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BLOOD TSUNAMI - For Faen!

Publié le par Nono666

BLOOD TSUNAMI - For Faen!
Indie Recordings
Style : Thrash Metal
Origine : Norvège
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/bloodtsunamiofficial

BLOOD TSUNAMI_For Faen !



01. Butcher Of Rostov / 02. Dogfed / 03. The Rape Of Nanking / 04. In The Dungeon Of The Rats / 05. Metal Fang / 06. The Brazen Bull / 07. Grave Desecrator / 08. Unholy Nights / 09. B.T.K / 10. Krokodil

BLOOD TSUNAMI n'est pas le genre de groupe à aimer la nouveauté et l'innovation musicale. Pour ce groupe, tout est à puiser dans les eighties et c'est précisément ce qu'ils ont fait pour ce troisième album : For Faen!. On commence directement avec "Butcher Of Rostov", titre relatant l'histoire d'un des plus grands serial killer de l'histoire (allez vous renseigner, ça vaut le détour !). Avec son mid-tempo imperturbable, ses riffs largement inspirés du Thrash américain de la Bay Area et un timbre de voix rappellant Chuck Billy (TESTAMENT) ou Cronos (VENOM). Ces quatre premières minutes ne présage que du bon pour la suite. Les titres s'enchaînent à une vitesse folle, en partie à cause de la durée minimaliste de certains d'entre eux qui ne passent pas le cap des deux minutes ("Dogfed", "The Rape Of Nanking"). Cet aspect Punk qu'on retrouve aussi dans certaines compos comme "Metal Fang" apporte une petite originalité supplémentaire tout à fait délicieuse. On arrive déjà à "In The Dungeon Of The Rats" (titre charmant) pour commencer à entendre un changement de rythme et une orchestration des guitares plus teutonne et groovy et une voix plus grave. "The Brazen Bull" est un titre qui porte bien son nom, on a bien affaire à un taureau qui fonce droit sur nous avant de nous exploser les organes internes d'un seul coup. La voix se modifie et devient de plus en plus colérique et emplie de rage destructrice. Petit détour sur "Grave Desecrator" et son ambiance très Black old-school avant de reprendre la voie empruntée jusque là : typiquement Thrash "punkisé" avec "Unholy Nights" qui a ce petit "je-ne-sais-quoi" de SLAYER. On termine avec les deux derniers titres "B.T.K" (pour Bind Torture Kill) et "Krokodil". Le premier, d'une durée minuscule de 1.38 minutes, est vite commencée, vite terminée mais bien efficace, comme une bonne gifle bien placée. Le second, beaucoup plus long, est à mon sens, le morceau le plus inspiré de l'album. Ce savant mélange entre Death old-school, Thrash allemand et Punk cradingue conclut un album de qualité, sincère et qui ne tourne pas autour du pot. Certes, BLOOD TSUNAMI ne propose rien de nouveau et ce n'est pas à eux qu'on donnera la médaille de la révolution métallique, mais ils n'ont jamais prétendu le contraire. Complètement ancrés dans les années 80 et heureux ainsi, ces quatres Scandinaves rendent hommage aux groupes de leur jeunesse, continuent à faire vivre la musique qu'ils aiment et restent intègres et fidèles à cet esprit qui fit de cette époque l'âge d'or du Metal avec un grand M. Amateurs de cartouchières, de blousons de cuir et de crânes, procurez-vous cette oeuvre au plus vite !

Chronique : Germain

Note : 7/10

 

BLOOD TSUNAMI_Band 2013
 

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DEEP PURPLE - Now What ?!

Publié le par Nono666

DEEP PURPLE - Now What ?!
e-a-r Music / Edel
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.deeppurple.com

DEEP PURPLE_Now What



01. A Simple Song / 02. Weirdistan / 03. Out Of Hand / 04. Hell To Pay / 05. Body Line / 06. Above And Beyond / 07. Blood From A Stone / 08. Uncommon Man / 09. Après Vous / 10. All The Time In The World / 11. Vincent Price / 12. It Will Be Me (Bonus track)

