un grand retour en 2010 et un Panic Broadcast salué par la critique (autant que le retour dans les rangs de Peter Wichers), SOILWORK est de retour avec un double album (mais sans Peter Wichers). Deux albums en un, vingt morceaux : une belle pièce, fruit d’un travail d’équipe puisque tous les membres du groupe (qui n’est pas que suédois, mais bel et bien cosmopolite) ont participé à la composition des titres. Si effectivement ça nous donne à entendre diverses facettes du travail de SOILWORK et un mélange des styles qui nous préserve de l’ennui, on pourra tout de même remarquer que The living Infinite n’est pas un album homogène.  La première partie est toute en énergie, avec un "Spectrum Of Infinity" à l’intro trompeuse mais qui nous plonge dans un bon Death mélodique de derrière les fagots, alternant passages criés et chant clair (grand bravo à Björn Strid), rythmes rapides puis lancinants, avec des passages qui laissent bien les guitaristes se défouler et donner la mesure de leurs talents. Un premier morceau qui sonne épique, puissant, et qui est de très bon augure. On se rend compte au fil des morceaux que SOILWORK n’a pas envie de laisser tomber ce rythme effréné, et saluera la recherche des belles introductions qui jalonnent ce premier CD. "Let The First Wave Rise" est un véritable concentré de nervosité, morceau très rapide, survolté, qui donne la part belle à la guitare et à quelques envolées remarquables de technicité. Encore joliment introduit, le morceau "Vesta" est certes plus « radiophonique » mais ne détonne pas et ne « casse pas l’ambiance », idem pour "Realm Of The Wasted", très Death avec tout de même des passages très mélodiques à l’occasion de ruptures de rythmes pas forcément très bien amenées mais qui justement nous donnent l’occasion d’être surpris. J’aurais bien placé un « et là, c’est le drame », mais je vais tenter de ne pas exagérer (bien que je trouve cela très drôle, je sais aussi que si on le prend au premier degré ça devient vite ridicule). Les deux derniers morceaux, "The Mindswept Mercy" et "Whispers And Lights" détonnent, et nous offre un diptyque de ce que le Death mélodique peut faire de plus mièvre et « varièt’ », néanmoins, on ne pourra pas nier que ce sont là des graines de tubes, et que SOILWORK a le droit d’avoir envie de quelques morceaux plus calmes, pourquoi pas. Je ne suis pas certaine que cette première partie de The Living Infinite méritait de se terminer ainsi, mais quand il n’y en a plus, il y en a encore, comme on dit, alors allons-y pour le deuxième CD. Le premier morceau "Entering Aeons" se présente comme une intro de trois kilomètres (comment ça c’est pas la bonne unité de mesure ?) pour un deuxième CD qui se déroulera sur un rythme globalement moins effréné que le premier mais qui recèle lui aussi des pépites. Par exemple "Long Live The Misanthrope" qui d’entrée me fait mentir sur le côté moins effréné de la galette, mais j’avais dit « globalement » je signale, c’est peut être aussi un effet secondaire de la durée de l’album. "Drowning With Silence" est une belle illustration de la maîtrise vocale du monsieur, la trame mélodique ne casse pas trois pattes à un canard mais fonctionne, avec quelques envolées guitaristiques qui passent impeccablement, que demander de plus ? Peut-être un peu moins de facilité. Et nous en arrivons à "Antidotes In Passing", ce morceau a tout pour que je le déteste, mais la voix de Speed est ce qu’elle est : envoûtante ! Et ce morceau m’a, malgré moi, emportée. Je suis peut être trop sensible, mais malgré toute la « néo-métalité » (quand je ne trouve pas mes mots je néologise) estampillée mauvais LIMP BIZKIT à la "Behind Blue Eyes" de ce morceau, le refrain m’a remuée. "Leech" est aussi une belle performance vocale, même si ce sera moins émotionnel. C’est dans "The Living Infinite II" que l’on trouvera, à mon avis, le meilleur « résumé » pour ce double album : ce morceau allie toutes les qualités et les efforts qu’ont déployés SOILWORK, à savoir un bel alliage de mélodies évocatrices, voire planante, avec une brutalité maîtrisée. La part belle est faite au duo guitare/chant qui porte magnifiquement ce morceau. Si SOILWORK a traversé un petit passage à vide et a attaqué ce double album, projet ambitieux (quoiqu’ils n’aient apparemment aucun difficulté à beaucoup composer), sans Peter Wichers (dont l’absence s’était autrefois révélée catastrophique), cette fois l’alchimie est là, et ce n’est pas le dernier morceau, la conclusion magistrale de "Owls Predict, Oracles Stand Guard" qui viendra contredire ça (j’ai trouvé dans ce morceau une réminiscence d’un From Mars to Sirius, mais il m’arrive d’avoir beaucoup d’imagination). Autant le premier CD finissait un peu en eau de boudin, autant ce morceau vient clore d’une manière approprié The Living Infinite. Ce double album est, comme son nom l’indique, double et donc long. J’avais très mal accroché à la première écoute, il m’avait paru terne et étudié dans le seul souci d’être « radio friendly », mais The Living Infinite mérite que l’on s’y penche, et au fil des écoutes, révèle un art simple de la mélodie et de la technicité au service de l’émotion et de la puissance. La voix de Speed n’aura jamais été aussi bien utilisée.

