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SLAUGHTERED - First Invasion

Publié le par Nono666

SLAUGHTERED - First Invasion
Autoproduction
Style : Open Death
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.slaughtered.free.fr

SLAUGHTERED_First Invasion



01. Suffer From My Fury / 02. Spoiled / 03. Forgive / 04. Dead Inside / 05. Slaughtered / 06. Doomsday

Puisque je vis à « Spoil City » (magnifique en cette saison), j'ai triché, et je dois dire que j'ai préféré SLAUGHTERED  en live, pour un premier contact. Attention, ce First Invasion, est bon, très bon même, mais un peu en mode « tu la sens ma grosse influence d'untel », ce que le live atténue pour faire ressortir la véritable personnalité du groupe. Après quelque temps de « passage à vide » (trois ans, en fait), les lillois de SLAUGHTERED, avec nouveau bassiste et nouveau batteur, ont envie d'en découdre : six titres, qui durent entre 4 et 7 minutes, avec leurs forces et faiblesses mais qui laissent une bonne impression et un bel aperçu des capacités du groupe. Si sur le premier titre, "Suffer From My Fury", on remarquera quelques faiblesses sur le chant clair, on sera rassurés par "Spoiled" (meilleur morceau de l'album selon moi) qui met bien en avant les qualités vocales du chanteur (Raphaël), et qui fera penser à un croisement étonnant entre Serj Tankian pour les rythmiques et Kurt Cobain pour le timbre de la voix. Si SLAUGTHERED est fortement teinté « death », on ne peut pas dire que First Invasion manque de ruptures de rythmes et la longueur des titres et leurs structures ont également un côté « prog » pas désagréable. Une belle inventivité pour un groupe qui a tendance à quand même pas mal s'inspirer d'un certain autre groupe français, et je ne crie pas au pompage, parce que malgré des lignes mélodiques et des riffs que l'on croirait directement issus d'un album apocryphe de GOJIRA (c'est flagrant sur quasiment tous les titres mais j'ai surtout tilté sur "Forgive" et "Dead Inside" où là, c'est totalement du plagiat), SLAUGHTERED arrive à mettre sa griffe sur des morceaux complexes et qui retiennent notre attention. Pour revenir un instant sur "Forgive" : autant le chant guttural est bien maîtrisé (quoique paraissant un peu monocorde sur l'album, ce qui n'est pas le cas en live), autant les « eh oh » en chant clair sont d'une justesse approximative et cassent le rythme du morceau. Pour l'album en général, la voix est par moment « étouffée » par les autres instruments et pour la batterie, si l'on perçoit clairement les cymbales, il est parfois difficile de saisir le son de la grosse caisse. Concernant les guitares, elles sont très bien mises en avant, mais pourquoi ne pas simplement chercher un équilibre ? Je pinaille ? Je ne suis pas sûre … C'est un peu dommage, le groupe est excellent en live, mais c'est le CD qui va circuler, on ne peut pas forcer les gens à se bouger, donc ? Poursuivons. Grand plaisir, "Slaughtered" n'est pas étiqueté GOJIRA mais me fera plutôt penser à SEPULTURA époque Chaos AD. Le chant est rageur et puissant, les guitares lourdes et les riffs cinglants. Le dernier morceau, "Doomsday", également dans la même veine, distille l'énergie (superbe solo de guitare, en passant) et la rage pour clore un album bien ficelé, très bien exécuté et qui donne envie d'en savoir plus. Seul regret, ne pas ressentir plus la personnalité de SLAUGHTERED, qui a parfois tendance à se perdre dans toutes les diverses (et bonnes) influences qui les inspire. À suivre ! Et bravo ! On attend la « Second Invasion ».

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

SLAUGHTERED_Band 2012
 

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CATHEDRAL - The Last Spire

Publié le par Nono666

CATHEDRAL - The Last Spire
Rise Above Records
Style : Doom Metal ultime !
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.cathedralcoven.com

CATHEDRAL_The Last Spire



01. Entrance To Hell / 02. Pallbearer / 03. Cathedral Of The Damned / 04. Tower Of Silence / 05. Infestation Of Grey Death / 06. An Observation / 07. The Last Laugh / 08. This Body, Thy Tomb

