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SECRET SPHERE - Portrait Of A Dying Heart

Publié le par Nono666

SECRET SPHERE – Portrait Of A Dying Heart
Scarlet Records
Style : Progressive Power Metal
Origine : Italie
Sortie : 2012
Site Web : www.secretsphere.org

SECRET SPHERE_Portrait Of A Dying Heart



01. Portrait Of A Dying Heart / 02. X / 03. Wish & Steadiness / 04. Union / 05. The Fall / 06. Healing / 07. Lie To Me / 08. Secrets Fear / 09. The Rising Of Love / 10. Eternity

Voilà un album qui m’a donné bien du fil à retordre et un mal de crâne épouvantable ! Il faut bien le dire, mon rédac’ chef adoré ne recule devant rien pour mettre mon petit cerveau en difficulté. C’est vrai, quoi ! Donner à chroniquer du Speed/Prog à un acharné de Metal classique qui a le cœur coincé entre un spandex fluo et une paire de tiagues, c’est pas très cool ! D’accord, d’accord, j’arrête de râler et je vous parle de l’objet proprement dit. Tout ici nage dans la maestria d’interprétation, que ce soit au niveau instrumental (Aldo Lonobile est loin d’être un manchot de la 6-cordes) ou vocal (mention très bien à Michele Luppi). Les mélodies travaillées sont omniprésentes et on ne peut s’empêcher de penser à QUEENSRYCHE période Operation : Mindcrime sur certains passages de l’album ("X").Les structures sont fréquemment complexes tout en gardant des refrains accrocheurs. Je pourrais vous citer chaque titre de cet opus en exemple, aussi vous laisserais-je choisir votre morceau préféré. Je reste toutefois dubitatif devant ce Portrait Of A Dying Heart un peu trop rond et mélodique à mon goût. Un zeste d’agressivité ou un grain de folie au milieu de toutes ces qualités indéniables apporterait un plus à un album qui se laisse écouter sans jamais donner le grand frisson. Il suffirait pourtant d’un léger coup de reins pour amener SECRET SPHERE dans le top du genre.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7/10

 

SECRET SPHERE_Band 2012
 

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EUCLIDEAN - Euclidean

Publié le par Nono666

EUCLIDEAN – Euclidean
Autoproduction
Style : Post Black Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/euclidean.music

EUCLIDEAN_Euclidean



01. Word Of Democritus / 02. Sphere Of Elea

Fondé en 2010 du côté de Neufchâtel en Suisse, le trio baptisé EUCLIDEAN a publié une démo 2 titres pour faire connaitre son Post-Black Metal. Alors, par démo entendez plutôt EP car non seulement le packaging est plutôt soigné, mais surtout ce qui apparait dessus est loin, très loin de sonner comme non définitif ou non fini. Nous avons ici droit à deux titres très travaillés tant sur les structures que sur les variations d’ambiances, les amateurs d’ELITIST ou LANTLOS devraient se retrouver dans ce projet expérimental enregistré à l’Artefact Sound. Le groupe présente l’esthétique de cet EP comme la dualité entre l’être et le non-être dans le contexte Egéen du 5ème siècle avant J.C. et là, je ne vous cache pas que ce n’est pas ma période préférée… cependant les plus curieux pourront aller voir sur internet (ou dans les livres) pour se rendre compte que c’est la période où les différentes civilisations bordant la Mer Egée dominent la Grèce. Bref ! Musicalement, le lien n’est pas si évident même si le résultat peut s’avérer un peu complexe pour les néophytes, la voix Post-Metal, donc assez criarde et clamée plus que chantée, rebutera les amateurs de Black Metal standard alors que ceux plus habitués au Post-Metal entreront très facilement dans ces 2 titres au son très clair mais pas trop clinique et à la construction assez fluide. D’ailleurs, les racines Black Metal sont assez légères dans l’univers d’EUCLIDEAN, il n’y a pas ce côté cradingue inhérent au style de même que le riffing classique, même si quelques tonalités mineures viennent très légèrement assombrir le propos, ce n’est pas ce qui domine cet EP. Il n’en demeure pas moins que ce trio Suisse a publié là deux titres intéressants, manquant juste d’un tout petit peu de caractère afin de marquer durablement les esprits mais permettant de façon très agréable de présenter ce projet amené rapidement à proposer quelque chose d’autre, un groupe à suivre et dont on vous reparlera, c’est certain.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