Chronique par Nastassja

Note : 8,5/10

 

soilwork.bandheader
 

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VREID - Welcome Farewell

Publié le par Nono666

VREID - Welcome Farewell
Indie Recordings
Style : Black Metal Mélodique
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.vreid.no

VREID_Welcome Farewell



01. The Ramble / 02. Way Of The Serpent / 03. The Devil's Hand / 04. Welcome Farewell / 05. The Reap / 06. Sights Of Old / 07. Black Waves / 08. At The Brook

VREID est né en 2004 sur les cendres de WINDIR après la mort de son frontman, Valfar, la même année. Moins de 10 ans plus tard, le groupe Norvégien nous offre son sixième album studio. Je tiens avant tout à préciser un point important : celles et ceux qui n'ont pas encore écouté VREID et qui espèrent y trouver un revival de WINDIR, laissez tomber ! Les deux groupes sont sensiblement différents. Les deux premiers titres, "The Ramble" et "Way Of The Serpent" plantent le décor. On a affaire à un Black mélodique rythmé et taillé pour le live. Le groupe se permet d'ailleurs de sortir des sentiers battus du Black en modérant les blast beats, les alternant avec pas mal de passages mid-tempo. Les guitares aussi jouent la diversité entre les passages ambiants et les riffs plus Heavy. On a même le plaisir d'entendre des passages de basse, ce qui est assez exceptionnel dans ce style, ainsi que d'excellents soli de gratte. Le morceau suivant, "The Devil's Hand", change déjà de genre en nous proposant un Black'N Roll rapide avec un long passage slam très plaisant et entraînant. Les morceaux suivants, "Welcome Farewell" et "The Reap", sont de la même trempe, avec une sonorité et une structure Heavy toujours plus prononcée mais qui parvient à garder une indentité Black Metal malgré tout, la voix y étant pour beaucoup. Il faut attendre "Sights Of Old" pour voir l'ambiance être assombrie et refroidie. Retour à un Black plus pur donc, avec une structure plus simpliste mais une atmosphère plus agressive et malsaine comme on est en droit de l'attendre de la part de ce genre d'artiste. On regrette tout de même le fait que cette chanson traîne autant en longueur sur la fin avec son outro désaturée interminable. Les deux dernières pièces, "Black Waves" et "At The Brook" sont malheureusement assez molles et trahissent un sentiment d'éssoufflement et de rupture d'inspiration pour les Norvégiens. On termine donc péniblement et sur une note assez mitigée. Welcome Farewell est loin d'être le meilleur album de VREID. Là où les Scandinaves avaient brillé avec leur précédent opus, V, ils semblent ici être un peu fatigués. L'album contient de très bons éléments, est agréable à l'oreille et sera sûrement bien reçu sur les planches. Cependant, on déplore un manque de fougue et de rage très palpable. Il n'y a plus qu'à espérer que l'album suivant donnera un bon coup de fouet.