« Sortez vos morts ! » nous rabâche-t-on durant "Entrance To Hell", introduction pour le moins macabre. Mais le révérend Lee Dorrian, chanteur et figure de proue de CATHEDRAL depuis 24 ans, refuse de s’en séparer de ses cadavres. Non, il préfère les conserver au plus près de lui afin de s’imprégner de leurs effluves et d’en nourrir son Doom Metal d’école, malsain et subtilement psychédélique. Car la légende british n’a pas pris de détour cette fois-ci, en faisant de ce bien nommé The last Spire - l’ultime album du groupe pour ceux qui n’auraient pas suivi - un recueil essentiel de Metal lent, ultra-pesant, tout en restant direct et catchy. Non pas que The Guessing Game (2010) était mauvais, bien au contraire, mais ce disque partait dans tous les sens et affichait plus que jamais les influences prog’ et psyché du quatuor. Ici, nous avons simplement droit à six morceaux (plus une intro et un interlude) aux structures étirées mais plutôt « lisibles ». Ceux-ci mettent en avant une facette assez rugueuse de CATHEDRAL, rappelant à notre bon souvenir le feeling du monstrueux Endtyme (2001), mais surtout la rugosité de certains titres présents sur The VIIth Coming (2002) et The Garden of Unearthly Delights (2005). Le côté expérimental et vintage est toujours présent, mais il est principalement contenu dans des breaks aux sonorités acoustiques ou rétro qui viennent pourfendre ces longues litanies monolithiques. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte, comme si nous avions droit à une version plus moderne et maîtrisée de Forest of Equilibrium (1991 - le premier album de la bande). On ne sait trop si CATHEDRAL a sciemment cherché à contrebalancer son précédent effort, ou s’est tout simplement lâché à l’occasion de son chant du cygne, mais il satisfera à coup sûr un maximum de fans avec cette galette. Seuls les amateurs du répertoire le plus rock’n’roll du combo risquent de moyennement apprécier. Deux légers regrets cependant. En premier lieu, que le talentueux bassiste Leo Smee ne soit pas de cet ultime voyage. Et d’autre part, on peut se demander si The last Spire, en étant si immédiatement jouissif - pour le fan de CATHEDRAL s’entend, on ne parle pas ici de singles abrutissants destinés à toutes ces radios FM de merde - ne risque pas d’en voir sa longévité réduite sur nos platines… Bah, qui vivra verra ! Je vous laisse, je dois ramasser et sortir les corps de malheureux qui, eux, n’ont justement pas vu… En attendant, jetez un œil à la vidéo délicieusement kitsch que le groupe a publiée sur la toile pour le titre "Tower Of Silence". « Doom or be doomed ! » qu’ils disaient…

Chronique : Morbid S.

Note : 9.5/10

 

CATHEDRAL_Band 2013
 

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VULCAIN - V8

Publié le par Nono666

VULCAIN - V8
Desperado
Style : Hard Rock
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.vulcain-officiel.com

VULCAIN_V8



01. Avec Vous / 02. Sur La Ligne / 03. Call Of Duty / 04. Limite / 05. Lâchez-Nous / 06. Go Fast / 07. Croix de Bois / 08. L'Arrivée du Tour (Alain Bashung Cover) / 09. Sale Temps pour les Cons / 10. Rien à Voir / 11. Dans Mes Rêves

Quinze ans après avoir « stoppé la machine »,  VULCAIN est de retour avec un huitième album particulièrement attendu par les fans du combo Parisien. Revenu en 2010, VULCAIN proposera l'année suivante le très bon DVD live En Revenant officialisant ainsi ce come back espéré de tous... Fort du soutien d'un public qui ne l'a pas oublié, VULCAIN nous offre enfin ce tant attendu nouvel album... et quel album !!! Dès l'ouverture avec le speed "Avec Vous", le ton de ce V8 est donné, VULCAIN envoie du lourd, un putain de Hard Rock speedé qui ne risque pas de destabiliser les fans, quelque part entre MOTÖRHEAD ("Sur la Ligne") et AC/DC ("Go Fast", "Limite"), ce V8, tout comme le moteur du même nom, ne manque pas de puissance et nous offre des compos terriblement efficaces appelées à devenir de futurs classiques ("Avec Vous", "Call Of Duty", "Go Fast")... VULCAIN se devait de ne pas décevoir, c'est mission accomplie, la machine tourne à plein régime, aucun titre faible, aucun temps mort, avec V8 nos maitres de la foudre sortent l'album que l'on était en droit d'attendre de la part d'un groupe avec un tel passé, sorte de croisement entre les deux références que sont Rock'n'Roll Secours (1984) et Desperados (1985) et l'album éponyme (1994), V8 est un album énergique, puissant et hargneux qui devrait, sans mal, permettre à VULCAIN de retrouver son statut de groupe numéro 1 du Hard Rock Français.