EUCLIDEAN_Band
 

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DROWNING POOL - Resilience

Publié le par Nono666

DROWNING POOL - Resilience
Eleven Seven Music
Style : Nu Metal
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.drowningpool.com

DROWNING POOL_Resilience



01. Anytime Anyplace / 02. Die For Nothing / 03. One Finger And A Fist / 04. Digging These Holes / 05. Saturday Night / 06. Low Crawl / 07. Life Of Misery / 08. Broken Again / 09. Understand / 10. Bleed With You / 11. Skip To The End / 12. In Memory Of... / 13. Blindfold

Douze ans après son premier album, DROWNING POOL est de retour avec Resilience : treize titres en compagnie de leur nouveau chanteur, Jasen Moreno, après le départ de Ryan McCombs pour rejoindre SOIL. Dans le line-up mouvant de DROWNING POOL depuis le décès de Dave Williams, les chanteurs ont chacun apportés leur signature. Dave Williams, Jason Jones et Ryan McCombs (un peu moins certes, mais avec un joli grain de voix cependant), arrivaient à insuffler de l'énergie, du « chien », à un groupe somme toute assez lisse et gentil après les deux premiers albums. Nous en sommes arrivés à un album étudié « radio » qui, bien que correctement exécuté et très bien produit, ne nous tirera pas de frissons comme l'aura fait Sinner en son temps. Pour exemple, le deuxième single révélé, "Saturday Night", sonne comme un croisement peu réussi entre skate-punk commercial et riffs simplistes sans profondeur... On trouve aussi sur Resilience de bons morceaux : "One Finger And A Fist" qui, même sans déborder d'originalité (euphémisme...), distille une belle énergie avec ses rythmes martiaux et une voix bien posée. Sur "Understand", Jasen Moreno passe du chant clair au chant crié avec aisance, même si son timbre sur le chant clair ne m'a absolument pas convaincue... Il n'empêche que ce titre tente de varier les plaisirs, et ce n'est pas la diversification qui étouffe DROWNING POOL sur les 45 minutes que dure l'album... On a aussi droit au slow incontournable de l'été dans ton camping avec "Bleed With You", un genre de "Wherever You Will Go", et ça, ce n'est plus audible passé l'adolescence... Quant à "Skip To The End", on est totalement dans de la variété pur jus. On a ici un combo de morceaux décevants et formatés au possible. Sur Resilience, DROWNING POOL a choisi de rendre hommage à Dave Williams avec la chanson "In Memory of...", un hommage vibrant, des paroles émouvantes, mais toujours ce problème de trop de radiophonie qui tue un peu dans l'oeuf l'émotion que cette chanson pourrait néanmoins susciter. L'album s'achève sur une touche plus énergique, "Blindfold", après une deuxième partie marquée en majorité par des rythmes plus lents. Sans passer du côté du « c'était mieux avant », cet album ne soutiendra pas la comparaison avec certains titres de leurs débuts, comme "Bodies" ou même "Killin' Me" qui, sans être une abonnée fidèle de DROWNING POOL ou du genre, ne m'avaient pas laissée de marbre. Les fans s'y retrouveront sans doute, sauf les accros de Ryan McCombs peut être, mais si Resilience n'est pas en soi un mauvais album, on se dit qu'avec un petit effort supplémentaire...

Chronique : Nastassja

Note : 6/10

 

Drowning Pool_Band
 

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NECROCURSE - Grip Of The Dead

Publié le par Nono666

NECROCURSE - Grip Of The Dead
Pulverised Records
Style : Death Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.necrocurse.com

NECROCURSE_Grip Of The Dead



01. Preludium Of Devastation / 02. Necrocurse / 03. Rotten In The Dark / 04. The Devil Cobra / 05. Ripping Darkness (The Destroyer) / 06. Death Metal Rebels / 07. Morbid Maniacs / 08. Speed To The Grave / 09. Grip Of The Dead / 10. Coffin Breakers / 11. Infernal Rebellion

