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THE OLD WIND - Feast On Your Gone

Publié le par Nono666

THE OLD WIND – Feast On Your Gone
Pelagic Records
Style : Post-Doom Metal
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/Theoldwind

THE OLD WIND_Feast On Your Gone



01. In Fields / 02. I’m Dead / 03. Raveneye / 04. The Old Wind / 05. Spears Of A Thousand / 06. Reign

Les plus aguerri d’entre vous auront peut-être déjà remarqué quelques vieilles connaissances dans le line-up de ce nouveau groupe venu du nord de la Suède. En effet, on trouve chez THE OLD WIND 3 ex-membres de BREACH (notamment responsable du très réputé Kollapse en 2001) dont Thomas LILJEDAHL, ici guitariste et chanteur et un certain Robin STAPS qui explique la sortie de ce premier album chez PELAGIC RECORDS puisque c’est la tête pensante de THE OCEAN. D’ailleurs, la musique de THE OLD WIND n’est pas si éloignée que cela de ce que les Allemands proposent avec ce Post-Hardcore, et cela passe par la voix notamment, sur des ambiances lourdes et pesantes que l’on serait tenté d’appeler Doom mais sans en être vraiment. Si le tempo est écrasant, que la musique est souvent menaçante ("Raveneye") on pense bien plus à un CULT OF LUNA qu’à la scène Doom à proprement parlé. Composé de 6 titres, ce premier essai est assez court et c’est là une bonne idée de la part des Suédois car l’intensité est très présente, pesante aussi bien que le jeu de guitare se fasse par arpèges mélodiques mais lancinantes et comme THE OLD WIND vous prend à la gorge et ne s’accorde que très peu de moment de répits pour vous laisser respirer, on apprécie à sa juste valeur la grosse demie heure de ce disque qui s’inscrit dans la tradition de la nouvelle vague dans laquelle on peut trouver THE OCEAN mais aussi THE PSYKE PROJECT, CULT OF LUNA ou KHOMA. Contrairement à bon nombre de groupes du style, THE OLD WIND a opté pour une production un peu baveuse qui renforce l’aspect cradingue de Feast On Your Gone qui défile sur un rythme lancinant comme un malade vous ouvrant les veines lentement avec un sourire malsain bien affiché sur le visage dont les claquements de la basse ("Spears Of A Thousand") seraient les allers et retours de la lame rouillée. On relève également quelques apparitions de cordes ("I’m Dead" "Spears Of A Thousand") qui donne une dimension plus mélancolique à l’ensemble et qui accompagne magnifiquement les riffs rampant, notamment sur "In Fields".

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

THE OLD WIND_Band
 

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FACE DOWN - The Long Lost Future

Publié le par Nono666

FACE DOWN – The Long Lost Future
Black Wave Production
Style : Southern Groove Metal)
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.myspace.com/facedownattitude

FACE DOWN_The Long Lost Future



01. Lone Ranger / 02. My Last Tequila / 03. Horse Power / 04. Smokecoat / 05. Under The Sun / 06. Kiss Of Death / 07. Only Human / 08. N°1 Must Die / 09. Blow Away The Dust / 10. Poker Time / 11. Evil Blues