Chronique : Nono666

Note : 8/10

 

VULCAin_Band
 

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ROB ZOMBIE - Venomous Rat Regeneration Vendor

Publié le par Nono666

ROB ZOMBIE - Venomous Rat Regeneration Vendor
Universal Music
Style : Industrial Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.robzombie.com

ROB ZOMBIE_Venomous Rat Regeneration Vendor



01. Teenage Nosferatu Pussy / 02. Dead City Radio and the New Gods of Supertown / 03. Revelation Revolution / 04. Theme for the Rat Vendor / 05. Gong Gang Gong de Do Gong de Laga Raga / 06. Rock and Roll (in a Black Hole) / 07. Behold ! the Pretty Filthy Creatures / 08. White Trash Freaks / 09. We're An American Band / 10. Lucifer Rising / 11. The Girl Who Loved the Monsters / 12. Trade in Your Guns for a Coffin

Après une compilation (Icon, 2010) et un album de remixes (Mondo Sex Head, 2012), ROB ZOMBIE nous revient avec du neuf. Du neuf, comme l'entend ROB ZOMBIE, c'est à dire un album racé qu'on ne pourra pas attribuer à quelqu'un d'autre. Dès le premier morceau : un sample de voix avec un effet, des guitares lourdes et des claviers, ça promet ! "Teenage Nosferatu Pussy" (j'appelerai mon gosse comme ça) c'est du sérieux ! Une ouverture sombre et très "zombiesque" pour un album qui glisse rapidement du côté "rock n' roll" de la force avec le très entrainant "Dead City Radio And The New Gods Of Supertown" choisi en tant que single et sorti le 8 avril : des titres aux mélodies accrocheuses, une guitare hurlante (merci John 5), pour des morceaux qu'on entendrait bien à la radio (ou "weydiyo", ça sonne bien aussi). Venomous Rat Regeneration Vendor est un savant mélange de sonorités électro et d'autres résolument "metal", sur des rythmes rock n' roll. Sir ROB ZOMBIE est également à l'aise dans le minimaliste comme le prouve "Rock n' roll (In A black Hole)" avec son rythme entêtant, voire hypnotique : quatre minutes pour entrer en trance. ROB ZOMBIE ne va pas révolutionner son genre avec Venomous Rat Regeneration Vendor (je cherche encore ce que peut bien vouloir dire ce titre) mais il démontre une nouvelle fois son habileté à poser des ambiances (la déformation professionnelle du réalisateur ?) et à jongler avec les styles. Je n'ai hélas pas découvert d'où proviennent les samples sur le morceau "The Girl Who Loved The Monsters", peut-être ont-ils été créés de toute pièce par monsieur ZOMBIE, mais entendre du français m'a un peu interloquée. Quoi qu'il en soit, ce morceau (avec le morceau d'ouverture "Teenage Nosferatu Pussy") est excellent. On sent bien la dominante électro sur cet album, mais il ne renie pas ses racines Metal "rock n'roll" indus', ce qui serait effectivement dommage avec un musicien comme John 5 à ses côtés (on regrette d'ailleurs de ne pas avoir plus de passages de guitare de son cru...). ROB ZOMBIE reste virtuose dans l'art de moduler sa voix profonde et rauque pour la faire coller à chacun des styles qu'il souhaite explorer, il suffit d'écouter à la suite "White Trash Freaks" (avec des intonations à la MANSON) puis "We're An American Band" qui change tout à fait de registre avec la fabrication d'une ambiance "live" qui donne envie. Ce n'est pas Hellbilly Deluxe mais c'est un album qui s'écoute sans lassitude et qui donne matière à se faire plaisir avec de nouvelles chansons, même si ce nouvel opus reste sans surprise.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

ROB ZOMBIE_Band
 

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HEAVEN SHALL BURN - Veto

Publié le par Nono666

HEAVEN SHALL BURN - Veto
Century Média
Style : Melodic Deathcore
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.heavenshallburn.com