Lorsque l'on parle de Death Metal old school made in Sweden, on pense forcément à ENTOMBED, ces monstres sacrés du Metal scandinave qui ont fait naître moultes vocations grâce à leurs albums cultes et à leur intégrité. C'est bien décidé a marcher sur les traces de leurs aînés que les 5 musiciens de NECROCURSE s'associent pour former ce combo en 2004. Ces mecs n'en sont d'ailleurs pas à leur coup d'essai musical vu que NECROCURSE compte parmi ses rangs Nicklas Rudolfsson (batteur) qui officie également dans THE FUNERAL ORCHESTRA ou RUNEMAGICK ou encore Hellbutcher (chant), le vocaliste possédé de NIFELHEIM. Sans doute à cause des activités de leurs autres combos, les membres ne commencent à enregistrer qu'en 2011. Sont sortis depuis 3 EPs, une compil' reprenant l'ensemble des titres de ces derniers et un premier album : Grip Of The Dead. L'album commence sous la pluie avec une intro de choeurs masculins et bruits d'orage qui font, dés le second titre, place à un bon vieux Death Metal qui nous ramène 20 ans en arrière. Le chant de Hellbutcher est fidèle à ce que l'on a l'habitude d'entendre de lui : un chant de gorge torturé et haineux typiquement Black Metal mais qui s'accorde plutôt bien avec l'instru'. La batterie de Rudolfsson est juste comme il faut, ni trop écrasante de blast beat, ni trop lente et molle à cause des années passées à faire du Funeral Doom (THE FUNERAL ORCHESTRA)... Tant mieux ! Les guitares sont un autre des gros points forts de cet opus. Un mélange entre riffs bourrins et ambiances malsaines, le tout saupoudré ci et là de solis et de breaks bien efficaces qui restent dans la tête ("Rotten In The Dark", "The Devil Cobra", "Ripping Darkness (The Destroyer)"). On sent que le maître-mot de ce premier méfait est de trouver ce parfait dosage entre rythmique et atmosphère, cocktail ô combien difficile ! En ce qui concerne les points négatifs, on n'a pas vraiment grand chose à dire. Certes, la qualité sonore est assez médiocre mais c'est aussi ça, l'underground. On sera tous d'accord pour dire que l'album n'invente rien de nouveau, mais il n'a jamais été question de cela. Ces mecs aiment le Death old school suédois et ils ont envie d'en faire à leur façon et c'est tout ce qui importe ici. Grip Of The Dead est donc un album qui s'adresse plutôt aux fans du genre, mais ne bannit pas les néophytes. Si on fait un minimum attention à ce que l'on écoute, on peut vraiment prendre plaisir à écouter et réécouter ce premier jet qui, à mon avis, n'est que le début d'une longue série de bombes meurtirères.

Chronique : Germain

Note : 7,5/10

 

NECROCURSE_Photo
 

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HEAVATAR - Opus I: All My Kingdoms

Publié le par Nono666

HEAVATAR - Opus I: All My Kingdoms
Napalm Records
Style : Power Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.heavatar.net

HEAVATAR_Opus I-All My Kingdoms



01. Replica / 02. Abracadabra / 03. All My Kingdoms / 04. Elysium At Dawn / 05. Long Way Home / 06. Born To Fly / 07. Luna! Luna! / 08. The Loose Above / 09. To The Metal

HEAVATAR n'est autre que le projet parallèle de Stefan SCHMIDT, tête pensante de VAN CANTO, au sein duquel est également impliqué un certain Jörg MICHAEL (ex-batteur de STRATOVARIUS). Le concept musical d'HEAVATAR étant de reprendre des thèmes issus de la musique classique (Toccata et Fugue en Ré Mineur de Bach, Sonate au Clair de Lune de Beethoven, L'Arlesienne de Bizet, Caprice N°24 de Paganini...) et de les coupler à un Power Metal à tendance épique... une vision unique permettant, tout comme avec VAN CANTO, de se singulariser d'une scène Power/Heavy chaque jour un peu plus encombrée... Avec Opus I: All My Kingdoms, Stefan SCHMIDT nous prouve une nouvelle fois son habileté à écrire une musique riche aux arrangements soignés et parsemés d'entêtants refrains épiques ("Replica")... certes le mélange entre Metal et classique n'est pas nouveau, HEAVATAR le pratique juste d'une façon quelque peu inédite lui permettant ainsi pouvoir espérer se démarquer et interpeller les amateurs de Power néo-classique... quoi qu'il en soit, HEAVATAR nous livre un premier album efficace, intense et varié plutôt réussi... de quoi faire patienter les fans de VAN CANTO jusqu'à la sortie de leur prochain album attendu en fin d'année.