Après un changement de vocaliste, les Parisiens de FACE DOWN peuvent enfin donner une suite au très prometteur The Runaway, un EP sorti en 2010 qui avait attiré notre oreille aguerrie. Dans un style Southern Metal assez groovy, c’est d’ailleurs plus vrai encore sur cet album, le parallèle avec DOWN s’arrête très vite, nos Français sont dans une optique totalement différente car si on pourrait parler de Sludge ou de Stoner Metal, c’est ni plus ni moins que le maillon entre BLACK LABEL SOCIETY et CORROSION OF CONFORMITY dont s’échappe quelques moments plus purement sudistes comme ce "Horse Power" caractéristique de l’évolution de FACE DOWN que l’on sentait sur la défensive concernant les plans s’éloignant un peu trop de PANTERA et DOWN. Aujourd’hui, le quintet s’est affranchi de ces influences de fort bon goût mais trop envahissantes pour développer une identité bien plus convaincante. Pourtant, il reste quelques zones d’ombre très légère comme le chant de Byron montrant quelques légers signes de faiblesse (sur ce même "Horse Power" justement sur son break central) mais qui heureusement n’altère en rien l’impact de cette galette furieusement burnée et surtout l’homme montre tellement d’atouts sur un "Smoke Coat" par exemple, on peut mettre cela sur le compte d’un manque de temps pour travailler ce genre de petits détails qui très franchement sont légions sur les premiers albums. Par contre, niveau production, les gaillards n’ont pas fait semblant avec des guitares tranchantes, une batterie dont on entend autant les caisses que les cymbales (ce jeu de china et de cloche sur "Smoke Coat"), le Studio Sainte Marthe (EIBON, BUKOWSKI ou LAST BARONS) a encore montré toutes ses capacités, c’est ici Guillaume MAUDUIT qui s’est occupé de FACE DOWN et il faut également souligné les incursions réussies des claviers très discrets mais important à l’image de cet instrumental "Under The Sun". Avec des titres très remuants ("Only Human", "N°1 Must Die" ou "My Last Tequila"), FACE DOWN s’est également forgé une collection de titres taillés pour la scène, une confirmation que l’on attendait !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8/10

 

FACE DOWN_Band
 

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CROWN - Psychurgy

Publié le par Nono666

CROWN – Psychurgy
Candlelight Records
Style : Sludge/Doom Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.crownritual.com

CROWN_Psychurgy



01. Psychokinesy I / 02. Abyss / 03. Blood Runs / 04. Empress_Hierophant / 05. Serpent And Fire / 06. Psychokinesy II / 07. Telepath / 08. We Will Crush The Open Sky / 09. Psychurgy / 10. Alpha_Omega

Originaire de l’Est de la France, CROWN est un duo que nous avions découvert avec leur premier EP The One paru en 2012 qui mettait en avant une facette Sludge Doom Metal de la musique de ce duo. Est ensuite paru un split avec STVALLEY où c’est la face la plus expérimentale qui nous a alors été soumise pour un résultat tout aussi séduisant. Aujourd’hui c’est avec un premier album, Psychurgy, pour le compte de Candlelight Records, excusez du peu, que CROWN refait parler de lui, un premier album dont ressort les influences nettes de GODFLESH et KILLING JOKE mêlées à la lourdeur d’un KOLOSS. Le duo est composé de deux guitaristes, dont un qui chante, et sur ce point on note de suite que ce n’est pas l’élément qui prédomine même si une attention particulière semble avoir été apportée aux parties vocales avec des variations allant du chant hurlé, majoritaire, au chant un peu froid de KILLING JOKE sur "Abyss". Les percussions sont donc assurées par une boite à rythme qui peut prendre des allures de véritable batterie le temps d’un "Serpent And Fire" par exemple mais il n’y a pas d’inquiétude sur le résultat, ça sonne lourd, très lourd même, grâce à une production parfaitement maitrisée qui donne un côté tranchant aux guitares, un son à l’effet de lame rouillée qui vous amène dans les abysses du Sludge et du Doom Metal sans que l’on en ait l’impression. Il faut dire que l’écriture et le travail sur les structures sont très aboutis, les morceaux sont très fluides même si plusieurs écoutes restent nécessaire pour bien s’imprégner du mal qui rôde sur cette galette enivrante. Ponctué de quelques intermèdes assez Indus’ dans l’esprit, cet album en révèle également quelques autres inspirations, surtout par des effets électroniques ("Abyss" ou "Telepath" et sa voix synthétisée) ou même hypnotique avec le dernier titre "Alpha_Omega" très révélateur d’une envie de sonner assez moderne, ce n’est donc pas une production typique à la GODFLESH que les Frenchies nous proposent là mais bien une interprétation très personnelle à laquelle s’ajoute de nombreuses autres influences. Un premier album extrêmement réussi qu’il serait dommage de louper !