HEAVEN SHALL BURN_Veto



01. Godiva / 02. Land of the Upright Ones / 03. Die Stürme Rufen Dich / 04. Fallen / 05. Hunters Will Be Hunted / 06. You Will Be Godless / 07. Valhalla (Blind Guardian cover) / 08. Antagonized / 09. Like Gods Among Mortals / 10. 53 Nations / 11. Beyond Redemption

Après trois ans d'absence, les allemands d'HEAVEN SHALL BURN reviennent déglinguer nos oreilles avec Veto, qui fleure bon la destruction massive et la fosse en bordel. Après les avoir vu retourner la Main Stage du Hellfest en 2012 avec une énergie féroce, bien que musicalement on a déjà entendu plus varié, les deathcoreux d'outre Rhin avaient retenu toute mon attention, et il est réjouissant de constater qu'un chanteur hargneux l'est à la fois en live et en studio (parfois le mixage fait des miracles...). Pendant trois ans, ils ont eu le temps de peaufiner Veto, et ça se sent. Après un morceau d'ouverture très mélodique, "Godiva", ils enchaînent avec leur violence habituelle mais en montrant qu'ils savent faire mieux que de la férocité gratuite, bête et méchante : HEAVEN SHALL BURN a apporté beaucoup de soin à la mélodie sans délaisser le rythme effréné deathcore qui les caractérise. Un bon exemple: le morceau "Fallen", très death, mais qui tout en laissant rugir les guitares (et Marcus Bischoff l'infatigable) et en adoptant un rythme très rapide, sait tout de même varier les plaisirs et nous faire profiter de mélodies bien trouvées et qui m'ont rappelé GOJIRA, l'énergie coreuse en plus. Comme quoi, pas besoin de chant clair horripilant de mièvrerie pour montrer qu'on sait gérer ses mélodies sans renier la rage. On peut cependant déplorer quelques longueurs et quelques répétitions : "Hunters Will Be Hunted" sonne comme du déjà entendu, et malgré la qualité indéniable de ce morceau, très bien exécuté, c'est à ce moment là qu'on redoute que le groupe s'égare et prenne goût à répéter sans cesse les mêmes accords. Simplicité, oui, mais le simpliste, non. Ils se reprennent heureusement assez vite, avec un "You Will Be Godless" qui promet de beaux moshpits en live: le morceau est court et agressif, en un mot, efficace, tout comme le sera "Antagonized", ou aussi le très bon "Land Of The Upright Ones", qui avait pris le relais de "Godiva" en début d'album et qui reste en tête comme une seconde excellente impression. Sur Veto, on remarquera un mélange d'influences, du Death au Heavy, en passant par le Metalcore... et Marcus Bischoff travaille sur différents timbres de sa voix ("53 Nations"), qui malgré un sacré coffre souffre parfois d'être un peu trop monocorde. Une mention spéciale au morceau "Valhalla" (reprise de BLIND GUARDIAN) capable de faire dresser les poils des bras (ou même du torse pour les plus velus et émotifs d'entre nous, pourquoi pas) après un départ en trombe à en faire s'effondrer le plancher, des riffs saccadés, et des mélodies qui sonnent un peu « Power », on part sur un refrain chanté « en choeur » qui fera se lever, le poing sur le cœur, tout apparenté « viking »... Ce morceau est puissant, tout simplement. Très technique et très mélodique, les cinq minutes de "Valhalla" remuent les tripes comme je ne m'y attendais guère, et la fin du morceau... Je ne spoilerai pas, soyez curieux ! En tous cas, une superbe surprise pour ce nouvel opus d'HEAVEN SHALL BURN qui risque de tourner un certain temps dans les oreilles et qui promet de belles performances live, comme ils savent en faire.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

HEAVEN SHALL BURN_Band
 

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STONE SOUR - House Of Gold & Bones Part 2

Publié le par Nono666

STONE SOUR - House Of Gold & Bones Part 2
Roadrunner Records
Style : Alternative Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.stonesour.com

STONE SOUR_House Of Gold And Bones-Part 2



01. Red City / 02. Black John / 03. Sadist / 04. Peckinpah / 05. Stalemate / 06. Gravesend / 07. '82 / 08. The Uncanny Valley / 09. Blue Smoke / 10. Do Me A Favor / 11. The Conflagration / 12. The House of Gold & Bones