Chronique : Nono666

Note : 8/10

 

HEAVATAR_band_02_small-1
 

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DEVIL SOLD HIS SOUL - Empire Of Light

Publié le par Nono666

DEVIL SOLD HIS SOUL – Empire Of Light
Small Town Records
Style : Post Metal
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2012
Site Web : www.devilsoldhissoul.com

DEVIL SOLD HIS SOUL_Empire Of Light



01. No Remorse, No Regrets / 02. A New Legacy / 03. VIII / 04. It Rains Down / 05. The Waves And The Seas / 06. Sorrow Plagues / 07. Time And Pressure / 08. Salvation Lies Within / 09. Crusader / 10. The Verge / 11. End Of Days

Dans le Post-Metal, il y a la frange la plus dure qui lorgne sur le Hardcore et il y a la frange la plus atmosphérique qui puise son inspiration dans TOOL ou DEFTONES. Si DEVIL SOLD HIS SOUL a pu avoir, par le passé, une approche un peu Sludge, ce nouvel album Empire Of Light s’en éloigne considérablement pour se concentrer sur l’aspect atmosphérique qui débouchera même sur un "Salvation Lies Within" aux relents d’Electro Rock Wave qui permet une pause au milieu de cet album dense mais qui, fondamentalement, n’apporte pas grand-chose avec une idée de départ plus que basique. Après un passage chez Century Media, DEVIL SOLD HIS SOUL change de label pour Small Town Records mais perd également son bassiste d’origine Iain TROTTER avant de se pencher sur ce troisième album qui démarre plutôt bien avec un "No Remorse, No Regrets" où l’esprit de DEFTONES se mêle à l’approche d’un MUSE et sur lequel le chant typé Néo Metal est utilisé avec parcimonie et surtout sur la fin du titre. Malheureusement, cela ne vaut pas pour tout l’album et la recette s’essouffle bien rapidement et dès "The Waves And The Seas", un titre très atmosphérique cette voix toute droite sortie d’un album de P.O.D. agace considérablement, on préfère presque lorsqu’Ed GIBBS hurle dans un style Post-Hardcore très classique. Alors, cependant, une fois l’obstacle de cette voix passé, il faut reconnaitre que DEVIL SOLD HIS SOUL développe une identité qui lui est assez propre en poussant assez loin l’aspect atmosphérique de sa musique et la sensation de musique propre et lisse est également due à une production qui n’insuffle pas assez de patate aux guitares déjà bien discrètes dans le mix général. Malheureusement, avec ce troisième album, les Anglais ne concrétisent pas vraiment l’espoir qui était placé en eux après le premier album A Fragile Hope (2007), déjà Blessed & Cursed (2010) montrait des faiblesses que l’on retrouve ici. Si le côté atmosphérique est pertinent, il faudrait peut être l’assumer encore plus en mettant de côté l’aspect le plus brutal, un peu comme DEFTONES a su le faire, car on sent vraiment le groupe plus à l’aise sur ces parties.

Chronique : Aymerick Painless

Note : 7/10

 

DEVIL SOLD HIS SOUL_Band 2012
 

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KVELERTAK - Meir

Publié le par Nono666

KVELERTAK - Meir
Roadrunner Records
Style : Black 'n Roll/ Punk Hardcore
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.kvelertak.com

Kvelertak_Meir



01. Åpenbaring / 02. Spring Fra Livet / 03. Trepan / 04. Bruane Brenn / 05. Evig Vandrar / 06. Snilepisk / 07. Månelyst / 08. Nekrokosmos / 09. Undertro / 10. Tordenbrak / 11. Kvelertak