L'année dernière, DEEP PURPLE nous a fait l'honneur d'une tournée française des plus conséquentes, écumant les Zénith de notre beau pays (merci messieurs !). Mais le pourpre y fut plus sombre et profond avec la disparition de son claviériste légendaire, Jon LORD, alors que le groupe était en pleine séance d'enregistrement du nouvel album : Now What ?! tout naturellement dédié à ce dernier. Et c'est un album magnifique, épique et lumineux, que nous délivre DEEP PURPLE. Les britanniques nous transportent à travers les 11 tableaux de leur disque (12 pour l'édition limitée CD+DVD) tantôt dans leur univers familier, du Rock 'n roll fleurant bon l'orgue Hammond ("A Simple Song" à l'intro aérienne, "Weirdistan", "Out Of Hand", "Hell To Pay", ou encore le très groovy "Body Line"..), tantôt sortant des sentiers battus pour un voyage vers d'autres horizons ("Blood From A Stone" aux claviers échappés du "Riders on the Storm" des DOORS, "Uncommon Man" qui ne dépareillerait pas dans le répertoire de PINK FLOYD, l'horrifique "Vincent Price"...). Le groupe montre avec Now What?! que le talent ne s'émousse ni ne s'épuise avec le temps. Ce disque viendra fièrement compléter (ou débuter !) votre collection d'albums de DEEP PURPLE. A posséder dans les meilleurs délais !

Chronique : Denix666

Note : 8,5/10

 

DEEP PURPLE_Band
 

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DIMITREE - Nine Lives

Publié le par Nono666

DIMITREE - Nine Lives
Autoproduction
Style : Metalcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.dimitree.bandcamp.com

DIMITREE_Nine Lives



01. Jonah / 02. Psema / 03. Ultraviolet (feat. Mat - Eryn Non Dae) / 04. Astral / 05. Black Hole / 06. Mithra / 07. Nine Lives

Avec un membre de ZUBROWSKA à la batterie et une collaboration avec Mathieu Nogues de ERYN NON DAE (et AGRION SPLENDENS, magistral !) sur le morceau "Ultraviolet", DIMITREE a beaucoup titillé ma curiosité. Avec un superbe artwork très évocateur, les titres semblent jongler entre différents thèmes : la mythologie, l'astrologie/-nomie, le mysticisme… Mais voyons plutôt ce que donne la musique de ce quintet toulousain qui ne manque pas de bonnes recommandations de ses compatriotes. Après un premier morceau instrumental et atmosphérique ("Jonah") qui me fait douter de la parenté metalcoreuse de nos toulousains, on sursaute quand arrivent les guitares survoltées et la voix hurlante : on sent bien l'influence Zubrowskaïenne, ce qui n'est pas pour me déplaire. "Jonah" atmosphérique, "Psema" (ψεμα signifie « mensonges ») hystérique, et c'est parti pour un "Ultraviolet" lourd et puissant. C'est le premier album de DIMITREE (date de naissance du groupe : millésimé 2011) : ils semblent avides de nous montrer l'étendue de leurs talents et la diversité de leurs influences. Il est difficile pour moi de me montrer aussi objective que je le devrais : j'ai mis un 9,9/10 à ERYN NON DAE, et AGRION SPLENDENS tourne en boucle dans mes écouteurs. "Ultraviolet" est un morceau très riche et magistralement exécuté, je n'en dirai pas plus. On peut dire de DIMITREE qu'ils ne quittent pas leur ligne directrice... Ou plutôt qu'ils bâtissent avec méthode leur identité. Leur nom vient en réalité de DMT (ou diméthyltryptamine pour les chimistes), substance hallucinogène, et en prêtant un peu l'oreille au morceau "Astral", une petite transition d'à peine deux minutes, on se rendra compte que la voix samplée raconte des choses bizarres, à base de poumons qui brûlent et de corps léger… Quoi qu'il en soit, à l'écoute de Nine Lives, on sera ballottés sans cesse entre légèreté et lourdeur de l'ambiance, entre la puissance et la fragilité : si ça c'est pas « borderline », faut qu'on m'explique. Point fort/faible : si Stephen Chipaux à la voix balance vraiment du lourd, la force brute peut parfois empêcher de jouer sur différents timbres alors que l'instrumentation regorge de richesses et nuances. Je n'ai pas fini d'entendre parler de Toulouse apparemment (les premiers relevés pour l'étude sur la pullulation de groupes à fort potentiel dans le secteur sont formels : pas d'organismes radioactifs ni de chutes d'objets volants récemment recensés), et je tiens à préciser que la qualification « Métalcore » est un peu réductrice pour ce groupe qui a autant de chromosomes MANIMAL (Manimaux ? * roulement, cymbale, bide *) que PG LOST. Cet album s'achève avec le titre éponyme, quatre minutes d'énergie, de belles ruptures de rythme, des mélodies efficaces qui évoquent parfois même du Black Metal. Un premier album réussi, et on attendra de pouvoir creuser le sujet, voir comment se développe DIMITREE pour que l'on puisse le reconnaître dés les premières notes sans avoir à chercher une quelconque mouvance à quoi le raccrocher.

