THE CIRCLE ENDS HERE - The Division Ahead
THE CIRCLE ENDS HERE - The Division Ahead
Memorial Records
Style : Post-Rock/Post-Metal
Origine : Italie
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/thecircleendshere
01. Remiss / 02. Rift / 03. Porcelain / 04. Frail / 05. Transcend / 06. Nescience / 07. Lakes / 08. Monument
Après un premier EP en 2011, les Italiens de THE CIRCLE ENDS HERE (comme c'est original, un nom à rallonge pour un groupe « post ») sortent leur premier album, The Division Ahead, qui laisse une excellente première impression. Je m'explique, dans The Divison Ahead, on navigue entre puissance et fragilité, l'atmosphérique et le brutal, la première écoute est superbe. Le hic donc ? Le voici : le groupe semble particulièrement attaché à utiliser souvent les mêmes motifs harmoniques et les mêmes tonalités dans chacun de leurs morceaux, et même au niveau des rythmiques, c'est loin d'être varié. Mais évidemment si la première impression est bonne, c'est que The Division Ahead a aussi ses points forts ! Johnny Lonack (chant) module admirablement bien sa voix et sait tirer quelques frissons (le chant crié est magistral sur "Porcelain", et l'enchaînement parfait avec le chant clair, limite murmuré), même si sur certains passages, on croirait qu'il a piqué quelques cordes vocales au gars de NICKELBACK dont je n'ai pas envie de chercher le nom. THE CIRCLE ENDS HERE affectionne les guitares aériennes et les ambiances atmosphériques : le morceau d'ouverture "Remiss" annonce d'ailleurs bien la couleur, et "Frail", avec les samples de cordes en fond, vient confirmer la tendance. Notons que cet album semble s'articuler autour du thème de la fragilité (les titres sont parlants), et la puissance évocatrice de la musique de THE CIRCLE ENDS HERE vient bien mettre en relief cette ligne directrice qui se ressent même sur les passages plus « Sludge » (voir Doom) de The Division Ahead. Par exemple, sur le morceau "Transcend" (le meilleur morceau de l'album à mon sens), le chant crié n'a pas les accents de la colère, sans pour autant manquer de puissance, et ce morceau m'a fait penser à du SHINING, si on exclue les motifs mélodiques très connotés « post ». Les morceaux "Transcend" et "Nescience" forment un beau diptyque : plus sombres et violents que le reste de l'album, ces deux morceaux ont de quoi retenir l'attention des amateurs du genre. Une fin en point d'orgue pour "Nescience" avant de souffler un peu avec l'interlude "Lakes", instrumental qui vient totalement contraster avec les deux morceaux précédents : on est maintenant dans l'ambient pur (« vos paupières sont lourdes, vous voyez un lac » tout ça, tout ça), et je vais éviter de me prononcer parce que je sais que je déteste ça, donc je ne vais rien dire au risque de balancer une blague sur les CD de relaxation de « Nature et découvertes ». THE CIRCLE ENDS HERE nous offre un final monumental, avec "Monument" (ça ne s'invente pas), long morceau aux intonations Post/Prog' de 11 minutes, qui montre bien tout le potentiel du groupe et l'étendue de leur savoir faire quand il s'agit de créer des ambiances et de jongler avec : ce morceau fait directement appel à ce que nous avons dans le bide, et on oscillera entre différentes émotions au gré de ce que le groupe a souhaité susciter, et ça, c'est fort. Ce premier album est une réussite, et bien qu'il n'amène rien de nouveau au paysage Post-Metal, on ressort de l'écoute de The Division Ahead avec l'impression d'une grande maîtrise, malgré certaines « redites ».
Chronique : Nastassja
Note : 7/10