Le premier volet date de l'année dernière, et voici donc la deuxième livraison de ce double album, un an plus tard (faire paraître un double album en deux fois ça fait plus de sous, le double en fait, bah oui). L'impression que m'avait laissée House of Gold & Bones Part 1 était plus que mitigée, surtout sur la voix de Corey Taylor, que même sur un album, il avait du mal à tenir en chant clair. Voilà au moins un point amélioré sur House of Gold & Bones Part 2, et nous avons l'occasion de le constater dès la première chanson de l'album, "Red City", qui fera frémir les fausses dread-locks de ta petite sœur rebelle dans la cour du collège. Ce morceau plutôt mollasson pour une entrée en matière, a quand même un passage très connoté « sludge » plutôt surprenant, qui rend ce morceau moins lassant à écouter, et qui laisse rêveur quant aux capacités inexploités de STONE SOUR à varier les plaisirs. Les morceaux oscillent entre ballades, refrains radiophoniques, et riffs saccadés bien sentis qui accompagnent la voix délicieusement rauque de Corey Taylor. Les chansons "Peckinpah" et encore plus "Stalemate" sont représentatifs de cette tendance aux refrains qui ne détonneraient pas en génériques de séries pour lycéens... Cependant, c'est très bien exécuté, très bien produit et les soli de guitare ne sont pas désagréables. Sur la fin de "Stalemate", on se demande quand même pourquoi ils se sont arrangés pour nous pondre un passage bourré de simples modulations bêtes et méchantes pour aboutir à une fin en queue de poisson. Tant pis pour celle-ci, les autres ne sont pas mauvaises du tout, même si on ne peut pas dire qu'il y a beaucoup matière à réflexion et discussions sur ce House of Gold & Bones Part 2, qui assure la continuité avec son prédécesseur grâce à de petits clins d'œils sympathiques vers la fin de l'album, pour montrer qu'ils n'ont pas perdu de vue leur sujet. À noter aussi, l'intro de "Black John" qui laisse espérer une chanson meilleure, le sample est bien travaillé et mis en valeur. "The Uncanny Valley" en revanche : plus pop, tu meurs (note pour moi-même, vérifier s'il n'y a pas eu de collaboration avec REMY ZERO sur ce titre...). Heureusement, juste après cette honte ultime, "Blue Smoke" vient nettoyer l'atmosphère comme un intermède qui a étrangement fait écho dans ma mémoire au morceau "Danger-Keep Away" sur The Subliminal Verses, mais pas trop de transferts, le rappel « slipknotesque » est bien « stone sour-isé ». Le morceau "The House of Gold & Bones" qui débute par un rappel à "RU486" bien senti, démarre sur les chapeaux de roues, et Corey adopte un groove plutôt rock n'roll pour l'occasion. Les riffs sont simples mais efficaces, et la chanson se déroule sans accrocs et nous offre même un très beau solo de guitare:pour moi, le meilleur morceau de l'album pour l'énergie qu'il dégage. Comme pour la Part 1, la Part 2 s'achève avec, en bonus, une Rough demo qui illustre bien tout le travail de production pour lisser les contours... Ce que je reproche en général à STONE SOUR et qui m'empêche sans doute d'apprécier ce diptyque à sa juste valeur, c'est le manque d'inventivité, mais aussi un son pas assez « racé ». Cependant, je dois dire que la Part 2, alliée à l'album précédent, c'est du bon travail, mais pas de quoi s'extasier, on reste sur sa faim, comme si on s'attendait à être surpris.

Chronique : Nastassja

Note : 6,5/10

 

STONE SOUR_Band 2013
 

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MIKE TRAMP - Cobblestone Street

Publié le par Nono666

MIKE TRAMP - Cobblestone Street
My Own Music
Style : Acoustic Rock
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.miketramp.dk

MIKE TRAMP_Cobblestone Street



01. Cobblestone Street / 02. Caught In The Storm / 03. New Day / 04. Ain’t The Life I Asked For / 05. Revolution / 06. We’ll Be Alright / 07. Angel Or Devil / 08. Find It In Your Heart / 09. What Are You Gonna Do / 10. Once / 11. More To Life Than This (Bonus track) / 12. ’92 (Bonus Track)