Je vais être honnête avec vous, chers lecteurs : KVELERTAK n'est vraiment pas un groupe qui m'attire ! Même avec la meilleure volonté du monde, je n'arrive pas à accrocher. On a tous des groupes comme ça qui n'arrivent pas à s'intégrer à notre panel de groupes fétiches. Mais, lorsque l'on s'engage comme chroniqueur, on a un devoir d'objectivité envers les gens qui prennent la peine de nous lire. C'est dans cet esprit que je vais vous parler du dernier album des Norvégiens : Meir. Ce n'est que le deuxième album mais KVELERTAK peut déjà se vanter d'avoir une identité musicale qui lui est propre, ce qui n'est pas si facile dans l'immense étendue de la scène Métal. En à peine 7 ans d'existence, le groupe a réussi à se forger une image, un son bien particulier et a fédérer une fanbase de plus en plus grandissante. On entame cet opus avec une intro guitare un peu longue à mon goût et qui fait place à un Metal très moderne qui fait penser aux jeunes groupes comme BLACK VEIL BRIDES ou CRASHDIET avec un côté Punk assez discret pour le moment. Le titre suivant est de la même trempe. On distingue aisément certaines influences Glam Metal scandinaves, très à la mode, dans les compos de guitares et le type de chant employé. On doit attendre le morceau suivant, "Trepan", pour commencer à entendre quelque chose qui ressemble vaguement à du Black. Les grattes sont resaturées et le chant semble plus torturé, mais on reste toujours dans le même mélange étrange et unique en son genre. Au fur et à mesure que les titres défilent, les influences Punk/Hardcore se font de plus en plus sentir et s'incorporent de façon subtile aux autres éléments de la musique des Scandinaves comme sur "Bruane Brenn" ou "Evig Vandrar". On a un peu l'impression de faire le tour du propriétaire de tout ce que le groupe aime en matière de Rock 'n Roll : "Alors là vous avez du Punk et sur votre droite vous pourrez voir un peu de Black, nous sommes Norvégiens après tout. Tout au fond, vous pourrez distinguez du Glam nouvelle génération, etc...". Les morceaux sont de plus en plus lourds, rapides et variés à mesure que l'on s'approche de la fin. Certains iront même jusqu'à me faire sourire (dans le bon sens du terme) comme "Snilepisk" ou "Nekrokosmos" pour leur côté Black Punk bien assumé et rentre-dedans. L'album se termine sur le titre éponyme, très Hard Rock, qui n'est pas sans rappeler AC/DC à la belle époque. Une surprise pour le moins agréable venant d'un groupe qui semblait prôner le modernisme avant tout. Que l'on aime ou pas, Meir est un album varié, aux multiples influences très bien dosées et aux partoches bien plus fournies et travaillées que la plupart des groupes de cette génération. On ne peut que s'agenouiller devant une telle alchimie et un tel talent de composition, et la signature de Roadrunner Records sur la pochette nous garantit une excellente qualité de production. Je pense sincèrement que les fans aimeront cet album.

Chronique : Germain

Note : 7/10

 

Kvelertak_Band 2013
 

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AVANTASIA - The Mystery Of Time

Publié le par Nono666

AVANTASIA - The Mystery Of Time
Nuclear Blast
Style : Metal Opera
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.tobiassammet.com

AVANTASIA_The Mystery Of Time



01. Spectres / 02. The Watchmaker's Dream / 03. Black Orchid / 04. Where Clock Hands Freeze / 05. Sleepwalking / 06. Savior In The Clockwork / 07. Invoke The Machine / 08. What's Left Of Me / 09. Dweller In A Dream / 10. The Great Mystery.