Chronique : Aymerick Painless

Note : 8.5/10

 

CROWN_Promo Photo
 

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HORD - The Book Of Eliot

Publié le par Nono666

HORD - The Book Of Eliot
Send The Wood Music
Style : Progressive Post Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.facebook.com/hordband

HORD_The Book Of Eliot



01. Analepsis / 02. Confession / 03. At The Gate / 04. The Sleepless Journey / 05. Landscape With The Fall Of Icarus / 06. The Unwaverings / 07. On Collision Course / 08. Unleash The Hermod / 09. Kindermord / 10. What The Thunder Said

Formés en 2002, HORD, qui rassemble (à l’époque) les membres des groupes LYLMOSS et HOMECREEP, a exploré différents genres et semble s’être trouvé. Après un Reborn From Chaos en 2006 qui les avait fait remarquer avec un mélange de Death et de Néo Metal, ils remettent le couvert en 2010 avec un nouveau line up et une ambiance plus progressive au programme, avec un album concept apocalyptique, The Waste Land, qui en a surpris plus d’un : ils se sont « assagis », c’est un album plus mature mais qui ne renie pas le côté « couillu » de nos Français. Une réussite donc, à laquelle doit se mesurer The Book of Eliot, le nouvel opus du groupe. D’ailleurs, la transition est parfaite, avec un morceau d’introduction, "Analepsis", qui reprend la récitation de différents vers de la première partie du poème de T.S Eliot The Waste Land, intitulée « The Burial of the Dead », pour une mise en relation parfaite et rudement bien menée. Déjà, ça, c’est de la construction béton, ça prouve que la réflexion est là et que leur cheminement musical est cohérent et recherché. Même topo (si j’ose dire) sur "At The Gate", morceau qui mêle brutalité et passages atmosphériques, chant hurlé et chant clair, avec de belles influences « post » : à la fin du morceau, fin de la première partie de « The Burial of the Dead ». Superbe hommage à un poème riche et difficile d’interprétation, HORD a du trouver le langage de la musique plus approprié et on les en remercie. N’empêche, dans un poème si plein lui-même de références (Baudelaire, Dante…), ils ne rendent pas la tâche facile à l’auditeur, d’autant que leurs mélodies protéiformes, qui naviguent sans cesse entre l’atmosphérique ("The Sleepless Journey") et la force pure mais rudement bien maîtrisée ("Confession"), ne laissent pas de repos. "Landscape With The Fall Of Icarus" est un exemple de la variété de timbres de voix avec lesquels HORD joue, on passe d’un chant hurlé à une voix rauque (voire « rock ») qui rappellera immanquablement Chester Bennington (LINKIN PARK). Sans compter encore une fois une référence poétique (le poème de Williams, Landscape with the Fall of Icarus, récité à la fin du morceau, voix féminine). HORD excelle à relier tous les domaines artistiques, à truffer leurs morceaux de références poético-mythologiques, tout en ne faiblissant pas sur les mélodies efficaces, qu’elles soient envoûtantes ou survoltées. "On Collision Course" est un morceau très marqué de l’empreinte « post », avec ses mélodies planantes et ses guitares aériennes, et qui mène à deux morceaux plus « calmes » que sur le reste de l'album (« calme » c'est très relatif…)  : "Unleash The Hermod" (mythologie nordique cette fois) qui va mélanger passages avec riffs rageurs/chant guttural et refrain à la mélodie catchy en chant clair, puis "Kindermord" qui, après une intro à rallonge encore une fois très « post », va mélanger les genres pendant 7 minutes. Bizarrement, les mélodies de ce morceau me semblent trop « optimistes » pour un morceau dont le titre allemand (pourquoi donc ce recours à la langue de Goethe ?) signifie « massacre d'innocents » : il faudrait fouiller plus loin… Mais il est clair qu'un passage de ce titre (de 5:00 à la fin) m'a fait penser à du COLDPLAY. Au vu de l'ensemble de l’œuvre, inutile de dire que je n'ai pas envie de critiquer, juste de dire que nos montpelliérains sont à l'aise dans tous les genres et ont manifestement pensé cet album de bout en bout sans rien laisser au hasard, alors si bizarrerie il y a de mon point de vue, c'est sûrement un défaut de compréhension de ma part. Si cet album, à la première écoute, peut sembler trop « lisse » pour HORD, il n'en est rien. Pour apprécier totalement un album-concept, il faut le comprendre, et si l'auditeur peut être parfois désarçonné, le dernier morceau "What The Thunder Said  » (du titre de la dernière partie du poème The Waste Land, d'Eliot) vient boucler la boucle. Un coup de maître.