Chronique : Germain

Note : 7/10

 

VREID_Band 2012
 

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NEW ASSHOLES - Récits d'Ivres

Publié le par Nono666

NEW ASSHOLES - Recits d'Ivres
Klonosphere
Style : Bombard'n'Roll
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : http://newassholes.free.fr

NEW ASSHOLES_Recits d\'Ivres



01. Les Vieux Dictons / 02. Monte Le Son / 03. Recits d'Ivres / 04. Bombard'n'Roll / 05. Claquer Tôt / 06. Délit De Fuite / 07. Debout Qu'on Pisse / 08. La Bombarde

NEW ASSHOLES pratiquent ce qu'ils appellent le Bombard 'n Roll... mais qu'est donc le Bombard 'n Roll allez vous me dire ? Après l'écoute attentive de ce Recits d'Ivres, nous allons pouvoir éclairer votre lanterne et vous présenter plus en détail ce side-project monté à l'initiative de la section rythmique de TREPALIUM... Le but avoué de NEW ASSHOLES est avant tout de prendre du bon temps et de s'éclater en proposant un Rock 'n Roll hautement alcoolisé et punky qui n'est pas sans évoquer MÖTÖRHEAD ("Délit de Fuite") ou VULCAIN, notamment en raison de la voix de Ludo que l'on peut aisément rapprocher de celle de Daniel Puzio, le tout enrobé d'un côté festif pas désagréable qui nous plonge d'emblée dans un univers de beuverie sans fin, pratiquement tous les titres parlent de picole, de bière ou de whisky ("Les Vieux Dictons", le bluesy "Recits d'Ivres"...). Point de Metal ici, musicalement NEW ASSHOLES fait dans le basique et la simplicité, rien de franchement révolutionnaire, juste un Hard Rock 'n' Roll bien gras et groovy, énergique et diablement efficace ("Debout Qu'on Pisse") qui, au final, vous fera passer un excellent moment... et si l'abus d'alcool est réputé dangereux pour la santé (c'est encore à voir ça !!!), l'abus de ce Récits d'Ivres vous est plus que recommandé... Sur ce, santé !, j'vais m'en jeter un p'tit dernier pour la route... hic!

Chronique : Nono666

Note : 7,5/10

 

NEW ASSHOLES_Band
 

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PINK CREAM 69 - Ceremonial

Publié le par Nono666

PINK CREAM 69 - Ceremonial
Frontiers Records
Style : Melodic Rock/Hard Fm
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.pinkcream69.de

PINK CREAM 69_Ceremonial



01. Land Of Confusion / 02. Wasted Years / 03. Special / 04. Find Your Soul / 05. The Tide / 06. Big Machine / 07. Let The Thunder Roll / 08. Right From Wrong / 09. Passage Of Time / 10. I Came To Rock / 11. King For One Day / 12. Superman

Qu’il est bon d’entendre des groupes n’ayant pas honte de jouer du Rock/Hard fm de nos jours ! Bravo à Frontiers Records de donner sa chance à ce genre de musique ! C’était le petit instant lèche, maintenant, hop, au boulot ! Connaissant peu PINK CREAM 69, je dois avouer que j’ai passé un très bon moment en écoutant ce Ceremonial. Je vais donc me pencher un peu plus sur la carrière de cet excellent combo ! Il est agréable d’écouter un chanteur comme David Readman. Je m’explique, trop souvent, les chanteurs ont tendance à oublier leurs limites. Lui connaît sa voix, connaît sa tessiture et arrive donc à nous proposer quelque chose d’homogène, et surtout de ne pas tomber dans les clichés des 80’s. L’album avait pourtant mal commencé pour moi. L’intro ne me donnant pas du tout envie, j’ai attendu la suite… riff revu et corrigé, mid tempo lourd, la chanson n’a jamais décollé ! Heureusement, les autres titres allaient me redonner la banane. "Wasted Years" est l’une des meilleures chansons de l’album avec "Special", "King For One Day" et "Passage Of Time". "Find Your Soul" et "The Tide" sont eux plus dans l’atmosphérique et le mid tempo. D’ailleurs, on peut noter sur ce dernier titre, un côté Rock californien des années 2000, avec des relents de guitare acoustique et son refrain taillé pour faire tomber les nanas ! On enchaîne avec "Big Machine" (oh la la quelle grosse machine ! lol) avec un riff guitare que n’aurait pas rechigné un certain Doug Aldrich ! On tape du pied direct mais, car oui il y a un ‘mais’, est que le refrain ne décolle pas et fait donc retomber toute l’énergie de l’intro ! Vraiment dommage. "Let The Thunder Roll" est un autre titre fm avec un super basse/batterie ! Très bon refrain également ! "Right From Wrong" et "Superman" sont les titres que j’ai le moins accroché. Ce ne sont pas de mauvaises chansons mais elles sont, pour moi, là à titre de remplissage. Si vous aimez VAN HALEN et BON JOVI, les titres "I Came To Rock" et "Passage Of Time" sont pour vous ! Le premier rentre dedans direct, le gratteux se fait plaisir à sonner comme Eddie, ce qui n’est pas pour me déplaire, surtout que là, il ne tente pas de copier, mais de s’inspirer ! L’autre song pourrait figurer sur l’album These Days du quatuor venu du New-Jersey ! Pour terminer, et là c’est le guitariste que je suis qui parle, trop de wah-wah tue la wah-wah ! J’aurais aimé des solos plus rentre-dedans et plus audacieux ! Si un solo n’apporte rien à la chanson, autant le virer ! Au final, un album vraiment très bien foutu, un son actuel qui n’est pas sans petits clins d’œil aux années 80, et pour finir, un très bon boulot niveau mixage ! Car oui, même si vous composez des tubes mais que votre ingénieur du son est un manchot à moitié sourd, votre album finira en moins de 2 minutes dans la poubelle !