MIKE TRAMP (WHITE LION, FREAK OF NATURE) nous revient avec un album intimiste, et nous offre un Cobblestone Street acoustique de toute beauté. Si une première écoute nous fait apprécier l'univers décrit dans cette galette, les suivantes s'avèrent jouissives pour tout auditeur aimant ce style si personnel. Il est bien difficile, par rapport à un album de Rock classique, de ressortir des titres (mélodies, riffs, refrains etc...) car ici, c'est du pur perso. Mike se retourne sur sa vie, fait un constat et nous le propose avec délicatesse, uniquement accompagné par Soren Andersen (multi instrumentaliste, claviers, percussions etc..). Sensibilité, humilité, tendresse, mélancolie, fragilité, tant d'adjectifs qui définissent cet opus, l'espoir n'en fait pas moins défaut. Un oeil dans le rétro, un regard sur sa vie, son enfance, ses problémes personnels ou familiaux, MIKE TRAMP semble se faire une auto thérapie. A la lecture de ces 10 titres, on sent indéniablement le fil conducteur qui oeuvre tout au long de l'écoute. On ne peut s'empêcher de penser à Neil Young, Bob Dylan entre autres, ceux qui dans la simplicité savaient donner une émotion certaine. Enregistré sans artifice avec son ami Soren, Mike se livre, et sans l'électricité Rock'n'roll, il dévoile certainement une, pour ne pas dire sa, vision musicale, la facette qui lui tenait à coeur de nous offrir. Alors pas de scalpel analytique dans cette chronique, juste une galette à prendre dans son ensemble et à s'en délecter, si bien sûr cette approche vous tente, il faut parfois savoir se déconnecter de la centrale EDF pour plonger dans ce qu'est l'humain avec son âme et sa plus simple offrande. Pour l'avoir vu en accoustique l'année dernière et avoir pris une claque d'1h30, ce Cobblestone Street enfonce avec magie l'intense ressenti émotionnel qui fait de MIKE TRAMP un artiste vrai et d'un immense talent. A noter qu'une version avec 2 titres bonus est également disponible.

Chronique : Nigel Stargazer

Note : 9.5/10

 

MIKE TRAMP_2013
 

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ALPHA TIGER - Beneath The Surface

Publié le par Nono666

ALPHA TIGER - Beneath The Surface
Century Media
Style : Heavy Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.alphatiger.de

ALPHA TIGER_Beneath The Surface



01. Intro / 02. The Alliance / 03. From Outer Space / 04. Waiting For A Sign / 05. Beneath The Surface / 06. Along The Rising Sun / 07. Eden Lies In Ruins / 08. Rain / 09. Crescent Moon / 10. We Came From The Gutter

Le moins que l'on puisse dire c'est qu'ALPHA TIGER n'a pas perdu de temps, à peine 18 mois après un prometteur Man Or Machine sorti sur le petit label Sonic Attack, revoici déjà les Allemands avec un second album sous le bras. Dorénavant signé chez Century Média, label qui apportera sans aucun doute une plus grande visibilité à nos teutons ; ALPHA TIGER persiste dans la voie qu'il s'est tracé avec sa première réalisation, à savoir un Heavy traditionnel estampillé 80's. Pas de révolution donc, toutefois si Man Or Machine laissait encore entrevoir un certain manque de maturité avec des influences un peu trop apparentes, ce n'est plus trop le cas de ce Beneath The Surface, les références à la NWOBHM, si elles sont toujours présentes, se font moins flagrantes et mieux intégrées. Après l'intro de rigueur, l'album s'ouvre avec "The Alliance", titre bien speed et efficace qui laisse présager du meilleur pour la suite, "From Outer Space" et "Beneath The Surface" confirment les bonnes dispositions du combo à balancer du solide, "From Outer Space", dans une veine Power/Speed, n'est d'ailleurs pas sans nous rappeler HELLOWEEN et ce jusque dans le chant de Stephan Dietrich vraiment très proche d'un certain Michael Kiske... malheureusement la suite est moins mémorable, se révélant quelque peu répétitive, l'attention se fait moins vive et il faut attendre l'arrivée de "Rain" et de "Crescent Moon", deux compos un peu plus progressives laissant transparaitre l'empreinte de FATES WARNING, pour frémir à nouveau avant que l'album ne se termine sur un très convaincant "We Came From The Gutter"... Si ALPHA TIGER fait effectivement revivre le Heavy 80's avec une certaine fraicheur, il peine encore, sur la longueur, à maintenir l'attention de l'auditeur et nous propose au final un Beneath The Surface en demi-teinte qui ne marquera sans doute pas les esprits de manière durable. Dans la veine revival 80's, on lui préfèrera largement Death By Fire, le dernier ENFORCER.