Chronique : Nastassja

Note : 9,5/10

 

HORD_Band
 

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SACRED STEEL - The Bloodshed Summoning

Publié le par Nono666

SACRED STEEL – The Bloodshed Summoning
Cruz Del Sur Music
Style : Heavy/Thrash Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.sacredsteel.de

sacred steel_the bloodshed summoning



01. Storm Of Fire 1916 / 02. No God - No Religion / 03. When The Siren Calls / 04. The Darkness Of Angels / 05. The Bloodshed Summoning / 06. Under The Banner Of Blasphemy / 07. Black Towers / 08. Crypts Of The Fallen / 09. The Night They Come To Kill / 10. Join The Congregation / 11. Journey Into Purgatory / 12. Doomed To Eternal Hell / 13. Perversions Of The Scriptures (Bonus track) / 14. Unbinding The Chains (Bonus track) / 15. Dig Up Her Bones (The Misfits cover - Bonus track)

Si, si ! Vous avez bien lu ! Il s’agit bien de Heavy/Thrash. C’est que depuis ses débuts dans les ’90, SACRED STEEL a bien changé. Des membres originels, seuls demeurent Gerrit Mutz (chant) et Matthias Straub (batterie) et cette nouvelle mouture a décidé de donner un gros coup de jeune à la musique des Allemands. Sans renier le Metal des origines, The Bloodshed Summoning est un concentré de rage, un brûlot suintant la haine de toutes ses notes. Exit le chant aigu des débuts et bonjour les voix rauques, parfois extrêmes, entrecoupées de passages en voix claire, le tout rehaussés par des chœurs sépulcraux. Ce SACRED STEEL nouveau fait penser à un mélange entre le SLAYER de la grande époque et ICED EARTH. The Bloodshed Summoning vous prend à la gorge dès la première plage pour ne vous laisser respirer qu’après une reprise des MISFITS ("Dig Up Her Bones") plutôt bien foutue. Une apnée de 15 morceaux hargneux, dans l’eau saumâtre du marécage putride qu’est devenu l’univers de SACRED STEEL… Entre autres points d’orgue : "No God – No Religion", le très sombre "Black Tower" ou encore "The Night They Came To Kill", malsain à souhait. SACRED STEEL a donc décidé d’évoluer et n’a pas hésité à prendre des risques. The Bloodshed Summoning est une réussite, même si il semble parfois que le groupe tourne un peu en rond, perdu dans toute cette furie. Ne faisons quand même pas la fine bouche ; voilà un album qui dépote et montre à qui voudra le voir que la frontière entre les différents styles de Heavy Metal est parfois plus ténue qu’il n’y paraît.

Chronique : Emil Maniak

Note : 7,5/10

 

SACRED STEEL_Band 2013
 

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SVART CROWN - Profane

Publié le par Nono666

SVART CROWN - Profane
Listenable Records
Style : Death Metal
Origine : France
Sortie : 2013
Site Web : www.svartcrown.net

SVART CROWN_Profane



01. Manifestatio Symptoms / 02. Genesis Architect / 03. Intern. Virus. Human / 04. In Utero: A Place of Hatred and Threat / 05. Until the Last Breath / 06. Profane / 07. The Therapy of Flesh / 08. Venomous Ritual / 09. Ascetic Purification / 10. Revelation: Down Here Stillborn