Note : 7.5/10

Chronique : Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

PINK CREAM 69_Band
 

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ETERNAL TEARS OF SORROW - Saivon Lapsi

Publié le par Nono666

ETERNAL TEARS OF SORROW - Saivon Lapsi
Massacre Records
Style : Death mélodique
Origine : Finlande
Sortie : 2013
Site Web : http://eternaltears.fi

ETERNAL TEARS OF SORROW_Saivon Lapsi



01. Saivo / 02. Dark Alliance / 03. Legion Of Beast / 04. Kuura / 05. Dance Of December / 06. The Day / 07. Sound Of Silence / 08. Beneath The Frozen Leaves / 09. Swan Saivo / 10. Blood Stained Sea / 11. Angelheart / 12. Ravenheart (Act III: Saivon Lapsi)

On le sait, la Finlande pullule de groupes et, forcément, certains passent inaperçus ou tombent dans l'oubli. Malgré des albums de qualité, ETERNAL TEARS OF SORROW fait partie de ces groupes. Certes, les nombreux changements de line-up et les longues periodes de silence entre chaque offrande y sont sûrement pour quelque chose, mais passons. Ils sortent cette année leur nouvel album intitulé Saivon Lapsi. Commençons par les points positifs. Le groupe empreinte des éléments de plusieurs styles : le Death, le Black, le Heavy, le Sympho', le Power, ... ce qui rend le tout assez difficile à définir mais plaisant. Vient ensuite la qualité première du groupe : son talent de composition. En effet, les zikos sont de véritables virtuoses et cela s'est vu depuis leurs débuts, ces mecs savent jouer de leurs instruments et savent les mettre ensemble. Enfin, la qualité de la production est magnifique et cela se ressent dans la qualité du son. Malheureusement, on a déjà fait le tour des points positifs de cet album et il est temps d'expliquer pourquoi il est en réalité médiocre. Il faut, en effet, reconnaître que, malgré tout leur talent, les membres du groupe ont vraiment revu à la baisse la qualité de leurs compos. Les albums précédents étaient beaucoup plus inspirés ; ici, on a vraiment un sentiment de réchauffé assez désagréable. C'est loin d'être à brûler, mais les finlandais nous avaient habitué à mieux, beaucoup mieux. Certains morceaux sont même franchement chiants comme "Beneath The Frozen Leaves" ou "Sound Of Silence" qui sonnent vraiment comme une soupe à la EPICA ou NIGHTWISH. Les autres morceaux se suivent sans jamais se faire vraiment remarquer. Aucune surprise, aucune montée en puissance, aucune grosse claque à l'horizon, juste une recette maîtrisée suivie à la lettre et servie tiède. On retiendra quand même les derniers morceaux "Swan Saivo", "Blood Stained Sea" et "Angelheart", "Ravenheart" ansi que l'intro et l'interlude instrumentals "Saivo" et "Kuura" comme étant légèrement au dessus du niveau de la mer et sauvant l'honneur. Pour conclure, Saivon Lapsi est un album décevant par rapport au potentiel du groupe. Une recette réchauffée, prévisible à la limite du caricatural. Quelques éléments sauvent malgré tout le disque du bûcher comme une qualité d'interprétation exceptionnelle, une prod' aux petits oignons et quelques morceaux pas trop mal.

Chronique : Germain

Note : 6/10

 

 

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