Chronique : Nastassja

Note : 8/10

 

DIMITREE_Band_Logo
 

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KILLERPILZE - Grell

Publié le par Nono666

KILLERPILZE - Grell
Killerpilze Records
Style : Pop Rock
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.killerpilze.de

KILLERPILZE_Grell



01. Jäger (Das Kann Doch Nicht Alles Sein Pt. 1) / 02. Grell / 03. Die Stadt Klingt Immer Noch Nach Uns / 04. Erster Zug Nach Paris / 05. Nimm Mich Mit / 06. Sommerregen / 07. A.W.I.T.M. / 08. Studiern / 09. Atomic / 10. Lauf (Das Kann Doch Nicht Alles Sein Pt. 2) / 11. Himmel I (Prelude) / 12. Himmel II / 13. Himmel III

KILLERPILZE : Pop Rock. Cette (non) phrase d'intro résume assez bien ma situation en ce moment. Est-ce que j'ai une tronche à aimer le/la Pop Rock ? Ah non, du tout (et j'ajouterai « beurk » si j'avais envie d'avoir un comportement puéril). Parlant de puéril : officiant depuis l'an de grâce 2002, le plus vieux membre du groupe aura bientôt 25 ans. Avec une discographie bien remplie et une belle popularité en Allemagne ainsi que dans le reste de l'Europe de l'Est, ce groupe de « djeunss » a amorcé son entrée en France avec leur album Invasion der Killerpilze dès 2006. Avant d'appuyer sur « Play », j'ai admiré l'artwork du livret, qui est très intéressant, même si je redoutais déjà une incursion vers les terres hostiles de la Pop... Il faut savoir qu'ensuite j'ai tapé « Killerpilze » dans Google (ami fidèle) et j'aurai vraiment du prendre une photo de ma tête : des skyblogs, des forums de soutien, j'ai aperçu le mot « presse jeunesse ». Et comme j'avais déjà appuyé sur « Play », j'ai su qu'il allait falloir que je puise dans mes réserves et que je m'efforce de rester flegmatique. Coup de grâce, quand on voit les « groupes associés » : TOKIO HOTEL, et là je sens un frisson de terreur vous parcourir. Stop, ça suffit, concentrons-nous sur l’œuvre de ce « baby boys band » allemand. La guitare, la voix, les rythmiques : pas de doute, nous nageons en plein pop rock, avec les prairies verdoyantes, les minettes qui se déhanchent et les tee shirts flashy (j'aime les clichés). Vous vous douterez que vu que KILLERPILZE est aux antipodes de mes goûts et vient troubler l'harmonie naturelle de mon environnement sonore, je ne pourrais pas faire de bonnes remarques : c'est tellement bateau qu'il n'y a absolument rien à signaler. Sauf peut-être un court essai de « guitares agressives » (environ 8 secondes) sur le morceau "Studieren", parce que c'est un album qui parle aux collégiens. Si l'artwork est bien mis en avant dans le livret, les paroles des chansons n'y sont pas : j'ai quand même réussi à repérer la niaiserie des paroles avec mes maigres restes d'allemand niveau scolaire… Avec des ballades qui raviront ta petite sœur de 12 ans comme "Sommerregen" ou "Erster zug nach Paris", ou des titres radiophoniques en diable comme "Atomic", pas de doute que KILLERPILZE trouvera son public, et pourra peut être motiver nos collégiens à apprendre leur vocabulaire pour l'interro de la deuxième heure en allemand LV2. Un album bien produit et aussi bien construit, puisque des morceaux se font écho ("Jäger (das kann doch nicht alles sein pt.1)" qui se recoupe avec la Pt.2 intitulée "Lauf", ou les "Himmel" qui viennent clore l'album, avec un très beau prélude au piano). Pas du tout ma tasse de thé, je donne donc une note « pas d'avis », et je laisserai les aficionados du genre juger.