La France est un pays particulièrement riche et variée en matière de Metal et, aujourd'hui, il est question d'un de ses meilleurs groupes de Death (NON pas GOJIRA !!!) : SVART CROWN. Trois ans après la sortie de leur précédent album Witnessing The Fall, les Niçois reviennent avec leur nouveau bébé Profane sorti chez la prestigieuse écurie Listenable Records. Profane est nerveux, survitaminé, organique, personnel, brutal, j'en passe et des meilleurs. L'auditeur n'a pas le temps de se reposer une seconde, les morceaux ne ralentissent pas une seconde et vous biflent à coup de groove et de technicité impressionnante. Les grattes enchaînent les ambiances blackisées, les riffs façon CANNIBAL CORPSE et les solis vertigineux. La batterie défie la vitesse du son et ne semble pas être l'oeuvre d'un être humain ("In Utero: A Place of Hatred and Threat"). On doit attendre la moitié de l'album et "Until the Last Breath" pour pouvoir souffler un peu. Ce titre relativement ralenti mais l'accent sur l'aspect torturé et malade de SVART CROWN. Morceau vraiment malsain et froid. La pause est de courte durée : "Profane" arrive et repasse la seconde. Cette fois, le morceau s'autorise à varier un peu son tempo avec de longs breaks intrumentaux repartant de plus belle une fois la voix revenue. "Venomous Ritual" porte bien son nom avec ses choeurs masculins et son atmosphère pesante qui donnent vraiment l'impression qu'on est en plein rituel sectaire avec sacrifice de vierge et tout ce qui suit. On termine cet album comme on l'a commencé, avec rapidité et brutalité. Les deux derniers titres sont une parfaite façon de boucler la boucle de cet album colérique, speed et savoureux. SVART CROWN est encore un groupe assez jeune, mais en trois albums, ils ont su se forger une personnalité musicale et ont de nombreuses fois fait leurs preuves sur scène. Il y a fort à parier que la tournée de promo de Profane sera tout aussi destructrice. En attendant, cet album est vivement conseillé à tous les fans de Death Metal qui y trouveront à coup sûr leur bonheur.

Chronique : Germain

Note : 8/10

 

SVART CROWN_Band 2013
 

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GAMMA RAY - Master Of Confusion

Publié le par Nono666

GAMMA RAY – Master of Confusion
e-a-r Music/Edel
Style : Power/Speed Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.gammaray.org

GAMMA RAY_Master Of Confusion



01. Empire Of The Undead / 02. Master Of Confusion / 03. Death Or Glory (Holocaust Cover) / 04. Lost Angels (Sweet Cover) / 05. The Spirit (Live Bochum) / 06. Wings Of Destiny (Live Bochum) / 07. Gamma Ray (Live Bochum) / 08. Farewell (Live Bochum) / 09. Time To Break Free (Live Bochum) / 10. Insurrection (Live Bochum)

En prélude à son prochain album (Empire of the Undead qui sortira en 2014), GAMMA RAY nous offre cet EP composé de 2 nouvelles compositions, 2 reprises et de 6 titres live enregistrés à Bochum. Il semble bien que l’escapade UNISONIC a fait un bien fou au père Kai qui avait tendance à se ramollir un peu ces derniers temps ! Tout est déjà clair dès "Empire Of The Undead" : speed, agressif et refrain imparable. "Master Of Confusion" quant à lui, lorgne plutôt du côté Heaven Or Hell avec son refrain taillé pour le live. Côté reprises  "Death Or Glory" (HOLOCAUST) montre une facette plus sombre et "Lost Angels" (SWEET) exploite des chœurs que n’auraient pas reniés QUEEN. Rendez-vous en 2014 pour un album qui promet d’être bon ! Pour conclure, un petit mot sur la partie live de cet EP : Etrangement, ces 6 titres sont interprétés de façon beaucoup plus convaincante que ce que l’on avait pu entendre sur Skeletons & Majesties Live… Certes, le public est quasi effacé au mix, ce qui nuit à l’ambiance, mais Kai HANSEN se montre bien meilleur dans son chant et rassure là où il inquiétait sur le précité Skeletons. Michael KISKE vient rejoindre les joyeux allemands sur un "Time To Break Free" de très bonne facture et Kai, décidément très en voix, achève ce mini live sur un "Insurrection" superbe. Un très bon interlude que ce Master Of Confusion. Vivement 2014 !