Tiens tiens ! Un nouvel album du père Tobi ! Sur le coup, j’étais content, car après l’horrible dernier album d’EDGUY, il fallait bien que notre petit lutin Allemand à grande gamelle redore son blason pour faire vite oublier cette bouse au doux nom d‘Age of The Joker ! Sauf que cet album ne me réconcilie qu’à moitié avec lui… Depuis le dernier AVANTASIA, que j’avais trouvé TRES limite comparé à l’excellent Scarecrow, j’avais décidé de ne plus m’intéresser à cette ‘œuvre’ de Metal opéra. Tout était devenu trop pompeux et chiant. Et malheureusement, on retrouve de ça dans ce dernier volet de la saga (si on peut encore parler de saga, car je doute qu’il existe un lien entre celui-ci et autres, m’enfin, on s’en fout un peu hein ?! Dans le genre ‘chansons à tiroirs’, y’a de quoi faire ! On mélange, on secoue bien et on voit ce que ça pourrait donner ! Ca sent les fonds de slip des derniers enregistrements qu’il n’a pas gardé pour les anciens albums. Surtout qu’il y cette sensation de ‘déjà entendu’ tout le long du CD ! Ok, nous sommes tous pareils, lorsque l’on tient un bon filon, on le ressort partout (un peu comme BON JOVI) et on le bouffe à toutes les sauces. D’un côté, c’est comme ça qu’on reconnaît un groupe à la simple écoute de quelques notes. Mais bon, il faut faire attention quand même !
Le début de l’album n’est pas ‘mauvais’. Cela reste du Tobias SAMMET mais il n’y a aucune surprise. Le son est identique comparé au précédent, les arrangements aussi... comme écrit ci-dessus, c’est du kif kif ! Donc, le problème, c’est que l’on tourne en rond ! Des passages speed, break, passage lent, solo, ça regueule etc etc… il n’y a aucune surprise ! Même les guests ne nous surprennent plus du tout. Heureusement que Tobias a eu la bonne idée d’aller chercher quelques nouveaux, comme Ronnie ATKINS de PRETTY MAIDS ou Eric MARTIN de MR BIG, mais cela ne sauve pas les meubles. Sinon, on retrouve les mêmes : Sascha PAETH, Amanda SOMERVILLE, Bob CATLEY, Jorn LANDE et j’en passe ! Pour les fans ultra, ce disque n’est pas mauvais, il est dans une sorte de moule, de continuité plus ou moins assumée… Si Tobias nous avait balancé un disque de Reggae ou de Jazz sous le nom d'AVANTASIA, il est évident que tout le monde aurait hurlé au foutage de gueule, je sais bien. C’est, comme je l’ai déjà dit, si nos amis d’AC/DC nous sortaient des ballades mielleuses au détriment d’un bon 4/4 à 3 accords... Mais lorsque le succès est là, il faut aussi tenter de nouvelles choses en gardant l’esprit de base de cet opéra-métal. J’aurais aimé avoir là une œuvre, un disque qui fasse encore référence dans plusieurs années comme Scarecrow par exemple. Bien entendu, tout composer, écrire, enregistrer etc, prend du temps. Mais un AVANTASIA tous les 5 ans serait parfait ! Là, j’ai l’impression qu’il fallait en écrire un rapido pour faire du fric et de la comm’ afin d’effacer le tollé du dernier EDGUY.
"Black Orchid" (qui me fait penser à du NIGHTWISH), "Where Clock Hands Freeze", "Sleep Walking" ou encore "Savior In The Clockwork" sont de bons titres et auraient mérités d’être encore peaufinés pour en faire des hits. Pour le reste, j’ai un peu de mal… Même l’artwork me dérange quelque part. Il n’est pas vilain, bien au contraire, mais lorsque je le regarde, cela me fait penser à du SONATA ARTICA ou du TRANS SIBERIAN ORCHERSTRA !
Je n’aime pas critiquer gratuitement les groupes. Surtout les artistes que j’ai beaucoup aimé il y a quelques années. Et Tobias SAMMET, que ce soit dans EDGUY ou AVANTASIA, est quelqu’un que je respecte beaucoup. Il a su amener une dose de nouveauté et de fun dans le monde trop sérieux du Metal actuel. On se souvient de certains titres comme "Lavatory Love Machine" ou encore "Superheroes" qui donnaient la pêche et le smile dés les premières écoutes. C’était ça pour moi la touche ‘SAMMET’, refaire du neuf avec du vieux en y mettant une touche de rigolade, une touche de technique (car on ne peut pas l’attaquer sur sa puissance et sa maîtrise vocale) et surtout, de bonnes compos. Sans oublier le côté ‘frontman’ qu’il a su remettre à la mode (un peu à la manière d’un David Lee ROTH…d’il y a 30 ans !). J’espère réellement retrouver cet esprit dans le prochain EDGUY…mais j’ai des doutes. Pour terminer cette chronique, je souhaite que si un prochain opus il y a, qu’il balayera tout ce que j’ai pensé de mal et écrit sur ce side-project plus qu’ambitieux. Malheureusement, pour moi la mayonnaise n’a pas pris avec celui-ci.