Chronique : Nastassja

Note : 5/10

 

Killerpilze_Pressefoto
 

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NOEIN - Infection.Erasure.Replacement

Publié le par Nono666

NOEIN - Infection.Erasure.Replacement
Klonosphere
Style : Deathcore
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.noein.fr

NOEIN_Infection-Erasure-Replacement



01. I-E-R / 02. Liars' Dream / 03. Born To Resist / 04. Infection / 05. The Hand / 06. Human Update / 07. Erasure / 08. D-Mox / 09. Destroyed By Fear / 10. Will Live / 11. Replacement / 12. Nick Of Time / 13. The End

L'album de NOEIN est officiellement sorti le 3 mai, ce qui me fait quelques jours de retard pour cette chronique, mais bon, rendre une chronique à l'heure pour la sortie d'un album, c'est tellement « mainstream » (dit-elle avec un sourire contrit et l'air coupable)… D'autant que la date de sortie officielle me passe un peu au dessus concernant cet album, je sais pertinemment que je n'ai aucune excuse, et je ne dis pas ça parce que je suis maso, juste parce que Infection – Erasure - Replacement est le CD qui était encarté dans le Metallian n°76, pour remplacer le traditionnel sampler : ils ont ainsi été les premiers choisis pour l'inauguration de cette nouvelle formule, et ça fait donc deux mois que les métalleux peuvent l'écouter... Maintenant que j'ai réussi à passer pour la glandouilleuse « numbeur ouane », concentrons-nous sur NOEIN, les petits nouveaux de la Klonosphère qui ont bénéficié d'une belle promo via Metallian, mais comme on devrait tous apprendre à se servir de son esprit critique plutôt que de recevoir tout ce qu'on lit et entend comme parole d'évangile, il faut écouter cet album. Mixé au Deviant Lab à l'instar de leur premier EP, The Initial Tale, sorti en 2010, cet album offre un son puissant et sombre, entre Death mélodique et Metal indus'. L'univers de NOEIN : un monde futuriste, apocalyptique (Cf. l'animé du même nom), qui transparaît très bien grâce à l'artwork et le son « martial » des titres de cet album. Après une intro « orchestrale » et le premier « choc » de la voix féminine hurlée extrêmement bien maîtrisée sur "Liar's Dream", je mets déjà une mention spéciale au titre "Born To Resist" : les samples sont superbement bien choisis, les riffs efficaces et l'intervention du chant clair avec parcimonie vient enrichir avec grâce ce morceau auquel participe Cédric Punda de TREPALIUM, un comparse de la Klonosphère. Est-ce un concept album ? En quelque sorte. NOEIN est là pour nous conter une histoire, et ils ne perdent pas de vue la trame de leur récit : les titres "Infection", "Erasure" et "Replacement" qui jalonnent cet album nous invitent à suivre l'histoire et à nous plonger dans leur univers apocalyptique. "Human Update", titre qui évoque une opposition humain/machine, est marqué par une empreinte très marquée « Death » : ça démarre sur les chapeaux de roue et ne nous laisse pas reprendre notre souffle. Sur certains passages de ce morceau, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à MACHINE HEAD pour l'efficacité du riff notamment. Toutefois, un petit bémol, cet album, avec toutes ses qualités, supporte mal l'écoute prolongée, et une certaine lassitude s'installe au fil des écoutes, malgré des morceaux qui sont dans l'ensemble assez courts. Pas assez de contrastes et de surprises : on intègre très vite leur univers, ce qui ne laisse pas de place à la surprise, même si cela montre une forte identité (ce qui est louable dans un paysage où les groupes ne font parfois que du copiage intensif et du lissage sans envergure). Cet album reste néanmoins puissant et très travaillé (très belle présence de la batterie, sans être envahissante), le son est impeccable et Jenni (chant) envoie du lourd : pas de concessions donc pour Infection – Erasure – Replacement qui installe NOEIN comme un bon groupe Deathcore à suivre.

Chronique : Nastassja

Note : 7/10

 

NOEIN_Band
 

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HACRIDE - Back To Where You've Never Been

Publié le par Nono666

HACRIDE - Back To Where You've Never Been
Indie Recordings
Style : Technical Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.hacride.com

HACRIDE_Back To Where You\'ve Never Been



01. Introversion / 02. Strive Ever To More / 03. Synesthesia / 04. Overcome / 05. Edification Of The Fall / 06. To Numb The Pain / 07. Ghosts Of The Modern World / 08. Requiem For A Lullaby