Chronique : Nono666

Note : 6,5/10

 

ALPHA TIGER_Band 2013
 

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FRENCH METAL - La Colère des Dieux

Publié le par Nono666

FRENCH METAL – La Colère Des Dieux
French Metal
Style : Compilation
Origine : France
Sortie : 2012
Site Web : www.french-metal.com

FRENCH METAL_La Colère des Dieux



CD 1 : 01 - THE ARRS - Le Triomphe De La Mort / 02 - T.A.N.K - Inhaled / 03 - S-CORE - Handful Of Nails / 04 - KLONE - Rocket Smoke / 05 - DESTINITY - Reap My Scars / 06 - HELL MILITIA - Jacob's Ladder / 07 - LIVARKAHIL - Deny Your God / 08 - WORMFOOD - Abortion Exit / 09 - GENITAL GRINDER - Household Hostility / 10 - MADONAGUN - Grovel At Her Feet / 11 - DEAD SEASON - Modernity / 12 - DRAKKAR - Red Erik / 13 - DREAMQUEST - Triumph / 14 - ANWYNN - Requiescat In Pace / 15 - LORD SHADES - Fool Of Wisdom / 16 - TAO MENIZOO - Celebration Day / 17 - HOT HELL ROOM - Wistful Sunset / 18 - DOBERMAN [CREW] - Walk Or Die / 19 - DANCEFLOOR DISASTER - Lady Gras Gras

CD 2 : 01 - AZYD AZYLUM - Unity / 02 - CROWMORPH - Clash / 03 - HANATHEM - Rigor Mortis / 04 - A DESCENT IN GRAVES - Your Counterfeit Self / 05 - UNDERFLESH - The Scream / 06 - RISEI - Overcome / 07 - MEL-P - Otium / 08 - 13-DIGITS - Bad Time / 09 - THE WITCH - Fear & Loathing / 10 - METRAL - La Route Sera Bien Longue / 11 - REBELL 8 - Einmal Nur / 12 - LAST TERRITORY - A Hole In My Head / 13 - NU-TOPIC - Pandemonium / 14 - LA HORDE - La Horde Du Contrevent / 15 - THANATIC EYES - The Tormentor / 16 - DESYBES - Liberté d'Expression / 17 - FIRST RAGE - Une Vie Pour Une Balle / 18 - SENZA FIRMA - Senza Firma / 19 - THE DARK REMAINS - Evil’s Den / 20 - ARKANES - Black Earth / 21 - ABSTRACT - Equestrian Vengeance