Note : 6/10

Manu de Dead n Crazy
www.deadncrazy.com

 

AVANTASIA_Tobias Sammet
 

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KILLSWITCH ENGAGE - Disarm The Descent

Publié le par Nono666

KILLSWITCH ENGAGE - Disarm The Descent
Roadrunner Records
Style : Metalcore
Origine : Etats-Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.killswitchengage.com

Killswitch Engage_Disarm The Descent



01. The Hell In Me / 02. Beyond The Flames / 03. New Awakening / 04. In Due Time / 05. A Tribute To The Fallen / 06. The Turning Point / 07. All That We Have / 08. You Don't Bleed For Me / 09. The Call / 10. No End In Sight / 11. Always / 12. Time Will Not Remain

Quatre ans après le deuxième album éponyme du groupe, KILLSWITCH ENGAGE remet le couvert avec un nouveau / ancien line-up. Le premier chanteur, Jesse Leach, a réintégré le combo après le départ d'Howard Jones. Il y aura donc forcément deux camps:ceux qui ont préféré l'après Jesse Leach, et ceux qui sont contents du retour du premier chanteur. Je ne suis d'aucun d'eux, je précise. Tombée par hasard sur KILLSWITCH ENGAGE en l'an de grâce 2004 à l'occasion d'un sampler de je ne sais plus quel magazine spécialisé, ça ne m'avait pas marqué tant que ça, je dirai même que ça m'a complètement laissée indifférente, si ce n'est qu'à l'époque j'ai pris ça pour du Nu Metal, donc bref. C'est avec l'oreille détendue de celle qui n'a pas d'avis que j'ai écouté Disarm the Descent et dès le premier morceau, j'avoue que je ne me souvenais pas qu'ils étaient si punchy (je ne me suis pas basée sur un seul morceau entendu au hasard, je me suis retapé l'intégrale, ne soyez pas médisants) et effectivement, l'album qui a bâti leur réputation, The End of Heartache, est bien plus détendu (ou flemmard, ça dépend du point de vue). "The Hell In Me" nous fait entrer dans le vif du sujet avec une hargne que je n'attendais pas de KILLSWITCH ENGAGE, ce qui me mit dans de bonnes dispositions. Cet album a de très bons passages, exemple, le morceau "All That We Have" et son démarrage bien Death, même remarque pour "In Due Time". En réalité, il faut bien avouer que seuls les passages en chant clair détonnent dans cette chanson qui recèle même un très bon solo de guitare, sans prétention, mais bien exécuté et qui ne se résume pas à de l'astiquage de manche frénétique, comme pour certains «guitar hero» en manque de reconnaissance qui veulent montrer qu'ils ont un charisme fou. Je digresse. Ce qui me perturbe dans cet album, c'est qu'on ne peut pas forcément y reconnaître la fougue des débuts (Alive Or Just Breathing n'est vraiment pas mauvais), ou alors entrecoupé intempestivement de longs passages en chants clairs dignes des meilleurs boy's bands. Ainsi, ce n'est pas de la comparaison entre Jesse Leach sur le retour et Howard Jones qui a tenu le poste pendant neuf ans dont souffrira Disarm The Descent, mais plutôt d'un avant/après le «break» qui est somme toute assez surprenant:si en soit le chant semble mieux maîtrisé, il en perd en spontanéité et en énergie. Je n'irai pas jusqu'à dire que tout était bon au début, ou «c'était mieux avant», mais KILLSWITCH ENGAGE, loin d'un retour aux sources ou d'une cure de jouvence, a continué sur la pente radiophonique formatée. Disarm The Descent, malgré de nombreux passages très travaillés, techniquement et musicalement, est un album très conforme, lisse, sans surprise (et je ne parlerai même pas du titre "Always" qui m'a donné envie de m'étouffer avec de la guimauve)... Rien de neuf. Voici l'avis de quelqu'un qui à la base n'avait aucun préjugé positif ou négatif sur KILLSWITCH ENGAGE, mais je pense que les fans du groupe (indépendamment de la guéguerre des chanteurs), apprécieront cet opus, composé de morceaux de qualité, mais qui ne restera sans doute pas dans les anales.

Chronique : Nastassja

Note : 6/10

 

Killswitch Engage_Band 2013
 

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SUICIDAL TENDENCIES - 13

Publié le par Nono666

SUICIDAL TENDENCIES - 13
Suicidal Records
Style : Punk/Thrash Metal
Origine : Etats Unis
Sortie : 2013
Site Web : www.suicidaltendencies.com

Suicidal Tendencies_13



01. Shake It Out / 02. Smach It! / 03. This Ain't A Celebration / 04. God Only Knows Who I Am / 05. Make Your Stand / 06. Who's Afraid? / 07. Show Some Love... Tear It Down / 08. Cyco Style / 09. Slam City / 10. Till My Last Breath / 11. Living The Fight / 12. Life (Can't Live With It, Can't Live Without It) / 13. This World