HACRIDE nous avait habitués à une sortie tous les deux ans, et après l'excellent Amoeba en 2007 et le plus introspectif et sombre Lazarus en 2009, il reviennent après quatre ans d'absence (toute relative) avec Back To Where You've Never Been, et après bien des péripéties : c'est sans Samuel au chant, ni Mike à la batterie, que cet album a vu le jour, il était donc bien attendu, pressés que nous étions de voir ce que cela donnerait… Et l'attente fût récompensée. Si Back To Where You've Never Been est un album plus « accessible », il n'est en rien moins magistral que ce à quoi nous avait habitué HACRIDE : il est difficile quand on fait déjà du très bien, de faire encore mieux, et pourtant ! Un son puissant, des morceaux très bien construits, un nouveau chanteur, Luis Roux, qui assure complètement alors que la place n'était pas facile à prendre… HACRIDE nous livre ici un album très bien construit et qui peut laisser une impression « thème et variations » avec le rappel de la trame mélodique d'ouverture ("Introversion") sur "Synesthesia" et "Requiem For A Lullaby". Luis Roux jongle entre plusieurs registres : du chant brutal au chant clair plutôt « heavy », il sait exploiter au mieux son timbre pour offrir la diversité attendue sur cet album très riche en rebondissements. De longs passages instrumentaux jalonnent Back To Where You've Never been, qui laissent l'auditeur respirer et donnent un relief particulier aux passages plus lourds. Du contraste donc, avec des samples très bien choisis (et très bien placés), de nombreuses cassures rythmiques et des mélodies qui frapperont tant par leur aspect « technique » que par leur pouvoir évocateur. "Synesthesia", entièrement instrumental, navigue entre « symphonique » et « sludge », et ce morceau de « transition » mène parfaitement au morceau "Overcome", très « Klonesque » (les riffs d'intro !). Un très beau travail sur les effets et les samples sur l'antithétique "Edification Of The Fall" avec une superbe montée en puissance amenée par des sonorités cristallines et des rythmiques très bien étudiées : à mon sens, ce morceau est le point culminant de cet album, bien qu'il soit difficile d'en choisir un seul… Une deuxième respiration avec "To Numb The Pain", instrumental qui crée une atmosphère très oppressante avant le grand final, l'enchaînement parfait avec "Ghosts Of The Modern World" et "Requiem For A Lullaby", ultime contraste entre puissance et fragilité. Construit autour du thème de la passion pour la musique, sur la place que celle-ci prenait dans la vie d'HACRIDE (réflexion qui a aboutit, pour Samuel, à quitter le groupe), Back To Where You've Never Been peut ressembler à un hymne sombre, un poème élégiaque sur les sacrifices que celle-ci implique. Cependant, HACRIDE persiste (nous les en remercions) et après dix ans de carrière, signe chez Indie Recordings pour cet album qui marquera les esprits, et qui nous prouve que malgré les épreuves, il faut persévérer.

Chronique : Nastassja

Note : 9/10

 

HACRIDE_Line up 2013
 

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ESSENCE - Last Night Of Solace

Publié le par Nono666

ESSENCE - Last Night Of Solace
NoiseArt Records
Style : Thrash Metal
Origine : Danemark
Sortie : 2013
Site Web : www.essencemetal.com

ESSENCE_Last Night Of Solace



01. Intro / 02. Final Eclipse / 03. Arachnida / 04. For The Fallen / 05. Children Of Rwanda / 06. Gemstones / 07. Dark Matter / 08. Last Night Of Solace / 09. Opium / 10. Fractured Dimension (bonus track)

Originaire du Danemark, ESSENCE fait partie de cette nouvelle vague du Thrash Metal qui envahit l'Europe et le monde depuis plusieurs années maintenant. Leur premier album, Lost In Violence, avait déjà marqué les esprits par son groove, ses compos élaborées et son énergie débordante. Deux ans plus tard, les revoici avec la confirmation qu'on a affaire à des pros. Last Night Of Solace est un album fougueux, moderne et remuant. On démarre avec une intro plutôt calme et enivrante dans un premier temps et qui se transforme en une ligne de gratte qui annonce la couleur. "Final Eclipse" est donc le premier vrai titre de cet album et il dépote. Des grattes hyper rapides, une batterie soutenue en mid-tempo et une voix évoquant les chanteurs de Thrash teutons. Les solis ne tardent pas à arriver et apportent encore une petite dose de virtuosité supplémentaire. Modernisme oblige, on peut entendre quelques passages typés Deathcore sur ce titre ou sur "For The Fallen" par exemple. "Children Of Rwanda" commence directement par un solo avant de repousser encore les limites de la vitesse qu'on pourrait attribuer à SLAYER ou DESTRUCTION si on avait pas la voix pour se repérer. Aucune pause, aucun break tout au long de cet album, on fonce tête baissée et on défonce tout ce qui se dresse en travers du chemin. L'osmose entre batterie et guitare est clairement la grande force de ce combo pourtant si jeune qui nous offre une musique sans concession, ultra agressive et pourtant incroyablement belle. Cependant, on regrettera une fin d'album essoufflée. Le titre "Opium" semble fatigué après cette course éffreinée et conclut l'album de façon assez mitigée. Mais, il existe un titre bonus, "Fractured Dimension", qui assènera le coup de grâce à tous les possesseurs de l'édition de luxe de ce méfait. Pour résumer, Last Night Of Solace est une album à se procurer pour tous les fans de Thrash Metal new generation qui veulent prendre une méchante claque. Les défauts sont rares, l'énergie que dégage les compos réveillent les morts et prouve que le Thrash a encore de beaux jours devant lui, malgré la perte prématurée d'un de ses plus illustres représentants : Jeff Hanneman. R.I.P