Heavy Sound a toujours soutenu les initiatives comme celle de FRENCH METAL qui est de mettre en avant ceux qui feront la scène de demain en même temps que ceux qui font celle d’aujourd’hui. C’est donc avec ce mélange de présent et de futur que l’on découvre une double compilation dédiée à la scène Francophone comme on en a l’habitude tous les 6 mois depuis des années. Ce chapitre montre toutefois quelques limites, est-ce que le concept s’épuise et que les groupes passionnants se font plus rares, est-ce juste un cru un peu moins bon que les autres, est-ce que la scène Française et Francophone n’est faite que de groupes de Metalcore, de Modern Metal, de Neo Metal et autres styles groovy ? Alors cela n’enlève rien au mérite de FRENCH METAL à qui on apporte toujours notre sincère soutien mais si des THE ARRS, S-CORE ou DEAD SEASON donne une image plutôt professionnelle d’un style largement trop surchargé et loin d’être original. De même T.A.N.K. insuffle un vent de Modern Thrash/Death Metal très efficace même si le refrain nous renvoie un peu trop vers ONE WAY MIRROR, DESTINITY nous propose un titre clairement dans la ligné d’un DARK TRANQUILITY le plus récent et MADONAGUN, dont nous vous avons déjà parlé, donne une petite touche de Gothic Metal. Ensuite, il y a les groupes intéressants mais desservi par une production insuffisante et là je pense à WORMFOOD, une sorte d’ovni dans le paysage Metal Français, ou même LORD SHADES dont la production n’aide pas à mettre en valeur un Death Metal certes basique mais plutôt bien maitrisé. Enfin, il y a quelques satisfactions, celles que l’on connaissait déjà comme KLONE et ses influences vraiment tournées vers A PERFECT CIRCLE, LIVARKAHIL et un ‘Deny Your God’ inspiré par BEHEMOTH mais aussi BELPHEGOR par sa nature cradingue, TAO MENIZOO dont le dernier album en date est plus que recommandé et qui le rappelle ici subtilement, mais aussi celles un peu moins connu (en tout cas pour ma part) comme ANWYNN  qui mêle très bien Death Metal et Melodic/Gothic Metal avec ce chant féminin réussi, ce n’est pas la découverte de l’année mais les bases sont extrêmement solides pour ce groupe Belge qui a proposé un Forbidden Songs que je vous invite à découvrir, HOT HELL ROOM au titre également efficace dans un genre Heavy Rock bien burné ou THE WITCH et son Metal punchy taillé pour la scène. Du coup on passe rapidement sur les groupes sans grand intérêt (ndlr en tout cas sur cette compilation) comme DRAKKAR ou GENITAL GRINDER et encore plus rapidement sur des titres assez insupportables à l’image d’un DREAMQUEST plutôt kitsch, la collection de groupes de Metalcore et de Neo Metal (ndlr oui ce style a l’air de revenir en force !) et le titre le plus insupportable est proposé par METRAL dont le chant en Français donne dans le vide intersidéral, même Johnny HALLYDAY propose des textes plus réfléchis. Au final, le bilan est mitigé et on espère vraiment que les groupes intéressants vont se manifester pour la suite car ça devient très rébarbatif, où sont les groupes de Doom, Stoner, Sludge, Black, Thrash etc. ? Est-ce que FRENCH METAL fait une sélection de ce qu’ils peuvent mettre sur les CD ou est-ce que tous les groupes qui paient pour y être finissent par y apparaître, auquel cas, ceci explique peut être cela. Allez on attend une prochaine livraison un peu plus stimulante…

Chronique par Aymerick Painless

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TRICK OR TREAT - Rabbit's Hill Pt.1

Publié le par Nono666

TRICK OR TREAT – Rabbit’s Hill Pt. 1
Valery Records
Style : Speed Mélodique
Origine : Italie
Sortie : 2012
Site Web : www.trickortreatband.com

TRICK OR TREAT_Rabbits\' Hill pt.1



01. Dawn Of Times / 02. Prince With A 1000 Enemies / 03. Spring In The Warren / 04. Premonition / 05. Wrong Turn / 06. False Paradise / 07. Between Anger And Tears / 08. Rabbits' Hill / 09. The Tale Of Rowsby Woof / 10. SassoSpasso / 11. I'll Come Back For You / 12. Bright Eyes

Tout droit venu d’Italie, TRICK OR TREAT, malgré une imagerie de Pâques et un nom d’Halloween est loin d’être une mauvaise blague servie par des musiciens facétieux. Emmenés par le génial Alessandro Conti (Luca Turilli’s RHAPSODY) les transalpins nous assènent ici un Speed Mélodique de haut vol qui ravira les amateurs du genre. Rabbit’s Hill Pt. 1 affiche quelques influences de bon aloi, comme AVANTASIA ("False Paradise") et peut même rappeler MERCYFUL FATE sur certains riffs (l’excellent "Premonition"). En bon lapin de Pâques, le quintet vous réserve aussi quelques surprises : Andre Matos (ANGRA, SHAMAN, …) vient pousser la chansonnette sur "Prince With A 1000 Ennemies" (gigantesque clin d’œil à HELLOWEEN, Luca Cabri jouant à l’origine dans un tribute-band aux citrouilles), de l’harmonica sur "Spring In The Warren", de la flûte et des voix enfantines sur "The Tale Of Rowsby Woof" ainsi que deux instrumentaux très réussi : le classique "Hampshire Landscape" et un "Sasso Spasso" complètement dingue, sorte de mélange de Frank Zappa, de Jazz et de Super Mario Bros. ! En bonus, vous aurez de nouveau droit à "Prince With A 1000 Ennemies" chanté par Andre Matos seul. Un album agréable de bout en bout et qui possède ce petit grain de folie dont tant de groupes auraient besoin. Il n’y a plus qu’à attendre la Pt 2 de pied ferme en rêvant qu’elle s’intitule « Breeder of the 7 Hares »…

Chronique : Emil Maniak

Note : 8/10

 

TRICK OR TREAT_Band 2012
 

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