Treize ans sans album (je ne compte pas les compilations) et voici la bande de Venice toujours menée par Monsieur Mike Muir qui nous revient avec treize titres dans la pure veine ST : c'est à dire que rien n'a changé, c'est beau de voir que dans ce monde en perpétuel mouvement,certaines choses semblent immuables... Quand on fait la connaissance de SUICIDAL TENDENCIES avec Suicidal For Life (donc quand on a 10 ans de retard, mais en 1983 j'étais pas née) et qu'on garde un bon souvenir de Free Your Soul...And Save My Mind, que penser de ce 13 tant attendu, pendant que Mike Muir se dispersait dans ses autres projets (sans pour autant arrêter de tourner) et que la musique ne les attendait pas pour évoluer ? Je ne ressortirais pas ici mon couplet sur la recherche et l'originalité : la simplicité leur va bien, et on ne va pas apprendre aux vieux singes à faire la grimace, puisque j'avais envie de sortir une phrase toute faite et bien nulle. Bref ! On peut dire de 13  pas mal de choses : il est efficace, avoir autant la patate avec 30 ans de bouteille (et avec la voix de Mike, juvénile à 50 piges) n'est pas donné à tout le monde, et on ne s'y ennuie pas. Les ST ne se redécouvrent pas, mais varient les plaisirs. L'album s'ouvre sur un "Shake It Out" bien heavy à la guitare, avec le chant punkisant, qui donne envie de bouger la tête en souriant. SUICIDAL TENDENCIES a truffé 13 de riffs bien catchy comme ils savent en inventer, mais ont également réussi à jouer avec les différentes sonorités et styles entre lesquels ils naviguent allègrement depuis 30 ans : Punk ("This Ain't A Celebration", bien « Venice », ça m'a donné envie de skater les cheveux dans le vent, sans cliché, évidemment), Thrash (les riffs assassins de "Who's Afraid?"), Heavy (guitaristiquement parlant, un peu partout), des sons hyper groovy ("Till My Last Breath", bien funky, ou "God Only Knows Who I Am" qui a même quelques accents « pop », pardon pour le gros mot). Si la marque déposée « Miko Cyco » est bel est bien ancrée, je dois dire que j'ai été très agréablement surprise par 13, qui ne viendra pas révolutionner le genre, ni nous faire pousser un bras dans le dos, mais qui marque un retour gagnant. Ils ont eu 13 ans pour peaufiner cet album, revoir les morceaux composés, les sélectionner soigneusement, et les fans seront ravis. J'ai trouvé qu'ils avaient réussis à ne pas trop se répéter (sans pour autant créer la surprise, certes), tout en gardant leur identité intacte et leur son unique. Après on aime ou on n'aime pas mais la légende SUICIDAL TENDENCIES est de retour pour nous donner la pêche et ça fait un bien fou d'entendre de nouveaux morceaux. Si le départ de Mike Clark en 2012 aurait pu nous faire redouter un album à nouveau repoussé sine die, Mike Muir sait s'entourer et le nouveau line-up ne démérite pas. Tout n'est pas excellent, on peut déplorer quelques répétitions (le morceau "Cyco Style" sonne comme du « déjà entendu, next! ») malgré l'effort évident pour diversifier l'album. Le morceau "Slam City" (j'avais compris « Slap city » à l'écoute, ça m'avait fait bien marrer) est très long pour ce qu'il est : très répétitif, autant sur les paroles que sur la mélodie. Mention spéciale pour le dernier morceau "This World", digne générique de fin d'un 13 qui nous aura tenu en haleine pendant une heure. Un tempo plus lent, des mélodies planantes (toujours dans la simplicité), pour un son différent et qui montre qu'ils ont plus que du Thrash/Punk à offrir : garder la surprise pour la fin, comme sur Free Your Soul...And Save My Mind, avec le morceau "Home". SUICIDAL TENDENCIES revient en force avec 13, mais je ne peux pas affirmer que c'est un album qui justifie 13 ans d'attente. Un bon moment toutefois, que l'on pourra vivre comme des retrouvailles avec un grand ami longtemps perdu de vue avec qui l'on reprendrait contact le plus naturellement du monde.

Chronique : Nastassja

Note : 7,5/10

 

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