Chronique : Emil Maniak

Note : 8,5/10

 

GAMMA RAY_Band 2012
 

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THYRFING - De Ödeslösa

Publié le par Nono666

THYRFING - De Ödeslösa
NoiseArt Records
Style : Black Metal symphonique
Origine : Suède
Sortie : 2013
Site Web : www.thyrfing.com

thyrfing_de ödeslösa



01. Mot Helgrind / 02. Fordom / 03. Veners Förfall / 04. Illvilja / 05. Kamp / 06. Relik / 07. Vindöga / 08. De Ödeslösa

Il aura fallu attendre 5 ans pour enfin voir sortir le nouvel album de THYRFING, formation ô combien émérite du Black/Viking Metal suédois. Cette fois, le groupe semble vouloir faire quelques changements dans son identité musicale et y ajouter une nouvelle profondeur, une autre dimension. Les changements de line-up semblent y être pour quelque chose. En effet, Joakim Kristensson, batteur du combo jusqu'en 2012, est retourné à ses premières amours en prenant la place de Kimmy Sjölund à la basse. C'est Denis Ekdahl (RAISE HELL, ex-MACHINERY, ...) qui prendra alors place derrière les fûts. Les hostilités commencent avec le titre "Mot Helgrind" et son intro "philharmonique". Le tempo est assez lent et les riffs sont simples mais les samples sont bien là, agissant dans l'ombre et apportant cette profondeur évoquée plus haut. Il est assez difficile de décrire cette ambiance et le sentiment qu'elle procure, mais des termes comme "cosmique", "épique" ou encore "mystifiant" seraient sans doute à employer. Le rythme est régulièrement cassé par des breaks de guitares accoustiques ou de piano, ce qui enrichit le tout. On retrouve les mêmes ingrédients dans les titres suivants comme "Fordom" ou "Veners Förfall" avec une sonorité plus Heavy et un tempo légèrement accéléré. En ce qui concerne la voix de Jens Rydén, on pourrait décrire ça comme un mélange de voix claire, de criard typiquement Black suédois et de growl old-school accompagné de temps en temps par des choeurs mixtes. C'est plutôt efficace et relativement maîtrisé mais une telle richesse de voix risque de ne pas faire mouche chez tout le monde et pourra même faire râler certains puristes... Le titre "Kamp" est un peu l'OVNI de l'album. L'intro est pour le moins inhabituelle avec son chant rock sur fond de basse et batterie. C'est le titre le plus groovy de la galette et se laisse réécouter sans problème. Les titres "Relik" et "Vindöga" apportent, quant à eux, le côté Pagan et Viking qui faisait défaut jusque là. Un étrange mix entre MARDUK, DIMMU BORGIR et MOONSORROW arrive à nos oreilles et c'est plaisant, très plaisant. Le dernier morceau, "De Ödeslösa", dénote encore de ses compagnons. Une nouvelle intro à la guitare accoustique faisant place à un Black Metal cosmique, rapide comme la lumière et froid comme l'immensité de l'univers ! Pour moi, le meilleur titre de l'album. Assez tergiversé ! THYRFING a su se renouveler et nous offre ici un très bon album, aux défauts rares et à la personnalité bien trempée.