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

ESSENCE_Band 2013
 

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LE BAL DES ENRAGES - Le Grand Retour - Live 2013

Publié le par Nono666

LE BAL DES ENRAGES - Le Grand Retour - Live 2013
At(h)ome
Style : Rock/Punk/Metal festif
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.lebaldesenrages.com

LE BAL DES ENRAGES_Le Grand Retour_Live 2013



01. L'Empereur Tomato Ketchup / 02. Holiday In Cambodia / 03. My Generation / 04. Can You Pussy Do The Dog / 05. Hate To Say I Told You So / 06. Beautiful People / 07. Just One Fix / 08. Tostaky / 09. La Bière / 10. God Save The Queen / 11. Ring Of Fire / 12. A Bas La Hierarchie / 13. Maxwell Murder / 14. Chop Suey / 15. Enter Sandman / 16. Gotta Go / 17. Refuse-Resist / 18. Antisocial

Bonjour et bienvenue, pour plus d'une heure de fiesta en compagnie de nos ENRAGES nationaux que l'on ne présente plus, mais n'empêche, quelle idée de grand malade : réunir ainsi des groupes au potentiel destructeur infini comme LOFOFORA, TAGADA JONES et PARABELLUM au grand complet, mais aussi des membres de LOUDBLAST, BLACK BOMB A, LA PHAZE ou PUNISH YOURSELF, pour faire la fête sur scène, à coup de reprises qui déboîtent. Si vous n'avez encore eu l'occasion (ou la motivation de bouger vos fesses) d'aller les voir en live, Le Grand Retour est donc le CD qu'il vous faut. Accompagné d'un DVD, il regroupe de grands moments live, de Paris à Caen, et d'ailleurs, qui nous bombardent totalement d'énergie. Un CD à ne pas écouter en bagnole (conduire avec la tête qui bouge toute seule et avec une banane jusqu'aux oreilles, c'est plutôt dangereux, en ville en tous cas), mais à s'administrer sans hésiter au petit déjeuner ("Hate To Say I Told You So" remplacera avantageusement le café en cas de panne) ou juste avant une réunion avec le service RH ("A bas la hiérarchie" en sonnerie de téléphone, en pleine réunion, la classe). Les ENRAGES sont à l'aise dans tous les styles, sans doute parce qu'en règle générale, ce ne sont pas des bambins et qu'ils assurent, mais aussi et surtout parce qu'ils aiment ce qu'ils jouent. Magistrale, la reprise de "Beautiful People" de MANSON pour les métalleux, ou celle de "God Save The Queen" pour les keupons. Le reprise de "Tostaky" m'est passée par tous les pores de la peau, rien que de l'écrire, je ne peux pas être désinvolte et n'avoir l'air de rien : un grand moment qui m'a donné une boule dans la gorge rien qu'en CD, alors en live… Je me souviendrai à jamais du visage de cette pauvre femme qui m'a croisée dans la rue au moment où ça passait dans mes tympans pour aller direct au cœur. Pardon madame ! Tiens , c'est l'heure de la « réflexion utile du jour » : Pfiou ! Grandiose ! Ce n'est qu'un CD, on ne voit pas ce qu'il se passe sur scène, mais on imagine très bien : les boutades des musiciens, les mouvements du public, c'est comme si on y était. La tracklist a été superbement bien sélectionnée et on est happés par l'ambiance de folie distillée par les ENRAGES. On a aussi droit à un grand moment solennel, un hymne intergénérationnel, un hommage à tous les déshydratés, pour tous ceux qui ont soif : "La Bière" ! (Tout ce qui est avant les « : », c'est pas pour du vrai hein, tant pis si ça ne fait rire que moi). Première mesure de "Chop Suey", je hausse un sourcil (ça fait ça => oô, en langage de jeunes), et si la première partie est loin de me convaincre (n'est pas Tankian qui veut), le morceau s'achève sur une simple réflexion : bordel, ils ont quand même dû bien se faire plaisir ! Et du coup j'ai chanté aussi (pardon voisins !). Combo "Refuse/Resist" / "Antisocial" (pour un « échange franco-brésilien ») qui a vraiment de la gueule pour achever cet album Le Grand Retour qui en aura sûrement, et en retournera, plus d'un. Seul regret : je vois qu'ils ont repris "Feuer Frei" de RAMMSTEIN et "I Wanna Be Your Dog" de THE STOOGES sur le DVD, mais on n'aura, hélas, pas l'occasion de retrouver ces titres sur le CD. La tracklist a été choisie aux petits oignons, les enregistrements sont de très bonne qualité, la performance est au rendez-vous, en gros, on s'y croirait. Il faudrait être fous pour passer à côté si l'occasion se présente de les voir à l’œuvre, en vrai, mais cet album est là pour nous empêcher de les louper. Merci les ENRAGES. (PS : c'est quand même pas facile de taper une chronique quand on a envie de sauter partout. C'était pour souligner l'évidence).

Chronique : Nastassja

Note : 8,5/10

 

LE BAL DES ENRAGES
 

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WHITESNAKE - Made In Japan

Publié le par Nono666

WHITESNAKE - Made In Japan
Frontiers Records
Style : Hard Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.whitesnake.com

WHITESNAKE_Made In Japan



Disc 1 : 01. Best Years / 02. Give Me All Your Love Tonight / 03. Love Ain't No Stranger / 04. Is This Love / 05. Steal Your Heart Away / 06. Forevermore / 07. Six String Showdown / 08. Love Will Set You Free / 09. Drum Solo / 10. Fool For Your Loving / 11. Here I Go Again / 12. Still Of The Night
Disc 2 : 01. Love Will Set You Free (Soundcheck) / 02. Steal Your Heart Away (Soundcheck) / 03. Fare Thee Well (Acoustic version) / 04. One Of These Days (Acoustic version) / 05. Lay Down Your Love (Soundcheck) / 06. Evil Ways (Soundcheck) / 07. Good To Be Bad (Acoustic version) / 08. Tell Me How (Acoustic version)
DVD : 01. Best Years / 02. Give Me All Your Love Tonight / 03. Love Ain’t No Stranger / 04. Is This Love / 05. Steal Your Heart Away / 06. Forevermore / 07. Six String Showdown / 08. Love Will Set You Free / 09. Drum Solo / 10. Fool For Your Loving / 11. Here I Go Again / 12. Still Of The Night - Bonus : Fan Videos For Forevermore And Steal Your Heart Away

Vous n’aimez pas WHITESNAKE ? Dommage, cette chronique n’est pas pour vous alors ! Depuis plusieurs chroniques, je fais souvent référence à ce groupe mythique (rien à voir avec le site de rencontre hein !) car je trouve que mine de rien, celui-ci a influencé bons nombres de groupes, comme par exemple PINK CREAM 69, SNAKECHARMER (normal ce sont des anciens WHITESNAKE) ou VOODOO CIRCLE. David COVERDALE est une des voix, dans le vaste et étendu monde du Rock, que je préfère. Je peux également citer Doug ALDRICH comme l’un de mes guitaristes préférés. J’ai eu la chance de le croiser à plusieurs reprises et ce mec est aussi talentueux qu’adorable ! Commençons pour une fois par les critiques : Ce chapitre ne sera pas très long, rassurez-vous. Tout d’abord, je trouve que ce live est beaucoup trop court. 12 titres, les mêmes sur le CD et le DVD, cela fait un peu léger lorsque l’on voit l’usine à tube qu’est le père David. Le passage de battle guitare aurait pu être zappé (bien que je sois guitariste, je n’aime pas ce genre de passage obligé en live qui, perso, me casse un peu les bonbons). De même pour le solo de batterie. L’esthétisme de la prise vidéo de ce concert n’a rien à voir avec celui réalisé pour le live In The Still Of The Night. Il est beaucoup plus sombre, plus froid. Je trouve que cet effet donné ne reflète pas vraiment l’image de ce qu’est le groupe. Attention, la vidéo est vraiment belle, je pense que David voulait quelque chose de plus rentre dedans, histoire de changer un peu. Il manque à mes yeux la présence de Marco MENDOZA et de Tommy ALDRIDGE, respectivement à la basse et à la batterie. Mais ça, c’est également une question de goût. Dernier point négatif, le fait que certaines chansons aient été détunées. Pour les non-initiés, l’accordage a été revu à la baisse ou alors, elles ont été simplement transposées dans une autre tonalité. Ca, c’était la petite note technique de la chro... On peut citer pour l’exemple "Give Me All Your Love Tonight" ou "Love Ain’t No Stranger". Pour les bons points, on peut dire que ça envoie, ça rock, ça chante et ça joue ! Les mauvaises langues peuvent toujours critiquer David COVERDALE mais ce dernier a toujours su s’entourer d’excellents musiciens. Le son est vraiment très bon, le mixage est nickel, bref, ça dépote. "Forevermore" est superbement interprétée, tout en nuance, très belle chanson. Les hits comme "Still Of The Night", "Is This Love", "Here I Go Again" ou "Fool For Your Lovin" sont de la fête également. Si je devais le comparer au précédent live, In The Still Of The Night sorti en 2006, ma préférence irait quand même au plus ancien. Ce coffret CD/DVD était tellement bon qu’il est difficile de l’égaler. Il n’empêche que tout fan du serpent blanc se doit de posséder ce live car il est toujours agréable d’entendre cet extraordinaire combo. En bonus, vous trouverez dans ce coffret un second CD. Celui offre des versions acoustiques ainsi que des prises soundcheck ‘répète’. Sympa, sans plus, par contre, je pense que tous les groupes aimeraient sonner comme ça en répète ! Concernant les bonus du DVD, là, c’est la pauvritude totale ! Des montages photos réalisés par des fans sur 2/3 titres, vraiment nul et inutile ! Pas de reportage, pas de titres acoustiques filmés, pas d’inédit, bref, rien ! Dommage car lorsque l’on sort un coffret, on doit, normalement, avoir de la matière pour donner aux fans l’envie de posséder cet objet collector ! Pour terminer, je vais adresser ces dernier mots à M. COVERDALE himself ! David, Vu que vous serez bientôt en concert un peu partout en Europe cet été, merci de faire pression pour qu’un booker Français vous case au moins une date ici ! Si vous cherchez une première partie, je signe de suite ! lol Sinon, j’invite tous les fans Français à se retrouver à leur prochain concert à Bruxelles !