Chronique : Germain

Note : 7.5/10

 

THYRFING_photo
 

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SIN STARLETT - Throat Attack

Publié le par Nono666

SIN STARLETT - Throat Attack
Emanes Metal Records
Style : Heavy Metal
Origine : Suisse
Sortie : 2012
Site Web : www.facebook.com/sinstarlett

SIN STARLETT_Throat Attack



01. Headed By The Hexx / 02. Relentless Assault / 03. Edge Of The World / 04. Just When The Riot Begins / 05. Heavy Invaders / 06. Blood In The Streets / 07. Knights Of The Past / 08. Rockin' Through The Night / 09. Vindicator, Ribcagebreaker / 10. Crystal Elegy / 11. Beholders Of The Claw

SIN STARLETT, avec un tel nom, on pourrait penser avoir à faire à un énième groupe de Sleaze/Glam made in sweden genre CRASHDIET ou autres BAI BANG... tout faux ! Déjà SIN STARLETT n'est pas suédois mais suisse... et c'est plutôt du côté du Heavy traditionnel et de la NWOBHM qu'il faut chercher pour trouver les influences de ce combo 100% old school dont JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN ou RAVEN semblent être les références principales. Vous en avez marre des productions surfaites et uniformisées ne laissant aucune place à l'authenticité, rassurez-vous ce n'est définitivement pas le cas de ce Throat Attack respirant le "vintage" à tous les étages... Oubliez toute trace de modernité et plongez dans ce second opus de SIN STARLETT qui vous ramenera à une époque où le moule-burnes et les baskets à languettes étaient à la mode... bienvenue dans les 80's ! Au programme un Heavy de fort bonne facture, simple et direct ("Heavy Invaders"), des compos efficaces, des refrains accrocheurs ("Headed By The Hexx")... seul le son, correct mais bien loin des standarts actuels, pourra déplaire à certains, cependant, c'est aussi ça qui fait le charme d'un tel album... Aucun doute que les amateurs du genre y trouveront leur compte...

Chronique : Nono666

Note : 7,5/10

 

SIN STARLETT_Band 2012
 

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MAJESTY - Thunder Rider

Publié le par Nono666

MAJESTY – Thunder Rider
NoiseArt Records
Style : True Metal
Origine : Allemagne
Sortie : 2013
Site Web : www.majesty-metal.de

MAJESTY_Thunder Rider



01. Thunder Rider / 02. Warlords Of The Sea / 03. Anthem Of Glory / 04. Make Some Noise / 05. Metalliator / 06. Raise The Beast / 07. New Era / 08. Asteria / 09. Young And Free / 10. Rebellion Of Steel / 11. Metal Union

MANOWAR est déjà de retour ! Si, si ! j’ vous jure ! Même que ça s’appelle MAJESTY et qu’ils font semblant de venir d’Allemagne ! Quoi ? C’est pas MANOWAR ? C’est vraiment un band Allemand ? Superzut, moi qui croyais que les kings of Metal s’étaient revigorés et nous sortaient la suite logique de Hail To England pour se venger de tous les vilains chroniqueurs qui avaient démoli leurs derniers (vains) efforts. MAJESTY est donc le clone parfait de la bande à Joey DeMaio, si vous aimez les musclés américains, vous apprécierez leurs illustres doppelgänger. Le mimétisme est absolument partout : Dans la musique, dans le chant, dans les chœurs, dans les breaks au piano et même dans le kitsch parfois ridicule des titres ("Metalliator"). Il ne manque aux membres de MAJESTY que quelques muscles en plus pour que l’illusion soit parfaite. Le plus grand mérite des Allemands est de sortir un album de MANOWAR de bien meilleure qualité que les américains ne l’ont fait depuis bien trop longtemps. Rien à jeter sur cet album clairement estampillé ’80 qui devrait d’ailleurs donner de sérieuses crises d’urticaire purulent à tous les amoureux de metal actuel ou technique. Si vous êtes fans de DREAM THEATER ou autres, fuyez cet album comme la peste ! Si par contre les Kings of Metal vous ont déçu ces dernières années, consolez vous avec ce Thunder Rider plus True que nature. Longue vie aux Könige des Metals !

Chronique : Emil Maniak

Note : 7/10

 

MAJESTY_Band 2012
 

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