Note : 8/10

Manu de Dead n Crazy

 

WHITESNAKE_Band_Made In Japan
 

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ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - Live

Publié le par Nono666

ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - Live
Frontiers Records
Style : Rock
Origine : Royaume-Uni
Sortie : 2013
Site Web : www.elo.biz

ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA_Live



01. Evil Woman / 02. Showdown / 03. Secret Messages / 04. Livin Thing / 05. Sweet Talkin Woman / 06. Mr. Blue Sky / 07. Can't Get It Out Of My Head / 08. Twilight / 09. Confusion / 10. Don't Bring Me Down / 11. Roll Over Beethoven / 12. Out Of Luck (Bonus track) / 13. Cold Feet (Bonus track)

Je les entends déjà... Quoi ?? Une  chronique d’ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA sur Heavy Sound, ils ont mis un truc dans leur tisane ou quoi !. Eh bien non ! le seul truc que l’on prend c’est une dose de passion pour la musique, et certaines fois on en a bien besoin. ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA est l'un des groupes majeurs du Rock progressif qui a su fusionner avec bonheur le Rock, la Pop, la musique classique et autres influences diverses au fil de sa nombreuse discographie : dix sept albums studio au compteur (ça laisse rêveur). À l’écoute de Live sorti chez Frontiers Records, qui réédite par la même occasion l'album Zoom (2001) et le premier album solo de Jeff LYNNE, on se rend compte que le groupe reste une machine très bien huilée en live. Ce Live est un bon album, bien produit, trop peut-être, et doté d'un artwork soigné, le groupe anglais nous prouve qu’il est toujours aussi à l’aise dans le Rock ("Don't Bring Me Down", "Twillight") que dans les tubes populaires ("Mr. Blue Sky", "Sweet Talkin Woman" avec ses harmonies vocales que ne renierait pas les BEACH BOYS). Live se termine sur "Roll Over Beethoven", l’excellente reprise de Chuck Berry (qu’ils reprenaient déjà sur le Live At Winterland en 1976) juste pour nous montrer au cas où l'on aurait oublié qu'ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA est aussi un groupe de Rock. Toutefois il manque sur Live ce petit grain de folie qui aurait pu nous emmener plus loin, malheureusement on reste à la porte. Live reste un bon album mais d’un intérêt discutable, le groupe ayant déjà sorti une dizaine de live sans compter les bootlegs... En résumé un album réservé aux puristes du groupe ou à ceux qui veulent découvrir le groupe bien que je leur conseille un best-of (ils n’auront que l’embarras du choix là aussi), pas franchement indispensable pour les autres...

Chronique : Christ59

Note : 6/10

 

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